Grisaille

La belle affaire, dites donc, un socialo de plus dans le Gouvernement Barbapoux! Et en prime une obscure directrice de Saint-Gobain, copine de ce dernier! Le voilà donc, ce fameux « remaniement ministériel » qu’on nous a monté en mayonnaise pendant une bonne semaine: une petite manœuvre de basse tactique pour nous faire gober deux sous-ministres supplémentaires dans une équipe que notre bien-aimé Présipède promettait naguère « resserrée ». S’y ajoute une espèce de petit rigolo doté d’une superbe tête à claques qui a toujours l’air de se foutre allégrement de votre gueule. Nous n’avons pas fini de le déguster à tous les repas celui-là: porte parole du Gouvernement, en remplacement de Castaner-le-magnifique, demi-dieu nommé par Jupiter soi-même à la tête du parti des godillots présidentiels et qui, nonobstant, conserve son maroquin des relations avec le Parlement… Soyons lucides, tout ça on s’en fout comme de l’an quarante (avant Jésus Christ, bien sûr, je ne me permettrais pas de mépriser à ce point une année qui nous apporta, entre autres gloires, le 18 Juin, Arlette Laguiller et Dalil Boubakeur) on n’en a rigoureusement rien à foutre de son soi-disant remaniement, ça va juste nous coûter un poil plus cher, mais peanuts, vous savez, en comparaison de tout le reste…
Par exemple, les « droits des femmes », voilà un joli sujet pour tout ce qui pense bien in the world, à commencer par notre sémillant Président de la Répupu, lequel n’a pas manqué, ce samedi,  l’occase de briller au firmament de la connerie feministo-boboïde. Un beau discours, vraiment, empreint de tout ce qu’il faut pour se mettre ces dames dans la poche -si j’ose ainsi m’exprimer- avec plein de mesures annoncées pour en finir avec les sales beaufs qui bastonnent leurs gonzesses et les salopards qui emmerdent celles des autres en pleine rue. Il va même créer un « délit d’outrage sexiste » pour faire rendre gorge à ces derniers, verbalisable immédiatement, dites donc! Je vois bien la nana qui traverse la Goutte d’Or sous les quolibets, les lazzi, les insultes, les mains au panier et les crachats, s’en aller quérir immédiatement un agent de la force publique afin qu’il constate l’infraction et intime aux coupables l’ordre de raquer l’amende hic et nunc! C’est comme les cours d’éducation bientôt infligés, dès leur plus jeune âge, à Mohamed et à Mamadou afin qu’ils voient désormais les filles comme leurs égales et qu’ils leur vouent un respect au moins équivalent à celui qu’ils doivent au caïd ainsi qu’à l’Imam du quartchier. Voilà qui produira assurément des résultats palpables, étant toutefois précisé qu’il appartiendra toujours à Zoubida de bien obéir à son père, à ses frères et à son époux car dans le cas contraire, la Parole de Dieu prescrit le châtiment corporel… Si c’est Allah Soi Même qui ordonne de frapper, Mme. Duchemolle, professeure(!) des écoles, pourra toujours dire le contraire dans le brouhaha bordélique de sa classe de CE1, elle restera aussi inaudible que l’allocution du muet dans un congrès de malentendants.
Bref, l’ami Macrouille s’est fendu de tout un tas de mesures hétéroclites visant à en finir avec le machisme et la brutalité masculine, depuis le bus qui s’arrête n’importe où sur simple demande, jusqu’à la prescription des agressions sexuelles portée de vingt à trente ans…après la majorité de la victime…en gros ça pourra quasiment aller au demi-siècle! « Y a Tonton qui m’a fait le coup de la main chaude en 1970, foncez donc à l’EHPAD, M. le Proc, des fois qu’il bouge encore »… vous mordez le topo? Merci M. Macron! En tout il nous en colle pour un demi-milliard (avoué), ça fait un peu cher pour se payer la gueule des pauvres nanas, ne trouvez vous pas?
Il sait y faire, pas vrai, notre petit démiurge à sa Bribri! Prendre les gens pour des nazes ça marche à bloc, chez nous, il suffit de se baisser un peu pour ramasser et depuis six mois qu’il nous préside, le bougre, dieu sait qu’il ramasse…avant de se ramasser lui même un jour ou l’autre, sans doute, mais faites confiance, ce jour-là n’est pas près d’arriver!
La preuve: il continue à ratisser tout ce que la politicaillerie compte d’amateurs de bonne gamelle. Tel le socialo dont je vous parlais tout à l’heure, opposant résolu de la veille et désormais secrétaire d’État auprès de ce même Darmanin qu’il couvrait de pipi voilà pas quinze jours à la tribune de l’Assemblée! Tel aussi Darmanin, d’ailleurs, dont l’adhésion aux « Marcheurs » macronniens vient à peine de tomber sur les téléscripteurs simultanément à celles de l’ineffable Thierry Solère ex-directeur de campagne de feu Fillon et d’un certain Sébastien Le cornu qui ne l’est assurément pas autant que ses électeurs de droite. A côté de ces ralliements directs, vous avez aussi les charmants fantaisistes du parti nouvellement créé aujourd’hui, « Agir » ça s’appelle…il s’agit en réalité des « Constructifs », ces alliés alimentaires de la mouvance macronnesque, dont l’ambition consiste à cirer les pompes du pouvoir en place sous couvert de libéralisme humanitariste. Comme l’a exprimé Wauquier, tout cela constitue un joli « ramassis d’opportunistes venus cuire leur petite soupe », on ne saurait mieux dire!
Mais le champion, le mètre étalon du lècheculisme, le rameur solitaire derrière la nef royale, on le trouve en la personne de Petit Caudillo, descendu de son piédestal matignonnesque pour dégringoler, depuis, jusqu’au statut peu glorieux d’admirateur béat de son ex-ministre de l’économie. Qu’est-ce qu’il peut lui passer comme pommade à Présipède, lequel l’ignore souverainement, de la façon la plus absolue et la plus totale! Il a beau gigoter dans tous les sens Vallsounet, prôner l’exonération des heures sup, comme Sarko en 2007, attaquer de front la petite vermine Plénel pour ses accointances avec Ramadan et les Islamistes, « réfléchir », même, à une éventuelle adhésion au parti macronniste, rien n’y fait, un seul Manu suffit à la République! L’ex-premier ministre de Culbuto trimballe désormais un statu de has been et on ne saurait trop le lui faire savoir, ça lui fera toujours payer les engueulades du temps passé, celles du temps de Macrounet à Bercy, avant la grande bascule de Mai 2017…quand déjà, confusément, il se sentait couillonné le caudillo, et sans trop savoir ni pourquoi, ni comment. Il a fini par comprendre après, mais trop tard, quand on est con on est con! Ressortir des poubelles de la démocratie, exige beaucoup d’élan et en fait d’élan, le catalan en question se contentera du bouc dont il orne désormais son menton en galoche. Il n’est pas plus près de refaire surface, hélas pour lui, qu’un malheureux submersible argentin!

Bien triste, tout cela, non? Moi, je vous l’avoue, il me faudrait désormais un petit stimulant, quelque chose de nouveau, de piquant, de croustillant, histoire de relancer un peu la machine. Mais quoi, de quelque côté qu’on se tourne, de la grisaille, du réchauffé, du creux, sans intérêt, sans âme, sans flamme. Rien! Les pauvretés franchouilles, les évolutions en zigzag de la grosse Angela qui en arrive carrément à proposer la botte à ses Socialos, histoire de se survivre encore un peu, les obscurités opaques du Brexit dont personne ne serait foutu d’expliquer comment il va aboutir…et puis les Islamistes, encore et toujours, qui font tout péter de partout, même dans les mosquées! Comment voulez vous écrire des trucs captivants avec un pareil fatras, incohérent et déprimant au possible? Moi, en tout cas, je commence vraiment à avoir du mal…ou alors c’est l’âge…

Soyez tout de même bénis et passez une agréable semaine.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

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Salut les Kouffar!

Deux jours à Ajaccio, je vous recommande, ça fait du bien, surtout avec ce beau temps un peu inattendu pour un mois de Novembre…le réchauffement climatique, sans doute…y a pas que du mauvais, c’est comme tout… Bon, je vous disais donc Ajaccio, un vrai bonheur, ça vous remet quarante-cinq ans en arrière…avant le regroupement familial, je veux dire, quand on était entre nous, tranquilles, pas emmerdés, quoi, le bon temps. Une ville paisible, avec des gens comme vous et moi qui déambulent, sereins, dans des rues ou l’on n’aperçoit pas le moindre bout de voile islamique, la moindre barbouze hirsute sous calotte à sourates. Rien! Juste des passants qui passent, qui discutent le bout de gras…même pas en corse, la plupart du temps, à l’exception des très vieux et encore. Non, ça parle français, avec bien sûr ce bon vieil accent insulaire dont les caressantes sonorités et le rythme tranquille vous reposent de cet exécrable parler « beur » qui tend, progressivement, à se généraliser à tout l’Hexagone continental.
Invités par notre vieux pote Toussaint Anchichini (voir L’affaire se Corse! Le crépuscule des zincs.  La démocratie, quoi…) Jean Foupallour et moi nous retrouvâmes donc au pays de Napoléon en compagnie d’une bande de joyeux gastronomes Bonapartistes. Quand je pense à tous ces franchouilles ahuris qui continuent inexorablement à considérer nos potes insulaires comme des sauvages tout juste bons à faire péter des pains de plastic et à régler leurs dissensions intestines au 9mm! La réalité se révèle infiniment plus sympa. Juste que ces braves gens il ne faut pas les emmerder, surtout quand on vient d’ailleurs. Ils considèrent la politesse comme un minimum vital et les comportements qui y dérogent comme justiciables de correction plus ou moins sévère suivant la gravité; il suffit cependant de s’y conformer pour que règnent l’entente et l’harmonie sociétale. Aussi, avons nous pu rencontrer Djamel, le mec qui nous a servi au resto, un gentil garçon doté d’un accent corse à couper au couteau…sans le prénom on le prendrait pour le petit fils de Tino Rossi! D’où nous déduisîmes finement, Jeannot et moi, qu’il y en a tout de même, sauf qu’on ne les distingue pas du commun des mortels, ils se fondent dans la population… La Cité Impériale, en plus de tout le reste, apparaît donc comme un modèle résolument admirable d’intégration! C’est Ange, un personnage incontournable en ces lieux, un poids lourd de la politique insulaire, qui nous a résumé la méthode. « voyez vous, exposait-il en montrant la colline en face, bâtie de petits HLM discrets, presque pimpants, ils se trouvent la-haut…mais vous pouvez y monter sans problème, vous savez, personne ne vous fera le moindre mal. Quand par extraordinaire il y a un peu de grabuge, on y va, on explique, on fait un peu de ménage en somme, après quoi tout rentre d’en l’ordre. Il suffit de dire les choses, vous savez, de se montrer clair, sans méchanceté, juste de la précision, ça suffit…bien sûr pour vous autres c’est trop tard, le pli est pris, il ne vous reste pas grand chose à faire…sinon prier… »
-« Dites le pour rigoler, répondit Foupallour en essayant simultanément de pousser, d’une grosse lampée de « Cuvée Faustine », la tranche de lonzu  qu’il venait imprudemment d’enfourner, nous les prières on les a dans les rues, avec des centaines de gus, cul en l’air, qui empêchent les honnêtes-gens de circuler! Alors, vous avez, Gnafron, le rigolo de l’Intérieur, lui il les interdit… ce qui fait l’effet d’un cautère sur une jambe de bois, comme disait Mémé, un peu comme quand vous soufflez dans un violon…et remarquez bien que je surveille mon langage, pas vrai, j’ai bien compris pour la politesse… »

Alors, abandonnons donc – à regret- la Corse, sa douceur de vivre assumée et organisée, ainsi que ses musulmans bien discrets et revenons en au bordel continental. J’écoutais ce matin, d’une oreille distraite, le Ministre de l’Économie, le transfuge des Ripoublicons, vous savez… Ah, ce n’est plus Le Maire d’alors, à l’époque où il sollicitait -sans grand succès- les suffrages de droite, non désormais c’est plutôt Le Maire Deux, un nouveau personnage, sûr de lui, macronophile jusqu’au bout de la chopine, convaincu de se voir En Marche vers un destin grandiose et dès à présent acharné à la réélection de Présipède en 2022. Bref, le type en question affirmait, entre autres remarques plus ou moins sagaces sur différents sujets d’actualité, son opposition très résolue aux prières de rues « car les manifestations à caractère religieux dans l’espace public ne sauraient être tolérées ».
En d’autres termes, avec ces trous-du-cul, on évoque « les religions », de manière indifférenciée, en faisant toujours semblant de les mettre toutes dans le même sac, celle qui fait chier et les autres… sous entendu la Catholique puisque ni les Protestants, ni les Orthodoxes, ni même les Bouddhistes, ne se retrouvent jamais sur la sellette, allez donc savoir pourquoi… Quant aux Israélites, on fait bien gaffe à n’y toucher qu’avec des pincettes, vu que c’est vachement connoté, demandez donc à ce gros conmarxiste de Filoche!
Il suit de là que toute procession, messe en plein air, voire bénédiction de monument, de bagnoles ou de pissotière, tombent impitoyablement sous le coup de la prohibition bien-pensante. En gros il s’agit, pour M. Le Maire et ses pareils, de faire une stricte application de la « jurisprudence Ploërmel », laquelle prétend interdire les croix, crucifix et autres emblèmes d’un christianisme franchouille quasiment bi-millénaire, juste pour faire plaisir à quelques trous de balle soi- disant libres-penseurs  et surtout, évidemment, pour ne pas rendre les Salafistes fous de jalousie! En revanche, lorsque deux de ces derniers s’introduisent au Carmel de Verdun pour chanter des musulmaneries en arabe pendant les Vêpres et menacer les nonnes de leur enfer à la con, on écrase le coup, on en parle aussi peu que possible et on attend que ça se tasse. Vous imaginez un peu l’inverse, juste une seconde, de jeunes Catholiques qui se pointeraient à la Mosquée pour chanter « Jésus doux et humble de cœur »ou bien « Je suis chrétien, voilà ma gloire, mon espérance et mon soutien »? Vous voyez le tableau? Lynchés, les pauvres types! Zigouillés, bousillés, écrabouillés, découillés, écartelés! Et je ne vous raconte même pas si jamais l’idée les eût effleurés d’aller prêcher la Bonne Parole au milieu de la prière des femmes… Avant même de franchir la porte il se retrouveraient enterrés dans le sable avec leur bite dans la bouche, comme au bon vieux temps de l’Algérie Française… comment cela, y a pas de sable devant les mosquées? Ben figurez vous qu’en cas de besoin on peut toujours en faire venir un ou deux camions, c’est pas ça qui coûte bien cher, du moment qu’il existe un motif valable…sans compter qu’on pourra toujours trouver une petite association humanitaire subventionnée pour assumer les frais!

Et encore une minuscule parenthèse corse, juste histoire de rigoler un coup! J’imagine des petites saynètes: le Muz fanatique qui s’en va chanter des sourates pendant l’Office en la Cathédrale Santa Maria Assunta d’Ajaccio, chez le Cardinal Fesch , le tonton de Napo. ; ou bien encore Mohamed et ses potes en train de lancer des cailloux sur la Madunuccia, la procession où l’entière population suit la statue de Notre-Dame tout autour de la Ville…j’imagine mais juste pour rigoler, ce genre de plaisanterie n’est possible que chez les Dhimmis, les types comme nous, les Kouffar! En Corse, il n’y a pas de Kouffar, il n’y a que des familles maghrébines qui reprennent le bateau.

Allez, salut les Kouffar! Bonne semaine et faites gaffe à bien respecter les Croyants.
Amitiés.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Changez de trottoir!

Encore une bagnole qui fonce sur des piétons. Des piétons Chinois, pour le coup, de petits étudiants venus à Toulouse, allez savoir pourquoi…enfin oui, pour suivre les cours d’une école de commerce. A mon avis on en verra de moins en moins, chez nous, des Chinetoques, on ne les aime pas trop par ici. Ces pauvres asiatiques se font couramment agresser par nos petits « jeunes » des quartchiers…il faut dire qu’ils transportent souvent des tas d’argent, les toc-toc installés en France, parce que dans les affaires, vous comprenez, le liquide ça facilite la coexistence avec une fiscalité confiscatoire… En tout cas, l’idée de suivre des cours dans les écoles d’ici risque de leur passer bien vite aux compatriotes de Xi Zin Ping, on les détrousse, on les écrabouille, on les moleste…et on ne cause même pas l’anglais!
Cela dit, cette fois ci l’écraseur se nomme Abdellah B. un garçon au demeurant fort sympathique, avec seulement une dizaine de crimes et délits à son actif, sous le coup de deux (?!!!) procédures de mise à l’épreuve, rien de bien exceptionnel, voyez vous, un jeune homme tout à fait ordinaire, comme il en existe des centaines de milliers. Même pas fiché S, pour ceux qui voudraient céder à la tentation de l’amalgame, non! Juste qu’il a entendu des voix, lesquelles lui ont intimé l’ordre exprès de zigouiller des infidèles. En visant des jaunes il pensait être sûr de son coup, ce gros naïf! En revanche, aucune précision sur le ou les propriétaires des voix en question, des voix, juste comme ça. Jeanne d’Arc, elle au moins, quand elle captait des messages  célestes elle donnait toutes précisions utiles au regard des émetteurs…Oui mais voilà Abdellah, lui, ce qui domine dans cette triste affaire, c’est son « profil psychiatrique », comme le faisait doctement observer le procureur Couillaud derrière… (mais non, enfin, pas « couilles au derrière », tout de même, laissez moi finir!)… je disais donc le procureur Couillaud, derrière une forêt de micros et caméras braqués sur lui, flûte! Vous comprenez, j’espère, que ce brave Abdellah n’a rien à voir…(mais non, pas « avec l’Islam », nom de dieu, cessez de m’interrompre à tout bout de champ, je vais finir par perdre le fil moi!)…rien à voir avec la mouvance islamiste, voila! Il s’agit d’un schizophrène, pas d’un djihadiste! Bon, comme ça on va gagner du temps et bien vite un autre attentat nous aura fait oublier celui-ci, c’est toujours ça de pris. Et ainsi, de siphonnés en tordus, de dérangés mentaux en pauvres sinoques, de schizophrènes en paranoïaques, de bipolaires en psychopathes, les attentats perpétrés par tous ces Mohamed, Anis, Yassin, Djamel, Ahmad, Omar, Brahim, Bilal, Sofiane, Abdellah et consorts, tomberont peu à peu dans un oubli bienvenu et les sales amalgameurs en seront pour leurs frais!

Pour notre pote Marcel Grauburle, en revanche, le doute n’est guère permis. Lui, au bout d’une dizaine de Ricard, il y a belle lurette qu’il ne fait plus dans la dentelle.
-« Vous comprenez, les mecs, quand vos mômans, y a un demi-siècle, vous ordonnaient de surtout faire bien gaffe en traversant, elles n’imaginaient pas la valeur prospective du conseil, comme on dit puis. Plus que jamais c’est vrai! Il faut dire que l’invasion du pays par les mahométans a beaucoup fait pour ringardiser le passage clouté…enfin y sont plus cloutés depuis un sacré bail mais on s’en fout, le problème reste entier…à la votre…surtout bourrés faut rester vigilants, les réflexes s’en ressentent et l’arbi, pour l’éviter lui même, ou sa chiotte, ou son camion, faut avoir l’œil…prospectif, toujours, c’est ça le secret. Par exemple, quand vous en voyez arriver un douteux en face, cherchez pas à comprendre, changez de trottoir illico, vite fait sur le gaz! Seulement, attention, teusse, vingt-deux, mèfi, gaffe!…Pour ça faut aller de l’autre côté, passer sur la chaussée…et là vous avez intérêt à surveiller en même temps le type qui venait à votre rencontre, des fois qu’il presse le pas en voyant que vous allez lui échapper, et par ailleurs les bagnoles qui déboulent à fond les ballons pour vous rouler dessus exprès! Déjà ça demande une sacré gymnastique du regard, sauf à trimballer un strabisme divergent superaccentué faut savoir tourner la tête à toute berzingue, parce que si, à ce moment là, vous apercevez une clio, ou un master, ou n’importe quoi avec quatre roues et un moteur qui fait mine de se diriger sur vous, et si en plus vous arrivez à distinguer une gueule de conducteur pas tibulaire mais presque: ou bien vous sprintez, mais faites gaffe que la rue fonctionne à sens unique… ou bien, dans le cas contraire, vous tâchez de vous engouffrer dans le premier commerce qui se présente, en espérant qu’il ne s’agisse pas d’une boucherie Halal; dans ce dernier cas, faites profil bas et achetez quelque chose, de préférence du mouton, mais surtout, oh oui surtout, évitez, dans un instant de distraction, le rôti de porc ou les trois tranches de jambon; Allah, il est miséricordieux, ça va, mais faut tout de même pas venir dans ses échoppes pour le chatouiller sous les roustons. Alors, je me résume: si vous vous trouvez vraiment dans l’obligation absolue de sortir de chez vous, soyez hyper-attentifs; un barbu avec un couteau de cuisine à la main, une prière de rue, un camion qui roule sur le trottoir, tous les détails de ce genre peuvent cacher quelque chose, redoublez de prudence, les amis, c’est votre survie qui est en jeu! Allez Thérèse, remettez nous la tournée, c’est toujours ça que Mahomet ne se collera pas dans la sourate! »

Derrière Napoléon la tradition bien établie exige, surtout à l’heure où le pastaga blanchit la campagne et obscurcit les cervelles de comptoir, qu’une tirade de ce calibre provoque d’abord un brouhaha de conversations inorganisées, puis la réponse bien structurée d’un petit malin capable de trouver le bon angle.
Cette fois c’est le camarade Jean Foupallour qui mobilise l’attention générale en évoquant les conséquences fâcheuses de la qualification du Maroc pour la Coupe du Monde de foutreballe, ou quelque chose comme ça. L’affaire se déroule à Bruxelles où des milliers de Marocains, drapeaux nationaux sur les endosses, descendirent hier-soir dans le quartier de La Bourse afin de manifester leur joie immense en cassant quelques boutiques; sans oublier la mise à feu d’un certain nombre d’automobiles malencontreusement garées sur leur chemin. Hélas, la Police crut judicieux de s’en mêler! Résultat des courses, les joyeux supporters se sentant agressés dans leur liesse bien légitime: vingt-deux flics blessés, dont certains grièvement! Quels cons, tout de même, ces Belges, il ne s’agit pas d’une légende, je vous jure! La preuve: à Paris aussi ils ont planté le souk, les Marocos en folie, bloqué les Champs-Élysées, allumé des feux, foutu le bordel. Seulement nous on les a laissés faire, vous comprenez, on n’a pas dérangé les poulets, lesquels s’en sont en conséquence sortis indemnes, on n’a pas convoqué la presse non plus, donc tout s’est bien passé! Voyez vous, quand la joie populaire trans-méditerranéenne prend sa pleine mesure, il convient désormais de faire la part des choses…la part du feu! Rien ne sera jamais plus comme avant, le vivre-ensemble comporte ses petites contraintes, que voulez vous, il faut les accepter…c’est comme le changement de trottoir de Marcel, ça, il suffit de faire gaffe et de s’habituer.

Il tient le langage de la sagesse, le Jeannot, nous n’avions rien demandé mais on nous a cependant fait ce cadeau superbe de la « diversité enrichissante », des « chances pour la France », tout ça. A titre de remerciement il nous appartient, a minima, de nous plier à quelques petites règles simples. Nous laisser gentiment emmerder c’est bien le moins que nous puissions faire, sachant que nous laisser massacrer, ça non, tout de même pas…mais apprenons vite à changer de trottoir! Alors vous en avez qui trouvent la chose déplaisante, sachez qu’il s’agit de sales fachos-réacs juste bons à crever la gueule ouverte.
A titre d’exemple entre mille, vous avez le célèbre couturier-designer-photographe chleu Karl Lafreupède. Alors celui-là, je vous assure! Hier soir, chez cette vieille pute toujours de noir vêtue qui officie sur la chaîne N°Huit, si vous voyez de quel Thierry je veux parler, l’artiste en question traitait le sujet des « migrants » si cordialement invités en Bochie, par la mère Angela: un scandale! A une critique de la Chancelière, supposée, pour améliorer son image, faire de l’humanitarisme en imposant à ses concitoyens la présence sur leur sol d’un tas de fainéants, voleurs, violeurs et assassins-djihadistes, le styliste chenu s’est permis d’ajouter: « on ne peut pas tuer des millions de Juifs et faire venir après des millions de leurs pires ennemis »! Vous vous rendez compte, l’enflure! Je ne vous dis pas le malaise! On n’est pas près de le revoir sur les plateaux télés, Lafreupède!

Alors, si vous le pouvez, passez une bonne semaine, ouvrez l’œil et le bon et surtout, si vous ressentez le moindre doute à propos de votre environnement djellabiste ou barbu, voire les deux, n’oubliez pas, changez de trottoir!
Amitiés vigilantes.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Délit de démocratie

Promulguée Lundi dernier, la loi antiterroriste de Macrounet produit dores et déjà ses premiers effet: les mosquées salafistes rouvrent leurs portes! On peut dire ce qu’on veut mais La République, quand elle se met En Marche ça vire au rouleau compresseur! Or donc, oublions l’état d’urgence dont nous avons pu évaluer l’efficacité à l’aune de la ribambelle d’attentats commis depuis son entrée en vigueur à la suite du massacre du Bataclan. Bien sûr vu les couilles-molles qui occupèrent l’Élysée, Matignon et Beauveau à compter de l’instauration des mesures d’exception, celles-ci ne risquaient guère de produire des effets significatifs. Comprenez vous, quand vous mettez un gros bâton entre les mains d’un petit chétif pas très courageux, au bout du compte c’est toujours ce dernier qui s’en prend un grand coup dans la gueule. Ils n’en firent donc pas grand chose, de l’état d’urgence, les Hollandouille, Vallsounet, Casevide, sans oublier, ce qui apparaît plutôt méritoire, les deux derniers couillons à occuper furtivement le poste envié de Ministre de l’Intérieur: Bruno Le Roux, démissionné au bout de trois mois pour cause de népotisme filloniforme et l’ineffable Mathias Fekl, posé là pendant les dernières semaines du quinquennat-Culbuto, histoire de garder bien chaud le fauteuil promis au camarade socialiste macronnisé Guignol-Collomb.
Il eût fallu, bien sûr, mettre à profit le petit coup de souplesse offert par les circonstances pour procéder, quitte à ratisser un peu large, au nettoyage par le vide des mouvances djihado-salafo-islamiste ainsi que de leurs arrière- boutiques droguistes des quartchiers sans-cible. Or les minus-habens sus-visés se contentèrent de timides mesurettes quasiment dépourvues d’effet, dont la fermeture, par ci-par là, de quelques « salles de prière » bien connues pour constituer d’abominables foyers d’infection…précisément celles qui viennent de rouvrir grâce à la nouvelle loi « antiterroriste ». Comme l’eût remarqué mon paternel: des lois antiterroristes comme celle-là, j’en fais une tous les matins. En d’autres termes, Macrouille et ses acolytes foutent joyeusement en l’air le quasiment-rien laissé par leurs prédécesseurs! Et le plus drôle dans tout ça, restera tout de même une jolie régression des libertés publiques… celles des honnêtes-gens, veux-je dire, les malfrats et les fondamentalistes-muz, eux,  n’y trouveront que des avantages!
Voilà qui tombe à pic, en tout cas, pour les centaines de petits « jeunes » partis naguère combattre en Syrie et en Irak derrière Allah et son Prophète. Tous ces guerriers du Coran, chassés d’Orient par la défaite consommée de l’Etat Islamique, rappliquent tranquillement chez nous. La plupart n’auront même pas besoin de se faire ré-inscrire à la Sécu ni aux Allocs puisqu’ils continuaient à en bénéficier pendant leur séjour sous les drapeaux noirs (comme quoi le financement des entreprises terroristes n’est pas réservé aux seuls États du Golfe, la France sait aussi y contribuer avec sa légendaire générosité). C’est donc sans appréhension aucune que nos chers compatriotes djihadistes pourront regagner leurs pénates. Si d’aventure ils se voyaient un peu ennuyés par les services de police, cela peut arriver malgré tout, ils pourront toujours compter sur les Juges pour remettre les choses bien dans l’ordre républicain du pays des Droidlom. Il apparaît clairement, en conséquence,  que notre cher Présipède et ses sbires ont eu le nez creux de mettre un terme définitif à une situation regrettable pouvant mettre dans l’embarras ces braves tueurs, déjà fort affectés par la défaite. L’état d’urgence les eût gravement perturbés au point sans doute de nécessiter la mise en œuvre des habituelles cellules psychologiques si utiles à la reconstruction des personnalités gravement traumatisées. Débarrassés des vicissitudes susceptibles de découler de mesures administratives attentatoires aux susnommés Droidlom, ces braves soldats perdus de la cause mahométane pourront sereinement préparer et commettre plein d’attentats anti-mécréants qui, nous devons l’espérer, leur permettront de retrouver bien vite leur équilibre. Quant à nous autres chiens d’infidèles, sales Croisés et Juifs assoiffés de sang, il nous appartient désormais de numéroter nos abattis, ça va dézinguer grave!
Il faut bien voir, en effet, tout l’intérêt que présente le recours aux Magistrats lorsqu’il s’agit de protéger les djihadistes et autres malfaiteurs-les premiers, surtout -contre les arbitraires de toute nature. Nous venons encore de le constater de façon éclatante à la faveur du procès d’Abdelkader Mérah dont les débats nous ont été servis à toutes les sauces depuis une bonne quinzaine de jours. La Cour d’Assises spéciale,  exclusivement constituée de juges professionnels, sans aller jusqu’à l’acquittement total que je préconisais récemment (voir ici), n’a pas manqué de le laver totalement du soupçon de complicité des crimes commis par son petit frangin Mohamed. Eh oui, que voulez vous, comme le plaidait admirablement Dupont-Moretti, le dossier manquait de preuves…les juges se sont engouffrés dans la brèche ainsi ouverte, en oubliant un peu, tout de même, que les verdicts d’Assises reposent sur l’intime conviction des jurés. En l’occurrence et contre toute évidence, les Magistrats composant la Cour se montrèrent intimement convaincus de l’innocence du barbouzard…y a pas d’autre explication, pas vrai?
Voilà pourquoi nous confions aux Juges-Dhimmis (passez moi le pléonasme) le soin de garantir nos libertés fondamentales… Pas notre sécurité, ne poussons pas Momo dans les orties! Et voilà donc pourquoi, aussi, grâce à la loi antiterroriste des Macrocollomb, nos concitoyens djihadistes s’en revenant de guerre pourront sans trop d’encombre exercer leurs talents de société savamment fignolés sur le champ de bataille, pour nous faire péter la gueule toutes les fois que l’envie leur en prendra…on n’est pas sorti de l’auberge…ni, encore moins, de l’auberge espagnole, c’est moi qui vous le dis!

Tiens au fait, à propos d’auberge espagnole, quelques petites nouvelles de l’ami Carles Puigdemont, histoire de détendre un peu l’atmosphère, non? Ça vous dirait?
Notre petit playmobil catalan, allé se faire voir chez les Belges, se trouve désormais sous le coup d’un mandat d’arrêt européen décerné par Madrid, fâchée tout rouge contre lui et l’accusant de rébellion, de sédition et autres péchés inexpiables commis à l’encontre d’un État Espingouin un et indivisible, comme la Répupu de chez nous. Nos petits potes d’Outre Quiévrain, se trouvent dès lors, bien embêtés, vu qu’il n’a pas du tout l’intention de déférer, le camarade Carles…alors ils vont faire quoi? Le foutre en taule en attendant de le retourner à l’expéditeur? Si l’on en croit notre cher petit Caudillo, avec son bouc qui accentue l’effet des coups de menton, toute sédition exige d’être sévèrement réprimée: Puigdemont doit payer!
Cependant, qu’est-ce qu’il a fait, au juste, le fuyard? Il a demandé au populo Catalan s’il voulait ou non se séparer des Espagnols… Vous imaginez un peu, la même chose au temps de Franco… Bon d’accord ça nécessite une sacrée imagination mais tout de même, supposez un peu, juste un petit coup, pour rire… Le type se retrouverait porté au rang de héros du Monde Libre, de victime du fascisme abhorré, de défenseur de la cause des peuples opprimés, tout ça quoi! Là, en revanche, on se demande si on ne va pas le coller au trou afin de l’expédier, pieds et poings liés, se faire condamner par ses pires ennemis, comme Vercingétorix vaincu par César, si vous voyez le tableau! Pas de démocratie pour les ennemis de la démocratie, voilà!
Alors, loin de moi l’idée d’aller me mêler de ces histoire ibériques, auxquelles je ne comprends goutte, sans parler du côté gauchiard des indépendantistes catalans. Simplement, je trouve un peu étrange qu’une démocratie poursuivre un chef de gouvernement, certes régional mais démocratiquement élu, pour cause de referendum! C’est une infraction à la démocratie, le referendum? Y aurait-y pas un peu de contradiction dans tout ça? Par exemple, quand les Algériens se sont prononcés par referendum pour se séparer de la France, tout le monde (excepté les Pieds-Noirs et encore pas tous) a trouvé la chose géniale et délicieuse, le « droit des peuples à disposer d’eux mêmes » disait-on, si j’ai bonne mémoire… Même si, par la suite, les sécessionnistes maghrébins ont estimé intéressant de venir procréer en France pour fabriquer une armée de petits bi-nationaux pas très bien disposés à notre égard…
En somme, sachant que les derniers sondages donnent largement gagnants les partisans Catalans de l’indépendance, de quoi l’accuse-t-on, le dissident- séditieux à la perruque fleurie?
Moi, je ne vois qu’un seul chef d’inculpation: délit de démocratie! Ça la fout bien, ne trouvez vous pas?

Que la paix soit avec vous et, si possible, avec votre esprit.
Amitiés démocratiques.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN