Les révoltés du week-end

Ce sont ces gens qu’on voit, au petit matin dans leurs bagnoles, lorsqu’ils vont au boulot, la gueule un peu de travers, pas bien contents mais résignés, quand faut y aller, faut y aller… Et puis aussi des vieux et des vieilles, plus habitués à des activités pépères, style jardinage ou mots croisés, qu’à se pointer sur le bitume pour faire voir qu’ils existent encore et n’entendent pas se laisser faire les poches sans rouspéter. Le Franchouille de base, en somme, celui qui se crève la paillasse pour un salaire miteux amputé d’un bon quart, ou se brosse d’un gros bout de son étique retraite afin d’engraisser Mohamed et Mamadou, lesquels n’en foutent pas une rame et, en plus, se payent allègrement leurs tronches.  Plutôt des moutons, ces « manifestants », tondus mais excédés; trop c’est trop, il arrive un moment où il faut que ça pète ou que ça dise pourquoi. Nous y voilà, à ce point d’exaspération inéluctable, il a fini par arriver! Macron t’es foutu, les braves-gens sont dans ta rue!
Oui, parce qu’on les a retrouvés devant l’Elysée, ces nanas et ces types plus ou moins porteurs de ce fameux « gilet jaune » qui, pour une fois, présente une utilité: tant qu’à l’avoir dans la bagnole pour éviter la prune susceptible de découler d’une absence d’équipement de bord règlementaire, autant le porter pour aller faire un petit coucou à Présipède. Le jour où ce dernier, en pleine explosion des prix du gazoile, crut bon de faire savoir qu’il poursuivrait sans faillir l’augmentation continue de la fiscalité « verte », la cause se trouva entendue, la goutte fit déborder le réservoir. Ils avaient jusque-là tout supporté, les cocus des prélèvements obligatoires, mais là, tout à coup, ça faisait trop. Ce morveux, accoutumé à les traiter de pleurnichards, de fainéants, d’illettrés, de gens de rien, entre autres marques de considération, leur intimait, avec sa bille de faux-cul, l’ordre de cracher de plus belles au bassinet d’une « transition énergique »  dont la ficelle se voit depuis la Lune. Tant que le prix du baril baissait, ils pouvaient y aller sans trop de crainte, nos braves gouvernants successifs, mais avec la remontée brutale des cours la combine a viré au désastre pour les forçats de la bagnole. Obligés, pour cause de prix de l’immobilier, d’aller crécher de plus en plus loin d’un boulot mal payé, leur sensibilité au coût du plein s’exacerbe et le petit « président des riches », incapable de sentir venir le coup, commence à faire les frais de leur grogne un peu désespérée. Elles n’y changeront rien, les mesurettes à la con décidées en catastrophe afin, soi disant, d’aider les pauvres à changer d’automobile; pas plus que les commentaires du style, « ah oui mais ça augmente pour deux bons tiers à cause du prix du brut« … pauvre con, tout ce que tu trouves à faire c’est de nous en coller un tiers supplémentaire en attendant les augmentations futures que tu nous promets déjà! Et maintenant, on nous balance à grands coups de media « plus la peine de manifester, bonnes gens, le pétrole baisse, la pompe va en faire autant! Si ce n’est pas prendre les enfants de la Répupu pour des jambons de Bayonne…
Sans compter que le gazoile c’est juste la partie émergée d’un iceberg qu’on pressent énorme, en dessous de la ligne de flottaison. Des années et des années de rancœurs accumulées quand ça commence à sortir on ne peut pas vraiment savoir où ça va s’arrêter.
Tenez, prenez Grauburle, par exemple, ça fait des décennies qu’il en prend plein la gueule sans moufter. Son problème à lui c’est qu’il a de plus en plus de mal à s’offrir sa petite biture post-prandiale, celle qui lui assure une bonne sieste paisible dans son coin perso Derrière Napoléon ; depuis le coup de la CSG il a du mal, le pauvre, à assurer ses cent sous quotidiens de blanc-limé. Vous avez bien Thérèse qui lui accorde du crédit, quitte à oublier de réclamer le solde, mais c’est humiliant, tout de même, pour un ancien préposé des PTT! Alors il l’a revêtu, Grauburle, le gilet-jaune qui depuis des années prenait la poussière dans sa vieille 4L; et il s’en est allé gaillardement arpenter les rues de la ville, en compagnie de trois mille clampins animés des mêmes intentions de rouspétance généraliste. Le seul problème c’est qu’il a fini par se retrouver en compagnie de Ciotti, juste à côté, dites donc! Du coup ça l’a refroidi, il a remis le gilet dans sa poche et s’en est retourné au bistrot.
– « Vous comprenez, les mecs, moi je veux bien aller gueuler contre Macrouille, ça reste logique comme démarche, y me semble, mais si c’est pour servir la soupe aux politicards professionnels en mal de voix, je préfère encore me bourrer la gueule entre amis! Moi je marchais tranquille, entre Jean-Jacques et Gérard, vous savez, les retraités de Roblot-Borniol… à tel point que sans les vociférations des défileurs j’aurais fini, à force de marcher en troupeau, par me croire à un enterrement. Et puis voilà l’autre nabot-crâne d’œuf qui se pointe avec deux autres blaireaux du même acabit, et hop, ni une ni deux, ils passent le machin jaune par dessus le costard et vas-y que je t’emboîte le pas en tête de cortège. Juste quand on descendait l’avenue par les rails du tram, lequel, bien entendu, ne pouvait plus circuler…je vous dis pas les râleries des fatmas bâchées qui se trouvaient dedans avec chiares et poussettes! A ce moment là j’avais l’impression de faire œuvre utile, par le fait, et il a fallu que le petit crevard rapplique avec sa gueule enfarinée de charognard à suffrages. Bon après tout c’est son droit, y a rien à lui reprocher, seulement moi, ça m’a gâché le plaisir de faire chier la démocratie, vous comprenez. De droite, de gauche, du milieu ou d’ailleurs, tous ces comiques ça reste des profiteurs du pauvre monde…alors pourquoi on les accueillerait à bras ouverts, hein? Moi, je me suis barré et mes potes aussi, on s’est repliés au troquet et on a tapé une belote avec Jeannot, c’est moins fatigant et ça permet de mouiller la meule de temps à autres, chose qui se révèle difficile quand on déambule dans les manifs, pas vrai camarade Foupallour? Et si tu nous payais la tienne, non? Y commence à faire soif, à ç’theure! »

Bien obligé, la mort dans l’âme, de s’exécuter, l’interpellé en profite pour s’emparer du crachoir. Jean Foupallour qui donne son point de vue sur des questions comme les Gilets-Jaunes et leur présumée récupération politique, ça peut présenter un certain intérêt, au moins d’un point de vue anthropologique.
-« Oh ben moi, vous savez, j’y suis pas allé dans leur gros raout. L’idée d’empêcher les gens de circuler, juste pour emmerder Macroûte et sa clique, j’ai pas compris. Ben oui quoi, admettons qu’hier j’aurais eu un truc important, à faire, je sais pas, moi, tiens aller aux champignons par exemple. Alors bon je prenais ma voiture… à supposer bien sûr que j’en aie une, qu’au prix où ça navigue, ces machins-là, c’est pas avec mille cinq-cent balles par mois moins le loyer et les pastagas, que je vais pouvoir m’en offrir une… Bon bref, qu’est-ce que je disais… ah, oui, je prenais ma bagnole et tchac! Plus moyen de sortir de la ville à cause d’une bande de falabraques comme Marcel et ses alcooliques…enfin acolitres, on dit, je crois… qui bouchent toutes les rues pour emmerder le Président de la République! Et là j’ai du mal à saisir les tenants et les abrutissants, vu que pour le coup c’est moi qu’est emmerdé! Macron, lui, s’il a envie de se taper un plat de morilles, de cèpes voire même de petits-gris c’est pas le défilé à la con des gilets couleur-cocus qui va lui couper l’approvisionnement, vous mordez le topo? Par contre, le Jeannot, son petit plaisir il va pouvoir se le carrer où je pense en guise de suppositoire… Putain, pour comprendre votre truc, faut s’accrocher, tu sais Marcel, je vois pas la logique… »

Et une fois encore, dans l’estaminet de Thérèse, comme la plupart des Dimanches-matin, c’est le vieux Maurice qui a le dernier mot. Il nous dit, comme ça, tout en descendant une jolie gorgée de son éternel demi-pression:
-« Y a pas à tortiller, le Système arrive à sa dernière extrémité, alors il faut bien prendre le taureau par les couilles et commencer à secouer les puces à toute cette bande de parasites incapables qui profitent de la connerie républicaine pour se fignoler des carrières dorées sur tranche. La question c’est comment on fait? Et c’est vrai qu’on a pas beaucoup de solutions, on s’exprime comme on peut. Alors je suis d’accord avec toi Jeannot, y a pas de raison qu’on te prive de tes chanterelles impossibles, mais faut bien trouver le moyen de faire voir qu’on proteste. Avant on prenait d’assaut la Bastille, maintenant on bloque l’autoroute…reste à trouver la plus conne des deux solutions… ça se vaut, sans doute… l’avantage de l’autoroute c’est qu’on peut s’en resservir le Lundi, pour retourner au boulot. Parce que c’est comme ça qu’elle va se terminer, leur jacquerie de week-end, les mecs qui bossent devront reprendre le collier dès demain. Il n’a pas trop de souci à se faire, le Présipède, les braves gens ne peuvent se révolter qu’en dehors des heures…ça va générer des trous dans l’action! Vous voyez, au fond, l’honnêteté et la politique ça fait mauvais ménage; quand on vit de son taf ça laisse peu de temps pour s’occuper des affaires publiques. Voilà pourquoi, sans doute, la démocratie ça sera toujours une affaire de voyous et d’escrocs…
Allez, à la bonne vôtre! Et pour la prochaine tournée je prendrai bien un petit jaune, faut savoir se mettre au diapason! »

Que la paix soit avec vous, avec ou sans gilet.
Amitiés à tous et bonne semaine.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

37 réflexions sur “Les révoltés du week-end

  1. Pangloss 18 novembre 2018 / 18 h 04 min

    Ils ont bien essayé d’aller jusqu’à l’Elysée mais là, macaque! Pas question! Dans un autre temps ou si c’était d’autres gens ou les mêmes mais enragés de désespoir, ils auraient tapé sur les CRS malgré les lacrymos et tenté de forcer le passage pour prendre Macron au mot quand ils défiait les mécontents de venir le chercher.
    Pas eux! Une manif de braves gens, de français moyens, quand on lui dit de faire demi-tour, elle obéit.
    Ce sera pour la prochaine fois. Peut-être. Ou jamais.

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    • nouratinbis 18 novembre 2018 / 19 h 56 min

      Jamais, je le crains, ils ne sont pas assez méchants, ceux-là!
      Mais bon, il se pourraient que d’autres s’en chargent un jour ou l’autre.
      Amitiés.

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  2. Pangloss 18 novembre 2018 / 18 h 05 min

    Quand je veux écrire macaque, ce rondjudju de correcteur automatique me met macaque.

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    • Pangloss 18 novembre 2018 / 18 h 26 min

      MACACHE!

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      • nouratinbis 18 novembre 2018 / 19 h 57 min

        Essaie avec canaque, ça marche…

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  3. Boutfil 18 novembre 2018 / 18 h 05 min

    Evidement que ça va pas continuer longtemps et que les prolos devront retourner pointer dès demain, mais tout de même, je trouve que ça fait plaisir de voir les gens commencer à râler, c’ n’est peut être qu’un début, il n’y aura peut être pas besoin d’attendre le printemps, encore une ou deux belles conneries et ça pourrait bien dégénérer plus fort, espérons que les Français ont enfin vraiment se réveiller

    grosses bises et bonne semaine

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    • nouratinbis 18 novembre 2018 / 19 h 59 min

      Le gros des troupes était quand même bien paisible…mais bon, on peut toujours
      espérer, parce que nos amis du gouvernement persévèrent! Ce sont de bon
      persévérateurs!
      Gros bisous.

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      • Gachno 19 novembre 2018 / 11 h 18 min

        Ils sont jeunes, ce sont des persévérateurs précoces…..

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  4. elba 18 novembre 2018 / 19 h 25 min

    Merci Nouratin, j’ai bien ri de votre superbe prose par moments (attention à vos chevilles !) « Acolitres » il fallait l’inventer, et puis il n’y avait pas que ça. J’ai adoré aussi les tenants et les abrutissants. 🙂
    Z’avez raison : Mac-Néron n’en a rien à faire je pense de nos petites manifs. Et si par hasard il était bloqué dans son palais, rien ne l’empêcherait sans doute de s’en évader… en hélico, peut-être ?
    J’ai mis mon gilet jaune en début d’après-midi hier… C’était tout à fait désorganisé, il faut le dire, dans mon coin de Vendée : nous avons cherché un bon moment « le gros de la troupe », et nous avons finalement trouvé, cela nous a fait faire un peu de marche à pied, très bonne pour la santé. Ce que j’ai estimé très chouette, c’est que ce jour-là, des gens qui ne nous auraient pas regardés en temps ordinaire, nous faisaient de grands sourires. C’était assez bon enfant.

    Ceci dit, je n’ose pas dire que je pense que tout cela ne servira pas à grand-chose. La seule solution radicale et efficace que je pourrais trouver, c’est de reprendre le couteau de cuisine de Mr Guillotin. Parce que les nantis, ils s’en fichent de nos manifs, ce sont eux qui font les lois et qui nous mettent en prison si nous ne respectons pas leurs desideratas (ça se met au pluriel ou non, ce mot ? Le correcteur ne veut pas que je mette un ‘s’.)
    Reste l’espoir que peut-être un jour les policiers se mettent vraiment du côté du peuple et envoient balader les ordres… Je rêve toujours.

    Gros bisou et bonne soirée.

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    • nouratinbis 18 novembre 2018 / 20 h 08 min

      Bravo d’y être allée, c’était ce qu’il fallait faire!
      Les policiers…seuls ceux qui sont muz pourraient se rebiffer, un jour, je le crains!
      Mais on peut toujours rêver…
      Enormes bisous!
      PS. Desiderata c’est un pluriel latin.

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      • elba 18 novembre 2018 / 20 h 13 min

        Merci. Jamais fait de latin. Mais je saurai pour la prochaine fois s’il y en a une. 🙂

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  5. Pakounta 18 novembre 2018 / 19 h 34 min

    Emergée, la partie visible de l’iceberg, pas immergée, cher Nouratin. Maintenant que j’ai achevé ma 78ème orbite autour du soleil, je me permets de vous reprendre, cher Nourantonio. Toujours ces trouvailles de mots, un bonheur.
    Amitiés

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    • nouratinbis 18 novembre 2018 / 20 h 10 min

      Non, je parlais de celle qu’on ne voit pas, sous la flotte…
      Merci et encore bon anniversaire, septante huit, aujourd’hui c’est encore jeune
      je le dis parcequ’il faut que je m’y prépare, moi aussi, ça vient vite!
      Amitiés.

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      • Pakounta 18 novembre 2018 / 21 h 23 min

        Nononon camarade septuagénaire. Je sais bien que vous savez que c’est l’immergée qui est invisible et énorme. Mais l’erreur vous a étreint et vous avez écrit : « Sans compter que le gazoile c’est juste la partie immergée d’un iceberg qu’on pressent énorme »… Ici, c’était « émergée ». L’immergée ne se révèle pas encore dans les gilets du gazoil.
        Du haut de mes 78 tours, comme un vieux disque, je vous corrige sauvagement ! Est-ce bien raisonnable ?

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  6. Bernadette 18 novembre 2018 / 20 h 01 min

    Puisque nous sommes entre gens cultivés cherchant toujours à l’être davantage, desiderata est un pluriel (latin), voilà pourquoi le correcteur refuse le S. Le mot est toujours utilisé au pluriel, c’est comme media, on ne dit jamais medium.
    J’espère, Elba, que cela aura répondu à vos interrogations.
    Sinon, l’humour de ce texte est bienvenu dans ces temps moroses, pour ne pas dire plus.

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    • elba 18 novembre 2018 / 20 h 14 min

      🙂 Merci, Bernadette ! Bisou.

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  7. nouratinbis 18 novembre 2018 / 23 h 16 min

    @Pakounta
    Ma parole, vous avez raison, veuillez me pardonner, je corrige de suite.
    Merci! Il ne faut pas m’en vouloir, je me fais vieux!
    Amitiés.

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  8. Fredi M. 19 novembre 2018 / 9 h 38 min

    Une ficelle si grosse qu’elle se voit de la lune, ben oui c’est exactement ça.

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  9. PR CALGUÈS 19 novembre 2018 / 10 h 44 min

    Quand, chez Thérèse par exemple, on commencera à consommer la bière non plus en demi pression mais en canettes de verre (réutilisables) les revendications se radicaliseront un chouïa…
    Baïèta.

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    • nouratinbis 20 novembre 2018 / 15 h 31 min

      Il est vrai que ça y fait beaucoup pour la radicalisation des mouvements…
      Baïeta.

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  10. G.Mevennais 19 novembre 2018 / 11 h 23 min

    Je constate, avec plaisir, que des « petits nouveaux » découvrent vos « personnages » et les apprécient comme il se doit. Pour ma part je suis toujours, malgré les ……années, sous leur charme (à ces personnages) et sous celui de votre prose. J’en profite, pour les « ceusses et icelles » qui ne l’ont pas déjà fait, de lire votre savoureux bouquin « derrière Napoléon », ça requinque « grave » pendant les longues soirées d’hiver.
    Amitiés, cher Nouratin et bonne semaine à tous/toutes.
    Giles

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    • nouratinbis 20 novembre 2018 / 15 h 35 min

      Merci, cher ami, il est vrai que les bouquins sont plus pratiques et plus agréables
      à lire sous forme papier, il faudra que j’y pense un jour ou l’autre, mais pour l’instant
      je n’ai pas la tête à ça.
      Bien amicalement à vous.

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  11. Jeannot Scours 19 novembre 2018 / 16 h 31 min

    Ce mouvement gilet jaunes risque de retomber comme un soufflet raté. Ceux qui survivent de leur taf ne peuvent pas manquer une journée de boulot en semaine, ils sont au taquet.

    Sur l’action, tout cela est gentil et propre sur soi, les manifestants ne peuvent pas se permettre de casser, bousculer, caillasser sous peine de se voir transformer par les sbires de la répupu en clodo (mort sociale par condamnation, opprobre public, amendes confiscatoires, etc …).

    C’est d’ailleurs pour cela que le pouvoir n’a même pas encore jugé bon d’infiltrer le mouvement de casseurs, blackblockeurs filmés en direct par les journaputes BFM (bons fellateurs macronistes) placés au bon endroit. le mouvement n’en vaut pas encore la peine, il n’est soutenu que par ceux qui soutiennent le système et ils sont de moins en moins nombreux.

    Pour que le mouvement prenne de l’ampleur, faudrait un dérapage façon heureléplusombre , comme un djeun de cité écrasé par un automobiliste, un chibani matraqué par un casqué en bleu, un grand frère qui se fait a-théo-miser le derche…

    Malheureusement, la composition quasi mono ethnique du mouvement montre bien que les zautresavantlesnautres s’en contrefoutent comme de leur première babouche … les allocs coulent à flot sinon gare, eux n’ont rien à perdre et c’est pour ça qu’ils gagnent tout.

    Sto lat Nouratin

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    • nouratinbis 20 novembre 2018 / 15 h 41 min

      Oui, vous avez raison. Cependant les pochetrons qui, la semaine, maintiennent la
      petite flamme allumée, vont bien finir par en placer une un peu costaud, dans le
      genre de celle que vous évoquez…
      De toute façon, tout cela restera sans doute anecdotique et, comme vous dites, ce
      sont les zautresavantlesnotres qui auront le dernier mot.
      So long Jeannot.

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  12. Jeannot Scours 19 novembre 2018 / 16 h 33 min

    il n’est soutenu que par ceux qui soutiennent le système et ils sont de moins en moins nombreux: je voulais dire ceux qui soutiennent financièrement le système…

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  13. Liz 19 novembre 2018 / 17 h 14 min

    J’attendais avec plaisir votre prose dominicale sur le fashion week-end en gilets jaunes fluo. Comme à l’accoutumée, je ne boude pas mon plaisir tant à vous lire, qu’à voir les enfarinés du gouvernement baver leurs histoires taxées et mentir sur le comptage des manifestants.

    Il n’a été question que de jaune, pourtant je n’y ai vu que des blancs, français, ceux qui travaillent ou en cherchent, ceux qui sont à la retraite, des parents, des enfants et même un chien solidaire. C’est pourquoi je me suis bien doutée que la CGT, ni aucun autre syndicat, n’y étaient conviés. Ils doivent en baver d’envie, comme ils aimeraient les récupérer ! Les partis politiques également, presque timides, avancent leurs pattes crochues.

    Ici, en Pays Cathare la mobilisation continue, nous en venons, un rond-point bien sympathique. Le soutien de la population est remarquable. Pas de blocage, juste un léger ralentissement souriant.

    En Allemagne, Macron n’a pas manqué de se distinguer. Une fois de plus il exprime sa détestation des Français. Qu’il aille se faire adopter par Angela, il a l’habitude des dames matures !
    https://twitter.com/hashtag/Bundestag?src=hash

    Bien des bises à tous, une de plus à vous Nouratin

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    • elba 19 novembre 2018 / 18 h 32 min

      Il veut dire quoi, par là, le petit présipède ? Que les français sont moins bien que les allemands ?
      Qu’il aille voir Angela effectivement. Cela nous ferait sans doute du bien.
      Bisous, Liz.

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    • nouratinbis 20 novembre 2018 / 15 h 46 min

      Bof, Macrounette ne comprend pas tout, c’est normal, mais au bout du
      compte il est tranquille dans ses pantoufles élyséennes. Je ne sais pas
      ce qui se passera samedi prochain mais je doute que lesdites charentaises
      se trouvent menacées par la populace fluorescente.
      Un tas de bises.

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  14. carine005 19 novembre 2018 / 20 h 40 min

    J’ai bien aimé cette fin de semaine en jaune.
    Et j’ai particulièrement apprécié deux trucs venant de là-haut:
    1) micronounet annonçant sans s’étrangler qu’il se refusait à parler des affaires intérieures de la France quand il est en balade à l’étranger.
    Il faudra lui rafraîchir la mémoire avant de le guillotiner.
    2) l’illustration incroyable de la connerie de nos gouvernants hors sol qui, deux jours avant le 17, annoncent qu’il faudra que les Français se débarrassent de leur chaudière au fuel dans les 10 ans.

    Excellent timing ^^.

    Jenreviensbizouillespas !

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    • nouratinbis 20 novembre 2018 / 15 h 50 min

      En effet, ces choses-là sont particulièrement savoureuses…dommage
      que la bascule à Charlot soit bouffée par les vers.
      Çametroulebizouilledos.

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