L’épée de Bolivar

On ne va pas se réjouir. En tout cas pas moi. Le décès de cette abominable vieille crapule de Fidel Castro ne saurait me plonger dans un abîme de félicité indicible. Pourquoi? D’abord parce que sa vraie mort remonte au moins à 2008, quand son frère Raul l’a gentiment installé dans son fauteuil d’égrotant sénile, entouré d’une nuée d’accortes infirmière chargées de lui changer les couches et éventuellement le survète en cas d’accident. Depuis lors il ne faisait plus de mal à personne le pauvre vieux. Du coup, sa disparition on s’en fout complètement. Bon je comprends à la rigueur la liesse des exilés de Miami, vu ce qu’il leur a fait comme saloperies, et le mot est faible, là d’accord. Mais nous? Pour ce qui me concerne, par exemple, lorsque ce type s’est emparé du pouvoir j’avais treize ans, l’âge de lire tout ce qui pouvait paraître à l’époque dans la presse. La télé je crois bien que nous n’en disposions pas encore, mais, en tout état de cause, la tronche pittoresque de Fidel avec son contingent de Barbudos  descendant du maquis de la Sierra Maestra pour renverser un Batista plutôt mal vu des folliculaires franchouillles, tout cela fait partie intégrante de mes années de découverte du monde. Je n’y comprenais pas grand chose mais ces curiosités particulières me folâtraient dans la cervelle, au même titre que les chansons de Gilbert Bécaud, les fesses fantasmées de Brigitte ou l’étrange musique émanant des discours alambiqués du Général de Gaulle. Donc, encore un truc qui fout le camp…ce n’est pas Fidel que je regrette, faut pas déconner, c’est juste le gros demi-siècle qui vient de s’écouler à la vitesse du torrent furieux déboulant du Pico Turquino et qui m’a fait passer en un clin d’œil du statut de petit merdeux mal dégrossi à celui de vieillard maniaque même pas élevé en fûts de chêne.
En même temps, bien sûr, on peut toujours s’amuser au spectacle des thuriféraires éplorés du Lider-Maximo. Je passe sur les Léninistes Sud-Américains  dont les larmes obligées ressortissent aux procédures ordinaires applicables en pareil cas. C’est leur problème, on s’en tamponne le coquillard comme on disait à l’époque de la Baie des Cochons. En revanche, je rigole bien mieux en entendant Mélanchon, le poète de mes burnes, sortir des conneries du style: « Fidel! Fidel! Mais qu’est-ce qui s’est passé avec Fidel? Demain était une promesse. Fidel! Fidel! L’épée de Bolivar marche dans le ciel. »
Sans blague, je vous jure, il a tweeté ça, l’ivrogne communiste!
Et Samedi Soir il invita même tous ses coreligionnaires à venir chialer au pied de la statue équestre du Libertador Vénézuelien, Cours la Reine… non mais vous vous rendez compte! Foutre ce révolutionnaire assoiffé de sang sur le Cours la Reine! Et ça remonte à 1980, au temps de Chirac Maire de Paris! Avant, l’objet se trouvait porte de Champerret… putain de pays, putain de République! Espérons seulement pour les potes à Méluche que l’épée du fringant cavalier se sera abstenue d’une marche céleste particulièrement risquée dans la mesure où elle se fût éventuellement terminée sur la gueule des quelques couillons venus rendre hommage aux criminels sud-amerloques en question.
Cela dit, effet peut être de la rapière bolivarienne parcourant les cieux à toute la vitesse de ses petites pattes, les militants du Parti Communiste Français…oui, ça existe encore… viennent de choisir ce pochetron de Jean-Luc comme leur candidat pour 2017. Au fond elle est bien tombée la mort du Fidel Barbapoux, je suis sûr que ça a joué: les Cocos, quand on regarde bien, ce sont avant tout des poètes. La poésie du Goulag, tout ça… Cela dit, poètes, ou paysans, ou trous de balles, comme on voudra, ils possèdent désormais un candidat solide, les Bolchos, un zigoto sur qui ils peuvent compter pour tailler des vaches de croupières à l’improbable candidat socialo susceptible de sortir un jour ou l’autre du bourbier pré-électoral.

Si nous comptons bien, nous trouvons, à gauche, au moins cinq téméraires prêts à se tirer la bourre pour perdre l’Elysée l’an prochain, une merveille! S’ajoute à cela un flou absolu sur le principal loser-gauchiard de la présidentielle, celui qui se fera éliminer au premier tour avec un coup de pied au cul pire que tout ce qu’on a pu observer depuis les origines de la République: le candidat officiel des Solfériniens. Et c’est parti pour la grosse rigolade bien de chez nous, avec maintenant le Président socialiste de l’Assemblée Nationale, l’invraisemblable Bartolone qui invite le Premier-Ministre socialiste à se présenter contre le Président socialiste de la République. On pourra lui reprocher tout ce qu’on voudra, à Hollandouille, mais en tout cas il restera dans l’histoire comme le fossoyeur de la Gauche Franchouille, le héros qui nous aura débarrassés- et pour longtemps j’espère- de cette bande de profiteurs éhontés dont l’action discontinue mais obstinée aura fait, en deux siècles, passer la France du rang de première puissance mondiale à celui qu’elle occupe aujourd’hui sur son strapontin ridicule coincé entre les Amerloques et les Chleus. Si l’on excepte les quantités négligeables, genre cocos et écolos, il reste à présent deux obédiences gauchiardes antagonistes: les socio-libéraux à l’anglo-saxonne tendance Macroncron et les patriotico-néo-marxistes style Montebourre. Ces deux catégories apparaissant comme totalement irréconciliables, nous pouvons considérer désormais que, sauf déconnage absolu autant qu’improbable de la soi-disant « Droite »(un peu comme en 97), nous en prendrons pour dix ans de Fillon… et après ce sera la Charia!
Ce sont arbis que vent emporte…
La Gauche est morte!
Je ne suis pas absolument certain que cette sorte de probabilité à long terme incite à un optimisme béat mais en tout cas la perspective de dix ans de répit me semble toujours bonne à prendre. Et puis on ne sait jamais ce qui peut arriver… si par impossible notre futur Président décidait d’assumer courageusement la défense des gens qui l’auront élu, non? Courageusement… oui, c’est tout le problème. Sans doute ne manque-t-il pas de courage, le bonhomme, mais suffisamment? That is the question comme dirait Pénélope (non, pas la tapissière, la Première Galloise de France…mais non, pas France Gall, oh et puis zut!).
En tout cas, il est une qualité qu’il faut lui reconnaître : l’abnégation! Voilà un type, en effet, qui pendant cinq ans, sans rien dire ou presque, sans rien faire, pratiquement, s’est dégusté Sarko-Président, avec ses lubies, ses changements de cap, ses grosses colères, ses inconséquences, ses aventures amoureuses et celles, encore pires, avec Bernard-Henry Lévy, ses vacheries humiliantes, ses talonnettes, bref sa personnalité singulière, traumatisante voire toxique. Et il a tenu le coup, le mec, avec sa gueule sinistre de paria… Regardez le bien, maintenant il n’a plus du tout la même de tronche, il en deviendrait même presque souriant, presque sympathique. Il a battu son ex-tortionnaire à plate couture, que voulez vous, et à présent il va administrer à l’autre vieux schnock girondin une branlée homérique qui devrait rester dans les mémoires comme la plus grosse déculottée à vocation présidentielle depuis le 5 Mai 2002 (et encore ce coup-là les dés étaient ils pipés, Chirac ayant laissé croire qu’il était de droite) alors forcément il se sent relax, le Sarthois, à l’aise et décontracté. Et dans la perspective de sa très prochaine investiture comme candidat UMP (enfin je veux dire…ah oui Les Répumachins) il ne voit sans doute aucune raison de ne pas considérer l’avenir sous des auspices élyséens… de quoi retrouver un sacré paquet d’optimisme

Cela dit, ne trouvez vous pas étrange cette faculté que possède à un si haut degré l’électeur de regarder, selon les circonstances, un vieux cheval de retour comme un homme neuf? Parce qu’enfin on le connaît depuis longtemps, ce garçon, et somme toute il n’a jamais rien prouvé. Alors, vous l’expliquez comment, vous, le phénomène?
Bon, moi je vais vous dire: il a manœuvré comme un chef! Au lieu de caresser dans le sens du poil comme tout politicard solliciteur de suffrages qui se respecte, il promet plutôt -sinon du sang et des larmes-  des temps difficiles, le ratiboisage de la Fonction Publique, la retraite à soixante-cinq piges, deux point de TVA, bref un discours qu’on n’a pas entendu depuis Michel Debré! Et comme il fait sérieux, on le croit, on pense qu’il va redresser le pays,  qu’il pourrait bien y arriver, en tout cas. Sans compter que pour draguer un électorat de vieux bourges, l’âge de la retraite pour les autres ça constitue un bon argument, diantre, on s’en fout nous, depuis le temps qu’on la touche, pas vrai? Quant aux fonctionnaires, on n’en a rien à secouer, de toute manière ils votent à gauche ces endoffés.
Le seul truc dans son programme dont il devrait se méfier, ça reste la Sécu: les déremboursements de médicaments, les franchises obligatoires, les réductions de prise en charge, tous ces machins-là ça fait peur aux vioques, même riches ils abhorrent…
Faudrait tout de même pas que ça lui fasse le coup de l’épée de Bolivar, à Fillon… ah non, excusez moi, en pareil cas on utilise de préférence celle de la Dame au Clebs… ah bon, Damoclès, vous êtes sûrs?

Allez, faut que je m’en aille voter, moi! S’agirait pas de laisser un Bolivar… je veux dire un boulevard, à notre copain Ali!

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

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Trump is coming!

Ça alors! Vous vous rendez compte, vla-t-y pas l’affreux Trump qui constitue ses équipes et qui fait rien qu’à nommer des nauséabonds! C’est vrai, ça, quand même, on se la jouait pépère à annoncer plein de  trucs comme « y fera jamais ce qu’il a dit », « y met de l’eau dans son vin », « de toute manière les Républicains lui laisseront jamais le champs libre », tout ça quoi, et puis, patatras, l’animal se met à balancer des noms à faire s’étrangler de rogne tout ce qui pense comme il faut dans le monde entier!
Non mais attendez, on rêve, i have a dream, comme disait l’autre, but not the same, c’est le moins qu’on puisse dire! Vous savez qui il nous bombarde comme ministre de la justice? Parfaitement: Sessions…mais non, pas Jam, on déconne pas là, Jeff il s’appelle le bougre,   prénom de beauf, ça, déjà. Un pur raciste ce Secessions, je veux dire Sessions -on peut s’y trumper, vous savez- figurez vous que l’ordure, procureur de l’Alabama en 86, s’en prenait à un avocat blanc assurant la défense d’un criminel noir (comment ça, pléonasme?) en l’accusant de « faire honte à sa race ». Et il n’a même pas l’excuse d’être né à Bab El Oued, le salaud! Ca vous la coupe, ça, pas vrai? Hein, quoi, qu’est-ce que vous dites, c’est tout ce qu’on lui a trouvé depuis trente ans, au mec? Non mais des fois, ça vous suffit pas une infecterie de ce calibre, un truc qu’on n’a pas assez de toute une vie pour expier? Ben merde alors! Il vous faut quoi? Une affiliation au Ku Klux Klan? Un lynchage de nègre? Un jet de banane à La Taube? A la Justice, en plus! Comme si vous preniez cette dernière par ce que vous pensez, comme dirait Donald, et que vous la balanciez dans la fosse à purin! Pareil!
Et attendez, ça ne s’arrête pas là, vous rigolez… à la Sécurité il nous colle le Général Michael Flynn! Ça ne vous dit rien? Bon alors, en deux mots: limogé par Barack-Hussein, le zigomar, pour cause de propos hostiles à l’Islam! Un anti-islamiste acharné, le type, rien qu’à voir un musulman fanatique il lui pousse des boutons plein la gueule! Un faucon, vous dis-je… même un vrai, peut être, un clampin à épingler au mur du Syndicat de la Magistrature, et à la place d’honneur, à côté de Vladimir Putin, tiens! D’ailleurs, pour couronner le tout, ce Flynn apparaît comme un inconditionnel du rapprochement avec la Russie, l’infâme! C’est tout dire, pas vrai? A croire qu’il veut absolument tenir ses promesses le maudit rouquin! Alors où on va si les politicards se mettent à faire ce qu’ils annoncent en campagne! On est loin de la France mais ça fout les jetons quand même, non, vous ne trouvez pas?
Surtout qu’il faut voir qui il nous fout à la tête de la CIA: Mike Pompeo! Pompez haut, faut prononcer, tout un programme! Un membre éminent du Tea-Party! Un facho de la pire espèce, un réac, un puant, une infection à lui tout seul, un des plus farouches accusateurs de la mère Clinton dans l’affaire du consulat de Benghazi, pas la peine d’en dire plus, non? Un type à vous foutre en l’air toutes les petites combines biscornues savamment élaborées par l’Administration Obama! Entre ce Pompeo et Steve Bannon, le Haut-Conseiller Stratégique nommé à la Maison Blanche, ex-patron d’un site d’extrême-droite -bouh quelle horreur- je vous garantis du changement de méthode, y a de la révision déchirante à prévoir dans les chancelleries!
Remarquez, maintenant nous avons une vraie explication, ouf, ça soulage! Alors tenez vous bien, ce n’est pas la démocratie qui a fait sortir le Donald des urnes, jamais de la vie, voyons, qu’allez vous imaginer là? D’où ça vient le succès de ce gros pignouf? Les électeurs amerloques? Eh non, vous n’y êtes pas du tout! Allez, je vous le donne en mille: Trump c’est à cause de Fesse-Bouc, voilà! Cette élection foireuse, ce gros beug de la démocratie, on le doit exclusivement à ce réseau maudit! Figurez vous que cette saloperie véhicule plein de fausses informations, de bourrages de crânes, d’insinuations vicelardes, tout ça! Contrairement aux media traditionnels, bien sûr, lesquels prenaient fait et cause pour Hillary (jaune) et donc trimballaient la vérité comme le chameau ses marchandises caravanières. Seulement les gens, ces pauvres cons, ils n’y croient plus aux media officiels, allez savoir pourquoi… du coup ils se sont tous tournés vers cette merderie de résossocio pourave qui les a vicieusement poussés à voter de travers! Y a intérêt qu’il s’excuse, cette salope de  Mark Zuckerberg et pas qu’un peu, faudra qu’il pompe grave sur les évêques franchouilles, par exemple, qu’il batte sa coulpe à qui mieux-mieux et surtout qu’il se démerde à ne pas louper aussi le prochain coup, parce que quatre ans de fascisme rouquinos ce sera vachement dur; mais huit ans, putain! Pire que la guerre de 14 et celle de 39 bout à bout, l’apocalypse, la peste noire, brune, rose…non, pas rose… enfin flûte, tout ce que vous voudrez! Cochonnerie de Fesse Bouc!

Grâce à Dieu -oui bon, on sait pas trop- l’essentiel reste que les vrais démocrates, ceux qui continuent à penser comme il convient, organisent la résistance. Ils défilent dans Manhattan, vont gueuler devant la Trump-Tower, interpellent méchamment le Vice-Président Pence quand il a le front d’aller au spectacle à Broadway, tout ça quoi! On a envie d’entonner le Chant des Partisans à bouche fermée, tellement c’est beau, courageux, grandiose! La levée de boucliers des bobos, des homos, des drogos, des diversitos! Tout ce qui fait la beauté de notre monde lève son cul de la chaise et brandit crânement le poing gauche! Dodo t’es foutu, les pédés sont dans la rue! Et la palme du genre revient au nouveau jeu qui fait führer… pardon fureur, là bas: le « Trump is coming challenge« . L’affaire consiste à tourner une petite vidéo dans un endroit plein de populo en gueulant comme un veau ce fameux « Trump is coming » et là, bien sûr, tout le monde détale, mouvement de panique générale, la foule affolée s’égaille de partout en évitant cependant les décès par écrabouillement qu’on déplore souvent, hélas, dans cette sorte d’occurrence. Ensuite, on publie la petite saynète sur le web: la plus réussie gagnera le coquetier bien-pensant et peut être même, qui sait, un séjour d’une semaine dans le Marais.
Faut dire aussi que « Trump is coming » ça revêt un double sens…Trump arrive, d’accord, mais aussi, vous savez, c’est Hank Hulley qui me l’a fait remarquer, « he is coming » signifie clairement -veuillez m’excuser- « il est sur le point de jouir »! Alors quand on connaît l’oiseau, on imagine sans peine ses capacités éjaculatoires… Là on comprend mieux les raisons du sauve-qui-peut général, ils partent tous se mettre à l’abri sans demander leur reste!
Et tout d’un coup surgit devant mes yeux l’image de Marine Le Pen victorieuse de la présidentielle, l’an prochain. Dans le genre traumatisme pour le Peuple de Gauche… et même du Centre -vous savez, les gens qui votent aussi à la primaire- en comparaison, Trump ça prendrait l’allure d’une gaminerie d’école maternelle. Vous vous rendez compte, « Marine is coming » l’effet bœuf… bon finalement mieux vaut songer à des choses moins terribles, surtout à l’occasion d’une date historique comme ce 20 Novembre 2016, premier jour d’élection de l’adversaire de la dame en question l’an prochain… Du successeur de Hollandouille, en clair!

Alors justement, me direz vous, ce n’est pas des Amerloques avec leur electpresident, qu’il faut causer, c’est de la primaire, sacrebleu, la voilà l’actu sonnante et trébuchante, tout se joue aujourd’hui! Les deux rigolos qui sortiront ce soir des urnes s’affronteront la semaine prochaine en vue de cinq ans de règne élyséen, que diable!
Entendu, d’accord, moi je veux bien. Toutefois j’ai un peu de mal à ne pas m’en foutre complètement. Faut que j’y aille, bien sûr…encore que… oui bon, je vais faire un saut, ce n’est pas ce que ça coûte, deux Euros ça va-ça vient, vous savez, certes pour ce dont il s’agit  ça cube assez lourd tout de même… mais enfin faut comprendre, ils ont des frais, vous savez… Ah et puis il y a aussi leur couillonnade de charte à signer… je veux bien l’alternance, j’y compte beaucoup, mais de là à partager leurs conneries de valeurs républicaines de la Droite et du Centre (du Centre! Vous pensez!). Seulement, en même temps c’est la carte forcée! On a des excuses à signer ce genre de connerie sous la contrainte… ben oui, c’est ça ou pas voter! Et moi je veux voter, ça me plaît de voter, j’adore voter, voilà bientôt un demi-siècle que je vote, je ne vais pas louper ce coup-là pour une petite signature de rien du tout au bas d’un tissu de niaiseries, non? Ce serait dommage tout de même! Allez, c’est décidé j’y vais de ce pas!

Le temps de vous souhaiter une bonne semaine à tous et me voilà parti pour la fiesta des urnes droite-molle/ventre mou… Fillon is coming!
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

« Et le vieil homme entra dans un long hiver »

Qu’est-ce qu’on rigole!
Bon, vous me direz, le jour anniversaire du Vendredi 13 islamiste massacreur, sans doute apparaîtrait-il plus convenable de la mettre en veilleuse sur l’élection amerloque et ses aspects délicieusement désolatoires d’une Bien-Pensance universelle consternée, dépitée, atterrée et révoltée contre ce couac immense de la démocratie que constitue la promotion de l’infect Donald au rang de Président-Elu et bientôt Président tout-court (et peut être pas si court que ça) des States. Eh bien moi je dis non! Et puis merde, tiens, pour en remettre une petite couche bien nauséabonde! Parce que ces olibrius politiquement-corrects qui, tout en déplorant avec la dernière énergie le résultat électoral étasunien, versent des larmes de crocodile sur les victimes du Bataclan et de ses environs bistrotiers, me semblent porter l’entière responsabilité de la prolifération sur notre sol des musulmans fanatiques auteurs des hécatombes en question. Alors si Trump les emmerde, ces humanitaristes béats, ces opportunistes éhontés, ces ventre-mous dépourvus de testicules qui nous vendent depuis plus de quarante ans du « regroupement familial », du « vivre-ensemble », des « chances pour la France », du « touche pas à mon pote » et autres slogans pitoyables du renoncement et de l’abandon occidental, eh bien je les emmerde aussi, à pied à cheval et en voiture comme disait Papa! Et je ricane à voir leurs tronches d’enterrement, à entendre leurs dénigrements désappointés, à sentir leur méprisante rancune se déverser contre les cons de ploucs-yankees- abrutis responsables d’une ignominie de cette ampleur.
Trump c’est tout ce qu’on veut, un malotru, un goujat, un beauf mal embouché, un magouilleur véreux d’affaires douteuses, un hurluberlu, même, pourquoi pas… mais c’est aussi l’anti-Bataclan, le type qui a les couilles de se lever malgré les lazzi, les insultes et les crachats, pour gueuler à la face du monde entier qu’on arrête de se laisser faire, qu’on va commencer à se défendre, qu’on identifie clairement l’ennemi et qu’on fera le nécessaire pour s’en prémunir. Que ne possédons nous, ici, de l’autre côté de l’Atlantique, un hurluberlu véreux, vulgaire et grossier du même calibre, un sale connard capable de réunir une majorité sur un programme bas de gamme visant à sauver ce qui pourrait encore l’être! Hélas, nous autres Franchouilles et Européens de l’Ouest, voués aux politicards bien policés, modérés dans leur parole comme dans leur enthousiasme, nous devrons nous contenter des discours consensuels et des actes bruxello-berlinois visant à nous soutenir la tête afin qu’elle vienne convenablement se poser sur le billot.

Hank Hulley, lui, bien entendu, il voit comme toujours les choses à sa façon.
« Bon, tu sais Old Timer -comme on disait dans les westerns de l’ancien temps- faut pas s’emballer. D’abord le mec nous a évité au moins quatre ans de Clinton, on sait de quoi il retourne vu qu’on en a déjà dégusté huit à l’époque de Billy-Cigare (1). Rien que pour ça on peut se féliciter et même remercier Dieu, ça ne mange pas de pain et si, par impossible, Il en existait Un qui ne s’appellerait pas Allah, le fait de se montrer sympa à son égard ne pourrait qu’aider Tonton Don à la manœuvre. Parce qu’il va avoir du taf, crois moi! Avec le programme qu’il a bricolé, faudra pas s’endormir sur l’établi! Oui, je sais bien, toute la bande de motherfuckers qui s’époumonaient à pronostiquer une victoire écrasante de l’autre guinea fowl bronchiteuse viennent maintenant nous raconter comme quoi le mec ne fera jamais ce qu’il a promis, et que même s’il essayait le Congrès l’en empêcherait et que de toute façon son règne sombrera dans la honte, l’opprobre et le ridicule…
« Poor bunch of assholes! Avec les deux Chambres entièrement aux mains des Républicains il a toutes les chances de se réaliser, le programme de Trump. Qu’est ce qu’il prévoit ce gugus? Ben oui, de se protéger, de faire revenir les emplois aux Etats-Unis, de baisser les impôts et du coup de rétablir la prospérité! T’en connais beaucoup, toi,  des parlementaires qui seraient contre? Alors! Et puis quand il propose de virer les Musulmans dangereux (excuse le pléonasme) tu t’imagines les Députés et les Sénateurs de droite prendre le risque de s’y opposer? Avec l’épée de Damoclès des attentats qui se balance au dessus de nos tronches?  Sans parler de l’immigration latinos, l’invasion je devrais dire, qui fout la trouille à l’électeur de base, lequel sent la situation lui échapper et c’est justement pour ça qu’il a voté Donald! Il le fera son mur entre nous et le Mexique, tu verras, surtout qu’il fera raquer les Chicanos… deux choses qu’il sait bien faire, ça, construire des murs et ramasser du blé! Qui va l’en empêcher, hein? La Majorité Républicaine? Me faites pas rigoler avec vos pronostics de merde toujours démentis par les réalités! Il le conduira jusqu’au bout son programme, le gros tordu, et celui qui l’en empêchera il est encore dans le slip de son papa! Foutaises! Et même qu’il nous réconciliera avec les Russes, parce qu’entre Vladimir Putin et Don Trump, c’est pas des points communs qu’on trouve, ce sont les deux versions, U.S. et Russkof, du même bonhomme, celui qui évite de se masturber la chetron avec de grandes idées, qui assure tranquillement, sans s’affoler, et qui fait avancer la caravane en dépit des aboiement hargneux du chenil bien-pensant. Alors tu penses qu’ils vont s’entendre ces deux-là, comme larrons en foire! Avec en priorité une alliance pour niquer la gueule à l’État Islamique et combattre un peu efficacement, pour une fois, le péril mahométan. Quand il s’agit de la jouer dans l’intérêt bien compris des deux parties, ce genre de type fait toujours cause commune, ça relève du gros bon sens primaire, un truc qui échappe complètement à nos subtils politiciens des deux côtés de l’Océan.
« Cela dit, nous autres Amerloques de bonne souche, nous assistons depuis l’élection à une levée en masse de tout ce qui pourrit le pays, depuis les vedettes frelatées hollywoodiennes comme l’autre slut qui montre son cul, l’italian bitch si justement surnommée Lady Gaga -plus gaga que lady, tout de même- jusqu’aux junkies crados des bas-fonds new-yorkais. Et tout ce joli monde proteste contre le vainqueur de l’élection, « love Trump’s hate », qu’ils disent ces champions de la démocratie-quand-on-vote-comme-il-faut. Bande de fucking bastards! On a rouspété nous autres, quand vous nous avez collé par deux fois votre Bamboula de mes deux, hein? On est allé hurler à la mort sous ses fenêtres, peut être? Non, nous nous sommes écrasés, parce que nous, au moins nous respectons la règle du jeu, la Constitution héritée de nos ancêtres, elle vaut ce qu’elle vaut mais ça reste du solide. Seulement les ancêtres de Lady Gaga, de Beyoncé, de Jennifer Lopez n’ont rien à voir avec nos Institutions, voilà pourquoi tous ces métèques s’en foutent, ils prennent ce qui les arrange et le reste ils pissent dessus… et là, depuis quelques jours, ce sont eux qui se morflent le jet en pleine poire. Forcément ils n’aiment pas, les chiens, ça les défrise… Ben oui, tu comprends, pour une fois, grâce à ce gros rouquin farfelu, nous avons gagné, nous les blancs, nous les baisés, nous les puants, les ploucs, les affreux qui circulent avec un colt à la ceinture! Nous avons gagné contre le Système, contre les media, contre Hollywood, contre Wall-Street, contre toute cette intelligentsia qui nous explique comment il faut vivre, comment il faut penser, comment il faut adorer le sale clébard qui nous mord les fesses… fini, tout ça, maintenant on fait dans le rudimentaire, le simpliste, le rase-mottes! Et ils verront, tous, y compris vous les Européens à lunettes roses, que les choses iront bien ainsi. Mieux vaut un gros connard avec de bonnes grosses idées qu’un ramassis d’intelligents raffinés et compliqués, incapables de trouver le Nord avec une boussole.
« Vois tu, old frog, au départ le zigoto en question ne m’inspirait pas grand chose. Entre sa chevelure grotesque, sa gonzesse à milliardaires, sa grande tour phallique et ses jeux télévisés biscornus, la sympathie avait un peu de mal à passer. Mais maintenant, j’ai voté pour lui -ben oui, sinon pour qui?- et le voilà Président des États Unis avec des intentions qui me conviennent. Que demander de plus? Donc je suis content et même très content… quant à ceux qui ne le sont pas, eh, bien je leur crache à la gueule, voilà tout!
« En attendant, happy birthday, vieux machin! Bienvenue au club des septuagénaires; on y trouve aussi du beau monde, tiens, le President-elect, par exemple, ce qui prouve qu’il reste encore une vie après la septantaine! Porte toi bien, donc, le cimetière c’est pas pour tout de suite!
Allez bye, à la prochaine. »

Il s’en souvenait, le vieux schnock! Évidemment, comment aurais-je pu imaginer qu’il l’eût zappé, mon anniversaire, l’animal. Pourtant je me donne un mal de chien pour que cette horreur passe inaperçue! Bon, je me fais une raison, d’ailleurs il n’est pas le seul, Hank, tout le monde s’acharne depuis trois jours à me rappeler mon basculement dans la catégorie des croulants, j’en ai le moral en dessous des roustons! Il y en a plein qui font la fête, oui, pourquoi pas si le cœur leur en dit… moi pas! Je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de chouette dans la décrépitude, la mocheté vieillarde, l’approche du grand trou! Sans compter la totale démonétisation du mec sur le marché des gonzesses! « Au delà de cette limite votre ticket n’est plus valable » comme le constatait ce pauvre Romain Gary, malgré le succès, la célébrité, l’argent, toutes choses dont me voilà fort dépourvu…alors vous vous rendez compte du désastre! On a beau le sentir venir, on ne peut pas s’y habituer, c’est trop con!
Ça m’évoque grave la phrase de chute du « Singe en Hiver », quand Gabin se retrouve tout seul sur le quai de la gare, enveloppé des brumes de la vapeur ferroviaire du début des années soixante. Ça disait comme ça: « Et le vieil homme entra dans un long hiver »… Long, je veux bien, à la rigueur, pourquoi pas… mais surtout pas interminable…enfin j’espère…

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1)Bill Clinton, ainsi surnommé en raison de l’usage qu’il fit d’un havane dans l’intimité de Monica Lewinsky.

La banqueroute de l’Humanité

Pour tout vous dire je n’ai pas grand chose à vous raconter.
Ben oui, comprenez vous? il arrive un moment où ça coince un peu, la saturation, le trop plein, la barbe, quoi! Voilà huit ans désormais, presque jour pour jour, je me lançais à corps perdu (mais pas pour tout le monde) dans l’écriture bloguesque, sans trop savoir où j’allais, juste avec l’idée de me foutre un peu de la gueule de tous ceux qui, depuis les hautes sphères, nous compissent à jet continu de leur actualité faisandée en forme tantôt de bourrage de crânes, tantôt de lavage de cerveau. J’ouvrais donc http://onefoutus.over-blog.fr, petit bulletin sans prétention, sans illusions et surtout sans lecteurs. Pas une grosse responsabilité, en somme. Puis le temps a passé, effroyablement vite, quelques fidèles me font l’insigne honneur de me rendre régulièrement visite sur un WordPress bien plus sympa que mon précédent hébergeur; entre-tant la vie m’est passé dessus, en me refilant un petit peu de peine et un gros coup de vieux qui me saute à la gueule lorsqu’il m’arrive de rencontrer un miroir. Avec tout ça l’envie s’émousse et mon sens de la dérision avec. Du coup je vous déballe de plus en plus mon pessimisme dominical sur fond d’écœurement, de dégoût et de rage impuissante face au génocide tranquille infligé à l’Occident par la bande de discrets rastaquouères inconnus qui tirent les ficelles en loucedé. Et fatalement, hic jacet lepus, je deviens de moins en moins drôle. A ce rythme-là, si rien ne se passe, comme les gens venaient ici pour rigoler un peu, ils iront voir ailleurs, chez tous mes confrères pleins d’humour et de vigueur juvénile, je ne cite personne, y a pas de raison de promouvoir la concurrence, nom de dieu!

Alors là, aujourd’hui me voilà, comme tous les dimanches, confronté à une page blanche qui, du coup, ne l’est plus tout à fait. Et je vous parle de quoi, hein? Vous ne voudriez tout de même pas que je dissertasse finement sur le débat de Jeudi soir, entre Kosciusko-Blanche-Neige -honneur à la représentante attitrée du beau-sexe- et les six nains politiques dont un de près de deux mètres, ce qui fait de ce dernier le plus grand nabot de la Cinquième, le précédent au dessus du mètre quatre-vingt-dix appartenant plutôt à la catégorie des géants de l’Histoire -et non de la route, ça c’est Poulidor (1,72 m.). Entre nous, leurs débats, leurs combats, leurs ébats, à ces cornichons, je m’en fous tellement que je ne les regarde ni ne les écoute depuis belle lurette. Voilà plus d’un demi-siècle que je les observe, tous ces pignoufs, à s’agiter, pérorer, argumenter, déblatérer, ratiociner: j’ai fini par comprendre qu’une fois pour toutes nous l’avions dans le prosper, la démocratie étant seulement là pour faire office de vaseline afin d’adoucir quelque peu la rugosité du rapport. On nous propose de nous intéresser aux idées de merde de cette bande d’écornifleurs, alors même que nous en subissons tous les jours les retombées cataclysmiques, invasion, islamisme, agressions, attentats, et je ne vous parle même pas des impôts locaux que nous sommes en train de raquer comme des malades à la suite de toutes les décentralisations à la con qu’ils nous ont bricolées et qui nous coûtent la peau du cul avec  à la clé un bénéfice pour le moins négatif.
Prenez un rigolo comme Juppé, par exemple. En voilà un qui ferait mieux de fermer sa grande gueule et de s’en tenir éventuellement à Bordeaux, puis qu’aussi bien, là bas ils ont voulu de lui… allez savoir pourquoi. Ce zigomar se trimballe une carrière de saboteur d’État tout ce qu’il y a d’exemplaire: sept ans ministre, deux ans premier ministre, avec dans ce dernier poste, le fameux coup de la réforme de la Sécu. laquelle mit le pays à feu et à sang fin 95 pour un résultat totalement nul. Je le voyais de près à l’époque: c’est juste un fonctionnaire, point-barre! Rien de plus à ajouter, même pas la peine d’évoquer son palmarès judiciaire, entre sa condamnation pour prise illégale d’intérêts et celles auxquelles il a échappé de justesse dans l’affaire des appartements de Paris, il y aurait de quoi remplir un bouquin tout entier. Un type, donc, qui n’a jamais apporté que du mauvais au pays et qui finalement a réalisé sa superbe carrière d’énarque inspecteur des finances recyclé en politicard de haut-vol…un peu ce que voudrait le joli petit Macron, en moins rapide. Parce que maintenant, le bonhomme, certes sur le tard mais plus que jamais, affiche la prétention de s’installer pour cinq ans à l’Élysée! Et pas avec sursis, ce coup-là! Le couronnement de toute une vie de fructueux sacrifices, de dévouement au service de soi-même, l’apothéose du professionnel de la République: la présidence d’icelle, dites-donc, un beau rêve en passe de se réaliser…enfin si l’on en croit les media et si l’impayable Sarko, celui qui tient dans sa petite main les urnes de la Primaire de la Droite et du Ventre-Mou, lui en laisse le loisir. Si j’étais vous je ne parierais pas là-dessus…
Tout cela me semble tellement déprimant que je m’en vais vous parler d’autre chose.

Oui, d’accord, mais de quoi? Les élections U.S. ? Bon, je vous ai fait le coup la semaine dernière et selon toute probabilité il faudra les évoquer un minimum Dimanche prochain, vu que d’ici-là notre ami Hank Hulley m’en aura disserté abondamment et quoi que puisse donner le verdict de la pantalonnade électorale d’Outre-Atlantique. Bien sûr, l’intervention tonitruante de Beyoncé et de son Jules Jay Z (comme Zorglub, sans doute) ne manqueront pas d’assurer le triomphe de la mère Hillary (comme une baleine, elle) tant devrait se révéler décisif l’engagement politique des plus beaux derrières du show-biz amerloque -mondial donc- Jennifer Lopez comprise. Les fesses en question reniant souverainement l’infâme Donald, vous pensez bien qu’il est foutu… d’autant que le pauvre type, en guise de soutien médiatique, doit se contenter du Ku Klux Klan ce qui, au moins dans l’ordre esthétique, ne saurait soutenir la comparaison avec les fondements de Katy Perry ou d’Eva Longoria. Alors il faudrait vraiment, pour le coup, une vraie réaction du populo de base, les obscurs, les sans-grade, les baisés, quoi, ceux qui subissent tout et qui se brossent du reste… les culs débordant de pognon contre le désespoir des fauchemanes de la cambrousse, lesquels voteraient pour un milliardaire new-yorkais… Décidément leur élection semble encore plus biscornue que la nôtre. C’est quand même fabuleux la démocratie!

Alors, la bataille de Mossoul? Celle qui s’engage à Raqqa? Alep dont, du coup, plus personne ne parle? Non, n’est-ce pas, de toute façon à part Liseron Bougnoul et son beau gilet pare-balles de TF1 nous manquons singulièrement d’informations fiables. Alors, comme il s’agit d’affaires sérieuses avec des types qui, en ce moment même, se font zigouiller, j’aime autant ne pas m’en mêler… jusqu’à nouvel avis.
Il me reste quoi, là, pour le coup, à vous servir en guise de dessert? Eh oui, pardi, le Pape!
Encore heureux qu’il soit là, ce brave Francesco, avec ses sorties toujours imprévisibles de jésuite-gauchiard moralisateur. La semaine dernière, retour de Suède où il avait pu constater des changements évidents dans une population passée du coloris sucre-en-poudre uniforme à un chouette patchwork susceptible d’aller du marron clair jusqu’au noir le plus invisible en plein jour d’hiver boréal. Probablement impressionné par le côté paradoxal de l’impression visuelle, ce bon Vicaire du Christ crut judicieux, dans l’avion qui le reconduisait au bercail vatican, de faire à la presse une surprenante déclaration. L’idée exprimée par le Saint-Père revenait à préconiser l’accueil des « migrants », bien sûr, mais jusqu’à un certain point, faut pas déconner. Parce que vous comprenez, il convient essentiellement d’éviter de dépasser ses capacités d’absorption, lesquelles, comme toutes choses en ce bas monde, se révèlent nécessairement limitées. D’accord, certains peuvent plus, d’autres moins, par exemple au Vatican c’est deux familles syriennes, soit un total de soixante deux personnes alors qu’on s’attendait à huit, on s’arrêtera donc là et c’est déjà pas mal, flûte, faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages, m’enfin! Oui, parce que, comprenez vous, si on en accepte trop, on n’arrive plus à les intégrer, voilà l’os et par conséquent ils se ghettoïsent, les mecs, et ça faut surtout pas, c’est très mauvais, pire que tout! Une fois ghettoïsés, vous n’en tirez plus rien, par exemple même pas question de les convertir, au contraire ils se radicalisent et nous le mettent bien profond à nous autres Catholiques! Alors siouplait, qu’il dit François, ne dépassez pas la dose prescrite, démerdez vous comme vous voulez, hein, et allez dans la Paix du Christ. Amen…
Mince alors, et si on l’invitait à venir faire un petit voyage à la Courneuve ou à Chateloup les Vignes, des coins comme ça, histoire de lui conforter les convictions? Parce que la Suède, oui, il s’agit de  dix pour cent de la population, ça craint grave, bien sûr… mais dans les lieux dont je vous parle il verrait du cent pour cent, le Pape et si jamais il en sortait vivant -a fortiori dans le cas contraire- il pourrait peut être en toucher deux mots au Père Éternel…parce que nous, au point où nous en sommes, sans intervention divine nous ne risquons pas de nous en dépêtrer!
Remarquez, dès hier soir à Rome devant un parterre de « mouvements populaires » il rectifiait un peu le tir, tout de même. Avec l’idée suivante que lorsqu’il faut sauver des établissements financiers de la banqueroute on trouve toujours des sommes colossales à mettre au pot (il a dû louper le coche Lehman Brothers, le Souverain Tonpif -comme dit Grauburle-) mais qu’en revanche, lorsqu’il s’agit de refaire la cerise à tous ces pauvres types qui crèvent la dalle en Afrique, là y a plus un rond. En somme, comme il dit, la « banqueroute de l’Humanité » tout le monde s’en fout!
Au fond il n’a pas tort, Pope Francis, et puis, « la banqueroute de l’Humanité » (j’ai vérifié, il ne faisait aucunement allusion à la dèche du quotidien communiste) c’est drôlement bien trouvé, et puis c’est drôlement vrai, en plus…alors tenez, ça va me faire mon titre, au moins ça que les Islamistes n’auront pas!

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN