L’affaire se Corse!

Je ne vous raconte pas de conneries c’est mon pote Toussaint Anchichini (1) qui me l’a affirmé sur son honneur -autant dire que ça ne souffre pas le moindre embryon de contestation- les Corses apparaissent comme les gens les plus doux et les plus accueillants de la terre…juste qu’il ne faut pas trop leur courir sur le haricot. Vous comprenez, ils ont leurs limites, comme tout le monde, ce qui peut les conduire parfois à se fâcher tout rouge, surtout lorsqu’ils sentent qu’on cherche grave à les niquer.  Après, bien sûr, on dit « les Corses », « les Corses », mais ça veut dire quoi, ça? Vous n’en trouverez pas deux qui se ressemblent et chacun voit midi à sa porte…seulement pour bon nombre d’entre eux certaines choses possèdent une valeur qui dépasse tout le reste, leur pays et leur identité notamment, lesquels n’ont quasiment rien à voir avec la République Française.  Par la force des choses ils tolèrent cette dernière à condition qu’elle foute la paix aux deux autres. Or depuis pas mal de temps ils le voient bien (et ils ne sont pas les seuls) elle a tendance à emmerder, la République, à se mêler de ce qui ne la regarde pas et, par voie de conséquence, à empiéter sur le domaine interdit…un peu comme si vous surpreniez votre gros beauf pochetron de voisin en train de besogner comme un sale porc  l’épouse bien aimée que vous chérissez tendrement. Cette sorte d’affront ne saurait se pardonner et implique au contraire une réaction bien légitime autant que bien violente. Le voisin vous lui cassez sur la tronche l’objet le plus contondant qui puisse vous tomber sous la main; la République vous lui collez les Nationalistes au Conseil Régional. Voilà, ce n’est pas plus con que pliqué que ça!

Il le reconnaît bien volontiers, mon ami Toussaint, « les Nationalistes ne constituent pas la tasse de thé de l’ensemble de nos compatriotes insulaires, il s’en faut de beaucoup; cependant avec le mode de scrutin à la mords moi le nœud qui caractérise ces régionales vous avez vite fait de transformer une minorité en majorité absolue. Sur le Continent, pour confisquer la victoire du Front National, les bouffeurs de gamelle ont réalisé leur union sacrée, mais en Corse les choses se passent différemment, on laisse la démocratie faire son œuvre sans chercher à lui cisailler les jarrets, on joue le jeu, quoi…et du coup Talamoni fait son discours inaugural dans la langue du Pays! Mais en somme qui pourrait y trouver ombrage? La République?  Qu’elle commence un peu à balayer devant sa porte celle-là! Est-ce qu’on lui reproche, nous autres Corses,  la façon honteuse dont elle traite sept millions d’électeurs baisés, cocus, méprisés et vilipendés? Non, on s’en fout, alors il lui appartient d’en faire autant à notre égard ou d’aller se prendre une empapaoutade chez les Grecs, tiens, ils lui coûtent plus cher que nous, ceux là et personne ne va leur briser les burnes sous prétexte qu’ils s’expriment dans  un patois abâtardi de la langue de Démosthène ».  Franchement, vous lui donnez tort, vous,  à mon pote Anchichini? Moi, je vous l’avoue, j’aurais du mal. La démocratie, nous sommes bien d’accord, c’est le bordel assuré, la pétaudière automatique et le souk garanti sur facture, certes, mais le « contrat social » alors vous en faites quoi? Une fois qu’elle a parlé la démocratie, on respecte, non? D’autant qu’ils n’exigent pas l’indépendance comme  ne manqua pas de le faire en son temps La Taube dans son bled pourri-interlope, non, ils se contentent juste de compisser gentiment un truc qui leur empoisonne la vie; bon, en l’occurrence il s’agit de la République… laquelle a fait en sorte qu’ils soient démocratiquement élus! Alors qu’elle s’en dépatouille, la République et qu’elle tâche plutôt de faire son boulot, maintenir l’ordre et la paix publique, par exemple, après on verra.

Or c’est bien là, justement, que ça coince, voilà belle lurette qu’elle a abandonné la partie, la Répupu, l’ordre public elle y a renoncé et la paix nous sommes bien placés pour savoir que plus personne ne la garde. Du coup nous ne prêtons même pas attention à de petits détails de routine, les « incivilités » comme on dit puis, le feu qu’on allume dans le quartchier histoire d’attirer les Pompiers dans un chouette traquenard et, si possible, d’en dézinguer quelques-uns… Oui mais les Corses, cette bande de réacs arriérés, figurez vous que ça les émeut encore ce genre de plaisanterie. Pour deux pompelards caillassés et un malheureux flic lynché -même pas à mort, c’est vous dire- vous avez tout une bande de sauvages à  Ajaccio qui s’en vont casser du kébab et de la mosquée dans la zone réservée sur les hauteurs de la ville, dites donc! Non mais vous vous rendez compte! Et vous savez ce qu’ils crient les sales fachos en question? Arabi fora! J’ose même pas traduire de peur de me retrouver en taule, tellement que ça pue le nauséabond! Je vous jure, on frise la ratonnade, là, on se croirait revenu aux heures pas les plus sombres mais presque… jusqu’à foutre le feu au Coran, ils sont allés, ces fous furieux, horresco referens! Et vous savez comment ils justifient l’abomination les corsico-ratonneurs? Je vous le donne en mille : « Nous ne voulons de mal à personne, nous voulons juste vivre en paix, pouvoir laisser nos enfants aller tranquillement partout  sans risquer de se faire tabasser ou pire, bref nous tenons absolument à éviter que ça devienne comme sur le Continent…alors nous y retournerons dans le quartier et je ne vois pas au nom de quoi on nous l’interdirait ». Voilà ce que j’ai entendu pas plus tard qu’hier soir de la bouche même d’un de ces salauds de manifestants. Décidément ces gens sont indignes de la France, ce sont eux qu’il faudrait déchoir de la nationalité… sans compter qu’ils ne demanderaient sans doute pas mieux!

Alors oui, parlons-en, tiens, de la déchéance en question. Moi je rigole comme un bossu parce qu’il a ouvert la boîte de Pandore, ce con de Culbuto, avec sa déclaration solennelle,  à Versailles devant le Congrès. Et maintenant ça lui pète un peu à la gueule, quand même, la Gauche ça reste la Gauche, qu’on le veuille ou non faut pas toucher aux tabous sans quoi ça peut virer au schisme,  la grosse cagade quoi! Tous les Ecolos, cocos, trotskos, frondo-socialos, le ban et l’arrière-ban de la gauchiardise la plus sectaire et la plus obtuse monte au créneau, entraîné par la pasionaria Taubira (dégoût) sûre de sa force au point de rester tranquillement ministre après avoir chié d’abondance dans les bottes du Chef de l’État. Alors bien sûr tous ces gens-là n’iront peut être pas très loin dans la forfaiture -les valeurs c’est vachement bien mais faut pas que ça nuise à la qualité du fromage- cependant il y aura forcément du dégât… heureusement Pépère pourra toujours compter sur l’UMPS pour lui sauver le coup de la révision constitutionnelle, sans quoi il pourrait se la carrer où je pense en guise de suppositoire. Toutefois, quand on y réfléchit un peu ça fout les jetons cette affaire : songez donc, il s’agit en tout et pour tout de pouvoir de retirer la qualité de franchouille à des bi-nationaux nés en France dont les agissements auraient porté atteinte aux intérêt fondamentaux de la Nation! Quand on n’est même pas capable de répondre oui à ce genre de question, l’avenir se présente un peu sous la couleur délicate de l’excrément rassis…on est foutu, quoi, c’est de plus en plus évident.

Cela dit,  j’en reviens à mes Corses. Des primates ces mecs-là! Des types qui identifient clairement l’ennemi et qui font tout ce qu’ils peuvent pour le réduire à quia malgré l’opposition farouche de l’autorité dite légitime! Quelle honte pour la France, dites donc! Padamalgam, enfin! Ça devrait bien pouvoir traverser un petit bout de Méditerranée ce genre de concept humanitariste à la sauce bisounoursique, non? Eh bien non! Faut les croire à jamais bouchés, ces Ajacciens de malheur… ou alors, dites donc, si ça se trouve ils nous indiquent le chemin à suivre… oh flûte, qu’est-ce que j’ai pas écrit là, moi! Bon je m’arrête sans quoi je vais me retrouver en correctionnelle, j’en connais qui s’y sont viandés pour moins que ça!

En tout cas, si vous m’en croyez, du côté d’Ajaccio je crois bien que l’affaire se corse… on n’a pas fini d’en entendre des conneries médiatisées!

Que la fin de 2015 vous soit douce et délicieuse.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Prononcer « Enquiquine », bien sûr.

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C’est bientôt la nuit de Noël

-« Vous savez, les mecs, nous déclara Jean Foupallour déjà aux trois quarts bourré, si c’est pas la Marine qui les vire tous à grands coups de latte dans le fion, ce sera Marion, elle a tout son temps, elle…et en plus elle possède un cul que j’en connais plus d’un qui y passeraient tous leurs Dimanches. Sans compter le reste qui va avec, quoi! Moi j’y vois un avenir glorieux, à la petite, y a un sacré potentiel là croyez moi, elle s’en va te vous foutre un de ces patacaisses dans le landerneau politicard, z’allez voir tiens! Ça fait que commencer, patience… moi de toute façon, je deviens follower à mille pour cent! »

-« Folle au quoi? Caisse tu débloques Jeannot? Faut ralentir sur la picole, ma vieille, lui rétorqua un Marcel Grauburle toujours un peu à côté de la plaque, si tu vas par là vaut mieux arrêter les frais avec Marion, vise plutôt du côté de Philippot, y fait des scores moins gros mais y prend du rond comme une duchesse! »

Faut dire que ce matin Derrière Napoléon ça carburait dur au Saumur-Champigny, une petite livraison de la veille que Thérèse s’était empressée de proposer à l’évaluation critique des piliers tutélaires de son comptoir. Un joli petit pinard bien sympa mais exigeant en amuse-gueules. Alors finalement notre apéro dominical virait un peu pique-nique…enfin surtout pique, n’en déplaise au camarade Florian, vu qu’en termes de gonzesses, à l’exception oubliable de la patronne, on eût dit la traversée de la banquise un jour de blizzard… quatre vingts degrés sous-zéro ressentis! Pas une chatte, dites donc. Décidément l’avenir des bistrots de quartier vire carrément mur de pissotière!  Voilà pourquoi la conversation zigzaguait lourdement entre les derniers errements des aventures picaresques de la République Française et les réflexions nostalgiques des vieux matous en déshérence de femmes. Plus tu avances en âge, cher compagnon de disette amoureuse, et plus tu ressens douloureusement le paradis enfui, liquidé dans l’absolue indifférence du beau sexe à ton égard. C’est ainsi, mon pote, faut te faire une raison: à tout jamais tu as perdu le pouvoir. Il ne te reste plus que la bouffe, la picole et la controverse politique…profites-en tant que ça dure, ça aussi tu peux le perdre, à tout moment, du jour au lendemain!

A propos, donc, de controverse politique, celle-ci battait son plein en raison justement des élections régionales du Dimanche passé. Le score impressionnant de la petite dernière Le Pen,  notamment, alimenta la conversation autant que le sauciflard et l’andouille de vire les conversateurs imbibés. Reconnaissons tout de même que 45,22% des suffrages constituent en soi sinon un évènement historique, tout au moins un palier significatif sur la route du changement de mentalité du corps électoral. Un résultat pareil obtenu dans une conjoncture d’UMPS bétonnée à bloc -tous contre la bête immonde et son joli sourire- avec mise en ordre de combat d’ex-abstentionnistes de tout poil dont une part non négligeable de paroissiens des quartchiers sans-cible, ça se pose un peu là comme exploit. L’adversaire, je veux bien, faisait un peu léger, d’accord, le motodidacte vieillissant avec ses 25% du premier tour apparaissait encore plus couillon et emprunté que son homologue de Nord-Picardie, le pourfendeur de Marine. Cependant, à l’issue d’une scandaleuse campagne médiatique visant à terroriser l’électeur progressiste, ce dernier vota comme un seul homme, avec sa pince à linge au bout du pif, pour les deux zozos de la soi-disant « Droite » républicaine censés nous éviter le chaos, la guerre civile et l’opprobre éternel du concert des nations. En attendant, Marion en PACA se retrouve à moins de cinq points de la majorité absolue… à vingt-cinq ans ça peut vous donner de l’espoir, non?

Tout cela se révèle d’autant plus passionnant que l’on assiste en parallèle au délitement progressif et régulier du petit grand chef « républicain » à la talonnette fleurie. Non seulement ses propres affidés n’en veulent plus dans leurs meetings, ce qui fut le cas notamment pour Valérie Pécresse (et bien lui en prit), non seulement ce type se débrouille pour s’afficher au match de football en compagnie du Président Qatari Nasser Ben Machintruc juste le soir du second tour d’une élection chargée d’enjeux cruciaux, mais encore il se débrouille pour virer la N°2 du Parti pas plus tard que le lendemain, tout en essayant de magouiller simultanément un changement de date des primaires afin de se faire désigner en catastrophe comme candidat pour 2017. Pendant ce temps là, le vieux sphinx Juppé compte les points… au dernier sondage en prévision du premier tour de la présidentielle : Le Pen 27%, Culbuto 22% et Sarko 21% ! Ca commence à puer grave, non?

Comme disait le vieux Maurice entre deux gorgées de Saumur-Champigny, « nous v’la partis pour une resucée de gauchiards jusqu’en 2022, Hollande ou Juppé je vois même pas la différence et puis, je vais vous dire, 2022 ça me fera mes quatre-vingts-dix balais…dans tous les cas de figure vous vous démerderez sans moi! Tu nous remets ça, Thérèse, c’est la mienne. Pas que je vous la joue après moi le déluge mais vous savez il arrive toujours un moment où les petits amusements entre mange-merdes ça peut plus vous concerner… surtout si vous vous retrouvez tranquillement allongé avec un petit jardin sul’ ventre. Et puis de toute façon vous savez, y a plus rien qui puisse changer grand-chose maintenant, même pas les Le Pen quelle que soit la génération. Chaque jour qui passe vous avez un peu plus d’envahisseurs qui vous mijotent le coup du père François (mais non, pas le Pape!) alors vous savez, d’ici quelques années ils vous mettront tous d’accord…un peu comme le FN avec l’UMPS, si vous voulez, sauf que ce coup-là ce sera du très lourd et du définitif. Alors mes bons amis, vous bilez pas et puis, tenez, discutez plutôt de la pluie et du beau temps…surtout du beau temps, tiens, avec leur changement climatique on voit plus que ça à ç’t’heure… tu parles d’une tuile! »

-« Je veux, oui, reprit Yves Rognes descendu de Trounaze grâce à l’absence totale de cette neige qui habituellement l’isole du monde jusqu’au printemps, pensez donc un peu aux braves types qui s’engraissent en vendant des sports d’hiver…ils vont maigrir de ce coup là, les pauvres malheureux! »

Allez une petite chanson pour la route, sur l’air de « Petit Papa Noël », essayez de l’imaginer avec la voix de Tino Rossi, vous verrez, ça le fait…

C’est bientôt la nuit de Noël

On ne voit pas un seul flocon

Et les yeux tournés vers le ciel

Nous espérons comme des cons

Dans une attente qui perdure

Que baisse la température.

Il me tarde tant que le temps se gâte

Pour pouvoir enfin se cailler

Moi les roubignolles et toi la chachatte

Au lieu de se les faire bronzer!

Petit Papa Hollande

Nom de Dieu qu’est-ce que tu glandes?

La COP vingt et un ça a foiré

Avec toi on est habitués!

Va te faire en…

Veuillez m’excuser.

Bonne semaine de Noël à tous, n’arrosez pas trop le Petit Jésus.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

 

Sainte trouille priez pour nous!

Au bord des larmes, étranglé par l’émotion qu’il était Fafa La Tremblouille, hier matin lorsqu’il annonça urbi et orbi la mise au point plus ou moins définitive d’un accord historique dont l’avenir concret demeure toutefois encore plus incertain que le sort du climat à la fin du siècle en cours. Mais bon, l’important reste avant tout de participer et pour ça, vous pouvez lui faire confiance, au vieux Lolo, deux semaines qu’il mouille la chemise…et peut être pas que la chemise, d’ailleurs, vu l’état de délabrement avancé de celui qui fut, temporibus illis, le « Premier Ministre de la France »… Quand j’y pense! Vous souvenez vous de cette confrontation fameuse, durant la campagne pour les  législatives  de 1986, entre un Chirac fringant, en pleine force de l’âge, et le jeune Fabius, un peu juste tout de même face à l’animal politique de superbe envergure?

-Chirac (rigolard): Mais calmez vous donc, voyons, on croirait avoir affaire à un petit roquet…

-Fabius (outré): Mesurez vos paroles, tout de même, vous parlez au Premier Ministre de la France!

-Chirac (encore plus rigolard): Ah non! Absolument pas, non! Ici je m’adresse à M. Fabius, le candidat du Parti Socialiste!

…Vain Dieu, trente ans c’est peu de chose, ça passe à toute allure…mais faut voir les dégâts que ça produit!

Bon, fermons la parenthèse et revenons à nos moutons; le texte adopté aux forceps en fin de soirée apparaît certes comme un tour de force puisqu’il réalise l’union sacrée de la carpe et du lapin, la synthèse entre les pourris de fric du pétrole arabe et les crève la dalle des pays en voie de submersion, la grosse marmite de sorcière pleine d’un mesclun hétéroclite d’ingrédients indéfinissables, douteux autant qu’insipides. Cela dit, il s’agit de tout ce que l’on voudra sauf d’un accord. Le machin en question ne pourra être validé que par la Commission ad hoc de l’ONU-une formalité, bien sûr- mais devra en tout cas recueillir la ratification des autorités compétentes de chacun des 195 États représentés au Bourget; par exemple le Congrès U.S. à majorité républicaine. Comme vous le voyez, il reste pas mal de chemin à faire avant une hypothétique mise en application.

D’ailleurs on ne comprend pas très clairement ce qu’il conviendra d’appliquer. L’objectif général, le gros paquet cadeau ce sont les fameux 1,5° Celsius d’ici la fin du siècle que tout un chacun s’accorde à considérer comme parfaitement inatteignables et utopiques mais qui font tellement plaisir aux pays sous-développés. En revanche, pour essayer d’y arriver on ne sait pas trop. Alors on demande aux fameux « experts » du fameux GIEC de nous expliquer  comment il conviendra de s’y prendre …mais pas tout de suite, n’est-ce pas, on leur laisse jusqu’à 2018, le temps pour eux de se faire un max de blé et de voyages un peu partout. Et puis, à propos de pognon, restent les questions délicates et épineuses des cadeaux à offrir aux pays pauvres pour aider leurs dirigeants à se faire une pelote conséquente dans les derniers paradis fiscaux qui survivent à la vindicte des fiscs développés. Les cent milliards annuels, notamment, ont été prudemment sortis du projet d’accord…mais demeurent en annexe…va comprendre, Charles! Je sens confusément comme les prémices d’une douleur cuisante vers le bas du dos, allez savoir pourquoi, d’autant qu’il est fortement question de conférer un « prix au carbone »… Ça veut dire quoi, ça? Ouyouyouye, ça brûle! En tout cas une chose apparaît certaine : à partir de 2050 il n’y aura plus d’émission de gaz à effet de serre, fini, terminé, bilan carbone à zéro, cochon qui s’en dédit! Et puis à ce moment là, Fabius aura cent-quatre ans, alors, même s’il opte pour l’incinération, la probabilité semble conséquente qu’il ne contribue pas à saboter l’accord historique qu’il eut jadis tant de peine à mettre sur pied. Quant à son fils, le flambeur, il y a gros à parier qu’il aura tout cramé bien avant la seconde partie du siècle. Comme quoi, chez les Fabius au moins, quand on prend des engagements on les tient! Parole de Premier Ministre de la France!

Alors, redevenons un peu sérieux, leur « accord historique » salué à grands sons de trompe par tout ce qui pense convenablement à travers le monde, depuis Barack-Hussein Obama jusqu’aux rigolos de Greenpeace en passant par les duettistes de choc Hulot et Canfin (on n’avait pas fait plus désopilant depuis Poiret et Serrault), vous savez ce qu’il faut en penser? Un vœu pieux, voilà! Une combine pour faire croire qu’on va parvenir à sauver l’humanité des affres de la chaleur qui monte inexorablement. Ça me fait penser au traité de Nice, vous savez, au temps de Chirac, quand il fallait absolument conclure un accord en vue d’organiser l’Europe à vingt-sept : on y est arrivés, à force de compromis tordus et de clauses alambiquées…l’origine de l’invraisemblable bordel arabe qui règne aujourd’hui au sein de l’Union! C’est encore plus grave au Bourget, cet espèce de machin biscornu veut nous donner bonne conscience et, du coup, nous continuerons allègrement à bourrer l’atmosphère de CO2. Après nous le déluge! Vous savez, à mon humble avis, accumuler les gaz à effet de serre non réabsorbés par les processus naturels ne peut avoir d’autre conséquence que l’augmentation de l’effet de serre et donc de la température. On pourra me raconter tout ce qu’on voudra, le Soleil qui se réchauffe ou autres calembredaines, je ne crois que ce que je vois, tout cela va beaucoup trop vite pour être imputé à la nature. La prolifération incontrôlée de l’espèce humaine jointe à ses besoins toujours croissants en énergie est forcément à l’origine du problème. Le réchauffement climatique, selon toute probabilité, c’est la parade que la Terre a trouvé pour se débarrasser de nous. Les maladies ça ne marche plus, en revanche les conséquences de l’élévation de la température pourraient bien régler la question, les petits effets d’annonce de ce Samedi au Bourget ne font manifestement pas le poids pour me contredire! Je le sais bien, allez, ce que je raconte là ne plaira ni aux bien-pensants ni aux climatosceptiques mais que voulez vous, ça vaut ce que ça vaut, c’est juste mon avis et je n’en ai pas d’autre, hélas, à vous servir.

Ce qui devrait servir, en revanche, c’est l’énorme battage médiatique monté autour de cette histoire de COP 21 avec les victoires tonitruantes de Fabius en impérator rex, Hollandouille en Jupiter grassouillet et vaguement tonnant, sans parler de Ségo la Pintade écolo, celle qui se refait une beauté sous l’œil des caméras pour paraître aussi éclatante au moins que l’exploit mirifique des Socialos dans ce combat mondial en vue de sauver la Planète. Un succès de ce calibre pour le second tour des régionales c’est vachement bien vu, non? Ils l’avaient sacrément bien combiné leur coup, Flanby le Grand et ses petits communicants bien rémunérés! Tout ce cirque joliment filmé et hyper relayé par toutes les télés possibles et imaginables, comment voulez vous que cela ne fasse pas des voix en plus, vous? Cela suffira-t-il pour faire basculer l’élection du bon côté? Même dans les régions grave-menacées par l’impressionnante montée de la Peste Brune? Réponse ce soir à vingt heures pétantes…sauf en cas de « fourchettes » vraiment trop étroites mais ce serait du jamais vu, on se demande même pourquoi il faut s’obstiner à envoyer tout le monde aux urnes alors qu’une bonne estimation sur un « nombre significatif » de suffrages suffit à établir le résultat définitif. Les subtilités de la démocratie se révèlent parfois aussi impénétrables que les voies de La Providence!

Quoi qu’il en soit, la campagne fut à la hauteur de ce qu’on pouvait en attendre: lamentable. Je passe sur les putasseries  d’Estrosi, le « gaulliste social » prêt aux contorsions les plus grotesques pour tenter de draguer l’électeur gauchiard. Je passe encore sur la profonde et congénitale stupidité de Bartolone accusant Valérie Pécresse de représenter les intérêts de « la race blanche » (il a le droit, lui, c’est un Homme de Gauche!) croyant ainsi récupérer des voix dans les quartchiers sans-cible…avec un minimum de pot ça pourrait bien remplir un peu plus la musette de son adversaire! En revanche nous assistâmes, comme en Avril 2002, à la montée au créneau de tout ce qui dans ce pays profite éhontément du Système. Le Show-Biz, notamment, terrorisé à l’idée de voir les cordons de la bourse passer à l’ennemi. Les bienfaiteurs de l’humanité de « l’Économie Sociale et Solidaire » craignant de voir fondre leurs fromages avec l’arrivée en force d’affreux nauséabonds bien décidés à pratiquer des coupes claires dans les subventions. Les Associations bien-pensantes, financées à généreuses pelletées dans le portefeuille du contribuable. Les politicards « républicains » tous plus ou moins Franc-Maçons et professionnels de la gamelle publique, Petit Caudillo en tête, toujours prêt à l’outrance celui-là et brandissant, comme Monsieur Prudhomme son sabre, le spectre effroyable de la guerre civile en cas de victoires du FN. Bref nous vîmes ressortir, entre les deux tours, le ban et l’arrière ban des privilégiés et subventionnés de tout poil, tous bien décidés à faire un rempart de leurs corps à ces pauvres Valeurs de la République presque autant menacées que leur propre pouvoir et leurs propres subsides par ces épouvantables dames Le Pen. La Sainte Trouille, quoi, celle qui, à défaut de courage, donne des ailes et de l’imagination pour tenter de continuer encore et toujours à entuber joyeusement le bon Populo. Dans quelques heures nous saurons si l’entourloupe aura encore fonctionné ce coup-ci. Il semblerait déjà que la participation ait progressé par rapport au premier tour, c’est un signe…la Sainte Trouille pourrait bien avoir intercédé en la faveur des petits protégés de la République.

Bon, vous savez quoi? Ben je m’en vais voter à ç’t’heure! Encore un suffrage, au moins, que les petits copains en question n’auront pas! N’hésitez pas à en faire autant!

Bien amicalement.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Au premier tour de la valse hésitation…

« Ruiné de chez ruiné » le Nanar! Cuit, nettoyé, liquidé, lessivé, ratatiné, exsangue, presque mort quoi…la fin des haricots en quelque sorte:

O rage, o désespoir, o Justice ennemie,

N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie?

N’ai-je fait si souvent teindre mes beaux cheveux,

Pour avoir l’air fringant, solide et pas trop vieux,

Seulement pour finir victime expiatoire,

De magistrats tordus résolus à m’avoir,

A me faire la peau, à me crucifier,

A me coller au mur tout nu et tout fripé!

Si Tonton était là pour me sauver la mise

Comme au temps où déjà je perdis ma chemise

Et qu’il intima l’ordre au Crédit Lyonnais

D’acheter illico, sans « pourtant » ni sans « mais »,

La Maison Adidas alors en pré-faillite

Et qui ne valait plus un clou ni une bite!

Si Sarko n’avait pas comme une pauvre andouille

Perdu son Élysée face au gros Mollecouille,

Il aurait pu je crois, comme il le fit naguère,

Me combiner un coup d’arbitres arbitraires,

Au lieu de m’envoyer me faire bouffer tout cru,

Par une Cour d’Appel, bande de corne-culs

Animés d’intentions d’autant moins louables,

Qu’ils n’avaient qu’une idée : me foutre sur le sable!

Aujourd’hui désormais je suis un pauvre type,

Les plus affreux boudins me refusent la pipe,

Sans aide et sans espoir je ne rebondis plus,

Mon sort est bien scellé, ça y est, je suis foutu!

Eh oui, que voulez vous, ça devait arriver un jour ou l’autre, les meilleures choses ont une fin, les pires aussi…il aura vachement vécu, le Nanar, (voir http://onefoutus.over-blog.fr/article-nanar-yoop-la-boum-113705251.html ) des moments de gloire, des pétages de gueule retentissants, la fortune, la dèche -relative tout de même- la taule, les records du monde à la voile, tout, vous dis-je! Mais là, en effet, il a raison le mec, le bout du rouleau apparaît bien en vue. Il ne lui reste plus qu’à s’en aller quelque part réchauffer ses vieux os au soleil en profitant des quatre sous qu’il a forcément mis à l’abri. Salut l’artiste, l’arsouille, l’arnaqueur arnaqué, l’Armageddon des entreprises mal-barrées, l’arbitre des vulgarités tonitruantes, l’arbitré sarkotique, l’arbre pourri qui cache la forêt putride… En tout cas, si le Sapin de Bercy compte sur  lui pour se financer les guirlandes lumineuses, il peut toujours se l’arrondir, les quatre-cents et quelques millions du Nanar, jamais il n’en verra la couleur; autant en emporte le Mistral quand il souffle très fort du côté du Stade-Vélodrome. Nanar, comme toute respectueuse qui se respecte, il ne rend jamais le pognon!

L’on pourrait m’objecter « Tapie qu’est-ce qu’on en a à foutre? Du passé faisons table rase! Les vieux combinards des années quatre-vingts, nul ne saurait plus s’en soucier… » Eh bien pas du tout, croyez moi, Tapie on n’a pas fini d’en parler; pour le moment les news se bornent à une condamnation bien sentie dont seul le principal intéressé devra porter les conséquences. Mais après…quand les Socialos vont commencer, l’an prochain, à ressortir l’histoire de l’arbitrage plus que douteux, quand ils vont s’ingénier à démonter la mécanique et à mettre en avant le rôle joué dans cette foutaise par le Président de l’époque, quand ils vont dégotter un bon Juge tendance « Mur des Cons » pour instruire à charge et mettre en branle le patacaisse médiatique, pas vrai? Vous ne vous figurez tout de même pas qu’ils vont lui en faire cadeau, à ce brave Nicolas, de cette petite partie de poker-menteur à quatre millions le point? Non, décidément, la combine à Nanar ne relève pas encore du passé, elle à même de l’avenir d’ici 2017, j’en mettrais mes…enfin je veux dire ma main à couper!

Cela dit, bien entendu, avec tout ce qui se passe en ce moment même dans le vaste monde, je reconnais bien volontiers l’existence prééminente de sujets beaucoup plus prégnants à traiter. Je ne vous parle évidemment pas de la grosse blagounette du Bourget, la COP 21 des Flanby-Fafa brothers, avec leur cortège de vedettes amerloques venues en force pour faire leur cirque devant les caméras-pétasses des media universels, Carpaccio, Sean Penn, Schwarzenneger et compagnie…sans compter l’ineffable Al Gore dont nous pûmes apprécier, au temps où il sévissait aux affaires, l’efficacité redoutable notamment en matière climatique…comme le soutient notre ami Hank Hulley « partout où il déboulait il faisait baisser la température ce clown ». Tiens au fait, à propos de Hank Hulley, figurez vous qu’il m’a passé un coup de fil, le cher homme, pour m’expliquer qu’à son avis il conviendrait de mettre le paquet pour éradiquer au moins l’Etat Islamique, quitte à envoyer sur le terrain la moitié des effectifs de l’US Army, Marines en tête, histoire d’en finir au plus vite avec cette bande de crouilles abrutis (sic, bien sûr). Cependant, encore conviendrait-il à son avis de ne s’en point tenir là puisqu’il souhaiterait purger les Etats-Unis de toute cette mouvance islamo-suspecte dont la présence sur le sol de son bien-aimé pays fait peser la menace permanente de l’attentat imprévisible autant qu’imparable. Ce qu’il voudrait, Hank Hulley, s’apparenterait à une opération de grande envergure à la Mc Carthy, avec passage à l’essoreuse de tout ce qui pourrait se montrer susceptible de la moindre sympathie à l’égard du fondamentalisme musulman…il commencerait par l’actuel Président des États-Unis en personne, l’exemple vient d’en haut, comme on dit. Hélas, trois fois hélas, (c’est toujours Hank Hulley qui parle) on ne voit pas qui, dans une élection présidentielle approchant à tout berzingue, (onze mois : un clin d’œil) pourrait avoir les couilles de réaliser un tel programme de salubrité publique. Déjà tous les connards qui s’obstinent à mettre les « fusillades » sur le compte du Deuxième Amendement, à commencer par la mémère Hillary, on peut les éliminer d’office : à Paris, les mecs qui arrosent les terrasses de café et les bastringues à grands coups de kalachnikov, ils en ont besoin, eux, du Deuxième Amendement? Non, en France une seule catégorie de population se voit privée du droit au port d’armes : les honnêtes gens! Ça se révèle vachement efficace comme parade au terrorisme islamiste, pas vrai? Alors, toujours selon ce vieux Hank, il resterait bien Donald Trump, il a l’air a moitié fou vu comme ça mais pas du tout, en réalité il l’est complètement! Ça deviendrait pas une qualité, ça, dans la conjoncture actuelle? Oui parce que les politicards raisonnables, toujours selon le sieur Hulley, on a en bien fait le tour, faut voir dans quel merdier ils nous ont fourrés! Et quand je lui objectai les huit années de Deubeulyou Bush, Hank me rétorqua aussi sec « attends, il était pas fou, Deubelyou, c’était juste un gros con un peu alcoolique, c’est pas pareil ».

Alors bon, il en pense ce qu’il veut ce vieux bouffeur de chewing-gums mais la probabilité d’une chasse aux sorcières islamistes finira peut être bien par augmenter au fur et à mesure des attentats. On voit déjà, rien qu’en France, l’évolution radicale, c’est bien le cas de le dire, qui caractérise l’approche officielle de la problématique. Par exemple, tenez, lorsqu’on évoque le nouveau gentleman mis en examen dans l’affaire du squat de Saint Denis, la première information qui sort c’est le prénom de l’intéressé : Mohamed! On ignorait même ce qui lui était précisément reproché à ce type, qu’on savait déjà dans quelle catégorie le ranger…jamais on n’aurait vu chose pareille ne serait-ce que le mois dernier! Je ne sais pas si vous appréciez bien la différence mais dans le cas contraire je vous invite à vous y pencher, une véritable révolution je vous assure, rien ne sera plus jamais comme avant…dans le fond c’est plutôt une bonne chose. La seule question qui reste en suspens a trait au nombre de morts qu’il faudra comptabiliser avant de passer vraiment aux mesures sérieuses…le temps nous le dira, sachant qu’hélas le prochain massacre ne devrait pas trop tarder à nous tomber sur la gueule, y a pas de raison. En attendant nous allons tout de suite constater en vraie grandeur la manière dont l’électeur Franchouille considère les évènements récents et tenter d’appréhender les conclusions qu’il en tire. Dès ce soir vingt heures, ça ne fait pas bien long à patienter.

Vingt heures parce qu’apparemment la presse étrangère se passionne assez peu pour nos élections régionales, lesquelles feront peut être les unes de demain si véritablement la percée attendue des listes FN se confirme, mais de là à diffuser des sondages de sortie des urnes avant la proclamation officielle on rencontre une sacrée marge. Perso, n’étant pas homme à violer les lois de la République, ni même celles qui, le cas échéant remonteraient à l’État Français de feu Philippe Pétain -bien que ces dernières concernassent assez peu les sondages électoraux- je me garderai bien de diffuser avant l’heure fatidique quelque information que ce soit. Juste que mon petit doigt me conseille au surplus d’éviter tout pronostic hasardeux : avec un taux de participation nettement supérieur aux prévisions vu qu’il dépasse les 50% (!) on peut s’attendre à tout et même au pire…quand on voit la remontée invraisemblable de la cote de Hollandouille…

Alors attendons donc. Pour ce qui me concerne j’ai fait ce que j’ai pu en allant voter en mon âme et conscience. Quelle que soit l’issue du premier tour je ne manquerai pas d’en faire autant Dimanche prochain. D’ici-là passez le temps du mieux possible mais faites bien attention quand même où vous mettez les pieds.

Bien amicalement à vous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN.