Les cuisses démocratiques

Ne rigolez pas, s’il vous plaît, ça va cailler grave! Comme disait Béru -il y a déjà si longtemps –  « va falloir planquer coquette dans un paillon si on veut pas qu’elle se chope un coup de froid ». Le Moscou-Paris, ça s’appelle, l’air glacial de la Sibérie qui nous déboule sur le coin de la frite à la vitesse du cheval au galop! Ça va cogner dans les moins dix; par l’effet pernicieux d’une bise de Nord-Est le « ressenti », comme ils disent, nous promet des gelures sévères, faites gaffe à vos os, à nos âges les gros frimas ça craint. Le mieux reste encore de se claquemurer bien au chaud dans sa cagna et de n’en ressortir qu’à la remontée du mercure, d’ici quatre ou cinq jours…enfin, moi ce que j’en dis c’est pour vous, vu que dans mes parages les températures à peine négatives on les verra débouler la nuit, et comme la nuit je dors, j’oserais dire que cela me laissera complètement froid… façon de parler, bien sûr, vous l’aurez compris.

A part ça, quoi vous raconter? Sincèrement j’ai du mal à trouver, vous savez! Macrouille au Salon de l’Agriculture, hier, ça virait à l’indigestion avec occlusion intestinale! Douze heures trente il s’est trimballé dans les allées de la Porte de Versailles et impossible de regarder une télé,  d’allumer une radio, ni de surfer sur les news du web sans avoir droit au petit bonhomme en train de caresser une cocotte ( juste un poulet de Loué, hein, confondons pas), de s’engueuler avec un cul-terreux, voire avec un cheminot égaré venu pour tenter un coup d’éclat…lequel foira lamentablement quand Présipède commença à lui parler retraite SNCF devant un parterre de péquenots envieux autant que vindicatifs. Bref, du Macrounet jusqu’à l’écœurement! Voilà pourquoi j’abandonne immédiatement le sujet, manquerait plus que moi aussi je m’y mette, à lui balancer l’encensoir! Donc, on n’en parle plus, c’est décidé, jusqu’à la prochaine, juré!

Seulement, une fois que j’aurai dit ça, de quoi pourrais-je donc vous parler, moi? La Syrie? Bon, je veux bien mais le sujet se trouvera vite épuisé, vous pouvez me croire. Toujours le même cirque, Vladimir et Bachar qui font la guerre avec le souci d’en finir au plus vite et l’ONU qui vote des résolutions pour les emmerder, la routine, quoi. On ne peut donner tort à personne, au fond, chacun joue sa partie, la Communauté Internationale s’indigne des bombardements sur les civils, les Djihadistes utilisent ces derniers comme boucliers humains, et les Russo-Chiites terminent le boulot sans état d’âme. Les choses continueront ainsi tant que le dernier rebelle islamiste n’aura rejoint le Paradis Coranique, ce beau jardin sous lequel coulent des ruisseaux… Tout cela nous promet encore quelques jolis mois d’emmouscailles bien moyen-orientales, un salmigondis inextricable, un merdier sans nom, un billard à quinze bandes, Sunnites, Chiites, Syriens, Iraniens, Turcs, Kurdes, Israéliens, Esbollah, Djihadistes, Rebelles anti-Bachar, Russes, auxquels s’ajoutent les duettistes Macron-Merkel, le Secrétaire de l’ONU, les Humanitaires et tout le bordel qui gravite autour… En définitive, le seul qui nous foute la paix avec cette épouvantable affaire, ça reste encore le camarade Trump, lui il s’occupe du petit dictateur poupin de Corée du Nord, apparemment ça lui suffirait comme affaire étrangère. Il faut dire qu’avec tous les ennuis qu’on lui cause dans son propre pays, au malheureux rouquemoute, il ne lui manquerait plus que d’aller chercher les anathèmes et les injures en fourrant son sale pif entre Poutine et Hassad, il en a bien assez comme ça, le vieux schnock!
Pas plus tard qu’hier soir c’est Hank Hulley qui m’en touchait deux mots: « Tu sais, old frog, il commence à fatiguer Donald, on voit bien qu’il pédale de plus en plus dans le pop-corn, le type! Depuis l’histoire de la fusillade de Parkland ils n’arrêtent pas de le harceler, de le pousser à la faute, et naturellement ça fonctionne! Il essaie de dire des trucs mais à chaque fois ça lui retombe sur la gueule, il se prend les pieds dans le tapis, il crache en l’air, l’andouille! Alors, forcément, on le compisse et le conchie à qui mieux-mieux! Il raconte comme quoi il faudrait filer des armes aux profs pour qu’ils puissent répliquer aux flingueurs… aussitôt c’est l’hallali, bullshit! Le bastard, non seulement il n’interdit pas la vente des sulfateuses mais encore il en rajoute, pour corser les massacres, l’enflure! Et de hurler tous en chœur au cynique, au sinoque, au malfaisant, au criminel, à l’ennemi public number one! Le concert des vierges effarouchés, tu vois le style! Et quand il reçoit les victimes à White-House en se faisant traiter comme s’il était lui même le tireur fou, la seule chose qu’on nous montre à la télé c’est le petit pense-bête que ses abrutis de collaborateurs lui ont préparé et sur lequel on peut lire « don’t forget to show empathy« ! Il est con, je veux bien, mais tout de même, qu’est-ce qu’on lui savonne la planche! Dommage, you know, il affichait de bonnes idées ce tordu! Il aurait le monde entier contre lui, ma foi, il pourrait encore s’en tirer, mais là, avec le Washington Post accroché à ses basques comme un pitbull enragé, je crois, hélas, qu’il est cuit à plus ou moins brève échéance, son sort semble bel et bien scellé…le quarante-sixième Président sera bien-pensant ou ne sera pas, ainsi va la démocratie en Amérique, comme disait votre vieux Toqueville. Force restera à la leftist vermin… Stay well old rubble, see you later

Eh oui, que voulez vous, tout cela manque un peu de sel, j’en conviens. Pour trouver la petite pépite qui mettrait un peu de piquant dans la sauce insipide, il faut drôlement se remuer la pensarde. Vous ne voudriez tout de même pas que j’appelle Gnafron, le Ministre de l’Intérieur, à la rescousse, non? D’accord, il déjoue les attentats, le gâtouillard, cependant je ne saurais trop lui conseiller de la mettre un peu en veilleuse car les transfuges de Syrie rentrent au bercail à tout berzingue. J’espère qu’il continuera à déjouer, le Lyonnais Olympien, mais il aurait intérêt à veiller sacrément au grain, les gros emmerdes arrivent et les Services auront du mal à suivre…
Sans compter que s’il compte sur le plan anti-radicalisation présenté avant-hier par Barbapoux, notre sympathique Premier Ministre, il risque de se sentir encore bien seul pendant un sacré bail, le vieux gône. Des plans comme celui-là, je crois bien qu’on n’en avait encore jamais vu! En gros, on va faire de la prévention, voyez-vous? Expliquer aux petits nenfants des écoles que, certes, l’Islam reste la religion de paix et d’amour mais qu’il convient toutefois de n’en point abuser, d’éviter de s’y radicaliser, car une telle attitude entrerait en contradiction avec les Valeurs de la République… On imagine clairement l’effet potentiel d’un tel discours sur les petits Mohamed, Béchir, Sofiane et consorts… la panacée, sans aucun doute!  Et dans le cas où cela se révèlerait encore insuffisant, dame la prévention ça prend du temps, nous allons créer dans nos prisons quinze-cents places, spécialement réservées aux radicalisés.  Étanches qu’il dit Barbapoux, pas la moindre contagion possible! Je passe sur le reste des « mesures » planifiées…du vrai globiboulga, je vous assure… Les potes de Salah Abdeslam et d’Abdelkhader Merah ont de beaux jours devant eux, avec un ennemi comme ce brave Édouard, ils n’auront même pas besoin d’amis!

Mais quand même, pour finir, j’ai un petit truc sympa pour vous, les amis. Aurore Bergé, ça vous dit quelque chose? Non? Allez je vous déniaise, passez moi l’expression: il s’agit d’une jeune députée macronniste -ex-Les Ripoublicons, toutefois- qui exerce la fonction tout à fait digne et honorable de Porte-Parole de « La République en Marche ». Hier soir cette personne se trouvait, parmi d’autres, l’invitée du camarade Ardisson pour son émission hebdo de prime-time. En préalable, il faut tout de même vous préciser que ladite Aurore, c’est un véritable canon, une bombe, une torpille, un missile balistique à longue portée! Des comme ça, au Palais Bourbon on n’en avait pas aperçu depuis Elizabeth Guigou dans les années 80 et encore! Or, l’oiselle avait cru bon, afin de renvoyer l’ascenseur au producteur de l’émission, de porter une mini robe largement décolletée qui eût pour double effet kiss-cool, primo de déconcentrer complètement ce vieux cochon de Michel Serres, lequel, assis tout à côté de la belle, ne savait plus s’il fallait regarder les nichons ou les cuisses. La robe remontait si haut, d’ailleurs, qu’Ardisson lui même, bénéficiant d’un point de vulve imprenable, en perdait un peu le fil de son « conducteur »; et secundo, simultanément, de provoquer sur les réseaux sociaux, une bataille d’Hernani virtuelle, les uns hurlant à l’inconvenance et les autres à l’inacceptable sexisme. Je ne sais pas ce qu’elle a raconté, l’honorable parlementaire au cours de son interview, et d’ailleurs tout le monde s’en fout, mais la démocratie présentée sous cet aspect, avec des cuisses de ce calibre, moi je serais plutôt pour, cela nous change de nos parlementaires habituelles…je ne citerai aucun nom, galanterie oblige! Oups, qu’est-ce que c’est ringard  ce que je viens de sortir-là! J’en viens même à me demander si ça ne tomberait pas sous le coup de la loi… On verra bien! Dans la vie d’un blogueur on rencontre des risque qu’il faut assumer, c’est la grandeur du métier, avec l’immense servitude qu’il comporte!

Veuillez croire à mon indéfectible attachement.
Bonne semaine néanmoins!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

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Bullshit!

Je vous l’avoue bien humblement, les tribulations successorales de la famille Smet me laissent d’un marbre aussi pur que celui qui couvre la dernière demeure de ce brave Halliday, là bas du côté de Saint-Barth. Qu’est-ce qu’on peut bien avoir à foutre des histoires patrimoniales des autres, je me le demande bien? Parce qu’après tout cela ne nous regarde en aucune façon et puis on s’en balance, quand même! Ces gens-là peuvent bien s’entre-déchirer, tirer la couverture du côté qui leur plaît, interpréter à leur guise les dernières volontés du pauvre de cujus-rocker, en vertu de quelle aberration nous y intéresserions nous, tous autant que nous sommes? Les sous de feu Johnny ne tomberont jamais, hélas, dans nos escarcelles de pauvres anonymes silencieux et grisâtres; alors qu’on nous laisse en paix avec ces histoires sordides et qu’on veuille bien, dans les media, nous parler de questions susceptibles de nous apporter un peu d’information utile, sérieuse, digne d’intérêt, en somme….oui, je sais, je plaisante…
Nordhal Lelandais, dites vous? Ah oui…mais non, ça va, nous savons tout maintenant, cette abominable ordure a zigouillé la petite fille, point final, flûte! Après ça devient malsain, du voyeurisme éhonté! Laissons la Justice faire son œuvre, en espérant juste qu’elle bossera un peu mieux que dans l’affaire Jawad Bendaoud…tiens c’est vrai, au fait, on l’a vite oublié, celui-là, avec son jugement de relaxe à faire hennir un cheval ce bois! Les media, après nous avoir bassinés en long en large et en travers avec le « procès du logeur de Daech », n’ont pas manqué de tourner la page aussitôt la levée d’écrou annoncée. Circulez y a plus rien à voir, Jawad est innocent, voilà tout, c’est le Tribunal qui le dit et c’est donc la vérité jusqu’à nouvel avis d’une Cour d’Appel qui se prononcera peut être d’ici un an ou deux…vive le Jawad libre! Et tout cela à l’issue d’une procédure fleuve de trois semaines, au cours desquelles on nous aura tenus en haleine à propos des coups de gueule de l’individu, en plein prétoire, de ses sorties virulentes à l’encontre des flics, des juges, des lois! Libre! Alors que depuis sa plus tendre enfance ce mec collectionne les condamnations! Trafiquant de drogue de son état (c’est lui qui l’affirme), incendiaire volontaire de sa cellule. Et puis, faux, outrages, violences, transport d’armes! Un palmarès à faire pâlir d’envie le plus chevronné des caïds de banlieue… et enfin, last but not least, meurtre! Ce garçon bien sous tout rapport avait tout de même trucidé un adolescent de seize ans à coups de hachoir pour une affaire de téléphone portable, une paille, n’est-ce pas? C’est donc à cet épouvantable individu que la Justice de la République vient de rendre sa liberté! Et pour couronner le tout, ainsi que le fait observer Le Monde dans un de ces articles mielleux dont il possède l’exclusivité, les juges, se trouvant dans l’impossibilité de prouver que Bendaoud  logeait sciemment des terroristes, n’ont pu que le relaxer… lui ouvrant droit ainsi à indemnisation pour détention injustifiée… On va lui filer un petit pécule, à Jawad, histoire de compenser les quelques mois de taule qu’il n’aurait jamais dû faire vu qu’il est innocent comme l’agneau nouveau né, vous voyez? Qu’est-ce qu’elle dit, la Répupu? Elle s’excuse et elle lui file notre pognon à cette charogne, c’est-y pas fabuleux, ça? Comme ils disent dans Valeurs Actuelles, nos braves Djihadistes de Syrie seront bien inspirés de se faire juger en France, ce sera toujours mieux que de se retrouver pendu haut et court et, tout ce qu’on risque en somme, c’est de récupérer quatre ronds en compensation des jours passés en taule… A votre bon cœur, M’sieur-dames!

Cela dit, heureusement nous avons Wauquiez. Ce garçon sait parler à notre jeune élite, il leur explique la politique bien mieux que Science-Pot et en plus il s’arrange, l’air de rien, pour que ça se sache. Oui, parce qu’enfin, bullshit! comme il dit, il faudrait se montrer bien naïf pour croire à l’histoire de l’enregistrement pirate diffusé à l’insu de son plein gré. Quoi qu’il en soit, il nous a balancé suffisamment de buches pour finir l’hiver bien au chaud.
Sarko, d’abord, le plus beau! Le Président agité du bocal, qui « pompait » les smartphones de ses ministres, une pure merveille, une bombe surtout, parce que si les intéressés savaient plus ou moins, le bon peuple apprend le genre de méthodes habituelles à l’ami Talonnettes. Ça fait désordre… on peut toujours prétendre que c’est faux, que Wauquiez déconne à pleins tubes… Chiche, je prends les paris, ces choses-là puent tellement la vérité qu’il faudrait s’enfermer dans un caisson étanche pour tenter de ne pas y croire.
Macron, ensuite, accusé du sabotage méthodiquement organisé de Fillon. Comme disaient les deux Dupont « cherche à qui le crime profite », pas vrai? Évidemment qu’il a trempé dans le coup, Macrouille, avec la Présidence à la clé, comment voudriez vous qu’il n’ait pas tiré les ficelles? D’ailleurs, une opération de ce calibre, seul Présipède apparaissait capable de la mener à bien sans la moindre fausse note. Les autres, on le sait, sont trop nazes, trop approximatifs, trop timorés souvent. Bien sûr, il n’a pas joué le coup tout seul, on l’a bien aidé, le cabinet noir de l’Elysée, les « amis » Ripoublicons, tout ça. Mais le chef d’orchestre, à l’évidence, n’était autre que le petit Manu, c’est l’explication plausible par excellence!
Et puis, arrive le joyeux Darmanin, le petit coquin de Tourcoing, coing-coing, la ville illustre dont le doux soleil enlumina jadis le « Clair de Lune à Maubeuge« , subtile chansonnette restée chère aux oreilles des rescapés de nos archaïques générations. Alors Darmanin, lui, Wauquiez le considère dores et déjà comme foutu, cuit, laminé! Avec ses histoires de harcèlement sexuel, il apparaît bien mal barré, en effet. Seulement ça ne s’arrête pas là, « Cahuzac puissance dix », qu’il a sorti, le prof auxiliaire d’école de commerce… il a voulu dire quoi, là? Parce que Cahuzac, tout de même, c’est assez connoté, non? Ne trouvez vous pas? C’est qu’ils se connaissent bien, ces deux-là, même génération, même obédience partisane… jusqu’à l’apothéose de Présipède qui embarqua gentiment le jeune nordiste dans son joli vaisseau si gentiment porté par les vents favorables. « Cahuzac puissance dix« , si Wauquier sait un minimum de quoi il parle, ça peut vouloir dire du costaud, du lourd dans pas trop longtemps. Une affaire Darmanin, bien croustillante et bien médiatisée, voilà qui pourrait nous apporter un peu d’animation dans un landerneau politique émasculé depuis Mai dernier. Déjà, qu’ils dégringolent dans les sondages, Macrounette et Barbapoux, ça risque de leur coûter quelques plumes une vacherie de ce genre… Bon, pas grave, on justifiera en rappelant que le camarade Gérald, n’est qu’un vulgaire transfuge de l’UMP; comme explication absolutoire, ça peut suffire, surtout si l’affaire se limite à des histoires de mœurs…voire… »patience dans l’azur, comme disait le vieux Popaul, chaque atome de silence est la chance d’un fruit mur« … pour ce qui nous concerne, ce n’est pas tant le silence qui nous inhibe le moral, en revanche le fruit mur, lui, il ne devrait pas tarder à dégringoler! Moi, en tout cas, j’aimerais bien, vu que ces sympathiques rigolos genre Darmanin, Grivaux et autres petits merdeux prétentieux En Marche, m’inspirent plus le coup de pied au cul solidement appuyé que la révérence due aux grands serviteurs de l’État.
Enfin, il a cru bon, Laurent le Magnifique, d’ajouter sa petite remarque vicelarde sur la mère Angela. A vrai dire, rien de bien original dans la mesure où il se contente d’observer que la dame en question possède à peu près autant de charisme qu’une terrine de pâté en croûte…en moins appétissant… mais tout de même! Quand on pense à tous les soucis qu’elle trimballe, la pauvre vioque, à essayer de faire tenir debout un gouvernement de carpes et de lapins, monté de bric et de broc, en catastrophe, pour tenter de sortir de ce genre de crise dont la démocratie, seule, détient la formule. On ne sait même plus très bien où ils en sont, les Chleus, dans leur recherche d’un compromis mal ficelé. Tout ce qu’on sait reste aujourd’hui la certitude que leur sort repose entre les mains des adhérents du SPD, lesquels devront prochainement voter sur Internet pour dire oui ou non à l’arrangement boiteux proposé par les deux rigolotes Merkel et Nahles, celle-ci remplaçant au pied levé un Martin Schultz éjecté de son parti pour cause de compromission intéressée avec le diable de droite. Il n’a pas tort, Wauquiez, Merkel ce n’est plus grand chose, juste un gros fétu de paille avariée divaguant au gré de vents politiques contraire et dont le sort final dépendra du bon vouloir d’un demi-million de militants socio-démocrates qui ne peuvent pas la voir en peinture. La malheureuse semble, dores et déjà, bel et bien finie. Il n’était pourtant ni bien utile ni très charitable de tirer ainsi sur un corbillard déguisé en ambulance…et en plus, ça aussi, on s’en fout comme de l’an quarante avant la naissance de Notre Seigneur!
Cela dit, et pour conclure, moi je persiste à penser qu’il a bien fait Wauquier, de pisser un peu sur tout le monde, ça soulage et puis, parfois, ça peu favoriser le renouveau de la végétation, bullshit!… Nous verrons bien ce qui en sortira.

Bonne semaine à tous, avec mon amitié la plus distinguée.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Saint Valentin des Cendres

Tiens, c’est rigolo! Vous avez vu, cette année la Saint-Valentin tombe le Mercredi des Cendres… certes la première occultera le second, y a pas photo, comme on dit puis; les Cendres dans le genre vendeur-sexy on fait mieux, sans nul doute. D’ailleurs ces trucs-là, le carême, la pénitence et tout le toutim ça sent tellement son vieux temps qu’à l’exception d’un substrat négligeable de culs-bénits archéobigotiques, nul ne sait même plus de quoi il retourne. Et tant mieux, Dieu merci -enfin si j’ose dire- car associer à la très médiatique, très heureuse et très commerciale fête des amoureux, la sinistre cérémonie au cours de laquelle on se fait barbouiller la gueule avec des résidus de combustion censés rappeler que nous sommes poussière et ne tarderons pas à le redevenir pour de bon, apparaît saugrenu pour ne pas dire obscène. En un mot, c’est incompatible! Incompatible, oui…bien sûr… sauf pour moi à l’évidence! Moi ce coup-là je le prends comme un clin d’œil du Diable, ou alors de la divinité qui s’occupe du calendrier allez savoir, il en existe forcément une, enfin je suppose… Vu la situation, quoi de mieux adapté que les Cendres pour me la souhaiter bien chaleureuse, la Saint Valuche… D’autant que, pour votre serviteur, voilà un bail que cette fête à la con pue la haire, la discipline, le cilice et la mortification… lisez moi donc ce petit sonnet vous constaterez que ce n’est pas nouveau, c’est juste encore pire chaque fois que ça revient…alors le Mercredi des Cendres de Valentin je le prends comme un petit cadeau vachard de la providence, une bonne blague somme toute, j’espère que l’Almanach Vermot ne l’aura pas loupée, celle-là!

Bon, nous n’allons tout de même pas en faire un fromage, pas vrai, d’autant qu’on trouve dans l’actualité bien des sujets de préoccupation nettement plus prégnants que les états d’âme des vieux amoureux sans espoir.
La Syrie, par exemple, où vous avez maintenant les Israéliens qui s’en vont bombarder à qui mieux-mieux les positions iraniennes sur les contreforts du Golan. En voilà un truc qui fout la trouille! Vous vous rendez compte, l’affrontement direct entre ces gens-là, bourrés de haine réciproque jusqu’au turban, ou jusqu’à la kippa, c’est selon? Parce qu’ils possèdent tous les deux la bombe atomique, ces enfoirés…bon d’accord celle des Ayatollah fait un peu gadget en comparaison de l’arsenal rabbinique, mais tout de même, ça craint grave! Sans compter le F16 du Peuple Élu abattu par la D.C.A. chiite, ils détestent qu’on leur bousille le matos nos potes baptisés au sécateur , vu le blé que ça coûte! Heureusement qu’il y a Vladimir Putin dans le secteur, même déprimé par l’éviction de ses skieurs survitaminés des Jeux Olympiques il veillera toujours au grain ce garçon…espérons seulement que ça suffise à calmer les Iraniens, sans quoi nous allons direct à la grosse mouscaille. Sans compter, en supplément de pastis, les Turcs qui attaquent les Kurdes de l’autre côté, bien décidés à profiter de l’occase pour se débarrasser de leurs vieux ennemis, un peu comme ils avaient réussi, au temps de la Grande Guerre, leur opération nettoyage par le vide des Arménoches. Pour le nettoyage ethnique à la faveur des conflits compliqués, ils n’ont pas leur pareil, ces braves Ottomans…. Et comme on les laisse toujours faire… Tout ça pour vous dire que si vous faites un peu le tour de tout ce qui nous pourrit la vie, ou menace de nous la faire carrément péter à la gueule un jour ou l’autre, à chaque fois vous trouvez des Musulmans. C’est une règle générale et absolue, en somme, les deux grosses préoccupations de l’humanité souffrante sont, par ordre de gravité, les virus et les Muz. Je me demande bien pourquoi je les classe dans cet ordre… par  souci de politiquement correct, je suppose…

Un peu comme notre cher petit Présipède, voyez vous? Lui c’est l’organisation de « l’Islam de France » qui le travaille. Il va y aller « touche par touche » qu’il a dit… touche-touche pas à mon pote peut être, sinon je ne vois pas trop de quelle sorte de touche il pourrait s’agir. Enfin, touche ou pas il semble prêt à tout examiner pour enfin trouver la solution du problème insoluble dont il a hérité, le pauvre gamin, puisque ce merdier il le tient des Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarko et Hollandouille, les deux premiers, surtout, ayant essentiellement créé les conditions du bordel inextricable dans lequel se débat leur République et dont nous ne sortirons probablement que les pieds devant. Tout examiner, cela signifie par exemple envisager le concordat… Oh putain, alors là elle s’en morflerait une super-mornifle dans la cafetière la Répupu! Le concordat, vous vous rendez compte! L’anti-loi de 1905, le coup de poignard dans le dos à la sacro-sainte laïcité, le cauchemar des vieux gauchiards bien traditionalistes, des socialos et autre radicaux bouffeurs de curetons! Vous mordez le topo? Eh bien il n’en a cure -ni même mosquée- Macrounette, non plus que ce cher Gnafron-Collomb qui devra, en pareil cas, bouffer son chapeau en tant qu’ex-membre éminent du P.S. mais qui s’en balance,  vu que les élucubrations de son jeune patron lui tiennent lieu d’évangile, au gâtouillard de la Place Beauveau.
Or donc, l’État Français qui, pendant plus d’un siècle s’est obstinément refusé à tout rapprochement avec l’Église, considérant cette dernière, au mieux comme quantité négligeable, au pire comme l’ennemi sournois tapi dans l’ombre et toujours prêt à détourner les consciences du bon populo de gauche, eh bien ledit État serait prêt à signer solennellement un contrat de coexistence avec les Mahométans…lesquels?… on ne sait pas trop, vu le caractère pour le moins composite de la religion en cause. Et comme chacun sait que le but ultime de nos amis culs en l’air consiste à instaurer la Charia dans notre pauvre couillon de pays, on imagine aisément à quel point un concordat, négocié avec les dhimmis qui nous gouvernent, pourrait se révéler de nature à leur faciliter les choses. Nous n’en sommes pas encore là mais l’affaire fait son petit bonhomme de chemin. Allah prend tout son temps mais il progresse, le Tout-Puissant, le Miséricordieux, et manifestement les petits rigolos d’en face ne font pas le poids, il s’en faut de beaucoup! Soyons donc bien conscients que notre sort dans ce domaine se trouve aujourd’hui entre les petites mimines délicates de Macrouille. Pour vous résumer le truc, en gros, ou bien il fera une grosse connerie à conséquences incalculables, ou bien, comme ses prédécesseurs, il fera semblant…ou carrément rien du tout…dans les deux cas, de toute façon, ce sera bon pour la Charia. Pauvre petit bonhomme, faut voir ce qu’on lui demande, pas vrai? Sans compter les autres gros embêtements genre épées de la dame au clebs, qu’il voit se balancer doucement au dessus de sa jolie tronche!

L’affaire Hulot, par exemple. En voilà un gros patacaisse! Parce que vous avez vu la plaignante, celle qui l’accuse de harcèlement sexuel pour ne pas dire de viol? La petite fille de François Mitterrand, parfaitement, Tonton soi même! Ça fait désordre dans le landerneau républicouille des histoires de cette nature. Bon, Darmanin, lui après tout il se serait tapé une call-girl en la rémunérant par menus services, ce qui se fait fréquemment chez le jeune énarque bien placé dans les cabinets (ministériels, bien sûr). Que voulez vous, ces garçons bossent comme des malades et touchent des payes de misère, on ne peut tout de même pas leur reprocher de se réconforter la libido par le biais des pouvoirs attachés à leurs fonctions. Sinon les pauvres gamins en seraient réduits à recourir aux nanas du trottoir d’en face, avec tous les risques que ce type de démarche induiraient pour leur petite santé.
En revanche, pour notre sémillant Ministre de la Transition Écologique, l’affaire remonte à sa grande époque triomphante de Ushuaïa et autres émissions à audimat écrasant. Déjà riche comme Crésus, et encore, je me demande si ce dernier, dont la médiatisation intervint plutôt post-mortem, était finalement si plein aux as que cela. Bref, pour ce garçon, tenter de se taper de force la descendante directe d’une icône de la Gauche du calibre de feu Tonton, vrai ou faux, ça la fout vachement mal. Moi je veux bien que le viol constitue, somme toute, une activité écolo-compatible, peu exigeante en termes d’effet de serre et totalement neutre sur le plan de la pollution à l’ozone. D’accord mais l’affaire n’en demeure pas moins de nature à créer l’animosité, voire le rejet absolu chez une partie non-négligeable de l’électorat Macronnique. On l’aurait accusé, le coiffé au bol, d’agression contre les camarades Eva Joly, Cécile Duflot ou même Dominique Voynet, il s’en sortait sans casse, forcément! Mais là, une petite que son illustre grand-papa faisait probablement sauter sur ses augustes genoux à l’époque bénie où il foutait allègrement notre pays sur la paille, il est mal, le pauvre Nico, comme on dit chez Lidl, très mal, même… et son patron aussi, pour le coup! Allez, attendons un peu, ça va peut être s’arranger, après tout… non, je déconne!

Voilà, je vous souhaite à tous une excellente semaine. Et surtout, oui surtout, une joyeuse Saint Valentin des Cendres…enfin, pour ceux qui y ont matière…

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

La fin des Néandertaliens

Les temps sont durs, le froid recommence à mordre et la vieillesse en rajoute avec son cortège de misère et de sinistrose chronique. DERRIERE NAPOLEON on n’en est plus au pastaga, ni même au demi pression: ce matin le grog fait sont entrée triomphale au pinacle des boissons branchées, Thérèse a même du mal à suivre tant la demande dépasse les capacités de son matos à faire l’eau bouillante. Heureusement pour elle le dosage maison exige beaucoup plus de rhum que de flotte, ce qui commence d’ailleurs à se percevoir au travers de l’attitude, de plus en plus décontractée, des consommateurs. Diable, c’est que la grippe sévit rudement et taille des coupes claires dans les rangs des habitués. Cela dit,  notre petit noyau de fervents ignore l’épidémie; vaccinés autant qu’imbibés, les Jean Foupallour, Maurice, Marcel Grauburle,  Jean Trentasseur et même le vieillardissime Blaise Sanzel, se foutent bien pas mal des H1N1 et autres saloperies virales tout juste bonnes à dézinguer les petits merdeux qui bossent pour financer les retraites. En revanche le froid vicieux qui vous transperce et vous mordille jusqu’au fond des os, ça, passé un certain âge, on craint. Alors on lutte, d’où le grog…et ce truc-là, je vous jure, un vrai chauffage-central! Au bout de sept ou huit vous ne sentez plus les frimas, vous ne sentez même plus rien du tout, c’est dire! Alors, bon, faut relativiser, naturellement, ce matin le thermomètre frisait les trois degrés Celsius mais, vous savez, avec l’humidité marine et le petit vent de nord-est qui vous frisouille les oreilles, ça vous fait dégringoler le ressenti largement sous zéro. Là, en tout cas, bien au chaud et avec la biture qui monte en puissance, tout va pour le mieux et la conversation enroule de plus belles.
Qui plus est, ce matin, Yves, notre vieux pote Yves Rognes, le spécialiste des herbes Trounazéennes (je ne saurais trop vous recommander), se retrouve parmi nous, descendu de sa montagne avant de s’y voir bloqué par des chutes de neige  qu’on nous promet abondantes et de basse altitude. Le sac à dos bourré de ses petites plantes favorites, sans parler d’un joli stock de champignons, de ceux qui vous font oublier les vicissitudes de l’existence, l’homme se présente en ordre de bataille, prêt à affronter sans haine et sans crainte un séjour de deux ou trois semaines au ras du niveau de la mer.
– » Si vous en voulez, fait il en se roulant un pétard de deux centimètres de diamètre, ne vous bilez pas, il y en a au rabe, vous savez, je pense toujours aux copains dans ces cas-là. Et puis, les produits naturels, garantis bio authentique et engraissés à la crotte de chèvre, je vous garantis, ça ne peut vous faire que du bien. »
A le voir, d’ailleurs, on ne peut pas lui donner tort, en pleine forme le vieil Yves Rognes, l’air pur, forcément, la nourriture saine, sans doute, les petites routardes isolées, aussi, peut-être; mais tout de même, y a pas, il pète la santé, l’animal!
En revanche, pour la taulière, bio ou pas, le cannabis ça reste du cannabis et ça n’a pas droit de cité dans un établissement honorablement connu et estimé sur la place.
-« Dis donc, mon salaud, l’interpelle Thérèse en lui brandissant sous le nez sa bouteille de Négrita au trois quarts vide, tu vas bien gentiment me foutre cette saloperie à la poubelle et fissa sans quoi tu ripes à grand coups de pieds dans le derche. Tu veux me faire fermer, dis, l’enflure, c’est ça? Et en plus t’en proposes à la clientèle, histoire que ça finisse par schlinguer la beuze d’ici au port! Où tu te crois, ducon, à Trounaze, avec tes grognasses mal peignées et tes barbouzards cradingues, en plein milieu de nulle part? »
Évidemment, comme d’habitude et comme tout un chacun en pareil cas, l’invectivé se le tient pour dit et remet délicatement son joint intact dans la poche avant de son rucksack issu des surplus de la Wehrmacht -du matériel increvable- car l’abondance, pour les gens de cette génération, n’appelle en aucun cas le gaspillage, fît il partie intégrante des injonctions de l’autorité supérieure.
Toutefois l’incident devait fournir à Maître Trentasseur l’opportunité incontournable d’ouvrir sa gueule d’avocat socialiste recyclé macronnien, le seul ici et maintenant à siffler son Mac Ron au lieu, comme tout le monde, de se raffermir la santé au moyen du breuvage dégrippant sus-visé; il faut toujours qu’il se singularise ce gros zigomar à rosette!
– « Rassure toi, Yves, bientôt grâce au Président et à son action déterminée, la question fera l’objet d’une innovation historique. Tu pourras fumer tranquillement avec, pour seul risque, le paiement improbable d’une contredanse dont le montant ne devrait pas excéder le tarif du stationnement interdit. L’idée consistant à afficher une volonté de punir le consommateur en l’attaquant au portefeuille, sans toutefois lui chercher noise dans l’ordre des poursuites pénales. Et comme on voit mal les agents verbalisateurs procéder à des descentes dans les débits de boisson, l’impunité semble assurée; ce qui devrait satisfaire tout le monde: on pourra pétuner sans état d’âme tandis que le bourgeois le verra comme une mesure d’intérêt public de nature à réprimer le junkie. D’une pierre deux coups! Cela vous donne une idée claire des somptuosités de la pensée macronifique, pas vrai, voilà qui nous change drôlement la vie, non? »
-« Ce qu’il  nous change surtout, votre héros à la mords moi le nœud, c’est le montant de la retraite, lui rétorque Foupallour. Moi j’avais l’Arco qui me refilait royalement mes quatre-cent-cinquante balles le premier du mois, ben avant-hier y avait dix Euros de moins…plus les vingt que je m’attends à morfler sur la pension sécu, c’est pas avec ça que je vais pouvoir m’offrir ma dose de shit! Merci M. Macrounette…et encore j’ai pas voté pour vous, moi, alors quand je pense aux corniauds qui ont voulu faire barrage au F.N. comme ils disent…ben ça m’ennuie pour moi mais ça me fait bien plaisir pour eux, sales connards! »
-« En tout cas, Jeannot, lui glisse Yves Rognes sotto-voce, prenant bien garde à éviter l’oreille de la patronne, pas d’inquiétude pour ta dose, je te filerai ce qu’il faut, on n’est pas des chiens… »
-« Dites, vous savez quoi, ajoute alors un Grauburle que le rhum bien chaud semble porter à la spéculation intellectuelle, eh ben figurez vous que justement il existe un lien très clair entre la CSG de Macrouille et son idée de renforcer le marché de la fumette. Suivez moi bien, z’allez voir: les droguistes, enfin je veux dire les vendeurs de ces trucs-là, ils exercent dans les quartchiers sans cible, pas vrai? Y a qu’à voir comment ils se flinguent entre eux à qui mieux-mieux, par exemple à Marseille où qu’y se passe pas un jour sans qu’on en retrouve un ou deux  flingués dans quelque coin ou carbonisés dans leur bagnole, preuve qu’il y a beaucoup de dynamisme dans la profession! Bon. Et la CSG, alors, hein, où c’est qu’elle va finir la CSG? Ben oui, aussi dans les mêmes quartchiers comme j’ai dit, le RSA, les prestations sociales, tout ce pognon-là en vient directos. Et du coup, vous avez là les deux mamelles de la France périurbaine, pour causer comme à la télé, vous mordez le topo: un grand coup de CSG d’un côté, une grosse rasade de shit de l’autre, voilà l’Économie Sociale et Solidaire de nos Cités-Hachloums. Vous rajoutez une bonne rasade de salafisme pour lier le tout et vous servez tout chaud avec du thé vert histoire de respecter scrupuleusement les prescriptions du Prophète. Et voilà le travail! Alors, Présipède qu’est-ce qu’il se dit, lui, hein? Il se dit que ces populations là, il y en a de plus en plus et qu’il faut composer avec, voyez vous? Et comme ça ne se fait pas de les stigmatiser si peu que ce soit, il faut jouer le jeu et les arroser au maximum pour qu’ils se tiennent le plus pépères possible. Cohérent comme stratégie, il me semble, on ne peut pas lui reprocher à ce petit, il a bien de la logique le garçon ».

-« Surtout que finalement tels que nous voilà partis, intervient Maurice en s’appuyant sur un coin du zinc pour éviter de s’écrouler, nous serons tous plus ou moins des Africains importés d’ici la fin du siècle…enfin quand je dis tous, je me comprends… pas nous couillon, fait-il en regardant Jeannot qui s’observe mine de rien dans le miroir derrière le comptoir en essayant de se détecter une hypothétique évolution basanée, nous autres on sera cannés, évidemment, je veux dire nos descendants quoi, réfléchis merde! Moi, vous voyez, je regarde souvent Arte, tous ces trucs-là à la télé. Eh bien vous ne pouvez pas savoir comme c’est instructif. Tenez, par exemple, l’autre jour un paléontologue de grand renom, une sommité, nous expliquait comment les hommes de Néandertal, les Européen d’il y a grosso merdo cinquante mille ans, se sont fait bouffer progressivement par les Homo Sapiens qui venaient d’Afrique. D’après ce mec là, ça se serait passé sans violence, comme ça, au fil du temps. Les braves types d’ici étaient peu nombreux et se reproduisaient mollement, un ou deux chiares par famille, il en crevait pas mal, en plus, vu la dureté des temps et les dangers de la chasse au mamouth. En revanche, les nouveaux, eux, ils arrivaient continuellement, par milliers, en provenance d’un réservoir africain qui se remplissait encore plus au fur et à mesure qu’il se déversait sur l’Europe. Alors, le paléontologue a pris deux pacsifs pareils de cartes à jouer, un noir un rouge et les a mélangées, puis étalées…bien sûr on en trouvait autant de chaque couleur. Jusque là aucun problème. Seulement après, le mec a sorti un nouveau stock, rien que des rouges, là (pas des noires, faut pas déconner, vous allez comprendre pourquoi) et il a remélangé le tout. Bien sûr après ça, des noires on en voyait moins…mais comme il a refait le coup cinq ou six fois de suite, à la fin de l’opération, les black avaient pratiquement disparu. Vous comprenez le système où je demande à Thèrèse de sortir les cartes?… Non, je ne crois pas qu’il l’ait fait exprès, Marcel, ces scientifiques tu sais, c’est toujours politiquement correct… »
Et là, en effet, grog ou pas grog, on s’est tous dit dans notre Ford intérieure, selon la formule de Béru, qu’il valait mieux éviter de regarder Arte, ça vous bousille le moral ces conneries!
En attendant maintenant nous savons ce qui nous attend: dans les mêmes circonstances les mêmes causes produisant les même effets, la fin de ces pauvres Néandertaliens ce sera aussi la nôtre!

Passez tout de même une bonne semaine, vu que ça ne se produira pas tout de suite.

Et, à la demande quasi-générale, merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN