Pope-cornes

Quelle année à la con, dites-donc, on a du mal à trouver ne fut-ce qu’un embryon de bonne nouvelle! Depuis le coup du virus chinetoque, en Janvier, rien ne va plus, tout part en quenouille. Et nous voilà rendus quasiment à Décembre avec la gueule de bois, mal aux cheveux, l’estomac en dessous des burnes et le moral dans les godasses. Dans l’intervalle nous avons à peu près tout dégusté, un confinement irrationnel au printemps, un déconfinement mal foutu en été, suivi d’un reconfinement psychédélique en automne et probablement d’une récréation de fin d’année, remboursable en 2021. Entre-tant nous échangeames Barbapoux, notre ancien premier ministre, contre un nouveau, Cachsex (ou Castrex, si vous préférez). Le partant avait eu le tort d’acquérir un niveau de popularité inversement proportionnel à celui de Présipède plutôt branché sur ses nougats; l’arrivant, un gros plouc de fonctionnaire archétypal, ne présentait aucun danger de cette nature étant à l’évidence sous-dimensionné au regard de la fonction. Ce dernier point a pu se vérifier amplement par la suite. Et puis, tout au long de l’année, des attentats à tire-larigot, tous évidemment le fait de musulmans fanatiques, à une exception près, toutefois, l’affaire de l’archiprêtre orthodoxe de Lyon, Nikolaos Kakavelakis.

Ce dernier, Père Kaka pour ses paroissiens, fut il y a peu flingué en pleine journée et en pleine rue par un clampin muni d’un fusil de chasse à canon scié, arme redoutable lorsqu’elle est utilisée à bout portant, ce qui fut le cas au grand dam du malheureux ecclésiastique. Tout de suite, vu que l’affaire survenait le lendemain de l’attentat de Notre-Dame, à Nice, nous crûmes à une nouvelle attaque terroriste. Un infortuné maghrébin qui n’en pouvait mais fut alors arrêté, mis en garde à vue, puis relâché avec de vagues excuses lorsque sa totale innocence fut avérée. Les soupçons se tournèrent alors contre un personnage sulfureux -c’est le terme qu’il convient d’employer lorsqu’il s’agit de qualifier un sympathisant de l’ex-Front -désormais Rassemblement- National- Outre cette caractéristique éminemment culpabilisante par nature, ce personnage, un moine défroqué, excusez du peu, avait pendant des années harcelé le Père Kaka en lui collant sur le dos, via les réseaux sociaux, tous les péchés d’Israël et autres lieux. Au point que le type fut pour cela condamné, en première instance puis en appel, à une petite amende et à un euro symbolique de dommages-intérêts. Manque de pot pour la flicaille, l’intéressé fit valoir un alibi en béton armé qui le plaça aussitôt hors de cause. Il fallut donc attendre le réveil du pauvre Kaka. Celui-ci, aussitôt sorti du coma put déballer le paquet, orientant ainsi les limiers sur une piste, certes inattendue, mais cependant tout à fait sérieuse.
Il convient, à ce point du récit, de savoir que le Père Kaka jouissait, c’est bien le cas de le dire, d’une réputation de chaud lapin qui avait depuis belle lurette largement dépassé les frontières du diocèse. Dans tout le Lyonnais, des plus obscures traboules aux coteaux verdoyants des monts du Beaujolais, en passant par les cités sans-cible de Villeurbane ou de Vaulx en Velin, fort peu de monde ignorait la réputation de notre archiprêtre, catalogué chaud-lapin, dès son affectation à la paroisse du VIIème. arrondissement de chez Guignol. Un vrai pistachier, comme on dit plus au sud, le bon Père! Porté sur la chose comme pas un, toujours prêt à draguer la paroissienne pour peu qu’elle lui paraisse comestible et pas trop à cheval sur le sixième commandement, et queutard comme un séminariste de première année en dépit de sa cinquantaine bien sonnée. Pour le coup, il avait jeté son dévolu sur une jolie Géorgienne de trente-cinq ans, manifestement très pieuse, vivant en couple, mère de deux enfants et répondant au doux prénom de Lela. Le derrière de Lela et le reste de sa personne avaient inspiré au prêtre des sentiments sans doute peu liturgiques mais assez vifs, toutefois, pour que ce coquin lançât sur la dame une attaque de grand style. Avec une technique éprouvée, très élaborée, bâtie sur la notion d’indulgence plénière accordée à celle qui, charitablement, vient assister l’Homme de Dieu en détresse, le vil suborneur emporta le morceau en deux temps-trois mouvements, enfin, façon de parler parce que, question mouvements, il y en eut certainement beaucoup plus… toutefois l’enquête n’apporte aucune précision quant à ce point particulier.
Pendant deux bonnes années nos tourtereaux purent batifoler tout à leur aise, quoique dans le plus grand secret eu égard aux liens conjugaux qui unissaient, devant Dieu et devant les hommes (les Orthodoxes, surtout), le Pope à la mère de ses enfants. Tout aurait pu continuer ainsi sans la terrible jalousie du jules de la petite nana. Ce dernier, un quadragénaire géorgien prénommé non pas Jules mais Giorgi, découvrit un moche jour son infortune. Comment il l’apprit, nul ne le sait à ce stade des investigations, mais ce fut pour lui un choc terrible! Le malheur s’abattait sur sa tronche en même temps qu’il sentait pousser dessus icelle une ramure de vieux cerf. Vous savez ce que c’est…ou pas… d’ailleurs, tout le monde n’a pas forcément subi cette sorte d’expérience qui rend fou de douleur, malheureux au delà de toute imagination, et qui instille au plus profond de l’âme une envie de tuer à laquelle on résiste le plus souvent mais pas toujours. En tout cas, notre Géorgien, un peu connu, il faut bien le dire, des services de police, ne possédait manifestement pas les qualités requises pour parvenir à se contrôler un tant soit peu. Personnage plutôt fruste mais très déterminé, il se saisit illico de son fusil de chasse, non sans en avoir préalablement scié les canons, histoire de se balader avec sans risque de se faire gauler, et partit direction l’église planquer en attendant le Père Kaka. Dès l’apparition de ce dernier, le cocu se précipita dans sa direction et fit feu à deux reprises. Le drame était consommé!

Alors, me direz vous, lorsqu’il y a une merde dans ce pays, il faut toujours d’une manière ou d’une autre, qu’il s’agisse d’un immigré. En pareille hypothèse, vous observerez que, par dessus le marché, l’individu en cause se trouve systématiquement en délicatesse avec les forces de l’ordre. Je ne saurais en disconvenir car il n’entre pas dans mes habitudes de nier l’évidence. Toutefois, le cas qui nous occupe devrait, à mon humble avis, se voir traité comme une exception. Le drame passionnel n’a pas de patrie, voyez vous, et je vous garantis qu’une mésaventure de ce genre peut arriver à tout le monde. L’amour a ceci de très particulier qu’il frappe au hasard, sans discernement, sans distinction d’origine ethnique ou de niveau social. C’est une bête féroce, dès qu’il vous prend pour cible vous êtes foutu et vous n’y pouvez rien! Après, si vous avez la chance d’une certaine réciprocité vous pourrez peut être en tirer un peu de bonheur pendant quelques temps, mais dans le cas contraire ce sera forcément très dur pour vous, une sorte d’enfer si vous voyez un peu ce que je veux dire. En pareil cas, on peut aussi tenter de faire avec, le prendre soft, essayer tant bien que mal de rattraper le coup, jouer la parade amoureuse, faire la roue comme un con de paon, par exemple, cependant vos chances de succès se révèleront forcément limitées, quand ça foire au premier essai, le handicap se révèle souvent insurmontable. Sans compter qu’ensuite, que ça ait fonctionné ou non, le jour où vous constaterez qu’il y a quelqu’un d’autre sur le coup et qu’il a emporté le morceau, là attendez vous à morfler grave. En pareil cas, je vous conseille de vous asseoir dare-dare, parce que ça coupe les jambes, croyez-moi, et quand vous aurez retrouvé une certaine stabilité physique vous tomberez immanquablement dans un gouffre moral. C’est à ce stade qu’on observe des différences de réaction en fonction du niveau de civilisation, du tempérament, du courage, de la sensibilité, de la maîtrise de soi ou, le cas échéant, de la santé mentale. La brute ira chercher son fusil, en sciera les canons et se précipitera sur le rival pour lui faire bouffer sur le champ son extrait de naissance. Le civilisé vicieux cherchera le moyen de se venger aussi méchamment que possible. Le commun des mortels se contentera de souffrir, en silence ou pas, comme le Boulanger de Giono et celui de Pagnol -le même mais ce dernier interprété par Raimu- « cocu c’est un joli mot, un mot rigolo, un mot pour les riches, moi si ça m’arrivait je ne serais pas cocu, je serais malheureux« .

Oui, je le sais bien, tout cela semble totalement dépourvu de rapport avec les réalités du moment, les tribulations du coronavirus, celles du Coranovirus, la victoire un peu bricolée de Robinette Biden, les voltes faces de l’autre escroc qui accusait Sarko d’avoir pris quelques enveloppes chez son pote Muhammar, tout ce salmigondis de cochonneries insupportables propres à m’empoisonner une existence dont je vois bien chaque jour qu’elle se réduit comme peau de chagrin. Ainsi, pas plus tard que demain, il y aura douze ans déjà que j’écrivais les premières couillonnades de mon premier Blog onefoutus. L’air de rien, si les douze prochaines passent aussi vite -ce qui semble plus que certain- l’avenir commencera vraiment à virer au détestable!

N’en passez pas moins une bonne semaine confinée, faites comme moi, relisez vos classiques, ce n’est pas désagréable du tout et c’est moins nocif que le pastis.
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

27 réflexions sur “Pope-cornes

  1. G.Mevennais 15 novembre 2020 / 17 h 51 min

    Oh là là, puisque vous nous avez fait l’amitié d’évoquer, ici, certains « problèmes personnels », on ne peut que comprendre votre argumentation. « Je ne serais pas cocu, je serais malheureux » quelle est juste, cette phrase, enfin, pour une personne possédant un cerveau et essayant de s’en servir, car, lorsqu’il y a « infidélité », le premier coupable est d’abord le conjoint, me semble-t-il, et lorsqu’il s’agit de deux personnes non encore engagées, il est évident qu’il ne s’agissait pas d’amour si une est abandonnée par l’autre, et il est préférable que cela arrive vite, avant qu’il ne soit trop tard. Je suis, bien évidemment, tout à fait conscient des dégâts psychologiques provoquées par de telles circonstances.
    Merci pour ce billet, quelque peu particulier, cette semaine.
    Amitiés, cher Nouratin, et bonne semaine à tous/toutes.
    Gilles
    NB : Je vous ai adressé, mardi dernier, un p’tit message sur votre boite privée. Je sais que vous ne la consultez pas souvent, c’est la raison pour laquelle il me serait agréable de savoir si vous en avez pris connaissance.

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    • nouratinbis 15 novembre 2020 / 18 h 22 min

      J’y vais de ce pas, Gilles, en effet je consulte rarement mes mails, ce qui est
      parfaitement inconséquent.
      Pour le reste, que voulez vous, la vie est ainsi faite…
      Amitiés.

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  2. Pangloss 15 novembre 2020 / 18 h 03 min

    Bravo pour ce billet! Il n’y a pas que le confinement dans la vie.
    Amicalement.

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    • nouratinbis 15 novembre 2020 / 18 h 23 min

      Merci! C’est vrai, toutes ces tortibigondolades commencent vraiment
      à peser!
      Amitiés.

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  3. Un fidèle passant 15 novembre 2020 / 19 h 20 min

    Cher Maître Nouratin,

    Vous nous étonnerez toujours. Pour votre bon-enfant humanisme, qui ne se dément jamais, et nous conduirait cette semaine à considérer les circonstances atténuantes pour votre client du jour.

    Pour votre humour également ainsi que votre inattendu « entre-tant », découverte dans le Lyonnais sa campagne et ses traboules.

    Merci pour cette dernière « couillonnade ».

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    • nouratinbis 15 novembre 2020 / 19 h 49 min

      De vous à moi, j’espère que ce ne sera pas la dernière!
      Merci à vous et amitiés.

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  4. Gérard 15 novembre 2020 / 21 h 00 min

    L’histoire du père Kaka nous permet d’évoquer « l’exception qui confirme la règle » : qui a dit que seuls les muzz étaient violents, susceptibles, irascibles ? Cela arrive aussi chez les orthodoxes, et en voici la preuve. Ici, c’est un orthodoxe qui a voulu zigouiller un autre orthodoxe. Si c’était la même chose chez les muzz, j’avoue que je n’aurais rien contre, bien au contraire.
    Amitiés.

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    • jakobfalaise 16 novembre 2020 / 21 h 08 min

      Moi non plus
      Mais même ça, les allogènes ne peuvent que le salopper !
      Alors que chez nous, le krim passionnel a la froide efficacité de l’utilitarisme européen
      Nous n’en voulons pour preuve qu’un seul cas, au hasard
      Jakline sauvage, trois pruneaux dans le dos et affaire bouclée

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  5. nouratinbis 16 novembre 2020 / 8 h 30 min

    Ce serait tout à fait légitime de leur part, d’ailleurs ils ne s’en privent pas.
    Cependant l’effet est moins sensible car ils sont beaucoup plus nombreux
    que les Orthodoxes.
    Amitiés.

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  6. elba 16 novembre 2020 / 9 h 11 min

    Merci Nouratin, pour la narration de cette histoire orthodoxe – ou peu orthodoxe ? – dont je n’aurais peut-être pas eu vent sans votre papier dominical.
    Vrai, que les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent, dirait S.Eicher. En plus de cela, les nouvelles, ça divise parfois. Ma meilleure amie -d’enfance- est pro-Biden, pro-Macron, pro-masques et pro-confinement. On ne peut même plus discuter ensemble actualités, sinon on se fâcherait.

    Votre article m’a servi à me questionner sur des points que j’ignorais : d’où vient le mot « cocu » et d’où vient l’expression « porter des cornes » ? Me voilà renseignée à présent, grâce au net. Ainsi qu’à vous.

    Plein de bisous et bonne journée.

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    • nouratinbis 16 novembre 2020 / 18 h 41 min

      On n’est pas responsable des divagations de ses amis, fussent-ils d’enfance.
      Rassurez vous, cela arrive à des gens très bien…un peu comme le cocuage…
      Plein de gros bisous.

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  7. elba 16 novembre 2020 / 17 h 36 min

    Nouratin, j’ai un bisou téléphonique à vous faire de la part de notre ami Suricate, qui hélas est malade, ainsi que madame. Ils ont attrapé la covid et toussent à qui mieux mieux. Il vous lit, mais ne commente pas parce que sur son téléphone ce n’est pas aisé, mais il pense bien à vous.

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    • nouratinbis 16 novembre 2020 / 18 h 44 min

      Mince alors, il ne lui manquait vraiment plus que ça!
      Transmettez lui des bisous et mes meilleurs vœux de
      prompt rétablissement.
      Re-bisous.

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      • JJS 17 novembre 2020 / 9 h 01 min

        Amitiés à Suri.Merci Elba

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  8. Mildred 17 novembre 2020 / 9 h 35 min

    Lorsque j’étais jeune, une dame chantait :

    « Les chagrins d’amour
    Ça tourne, ça tourne,
    Et puis ça s’en va,
    C’est extraordinaire !

    Ça fait mal des jours
    Et des nuits entières…

    Après, je ne m’en souviens plus.
    J’ai essayé de la chercher pour vous, mais je ne l’ai pas retrouvée.

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      • Mildred 18 novembre 2020 / 16 h 54 min

        Il a suffi que je me souvienne du nom de la chanteuse pour que je retrouve la chanson :

        Aimé par 1 personne

      • nouratinbis 18 novembre 2020 / 20 h 09 min

        Colette Renard! Oh oui, c’était quelqu’un! Je ne connaissais pas cette chanson,
        merci, elle est très belle, et admirablement chantée.

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      • nouratinbis 20 novembre 2020 / 19 h 26 min

        Bien sûr, c’est vieux comme le monde et ça finira avec lui!
        Amitiés.

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      • Un fidèle passant 21 novembre 2020 / 7 h 17 min

        Le sujet étant d’importance,

        Et pour faire vivre encore un peu en cette fin de semaine votre billet.

        Voulant trouver sur le net une chanson d’Yvette Giraud (Un homme est un homme) que j’attribuais à Gloria Lasso, voici un passage de cette dernière dans une émission télé

        Pour Yvette Giraud, c’était encore nos toutes jeunes années celle-là…

        Bonne inspiration pour vous demain dimanche…

        Aimé par 1 personne

  9. FRACANAPA 17 novembre 2020 / 9 h 55 min

    Monsieur Nouratin,
    Comme d’habitude, vous avez l’art et la manière de raconter les histoires. Celle du père Kaka, racontée par vos soins, est bien divertissante, très complète, avec tous les ingrédients qu’il faut, là où il faut…
    Mais ensuite, à partir de ce fait divers, vous nous entraînez sur un terrain plus personnel, celui de l’intime, des grands sentiments, des blessures du coeur et de l’âme…de la poésie …
    Et là aussi, vous avez l’art et la manière !
    Et alors là, on se sent minuscule pour commenter ( enfin, moi en tout cas !)
    Un vrai casse-gueule !!!
    D’ailleurs, on n’a pas que ça à faire figurez-vous !

    Je vous souhaite ( ainsi qu’à tous vos lecteurs), une bonne semaine, un peu entamée…

    Bien amicalement
    Sabine

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    • nouratinbis 17 novembre 2020 / 19 h 59 min

      Merci, je suis bien content quand vous commentez.
      Amitiés.

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  10. Chris 17 novembre 2020 / 13 h 04 min

    J’ai à peine revendu sur mon blog ……à cause du Coronavirus qui réussit à me faire rire ….contrairement au Coranovirus qui, lui, m’affilge et me préoccupe…
    Le contriare de tout le monde, quoi !!!

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    • nouratinbis 17 novembre 2020 / 20 h 01 min

      Oh oui, tu sais, le coranovirus c’est bien pire, infiniment pire!

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  11. Chris 17 novembre 2020 / 13 h 06 min

     » reviendu  » bien sûr et pas « revendu »

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    • nouratinbis 17 novembre 2020 / 20 h 04 min

      J’avais compris! Donc je vais reviendre te lire avec un plaisir
      sans mélange.
      Buona serata cara.

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