Manifestations

Manifester c’est vachement bien! Démocratique et tout, incontestable, légitime, droidlomesque, bref une véritable perfection issue de toute une vieille tradition républicaine qui fait chaud au cœur du citoyen conscient et sincère dans sa foi personnelle, qu’elle soit de droite, de gauche ou de quelqu’autre nature. Tout cela part de la vieille idée qui consiste à descendre dans la rue. Pourquoi faire? Là l’affaire devient déjà plus compliquée. Dans le temps les choses paraissaient tout à fait claires, on descendait (sauf les habitants du rez-de chaussée et des sous-sols, naturellement) puis, de son côté, le détenteur du pouvoir envoyait l’armée, la garde, enfin tout corps plongé dans une situation insurrectionnelle et susceptible de la faire cesser en tirant dans le tas. Il arrivait parfois que le big-boss se dégonfle un peu, ce qui a débouché sur nos jolies révolutions, la prétendue « grande » de1789 et les deux un peu oubliées de 1830 et 1848. La Commune, pour sa part, constitua un épisode grandiose de ce type, avec évidemment beaucoup de dégâts et une fin de récréation sifflée par  Thiers, lequel fit le nécessaire pour qu’elle cessât dare-dare, les fusils ayant, sur son ordre, parlé de la manière la plus définitive.
Après quoi s’installa la République, notre bonne vieille Répupu des familles, celle qui depuis 1875, nonobstant de petits aménagements de détail, dont notamment trois chouettes constitutions artistement rédigées, règne sur la France avec la bonhommie tranquille des personnes, dites « morales », lesquelles somme toute n’existent pas, ceci expliquant sans doute cela. Avec la Répupu, s’ancrait aussi dans les mœurs et les mentalités la Démocratie à la franchouille, celle qui confère à tout un chacun une partie – sans doute infime mais cependant incontestable- de la souveraineté nationale. Partant de ces admirables principes, l’esprit revendicatif de nos concitoyens trouva alors, par la descente dans la rue, un moyen de manifester leur mécontentement tout en exerçant une pression virtuelle sur les détenteur du pouvoir, afin qu’ils réservent à leurs desiderata une suite favorable. Et progressivement l’habitude se prit d’organiser des déambulations urbaines en grands groupes, sortes de révolutionnettes plus ou moins paisibles, d’abord réprimées, ensuite admises du bout des lèvres par des politiciens de gauche qui se méfiaient tout de même du bon peuple en troupes lâché dans l’espace public. Ainsi Clémenceau déclarait-il en 1907 « Je ne suis pas sûr qu’il y ait un droit de manifestation mais je suis d’avis qu’il doit y avoir une tolérance de manifestation« . On ne s’était donc pas encore rendu compte que la sacro-sainte Déclaration de 89 comprenait en son article 20 quelque chose qu’on pourrait par la suite faire passer pour le fondement (pas le derrière, veux-je dire, mais la base juridique) du droit en question. Normal puisque ce fameux texte se borne à affirmer: «  Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ». On notera au passage ce « même religieuse » particulièrement savoureux… En tout cas, la petite phrase en question évoque sans ambiguïté une manifestation plutôt individuelle d’opinion, bien encadrée par la notion d’ordre public, laquelle, justement, apparaît tout à fait contraire à l’envahissement des rues par des dizaines voire centaines de milliers de tordus énervés. Évidemment, les pères fondateurs de la big révolution  n’eussent pas envisagé une seconde d’avaliser des manifs avec casseurs, black blocs et autres anar-activistes.
Et c’est pourtant ce petit texte que la Répupu finit, à l’issue d’un long processus de maturation politico-syndicale, par bombarder « droit constitutionnel de manifester ». Ensuite bien sûr, toute une palanquée de déclarations internationales de droidlom est venue assurer l’avenir démocratique de cette superbe conquête de l’Humanité, (pas le journal en faillite, l’autre). S’agissant donc d’un droit intangible, imprescriptible et, en un mot, sacré, tout le monde s’en sert avec l’ardeur bon-enfant de celui qui a découvert le nouveau Lotus, le rouleau enchanté dont une seule feuille peut -parfois- suffire.

C’est notamment le cas, désormais, des petits merdeux des Lycées qui suivent la petite merdeuse suédoise égérie des manifs pour sauver la planète. L’idée, au demeurant fort séduisante, consiste à sécher les cours pour s’en aller par les rues gueuler comme quoi il faut absolument arrêter de dézinguer le climat. Comment? Ah oui, ben voilà, alors il convient  d’en finir avec les emballages à usage unique! En tout cas c’est ce que j’ai entendu de la bouche d’une manifestante d’environ quinze ans qui avait l’air de bien s’amuser tout en considérant les adultes comme des irresponsables meurtriers, ce qui, somme toute, n’est pas totalement faux. Cela dit, outre le fait que les emballages en question constituent un élément, certes non négligeable mais pas vraiment central de la dégradation climatique, il faudrait sans doute expliquer à la demoiselle (oh zut, excusez, je ne le ferai plus) à la jeune fille, voulais-je dire, que les choses ne sont pas si simples. Il peut fort bien se trouver, parmi ses petits camarades, des fils et filles de salariés dans le bizness du packaging, comme on dit aujourd’hui, lequel emploie, rien que par chez nous, une ribambelle de populo. Parvenant à ses fins manifestatoires, la douce enfant condamnerait ainsi de sympathiques condisciples à la plus noire des misères, celle qui découle du chômage des parents. Hélas on ne pourra pas compter sur les profs pour faire entrer cette sorte de détail dans les crânes adolescents. L’enseignant apparaît en effet très majoritairement charmé par ce qu’il considère comme une prise de conscience citoyenne tout à fait admirable, de la part des bambins qu’ils sont en principe chargés d’instruire. Du coup, au lieu de faire leur boulot, ces chers suppôts de l’Éducation Nationale encouragent leurs ouailles à manifester pendant les heures de cours. C’est toujours ça de moins à supporter ces petits chieurs et en plus c’est pour la bonne cause, alors…

Et dans le fond, si l’on y regarde d’un peu plus près, c’est quasiment pareil chez nos potes Gilets-Jaunes. Au départ ils protestaient avec la dernière énergie contre l’aveuglement de Présipède, contre son incapacité à comprendre les difficultés des braves gens et contre sa propension à aggraver celles-ci par des mesures fiscales à la con, vaguement peinturlurées aux couleurs de la divine écologie. Que pouvaient ils faire d’autre que de foutre un minimum de bordel, je vous le demande? Jusque là, en somme, rien à dire, le fameux droit de manifester, après tout, autant s’en servir, un peu comme au vieux temps, déjà, de la manif pour tous . Bien, me direz vous, en ces temps-là ça n’avait pas servi à grand chose, de vitupérer le mariage par derrière. Cette « avancée sociale »  si chère à la Taube -vous vous souvenez?- fut adoptée sans barguigner par une majorité hollandouillesque autant qu’écrasante. En revanche, les pauvres ballots de la manif firent l’objet de l’opprobre politico-médiatique, sans parler de la répression implacable mise en œuvre par le Ministre de l’Intérieur, Petit Caudillo, actuel candidat à la Mairie de Barcelone.
En revanche, les porteurs du fameux gilet, eurent plus de chance car Macrounette, sentant le vent du boulet bourdonner à ses oreilles, leur accorda plein de trucs au bout de trois petites semaines de foutoir. Une bonne dizaine de milliards non financés qui allaient s’ajouter à la dette… un peu plus un peu moins…
Seulement ça continue, de plus belles, ni trêve ni repos, n’importe comment, sans savoir où l’on va, mais tant pis, on fonce! Moi, je l’avais tout de suite observé, cette grosse pantalonnade ne tient pas debout. C’est du déconnage débile! On demande des tas d’augmentations, des allègements de charges, des services publics plus étoffés, bref tout une série de dépenses supplémentaires dont ni Présipède ni ses sbires n’ont le premier sou. Ce n’est pas pour me répéter à l’envi -certes j’ai l’âge de radoter mais tout de même-  à force de pousser dans ce sens nous finirons juste par récolter un gros supplément de fiscalité. Vous remarquerez qu’on en parle déjà dans les sphères éthérées du médiatico-politique, après avoir évoqué l’alourdissement massif des droits de succession, on propose maintenant de faire payer l’impôt sur le revenu à tout le monde, jusqu’aux pauvres d’entre les pauvres…pour faire passer la pilule d’une tranche supplémentaire destinée à ratiboiser les hauts salaires… Voilà le bilan prévisible des manifs en jaune!
Ainsi que je vous le disais en Novembre dernier, il vaudrait mieux regarder du côté des dépenses sociales, c’est là que ça devrait se jouer si les Franchouilles disposaient d’un minimum de cervelle. Au lieu de demander à l’État ce qu’il n’a pas les moyens d’accorder, exigeons qu’il cesse de dilapider honteusement notre pognon. Soignons le mal à la racine, débarrassons nous de ceux qui nous coûtent la peau des fesses et en plus nous emmerdent la vie… Rien qu’en faisant le ménage, en expulsant manu, voire pede militari tout une tripotée de racaille étrangère ou bi-nationale à casier bien garni, ou fichés S, je vous promets facilement une bonne trentaine de milliards d’économies… C’est plus qu’il n’en faudrait pour satisfaire grassement toutes les revendications des défileurs du samedi!

Bien sûr, ce que j’en dis c’est juste des paroles qu’emporte le vent parfumé de la bien-pensance républicouille… Vox clamans in deserto, vous savez, le pauvre niais qui prêche dans le désert…

Bonne semaine et amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

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Bidonnage républicain

Tant qu’on peut le coller sur le dos de l’Ekstraimdrouatt, l’antisémitisme ça reste un bon produit, valorisant et fédérateur, qui ouvre largement la voie à une indignation de bon aloi, pratique, peu onéreuse et acceptée partout. Là où la combine devient moins évidente c’est lorsqu’on a affaire à ces braves gens qui professent la haine la plus farouche et la plus absolue du Juif, tout en appartenant manifestement à l’admirable autant qu’intangible religion du Prophète. Que fait l’Homme (ou la Femme) de Bien, en pareil cas? Il (ou elle, bien sûr) se trouve considérablement emmouscaillé, écatelé par le double impératif de condamner avec la plus grande fermeté, tout en évitant absolument de dire qui l’on condamne. La plupart du temps, il suffit de faire référence à « la bête immonde« , ce qui offre toute garantie de politiquement correct et permet de quitter  l’impasse par le haut. Il peut arriver, cependant, que certaines images ne laissent pas le moindre doute sur l’origine précise des actes à dénoncer. C’est ce qui caractérise justement le dernier en date des faits de cette nature: l’agression d’Alain Finkielkraut par des porteurs de gilets jaunes.
Finkielkraut, on peut en penser ce qu’on veut, plutôt du mal, tout de même -vu que ce garçon ne manque jamais une occase d’évoquer l’identité franchouille mise à mal par l’invasion musulmane-  mais ça reste avant tout un baptisé au sécateur ce qui, forcément lui confère un minimum d’immunité. Fils d’immigrés Polonais, par surcroît, le cher homme ne saurait faire l’objet de la moindre attaque susceptible d’apparaître fondée sur ses origines ethniques ou religieuses. En aucune façon, d’ailleurs, l’idée ne viendrait-elle à quiconque, appartînt-il à la Réacosphère, d’attaquer le pauvre Alain pour autre chose que ses prises de position, parfois un peu convenues, visant à se faire bien voir, malgré tout, par ses voisins Germanopratins.
Manque de pot, hier, quatorzième samedi de manif giletjaunesque, l’académicien en cause tint à venir déambuler du côté de Montparnasse, afin de constater de visu l’étendue du désastre. Il n’a pas accompli le voyage pour rien! Avait il seulement fait trois pas qu’il s’entendait héler par une petite bande d’abrutis mal embouchés au fort accent des Quartchiers. « Sale sioniste de merde », « nique ta mère », « rentre chez toi en Israël », »sale facho » et autres politesses du même tonneau. Couvert d’injures plus ou moins antisémites, bien qu’elles provinssent de garçons aux origines maghrébines peu contestables, l’infortuné allait prendre la tangente quand un personnage plus hardi encore que ses compères se prit à attirer sur lui les foudres d’Allah. Un musulman fanatique tellement caractéristique avec sa barbe à la Mahomet, que les chroniqueurs de BFM en restèrent sans voix, sauf un, invité pour meubler, qui déclara, à chaud, sa certitude d’avoir affaire à un Salafiste. Depuis, bien entendu, des consignes prescrivant l’abstention de toute allusion de cette nature, sont arrivées dans les salles de rédaction. On ne va tout de même pas sacrifier l’antisémitisme-peste-brune des Gilets Jaunes, sous prétexte que ceux-ci se trouveraient infiltrés par nos amis de la Diversité triomphante. Il n’en est pas moins vrai que le barbu en cause, après avoir vomi une bordée d’imprécation, genre « Dieu va te punir, tu vas mourir« , contre Finkielkraut « le haineux » (sic), se mit à vociférer à plusieurs reprises « on est chez nous, on est chez nous« , sous-entendant ainsi que la France est désormais terre d’Islam, ce qui implique un départ rapide des Israélites; les Kouffars , quant à eux, n’ayant d’autre choix que la conversion, la valise, ou le cercueil. Notons que le Monsieur à barbe rousse a fait l’objet d’une prise de vue tellement précise et appuyée que son identification n’a soulevé aucune difficulté…nous verrons bien le sort que lui réservera la Justice … si d’aventure les poulets se risquaient à l’appréhender pour de bon…

En attendant, voilà ou nous en sommes! Dans les manifestations du Samedi, et désormais du Dimanche, on trouve sans doute encore quelques révoltés du week-end de la première heure, mais de plus en plus de gauchiards de tout poil, de Black-Blocs, d’Anarchistes polymorphes et, à l’évidence, une mouvance banlieusarde à caractère communautaire, voire carrément islamiste. Dans de telles conditions, on peut s’interroger sur l’intérêt de continuer encore ce mouvement, parti d’une histoire de prix du gazoil pour en arriver à assurer la promotion de tout un tas de groupuscules aussi douteux que potentiellement malfaisants.
Au bout du compte ces rigolos en arrivent à remettre Présipède et ses sbires en position de se refaire la cerise; à priori ce n’était pas absolument l’objectif recherché! La majorité silencieuse, celle des gens qui se trouvaient au début dans les cortèges et sur les rond-points, glisse doucement vers la répugnance vis à vis d’une action confuse et désordonnée nuisible à la tranquillité publique ainsi qu’à la bonne marche des affaires. Avec leur « grand débat » bidonné à bloc, Macrounette et son Gouvernement en récupèrent une partie, les purs gogos, alors même que le plus grand nombre commence à entrevoir qu’il ne sortira rien de bon de ce vaste carnaval qui dure depuis trois mois. Au bout du compte cela se traduira sans aucun doute par un surcroît d’impôts que les pauvres aussi finiront par payer d’une façon ou d’une autre, vu que les riches sont bien trop peu nombreux pour parvenir à combler le gouffre.

Le plus drôle, dans tout ce bigntz, c’est qu’il parvient à occulter à peu près totalement l’affaire Benalla. Elle en dit long, pourtant, sur les probables turpitudes de la République qui marche. On en apprend un peu tous les jours, et ce qui remonte se révèle croustillant au possible.  Selon les dernières nouvelles, c’est le coup du coffre fort qui revient maintenant à la surface.
Petit rappel des faits: en Juillet la Police doit perquisitionner chez l’ami Alex. Tout le monde se transporte au domicile du jeune homme mais l’opération tourne court  car le pauvre a oublié ses clés. Conséquemment les poulets décident de revenir le lendemain, que voulez vous qu’ils fissent? Manque de pot, pendant le laps de temps, le fameux coffre disparaît. Là où les choses deviennent désopilantes c’est  quand on apprend le nom du déménageur de coffre présumé : le sergent-chef Chokri Wakrim, le compagnon de la Commissaire Poitout, chef démissionnée de la sécurité de Barbapoux, notre bon Premier Ministre. On apprend qu’à l’époque du début de l’affaire, l’été dernier, le couple Poitout-Wakrim aurait logé ce pauvre Benalla, lequel ne pouvait plus rentrer chez lui, un peu comme feu Aznavour. Et comme le sous-off Wakrim, depuis suspendu de ses fonctions militaires, apparaît également dans l’affaire du contrat envisagé avec un oligarque Russe, en compagnie, aussi,  du pote à Alex, Vincent Crase, qui, lui, avait déjà touché un petit acompte de près de trois-cent-mille Euros sur ledit contrat.
On est donc manifestement dans une affaire laissant apparaître le plus haut sommet de l’État comme une véritable association de malfaiteurs. Mais bon, au final tout le monde s’en fout un peu puisqu’il y a des gilets-jaunes qui assurent le divertissement des foules et un « grand débat » pour amuser le reste de la galerie.
Barbapoux lui même, avec son air de ne pas y toucher, fait tout ce qu’il peut pour allumer des contre-feux. La dernière, pour l’instant, concerne le coup des contreparties aux aides sociales. Une proposition d’une audace inouïe, le type envisagerait de faire bosser les bénéficiaires du RSA, vous vous rendez compte? Évidemment tollé à gauche, scandale, horreur! Et comment voulez vous qu’ils puissent se faire du black, ces malheureux, si on les oblige à des travaux d’intérêt général, hein? On vous le demande M. Philippe, ça se voit que vous venez de l’UMP, bougre d’affameur du peuple!  S’en prendre aux Pludéfavorizés  c’est bien la marque de ces salopards-là, tiens!
En attendant, quand on parle de ça, on oublie Mme. Poitout, son petit copain et les amis un peu olé-olé d’icelui… Si bidon que puissent sembler les diversions de cet ordre, elles possèdent le mérite de faire parler dans les télés et donc dans les chaumières. Le reste, en revanche, on l’oublie, c’est y pas mieux comme ça?

Tout ce globiboulga finalement revêt une importance assez dérisoire, il faut en convenir. Dans vingt ans, on n’en parlera même plus, ces broutilles passeront à la trappe comme la totalité des bidonnages républicains de toute nature et de tout époque qui les ont précédées. Ainsi va la démocratie, il n’y a pas de quoi pavoiser mais ça durera encore longtemps, au moins jusqu’à la Charia.

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Bruits de bottes

On dit, on dit, mais ils font quand même des trucs en faveur du pouvoir d’achat. Tenez, par exemple, aujourd’hui, balancer des projectiles sur les représentants de l’ordre c’est à la portée de toutes les bourses, pratiquement. Vous prenez le fameux « couple de la Contrescarpe », les deux sales petits gauchiards dont l’ami Benalla s’était cru autorisé à tabasser la gueule: pour avoir balancé des carafes et des cendriers de bistrot sur les flics ces charmants tourtereaux se sont vu condamnés à cinq-cents Euros d’amende. Qui dit mieux? Moi, ça me paraît quasiment donné, j’en suis même à me dire qu’à ce prix-là, quitte à mettre un peu plus, on pourrait aller sans problème jusqu’au cocktail-molotov, voire au tir de mortier, y a pas de raison. A choisir, finalement, entre une semaine de vacances pourries dans un hôtel minable et le plaisir de foutre joyeusement en l’air une bande de CRS ou de Gardes Mobiles, il n’y a pas photo, comme on dit puis. Alors, hein, ils sont vachement bien nos Juges, non, vous ne trouvez pas? Attention toutefois, le prix de faveur c’est sûrement réservé à des catégories particulières, vous voyez, genre Antifas, Insoumis, Anticapitaloches, cocos ou Trotskos, enfin les gens bien, quoi. Évidemment, si vous affichez des opinions à la con, style Les Républicains, là ça risque de faire beaucoup plus cher…mais il est vrai que le cassage de flicaille se pratique assez rarement chez les adeptes de ladite boutique. Disons donc plutôt qu’il convient, pour bénéficier du tarif réduit, de montrer patte rouge. Nos excellents Magistrats seraient sans doute prêts à en étendre le bénéfice à ce qui reste des effectifs du Parti Socialiste, vu le nombre ce n’est pas cela qui ruinerait la France, étant précisé d’ailleurs que ruinée elle l’est déjà, et jusqu’au trognon.

Mais bon, cessons de commenter les décisions judiciaires, vous savez que c’est mal vu et qu’en plus vous risquez gros pour peu que vous ayez l’infortune de tomber entre les pattes de ces Messieurs-Dames du Siège ou du Parquet. Et puis justement, tiens, ce matin, ô joie inexprimable, nous avons la visite d’Umberto Cazzoficca, notre copain Rital, vous savez, celui qui porte beau et possède un sens des affaires  digne des Florentins de l’époque Médicis. Le cher transalpin vient à peine de garer sa Lamborghini à moitié sur le trottoir devant le bistrot qu’il envoie bille en tête -non sans avoir, au préalable, sifflé d’un trait son Campari- une adresse en ces termes:
-« Mes chers amis, le malheur s’abat sur nous! Ne vous y trompez pas, porca disgrazia (1), les rappels d’ambassadeurs précèdent presque toujours la guerre, nous n’y couperons pas, je le crains! Déjà je crois entendre les bruits de bottes, maledetta sciagura (2)! Disons nous donc adieu, mes très chers, désormais nous voilà des deux côtés opposés du front! Prions le Bon Dieu qu’il nous préserve et fasse le Ciel que les hostilités durent moins longtemps que la dernière fois, ce qui semble assez probable, vu que ce coup-ci les Allemands ne seront pas avec nous…quoique la grosse Merkel s’entende fort bien, c’est manifeste, avec Conte: il la fait rigoler, ce coquin…et en se foutant de la gueule de Macron, par dessus le mercato! Il faut dire que votre petit roquet prétentieux commence singulièrement à exaspérer, tant au dedans qu’au dehors, pas vrai? Alors que voulez vous, il va falloir qu’on se batte ou qu’il en rabatte…moi, je serais lui, j’enverrais des excuses, parce que parti comme il est, à force de se foutre tout le monde à dos, il ne lui restera comme alliés que les Socialos Espagnols et les Communistes de Grèce…encore n’est-il pas certain que ces gens-là s’engagent à ses côtés, quand on est dans la mouise, une prudente neutralité s’impose. Alors finalement, votre joli petit prodige, il se retrouvera tout seul face à une Europe qui le verrait avec plaisir prendre ses cliques, ses claques et sa vénérable épouse pour aller se faire voir chez les compatriotes de Tsipras. Prenez le comme vous voulez mais, en définitive, Salvini passe beaucoup mieux…et en plus il est populaire, lui, tout le monde ne peut en dire autant, à commencer par votre Président adoré… Alors, je me marre, ridi Pagliaccio (3), bien sûr qu’on ne se fera pas la guerre, non si deve scherzare (4), ce ne sont pas des farfallini (5) de ce calibre qui vont réussir à nous brouiller si peu que ce soit, surtout qu’en ce moment-ci les affaire vont cahin-caha, ce n’est pas le moment se mettre sur la tronche! »
Et de partir dans un vaste éclat de rire assorti de trente-deux dents -au moins- d’une blancheur si éclatante qu’on les dirait sorties des ateliers Jacob & Delafon!

-« Riez, riez, cher Umberto, rétorque Jean Trentasseur, en attendant vos néo-fascistes se permettent de venir en France soutenir les rebelles acharnés à la perte de notre Président démocratiquement élu avec les deux tiers des suffrages. Vous n’imaginiez tout de même pas que nous tolérerions pareils affronts? Et puis, je vais vous dire, ils vont se casser la figure, vos nauséabonds salvinesques, les syndicats sont dans la rue, la récession vous frappe de plein fouet et vous ne tarderez pas à voir les fachos de la Ligue et les farfelus à cinq étoiles, se tirer ouvertement dans les pattes. L’alliance de la carpe et du lapin ne va pas tarder à exploser, l’ordre règnera de nouveau et nos différends actuels tomberont d’eux mêmes aussitôt partis vos malfaisants de gouvernement ».
En général il s’en trouve toujours un, parmi nous, pour porter la contradiction au cher Maître Trentasseur. Mais aujourd’hui personne ne s’y colle, on dirait bien que tout le monde s’en fout, il y a autre chose qui les turlupine, nos potes de comptoir… Et puis finalement c’est Jeannot qui se décide, avec ses gros sabots, comme d’habitude et sans trop s’embarrasser de précautions oratoires, droit au but, en quelque sorte.

-« Au fait Umberto, les deux super-culs de l’autre fois, t’en as fait quoi? Y a pas de souci, tu sais, même qu’on serait en guerre, nous autres on n’est pas du genre à exclure, on fraternise au delà des conflits. T’aurais pu sans problème nous les ramener, et même encore d’autres, on n’est pas regardant, suffirait que tu échanges ton piège à radars contre une vraie bagnole avec sept places, comme tout le monde, et nous on fait le reste… parce que c’est très bien de se rincer le gosier, en même temps si on pouvait également se rincer l’œil on t’en voudrait pas, ma vieille. Je ne dis pas d’aller au delà, vu qu’on n’a pas les moyens, mais juste la vue et les fragrances ça fait déjà vachement de bien par où ça passe… Ouvre donc une roteuse, Thérèse, c’est ma tournée, encore une que les Macaronis n’auront pas…scuse moi, Bertounet, c’est juste manière de  rigoler! »

-« Vous savez, intervient alors Blaise Sanzel, soucieux sans doute de dissiper l’effet bizarre produit par les propos de ce con de Jeannot, nous avons connu, ici même, l’occupation italienne, entre quarante et quarante-deux. A l’époque je vivais ailleurs mais on m’a raconté, les témoins de l’époque, ceux qui sont morts depuis tellement longtemps qu’on les a complètement oubliés, seules les pierres tombales en gardent encore la trace…ça nous arrivera à tous, que voulez vous, nous ne représentons que l’écume des jours, comme disait l’autre, ça disparaît vite… Oui, bon, bref, pour vous dire qu’avec les envoyés de Mussolini la cohabitation se passait plutôt bien. Ils n’étaient là que par obligation, ces mecs, ils eussent d’ailleurs largement préféré rentrer chez eux mais bon, tout le monde faisait contre mauvaise fortune bon cœur; à l’exception des pauvres malheureux prisonniers de guerre dont les nanas s’envoyaient en l’air en compagnie des séducteurs transalpins dont nul n’ignore la légendaire vigueur transal-pine. En tout état de cause, dès lors que les Boches ont déferlé sur la zone libre, tout le monde a bien capté la différence…surtout les Israélites d’ailleurs, dont le refuge pénard s’est immédiatement  transformé en souricière, avec descentes nocturnes dans les appartements et convois vers les ténèbres sans retour. Entre l’Allemand et l’Italien, il y aura toujours cette énorme marche culturelle qui sépare le pesant Germain du Latin vif et primesautier. L’écart s’est toujours révélé gigantesque, même aux temps du Duce et du Führer, le fameux « fascisme » si cher à nos chroniqueurs d’aujourd’hui, lesquels n’en connaissent rien excepté les petites images à la mords moi le nœud qu’on leur a instillées dans la cervelle.
Macron a tort de chercher noise à nos copains de l’autre côté des Alpes, nous pourrons toujours nous entendre avec eux -en dépit de leur regrettable tendance à toujours nous rouler dans la farine-. Parce que ce sont gens raisonnables, capables de discernement, appartinssent-ils à l' »extrême droite » comme la mouvance politico-médiatique le reproche si stupidement à Salvini…lequel n’a pourtant d’autre souci que de protéger ses compatriotes de l’invasion africaine et des tracasseries délétères émanant de l’Union-Européenne. Puissions nous trouver l’équivalent ici, au lieu de confier toujours le soin de nos affaires aux bisounours de droite ou de gauche, et joindre nos forces à celles des Ritals, des Autrichiens, des Polacs, des Tchèques, des Hongrois, j’en oublie, pour nous défendre enfin, avant qu’il ne soit vraiment trop tard! »

-« Vous parlez d’or, Signor Sanzel, conclut l’ami Cazzoficca, si tout le monde en France comme en Italie, possédait un peu de votre sagesse, nous n’aurions pas à nous faire de souci pour l’avenir! A votre santé, qu’elle vous garde avec nous pour longtemps encore! »

« Comme tu dis, bouffi, rajoute Jean Foupallour, immanquablement prêt à en rajouter une bonne couche tout en finesse, vu son âge, à  pépère, on a intérêt à en vider un sacré paquet  de roteuses à sa santé, va falloir au moins en passer deux caisses! »

Ainsi soit-il!
Gardez vous, vous aussi, en parfaite santé… quitte à l’arroser comme il convient.
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1)Saleté d’infortune
(2)Maudite misère
(3)Ris donc, Paillasse
(4)Faut pas déconner
(5) Freluquets.

Relevons nous un peu…

Tout cycliste conscient et organisé qui se respecte vous le dira: la tête dans le guidon c’est super, sauf qu’il faut se relever un peu, de temps en temps, quitte à ralentir l’allure, sans quoi, au bout d’un moment, on risque fort de se fracasser la gueule sur un obstacle imprévu et de se retrouver à l’hosto… dans l’hypothèse la plus favorable. C’est donc ce que je vous propose aujourd’hui, on va se relever un peu… à la différence du pays, lequel suivrait plutôt la voie inverse.
Nous voici donc aujourd’hui en France Macronnienne, dans une configuration de révolte larvée avec petits paroxysmes récurrents du Samedi après-midi. Tout le monde se trouve bien embêté, à commencer par le Président de la Répupu, vu que nul n’a le moindre commencement  d’idée sur la combine qui permettrait de résoudre la crise. Il a bien essayé le coup du soi-disant « Grand-Débat », Présipède, mais on voit, gros comme une maison de passe, le côté bidon de l’exercice… sans compter l’intérêt pour le moins modéré du bon populo pour les dignes assemblées de vieillards cacochymes organisées dans les salles miteuses d’obscures localités provinciales. Personne n’est même foutu de savoir comment collationner tout ce fatras de rouspétances naïves griffonnées le plus souvent à la main sur d’antiques cahiers, dignes de la pré-révolution franchouille. Bref, le grand débat macronifique tourne à la grosse cagade lamentable. Bien fait pour sa gueule, me direz vous, mais ce n’est pas ainsi que nous parviendrons à faire avancer un schmilblick dont le regretté Guy Lux n’aurait même pas voulu pour garnir sa boîte à couillonner les ploucs du siècle dernier.
Alors il cherche autre chose, le petit gigolo de l’Elysée, désespérément! Et qu’est-ce qu’il trouve? Ben oui, le referendum…attention, ne confondons pas, hors de question de s’engager sur la voie ô combien périlleuse du referendum d’initiative citoyenne, le fameux RIC, si cher au cœur du manifestant sabbatique, pas question! Vous comprendrez aisément que ce truc là c’est bon pour les Suisses, une bande de pauvres débiles avec un Smic à quatre mille euros et un taux de chômage à 2,4%! Non, pour la France ça ne peut pas marcher, bien sûr, nous sommes au dessus de ça, on ne va tout de même pas laisser les microcéphales de la plèbe la plus sordide soulever n’importe quelle question à laquelle une majorité d’abrutis serait bien capable de répondre par l’affirmative, mettant ainsi notre joli pays des Droidlom dans un embarras de nature à épouvanter tout Saint-Germain des Prés et sa périphérie! Non, bien sûr, l’idée du jeune Manu consiste au contraire à essayer de poser une série de chouettes question du style « faut il injecter une dose homéopathique  de proportionnelle? », ou bien, « souhaitez vous qu’on diminue d’un tiers ou éventuellement de trente-trois pour cent le nombre de députés? », bref le genre de problème de nature à tarauder le gugus qui finit son mois à partir du 5 et qui voit Mohamed et Mamadou se payer sa gueule tout en lui bouffant les cotisations sociales sur le dos, sans préjudice de foutre le feu à sa vieille bagnole et le cas échéant d’organiser une chouette tournante au bénéfice de la petite dernière avec sa mini-jupe de pute blasphématoire. Comme quoi il cherche désespérément, Présipède; son entourage se masturbe les méninges en brain-stormings incessants afin de dégotter les astuces géniales qui offriraient aux aliborons en gilets-jaunes un picotin de nature à les canaliser vers des préoccupations plus politiquement-correctes assorties de modalités moins agressives. Ce sera dur, forcément, car il existe entre ces jeunes-gens bien sous tout rapport et les beaufs mal dégrossis du Samedi, un fossé en comparaison duquel le Gouffre de Padirac prendrait l’apparence d’un nid de poule. Intellectuellement ça ne peut pas coller. Et puis bien entendu, comme ce que demande le Peuple, nos bons gouvernants sont incapables de le donner, l’affaire s’en ira en quenouille, comme tout le reste, jusqu’à ce qu’un évènement dont personne n’a idée aujourd’hui, vienne tout foutre en l’air et redistribuer les cartes. Nous n’en sommes pas encore là, loin s’en faut!
Alors, moi je me dis, avec mon air con et ma vue basse, analysons paisiblement les choses, peut être y verrons nous un peu plus clair. Et puis surtout, essayons de raisonner froidement en oubliant nos colères, nos antipathies, nos dégoûts et ces préjugés ridicules qui nous ont si souvent coûté cher, comme dans ces temps lointains, lorsqu’on n’achetait jamais Astra, sous prétexte qu’il ne s’agissait que de vile margarine (1).
Donc, somme toute, qu’est-ce qui coince véritablement chez ce petit Présipède si joliment  élu, voilà une vingtaine de mois? Bien sûr, ce garçon n’est que le produit d’une combinaison alambiquée de phénomènes complexes à arrière-plans obscurs voire douteux. Certes. En outre ne s’agit-il, au fond, que d’un recycleur de socialistes en rupture de ban, piloté de l’extérieur par des coteries dont les intérêts ne correspondent pas forcément à ceux du Franchouillard de base. Bon, je veux bien.
Cela dit, il faut tout de même se souvenir du temps passé, lequel peut souvent éclairer le présent tout en débroussaillant les chemins de l’avenir. Et là, nous constatons grosso-modo, le fait suivant: la dernière fois que tout allait bien en France, c’était sous Pompidou. La prospérité s’étalait partout, la croissance faisait l’envie et l’admiration du monde entier et le pays progressait tranquillement vers des temps qui s’annonçaient joyeux, légers et exempts de gros emmerdements. A part Beaubourg, évidemment, le seul tort un peu sérieux du vieux Georges-Clope-au-Bec fut d’accepter l’entrée de la Grande Bretagne dans l’Union-Européenne, introduisant ainsi le ver dans un fruit qui, jusque-là, semblait tout à fait comestible, sinon délicieux, faut pas déconner tout de même. Cela dit, le brave bougnat n’avait pas manqué de consulter préalablement la Nation par referendum et si les  Rosbifs sont venus pour près d’un demi-siècle nous saloper le boulot c’est par décision des Franchouilles, moi compris puisqu’aussi bien, ayant voté « oui » j’en assume la co-responsabilité comme tous les corniauds qui en ont fait autant. Cela dit, le pauvre Pompon nous avait tout de même fait du bon boulot, enfin moi c’est ainsi que je le vois…et, voilà où je veux en venir, Georges Pompidou débarquait de chez Rotschild, voyez-vous? On le lui a assez reproché mais l’expérience prouve qu’il ne s’agit pas là, automatiquement, d’une tare…j’aurais même tendance à penser le contraire, quitte à m’en prendre plein la gueule mais, vous savez, je ne suis pas à cela près.
C’est après la mort prématurée de ce bon homme que les choses ont commencé, ensuite, à partir en sucette.
Le septennat Giscard d’Estaing, s’il ne comporta pas que du mauvais, fut toutefois celui du fameux « regroupement familial » instauré conjointement par l’intéressé et son éphémère Premier Ministre, Jacques Chirac, celui qui a sans doute fait plus de tort à notre pays que tous ses confrères politicards réunis, Mitterrand compris. Dès l’instant que ces deux vieilles canailles avaient accepté, par décret, sans consulter personne, même pas la représentation nationale, une mesure contre laquelle leurs prédécesseurs, de Gaulle et Pompidou, s’étaient arc-boutés le plus farouchement du monde, les Giscard-Chirac nous avaient condamnés à un malheur dont nous mesurons aujourd’hui la terrible étendue. La gestion prudente et raisonnable du Premier Ministre Raymond Barre, Babar pour les intimes, si elle avait maintenu notre situation économique à un niveau propre à nous faire rêver aujourd’hui, ne pouvait rien contre les conséquences futures d’une funeste décision due à la pusillanimité des deux complices face à la dictature intellectuelle d’une Gauche humanitariste dévouée depuis toujours à la cause des « peuple opprimés du tiers-monde » à commencer, à tout seigneur tout honneur, par ce Maghreb qui nous avait si gentiment expulsés quelques années auparavant.
Nous eûmes droit ensuite à François Mitterrand, lequel se servit de la Gauche comme d’un fringant destrier dont la force brutale lui permit de désarçonner le sémillant Giscard. L’ennui c’est que, prêt à tout pour se faire élire, le Mitterrand en question, accepta en pleine connaissance de cause de mettre en œuvre la politique mortifère des Socialo-Communistes, quitte à flanquer le pays par terre, ce qui ne manqua pas d’arriver,  sans que jamais nous ne parvenions plus à nous en relever. De cette époque date notamment la dette abyssale dont nous trimballons le fardeau de plus en plus pesant au fil des années, sans parler de tout le reste, bien entendu.
On ne va pas empeser le débat; j’évoquerai à peine les règnes subséquents de Chirac, Sarko et Hollandouille, lesquels, tous autant qu’ils ont pu être, se sont contentés de laisser flotter les rubans sans inverser en rien une tendance tellement lourde qu’elle nous écrabouille et nous interdit désormais quelque tentative visant à nous en dégager.

Et c’est par là dessus qu’est arrivé notre petite Macrounette, avec ses petites certitudes de premier de la classe et ses petits engagements auprès des gentils organisateurs financeurs de son élection. En vérité je vous le dis: que voulez vous qu’il fît? Il a bien essayé des trucs mais bon, autant chercher à faire avancer un éléphant en le molestant avec un mouchoir de dentelle. Sans compter qu’il s’y prend comme un manche et ne parvient, au bout du compte, qu’à se mettre tout le monde à dos, à l’intérieur comme à l’extérieur.
Mais moi, finalement, dans le fond, je ne lui jetterais pas la pierre, vous savez, il paye la scandaleuse incurie de tous ses prédécesseurs et aussi, il faut bien le dire, celle de nos compatriotes qui on toujours voté comme des cons sans même s’apercevoir du cloaque où leurs mandataires les conduisaient.
Ce que je lui reproche, avant tout, à Présipède, comme je le reprochais aussi peu ou prou à ses prédécesseurs, c’est sa position pro-invasionniste. Humanitariste fervent, par intérêt sans doute plus que par conviction, ce type-là continuera à nous pousser de toutes ses forces dans la pente mortelle qui nous conduit vers l’ensevelissement civilisationnel. Tout le reste, je pourrais aisément le lui pardonner, mais ça non! Peut être se cassera-t-il la figure, c’est sans doute à souhaiter, mais si c’est pour retomber entre les mains d’un zigomar qui nous produira une fois encore la même politique d’abandon en rase campagne, je n’y verrai pas, pour ma part, grand intérêt.

Que la paix soit avec vous et avec votre esprit, bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Une pub des années 50 prétendait que ne pas utiliser la margarine Astra était « un préjugé ridicule qui vous coûte cher »…manque de pot, les braves gens se sont sentis insultés et du coup la marque est partie en quenouille!