L’effet Bolloré

A bien y regarder, la question apparaît relativement simple: on arrête les conneries ou bien on continue comme si de rien n’était. La présidentielle de l’an prochain y pourvoira sans doute, et la seconde hypothèse semble tenir aisément la corde à ce jour. On ne rompt pas si facilement avec des habitudes de plus de quarante ans, c’est l’évidence, le corps électoral change trop lentement pour s’accommoder de ruptures aussi, brutales. Il faudra donc un véritable miracle pour échapper au second quinquennat de Présipède. On voit bien que ce dernier, fort de son capital social d’un quart des votants, récupèrera au second tour les voix de la gauche et du centre ce qui le conduit fingers into the nose à une confortable majorité. Cela dans le cas éminemment probable d’un second tour face à l’un des deux candidats nauséabonds. Opposé à un mollusque de la « droite modérée » genre Barnier ou Bertrand, il gagnerait tout aussi bien, le petit Manu, car les électeurs des deux fachos précités s’en iraient,, pour beaucoup d’entre eux à la pèche; d’autant que le 24 Avril offre souvent de belles journées de printemps, propices aux escapades dans une nature pimpante, joyeuse et pleine de vie revigorée. Ce ne serait d’ailleurs pas bien grave vu qu’à choisir entre un jeune fumiste et un vieux ramoneur de suffrages, le mieux consiste encore à les laisser se faire départager par les citoyens convenables, ceux qui pensent tout bien comme il faut, refusent l’aventure et préfèrent se faire tuer sur place du moment que c’est à petit feu.
Pour continuer à plaider en faveur d’un changement politique majeur, il convient donc de s’armer d’un optimisme en béton vibré capable de résister victorieusement aux assauts répétés de la sinistre évidence. Ce sera dur! Moi, je vous avoue bien humblement qu’après avoir voté avec constance (mais non, pas elle voyons, j’aurais mis un « C »!) pendant largement plus d’un demi-siècle, les déceptions répétées en cascade m’ont vacciné contre les illusions, bien mieux que mes trois injections de Pfizer-Biontech à l’endroit du coronavirus. Pour dire très franchement les choses, il m’a été donné d’assister à l’implacable, progression de l’invasion islamique, en même temps que je voyais mes chers concitoyens continuer obstinément à élire les mêmes, ceux dont tout le monde a toujours su qu’ils laisseraient pisser le mérinos ultramarin. N’étant ni psychologue ni sociologue je me perds en conjectures à tenter de décrypter l’énigme de tous ces braves couillons qui voient le danger à où il n’est pas et demeurent impassibles face à la catastrophe aveuglante qui leur pend au nez comme un sifflet de deux sous! Il est vrai que la couardise naturelle des peuples votants, celle qu’on a toujours vue à l’œuvre dans les pires occasions, se manipule fort bien par l’action médiatique. Nos entreprises de communication de masse, noyautées par la bien-pensance gauchiarde, s’emploient admirablement à bourrer les crânes et, jusqu’à présent, la combine s’est révélée imparable, d’une efficacité au dessus de tout éloge… je dis « jusqu’à présent » parce que depuis quelques temps certaines évolutions tendent à se faire jour dans le petit monde en question.

C’est par Vincent Bolloré que le scandale est arrivé. Dès qu’il a pris le pouvoir à C News, ce garçon a bousculé les bonnes vieilles habitudes. On n’est plus à gauche, on vire carrément réac, voilà! Et en plus on s’en flatte, vous vous rendez compte du sacrilège. Alors évidemment tous les gens bien intentionnés se sont employés à lui faire plein de misères. Il s’est notamment retrouvé mis en examen, car si les Juges n’aiment pas les milliardaires, quand en plus ils font ouvertement de la pub pour la droite, là ils les exècrent épouvantablement! Sauf qu’un milliardaire ça a la peau dure et que celui-là en particulier fait partie des plus coriaces, un vrai combattant, le mec. Et du coup qu’est-ce qu’il fait? Eh bien il embauche Zemmour, celui que la chaîne avait viré pour nauséabonderie en 2014, du temps où l’on y pensait comme il faut! Le plus chouette dans l’affaire c’est qu’il y a fait un tabac, le « polémiste » abhorré. C News, grâce à son apparition quotidienne, se retrouve première chaîne d’info, devant notamment BFM TV! Marc-Olivier Fogiel, bien-pensant comme pas un, qui assure la direction de cette dernière avec la tranquille assurance du type qui possède les orientations politique et sexuelle adéquates, s’en étouffe de sainte indignation! Par quelle invraisemblable aberration une saloperie de télé d’ekstraimdrouate peut-elle lui passer devant, à lui Fogiel, nom d’une pipe pré-sodomite? Il en pleurait jusque dans les bras de son petit mari, le pauvre bonhomme, c’est-y pas malheureux une avanie pareille? Une chaîne d’opinion vachement de droite, flûte alors! De gauche on n’eût rien dit, il ne s’agit pas d’opinion, c’est juste la norme.Mais de droite, misère et damnation! Dieu merci, cette année le CSA mit bon ordre à l’affaire: Zemmour interdit d’antenne pour cause de candidature sinon déclarée, du moins présumée à la présidence de la Répupu. Décision certes de type sino-soviétique mais devant laquelle Bolloré dut s’incliner car la raison du plus fort est toujours la meilleure, le plus fort en l’occurrence étant évidemment notre ami Présipède, par ailleurs très lié au sémillant Marc-Olivier. Notons toutefois qu’évidemment l’ami Macrouille, dont la candidature pourrait tout aussi bien survenir un jour ou l’autre, allez savoir, n’a fait l’objet d’aucune interdiction d’antenne, vu qu’il n’appartient pas à celui qui tient le manche de morfler le coup de massue en pleine gueule…et Dieu (encore Lui) sait qu’il le tient dans tous les sens du terme, le manche, notre bien aimé Chef de L’État.
Cependant, l’infâme Bolloré, animé d’une frénésie belzébuthéenne qui le pousse à assurer un peu de liberté d’expression dans la sphère médiatique, ne s’en tint pas à la télé. Il fit également main basse sur Europe 1! Il en a renouvelé pratiquement toute la rédaction! On y retrouve des gens de Valeurs Actuelles, vous vous rendez compte, l’horreur! Et des Mathieu Bock-Coté, des Dimitri Pavlenko, tout ça! En clair la bonne vieille radio qui respectait gentiment le dogme se trouve désormais en voie de zemmourisation accélérée! Patrick Cohen, Canteloup, Roumanoff tout ça, des personnes si convenables, dehors à coups de pied au cul! Un pur scandale! En conséquence, on peut aussi, désormais, écouter la radio sans se faire bourrer le mou par les stipendiaires appointés de la bien-pensance gauchiarde; au nez et à la barbe du susnommé CSA, en plus! Une télévision et une radio qui pensent mal, comme nouveauté ça se pose là, des décennies qu’on n’avait rien vu de tel, une révolution -oui, enfin, disons plutôt le retour de la Réaction, bouh caca! Personne n’aurait imaginé qu’une telle ignominie fût possible! Bolloré, à lui seul c’est une véritable peste brune!
Sans compter qu’il finit par donner des idées aux autres, le salopard. Je n’en voudrais pour preuve qu’un article publié -un peu en loucedé-tout de même- par Le Figaro d’il y a huit jours. Ça s’intitulait « A gauche toute:enquête sur la mainmise culturelle de l’audiovisuel public« . Avec un titre pareil, on imagine bien ce qui peut se cacher derrière: une attaque en règle contre le système propagandiste si bien installé chez nos chers camarades de France Inter, Info, Culture et autres chaînes inféodées! Tout le monde sait cela, évidemment, mais qu’un journal aussi discipliné que l’apôtre de la « liberté de blâmer » ose dénoncer, tout à coup, l’omnipotence gauchiarde sur les media financés par les tribuables, voilà qui fait novation! Mais que ce passe-t-il donc, cornebidouille, pour que la crainte révérentielle laisse tout à coup place à un peu de journalisme honnête? L’effet Bolloré, à mon avis, sans aucun doute! Il ouvre la voie, ce cher Vincent, et quand c’est ouvert, derrière ça suit, le phénomène est bien connu. Et si le vieil adage latin se vérifie, una via electa non datur recursus ad alteram (1) nous pouvons espérer des lendemains un peu moins univoques dans le domaine foisonnant de l’information franchouille…bon, là je crois que je m’emballe un peu, rien n’est jamais acquis à l’homme, il ne faut pas vendre la peau de l’ours, même bien léché et même soviétique, avant que de l’avoir proprement transféré de vie à trépas! Nous n’en sommes pas là, loin s’en faut, hélas.
Et le chemin reste encore long, semé d’embuches, avant qu’il soit mis fin au règne de la toute puissante doxa médiatique. Tenez, j’eusse apprécié que les media nous tinssent un peu mieux au courant des aventures judiciaires de notre vieille connaissance Sida Mehrd. Je ne l’ai pas oublié, ce sieur Ghlam, un « étudiant Algérien » (sic) qui projetait, voilà six bonnes années, un attentat contre des églises à Villejuif (ou peut être contre des synagogues à Vilchrétien, je ne m’en souviens plus très bien). Pour faire le coup il avait besoin d’une bagnole qu’il tenta de dérober à une charmante jeune femme, laquelle, s’étant rebiffée, il avait proprement zigouillée, tout en se tirant malencontreusement une balle du côté des siennes personnelles, ce qui le mit dans l’incapacité de réaliser son forfait. Cette épouvantable ordure avait pris perpète en première instance, avec une peine de sûreté de vingt-deux ans. Perpète confirmée il y a trois jours en appel, mais sans peine de sûreté (bien que l’individu n’ait pas daigné se présenter devant la Cour pour y entendre le prononcé). En conséquence, pour peu qu’il se comporte correctement, dans dix ans au plus tard il est dehors Sida Mehrd, à même pas quarante ans ça lui laisse des possibilités! Certes les juges l’ont interdit de séjour en France à l’issue de son emprisonnement…sauf que s’il se retrouve en liberté conditionnelle on va le garder encore un peu, vous savez, des fois qu’on soit obligé de le remettre au trou quand il aura commis son prochain crime.
Vous en avez entendu parler, vous, de cette affaire-là? Hé non, évidemment…bon, pour ce qui est de l’effet Bolloré il reste encore une jolie marge de progression, bien sûr…

N’en passez pas moins une excellente semaine, bonne fin de dimanche à tous et que la Toussaint ne se mue pas trop en Halloween!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) « Une fois qu’on a choisi une voie on ne peut plus en changer » vieil adage du Droit Romain qui, bien entendu, n’a rien à foutre ici.

La faute à Zemmour!

Pour une fois j’ai regardé Cachsex dans son numéro télévisé sur » l’indemnité anti-inflation ». Franchement ça valait le coup, un moment d’anthologie comme on n’en verra plus souvent, vu que bientôt ce sera au tour de Présipède de sauter sur toutes les occases de se faire bien voir du gogo-électeur. J’ai beaucoup apprécié, chez notre Premier Ministre Gascon (comme la Lune, il convient de le rappeler), sa manière alambiquée d’amener le problème, son art consommé de faire du suspense avec trois bouts de ficelle et un rouleau de scotch (bon, moi aussi j’essaie de filer la métaphore à quatre sous), et surtout sa gestuelle ample et saccadée dont on ne saurait trop vanter le côté pittoresque. Avec son accent à la con et sa tête de nœud, le bonhomme produit un show humoristique qui pourrait rappeler les performances de ses grands aînés, sinon Fernandel tout au moins le regretté Paul Préboist dont l’affectueuse mémoire demeure, j’espère, chez les plus anciens d’entre nous. Paul Préboist c’était le héros de « Mon Curé chez les nudistes », et aussi du « Facteur de Saint-Tropez », œuvres sans prétention mais toutefois dépourvues de la propagande bien-pensante propre aux soi-disant comédies d’aujourd’hui. Je vous les recommande si jamais vous arrivez à les retrouver, dans le cas contraire vous pouvez toujours vous rabattre sur ses sketches, notamment ceux de la période Pierre Dac-Francis Blanche, ce sont des chose qui font rire et qui offrent l’occasion d’oublier un instant la sinistre platitude de nos existences d’aujourd’hui.
Pour être tout à fait franc, Cachsex apparaît beaucoup moins bon que ce brave Popaul, mais il réussit cependant à dérider son auditoire pour peu que celui-ci se révèle réceptif au comique involontaire du corniaud, empêtré d’une mission encore plus naze que sa pomme. Avouons-le, expliquer qu’on va filer cent balles à tous les clampins qui perçoivent moins de deux-mille Euros par mois, juste pour éviter une resucée de gilets-jaunes énervés par la hausse des prix du carburant, ça reste un exercice compliqué, même pour un zigoto habitué à déguiser les vessies en lanternes. Il lui a fallu invoquer la flambée des cours du haricot sec et de la carotte nouvelle pour justifier qu’absolument tout le monde se trouve frappé par une inflation galopante. Tout le monde, y compris Mme. Michu qui n’aurait jamais envisagé, avec sa petite retraite, remplir le réservoir d’une bagnole qu’au demeurant elle ne possède pas. Mais bon, tant bien que mal le Chef clownesque de ce Gouvernement de branquignols, s’est escrimé à évaluer, calcul pifométrique à l’appui, le surcoût moyen lié au prix du gasoil, lequel ressortirait, on ne sait trop comment, à quatre-vingts balles par an. Le type qui fait ses quarante-mille kilomètres annuels arrivera sans doute à un résultat vachement différent, ce qui l’expédiera encore plus vite dans la rue ou sur les ronds-points. Mais qu’est-ce qui les pousse à être aussi stupides, la bande à Présipède? Trouillards, certes, ça n’étonnera personne, mais bêtes au point de refiler du pognon à Pierre pour tenter de faire plaisir à Paul, reconnaissons que cela tangente au génie! Le génie de la pastille, bien sûr, ou plus exactement de la pilule qu’on essaie de dorer avec les moyens du bord pour, au bout du compte, assurer le maintien à l’Elysée du petit Manu à sa Bribri. Juste une question: les trois milliards-huit cent millions d’argent virtuel que cette nouvelle pantalonnade va coûter au contribuable, il les enregistrera scrupuleusement dans ses comptes de campagne, le Présipède, ôtez-moi d’un doute? Ah non, vous ne croyez pas? Alors pour deux-cent mille balles de dépassement, ce couillon de Sarko risque de se retrouver au trou, mais les milliards de Macrounette, ceux-là passent à l’as? Ce n’est pas que je me préoccupe particulièrement des misères judiciaires du petit Nicolas mais tout de même on serait plutôt dans une configuration à deux poids-deux mesures, non?…Enfin il me semble…

Il est vrai qu’aujourd’hui on ne sait plus trop comment considérer les choses. Les milliards semblent totalement dépourvus d’importance, ils perdent leur signification d’autant que l’ami Présipède tire comme un bouc dans la ligne de crédit illimitée que lui consent la Banque Centrale Européenne. Au sein de cette dernière nos amis Allemands -comme on dit- ont renoncé à la stratégie anti-inflationniste qui les animait depuis la création de l’Euro. Les thuriféraires de l’argent magique tiennent désormais la corde et les politicards dans le genre des nôtres vont s’en servir à bloc pour se lâcher totalement sur la dépense publique. Quelqu’un se souvient-il des fameux 3% de Maastricht qui constituaient encore la règle au début du quinquennat de Présipède? Et de la fierté de ce dernier lorsqu’il présenta son premier budget dans le scrupuleux respect de ladite règle? Tout cela semble aujourd’hui bien lointain, emporté par le tsunami du « quoi qu’il en coûte ». Depuis cette soirée mémorable de Mars 2020 où cette espèce d’andouille déclara la guerre au coronavirus en lançant sa formule fatidique qui finira un jour ou l’autre par nous coûter bien plus que la peau du cul, il n’a de cesse que de balancer les dizaines de milliards comme le semeur du vieux Totor dans son geste auguste. Et maintenant que se profile une campagne électorale sans doute un peu différente de celle qu’il prévoyait, le gugus en question ne manquera plus une occasion d’arroser à qui mieux-mieux, ce que ses adversaires ne sont évidemment pas en mesure d’imiter. Et encore moins Zemmour qui, sauf à ce qu’on me démontre le contraire, apparaît fort dépourvu en comparaison des autres belligérants. C’est pourtant lui qui leur fait peur à tous, à commencer par Présipède soi-même. Il sent bien, le petit Manu qu’avec celui-là le boulevard dont il apercevait déjà la perspective au travers d’un second tour en compagnie de la Marine, risque de se transformer en Chemin des Dames avec la probabilité d’y laisser un max de plumes, sinon carrément la peau. Nous n’en sommes pas encore là, certes, mais l’ascension fulgurante du nouveau-venu installe une sainte trouille dans le landerneau prè-présidentielle. Dores et déjà nous pouvons nous faire une idée de ce qui se produira quasi-immanquablement en Avril prochain: aucun des candidats de la bonne vieille tradition Droite-Gauche ne se qualifiera pour le second tour. Oubliant délibérément la Gauche, tout juste bonne à faire pisser un peu de copie aux médiatistes en recherche de sujets amusants, j’en viens tout de suite à nos amis Ripoublicouilles qui ne sauraient nous sortir du chapeau autre chose qu’un loser tout juste bon à flirter avec les 10%. Ce sera donc Macrouille contre l’un des deux nauséabonds, l’affaire est pratiquement dans le sac. Reste juste à savoir lequel des deux…

Loin de moi la prétention de vous annoncer dès aujourd’hui le résultat des courses. J’aurais cependant tendance à pencher pour le petit Berbère, dans la mesure où la fille indigne du vieux Jean-Marie manque un peu d’épaisseur en face. Et l’autre zigoto y va carrément, larga manu, sans crainte et sans la moindre inhibition. Celui qui tient un langage de vérité a plus de chance d’être entendu que celle qui use de circonlocutions à vocation dédiabolisatrices. Et le propos de Zemmour empeste la sincérité à plein naseaux! Ce type met en musique électorale tout ce qu’il explique depuis des années, sans rien y changer, avec la constance de celui qui croit à ce qu’il raconte. Soit dit en passant, c’est le seul, et à mon humble avis c’est ce qui fait sa force. Et comme son discours repose sur un constat que chacun d’entre nous peut faire, juste en regardant autour de soi, la mayonnaise pourrait bien prendre au point d’inquiéter sérieusement jusqu’ à Présipède, lequel, en comparaison, apparaît aussi franc qu’un âne qui recule.
On le voit bien dès aujourd’hui, à près de six mois du premier tour, Zemmour constitue le seul vrai sujet de préoccupation pour l’ensemble de la sphère médiatico-politique. La plupart de ceux qui interviennent à son propos lui tirent dessus à bout portant, lui jettent l’anathème, le traitent de nazi, de peste brune, de collabo rétroactif, de maurrassien impénitent, de serpent venimeux, voire, tout simplement de salopard mal foutu, vicelard et antipathique. Le seul truc dont ils s’abstiennent, dans les colonnes médiatiques, c’est de le traiter de sale juif, ça c’est dans les banlieues mais pour le moment personne ne relaie…ça finira bien par venir, patience, pour le moment nous n’en sommes qu’aux amuses-gueule, on n’attaquera les hors d’œuvre qu’en décembre, quand les Ripoublicons auront désigné leur bouc émissaire, celui qui ira au casse-pipe.
D’ailleurs, en parlant de ces braves gens de la « droite » républicaine, vous en trouvez certains, plus lucides que les autres, pour vous dire, comme le gros Larcher, « si nous avions fait le boulot en temps utile, Zemmour n’aurait rien à se mettre sous la dent ». Et c’est évidemment la stricte vérité: le boulot ils se sont abstenus de s’y coller, pour obéir au diktat de la Bien-Pensance gauchiarde et continuer pépères leurs petites combines politicardes. Désormais il est trop tard, nul ne les croira plus! En conséquence, ni Bertrand avec son look de VRP licencié de frais, ni Barnier avec sa tronche de chef de gare des années cinquante, ni Pécresse avec sa mentalité de centriste ventre-mou, ne parviendront à ralentir le petit Eric dans sa course à l’affrontement suprême. Au contraire, ce dernier leur piquera la partie RPR de leur électorat, il ne leur restera plus que les derniers vestiges UDF qui n’auront pas encore rejoint Présipède.
Et déjà, doucement mais sûrement, le serpent venimeux commence à affiner le discours en allant récupérer l’électorat populaire type gilet-jaune, la suppression du permis à points, notamment, voilà une idée qui fera son chemin dans les tronches embrumées des beaufs… ben oui, ça vote, les beaufs, ça ne connaît pas Maurras, naturellement, mais ça sait reconnaître le type qui pourrait leur apporter un peu de confort et de bien-être…Pour peu qu’il supprime aussi les limitations de vitesse et remonte le taux d’alcoolémie répréhensible aux alentours de 2,5 grammes, il finira à l’Élysée, Zemmour…et, entre nous soit dit, c’est tout le mal que je lui souhaite! Il fine giustifica i mezzi … quand il s’agit de citer Machiavel, c’est un peu moins risqué dans le texte original, ça restreint le champ des potentiels indignés, tous les cons ne comprennent pas forcément les langues étrangères.

Bonne semaine à tous et faites bien attention, le covid repart à la hausse, c’est probablement la faute à Zemmour…

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Inexcusable!

Ça commémorait sec, hier! Présipède gerbait sur le pont de Bezons pendant que son féal Cachsex, flanqué de Blanquette, le taulier du lieu, dévoilait au fronton du Ministère de l’Éducation Nationale une plaque en mémoire du prof d’histoire-géo Samuel Paty zigouillé comme un lapin il y a un an jour pour jour. Curieux rapprochement dû à la nature aléatoire des dates. Le petit Macrounet, se recueillait sur les lieux où, selon des témoins plus ou moins dignes de foi, plusieurs activistes algériens du FLN, furent précipités dans la Seine le 17 octobre 1961, alors que sa paire de co-adjuteurs gouvernementaux rendaient un hommage appuyé à la victime expiatoire d’un terrorisme islamique dont l’origine se situe également de l’autre côté de la Méditerranée.
Parce qu’il s’agit somme toute de deux aspects du même phénomène: l’invasion. Il y a un soixante ans les terroristes de l’Algérie insurgée, soutenus par la Gauche de chez nous, tentaient de porter la guerre-civile sur le sol métropolitain par la mobilisation massive des travailleurs qu’on n’appelait pas encore « immigrés », puisqu’en théorie ils restaient nos compatriotes. L’an dernier, un musulman fanatique d’origine tchétchène lardait, puis égorgeait proprement l’infortuné professeur, fortement encouragé par le père d’une collégienne, une sorte d’imam évidemment originaire du Maghreb et sur les conseils éclairés d’un militant islamique d’origine marocaine, ces deux gentlemen ayant assuré sur Facebook la publicité du blasphème commis par Paty, lequel avait expliqué à ses élèves tout le bien qu’il pensait des caricatures de Mahomet sur Charlie-Hebdo. Un prof hurluberlu qui aurait peut être pu, afin d’enseigner la liberté d’expression, évoquer Voltaire plutôt que la feuille de chou cradingue en question. La leçon eût ainsi gagné en qualité et l’enseignant vivrait sans doute encore, vu que l’auteur de Candide, malgré sa pièce intitulée « Le fanatisme ou Mahomet le Prophète », par ailleurs totalement méconnue du gros des troupes, considérait plutôt bien le fondateur de l’Islam « si son livre (Le Coran) est mauvais pour notre temps et pour nous,il était fort bon pour ses contemporains, et sa religion encore meilleure… » Même s’il prêtait à Mahomet ce qui appartient à Allah, je ne pense pas que nos amis Musulmans lui en tiennent grave rigueur.
Cela dit, le rapprochement -purement conjoncturel- du soixantième anniversaire de l’émeute fellagha de Paris et du premier de la décapitation de l’infortuné Samuel, comporte quelque chose de gênant en ce que les chefs de l’Etat et du Gouvernement s’en sont allés, au même moment, cracher sur son illustre prédécesseur pour le premier et magnifier le sacrifice du prof de banlieue pour le second. Fallait-il vraiment qualifier de crime inexcusable la gestion d’une insurrection ennemie en plein Paris par le Préfet de Police du Général de Gaulle? Fallait-il passer la pommade à feu Samuel Paty sans regretter la raison profonde de son assassinat, laquelle, pour le coup, apparaît réellement inexcusable? J’aurais tendance à répondre non aux deux questions, Présipède ignore totalement de quoi il parle en reprenant à son compte, à l’instar du perroquet de Fernand Raynaud, la propagande du trotskiste-lambertiste Stora. Quant à ces deux couillons de Cachsex et Blanquette, ils font peine à voir dans le prêchi-prêcha des valeurs républicaines vantées aux petits « jeunes » de nos collèges et lycées, ceux qui torgnolent leurs enseignants quand ils ne les massacrent pas. En réalité nous sommes toujours dans le « touche pas à mon pote« , rien n’a changé! Les ennemis de 1961 et leurs descendants installés chez nous aux frais du contribuable font toujours l’objet de la mansuétude infinie des poltrons qui nous dirigent! Zemmour a bien du grain à moudre, décidément!

S’il s’en trouve un, en tout cas, qui n’apprécie pas du tout les simagrées du petit Manu à sa Bribri sur le Pont de Bezons c’est bien le vieux Maurice. En ce dimanche matin ensoleillé et quasi-printannier, nous voilà tous réunis à nouveau DERRIERE NAPOLEON pour l’apéro dominical, celui qui provoque tant de dégâts sur nos foies vieillissants.
Il l’a mauvaise le vieillard maniaque:  » Inexcusable! Inexcusable! Non mais vous vous rendez compte, ce merdeux! Ferait mieux de s’occuper des conséquences de ses conneries personnelles, et y a du boulot, croyez-moi! Depuis son arrivée comme président, ce petit con, il les accumule et après il se mêle de venir critiquer les types qui s’occupaient des affaires alors qu’il n’était même pas encore arrivé dans le slip de son père! Encore heureux qu’on ait eu des gens comme Papon, qui avaient des couilles, eux, et qui savaient que l’ordre ça se fait régner à grands coups de pompe dans le cul et plus si nécessaire! Et là c’était vraiment nécessaire, vous savez, les Fellouzes c’étaient nos ennemis, ceux qui n’ont pas fait la guerre n’ont aucune idée de ce que ça signifie. L’ennemi c’est celui qui t’arrache les yeux à la petite cuiller et qui te coupe la bite pour te la faire bouffer, c’est ça l’ennemi, c’est ça quand on est en guerre! Moi j’ai encore eu du bol de m’en sortir à peu près indemne, de l’Algérie, sauf que mes potes de l’époque beaucoup d’entre eux ne peuvent pas en dire autant. Et l’autre pédé qui vient nous dire  » crime inexcusable »! Oh, putain de la bonne mère, inexcusable! C’est quoi ce morpion pour venir donner des leçons? Parce qu’il est excusable, lui, d’aller sucer la queue à tous les africains qui lui croisent le chemin? De refiler notre pognon à tous les enfoirés qui entrent chez nous comme dans une pissotière? Même pas être foutu de faire respecter la loi, surtout quand il s’agit des petits-enfants pourris des salopards qui nous explosaient la gueule dans leur bled de merde? C’est la meilleure, ça! Faudrait demander pardon alors que sitôt qu’on a dégagé de là-bas, les mecs du FLN n’ont rien trouvé de mieux que de débouler ici! Et on leur a réservé le meilleur accueil, et on les a logés et nourris, gratos, à coups de prestations sociales, et on leur a accordé le regroupement familial, et on les a grassement payés pour faire des enfants à qui ils ont bien expliqué ce que nous sommes, leurs ennemis mais crétins au point de tout leur céder sans la moindre contrepartie! Inexcusable, il a dit, Présipède, alors qu’il aille se faire mettre tant qu’il voudra par ses petits amis issus de l’immigration, y suent des pieds, y suent de ce que vous voudrez et surtout ils nous feront crever, finalement, c’est leur objectif depuis toujours, ils y arriveront, on les y aide bien! »
Grâce à Dieu, la soif le reprenant, les imprécations cessent en même temps que le demi suivant arrive et la conversation, du coup, se porte sur un sujet plus plaisant sachant que la petite Pompy, juchée sur un des hauts tabourets judicieusement répartis devant le zinc, expose désormais aux regards concupiscents de l’assistance, une petite culotte en dentelle rose du plus heureux effet. Même le pauvre Maurice en oublie ses souffrances de jeune appelé successivement couillonné par la Quatrième et la Cinquième, pour en arriver au résultat que l’on sait. Nous dissertons donc d’un air entendu en filant la métaphore allusive, sans toutefois tromper la coquine, laquelle se fend d’un « oh, les garçons, faut pas vous gêner, spectacle gratuit » tout en ouvrant encore un peu plus une paire de cuisses enchantées que tout le monde ici connaît par cœur sans toutefois s’en lasser jamais. Seuls, installés à une table un peu en retrait, nos amis Antoine Pédère et Jérémie Aste (1), détournent un regard un peu dégoûté, faisant toutefois en sorte que nul ne s’en rende compte, c’est raté, certes, mais bien essayé tout de même.
Et au bout du compte c’est Jean Foupallour qui nous sort le mot de la fin.
« Vous savez, tout ce boxon finira mal, c’est sûr, mais il y a comme ça -fait il en désignant d’un coup de menton qui se veut discret la direction de la petite cochonne- des petits détails qui laissent penser qu’en attendant il reste encore du bon dans la nature, et ça, contrairement aux histoires à la con de Présipède, ce n’est pas du tout inexcusable, vous savez, ce serait même carrément recommandé. A la vôtre, les potes, encore une tournée que les Fellaghas n’auront pas! »

Que la paix soit avec vous dans toute la mesure du possible et à Dimanche prochain si Allah veut bien y consentir encore..

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) voir Derrière Napoléon chapitre XV

Barbapoux: le retour, Zopet est arrivé!

Après tout, s’il fallait vraiment dire quelque chose, pour ce qui me concerne ce serait plutôt le mot de ce vieux Cambronne qui me viendrait à l’esprit. Plus le temps passe, plus je vieillis -ce qui somme toute relève de la logique la plus implacable- et plus ce que j’observe me dégoûte. Notre monde s’en va en quenouille et rien ne semble en mesure d’arrêter le mouvement spiroïdal qui nous entraîne dans le gouffre insondable de l’aveuglement mortifère. Tenez, par exemple, pas plus tard qu’hier vous aviez le vieux Badinter qui nous bassinait avec le quarantième anniversaire de l’abolition de la peine de mort, sous les yeux affectueux de l’ami Présipède tout juste rentré de Montpellier où il venait de célébrer la « part d’africanité » de la France. Une « part » qui grossit à vue d’œil, alors que simultanément le pays se transforme en vaste coupe-gorge à ciel ouvert. Eh oui, quarante ans sans peine de mort et quarante ans d’invasion, certes cela se fête, les héritiers du socialisme triomphant de 1981, parmi lesquels nous pouvons compter l’actuel Président de la Répupu, peuvent pavoiser: objectif atteint! La sacro-sainte diversité nous pète à la gueule à tous les coins de rue et les criminels en liberté y foisonnent comme des blattes dans une salle de bains de HLM. Carton plein, quoi! Il pourra désormais mourir tranquille Badinter, son œuvre s’accomplit et son idéalisme universalo-humanitariste a fait le boulot: on est foutu.
Macrounette, lui, il trouve opportun de ramasser le rameau d’olivier tombé de la main tremblotante de l’antique abolitionneur. Il souhaite relancer le mouvement pour l’éradication définitive et universelle de toute forme de zigouillage pénal. Parce qu’il ne faudrait surtout pas oublier les électeurs « progressistes », vous savez, on ne les voit plus guère mais pourtant ils existent, mussés au creux des sondages entre les multiples listes à la mords moi l’isoloir qui émaillent le côté gauche de la basse-cour politicarde. Sans oublier non plus les bien-pensants du centre-ventre-mou, dont la dévotion aux droidlom les range aux côtés des précités chaque fois qu’il se trouve une une chouette idée bisounoursique à soutenir. Et le beau discours de Présipède prônait, hier matin, la poursuite d’un combat à mort contre la peine du même métal. Cela dit, comme il n’est pas totalement abruti et sait parfaitement que les électeurs sont majoritairement favorables au rétablissement du supplice en question, il en restera aux déclarations d’intention et passera illico à autre chose. Sans compter, bien évidemment, les prescriptions du Coran aux termes duquel la peine de mort, infligée sous toutes les formes possibles, de la flagellation à la pendaison en passant par la lapidation, ne saurait être remise en question vu qu’il s’agit de l’Ordre de Dieu. Et, comme chacun sait, la Parole d’Allah s’impose à tous et n’a rigoureusement rien à foutre des lois de la Répupu, c’est bien connu. Tout bon musulman de France qui se respecte vous le dira, le Très Miséricordieux, une fois qu’il a parlé le monde entier doit s’écraser mollement, à commencer par l’État qui, en comparaison, présente à peu près autant d’intérêt qu’une crotte de chien sur le trottoir, il suffit de faire un pas de côté.
Voilà pourquoi, sans doute, un sinistre journalope de France-Info a forcé Mgr. de Moulins Beaufort, le président des évêques, à déclarer que le secret de la confession primait sur les lois de la Répupu. On a bien vu qu’il hésitait, le pauvre prélat, il a vaguement senti le piège, mais l’autre enfoiré du Service Public de la Gauche lui a collé un max de pression et il a fini par lâcher le morceau: « oui…oui… le secret de la confession est plus fort que les lois humaines ». Et, bien entendu, aussitôt ce fut l’hallali! Marlène Schiappa: « mais quoi, mais qu’est-ce, on tolèrerait d’une religion ce qu’on refuse à une autre? » Le Garde d’Esso, Ducon-Abruti, qui met en garde le clergé catholique « Attention, bande de calotins, faites bien gaffe, non dénonciation de crime c’est vachement grave, si vous vous amusez à déconner avec ça on vous fera la peau, et avec plaisir, en plus! » Et puis le petit Moussa Darmanin qui convoque hic et nunc le ci-devant Moulins-Beaufort afin de lui tirer les oreilles manière de lui apprendre à blasphémer la République! Dieu merci, c’est le cas de le dire, le prêtre catholique appartient obligatoirement au sexe masculin, sans quoi, en la compagnie de notre délicieux Ministre de l’Intérieur, le prélat risquait carrément le pan-pan-cucul, voire plus si affinités, histoire de lui faire passer le goût du secret contritionnel! On voit bien, donc, le but de la manœuvre, depuis la sortie du rapport sur la pédophilie ecclésiale on s’en donne à cœur joie dans la sphère médiatique, non pas tant pour s’en prendre aux curés amateurs de petits garçons que dans le but évident de bien expliquer aux populations ignares que l’Islam, somme toute, ce n’est pas pire… l’un dans l’autre (passez moi l’expression) les religions se valent, il y a du bon et du mauvais partout…surtout du mauvais, surtout chez les catholiques!
Et comme ça, tranquillement, il devient possible de combattre l’infâme Zemmour avec sa façon de ramener tout le temps sa fraise sur les racines chrétiennes de la France et de sa prétendue civilisation. Non seulement il encense le Maréchal Pétain, non seulement il porte Napoléon au pinacle ( pas du tout, m’enfin, ça ne veut pas dire ça!) mais encore il nous raconte des balivernes apostoliques-romaines! De quoi se mêle-t-il ce Juif (1), tout de même! Les racines chrétiennes! Non mais ça va pas la tête! Heureusement la Bien-Pensance au grand complet fait front en rangs serrés contre l’affreux, la diatribe vole bas, on le traite de tous les noms, aventurier du repli, raciste, fasciste, écrivain raté, cafard, nazi, et on l’accuse de tous les péchés d’Israël (oui, bon….). Vous m’objecterez sans doute que cela n’empêche pas ce garçon de poursuivre sa montée fulgurante dans les sondages, déjà passé devant la mère Le Pen, il se retrouvera bientôt au coude à coude avec Présipède. Et là, on va vraiment commencer à rigoler…par bonheur ce dernier vient de recevoir un coup de main inespéré, un appui décisif comme on aimerait en voir plus souvent, Zorro est arrivé!
Bon, admettons, Zorro c’est sans doute un peu exagéré, Zorot conviendrait mieux…au bout du compte on va dire Zopet, ça ira très bien, voilà. Donc, l’homme providentiel en question vous imaginez aisément de qui il s’agit? Hé oui, notre très estimé ex-premier ministre à la barbe pie, ce cher Barbapoux évincé naguère par Présipède, lequel craignait qu’il ne lui fît un peu trop d’ombre et le remplaça donc par l’insignifiant Cachsex qui ne risquait en rien, cela s’est vérifié, de lui occulter la moindre parcelle de lumière. Et donc, notre Zopet fait son retour avec pour ambition affichée d’élargir la base électorale de Macrounette et, à des horizons qu’on imagine un peu plus lointains, de le remplacer à l’Élysée…d’où l’appellation du nouveau parti: Horizons! Bonne idée, à mon humble avis, cela rappelle de vieux souvenirs politiques, notamment la « Chambre Bleu-Horizon » élue en 1919, une majorité dite « de droite » en raison de l’alliance des conservateurs et des centristes…jolie référence, ne trouvez vous pas, pour servir la soupe à ce rocardo-juppéiste de Barbapoux. Il prétend, dans l’immédiat, renforcer l’électorat du petit Manu à sa Bribri par l’apport de voix de droite, voyez-vous? Pas idiot comme idée, puisque bien des gogos ex-électeurs de feu Chirac, des vieux surtout, le suivent parce qu’ils le trouvent rassurant -quand on est con, on est con- et qu’il leur inspire confiance. Cela dit, le raisonnement apparaît totalement biaisé puisque les électeurs en question votent déjà Macron pour les même raisons, l’apport des groupies du parti horizontal à Doudou la barbouze ne saurait être que marginal. En réalité il s’agit évidemment d’une combine, le type crée son parti, espère ramasser un paquet de députés en mai-juin 2022 et, par voie de conséquence, emmerder Présipède, tout en récoltant un max de pognon puisqu’un parti ça sert surtout à ratiboiser le pèze du contribuable. Et donc, en effet, l’idée générale consiste à faire mine d’apporter un soutien inconditionnel à l’autre petit morveux, afin d’attirer plein de politicards chevronnés, ses potes, qui se feront élire plus facilement que la bande d’hurluberlus de LREM! Barbapoux pourra ainsi se constituer une jolie minorité de blocage à l’Assemblée. Bien vu l’aveugle! La Chambre bleu-horizon, rigolez pas!
Remarquez, tout cela ne tient la route que si l’opération Zemmour loupe…au train où vont les choses le retour de Barbapoux pourrait bien ressembler à un coup d’épée dans l’eau…je dis ça en référence au légendaire Zorro, bien sûr…mais Zopet, lui, son truc c’est la boxe et non l’escrime. Il pourra toujours s’escrimer, il finira K.O. selon toute probabilité!

N’en passez pas moins une agréable semaine avec mes amicales salutations.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Juif Berbère. Ses ancêtres préexistaient à l’invasion arabe, ce qui lui donne un grand coup d’avance sur la question qui nous préoccupe.

La Justice est passée, la Faucheuse aussi

La Justice est passée, comme on dit. Un an ferme, dites donc, rien que ça! C’est qu’il collectionne les peines de prison, le pauvre biquet, déjà trois ans pour l’affaire dite des « écoutes » et maintenant Bygmalion, financement illégal de campagne, et vlan passe-moi le bracelet électronique! Et, par dessus le marché, tout ça pour aboutir à l’élection de l’ineffable Hollandouille, vous vous rendez compte, c’est exorbitant, ça vous savez, une fois donc (comme on dit Outre-Quievrain). Et ils en gardent encore sous la pédale (oups, veuillez m’excuser, expression à proscrire, évidemment) nos amis les Juges, ils n’en ont pas fini avec leur petite bête noire, faites moi confiance, ils finiront bien par avoir sa peau. La Justice a le temps, c’est bien connu et n’importe quel justiciable tombé un jour entre ses griffes acérées pourra vous le confirmer. Rien ne les presse, les magistrats, dame c’est qu’il faut respecter la procédure, parfois tout recommencer parce qu’on s’est gouré. Et puis ça demande réflexion, les causes, on ne peut tout de même pas bâcler le boulot sous prétexte de tenir les délais, d’ailleurs il n’y a pas de délai c’est mieux ainsi, comme cela personne ne stresse du bon côté de la barre, on respire tranquillement. La seule fois, à ma connaissance, où elle a décidé de se grouiller, la Justice, ça concernait l’affaire Fillon, vous vous souvenez? Pénélope, les costards, tout ça… Parce qu’ils avaient une échéance, sur ce coup-là, il devait absolument morfler un max avant le premier tour de la Présidentielle, le Sarthois, et ainsi fut-il fait, il a eu son compte bien comme il faut et il a perdu: la Justice est passée… Les mauvaises langues pourront toujours raconter qu’il s’agit en l’espèce d’une violation flagrante des principes les plus fondamentaux de la démocratie, que l’expression du suffrage universel s’en est trouvée viciée, tout le bazar quoi, tiens fume! Quand passe la Justice, vous pouvez toujours vous fouiller, elle vous écrabouille, point final. Et si vous n’êtes pas satisfait, vous pouvez toujours former un recours…en justice, bien sûr, quelques années plus tard vous aurez peut être gain de cause, on ne sait jamais. La plupart du temps cela vous fera une belle jambe, surtout si vous décédez entre-temps. Mais vous aurez au moins récupéré une petite lueur d’espoir, à condition, bien sûr, d’avoir su garder un peu de votre âme d’enfant, sans quoi vous chatouillera vraisemblablement l’idée de vous tirer une bastos dans la tronche. Pour mettre un terme à cette sorte d’emmerdements c’est ce qu’il y a de plus efficace.
Et donc, notre vieux pote Sarkozy remplit encore sa musette pénale, laquelle finira sans doute, un jour ou l’autre, par déborder. Il faut dire qu’il n’a pas grand chose pour lui, l’infortuné petit past-president. Catalogué homme de droite, donc pas tout à fait humain, il ne pouvait qu’en ramasser un maximum, un peu comme Fillon, d’ailleurs, sauf que ce dernier s’est retrouvé sur la sellette vraisemblablement du fait du premier…petite vengeance entre amis! Dans le panier de crabes politicards nos copains de l’Autorité Judiciaire n’ont qu’à plonger leur petite mimine dûment gantée, pour ramasser de la chair à juger; le crustacé de gauche étant toutefois à éviter parce que moins savoureux, sans doute… des goûts et des couleurs…
Cela dit, il leur arrive aussi parfois, aux Juges, de faire preuve d’un sens aigu de l’anticipation, nous avons pu le constater à plusieurs reprises dans le cas du personnage le plus incontournable de notre actualité brûlante, j’ai nommé, bien sûr, Eric Zemmour.

Cela commençait à faire un moment qu’on n’en parlait plus par ici, une bonne semaine déjà, contrairement à tous les media déchaînés qui semblent avoir trouvé en sa personne une sorte de léviathan hideux plus inquiétant encore que celui du Talmud. La qualité première des monstres consistant en la fascination qu’ils provoquent au sein des foules sentimentales, notre Léviathan Zemmour a pu ainsi mette à profit les quelques jours qui viennent de s’écouler pour engranger encore quelques points sondagiers et passer devant l’ineffable Bertrand. Ce dernier, en conséquence, trimballe un air de plus en plus niais, encore exacerbé par sa comparaison avec le zigoto qui vient de le doubler. On dirait un peu la course de la Ferrari 296 GTB avec la 203 fourgonnette tôlée de feu-Foupallour père (1). La prochaine à y passer (si j’ose dire) sera évidemment la Marine, laquelle s’apparenterait plutôt à une 403 décapotable, ce qui en termes de performances ne fait pas une bien grande différence avec la tire du papa de Jeannot. Le dépassement n’est à mon avis qu’une question de jours, espérons juste que la dame conserve bien sa trajectoire et ne finisse pas sa course dans le décor…quoiqu’il s’agirait peut être-là d’une opportunité historique, ne rêvons pas trop tout de même!
Au reste, le petit Zemmour -lequel pourrait également passer pour une Alpine coupé, c’est moins rapide mais ça fait sens, comme on dit aujourd’hui- fut depuis bien longtemps repéré par les juges comme un politicard de droite en puissance et donc condamné comme tel chaque fois que la moindre occasion s’en présentait. Il doit même encore comparaître mercredi prochain en correctionnelle pour provocation à la haine raciale, ou une connerie comme ça. Malgré son appartenance au Peuple Élu, ce qui constitue en principe une excuse absolutoire, ce type en a ramassé plein la kippa à maintes reprises, même s’il a pu parfois, se voir relaxé en appel. Seule explication, celle que je vous ai donnée plus haut: ils avaient flairé l’homme politique, et facho encore, circonstance aggravante! Chapeau, les Juges, jolie prémonition! Il est vrai, aussi, que ce type a toujours aidé à la manœuvre en disant haut et fort ce qu’il pense. Et, dans ce pays de liberté, il est formellement interdit d’exprimer ce qu’on pense lorsqu’on pense de travers. Par exemple, dire que les prisons sont remplies à rabord de musulmans, c’est mal penser, donc formellement interdit sous peine de lourdes sanctions pénales. Cela pourrait en revanche se muer en déclaration factuelle si d’aventure l’intéressé, condamné à une peine ferme, se trouvait en mesure de vérifier in situ la réalité du fait évoqué et d’en rapporter la preuve. Le Tribunal se fût ainsi trouvé confronté à une contradiction embarrassante: on le fout en taule où il trouvera la parade au motif pour lequel on l’y a envoyé! C’est sans doute la raison pour laquelle les juges se bornèrent à infliger à notre héros des peines avec sursis assortis de lourdes amendes, on n’allait tout de même pas lui fournir les moyens de faire réviser ses procès, faut pas déconner!

Cependant, reconnaissons-le, aussi bien Sarko que Zemmour, cibles favorites de la colère judiciaire, n’arriveront jamais à la cheville de feu Tapie, lequel, bien qu’homme de gauche patenté, gardait toujours sur lui, aux nez des Juges, la pestilence du capitalisme. Fût-il de pacotille, le capitalisme ça schlingue grave! Toujours! Et le pauvre Nanar, malgré tous les efforts qu’il a pu consentir jusqu’au bout en faveur de l’immigration invasive, puait à ce point qu’ils l’ont carrément collé au trou pour une vague histoire de match de foot truqué! Comme s’il y avait lieu à pareille extrémité pour un motif à ce point trivial! Si l’on devait embastiller tous les présidents de clubs pour cette sorte de bidonnage, les musulmans cesseraient d’être majoritaires dans les prisons! Un ministre de Saint François Mitterrand, en plus, vous vous rendez compte? Eh bien non, rien à faire pour l’homme d’affaires! La Justice, là aussi, est passée, six mois dans un cul de basse fosse qui n’ont pas dû lui arranger la santé, certes, mais qui resteront sans lendemain, toutes les autres casseroles pénales qu’il trimballait, ce brave Nanar, affaire Testut, affaire du Phocéa, affaire des comptes de l’OM, l’ayant tout bonnement induit à se reconvertir avec bonheur dans l’art dramatique et, singulièrement, la comédie de boulevard. Quant à l’affaire des quatre-cents millions (et quelques poussières) pour laquelle il crut bon de se passer de la Justice de la Répupu en recourant à l’arbitrage d’une équipe de potes bien intentionnés à son égard, mieux vaut n’en point parler. D’ailleurs on ne sait pas très bien ce qu’elle est devenue, cette sombre affaire, ni où sont vraiment passés les millions en question. Il serait inconvenant, en ce jour de deuil où tout ce qui compte dans l’hexagone tresse unanimement les louanges du brave Nanar, d’aller lui chercher des poux dans la tronche pour une malheureuse histoire de fric, pas vrai? La Faucheuse aussi est passée, voilà tout.
Je dirai donc simplement que le propre des grands hommes consiste à laisser quelque chose après leur mort. Bernard Tapie ne laisse rien du tout. Qu’il repose en paix.

Amitiés à tous et à tous bonne semaine.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Voir DERRIERE NAPOLEON chapitre IV