Optimisme voltairien

Décidément La Taube dans le genre calamité on ne trouvera jamais mieux! Même sa consœur Jane -du Far West- lui eût à grand peine atteint le milieu de la cheville. Une pétroleuse de ce calibre ça n’existe pas dans les pires cauchemars, je vous jure! Regardez le pauvre Sarko, toutes les finesses stratégiques, toutes les subtilités tactiques, les trésors d’astuce et d’entregent qu’il s’était cassé le trognon à déployer pour sortir son bouquin (« La Bourse ou la Vie », non, je crois, il s’intitule?) juste la semaine idoine, au milieu du petit créneau où normalement il ne se passe pas grand chose en termes de haute politique…voilà-t’y pas l’autre tordue qui prend la poudre d’escampette juste à ce moment-là! Après quatre ans de déconnage à pleins tubes dont au moins deux de corde raide en conflit ouvert avec Moumousident et Petit Caudillo elle trouve le moyen d’enfourcher le vélo définitif en pleine simultanéité synchrone avec la publication de l’œuvre impérissable du nègre sarkotique…c’est même à se demander…eh non, je n’en dirai pas plus! j’ai bien trop peur de me faire bananer sur ce genre de vanne à deux Sous CFA.
Alors c’est vrai qu’elle a passé bien du temps juste à s’accrocher aux branches -oups, merdalors, pas fait exprès!- la vieille barbue, après sa période flamboyante du mariage par derrière! Il lui a fallu traverser le désert et même la terrible jungle -par la canopée-.  Agrippée à son joli fauteuil de la Place Vendôme comme un xxxxx à son yyyyyyy (tant pis, je m’autocensure, la Correctionnelle ce n’est plus de mon âge!) elle fit face crânement au blasphème quotidien matignonnesque, à la transgression vallseuse, à l’affectueuse hostilité hollandouillienne et au saccage permanent par les deux cyniques en cause, sans compter l’épouvantable Macron, des valeurs les plus connes du gauchiardisme le plus sclérosé, celui qu’elle chérit presque autant que sa Guyane de mes deux! Et là, tout d’un coup, sans crier gare, la voilà qui fout son camp, dites donc, contre toute attente. Ce faisant (non, y a pas de risque là, enfin je crois…) elle réussit le tour de force d’emmerder à la fois Culbuto et Talonnettes. Le premier parce qu’il va lui falloir assurer grave en termes de prestations compensatoires – vous ne me verriez pas surpris si elle débarquait à la première occase parmi les hurluberlus du Conseil Constitutionnel – ce qui ne l’empêchera pas d’y laisser des plumes sur sa gauche, et le second qui, entre la sortie carbonisée de son joli bouquin et la perte d’un bouc émissaire (pas de souci, le bouc n’a rien de nauséabond…enfin je veux dire…) de première grandeur, se retrouve en définitive fort dépourvu face  à l’adversité juppéienne (la Roche Juppéienne est près du Capitole-par l’autoroute- comme on dit à Toulouse).

Cela dit, toutes choses égales par ailleurs, l’élimination de La Taube ne constitue à proprement parler qu’un détail de l’Histoire (là on peut le dire je crois, c’est peut être un sac à m… la dame en question mais certainement pas une chambre à gaz…même pas à air comme dirait sa bicyclette). Ce qui compte aujourd’hui ce sont les grandes manœuvres; à droite et à gauche on s’y consacre totalement. Les premiers préparent leur primaire, les seconds controversent à bloc sur le point de savoir s’il convient ou non d’en organiser une. Tout cela occupera le petit monde politique pendant toute une année 2016 que nous terminerons sur les genoux et avec les baloches rentrées dans la gorge tant on nous les aura malmenées à propos des aventures de la bande des quatre: Hollandouille, Sarko, Ali Juppé et la Marine, cette dernière laissant les trois autres se filer des torgnoles en attendant d’affronter l’un d’eux au second tour l’an prochain…sans aucun espoir de succès. Quoi que…lorsqu’on voit ce qui se passe du côté de Calais, lorsqu’on pense au risque quotidien de voir péter un kamikaze en pleine foule ou de se morfler une bastos de 7,62 pendant le petit noir du matin en terrasse, lorsqu’on imagine ce qui pourrait arriver à nos femmes ou a nos filles dans le cas d’un petit raout à la colonaise, voire tout bêtement dans nos jolis transports en commun, on se dit qu’au fond rien n’est perdu pour l’indigne héritière du vieux Le Pen… Mais ne rêvons pas trop. Et même en cas de succès de l’intéressée nous n’éviterions pas la catastrophe qui nous pendouille au pif comme un sifflet de deux sous, loin de là!

Cependant, allez savoir pourquoi, je ressens aujourd’hui comme un besoin furieux d’optimisme…bizarre, non? Alors du coup je cherche des raisons…j’en trouve mais  à y regarder d’un peu près, mieux vaudrait ne point trop s’emballer. Le retour de la croissance? Oui moi je veux bien mais pour l’instant nous dépassons à peine 1% alors qu’il en faudrait plus du double pour commencer tout juste à voir l’horizon s’éclaircir un tantinet. Les cours du pétrole qui vont rester bas pendant pas mal de temps encore? Déjà personne ne saurait l’affirmer en toute certitude vu qu’à la moindre étincelle moyen-orientale la courbe pourrait s’inverser autrement plus grave que le chômage de l’autre patate. Et puis, à ce qu’il paraîtrait, finalement le pétrole bon marché ça friserait plutôt la mauvaise nouvelle…va comprendre Charles! C’est comme le cours de l’Euro, tiens, on nous a bassinés pendant des années sur la monnaie trop forte qui plombait nos exportations et maintenant on s’aperçoit qu’arrivée à son plus bas elle nous vérole les importations…ce qui pour un pays gros importateur dégrade encore plus la balance commerciale! Et merde, pas fastoche l’optimisme! Alors qu’est-ce qui pourrait bien nous rester pour nous inciter quelque peu à regarder l’avenir sous des auspices un poil plus sympas? Les taux d’intérêt négatifs et le quantitative-easing sans limite promis par le camarade Draghi? Allez donc savoir! Moi les taux d’intérêt bas je veux bien à la rigueur, vu que ne possédant pas la queue du moindre kopeck, les revenus financiers ça m’en touche une, comme on dit puis. En revanche le fait de payer pour placer son pognon je ressens la chose comme parfaitement malsaine, contre-nature et susceptible d’engendrer à terme les pires calamités. Quant à la politique super-accommodante promise par la BCE elle me semble propre à encourager encore plus la tendance de nos politicards à faire sauter l’anse du panier…à deux mille deux cents milliards de dette publique (sans parler du « hors-bilan ») l’idée me semble redoutable, surtout avec des socialos en pré-réélection au pouvoir. Il suffit pour s’en convaincre de regarder le « plan-emploi » de Culbuto  : les milliards qui ne coûtent pas cher on peut les faire valser plus langoureux encore que Marcel Azzola… et ça met du liant dans les rapports humains! Sauf qu’un jour où l’autre une telle fantaisie se paiera forcément au prix fort, mais ce sera pour plus tard… à notre santé les enfants trinqueront!
Alors pour se refaire un peu la joie de vivre on pourrait regarder du côté de la réforme constitutionnelle. Apparemment ce serait du lourd vu la démission de Taubira-dégoût, les manifs indignées et les protestations effarouchées de tous les Gauchiards de la Gauche de gauche. Entre l’état d’urgence et la déchéance de nationalité on aura de quoi se réjouir, non? Ça ressemblerait vaguement à la fin du bisounoursisme, ne croyez vous pas? Eh bien, encore une fois, va falloir se calmer les enthousiasmes. Cette histoire qui pue la manœuvre politicarde n’apportera rigoureusement rien de positif. D’une part l’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution, censée le mettre à l’abri d’un éventuel véto du Conseil Constitutionnel, semble complètement dépourvue d’intérêt pratique réel. D’autre part, la déchéance de la nationalité se révèle encore pire dans la mesure où elle serait abandonnée au bon vouloir des Juges. Ces derniers apprécieront comme ils voudront « l’atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation », laquelle conditionne la sanction, et nous aurons toutes les chances d’aboutir à une jurisprudence restrictive rendant cette mesure totalement inopérante alors même qu’inscrite dans le marbre constitutionnel elle apparaîtra intangible. On en vient à souhaiter l’échec d’une pareille  couillonnade, histoire d’éviter que Sa Majesté Flanby ne puisse se targuer d’une somptueuse victoire dans l’écrin prestigieux du Palais du Roi Soleil. En tout cas pour ce qui concerne le regain d’optimisme, là encore nous pouvons allègrement nous brosser!

Alors il nous reste quoi, à nous mettre sous la dent? Moi je verrais bien un truc, tout là bas, au loin, une nouvelle qui tombera fatalement sur les téléscripteurs (oui, je retarde, je sais) cette année, à la fin, d’accord, mais du sûr : Barack-Hussein va faire sa valise! Tudieu, huit ans que ce rigolo nous a foutu le monde entier en l’air et là, enfin, il nous débarrassera le plancher. Pour une bonne nouvelle, non? Je la tiens ma raison d’optimismer comme on dit chez ces abrutis de Carrefour! Au moins côté Washington ça devrait s’arranger sous un grosse dizaine de mois, y a de la joie, non? … Ah, j’entends l’ami Hank Hulley qui me susurre un truc… oui d’accord, c’est la mère Hillary qui risque de reprendre le flambeau à flamme vacillante! Attends Hulley, y a rien de fait, vous attaquez à peine les Caucus (au balcon!)…Oui mais Mme. Clinton pour ce qui concerne les caucus elle possède une sacrée expertise! Tout juste Auguste, enfin je veux dire Hank… et Trump alors,  qu’est-ce que tu en penses? … Allo, Hank Hulley…pourquoi tu tousses?

Faut s’accrocher, en somme. Vous voulez que je vous dise? Eh bien on va la jouer à la Pangloss, voyez vous, « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles »… l’essentiel réside dans le dernier mot, celui qu’on tend à oublier : « possibles »! A ce compte là, et avec un minimum de lucidité, l’optimisme voltairien tout le monde peut se l’offrir…alors nous n’allons pas nous refuser ce petit plaisir tout de même!

Allez, passez une délicieuse semaine dans la joie et la bonne humeur.
Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

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L’impasse

« Faudra  quand même y penser avant de crever, estima le vieux Maurice en reposant délicatement son verre vide sur le zinc buriné, les jeunes, si on leur dit rien y vont continuer à déconner comme nous, forcément et ça finira par s’en aller en couilles d’une force qu’on n’imagine même pas ici et maintenant. Nous autres, à la rigueur, on pouvait la ramener, la jouer agressive devant les patrons, ça fonctionnait vachement bien de notre temps vu qu’y avait ni chômage, ni mondialisation, ni plombier polonais, ni robots capables de faire tout mieux que les bonshommes et sans jamais revendiquer même pas un coup de tournevis ou une goutte d’huile dans les engrenages. Que dalle! Alors, pour balayer le bureau vous préférez qui vous? Mohamed ou R2D2, hein? Poser le problème c’est le résoudre, pas vrai? Non, faut leur dire, sans quoi dans dix ans au plus tard ils vont se retrouver tout cons nos descendants à se farcir la concurrence avec des Viêts payés au lance-pierre ou face à des outils truffés d’intelligence artificielle qu’à côté ils auront l’air d’andouilles mal cuisinées. Vous vous rendez compte, mettez vous à leur place (putain les mecs, on boit de bons coups mais ils se raréfient grave, qui c’est qui remet la sienne, merde?) moi rien que d’y penser ça me fout une peine affreuse, surtout qu’à ce moment là je boufferai les cramaillots par les voies souterraines, sans même plus les yeux pour chialer! Faut qu’ils se préparent…bon vous me direz, je ne sais pas trop comment mais nom de dieu y doit bien y avoir un moyen de parer le coup, j’chais pas moi, trouver des débouchés originaux, dans des domaines inexplorés ou pas encore assez…tiens, le pinard par exemple, voilà un truc à développer à bloc. Y a un gros marché, vu qu’il existe -c’est pas des conneries j’ai lu ça dans le baveux pas plus tard que ce matin- des milliards de pauvres couillons qui connaissent pas, dites donc! Incroyable! Des milliards, je vous jure, vous réalisez le potentiel, comme y disent? Donc,  en guise de débouché, la bibine ça reste imbattable, sans jeu de mots ni allusion quelconque à la fabrication des tire-bouchons qui, contrairement aux à la vinification et à l’œnologie , se prête parfaitement à l’automatisation numérisée. Croyez moi, le pichetegorne voilà l’avenir! Tant qu’on n’aura pas inventé le palais artificiel, la nouvelle révolution industrielle il s’en foutra pas mal! Quant aux sous-développés y z’y pigent que dalle, sans compter qu’y fait trop chaud chez eux…même le Boulahouane et le Sidi-Brahim ça va plus être possible vu le changement climatique! Notre créneau pour affronter les défis de l’avenir, comme dirait Maître Trentasseur, on n’ira pas le chercher ailleurs : le pinard, je vous assure! Mais faut qu’ils le comprennent, ça, les nouvelles générations, faute de quoi on les enverrait à la mort pire qu’en quatorze et sans même les tranchées pour se planquer un petit moment la bidoche! Allez, faut arroser ça, à la vôtre bande de nazebroques et encore une torchée que les Viêts n’auront pas! »

« D’accord Maumau, réagit Thérèse, vachement intéressée -normal, ès qualité de bistrote- mais comment tu vas les inciter à picoler tes milliards d’abrutis, là, vu que déjà, dans le lot t’auras forcément un sacré paquet de Mahométans qu’à part de leur fabriquer du vin halal, ç’te bonne blague, c’est pas ces mecs là qui vont te constituer le marché, crois moi! Et même pour les autres faudra une opération marketing pire que la campagne à Sarko, pour arriver à les convertir au jus de la treille. Rien que les Normands, tiens, sans aller chercher bien loin, comment tu veux que des zigomars élevés au jus de pomme y z’aillent se mettre au picrate juste pour soutenir l’économie de nos petits enfants? Ne rêve pas, ma vieille, il part en quenouille ton plan de sauvegarde, pire qu’un projet socialiste, tiens! Oh pardon, Maître, je ne disais pas ça pour vous, scusez moi »…

Il en a tellement entendu d’autres, Jean Trentasseur, qu’il ne trésaille même plus sous la vanne socialophobe, juste qu’il prend ça comme une passe en retrait et saisit la balle au bond pour nous étaler sa petite couche personnelle.
« Mais tu as tout a fait raison, Maurice, profère le Maître en esquissant un vaste mouvement de bras à l’abri duquel, dieu-merci,  nous réussîmes tous in extremis à mettre nos verres, les temps changent et ce qu’il convient désormais d’appeler la « quatrième révolution industrielle » ne saurait tarder à manifester ses effets. Qu’on le souhaite ou le regrette il s’agit d’un fait, d’une réalité de la nature de celle qui, jadis, frappa si fort les Canuts Lyonnais qu’on s’en souvient encore dans les traboules:

                                 C’est nous les Canuts,
                                 Nous sommes tout nus,
                                 Mais notre règne arrivera
                                 Quand votre règne finira
                                 Nous tisserons le linceul du vieux monde
                                 Car on entend déjà la tempête qui gronde!
                                 C’est nous les Canuts
                                 Nous sommes tout nus! »


Dedieu le succès! Tonnerre d’applaudissements Derrière Napoléon ! Faut dire que le Maître quand il chante ça reste du lourd, malgré l’âge. Des barytons de cette envergure on en a rencontré quelques uns dans les prétoires et même à l’Assemblée mais pas des régiments. Et Trentasseur était connu pour ça, la voix belle et puissante qui aide si bien à faire passer la plupart des couillonnades… mais ici, pas trop…Foupallour se chargeant de remettre les pendules à l’heure.

« Okay, Maître, belle envolée, mais ça n’empêche pas qu’ils l’ont eu dans l’oignon le linceul vos culs-nus, et leur règne vous pouvez toujours vous fouiller, on l’a jamais vu. La gueule ouverte y z’ont crevé les mecs; aujourd’hui c’est que des crouilles qui font le boulot…remarquez les Lyonnais ça leur empêche pas la rosette ni le tablier de sapeur, dans le fond, ils ont pris le virage…on a toujours besoin d’un peu de cadavres pour monter dessus et accéder à l’étage supérieur, elle est comme ça la vie! En tout cas il a raison Maumau, faut tout miser sur les produits  dont on détient le secret, moi je vois un peu comme lui : le pinard, le frometon et la charcutaille, pour ça nous autres on est imbattables! Bon d’accord le foie-gras ça devient plus délicat depuis Pamela Anderson qui part en croisade contre et comme je l’aime bien la salope, je voudrais pas y faire du tort…même sans aucun espoir de rapprochement… Mais pour en revenir, quand je vois Hollandouille avec sa cargaison de ministres de mes deux qui déboulent aux Indes pour essayer de brader des Rafale, j’espère qu’ils emportent des petits échantillons avec eux, histoire de leur former les papilles à ces mecs, y a pas de raison qu’on n’y arrive pas, suffit juste qu’ils goûtent. Et comme ils n’arrêtent pas de se reproduire, les enturbannés, et qu’à force ils dépassent le milliard en attendant d’arriver à deux et ainsi de suite, pour peu qu’on s’y prenne bien on n’a pas fini de leur fourguer la graille et la bibine accompagnante! »

« Calmos les amis, intervint Grauburle, bon d’accord on va tâcher de leur vendre nos produits du terroir, à ces pauvres bougres, moi je veux bien mais y vont payer comment, hein? Vous avez une idée vous? Moi oui, y a qu’à regarder du côté de Calais, z’allez voir un peu à quoi ils pensent ces jeunes gens…pas à boulotter du camembert ou de la cancoyotte, faites confiance! S’ils se retrouvent là à venir nous pourrir la vie c’est pour pas continuer à crever la dalle dans leurs pays de merde. Au rythme où vont les choses on n’aura bientôt plus l’occasion d’aller leur placer nos petites productions maison, ils viendront se servir et quand on se retrouvera à un contre dix, faudra bien ouvrir la porte pour les laisser prendre leurs aises, vider le frigo, baiser nos femmes (enfin je parle pas pour Mémaine, faudrait vraiment qu’ils ayent faim) et s’essuyer le créateur dans les rideaux du living! Alors nous, bien sûr,  on voudrait pas se laisser faire, logique : autant ces pauv’ mendigots ont bien raison d’essayer de sauver leur peau, autant l’Européen moyen devrait les virer à grands coups de pompe dans le cul avant qu’il n’en arrive trop, question de vie ou de mort, pareil des deux côtés, la même légitimité…sauf que les uns ont le droit et pas les autres… y a même des salopards de chez nous qui les aident, on l’a vu hier sur le port, là bas en face de l’Angleterre, les traitres en question ils s’appellent « No Border »…ce serait mieux « Yes Bordel » à mon avis. Et puis regardez voir, ça pète de partout chez les crève-la-dalle, prenez la Tunisie, tiens, ça repart encore de plus belles chez ces connards à la mords moi le noeud…pourtant qu’est-ce que c’était chouette la Tunisie du temps de ce pauvre Ben Ali! On y allait toujours moi et ma grosse (voir http://onefoutus.over-blog.fr/article-les-vacances-de-grauburle-64990516.html ) ça se trouvait dans nos moyens et on leur apportait nos quatre sous…maintenant ils viendront se les chercher directos ici et les jolies vacances au bord de mer on va continuer à se les carrer où je pense! Qu’est-ce que c’est con tout de même! Allez Thérèse tu nous en remets une autre, la nostalgie et la frustration ça donne vachement soif, on croirait pas… »

Eh oui, ainsi va la vie dans notre vieux bistrot. on n’y refait pas le monde, non, on constate juste les dégâts… il y a matière je vous assure…même si au delà d’un certain niveau d’imprégnation alcoolique on finit par relativiser, comme ce vieux  Blaise (voir http://onefoutus.over-blog.fr/article-blaise-sanzel-101765338.html), lui, désespérément arc-bouté sur le comptoir afin de ne pas s’écrouler tel une grosse merde, il nous produit la conclusion : « d’accord, vous avez raison, l’avenir s’annonce couleur de merde mais vous savez les amis, tant que nous aurons de quoi boire, et de qualité,  avec des petites bricoles à se mettre sous la dent pour endiguer un peu la biture, je vous garantis que le malheur restera à distance respectueuse…et puis croyez moi, tout cela durera bien autant que nous »…putain l’enfoiré, dites, à quatre vingt onze ans et sans descendance connue il ne prend guère de risque cet infâme collabo en retraite!
Au fond voyez vous, ce qui nous fout en l’air c’est à la fois l’altruisme et l’égoïsme…et vous voudriez qu’on se montre optimiste vous autres?
Il n’y a pas à tortiller, nous sommes vraiment dans l’impasse!

Bonne semaine à tous, si vous pouvez.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

La bénédiction de l’Ayatollah

De quelque côté qu’on se tourne on ne voit que des avanies, des saloperies, des horreurs, des abominations, des vacheries, des mesquineries, des idioties, des vilenies, des gabegies, des mochetés inqualifiables. Bref que des trucs à vous filer le bourdon, rien qui puisse vous inspirer un minimum d’envie d’écrire. Mince alors, me voilà dans un beau pétrin comme disait à peu près feu-Galabru dans « La femme du Boulanger »… Il jouait drôlement bien les cocus, Galabru, faut reconnaître, loin du niveau de Raimu évidemment mais à l’impossible nul n’est tenu, même pas les cabotins à notoriété. En même temps, le physique de l’emploi ça facilite, vous savez, on lui aurait demandé d’interpréter James Bond, à ce brave Michel, il aurait sûrement fait un tabac mais décalé, tout de même, pas vraiment dans le cahier des charges…dommage, au fond, que personne n’y ait pensé. Désormais c’est foutu. A jamais! Et qui on va trouver maintenant pour le remplacer le gros, je vous le demande? Le comique de cinoche, de nos jours il est forcément juif, faut reconnaître, ou alors beur, ou bien noir le cas échéant, mais vous ne trouverez plus des pointures comme les Galabru, les Robert Lamoureux (cf. http://onefoutus.over-blog.fr/article-nauseabonderies-87509014.html ), les Paul Préboist, les Dary Cowl, les  Jean Lefèbvre, les Robert Dalban, et j’en oublie bien sûr de ces braves rigolos sans prétention qui nous faisaient bien marrer, hier et avant-hier. Nos amuseurs contemporains exercent leur bizness dans la sacro-sainte Diversité, avec le double souci de respecter les critères bien-pensants qui ouvrent les vannes de l’avance sur recettes et de maximiser l’audience quitte à flatter sans mesure ce qu’il y a de plus vil et de plus abruti dans la cervelle embrumée du spectateur moyen. Même les vieux résidus du flamboyant « Splendid » ont dû se recycler dans le politiquement correct bas de gamme, bien larmoyant et bien vulgaire si possible, afin de continuer vaille que vaille à assurer la grosse pitance dans un environnement de farouche concurrence sémitique. Voilà. Tout ça pour vous dire qu’aujourd’hui ce sera dur de vous grattouiller un petit bricolus sympa et de nature à vous dérider quelque peu mais vous connaissez ma devise « il n’est pas nécessaire d’entreprendre pour espérer »…enfin le contraire, quoi!

Alors on y va. Bon, je vous le dis tout de suite, Ouagadougou, son massacre, Moktar Belmoktar dit Le Borgne et Al Qaïda au Maghreb Islamique, on va laisser tomber. Sans l’intervention providentielle de Sarko Belsarko sur les conseils éclairés de Bernard-Henry le Magnifique (voir http://onefoutus.over-blog.fr/article-l-apotheose-de-bernard-henry-69708412.html ) la Lybie restait entre les mains infectes de Kadhafi… du coup Le Borgne en question se brossait de base arrière et d’armement…Il ne nous reste plus désormais que les (deux) yeux pour pleurer, avec l’espoir béat que l’Etat Islamique et Al Qaïda se neutralisent dans le Nord de l’Afrique, ce qui bien entendu relève de l’optimisme le plus carrefourien qu’on puisse imaginer. Et puis que voulez vous, avec ces braves Musulmans-Fanatiques on ne peut être sûr que d’une chose : ça continuera à péter. On ne sait pas trop où…ça pourra péter à Paris, à Bamako, à Jakarta, mais aussi à Londres, à Rome, à Bruxelles et pourquoi pas à Berlin, après tout, nos amis Teutoniques ont ce qu’il faut sur place désormais…la seule chose  que nous puissions raisonnablement espérer à titre personnel c’est que ça ne pète pas trop près de nous et des braves gens à qui nous voulons du bien. Oui je sais, il n’apparaît pas convenable d’écrire des choses pareilles…en même temps c’est la vérité et je mets quiconque au défi de penser différemment. Alors merde!

Eh bien, tenez, on va discuter deux minutes de l’Iran. Chouette sujet! La question revient à savoir s’il s’agit d’une bonne nouvelle ou d’une calamité. Ce cher M. Fabius soutient mordicus la première option, normal puisqu’il en revendique la paternité à quasi-égalité avec son homologue Kerry. A propos de ce dernier mon pote Hank Hulley me confiait pas plus tard qu’hier au téléphone : « de ce motherfucker-bloody bastard on ne peut rien attendre de bon, que du mauvais et ça pourrait même se révéler encore pire; entre lui et son patron Bamboula-Dogshit ils ne sont bons qu’à nous foutre dans la fiente et à nous y enfoncer jusqu’à l’asphyxie, fuck-you! Vivement qu’ils se cassent, qu’on n’en parle plus jamais, et même si on se récolte un gros clown comme cette tapette de Donald Trump ça se traduira par un soulagement encore plus fabulous que le jour où Luther-King avait rendu le dernier soupir, je te jure! » Hormis mon ignorance totale au regard des mœurs présumées du candidat à l’investiture républicaine (mais vous savez avec Hank il faut toujours en laisser plus qu’on n’en prend), je ne m’attendais pas à autre chose de sa part. Pour lui, tout ce qui vient de l’Administration Obama pue le soufre à pleins naseaux… un peu comme nous vis-à-vis des Socialos, en somme…nous avons bien raison à ce qu’il semble, alors pourquoi pas Mr. Hulley, je vous le demande. Moi, quand des types genre Culbuto ou Fafa-la-Tremblouille déclarent un truc, je décide arbitrairement qu’il s’agit d’une connerie : ce fut toujours le cas, sans exception ni réserve…à mon avis Obama-Kerry ça doit sortir un peu du même tonneau. Autant dire tout de suite que le rapprochement avec la République des Ayatollah enfiévrés devrait en bonne logique nous apporter plus de mécomptes que de satisfactions…et pourtant, pourtant, comme dirait le camarade Aznavourian sur son lit de mort (tiens, au fait, il est toujours là, celui-là?), à ce jour je ne vois que du positif!
D’abord les Iraniens demeurent avant tout les ennemis jurés des Sunnites, donc de l’Etat Islamique; rien que pour ça il me semble judicieux de leur redonner un peu de poil de la bête. Deuxio, ces gentils barbus détiennent grosso-modo cent milliards de dollars gelés un peu partout dans les banques occidentales, la première chose qu’ils vont faire consistera à les dépenser pour rattraper le retard accumulé depuis trente ans. Figurez vous qu’avant même l’officialisation de l’accord ces mecs avaient déjà acheté cent-quatorze Airbus! Y a plus qu’à signer, c’est bouclé. Et ça ne fait que commencer…pour ce qui nous concerne, nous autres Franchouilles, reste à savoir qui des Amerloques ou des Chleus nous damera le pion sur le marché persan (on connait la musique comme dirait ce cher Ketelbey!). Et puis qui sait? Peut être arriverons nous à leur fourguer deux ou trois bricoles, des Peugeot, ils aimaient bien dans le temps (faudrait qu’on refasse des 504, tout de même!), ou alors des Rafale, pourquoi pas? Histoire de faire la nique aux Arabes, non?
Troisio, qu’on le veuille ou non le retour des Iraniens dans le petit négoce pétrolier va te leur foutre un de ces bordels qu’on commence juste à imaginer à l’heure actuelle. Cinq-cent mille barils-jour en plus tout de suite et un million d’ici la fin de l’année! Même si les anticipations jouaient déjà depuis quelques mois, là on arrive dans le dur. Dès ce matin les bourses des pays du Golfe plongeaient dans le rouge mieux encore que le Pharaon dans la mer homochrome le jour antique et solennel où Moïse lui referma la porte mouillée sur la gueule. Tout cela va nous donner un pétrole tellement bon marché qu’on ne sentira pratiquement plus les nouvelles taxes, même celle que cette grosse pétasse de Wolfgang (ster) Schäuble voudrait nous coller pour financer les migrants-violeurs si chers à la mère Angela. Et, dans un autre ordre d’idées, n’étaient ces saloperies de radars automatiques je dirais presque que nous pourrions à nouveau envisager d’écrabouiller l’accélérateur à fond sans risquer la banqueroute!
Non, en définitive, moi, le retour en grâce de l’Iran je n’y vois que des avantages… Et vous vous rendez compte, pour peu que le Qatar tombe en faillite les media cesseraient de nous laminer les burnes avec le PSG , son Nasser de président et son connard vedette de Zlatan… cela dit ce serait ballot pour le malheureux Sarko qui perdrait en même temps son passe-temps favori et sa principale source de revenus (quand on imagine ce que doit coûter un ex-top model, même riche comme crésus, on ne peut tout de même pas lui souhaiter ça au pauvre nabot). Maintenant restent à attendre les inconvénients qui ne manqueront pas de découler de la nouvelle donne…mais au fait, les inconvénients pour qui? Pour les Arabes on a vu, pour Israël c’est bien triste mais ça les regarde, pour les pétroliers Amerloques on s’en fout bien pas mal. Et pour nous? Une guerre totale entre Sunnites et Chiites? Si ça se trouve ils nous oublieraient un peu, par le fait…et puis, après tout, on leur vendrait des armes, aux uns et aux autres, mime chose pareil! Quoi de meilleur pour la balance commerciale et pour l’emploi, pas vrai?
Désolé, rien à faire, le re-copinage avec l’Iran on ne pourra m’enlever de l’idée que ça constituerait plutôt une putain de bonne nouvelle…mais attention, je dois forcément me gourer puisque sur ce point précis je me trouve en parfait accord avec Fabius… bon, allez, après tout  une fois n’est pas coutume, et puis il faut des exceptions, n’est-ce pas, pour confirmer la règle.

En tout cas je vous souhaite un bon Dimanche, et avec la bénédiction de l’Ayatollah en plus!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Les Bisounours bisés

Comme le dit si bien Le Figaro (sur le baudet) « L’émouvante semaine des commémorations des attentats de Janvier se termine »… si vous le permettez j’ajouterai « c’est pas trop tôt » vu que, très sincèrement, j’en ai les amygdales-sud en capilotade de toutes leurs simagrées à la mords moi le Charlie. Et pour en rajouter un peu dans le nauséabond je me permettrai également d’établir une infâme distinction entre les victimes: ceux qui me font beaucoup de peine et ceux qui…moins. Moi, les pauvres bougres complètement hors du coup qui se trouvaient là, manque de pot suprême, au moment où il eût infiniment mieux valu déambuler ailleurs et qui se firent flinguer à cause de l’inconséquence irresponsable autant que criminelle de certains autres, me plongent dans un abîme de compassion et d’amère tristesse. Je plains bien sincèrement ces malheureux clampins, victimes même pas expiatoires de tous ces délicieux Bien-Pensants, thuriféraires empressés des Valeurs de la République, donneurs de leçons germanopratins de la générosité gauchiarde et autres fervents zélateurs de la Fraternité Universelle, qui nous ont imposé l’Invasion et le Grand Remplacement. Sans la prétentieuse stupidité de ces ahuris, les Merah, les Kouachi, les Coulibaly, les Nemmouche, les Glam, les Mostefaï, les Amimour,  ainsi que la cohorte à chaque instant  plus nombreuse de tous leurs homologues malfaisants et sanguinaires, n’eussent jamais vu le jour. Ils doivent leur infecte existence au regroupement familial et aux allocations du même métal. Et qu’on vienne me prouver le contraire, j’attends! Alors, quand je vois l’équipe de choc du Gouvernement de la République, Culbuto Le Grand en tête et Taubira-dégoût juste derrière, rendre les honneurs de circonstance à des plaques commémoratives mal orthographiées , exalter avec des trémolos dans la voix la mémoire de dessinateurs à l’humour aussi douteux que monomaniaque et verser des larmes de crocodile sur la détresse des proches des victimes du hasard criminel islamiste, ça me donne juste envie d’aller au refile, de déposer moi aussi ma petite gerbe à la « JE SUIS CHIENLIT » … les vrais coupables, ces jours là, on les trouve au garde à vous ou devant le micro… les assassins musulmans-fanatiques apparaissent juste comme leurs créatures à la Frankenstein.

Et pendant que les Franchouilles-Charlie se mijotent leurs petites émotions avec tout ce qu’il faut d’Imams bien-pensants, de kippas bien astiquées et de bobos à jolies pancartes, nos amis Allemands, eux, commencent à mesurer les conséquences fâcheuses de la crise soudaine d’humanitarisme aigu dont fut brutalement frappée il y a peu leur grosse Angela de Chancelière. Qu’est-ce qui a bien pu lui prendre à cette brave mémère, toujours bien tranquille et prudente jusqu’au fond de la grosse culotte de pilou renforcée là où qu’y faut? On se le demande bien, surtout du côté de Cologne où les délicates fragrances de l’eau du même nom se voient supplantées par l’odeur de la poudre et des gaz lacrymogènes. Ils n’en reviennent pas, ces braves Chleus, de la manière abrupte dont ils se voient remerciés de leur hospitalité bisounoursique. Des hordes de jeunes gens issus de la transhumance pseudo-syrienne qui se ruent sur les gonzesses comme des bonobos en rupture de fornication et qui se permettent sur leurs personnes de petites privautés telles qu’on les pratique couramment dans le métro parisien mais auxquelles les Westphaliens semblent encore peu accoutumés…il paraîtrait en outre que dans de nombreux cas les gentlemen en question aient carrément dépassé le stade de la petite privauté pour aller carrément jusqu’à la grosse, voire l’énorme, vu qu’à trois ou quatre sur la même nana ça peut tout de même faire un peu de dégât. Mais bon, faut comprendre n’est-ce pas, ne surtout pas faire comme ces abrutis de PEGIDA avec leurs « conneries racistes » comme disent nos journalistes accrédités; figurez vous que ces sales fachos sautent sur l’occase pour manifester contre les pauvres réfugiés abandonnés en pleine misère sexuelle! On ne va tout de même pas remettre en cause toute une politique d’accueil pour quatre ou cinq cents femmes plus ou moins violées en place publique, m’enfin, surtout qu’après tout elles l’ont peut être bien cherché, non? Oups, attendez, oubliez ça, faut pas dire, c’est défendu par les Chiennes de Garde! D’ailleurs disons-le franchement, les Teutons se trouvent bien embêtés : entre les salauds d’extrême-droite, les gentils gauchiards et les très estimées féministes qui manifestent tous en même temps pour des raisons fort différentes voire diamétralement opposées, personne n’arrive plus à s’y retrouver. La seule réflexion qui commence à poindre dans leurs cervelles un peu dures à la détente consiste à se dire que somme toute la méthode Orban ne présenterait-elle pas que des inconvénients et pourrait- elle avantageusement remplacer la réception à bras ouverts prônée à sons de trompes par cette andouille de Frau Merkel… tôt ou tard, en Germanie, la raison finit par l’emporter. Dommage qu’il n’en aille pas de même en France!

D’autant qu’on commence à s’apercevoir de certaines choses pas tout à fait conformes à ce que le monde politico-médiatique nous serinait naguère à longueur de temps et sur tous les tons. Les réfugiés Syriens, tout le monde imaginait bien qu’il s’agissait essentiellement d’ingénieurs et de médecins chassés de chez eux avec leurs petites familles par l’abominable Bachar et ses massacres quasi-shoatesques. Cependant, à la faveur -si j’ose dire- des viols à grande échelle (mais non, pas « sur », juste « à »!) du Jour de l’an au beau milieu de la Grand-Place de Cologne, on s’étonne de trouver, parmi les auteurs présumés, une grosse majorité de Maghrébins, très peu de Syriens…et pas un seul ingénieur ni le moindre médecin! Normal, me direz vous : les violences sexuelles c’est mal élevé…oui, d’accord, je veux bien…mais pourquoi tant de Marocains, de Tunisiens et d’Algériens parmi les demandeurs d’asile? Y aurait-y pas comme un défaut, là? Ce serait-y-pas qu’on nous aurait encore refilé des vessies en lieu et place de lanternes?
Et tout cela se révèle d’autant plus ennuyeux qu’une fois tous ces sympathiques jeunes Africains virés à paquets par nos braves amis d’outre-Rhin, ce qui semble en bonne voie, nous savons pertinemment où ils vont atterrir…ben chez nous,  ç’te bonne blague!  Tenez, par exemple, prenez le zigouillé du commissariat de la Goutte d’Or, celui qui venait en courant « pour son passeport » -aux dires de sa pôv maman éplorée- en brandissant un hachoir de boucher (halal, je précise, faut pas déconner) et que des flics éminemment douteux, voire carrément racistes, abattirent comme un chien et sans sommation ce dernier Vendredi. Hé bien le brave garçon, Tunisien selon les dernières supputations, arrivait d’Allemagne figurez vous. Un foyer pour immigrés…pas bien loin de Cologne, il habitait le mec…et cerise sur le gâteau, je vous le donne en mille…demandeur d’asile! Mais tout de même « surveillé » par les poulets Rhénans (les héritiers de la Gestapo en un peu moins efficaces) vu qu’il affichait très ouvertement une particulière dilection pour le Calife Al Baghdadi et son Etat-Islamique de merde. Moyennant quoi ce charmant jeune homme a pu venir tranquillos à Paris afin de s’occuper de son passeport par le biais de son ustensile de boucherie. Instructif, non? Et puis, où voulez vous qu’ils finissent les criminels Maghrébins virés d’Allemagne ou d’ailleurs, sinon en France, hein? Au moins chez nous ils se retrouvent chez eux et ce ne sont pas les coreligionnaires qui leur manquent…ni les Imams, ni les mosquées, ni les dhimmis! Vous reprendrez bien une petite tasse de thé fraternel offert par la Religion de Paix et d’Amour, pas vrai? Profitez-en, c’est la journée portes ouvertes, ahramdoumla, padamalgam!

Il leur faudra combien de temps encore à tous nos braves Bisounours du Vivre-Ensemble pour se rendre compte à quel point ils se sont fait biser (1)? Et nous avec…oui mais nous voilà bien longtemps que nous peinons à nous asseoir tellement ça brûle!
Bon courage et bonne semaine dans la paix d’Allah.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Je viens de trouver un « a » mais je ne sais pas où le mettre…

 

Comme un subtil parfum de sapin…

Né à peine plus d’un an après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la survenance inopinée d’une regrettable année 2016 me refile un peu le tracsir, comme l’eût sans doute affirmé notre bien regretté Maître Frédéric, dit San Antonio. Vous comprenez, je n’ai pas disposé du temps nécessaire pour m’y faire, sept décennies ça passe tellement vite sacrebleu! Comment voulez vous que je me résolve à tutoyer les soixante-dix balais alors même qu’hier encore j’avais vingt ans, ou trente, ou quarante…c’est pareil, c’est jeune tout ça…et aujourd’hui…
Enfant, et même adolescent, je regardais le septuagénaire comme un pauvre débris auquel on allait, sous peu,  se faire chier à apporter des chrysanthèmes, l’antichambre de la mort si vous voulez. Et puis, pan dans les dents, voilà-t-y pas qu’arrive mon tour! Là, illico, de suite! Merde alors! Avec tout ce qui me restait comme rivages à explorer, comme places à investir, comme bastions à emporter, comme compétitions à disputer de haute-lutte (voir par exemple cette petite-ode de derrière les fagots)… Et là, à présent, ça commence à schlinguer grave la fin du parcours, la disqualification brutale, la mise au rebut, l’exclusion aetatis causa, l’horreur cacochyme et podagre! Et pour couronner le tout, ce pauvre Delpech qui passe l’arme à gauche, dites donc! Il trimballait seulement quelques mois de plus que votre serviteur, le mec…bon, on se fréquentait peu  vu que la chansonnette m’a toujours laissé assez froid, seulement nous avions fait nos premières communions la même année et nous eûmes nos calvities à peu près en même temps, ces petites choses ne créent pas de liens, certes, mais induisent toutefois des rapprochements susceptibles de se révéler fâcheux lorsque l’autre décide de boulotter son extrait de naissance….Putain de bonne année, dites donc, un peu comme si on vous proposait gentiment la fosse commune en guise de piscine avec un maillot de bain en bois verni assorti d’une grande serviette de lin blanc! Bonne année, tu parles Charles!  Annus horribilis, oui comme disait naguère la maman de ce dernier, la vieille Windsor, toujours là cependant comme pour bien montrer aux jeunes gens qu’ils n’ont pas fini de se stirasser (comme on dit par chez moi) les ancêtres en rupture de cimetière.  Elle dégage une fragrance particulière, pour moi, cette année 2016 de malheur…comme un subtil parfum de sapin…va falloir faire avec.

En même temps, l’exemple de la susdite mère Elizabeth ainsi que la simple rigueur statistique,  joints à l’épouvantable situation financière de notre système madoffien de retraites, me conduisent à relativiser un peu tout cela. Quand j’évoque le temps heureux (enfin plus ou moins) de mon enfance ça nous remet quand même, l’un dans l’autre, soixante ans en arrière. Or, pendant ce laps considérable  – et à l’exception cuisante de Michel Delpech –  on a énormément gagné en espérance de vie, pas vrai? Vingt ans au moins, non?  Alors de là à dire que les septante ans d’aujourd’hui (je n’oublie jamais mes très estimés lecteurs de Suisse et de Belgique) correspondent grosso-modo à la petite cinquantaine de cette époque en noir et blanc… Bon, ben finalement quinquagénaire ça me va, tiens! Allez, on garde l’idée!  Du coup l’odeur se dissipe un peu…il ne me reste plus qu’à éviter soigneusement les miroirs et les photos, moyennant quoi elle se présentera ni mieux ni pire que les autres cette saloperie d’année 2016, en tout cas moi je vais m’efforcer de faire comme si!

Mais foin du nombrilisme et de mon dérisoire petit cas personnel -bien que je tende tout de même à lui concéder une primordiale importance- quand je dis « ni mieux ni pire que les autres » cela résulte sans doute d’un optimisme carrefourien aussi béat que l’imbécile publicité à laquelle je fais allusion. Partis comme nous voilà je la verrais bien dégueulasse, affreuse et mortifère cette saleté d’année nouvelle! Comment pourrait-il en être autrement, je vous le demande? Coincés entre des envahisseurs de plus en plus nombreux, hostiles, déterminés à nous faire rendre gorge et des pouvoirs étatico-médiatiques toujours prêts à minimiser la menace en nous faisant prendre les vessies de l’ennemi intérieur pour les lanternes du vivre-ensemble-sans-amalgame- ni-haine-de-l’autre, nous allons continuer à nous engluer doucement dans une guerre que personne n’ose qualifier de « civile » car, si l’ennemi la fait vraiment, nous autres souchiens nous contentons de la subir. Tout au plus apparaît-il de bon aloi de se déclarer « résistant », à l’étrange motif que nous continuons de déambuler dans les rues, d’un pas furtif et vigilant, voire de fréquenter, la trouille au ventre, les terrasses des cafés germanopratins… Entre ici, Jean Moulin, avec ton cortège d’expressos bien serrés, de spritz dûment frappés et de mojitos révolutionnaires d’inspiration fidelcastrienne! Vous savez, les Franchouilles s’en sont toujours coltiné une sacrée couche, c’est indéniable, mais je crois qu’en ce moment nous atteignons des sommets, on se surpasse!

Bon, allez, je dis « les Franchouilles » mais gardons nous de toute généralisation, n’est-ce pas, padamalgam, en quelque sorte. J’admets bien volontiers que le bon populo, le manard, le type qui prend le train à cinq plombes du mat’ pour se crever la paillasse avec un petit smic à la clé, ou celui qui pointe à Pôle Emploi dans l’angoisse de n’en sortir jamais, celui-là n’en a rien à foutre de la « résistance » des quartiers chics, il évite juste de regarder dans les yeux ses jeunes voisins de hachloum, Mohamed et Mamadou, histoire d’éviter autant que possible les représailles en forme de passage à tabac. Il n’en pense pas moins, le pauvre bougre, vous savez, seulement personne ne l’écoute, personne ne le défend, on l’ignore, on l’oublie et on le laisse se traîner obscurément dans sa décrépitude excrémentielle. Le petit blanc de banlieue devient le paria de notre monde d’aujourd’hui, il vivote tant bien que mal en espérant que ses gosses, convertis pour survivre, ne partiront pas un jour ou l’autre guerroyer en Syrie. Il vote Front National, bien sûr, tant qu’il y aura des isoloirs où l’on parvient encore à s’isoler, mais à chaque fois il l’a dans l’os! Éternel minoritaire, condamné, en conséquence à avoir toujours tort, vilipendé par les media qui le traitent à l’envi de beauf nauséabond et qui le couvrent de pipi parce qu’il bouge encore un peu…patience, il n’y en a plus pour longtemps, la Charia lui rendra sa dignité ou le crèvera comme le cochon de croisé qu’il est…sans trop le savoir, malgré lui, malgré tout…Dieu merci il lui reste le foot et les séries télé à ce pauvre malheureux; bien sûr ces choses là finissent parfaitement de l’abrutir, pire que l’assommoir de ses arrière-grands-parents, mais c’est le but recherché qu’est-ce que vous voulez, faudrait tout de même pas que le cave se rebiffe, pas vrai?  Hé bien ne vous inquiétez pas M’sieur-dames de l’Élite, il ne se rebiffera pas Thierry, il crèvera gentiment, sans vous faire suer, bien antipathique et bien planqué dans sa crasse! Et je ne vous parle même pas de son ex-femme à cette enflure, ni de sa triste descendance… d’ailleurs c’est déjà fait (voir http://onefoutus.over-blog.fr/article-la-figure-comme-le-cul-121034991.html). Là on touche à la parfaite abomination sur fond d’indifférence bien-pensante. Vive la République et ses Valeurs et bonne année à ceux qui en profitent.

Et dans ce domaine là vous avez le choix. Tenez par exemple, allez, un petit coup de promo  légion d’Honneur, juste pour le fun, histoire de finir sur une note réjouissante. Vanessa Paradis, ça ne vous dit rien? Là aussi on dépasse largement toutes les bornes du cynisme crétinisant sur fond d’esprits des Lumières et du 11 Janvier réunis! La République et ses Valeurs, merde, vous réalisez tout de même? Ou alors il faudra qu’ils la refilent carrément à Salah Abdeslam leur breloque de mes deux! Vous en faites pas, au rythme où ça déboule on ne tardera pas à y arriver, un peu de patience que diable! Fabuleux symbole, ça, la Légion d’Honneur, un truc qui vous explique la France tout bien comme il faut, suffit de prendre la liste des promus, dans le Journal Officiel et vous comprenez tout. Il fut un temps, pas très lointain encore, où j’épluchais systématiquement le document en question pour y rechercher les copains à féliciter, au cas où il s’en trouverait, ce qui se produisait assez fréquemment vu que je connais beaucoup de Franc-Maçons. Honte à moi! Pauvre con! Je préfère encore aujourd’hui, et de beaucoup, féliciter le charcutier pour la qualité de son saucisson (mais non, juste le pur-porc, enfin) ou bien même la pute qui réalise dignement et en conscience les opérations inhérentes à sa fonction sociale. Mais les récipiendaires de leur croix à la con, qu’il s’agisse de Jospin le « Ministre Plénipotentiaire Honoraire » de mes burnes, de l’inoubliable interprète de « Jo le Taxi » malgré son joli cul, ou bien encore des braves feu-Israélites qui faisaient leurs courses au mauvais moment à l’Hyper-Casher et à qui le ruban rouge ne fera pas, hélas, la jambe plus belle. Non vous m’excuserez, pour les congratulations ils repasseront, les chevaliers, les officiers, les grand- croix et tout le bordel. Je n’arrive même plus à en rigoler, dites donc, vous vous rendez compte?
Alors, si vous le voulez bien, nous allons les laisser arroser ça, tous ces saligauds de profiteurs de la Répupu. Quant à nous, que voulez vous, nous allons devoir nous la farcir, vouloir ou non, cette année 2016 au goût déjà prononcé de campagne pré-présidentielle… Chez le père Juppé, dès aujourd’hui, le futur président perce sous le repris de justice…il pousse son pion le vieux roublard, et ça marche, enfin c’est ce qu’on nous raconte dans les media : « le candidat préféré des Français »! Il faut dire que le mec en question fonce toutes voiles dehors vers les soixante et onze… Comme un subtil parfum de sapin, je vous le confirme, tout n’est pas perdu mes amis…

Alors Bonne Année, comme on dit…mais que cela ne vous empêche pas de passer une excellente semaine.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN