La résistance des cochonnailles

-« Moi, quand j’essaie de regarder les choses d’un peu haut, histoire de gommer les détails, de voir seulement l’essentiel, le fond des choses, comme on dit, je constate un certain vide, ou plutôt un vide incertain. Allez savoir ce que nous foutons-là, dans ce cloaque visqueux, amorphe, sans odeur ni couleur précises, avec des zombies qui traversent, de temps à autre, on ne sait même pas si c’est vrai. Probablement une illusion dans un néant vaguement translucide. Bien sûr on voit des trucs, des ombres, des fantômes de bagnoles, de fatmas voilées, de zigotos mal fagotés avec plein de tatouages de partout…Ça peut pas être vrai, tout ce fatras à la con, trop invraisemblable, trop absurde! Et puis, quelque part, dans un endroit planqué, inaccessible, des espèces de zombies qui nous tirent les ficelles! Avec des personnages prétendûment réels, ceux qu’on voit de temps en temps, à la télé, les Macrouille, Barbapoux et consorts… Probablement pas vrais, pas réels, toujours virtuels! Impossible de les voir en chair et en os, de les toucher…bon, vous me direz c’est sans doute mieux comme ça, mais quand même, on a l’impression d’une énorme arnaque, le piège à gogos, le machin qui vous prend la cervelle et vous la tord dans tous les sens jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que du globiboulga! Pourtant ça fait une éternité que je bourlingue dans ce landerneau bordélique, tellement même que je vais finir un jour ou l’autre par foutre mon camp de l’autre côté, y a pas de doute! Sauf que l’autre côté en question, personne ne l’a jamais vu, personne, forcément! Si ça se trouve il se présentera comme celui d’ici, de côté, avec rien de réel, tout du bidon, du vent, de la barbapapa sans sucre ajouté! Vous vous rendez compte! Passer d’un vide à un autre, pour l’espoir d’amélioration on peut toujours se brosser! Le vide partout, vain dieu! Même dans mon verre, tiens! Thérèse, tu me montes un demi, if you please, tarauder à sec ça finit par bousiller la mèche! »

Curieux, tout de même, cette tendance du vieux Maurice à philosopher en noir! Quand ça le prend, l’assistance a toujours droit à des considérations de ce genre. Un pessimiste, Maurice, sauf que là il surprend. Le coup du nihilisme à double détente il ne nous l’avait encore jamais fait! Sentirait-il sa fin prochaine? Bon, après tout, à plus de quatre-vingts balais, on y verrait une certaine logique… sauf qu’il pète la forme, le vieillard, il boit comme un trou, bouffe comme un ogre et, oserais-je vous en livrer confidence, va se faire, une fois par semaine au bas mot, tripatouiller la couenne et le reste au salon de massage de la rue Théophraste Hakouèrre. Avec une santé de ce calibre on n’est pas près de rendre le dernier soupir… enfin, me direz vous, ça peut aider, aussi, mais en pareil cas on ne le sent pas venir, la tuile majeure arrive à la surprise, sans crier gare comme on dit chez les cheminots CGT, pardonnez le pléonasme. Souvenez vous de Félix Faure, par exemple…comment ça vous ne risquez pas, vu qu’il est claqué au début du siècle dernier? Ben justement, vous voyez bien que vous situez le bonhomme! Ah vous ignorez les circonstances de son décès? Casse la tienne, comme disait Bérurier, je m’en vas vous rafraîchir la mémoire. Il a pété au cours d’un entretien particulier autant qu’intime avec sa favorite. Brutalement! Un infarctus, sans doute, ou bien encore une rupture d’anévrisme, sinon un klaxus du staphilet… allez savoir! En tout cas l’Elysée en fut tout retourné, pire que la fois où Hollandouille se fit poisser Rue du Cirque à apporter les croissants à sa Julie et que la mère Valoche Trierweiler prit connaissance de l’article publié par Closer à ce propos. Et donc pour vous finir sur ce pauvre Félix, rappelons juste le mot de ce sacripant de Clemenceau: « Il a voulu vivre César et il est mort pompé« . Il faut dire qu’à cette époque lointaine, on connaissait  son histoire romaine…entre autres bricoles qui différencient l’homme du primate de banlieue.

Dans ce genre de situation, lorsque le débat se trouve élevé à un niveau qui dépasse les considérations vulgaires et immédiates, vous trouvez toujours un abruti patenté pour ramener le propos au ras du caniveau. Derrière Napoléon c’est, la plupart du temps Jean Foupallour qui s’y colle. Manque de pot, cette fois-ci un problème dentaire l’oblige à rester coi, le pauvre Jeannot, son dentiste lui a mis la gueule en chantier et, du coup, il ne parvient plus à en décoincer une! Contraint de picoler à la paille, en dépit du côté politiquement incorrect de l’accessoire en question dont le plastique condamne la planète à une mort certaine autant qu’anti-écologique!
Dieu merci nous possédons un joker en la personne de Marcel Grauburle, lequel ne manque jamais l’occasion de lancer dans la nature une volée de conneries doctement exprimées. Il nous sort comme ça, le vieux schnock:

-« Oh, ben vous savez, moi ce qui me branche le mieux c’est le Ricard, avec à l’appui de ses dires, une grande lampée du breuvage en cause! Parce que tu as beau dire, Maurice, mais la bière ça fait pisser, c’est dur à digérer et à la longue on peut s’en lasser. Le Ricard jamais! Vous pouvez y aller tant que vous voulez, ça fait du bien au moral, vu qu’après un nombre raisonnable de tournées on finit toujours par considérer la vie du bon côté. Bien que de couleur jaune, le pastis de bonne qualité chasse les idées noires et fait voir la vie en rose sous un ciel toujours bleu. Moi c’est ma recette pour résister à tout, même à cinquante ans de mariage avec Germaine… pourtant, vous la connaissez, à côté d’elle les types qui gardaient les camps de la mort, sous Hitler et ses potes, passeraient pour des bisounours gavés de bombons à la guimauve! Hé bien le miracle Paul Ricard, Dieu ait son âme à ce bienfaiteur de l’humanité, c’est qu’il vous fait supporter les pires avanies de l’existence, y aurait eu du pastaga dans les goulags, ils se seraient tapé sur la gueule pour se faire condamner, les dissidents soviétiques de la grande époque! Voilà une invention qui eût mérité les félicitations du concours les pines, pour pas dire le Prix Nobel de la Paix! Enfin, la paix, du moment qu’on nous la fout et qu’on a encore le droit de picoler tranquille… »

-« Oulah, t’as bien raison, Marcel, rétorque Kipettrovici, le cousin de Moscou-Vessie vous savez, toutefois faut faire vachement gaffe! Figurez vous, par exemple, que désormais la mode est aux repas arrosés à la flotte! Pas plus tard que ce Vendredi, je me trouvais à Paris pour déjeuner avec des pointures bruxelloises venues magouiller des combines électorales à la mords moi l’U.E. Restaurant classe, bouffe de première bourre, tout ça…et comme vin on avait le choix entre Badoit et Evian, vous mordez le topo? Non mais où on va, là, je vous le demande! »

-« Rien d’étonnant à cela, fait observer Blaise Sanzel, notre monde occidental évolue de plus en plus vite. Savez vous qu’aux dernières nouvelles, dans la tranche de population des moins de trente ans, en France, il y a désormais plus de Musulmans que de Catholiques? Dans de telles conditions nous pouvons envisager d’ici peu, la disparition totale des repas au pinard; et je ne vous parle même pas des cochonnailles dont la fin programmée semble désormais très proche, d’autant que sur ce sujet particulier, les Muz et les Feuj ont partie liée, c’est assez rare pour être signalé!
Il faut nous faire une raison, que voulez vous, le monde change et les circonstances jouent contre nous. L’Occident s’émascule tout seul, les hommes abdiquent, les femmes s’imaginent pouvoir s’en passer pour tout ou presque, les minorités qu’elles soient ethniques, religieuses ou lesbo-pédérastiques, tendent à se prendre pour des majorités, et les démocraties, complètement découillées, se soumettent sans conditions.
Tenez aux élections européennes de ce jour même, vous avez au moins deux listes de « Chances Pour la France », une qui prône l’immigration à tout va et l’autre qui pue l’islamisme à plein nez. Ça n’a l’air de rien, comme ça, ils feront des scores dérisoires…mais ils sont là, et pour y être il faut des sous…c’est un début, prenez patience, le changement arrive, c’est pour bientôt! Alors, profitons-en vite, il est encore temps! Faisons de la résistance, comme au temps des Fridolins! Passez moi la rosette et le couteau, Thérèse, et mettez nous donc en perce un petit tonneau de Saint Julien, le Ricard c’est bien mais avec le cochon ça jure un peu! »

Bonne fête aux Mamans, elles méritent bien ça! Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Publicités

Ça serait-y pas mieux d’écouter Salvini?

Somme toute, nous allons vers un petit triomphe de la Peste Brune. Certes, me direz vous, il faut nuancer le propos: le total des voix nauséabondes, Bardella (Mortadelle), Dupont (Gnan-Gnan), Philippot (de Chambre) et Asselineau (Léhomme), n’atteint même pas le score de Marine aux présidentielles de 2017. Je vous l’accorde, tout en précisant que le petit Bellamy, pas celui de Maupassant, l’autre, la tête de liste des Ripoublicons, bouffe tout de même une bonne partie du score potentiel. Vous avez plein de braves gens, en effet, qui, se refusant à basculer dans le camp du mal absolu, croient encore en la « Droite Républicaine »! C’est bien notre malédiction, ça, coincés entre des mous du genou alliés de Centristes encore plus ramollis et des Nationalo-Patriotes dont on subodore les limites dans le cas improbable où ils finiraient par arriver au pouvoir. Le résultat des courses c’est un boulevard pour la bien-pensance de type macronnien, laquelle conserve de beaux jours devant elle, malgré tout le plomb que Loiseau trimballe dans l’aile et en dépit de la cote en berne de Présipède. La chance de ce dernier et de ses sbires réside dans la médiocrité des oppositions, qu’elles soient de droite, de gauche ou du milieu, ce qui ne l’empêchera pas de se ramasser une déculottée aux élections de Dimanche prochain, proportionnelle et abstentions obligent.

Sauf qu’une défaite aux Européennes, ça s’oublie vite. Au bout du compte tout le monde s’en foutra d’ici trois semaines-un mois. Le double mérite du scrutin en cause consistera à mettre en évidence le désamour du bon peuple pour son petit enfant prodige de 2017 et la capacité des Droites européennes à s’associer pour faire pièce à la pensée convenable. Avec un zigomar du calibre de Salvini  comme locomotive et la volonté de sauver notre civilisation en guise de ciment, tous ces gens-là peuvent envisager d’exister au delà de leur rôle habituel de repoussoir. Si l’on ne mesure pas encore très bien les conséquences d’une telle évolution, on peut toutefois considérer qu’elle va dans le bon sens. Ça change un peu la donne, pour une fois, reste à voir jusqu’où… Pour nous autres Franchouilles, ça n’ira pas chercher loin, on entendra peut être un peu plus la voix dissonante des opposants à l’invasion. Quant à l’Union-Européenne, elle ne bougera pas d’un poil, le Parlement restera ce qu’il est, c’est à dire peu de chose et la Commission poursuivra son œuvre de démolition avec la constance qui la caractérise depuis au moins le Traité de Maestricht, celui que Mitterrand avait fait gober de justesse aux électeurs gogos, en leur promettant la félicité totale des lendemains qui chantent. On a entendu…

En tout cas, ce qu’on peut surtout constater, notamment en écoutant les niaiseries qui se profèrent en continu sur les media grand-public, c’est la manière éhontée dont ces salopards-là prennent parti dans la campagne. Haro sur Le Pen! Une véritable chasse à courre, taïaut-taïaut! On sent les ordres, on sent la trouille, on sent la volonté de récupérer l’électeur! L’idée est la suivante: une victoire de la liste R.N. apparaît probable, certes, mais ce sera mauvais pour la France. Voilà tout. Pas la peine de sortir les grands arguments, les raisonnements subtils, les analyses politologiques; rien de tout ça, Le Pen c’est juste nocif, ça pue, ça empeste, bouh caca! Et ainsi, au moins, le connard de base, celui qui fait l’essence de la merveilleuse Démocratie, se trouvera à même de comprendre et de voter en conséquence. On pourrait gloser à l’infini sur le côté un peu écrasant, voire carrément contraire aux Valeurs de la Répupu qui semble affecter cette sorte de bourrage de crânes médiatique mais nul ne pipe mot à cet égard, on fait avec! Ben oui, faut tout de même pas se mettre à dos les journalistes, sans compter qu’ils sont intouchables ces mecs-là, le quatrième pouvoir, vous savez? Sauf qu’on ne voit pas très bien à qui ils obéissent…peu importe, ne remuons pas la chose, on aurait vite fait de se morfler une éclaboussure!

Il faut reconnaître, en contrepartie, qu’ils ne nous disent pas tout non plus, les media grand-public. Pour ce qui est de s’engager mordicus en faveur du candidat maison, on peut compter sur eux à bloc, plutôt cent fois qu’une. En revanche, pour ce qui est d’informer c’est une autre histoire. Là, il faut chercher ailleurs!
Vous souvenez vous, par exemple, des aventures de notre ami rappeur Nick Conrad, celui qui conseillait à ses copains de tuer les bébés blancs et d’écarteler leurs parents, vous y êtes? Eh bien il a récidivé, le garçon, il vient de sortir un nouveau clip de la même veine, ça s’intitule « Doux Pays« :

« Je baise la France jusqu’à l’agonie,
Je brûle la France!
Cet hexagone j’l’encule sa grand-mère,
J’vais poser une bombe sous son Panthéon!
Que dit l’autre con de Charles Trenet,
N’a jamais été doux, le pays! »

Avec, encore une fois, une jolie video à l’appui, ce coup-ci il étrangle une femme! Sympa, non? Cool, comme ils disent…
Précision: condamné en Mars dernier pour « provocation au crime » à cause de son œuvrette précitée relative aux bébés franchouilles, le sympathique rappeur a écopé, pour tout potage, d’une amende de cinq-mille Euros avec sursis! C’est y pas chouette, ça! Alors évidemment, à ce prix-là on peut y aller carrément, pas vrai? Une pub pareille pour ce tarif ça défie absolument toute concurrence, alors il y va carrément, le brave Nick… A propos de Nick, justement, il convient d’observer une admirable constance dans la jurisprudence de nos bien aimés tribunaux correctionnels…Bien sûr tout le monde n’en profite pas, Soral et Zemmour, notamment, mais en ce qui concerne les Chances pour la France  la mansuétude judiciaire fonctionne à tous les coups. A croire que pour la Justice de la République, du moment qu’on possède des origines exotiques on peut se permettre à peu près tout; ça marche avec Mohamed, ça marche encore mieux avec Mamadou…en revanche, avec Balkany ça coince complètement, pas assez exotique sans doute…
Cela dit, pour en revenir à notre copain Nick, vous ne risquez pas d’entendre ni de lire de ses nouvelles dans la médiasphère officielle. BFM TV, ses copines du même tonneau, le Figaro, tout ça, quoi, ça parle de plein de truc mais pas de rap anti-blancs…forcément, il faut comprendre, ça foutrait les chocottes au populo…et ça ferait encore monter le Front National…enfin le Rassemblement, veux-je dire, c’est la même chose et c’est différent, parce que le front, on voit bien ce que c’est, on a a tous un, à part Janus (artificiel) qui en avait deux (non, pas comme Papa; Papa Jean Marie en avait bien une paire, le sien propre et le National, sauf que Marine lui a confisqué le second!). Et pour en finir sur ce point, je me dois de vous faire connaître l’absence totale d’intérêt, pour tout rappeur qui se respecte, à faire sa pub sur le circuit médiatique traditionnel. Sa clientèle, laquelle sait à peine lire, et encore pas les petites lettres, ne fréquente aucun media mainstream, elle surfe sur des truc comme Youtube et aussi plein d’autres dont vous et moi n’avons pas la moindre idée…alors pourquoi ils iraient en parler, BFM, LCI, Le Figaro, pas vrai? Comme disait ce cher Pangloss (non, pas notre pote blogueur, celui de Voltaire), « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles« … Ne nous y trompons pas, ce qui compte essentiellement dans la citation en question, c’est le dernier mot « possibles« …Ça donne à réfléchir, non? Est-ce que l’enfer muz qu’on nous prépare apparaît comme le seul monde possible, le meilleur par conséquent? Si vous en croyez la Bien-Pensance politiquement correcte, la réponse est oui, bien sûr puisque l’immigration est inévitable autant qu’inéluctable et que bien imbécile serait celui qui tenterait de s’y opposer… Ça serait-y pas mieux d’écouter Salvini, alors… il en propose un plus sympa, lui, de monde possible, ne croyez vous pas? Il a même déjà commencé, l’air de rien, de l’autre côté des Alpes…Vérité en deçà…

A la semaine prochaine, on votera le jour de la fête des mères… Alors ne manquons pas de faire sa fête à Nathalie Loiseau, quatre enfants, siouplaît! Allez, ce sera une belle veste, comme cadeau c’est mieux qu’un collier de coquillettes! Et puis, quoi qu’il en soit il faudra bien qu’elle s’en contente, bonne fête d’avance Mémère!

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Avant c’étaient les Curés…

« De mon temps c’étaient les Curés qui surveillaient la longueur des jupons… »
Là, voyez vous, il nous parle de l’avant-guerre, l’increvable Blaise Sanzel, le témoin des époques révolues, le réanimateur des choses oubliées; un petit coup de ce que vous voudrez, à base d’alcool évidemment, sans quoi le charme ne saurait opérer; et hop! il vous fait ressurgir de vieilles images, des trucs conservés dans la naphtaline de son crâne pointu, chenu, artistement orné d’une éternelle mèche trompe-calvitie à la VGE, comme on n’en fait plus depuis au moins les années quatre-vingts. Il a quelque chose de Giscard, d’ailleurs, l’ami Blaise, ne serait-ce que l’âge… et les penchants égrillards, aussi, le poussant à lorgner avec une discrétion qui ne trompe que lui même, les cuisses de la jolie Pompy  perchée sur son haut tabouret devant le zinc de la brave Thérèse.
Donc, justement, il vient de vider sa coupette, le vieux cochon, et apparemment la vision de notre petite copine lui refile un grand coup d’inspiration. La base du propos réside dans l’affaire du chauffeur de bus de la RATP, celui qui défraya la chronique pour avoir viré avec perte et fracas, une beurette en mini-jupe prétendant voyager dans son véhicule nonobstant une tenue vestimentaire incompatible avec les préceptes sacrés de l’Islam (et où je pense ). L’affaire n’a pas fait grand bruit, certes, seule la presse confidentielle s’en est vaguement fait l’écho, précisant que le machiniste en question a fait l’objet d’une suspension…le temps que ça se tasse, c’est à dire que dès demain il retrouvera son volant, Mohamed, faut tout de même pas déconner! D’autant qu’il a porté plainte pour dénonciation calomnieuse, ce garçon, et grâce à nos bon Juges il est encore foutu de s’en sortir avec honneur et dommages-intérêts!
Soyons précis, il faut savoir que cette sorte d’incident se produit assez fréquemment dans nos banlieues, la morale musulmane exige une tenue correcte et nul ne saurait y faire exception sans offenser Allah, ce qu’à Dieu ne plaise! Là le problème vient du père de la petite nana, un cas très particulier…
Il s’agit en effet du sieur Kamel Bencheikh, physicien, poète et écrivain de son état. Faut voir le courage du bonhomme, militant anti-islamiste proclamé! Il se dit même islamophobe, le mec, vous vous rendez compte? Alors évidemment faut pas s’étonner qu’il élève sa petite Elise (nahdin bebek!) d’une si déplorable façon qu’elle s’habille en pute, carrément, bravant les foudres du Prophète et des chauffeurs de bus de la RATP!  Et ce soir là, vers les onze heures, elle se trouvait avec une copine à l’arrêt Botzaris, en train de fumer va savoir quoi en attendant le passage de notre pote transporteur en commun. Vous n’imagineriez tout de même pas que ce dernier leur eût ouvert les portes, comme ça, sans barguigner le moins du monde, au risque de souscrire par là une chouette option sur l’enfer? Sans compter que le XIXème ne ressemble plus du tout à ce qu’on a pu connaître dans les années septante; c’est devenu un champ de bataille sur lequel s’affrontent les populations israélites préexistantes et les mahométans venus après mais en grand nombre, un peu la Palestine à l’envers, si vous voulez… Alors, hein, qu’est ce qu’elles foutaient là et à pareille heure, ces deux petites salopes, à offenser Allah, son Prophète et Momo le chauffeur de bus, hein? On vous le demande! « Si tu veux monter dans mon bus commence par aller t’habiller », il lui a dit, à Elise, avant de la planter là avec sa copine et leurs cuisses livrées tout entières à la faune hostile des environs de Bolivar, n’en déplaise à l’illustre Méluche.
Donc, M. Bencheikh, le papa écrivain, s’empressa de publier sur les résossocio des articles incendiaires, faisant état notamment d’un conducteur « barbu de type maghrébin » appliquant scrupuleusement la Charia au sein du Service Public républicain. Sachant qu’en plus, il semble bien trimballer la nationalité algérienne, ce Monsieur Bencheikh, on imagine aisément à quel point il lui faudra numéroter ses abattis, nahdin o mouk!

Et voilà donc pourquoi l’ancêtre Blaise nous fait profiter de ses souvenirs des années trente, l’époque où il suivait le catéchisme de l’Abbé Raysinnat, lequel, proche de la retraite n’était toutefois pas de Russie. Il ne rigolait pas avec les principes, l’ecclésiastique inélastique! Formé sous le Second Empire et le régime du Concordat, il en gardait les exigences souveraines, à commencer par la bonne éducation des filles, garantie absolue de la permanence des bonnes mœurs et partant de la Religion. Du coup, chaque Dimanche, il se postait à l’entrée de l’Église, l’Abbé, et surveillait, avec l’acuité d’un Benalla censé protéger petit Présipède, l’arrivée de ses ouailles. Et le Blaise de nous expliquer avec force détails la manière dont il vous virait les nanas à rouge à lèvres, ou bien un peu trop court vêtues à son goût c’est à dire quand on pouvait apercevoir un bout de chaussette pointer entre les godasses et le jupon. Bien sûr, les grandes c’était surtout focus sur le décolleté et le moulant des fringues. Il procédait ainsi, Raysinnat, non sans noter scrupuleusement sur son petit carnet de cuir noir assorti au bréviaire, les noms et prénoms des refoulés du jour. Après quoi, il faisait clore toutes les portes à double tour et s’en allait dire sa messe devant un auditoire à la tenue irréprochable.
Il va sans dire que l’excommunication temporaire ainsi prononcée ne restait pas sans lendemain. Le Jeudi qui suivait, jour sans école à cette époque, les catéchumènes ostracisés se voyaient copieusement engueulés sur le front des troupes, avant de recevoir sur le derrière un nombre de coups de badine proportionnel à la gravité du péché recensé. Il s’en souvient fort bien, Blaise, de la fameuse canne du Curé, Coquinette il l’appelait, sa canne, l’enfoiré! Pour notre ami c’était le retard à la messe le péché habituel! L’arrivée après la fermeture apparaissait comme son problème récurrent. La procédure officielle consistait à récupérer à la sacristie un bon à rapporter le Jeudi suivant au catéchisme. Naturellement le retardataire se brossait de bon et se retrouvait les mains vides à l’instant fatidique où l’abbé relevait les compteurs…quinze coups de Coquinette sur le cul, debout devant tout le monde, avec l’air niais et du mal à s’asseoir jusqu’à la fin du jour! A force d’arriver trop tard et de s’en prendre plein les miches, il avait fini par renoncer à la messe, le jeune Blaise, foutu pour foutu autant s’éviter le trajet, six bornes à pied aller et pareil au retour! Sauf qu’au bout de deux ou trois fois, le Prêtre diabolique avait reniflé la coupure…il a triplé la mise, ce calotin de malheur! Quarante-cinq coups, et de bon cœur! Ça en avait fait de la poussière, plus besoin de laver la culotte pendant au moins trois mois, toujours ça de pris pour la mère! En revanche, il est resté debout une semaine, Blaisounet, et pour dormir c’était sur le ventre, exclusivement…en même temps, depuis ce jour là, plus un seul retard dominical, toujours dans les premiers arrivés à la sacristie! Même qu’après quelques temps l’Abbé Raysinnat a pu l’embaucher comme enfant de chœur, c’est vous dire l’efficacité de la méthode!

C’est quelque chose, les vieux souvenirs! On ne voit pas, au fond, de différence fondamentale entre le Curé qui fait le tri à l’entrée de son église et le chauffeur qui défend l’accès à son bus. Tous les deux assurent le coup vis à vis de leurs Bons Dieux respectifs -et respectables- afin d’éviter, en quelque sorte, de laisser le diable pénétrer en des lieux placés sous leur responsabilité.
Seul petit hiatus, Momo le machiniste est payé par la Régie Autonome, c’est à dire, en gros, par la Répupu Franchouille, laïque et fraternelle. L’Abbé Raysinnat, paix à son âme, émargeait à l’Église, financée en ces temps lointains par un denier du culte qui rentrait bien et qui exigeait une rigueur liturgique parfaitement étrangère aux règlements de la RATP.
Et puis surtout, pour vous dire l’essentiel en un seul mot: ils nous emmerdent!
Qu’est-ce qu’ils viennent foutre chez nous, tous ces cafards coraniques de mes deux? Comment pouvons nous, encore une fois je me répète, tolérer des saloperies pareilles? Vous imaginez que ces fanatiques à la con, il faut les embaucher sous peine de discrimination…tout ça pour les voir faire régner la Charia sur les équipements grassement payés par nos impôts républicains! Et vous allez voir, si j’arrive à choper l’information, la manière dont la Justice de notre beau pays va le traiter, Momo, je vous fous mon billet qu’il aura gain de cause!

Finalement, quand les Curés contrôlaient la longueur des jupes, on était quand même moins en danger, non? Vous ne croyez pas?
Oui, je sais, comme sale réac je me pose là, d’accord. Je revendique ma réaction autant que M. Bencheikh son islamophobie…mais j’ai beaucoup moins de mérite que lui, j’en conviens volontiers. Vive Kamel Bencheikh, Vive l’Abbé Raysinnat, vive les Curés d’avant!

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Dans vingt ans…

Ben dites donc! Enfoncés les rêves les plus fous, les visions psychédéliques les plus hallucinées des vieux soixante-huitards en rupture de LSD mais cocaïnisés jusqu’au sommet de la calvitie! Un CRS qui balance un pavé sur les manifestants! Jamais je n’aurais cru voir ça avant de mourir, ni même après! Mince alors! Merci les Macronogiletsjaunes, pour les images choc vous battez tous les records! L’association, certes inamicale mais ô combien efficace, des marcheurs de la Répupu et des arpenteurs de bitume du Samedi aprèm , ça produit des résultats fabuleux! On avait déjà vu pas mal de scènes irrésistibles, le barbu qui se prend un coup de LBD en pleine poire (celui qu’aujourd’hui on appelle Le Borgne); les jauno-carristes en furie qui défoncent la porte cochère du ministère grivois pendant que le petit ministricule se fait quasiment dessous; le nouveau préfet de police avec sa tronche de bande dessinée sous son énorme casquette à feuilles de chêne joliment dorées; Castapiane empêtré dans ses explications à la con; le « grand débat » du petit Présipède qui s’effondre comme un soufflé au fromage mal cuit…enfin tout ça, quoi, la pantalonnade permanente, le ridicule porté à son paroxysme dans les domaines les plus variés de la vie politique, la cour élyséenne du Roi Pétaud à sa Bribri! Tout ça grâce aux braves porteurs de vestes de survie de bord d’autoroute!
Mais le CRS lanceur de pavé, ça restera à mon humble avis le summum, le chef d’œuvre, l’Everest du massif manifestatoire! Franchement, pour trouver plus désopilant dans le genre, il eût fallu s’en remettre à des gens qui, désormais, bouffent les pissenlits par la racine, vous voyez, genre les petits plaisantins de Charlie-Hebdo descendus par les frères Kouachi. Moi, en tout cas, cette scène me fait marrer comme un gamin, sans compter qu’il y met tout son cœur le Forcedelordre, on sent qu’il le balance avec conviction son  gros caillou bien tranchant sur les bords; à l’arrivée il a dû faire mal, celui-là, pour peu qu’un défileur inattentif lui ait servi de piste d’atterrissage!

Il est vrai que ce 1er. Mai s’est révélé riche en images de qualité: le clampin qui se prend deux super-beignes en pleine gueule par un flic pas commode et un peu énervé, le poulet qui enfonce sa matraque télescopique dans le futal d’un bonhomme à terre…on ne voit pas trop la finalité…et puis, le coup de la Pitié-Salpêtrière, les variations dissonantes de Castapiane, lequel, sans rien savoir, hurle à l’attaque des Hôpitaux par les hordes sauvages! Obligé de se démentir, une fois révélé le fin mot de l’affaire: de pauvres hères poursuivis par une flicaille déchaînée auraient cherché refuge dans les locaux de l’Assistance Publique! Bref, on rigole bien! Si par bonheur la mère Loiseau (de mauvais augure) se ramassait une grosse gamelle aux européennes, dans trois semaines, perso je rigolerais encore plus…

Les sondages, en effet, se révèleraient plutôt optimistes, le petit Bardella devançant désormais d’un point la liste de la tordue précitée. Il faut, bien sûr, se méfier des sondages, lesquels viennent de se planter lamentablement -et moi avec- en Espagne. Au vu des prévisions publiées on pouvait prévoir un changement de majorité accompagné d’un raz de marée de droite…au lieu de quoi surgit une sorte de globiboulga démocratique à dominante gauchiarde. Ils ne sont pas sortis du boxon, les caballeros! En définitive les vrais vainqueurs de ce scrutin tordu ne sont autres que les séparatistes Catalans. Carles Puigdemont, le chouette petit playmobil Barcelonais, prépare sa valise pour rentrer au pays dare-dare, aussitôt l’amnistie votée. Après il se passera ce qu’il se passera et, je vous l’avoue, le début de la fin des grands états plus ou moins nations, sans âme, ni couilles, ni honneur, ne serait pas pour me déplaire.
Les Espagnols, sans doute, n’ont ils pas à subir les mêmes horreurs que nous autres franchouilles. C’est sans doute pour cela qu’ils ont mis la pédale douce (mais qui vous a parlé du Président, voyons? Où trouvez vous de la douceur en ce personnage?) sur le vote Vox. Si j’ai bien compris, les envahisseurs se bornent à transiter par la Péninsule Ibérique, leur objectif c’est bel et bien le franchissement des Pyrénées, la France accueillante, celle qui consacre cinq bons milliards par ans à ses très chers « migrants »! Alors après tout, ils ont leurs problèmes, les Ibères, ils essaient comme ils peuvent de s’en dépêtrer, ce que nous ne sommes même pas foutus de tenter chez nous!

Parce que les seules élections susceptibles d’échapper au politiquement-correct restent les européennes, lesquelles, apparaissant totalement dépourvues d’incidence sur nos affaires, n’intéressent pour ainsi dire personne. Voilà pourquoi, avec un taux de participation minuscule et un scrutin de liste proportionnel, la victoire de l’opposition la plus tranchée à la dictature bien-pensante semble procéder d’une logique politique aussi rigoureuse qu’inattaquable. C’était déjà le cas la dernière fois , victoire certes réconfortante mais sans lendemain. Ramenons les choses à leur juste proportion, 22 ou 23% d’une toute petite moitié des inscrits ça ne change absolument pas la donne; c’est juste une façon de cracher un peu à la gueule du pouvoir en place, ce qui déjà n’est pas si négligeable, s’agissant d’un mollard tout ce qu’il y a de plus démocratique et donc incontestable. Cependant, le changement il faudra le chercher ailleurs et, pour ce qui me concerne, je ne vois pas bien où. Il n’y a, hélas, plus rien à tirer de la France, elle glisse doucement vers la Charia, la France, et personne, manifestement, à part sans doute les nauséabonds qui votent pour le Rassemblement National, ne semble en avoir cure. Présipède le sait, bien sûr, mais il s’en fout comme de sa première paire de chaussettes en soie sauvage; le jour où la catastrophe arrive, il se barre et la messe est dite. En plus il a le temps, beaucoup de temps même, largement celui de finir un éventuel second quinquennat en tout cas, et que voulez vous qu’il souhaite de plus…oui, je vous entends, mais ne vous faites pas d’illusion, en 2022 nous le réélirons, c’est quasiment couru d’avance! Il lui suffira d’avoir en face sa copine de la dernière fois, voilà tout.
Et pendant ce temps-là, le mal progresse, furtif autant qu’inexorable. Regardez autour de vous, combien de femmes et de filles voilées au kilomètre carré dans nos villes…un peu plus chaque jour, c’est évident. Et c’est ça le thermomètre de la fièvre islamique, les nanas bâchées. Il y a vingt ans on en voyait très peu. Il y a dix ans, nettement plus, ça commençait bien à venir, on a même aperçu, un temps, des niquabs; mais très vite l’interdiction légale les fit disparaître de l’espace public civilisé pour les cantonner aux quartchiers sans-cible où ils fleurissent désormais comme coquelicots juste avant la moisson; mais bon, on s’en fout vu qu’on n’y va plus dans ces endroits-là, ce sont les « territoires perdus de la République » comme disait l’autre. Donc on est content, on a fait le boulot législatif…le voile intégral a disparu de nos rues…le voile tout court -enfin façon de parler- a pris, en revanche, une place prépondérante, on ne voit plus que lui. Ça veut dire quoi? Eh bien cela signifie tout bêtement une montée en nombre et en puissance de l’Islam le plus rétrograde. Nos « concitoyens » musulmans obéissent à la Loi de Dieu et, par voie de conséquence, lui reconnaissent la supériorité absolue, les petites lois de la Répupu n’ont pas intérêt à La contredire. Toutes les bonnes femmes habillées à la musulmane qui poussent des voitures d’enfant sur nos trottoirs, vous les trouvez sans doute bien inoffensives, voire plutôt sympathiques à la limite. Eh bien songez à ce que deviendra dans vingt ans le contenu, grassement nourri aux allocs, de leurs mignonnes poussettes … Ma seule consolation reste que je ne verrai sans doute pas l’inévitable s’accomplir. Cela me désole toutefois pour ma descendance, dont j’espère vivement qu’elle aura quitté le pays à temps…il lui suffira, à cette fin, de surveiller attentivement les valoches du vieux Macrouille!
Parce que ce dernier, malin comme un singe (avec lui on peut le dire, ce n’est pas comme au temps de la regrettable Mme. Taubira), avait promis de causer immigration, à l’occasion de son « Grand Débat » de mes deux…Ça ne s’est pas confirmé pendant le cours du jeu, comme on dit en foot, mais le petit futé a rattrapé le coup avec sa chouette conférence de presse: il propose un débat parlementaire! Et tous les ans, s’il vous plaît! Alors si ce n’est pas une réponse à la hauteur du risque, ça… Non, croyez moi, vous n’y couperez pas de la Charia…mais hein, restons pépères, c’est pour dans deux bonnes décennies…c’était quoi, déjà, il y a vingt ans… ah oui, 1999, le crépuscule du millénaire, la naissance de la Zone Euro, l’arrivée au pouvoir de Vladimir Putin, le naufrage de l’Erika, la grande tempête de Décembre, le « beug de l’an 2000″… vous trouvez que ça fait si longtemps, vous?

Amitiés à tous, bonne semaine et conservez vous bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN