La torpille a Robinette

Macron la sens-tu qui te rentre dans le tube lance torpille, la torpille! Cette embrouille de sous-marins va nous faire perdre une trentaine de milliards, une gouttelette dans un océan de quoi-qu’il-en-coûte, sans compter que le contrat trimballait déjà pas mal de plomb dans l’aile; mais l’incident n’en est pas moins riche d’enseignements. On ne traite pas d’égal à égal avec les Anglo-Saxons quand on est la France. De Gaulle se trouvait idéalement placé pour le savoir et il en avait tiré toutes les conclusions en quittant le commandement intégré de l’OTAN tout en se rapprochant à la fois de la Russie et de la Chine. L’affaire des submersibles australiens pourrait nous offrir l’opportunité de récidiver. On ne se fait pas traiter comme un excrément sans réagir lorsqu’on possède un minimum de baloches…oui mais voilà, Présipède semble laisser quelque peu à désirer de ce point de vue particulier, rappeler les ambassadeurs apparaît, certes, comme un bon début…mais hélas ça s’arrêtera là, n’est pas le Grand Charles qui veut, et certainement pas notre adorable Manu à sa Bribri. En tout cas, moi je rigole comme un bossu à imaginer tous ces abrutis qui se trémoussaient comme des toutous en chaleur aux cris joyeux de « Biden, Biden, Biden! » On l’a vu, sur ce coup-là, le Robinette de ces dames, un peu gâteux, certes, prompt à baisser son futal devant les Muz fanatiques, mais encore assez malin pour considérer le bled de ses lointains ancêtres (1) comme roupie de sansonnet. Un ramassis de bouffeurs de fromage-qui-pue, incompétents, inconséquents, brouillons et pas fiables pour un cent! En Europe les seuls qui comptent aux yeux des Amerloques sont encore et toujours les Allemands, gens sérieux et efficaces qui se gardent bien, eux, d’aller camelotter des sous-marins et des avions de guerre sous le pif crochu de l’Oncle Sam (fait ch…). Le Germain vend des grosses bagnoles chic et des machines qui fonctionnent, ça suffit à son bonheur et il ne vient pas jouer dans la cour des grands pour essayer de fourguer des engins de mort. Ils s’étaient bien vaguement associés aux franchouilles dans la négo foireuse avec nos amis Suisses pour tenter de leur vendre des Rafales mais, les Guillaume-Tell ayant eux aussi préféré acheter amerloque, ils ne sont pas près de récidiver. De toute façon, il faut bien se faire une raison, jouer la concurrence contre les States c’est le pot de terre qui se cogne au pot de fer (et parfois même au pot de vin, par dessus le marché). Pour rester avec La Fontaine (qui, décidément contient tout, il suffit d’aller puiser dedans) la raison du plus fort est toujours la meilleure! Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées! Le commerce de l’armement devra se limiter pour nous à la kalachnikov d’occase, domaine où nos petits amis des banlieues se révèlent bien plus efficients que Le Drian dans le négoce des avions et des sous-marins.

Justement parlons-en, tiens, de Le Drian! Politicard socialo, breton et franc-maçon, ce type-là jouit d’une espèce d’aura dont on se demande bien sur quels éléments objectifs elle repose. Soi disant grand ministre des armées, désormais immense diplomate, le mec, en dehors d’activer à bloc ses réseaux arabo-africains, pour pistonner son fils, n’a d’utilité que de maintenir les socialistes en rupture de ban dans le giron de Présipède après les y avoir attirés en 2017. C’est la raison pour laquelle,pas plus tard que ce matin, DERRIERE NAPOLEON, notre vieil ami Jean Trentasseur se livrait à une déclaration percutante au sujet de l’intéressé.
-« En voilà un, nous dit-il, qui n’a pas sa langue dans sa poche ni ses burnes dans les sacoches du vélo! Vous avez vu, ça, dites donc, la promptitude avec laquelle il a rappelé les ambassadeurs, Le Drian? Du jamais vu, n’est-ce pas, et depuis le dix-huitième siècle s’il vous plaît! Paf, prends ça dans les dents! Pour l’Australien c’est incontestablement un camouflet de première grandeur, mais pour BIden il s’agit d’une beigne en pleine gueule, passez moi l’expression, un soufflet comme on disait dans le temps! Là, voyez-vous, grâce à ce Monsieur, le monde entier peut voir ce que c’est que la France: un grand pays qui ne s’en laisse pas compter et dit son fait à qui le mérite, fût il le président des États-Unis! Et vous avez entendu, aussi, les paroles qu’il a prononcés, Jean-Yves (2), mensonge, duplicité, mépris, rupture majeure de confiance! Et la meilleure: la méthode Biden ressemble à celle de Trump! Oui, parfaitement, c’est lui qui l’a dit, c’est Le Drian, je vous jure! Il fallait du courage, pas vrai, pour proférer une injure de cette envergure! Non décidément nous avons là un homme d’état, je l’ai toujours dit et je m’enorgueillis d’en percevoir aujourd’hui l’éclatante confirmation.
« Tournée générale, Thérèse, à la santé de notre diplomatie triomphante et vive la France! »
Tout en appréciant le geste auguste de l’offreur de tournée, nos potes du bistrot paraissaient tout de même globalement dubitatifs après les propos de l’avocat socialo-macronniste. Il en fallait bien un pour récupérer le crachoir au vol, ce fut donc le vieux Maurice, toujours aussi caustique à l’endroit du Maître, qui s’y colla.
-« Oui, bon, vive la France, tout ça, on est bien d’accord, je ne dis pas…mais on l’a tout de même grave dans l’oignon, si j’ai bien compris, enfin je crois, non? Sur le baveux il disent qu’il y en avait pour un sacré paquet de milliards, de quoi engraisser Cherbourg et ses environs pendant quarante ans! Du coup là haut ils vont se brosser, non? Alors je veux bien qu’on rappelle les ambassadeurs et qu’on claque le beignet à Robinette, okay, mais les Cherbourgeois (attention, pas les chers bourgeois, gaffe, me faites pas dire ce que je n’ai pas dit) donc les Cherbourgeois vont se tortorer des rutabagas et des topinambours pendant un sacré bout de temps, on dirait. Ça va que la mode est aux « légumes oubliés » mais ça reste un régime pauvre en protéines, croyez moi! Sans compter, si j’ai bien compris, que les Australopithèques…ou les macaques, j’ai un trou, là…c’est comment les habitants de l’Australie, déjà? Ah, oui, les Australiens! Que c’est con d’être vieux, quand même! Bon bref, question satisfaction du client on dirait que les Australiens, puisqu’Australiens il y a, c’était plutôt rabougri. Entre les délais qui n’arrêtaient pas de s’allonger et les prix qui montaient jusqu’à plus soif, ils commençaient à la trouver saumâtre, les kangourous! Alors, vous avez tout d’un coup les Yankees qui se pointent avec des sous-marins atomiques, là où nous autres on leur refilait des diesels comme au temps de la marine de grand-papa, et qui en plus se déclarent tout à fait prêts à leur transférer la technologie… vous feriez quoi, vous? Pas contents du tout du service et vous voyez se pointer un zigoto qui vous propose la Cadillac au lieu et place de la 4L reconditionnée, et pour le même prix, en plus…ben oui, vous n’hésitez même pas une seconde, vous envoyez paître le premier et vous accueillez le second à bras ouverts! Même le pire des abrutis, vous savez, impossible de refuser, c’est la vie, ça, et l’autre machin, là, le ministre, il pourra rappeler qui il voudra, le pape, même, si ça lui prenait, on ne les fera pas changer d’avis les ploucs de là bas et nos potes de Cherbourg claqueront du bec jusqu’à la prochaine commande en espérant qu’elle se révèle moins pourrie que la combine des sous-marins à mazout! »
Et avant même que Maître Trentasseur n’ait le temps de placer une réplique c’était Grauburle, ce cher Marcel, toujours aussi à côté de la plaque qui posait la question qui tue.
-« Dites un peu, les amibes (c’est sa blague favorite, on ne lui en veut pas) vous savez vous pourquoi, tout d’un coup, dans une histoire comme ça, avec des complications internationales, le chef de l’Australie, Robinette et tout le toutim, pourquoi donc c’est le petit bonhomme, là, comme dit Maître Jeannot, le Brillant, c’est ça? Parce que même qu’il se montrait encore plus brillant que le soleil -une supposition malgré sa ressemblance troublante avec Lucien Corgnolon, le charcutier de la Rue du Commerce- dans un coup vachement important comme celui-là, en général c’est Macrounette qu’on voit à la télé, dans les journaux, partout? Et là, sur une affaire de ce calibre, il envoie au charbon un second couteau -scusez-moi Maître- alors que généralement il s’occupe de tout, surtout à présent qu’il s’accélère la campagne électorale? Ce serait-y pas qu’il se sentirait un peu merdeux, dans cette affaire? Non, bon, enfin, je dis ça-je dis rien…m’enfin un doute m’habite… »
– » Mais non, mon cher Marcel, lui répondit l’avocat du tac au tac, d’abord Jean-Yves Le Driant se trouve être le chef de notre diplomatie, et non un second couteau comme vous l’affirmez si naïvement, et ensuite c’est à lui, et non au Président, qu’il appartient de gérer l’incident L’affaire prendrait tout d’un coup une tournure trop drmatique si ce dernier montait au créneau, comprenez vous, il faut dans cette sorte de jeu délicat ne pas envoyer immédiatement l’artillerie lourde. Et il est probable d’ailleurs que les choses en resteront là, vous savez, personne n’a intérêt à envenimer longtemps ce genre de différend… »
-« Et puis, faut bien voir aussi, ajouta Foupallour en lui coupant grossièrement la parole, qu’il n’a pas intérêt à trop la ramener, Présipède, c’est tout de même lui, au bout du compte, qui se l’est morflée en plein dans le derche, la torpille à Robinette, y doit avoir du mal à s’asseoir, non, vous ne croyez pas? »

Allez, passez une bonne semaine et ne nous en veuillez pas trop, les propos de bistrot, eux au moins, ne créent jamais d’incident diplomatique.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) ses ancêtres Robinette, sans doute plombiers de leur état et huguenots de confession ont quitté la France pour l’Angleterre au XVII ème siècle.

(2) en sa qualité d’ancien député socialiste de l’époque miterrandienne Jean Trentasseur a bien connu toute la mouvance politicarde qui hantait la buvette de l’Assemblée Nationale.

Le discours de Boumedienne

Tout s’en va en quenouille. C’est plus qu’une impression, vous savez, de quelque côté qu’on se tourne on ne voit que cagades, désastre et désolation! Les rues se remplissent progressivement de fatmas bâchées assorties la plupart du temps de poussettes à deux places sans parler des mouflets plus grands qui accompagnent en serre-file. Les « jeunes » se font omniprésents, on les voit partout, pas tibulaires mais presque et parfaitement à leur aise dans un monde où nous avons cessé de nous y sentir, à l’aise. A part ça, vous avez aussi les drogués qui s’installent tranquillement dans l’espace public pour s’y adonner, en toute impunité bien sûr, à leur passe-temps favori et leurs dealeurs… in french ce serait droguiste s’il n’existait une ancienne signification associant la profession en cause à celle de « marchand de couleurs » comme disaient nos grands-mères… cela dit, ce ne serait pas faux non plus, puisque les marchands en cause sont très souvent des gens de couleur… Eh flûte, on peut encore le dire sans aller en prison, ça, gens de couleur? De mon temps, quand on commençait tout doucement à évoluer vers le politiquement correct, c’était la formule idoine, celle qui passait allègrement les portiques encore vastes de la dictature bien-pensante. A vrai dire, dans les années soixante-dix on prenait encore les choses en riant (contrepèterie signalée à babord), à la bonne franquette quoi, en témoigne la petite blague de l’époque aux termes de laquelle « on ne doit plus dire « le vinaigre » mais « le sexe d’un homme de couleur« , vous trouviez ça dans la presse à grand tirage, vous voyez l’évolution?
Le problème, aujourd’hui, vient principalement des États-Unis, lesquels ont instauré le wokisme. Contrairement à ce qu’on pourrait penser il ne s’agit pas en l’espèce de promouvoir l’usage culinaire de cette sorte de petite poêle destinée à confectionner le riz-cantonnais, mais bien de l’idéologie Woke selon laquelle tout le monde est gentil à l’exception des sales mâles blancs hétérosexuels dont l’engeance maudite doit se voir pourchassée et persécutée jusqu’à extinction totale. Partant de ce principe, tout le restant de l’humanité dispose d’un droit illimité à la mansuétude. Et il semblerait, précisons le, que le mâle blanc précité dispose d’un moyen infaillible de s’exonérer de la susdite malédiction: devenir toxicomane. Il apparaît en effet qu’une bonne addiction à la drogue, dure si possible, permet à l’intéressé de bénéficier de l’appellation junkie, le classement dans cette dernière catégorie prime sur la blanchitude masculine portée sur le sexe opposé et lui confère, en conséquence, une nouvelle honorabilité woke, totalement irréfragable.
Je m’interrogeais donc sur le point de savoir si la formule « gens de couleur », tout à fait recommandée au siècle dernier, demeurait encore politiquement correcte… Je crains qu’il n’en soit rien! En effet, si regrettable que cela puisse apparaître pour les marchands de couleur faisant commerce de shit, de crack, de coke ou de je ne sais quel produit destiné à transformer le sale blanc en personne digne d’intérêt, il ne faut jamais plus se livrer à ce type de différenciation entre les êtres humains ou présumés tels, voilà! Bronzé ou basané, lippu ou crépu, voire les deux, on oublie, on ne voit même pas, on efface, on zappe, on garde seulement présent à l’esprit qu’il s’agit d’une victime potentielle des blancs, lesquels, conscients ou non, apparaissent tous comme des suprémacistes en puissance, les salauds! Pourrait se poser, tout de même, la question des Juifs, celle qui nous a si bien occupés pendant toute la seconde moitié du XXème, mais non, même pas! Sionistes, oppresseurs, colonialistes! Un peuple « sûr de lui et dominateur », comme disait jadis Charlot Gros-Pif; et il avait raison, c’était un précurseur, de Gaulle, il voyait si loin qu’il avait déjà subodoré certains éléments du wokisme!
Et par conséquent, tout cela me met dans une position très difficile au regard de la poursuite de mes élucubrations! Comment puis-je continuer à vous exposer l’horreur que je ressens face à l’envahissement du pays de nos ancêtres par tout une tripotée de maghrébins, de subsahariens, de musulmans antipathiques venus d’un peu partout et qui font irrésistiblement songer à ce fameux discours prononcé par le camarade Boumedienne (1) devant l’Assemblée Générale de l’ONU en avril 1974. Ça disait à peu près « des millions d’hommes viendront du Sud et s’installeront dans le Nord. Ils ne viendront pas en amis, ils iront là bas en conquérants et ils vaincront grâce aux ventres de leurs femmes »! Voilà qui prend tout de même un petit côté prophétique, pas vrai? Un de ces avertissements sans frais dont il est raisonnable de tenir compte…
Sauf que cette prétendue déclaration serait totalement apocryphe, il n’aurait jamais dit ça, ce vieux Houari, nous serions face à une manœuvre machiavélique des salfachos pour foutre en l’air le vivre-ensemble! J’avoue humblement avoir tenté de retrouver les paroles originales de cette intervention fameuse devant l’ONU…manque de pot il a prononcé son allocution en arabe, le sagouin, vous la trouvez facilement mais non sous-titré! Dans l’os! Vous m’en voyez navré mais pas moyen de vous garantir absolument la véracité du propos. Je n’ai pas le temps de procéder à de plus amples recherches, ni les moyens de m’offrir les services d’un traducteur, lequel d’ailleurs serait bien capable de me dénoncer pour incitation à la haine raciale, perspective qui m’incite à une prudence absolue; on ne pend pas encore mais ça viendra un jour où l’autre, la plus extrême méfiance est de rigueur, croyez-moi! A nos âges le courage s’apparente toujours à l’inconscience, rendons-nous donc à l’évidence.
Et cependant, la déclaration en question je me souviens de l’avoir entendue, rapportée par une copine à moi qui connaissait du monde, vers le début des années 90. A cette époque, les gens comme il faut se trouvaient plutôt attachés aux niaiseries du style « touche pas à mon pote » prônées par l’illustre SOS Racisme dont notre vieil ami Julien Dray, celui qui aime tant les jolies montres, fut l’un des membres fondateurs aux côtés de son vieux complice (mes c… aussi) Harlem Désir, lequel en assura la présidence et s’y montra quelque peu dispendieux, au point de morfler, en 1998, une condamnation pour abus de biens sociaux ce qui le rendit un poil plus discret par la suite, jusqu’aujourd’hui où l’on n’en entend carrément plus parler .
Pour revenir à nos moutons, il convient de savoir qu’en effet, voilà une bonne trentaine d’années, on évoquait dans les milieux un peu informés le discours de Boumedienne et les enseignements qu’il nous eût appartenu d’en retirer…ce que nos gouvernants se gardèrent bien de faire, nous voyons le résultat aujourd’hui. Mais c’était avant Internet et à l’époque, les recherches documentaires…tiens fume ! comme disait si vulgairement l’autre. Et puis en ce temps-là j’avais autre chose à foutre que d’aller chercher la minute du discours de cet individu. Moyennant quoi, je suis quasiment certain qu’il a tenu des propos de ce genre mais je me trouve bien incapable d’en rapporter la moindre preuve. Cela dit, sans vouloir sombrer dans le complotisme, ce qu’à Allah ne plaise, je me demande tout de même si la disparition de toute source incontestable sur ce point ne serait pas un petit peu concertée… Je pense notamment aux articles du Monde qui traitent du sujet et ne font pas la moindre allusion au passage annonciateur de l’invasion…il a pourtant bien dit un truc, le camarade Boumboum…bon, nous n’en aurons probablement jamais la certitude.Et puis, de toute façon ça n’a plus d’importance, le mal est fait et bien fait, la situation semble désormais d’autant plus irréversible que ceux qui pourraient s’y attaquer, genre Zemmour ou même Ciotti (on prononce Chiotti dans sa vallée d’origine) ne possèdent aucune chance d’accéder l’an prochain à la magistrature suprême.
Autant en emporte le vent des occasions loupées, tous les imbéciles qui nous ont foutus dans le pétrin où nous voilà piégés aujourd’hui, se portent comme des charmes et continuent pour la plupart -à l’exception notable des morts, évidemment- à bouffer leurs fromages dans les gamelles de la Répupu ou de l’Union Européenne…oui, finalement au train où va l’invasion, des tas de gens ont intérêt à ce qu’on l’oublie, ce putain de discours de Boumedienne, dans quelques années les victimes pourraient venir le leur faire bouffer!

Bonne semaine à tous, faites bien attention, les rues ne sont pas sures!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Houari BOUMEDIENNE Chef de l’État Algérien puis président de la République Algérienne entre 1965 et 1978.

Nous le savons…de Marseille!

C’était une des vannes favorites de mon paternel, ça, pauvre vieux, Dieu ait son âme…oui enfin, Dieu il s’en foutait comme de sa première capote et la réciproque est forcément vraie, vu qu’il n’a pas rigolé tous les jours, mon dabe, une jeunesse bouffée par la guerre dont une nuit, non pas sur le mont chauve mais bien sous le bombardement de Dresde dont il fut l’un des rares survivants. Bref, je ne suis pas là pour vous parler de mes histoires familiales mais bien pour évoquer une actualité marquée cette semaine par les tribulations marseillaises de Présipède. J’aurais donc pu titrer aussi Macrounette sur la Canebière, Oh putain de la Bonne Mère, ou bien encore Macrouille chez les cr… mais finalement, vu le côté très attendu d’un séjour marqué par les lieux commun et l’arrosage incontournable, mon choix s’est arrêté sur Nous le savons…de Marseille! Nous le savions (d’avance) eût sans doute été préférable, toutefois nous le savions de Marseille ne produit absolument pas l’effet comique escompté. Je m’en tiens donc à la version de Papa, une façon comme une autre de lui rendre hommage en dépit du lourd bagage de défauts rédhibitoires qu’il trimballait et de l’erreur grossière qu’il a commise en me concevant sans trop y réfléchir.
Le petit bonhomme à sa Bribri s’en est donc allé faire son cirque pré-électoral dans la cité phocéenne. Fausse et haine pourrait convenir également, compte tenu du bidonnage absolu constaté notamment lors de la visite en question et, par ailleurs, des sentiments sans ambiguïté qu’une proportion écrasante de la population locale porte au pays des droidlom et à ses souchiens, comme on dit puis. Rien de bien extraordinaire, d’ailleurs, puisqu’il en est de même, grosso-modo, dans les agglomérations parisienne, lyonnaise…et finalement un peu partout dans les environnements suburbains des grosses métropoles. Toutefois, allez savoir pourquoi, les choses, quand il s’agit de Marseille, prennent illico une tournure un peu grand-guignol qui conduit à l’exagération, à la dramatisation et au mépris ironique. Prenez un clampin comme Michel Chevalet, pas plus abruti qu’un autre, le type, mais dès qu’il évoque « le Sud » c’est un peu comme s’il parlait de peuplades barbares et essentiellement fainéantes, d’une espèce de terra incognita indigne de la Répupu. Remarquez bien que cela n’a rien de particulièrement nouveau ni d’original, je me souviens notamment d’une petite remarque d’Alexis Carrel, un vieux birbe dont on nous rebattait les oreilles au temps lointain de mon adolescence, et qui avait trouvé le moyen d’écrire doctement un truc du genre « personne ne songerait à contester la supériorité de l’homme du Nord sur l’homme du Sud » il ne parlait pas d’hémisphères le père Carrel mais bien de la France métropolitaine! Un Ch’ti vaut mieux que deux Toulousains, en somme…il rédigeait son truc dans les années trente, le mec, mais l’idée reste d’actualité, chez certains!
Sauf que petit à petit, sous l’effet conjugué du changement de population et de l’abrutissement généralisé, les prétendues différences vont peu à peu s’estomper. Entre le Beur de Lille et celui de Toulouse, bien malin qui pourrait établir la moindre distinction sinon pertinente, du moins basée sur des données objectives. Tout le monde parle le même sabir avec le même accent improbable, tout le monde déteste les Céfrans, voire les Kouffar, tout le monde casse du flic et du pompier avec le même allant, tout le monde gagne honnêtement sa vie en complétant les prestations sociales par le produit juteux du commerce de la drogue.
Mais les vieilles idées, bien ancrées dans l’imaginaire collectif franchouille, demeurent. Marseille reste donc un cas particulier, une ville de gros rigolos; amateurs de pastis, de bouillabaisse et de sieste, qui détestent souverainement le travail et vivent d’expédients en s’accommodant à leur façon de la légalité républicaine. Et comme, il faut bien l’admettre, ces derniers temps on s’y zigouille entre droguistes encore plus qu’en d’autres lieux tout aussi infestés, on a vite fait chez les communicants faisant, pour Présipède, office de conseillers, d’inviter ce dernier à débouler vers la patrie de Marius pour y produire un numéro grandiose sous les feux croisés des sunlights médiatiques. Le déplacement dans la capitale de la Provence, question buzz ça marche à bloc! Surtout trois journées pleines pour déguster du Macron à toutes les heures du jour et de la nuit! Et le plan a parfaitement fonctionné, cinq pour cent de popularité gagnés d’un coup, un bonheur, du quasiment jamais vu depuis au moins plusieurs mois, sans compter que si le premier tour de la présidentielle avait lieu à présent -ce qu’à Dieu ne plaise- il devancerait la mère Le Pen de trois gros points et les autres…passons sous silence, par charité. Qu’a t-il donc fabriqué pour empocher pareil pactole? Eh bien, que diable, il s’est montré tout le temps, depuis le Quartier Bassens -nettoyé à grands frais par la Ville avant son passage- jusqu’au Palais du Faro où il se fendit d’un discours mémorable, lucide et courageux, tout ça, et donc encensé à bloc par la quasi-totalité des media, émerveillés sur commande. Tout cela est parfaitement bidon, me direz-vous…certes mais la démocratie elle même ne l’est elle pas au moins autant? Poser la question revient à y répondre, pas vrai?
Quand notre bien-aimé Chef de l’État, soutenu depuis le début par la haute finance internationale, veut mettre le paquet sur une opération de promotion dans le style de celle qu’il vient de réaliser à Marseille, forcément les dividendes cascadent comme un jackpot dans la machine à sous. En l’occurrence, et pour peu que l’on y regarde de près, il n’a raconté que des niaiseries, du bullshit de la plus belle eau! Comme quoi on va transformer les directeurs d’école en patrons de leur boutique à endoctriner les morpions, on va se baser sur les jeunes des quartchiers pour redynamiser l’économie, on va désenclaver les cités sans-cible, harceler les réseaux de trafiquants, réserver des emplois pour les petits beurs, en un mot « investir dans les personnes et réinventer les lieux« ! C’est y pas beau, ça? Complètement imaginaire, illusoire, imbécile, certes, mais le temps que les braves gens s’en rendent compte, le petit bonhomme sera réélu, c’est l’objectif, vous savez, il n’y en a pas d’autre. Et pour ce qui concerne le concret, pas de problème, un milliard et demi d’argent-magique distribué pour rénover les chiottes des écoles de la Répupu et pour créer les nouvelles lignes de tramway ainsi que de métro qui permettront aux « jeunes » susvisés de descendre plus facilement en centre-ville pour y exercer les talents insoupçonnés dont ils seraient prétendument pétris. S’y ajoutent deux bonnes centaines de flics supplémentaires assortis d’une chiée de juges, tout ce petit monde étant censé terroriser les délinquants et faire régner sur les deux-cent-quarante kilomètres carrés de la ville l’ordre le plus sévère et l’harmonie républicaine la plus délicieuse. Fermez le ban!
Et, cerise pourrie sur le gâteau empoisonné, nous avons eu droit également à une nouvelle petite séquence « Présipède fait l’andouille » du plus heureux effet. Macron dans le registre » je parle aux jeunes » produit toujours de grands moment youtubesques, celui-là valait son pesant de shit. Réussir à caser la photo encadrée des deux connards Mc Fly et Carlito, assortie à la fois d’un hommage quasi-rigolard à Samuel Paty et de voeux de bon courage pour la rentrée scolaire, tout cela en deux minutes, personne d’autre ne l’aurait fait! Un exploit! Accueil très mitigé de la part de certains media à cheval sur le martyrologe républicouille, genre Marianne, mais tout de même unanimité quant à la fidélité du bonhomme à ses engagements. Il a tenu sa promesse en présentant, dans le media idoine, les portraits des deux hurluberlus précités. Il n’a qu’une parole, Présipède, on peut gloser sur le fond, certes, mais sur la forme il se montre toujours irréprochable….enfin presque.

Voilà donc pour le voyage à Marseille, une pantalonnade de grande envergure, évidemment, mais qui aura significativement contribué à remettre l’église au milieu du village (je ne suis pas certain de la pertinence de cette formule). Pendant trois jours il n’y en a eu que pour ce mec-là, notamment sur BFM TV qui en aurait pratiquement oublié le Covid, le pass-sanitaire et les farouches opposants à celui-ci, lesquels, il est vrai, se montrent exclusivement le samedi, eux au moins!
Il va falloir s’y habituer. Jusqu’à présent on le voyait quasiment tout le temps, Macrounette, désormais il conviendra de supprimer le « quasiment ». Jusqu’à l’ouverture officielle de la campagne il importe de se préparer à le déguster en permanence et à toutes les sauces. Ceux qui ne peuvent pas le blairer ça va les énerver, certes, mais les autres il les conduira tout doucettement à l’isoloir, où ils ne manqueront pas de glisser le bon bulletin dans l’enveloppe, ça relèvera de l’automatisme, pratiquement.
Alors, que voulez vous, tant pis pour Monte-Bourre venu avec sa gueule enfarinée enrichir le bestiaire des candidats bons pour l’abattoir démocratique, lesquels espèrent tous, ne l’oublions pas, atteindre le seuil qui permet de récupérer un paquet de pognon sur le dos des contribuables. Comme on dit à Marseille, tous ces gens-là ont vraiment la figure comme le cul, mais, encore une fois, c’est notre belle démocratie qui veut ça. Et qu’est-ce qu’elle va nous faire, notre belle démocratie? Eh bien elle va nous gratifier d’une resucée de Présipède jusqu’en 2027…depuis le temps que je vous le rabâche qu’on est foutu…cela aussi, hélas, nous le savons…de Marseille, certes, mais pas seulement. En fait nous le savons de partout, sans oublier derrière les oreilles, évidemment.

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Un îlot de vérité dans un océan de bullshit

Pour le moment, ça parle beaucoup, les rumeurs vont bon train, entre deux controverses de voilà le Covid et autres couillonnades relatives au pass-sanitaire ou bien encore à l’efficacité plus ou moins contestée des vaccins censés nous éviter un prochain confinement. Mais la présidentielle de l’an prochain s’invite de plus en plus fréquemment dans les media de tout poil qui nous arrosent sans pitié de leur baratin lancinant. Alors, évidemment, il va bien nous falloir tenter un point de situation, étant donné qu’aujourd’hui la fin des vacances marque pour de bon le début des vraies hostilités. L’échéance déboule à la vitesse du politicard au galop et non plus à un train de sénateur comme on pourrait le croire en observant Gérard Larcher, lequel est à la promptitude de mouvement ce que l’éléphant de mer est à l’anguille. Nous avons grosso-modo huit mois de déconnage à pleins tubes en perspective, commençons donc à nous y préparer.
Qu’on ne s’y trompe pas, ce coup-ci l’enjeu commence à peser lourd, même s’il convient de ne pas se faire trop d’illusion, hélas, sur une issue qui schlingue la réélection de Présipède à pleins naseaux. Parce qu’il va se passer quoi, somme toute?
Eh bien là, telles que se présentent les perspectives, le camp de la « Droite Républicaine » (l’autre façon d’être de gauche, vous savez…) voit s’opposer deux pointures manifestement sous-dimensionnées au regard de l’objet convoité. J’ai nommé, bien sûr, l’ami Xavier Bertrand, le maçonnique en rupture de ban, et la très chère Valérie Pécresse, illustre fondatrice du mouvement « Soyons Libres » dont quelques uns ont pu, à condition de se montrer particulièrement attentifs, apprendre l’existence avant de l’oublier définitivement. Deux bien-pensants représentant superbement cette tendance ventre-mou qui nous a conduits à l’extrémité dramatique où nous voilà rendus! La différence entre ces deux zigotos et Macrounette apparaît tellement ténue qu’on ne verrait même pas la différence, si par impossible ils se retrouvaient, l’un ou l’autre, propulsés à L’Élysée.
Je ne parlerai même pas des autres postulants de la soi-disant Droite, de ce pauvre Ciotti dont on se demande quel taon du Mercantour a bien pu le piquer, jusqu’au professeur Jouvin, lequel a tout autant de raisons de se retrouver candidat qu’un Ayatollah en chaire à Notre-Dame (quoi que ce dernier exemple soit plutôt mal choisi à l’allure ou l’islamisation progresse) en passant par le très-mou Michel Barnier avec sa tronche de chef de gare des années cinquante. Les braves-gens qui cherchent à gratter quelques suffrages à une primaire de plus en plus hypothétique méritent sans doute un peu de commisération, par charité chrétienne, mais certainement pas de plus amples développements, vu que nous avons autre chose à foutre que de disserter sur les causes perdues.

Si l’on passe rapidement sur les comiques-troupiers de service, genre la Merdeparis, Méluche, les écolos-rigolos, Philippot (au feu tous les samedis) et autres branquignols dépourvus du moindre intérêt, on en arrive tout de suite là où les choses sérieuses se passent, je veux dire, bien entendu, à droite, enfin vraiment à droite n’est-ce pas. Et là, les choses se compliquent. J’éluderai carrément Dupont-Gangnan, dont je doute qu’il dépasse ce coup-ci les deux points et demi et j’en viendrai directement à la question de fond, à savoir le duo Le Pen-Zemmour. Nous n’avons pas fini d’en entendre parler de ces deux-là, vous pouvez me faire confiance!
Pour résumer, sans l’intervention trublionnesque du petit juif en question, nous partions directement pour un remake du second tour de 2017. Les même causes produisant généralement les mêmes effets lorsque les circonstances demeurent à peu près constantes, les duettistes de choc se fussent retrouvés à la table du débat d’entre-deux et, la trouille du corps électoral jouant toujours parfaitement son rôle, nous eûmes obtenu un résultat sensiblement équivalent au précédent. On prend les mêmes, on recommence et Bribri continue à régner sous les ors de la Répupu.
Sauf que là, ça risque fort de changer de musique car la survenue du trouble-fête va singulièrement compliquer le jeu. Surtout qu’il attaque balèze, Zem, dès hier, à Mirabeau (c’est tout dire) il déniait carrément à la pauvre Marine, toute chance de se voir élue à la magistrature suprême et ce devant la forêt de micros et caméras venus tout exprès pour voir le phénomène monter au front.
Le problème avec Zemmour c’est qu’il dit la vérité, il y voir clair, analyse la situation avec une intelligence aiguisée et, du coup, appuie là où ça fait mal. Et comme il ne s’embarrasse pas du fatras politiquement correct qui émascule les velléités de ses concurrents, il se retrouve tout seul à soulever le couvercle de la marmite à couscous avarié. Plus précisément, il n’y a que lui sur le ring présidentiel à s’en prendre au grand-remplacement, vous mordez le topo? Là où les petits challengers précités de la soi-disant droite croient se dédouaner en évoquant à tout bout de champ l’immigration clandestine, le type en question explique que le cœur du problème réside dans les possibilités offertes par la loi aux immigrés eux mêmes d’organiser une immigration légale, bien plus redoutable encore que la clandestine. Par tous les biais qui existent, et notamment le regroupement familial et les époux/épouses importés du Bled, ceux qui sont déjà là détiennent les clés, et font entrer chez nous qui ils veulent, aussi facilement que dans une pissotière. Du coup, la candidature de ce garçon, dans la mesure où elle semble ne plus guère soulever de doute, pourrait bien faire l’effet du gros pavé dans la fosse à purin. Son idée se résume à une constatation simple: « je sais ce qu’il faut faire et je vais donc essayer de le faire ». Jacques Bainville annonçait la seconde guerre mondiale dès la signature du traité de Versailles en 1920, il savait ce qu’il fallait faire, il ne l’a pas fait, jugeant qu’un historien n’entre pas en politique active. Vu le désastre subséquent, Zemmour considère qu’au contraire, quand on sait il faut y aller. Il ira donc très probablement se mêler à la bagarre, reste à savoir ce qu’il pourra bien en résulter.

Pour être franc, je l’imagine mal jouer en 2022 le même coup que Macrouille en 2017. A moins qu’il ne dispose, comme ce dernier, du soutien de la grosse artillerie financière, il n’a évidemment aucune chance. Et même en pareille hypothèse, n’oublions pas que l’autre était bien lisse, bien clean, bien jeune, enfin bien sous tout rapport quoi, alors qu’en l’occurrence nous avons affaire à un personnage que toute la bien-pensance compisse et conchie depuis vingt ans. Le handicap sera dur à remonter! En d’autres termes l’arrivée de cette candidature hors-norme pourrait fort logiquement avoir pour principal effet, de priver la mère Le Pen de second tour. Zemmour apparaît largement en mesure de lui bouffer un nombre de points, conséquent, entre huit et dix au moins, selon toute probabilité, largement assez pour l’éliminer d’entrée de jeu. Reste à savoir si le nouveau venu pourrait alors se retrouver lui même face à Présipède le jour du fameux débat, imaginez donc un peu le régal! Il lui faudrait pour cela, toutefois, récupérer non seulement une grosse partie des voix du R.N. mais aussi un sacré paquet de suffrages républicouilles, tout en piquant au passage quelques électeurs de ci-de là aux Dupont-Philippot brothers… Il est très fort, l’israélite, mais ça représente quand même un sacré boulot!
Reste que l’intéressé tient un langage costaud. Lui, il annonce au bon populo que d’ici la fin du siècle la France sera devenue une république islamique. Il le dit très bien et il argumente d’autant plus aisément qu’il s’agit d’une vérité qui saute aux yeux, il suffit à chacun de regarder autour de soi. Du coup peut être pourrait-il provoquer une prise de conscience au sein de l’électorat blancos, les victimes potentielles du désastre annoncé. Sachant que d’autre part il exposera les solutions qu’il préconise et qui passent à l’évidence par une série de referenda (ou referendums, je ne sais trop), des tas de gens vont peut être comprendre l’idée générale qui consiste essentiellement à sauver ce qui peut encore l’être. En revanche, il dit aussi, Zemmour, qu’en cas de réélection de Macron nous sommes foutus, qu’il n’y a plus de temps à perdre et que nous en avons assez perdu comme cela depuis plus de quarante ans.

Pour conclure, si vous voulez le fond de ma pensée, lequel vaut bien celui de votre pantalon, je ne vous cache pas que cette candidature m’intéresse beaucoup, même si je ne crois guère, hélas, à ses chances de succès. Il reste qu’un clampin de ce calibre aura au moins le mérite de porter le vrai débat sur la place publique, ce que personne jusqu’à présent, au moins depuis la disparition médiatique du père Le Pen, n’aura eu le courage de réaliser. Même si le pessimisme reste forcément de rigueur, ce sera toujours ça de gagné, un petit îlot de vérité dans un océan de bullshit! Ce n’est pas l’ami Hank Hulley qui me contredirait…

Avec mes remerciements et mes amitiés bien sincères à tous ceux qui auront lu ça.
Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

La bérézina de Robinette

Comme dit notre ami Hank Hulley, les politicards Démocrates amerloques sont les pires fucking-bastards que le monde ait jamais porté. Le type en question votant républicain depuis l’époque où il était encore puceau, de temps immémoriaux, donc, il n’y a pas lieu de s’étonner d’une prise de position aussi radicale. Cela dit, à bien observer, force est de reconnaître que l’assertion tient plutôt correctement la route. Si vous y regardez d’un peu près, ces gens-là portent tout de même le terrible fardeau de s’être trouvés les premiers, et Dieu merci les seuls, à balancer sans état d’âme la bombe atomique sur des villes abondamment peuplées de malheureux civils qui n’en pouvaient mais. Personne n’a jamais osé depuis, envisager une saloperie d’un niveau tel qu’en comparaison les crimes de guerre de nos amis Allemands passeraient pour blagues de collégiens en goguette. Vous imaginez, vous, les cris d’orfraie de tout ce qui pense comme il faut, si l’abominable Adolf s’était rendu coupable de pareil forfait sur Boston ou sur Los Angeles? Okay, je veux bien, il n’en avait pas les moyens, le Führer…c’est tout sauf une excuse, pas vrai, s’il avait pu il ne se serait sans doute pas gêné! D’accord, sauf que Truman, lui, il a carrément envoyé la sauce! Hiroshima et Nagasaki rayées de la carte, empoisonnées pour des décennies avec leurs morts tout de suite, leurs morts après des tas d’atroces souffrances et leurs survivants encore plus malheureux si c’était possible. Ça en fait beaucoup, ça, des victimes innocentes, mais que voulez vous, il fallait gagner la guerre le plus vite possible, ce qui fut fait. Les vainqueurs ne sont jamais punis pour leurs crimes, au contraire ils deviennent des héros, regardez un peu Staline vous comprendrez mieux.

Pour en revenir au parti Démocrate et à ses petits héros bien à lui, Hank Hulley faisait allusion à Robinette, vous savez, Sleepy Joe, le bon papa gâteux de White House, l’ex vice-président de Barack-Hussein, le pourfendeur de l’affreux Donald, le chéri de la bien-pensance, quoi, le sauveur de l’Amérique politiquement évoluée qui pense tout bien comme il faut Et donc il m’exposait, Hank, pas plus tard qu’hier et par WhatsApp interposé, le fond profond de sa pensée sur le président en question. A vrai dire, depuis le début il ne peut pas le saquer, le vieux schnock, il lui pue au nez rien qu’à le voir avec sa pauvre gueule bricolée tant bien que mal par des chrirugiens-esthétiques peu inspirés. Mais s’il n’y avait que sa tronche, au brave gâtouillard, la détestation en question n’aurait pas lieu d’être, le problème c’est le reste, tout le reste, et, désormais, le coup de l’Afghanistan. Alors ça, il ne gobe absolument pas, le sieur Hulley, ça nous le fout dans une rogne épouvantable, indicible, inextinguible!
– « Non mais tu te rends compte, old frog, à quel point il nous ridiculise ce bloody ass-hole? Voilà un complete big schmuck qui nous la joue du style let’s go, allez, on s’en va, bonjour chez vous et qui ne pense même pas à refermer la porte derrière lui! Un abruti intégral, quoi, incapable de comprendre que les corniauds d’Afghans qui marchaient avec nous, c’était juste pour récupérer un max de blé, pas pour aller se colleter avec les fous furieux enturbannés engraissés au coran! Motherfucker! Ça veut être président des Etats-Unis et ça n’est même pas foutu d’essayer de comprendre quelque chose au merdier absolu dont il veut se dépêtrer…et puis qu’est-ce que tu veux qu’il y capte à cette affaire de sauvages mal léchés? Il s’imaginait sans doute qu’ils allaient nous laisser partir bien poliment, les barbus cradingues, que les milliards qu’on y a laissés serviraient de coussin pour quand les collabos de là bas se casseraient la gueule! Parce qu’il le savait, cette espèce de shit of a coward , il le savait que l’armée bidon se déballonnerait à la première apparition des muz fanatiques, les moins cons de ses conseillers le lui avaient expliqué en long, en large et en travers à cet enfoiré! Eh bien il a écouté les autres, les humanitaristes à la beat my dick, des fucking eunuchs qui ne feraient même pas le différence entre une bonne-sœur et un ayatollah, vu que c’est habillé quasi-pareil!
Résultat des courses, la débandade! Tu me diras que la débandade c’est de son âge à ce graveyard challenger, sans doute… sauf que c’est tout le monde, là, qui ne bande plus, même pas d’une! Je te jure, la vraie bear garden! Fuck you, incredible! La honte! Shame, shame, shame, shame on that old schit! Sans vouloir faire de politique fiction, je te fous mon billet que l’autre là, le gros à tignasse blondasse, jamais il ne se serait laissé embarquer de la sorte! Okay, il avait compris la nécessité de se tirer du piège, mais jamais il n’aurait foutu son camp sans refiler le boulot à des mecs capables d’apprécier les tenants et les aboutissants. N’importe quel shitting dumbass peut comprendre qu’on ne sort pas de la nasse sans préparation préalable…sauf les fucking Democrats, bien sûr, cette engeance-là c’est stupid enough to eat hay! Plus con on ne peut pas trouver! »

Même en faisant la part d’une haine politique invétérée, viscérale et inconditionnelle, il faut bien reconnaître qu’il n’a pas entièrement tort, cette espèce d’Hank Hulley. Le comportement de Biden dans cette affaire apparaît proprement irresponsable. Sénilité, stupidité, inconscience, naïveté amerloque, je-m’en-foutisme? On se perd en conjectures. En tout cas, une bérézina comme celle-là, on n’en avait pas vu depuis la retraite de Russie! Encore convient-il de rappeler que la bataille de la Bérézina fut une réussite technique incontestable et, en définitive, une victoire militaire de Napoléon qui permit à la Grande Armée de se sortir d’un piège mortel tendu par les Russes. Aucune comparaison avec la débâcle piteuse et lamentable des pauvres Amerloques d’Afghanistan, subordonnés à une administration Biden plus minable que tout ce qu’on avait pu voir jusqu’à présent. Avec un chef de ce calibre, dont les qualités de stratège l’apparentent sans aucun doute à son illustre prédécesseur Jimmy Carter dit Peanuts, un type qui avait autant de raison d’occuper le poste que s’il se fût agi d’un cochon d’inde…quoi que finalement, sur un coup comme le désastre de Kaboul, peut être n’eût il pas réussi à se montrer aussi nul que Robinette. Pour tout vous dire, je crois qu’ils ont touché le gros lot, les compatriotes de l’ami Hank, ce vieux kroum c’est le champion incontesté toute catégorie!

Quoi qu’il en soit, les Talibans ont gagné. Victoire éclatante, en plus, et quasiment sans coup férir, ce qui donne une idée de l’état de déliquescence d’une armée Afghane sur laquelle Robinette et ses sbires comptaient pour pouvoir tranquillement filer à l’anglaise (entre Anglo-Saxons, vous savez…). Raté! Et maintenant voilà les Islamistes solidement installés sur ce territoire qui nourrit en son temps les forces de l’illustre martyr Oussama Ben Laden, le vainqueur des Twin Towers. C’est même, d’ailleurs, à cause de ce dernier et de leur projet de se débarrasser d’Al Qaïda -histoire de claquer le bec à une opinion publique un peu énervée- qu’ils sont repartis en Afghanistan, nos potes U.S. et qu’au passage ils nous y ont un petit peu entraînés aussi, voilà vingt ans déjà, comme le temps passe pas vrai? Sans oublier tout de même qu’au départ de l’action, comme on dit en rugby, ce sont bel et bien les Amerloques qui, pour emmerder l’URSS, avaient décidé de soutenir à bloc les Talibans! Si vous y comprenez quelque chose, vous… Remarquez, il n’y a pas grand chose à comprendre, vous savez, c’est juste un effet de la démocratie: les présidents- et donc leurs stratégies politiques- changent au petit bonheur la chance, tous les huit ans dans le meilleur des cas, parfois plus vite, comme au temps du précité Peanuts – vraiment trop con pour rester- voire, si l’on veut remonter plus loin, à l’époque du regretté John Kennedy, quand la Mafia jouait sa partie (plutôt décontractée) sans idée préconçue…bon, je vous fais grâce d’Abraham Lincoln, mais c’est bien parce que c’est vous!

Et voilà le travail! Robinette a donc confortablement installé l’ennemi juste là d’où ses prédécesseurs l’avaient chassé. Beau résultat, sans nul doute. Et nous en entendrons parler, je vous le garantis, pas en bien, certes, puisqu’il est toujours ennuyeux de fournir une base arrière à ceux qui veulent la mort de l’Occident…mais bon, ce dernier la mérite bien, la mort…avec des grands-chefs de cet acabit!

Que la Providence vous ait en sa Sainte Garde et réjouissez vous, cette brave Joséphine va entrer au Panthéon! Ça mettra un peu d’animation en ce lieu sinistre, tout de même! Celle qui fut en son temps la vedette adulée de « La Revue Nègre » (ben oui, qu’est-ce que vous voulez, ça s’appelait ainsi, je n’y puis rien, c’est historique) et qui se dandinait toute nue ou plutôt sobrement vêtue d’une ceinture de bananes (on demandera ce qu’elle en pense à Mme. Taubira), voilà qui nous change du temps de Malraux! Entre ici, Joséphine, avec ton cortège…oui, bon allez, passez une semaine de rêve et à Dimanche prochain, si Allah n’y voit aucun inconvénient.
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Juste manière de parler

Pendant que nos chers compatriotes se disputent comme des marchands de brousse sur le point de savoir s’il est liberticide ou non d’exhiber son QR-code pour aller casser une petite croûte au restau, le monde continue gentiment à tourner avec les grandes et les petites catastrophes qui en constituent la routine incontournable. On voit bien, d’un œil distrait, qu’un gentil curé s’est fait zigouiller par un clandestin Rwandais incendiaire de cathédrale qui n’a même pas l’excuse d’être musulman. Mais, somme toute on s’en fout complètement car le Covid et sa gestion hasardeuse par la bande à Présipède nous tient lieu de tout, rien d’autre aujourd’hui ne saurait si peu que ce fût occuper nos esprits. Et pourtant elle mériterait bien un peu plus d’attention, l’histoire du Père Maire, victime de notre État de Droit de merde et de nos Juges masturbés à l’humanitarisme gauchiard le plus crétinisant. Le sacristain rwandais, fou à lier mais protégé par les règles tatillonnes qui empêchent, avec l’aimable complicité de la Justice Administrative, l’expulsion des envahisseurs illégaux, jouissait d’une liberté d’action qui lui a permis de massacrer son protecteur à grands coups de gourdin sur la chetron!

Ô combien de curés, ô combien de fliquettes,
Occupés à fliquer ou bien à faire la quête,
Par un manque de pot, par notre connerie,
Tombèrent un jour affreux sous les coups d’une ordure,
D’un clandestin odieux, d’une infâme raclure,
Protégé par les lois qui crèvent ce pays.

Parce qu’on finit par ne plus les compter, ces enfoirés qui viennent jusque dans nos bras égorger nos poulets, nos poulettes, nos profs illuminés et nos prêtres un peu trop charitables! Autant d’affaires sinistres où l’on nous déballe le pédigrée d’un assassin entré en France par la porte à clapet, vous savez, celle qui ne marche que dans un sens. Autant d’indésirables non refoulés, non expulsés et, au bout du compte, autant de morts comme des cons, juste parce que le Pays des Droidlom, au lieu d’assurer leur sécurité, a consacré toute son énergie à protéger leurs meurtriers. Combien de tragédies aurions-nous évité en jouant le coup à la Orban, par exemple, et ce depuis quarante-cinq ans? Mauvaise question, pas vrai? Mieux vaut certainement se focaliser sur les conséquences de la loi scélérate qui nous impose le pass-sanitaire, l’étoile jaune du pauvre! Au moins, en s’en prenant au QR-Code on ne dit pas de mal de son voisin de HLM, c’est-y pas plus gentil comme ça? Bien sûr, ce pauvre Père Maire aura eu de jolies obsèques, avec, comme représentant du Gouvernement, le Garde des Sceaux, Dupont-chose soi même venu gerber en personne…un peu comme si, pour couronner le tout, on lui avait craché à la gueule à cet infortuné cureton…

Alors, défilons bien, allez, haut les cœurs! C’est sûrement le bon combat, le vaccin, le pass, tout ça, et puis au moins, pendant ce temps on ne regarde pas ce qui se déroule dans un Afghanistan joyeusement abandonné par ce cher Biden, le gentil successeur de l’abominable Donald. Aucune importance, cette affaire-là, vous savez. Bon d’accord Kaboul et du coup le pays tout entier, tombent en ce moment même aux mains des Musulmans les plus fanatiques, les plus sanguinaires, les plus arriérés, et ce n’est pas peu dire! Mais on s’en fout, on a bien assez de souci avec notre privation de liberté d’aller au cinoche sans sortir le smartphone! Bien sûr, comme les Franchouilles s’en foutent éperdument, ça laisse un joli espace à la clique présipédique pour agir tranquillement. Et ils ne s’en privent pas, croyez-moi! Et donc, non contents d’avoir recueilli les Afghans qui travaillaient pour les institutions françaises, ce qui est bien la moindre des choses, l’Élysée annonce qu’il va ouvrir largement la porte à clapet susvisée à tous ceux qui se prétendront futures victimes potentielles des Talibans…et, cerise sur le gâteau, désormais toutes les expulsions de migrants Afghans sont stoppées sine-die! Pourquoi se gêneraient-ils, pas vrai, puisqu’on ne regarde pas, nous autres, on proteste contre le passe-sanitaire! Sans compter qu’ils sont gentils les clandestins d’Afghanistan, vous savez; certes de temps à autres ils violent un peu les gamins, parce que chez eux c’est une tradition, le bacha bazi ça s’appelle, il s’agir donc d’une question culturelle, vous comprenez? Juste que si vous avez un petit garçon pré-pubère, ne le laissez surtout pas, maintenant encore moins qu’avant, traîner tout seul dans la rue. Par contre, si le cœur vous en dit, vous pouvez-très bien l’emmener défiler avec vous contre le pass-sanitaire, il y a très peu d’Afghans dans les cortèges, question privation de liberté ils ont nettement mieux dans leur pays.

Comme dit souvent Marcel Grauburle, « moi ce que je vous en cause c’est juste manière de parler« . En somme, qu’un tas de braves-gens manifestent afin d’enquiquiner Présipède, non seulement cela ne me dérange pas du tout mais encore l’intention me semble intéressante, il n’y a pas, chez moi, la moindre ambigüité à cet égard. Toutefois, c’est la futilité du motif qui me gêne. En peine épidémie, sachant que je vois tout de même d’assez près des gens en mourir -des vieux bien sûr et parfois vaccinés, en plus- le fait de faire tout un fromage d’une mesure prophylactique guère plus stupide qu’une autre, après tout, me paraît plutôt maladroit. Et probablement contre-productif, par dessus le marché, j’ai déjà eu l’occasion d’en parler, ces manifs ne font que remotiver la clientèle potentielle de Macrouille. Vous imaginez bien que si un type dans mon genre trouve ça un peu idiot, une écrasante majorité des gens qui ont voté pour ce dernier en 2017 (66%, tout de même, rappelez-vous) vont se tenir le même raisonnement mais puissance dix, facile. Et comme il existe un risque sérieux de voir les manifs prendre une tournure un peu moins bon enfant à la rentrée, avec black-blocs et tout le toutim, j’imagine que le petit Manu pourrait fort bien tirer les marrons du feu en avril prochain. Les gens qui ne disent rien, autrement dit la majorité silencieuse, en ont ras le chignon du bordel hebdomadaire et l’autre aura beau jeu de répliquer « c’est le pass-sanitaire ou le confinement« . S’il se trouvait un candidat sérieux face au petit rigolo, un type capable de ramener l’ordre, ou en tout cas de le laisser croire, je ne dis pas, mais comme nous n’en prenons pas du tout le chemin, en vérité je vous le dis, à ce rythme-là Présipède a course gagnée et, en plus, on lui facilite les choses! Voilà pourquoi cette histoire de fronde anti-pass m’apparaît à l’évidence comme une connerie de première grandeur. Quand les braves-gens défilaient contre les augmentations insensées des prix des carburants, là ça tenait la route, si j’ose dire. Aujourd’hui, j’en suis bien désolé, je sais que je vais perdre des amis mais la révolte contre le passe-sanitaire c’est juste du déconnage d’enfants gâtés! Tenez, demandez donc à nos vieux copains Haïtiens ce qu’ils en pensent, vous ne serez pas déçu…

Quoi qu’il puisse en être, depuis un an et demi Présipède et ses mignons gèrent cette crise sanitaire en dépit du bon sens, personne ne saurait de bonne foi soutenir le contraire. Cela continue de plus belles avec la mise en place, un peu n’importe comment, de mesures autoritaires comme celle qui impose aux établissements sanitaires de suspendre leurs salariés non vaccinés. En voilà une imbécillité de première grandeur! En plein mois d’août, au plus fort des congés d’été, essayez donc un peu de faire tourner un Ehpad avec la moitié, voire le tiers du personnel restant, vous en faites quoi des pauvres vieux, vous les emmenez au chenil? Et les hôpitaux antillais, avec les infirmières qui préfèrent le vaudou au vaccin Pfizer-Biontech, ils passent directement la main aux croque-morts? Bon, mais pas la peine de descendre dans la rue, vous savez, ça s’arrangera tout seul, comme pour le contrôle technique des motocyclettes… vu qu’ils ne font pratiquement que des conneries, nos gouvernants, ils ont parfaitement assimilé le rétropédalage, c’est à peu près la seule chose qu’ils maîtrisent d’ailleurs.

Après, pour finir sur une note positive, si vous tenez vraiment à manifester ce ne sont pas les thèmes qui manquent. Prenez par exemple les prélèvements sociaux, cotisations, CSG, CRDS, enfin toutes ces petites fantaisies qui font qu’au bout du compte un clampin qui travaille coûte à son patron le double de son salaire. Le brave bougre qui touche un salaire acceptable, on va dire deux-mille cinq cents balles, par exemple, son boss en versera autant à l’état, et pour financer quoi? Je vous le donne en mille (c’est le cas de le dire): pour financer les types qui ne travaillent pas, bien sûr! Quand il s’agit des vieux qui touchent une retraite pour laquelle ils ont eux mêmes cotisé toute leur vie, ça se comprend bien, mais les autres, hein? Notamment les envahisseurs et leur progéniture de branleurs incapables? Vous trouvez ça convenable, vous, ça ne vous dérange absolument pas? Vous préférez hurler à la mort contre le QR-code?

Moi, ce que j’en cause, hein, c’est juste manière de parler, comme dirait mon copain Marcel…

Bon dimanche à tous, amitiés.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Pédagogie

Au sein de l’Union Européenne il ne fait pas bon s’en prendre aux Juges. C’est sacré, ça, les Juges, pas touche, guardare ma non toccare, vietato, verbotten, achtung minen, no trapassar! Nos amis Polonais, catalogués nauséabonds ne l’oublions pas, viennent d’en faire l’amère expérience. Figurez vous que ces salfachos prétendaient instaurer une cour disciplinaire dotée du pouvoir de sanctionner les Juges! Non mais vous vous rendez compte! Les Juges en Europe font ce qu’ils veulent, c’est bien connu, ils jouissent du privilège d’irresponsabilité associé, c’est en tout cas ainsi en France, à un pouvoir absolu et incontrôlé d’interpréter la Loi à leur guise, c’est à dire, pour parler clair, de la faire, la loi. Personne n’est parfait, certes, mais aux Etats-Unis les juges sont élus démocratiquement, du coup, au moins peuvent-ils se faire virer au cas où ils déplairaient à une majorité de citoyens. On peut en penser ce qu’on veut et même affirmer qu’il s’agit là de la pire des solutions, car la démagogie et la justice font forcément mauvais ménage, mais tout de même la possibilité d’une sanction existe bel et bien, ce qui n’est pas le cas chez nous. On pourrait citer des centaines d’exemples de magistrats ayant déconné à plein mortier, depuis l’affaire de Bruay en Artois, jusqu’à celle d’Outreau en passant par les déconnages judiciaires odieux qui entourèrent l’assassinat du petit Grégory, en n’évoquant, bien sûr que les dossiers les plus médiatisés. On pourrait en rappeler bien d’autres, notamment les procès à coloration politique marquée, style condamnations de Zemmour, ou, en sens inverse l’ensemble des décisions vachement laxistes, évidemment favorables aux voyous, lesquels profitent largement de la mansuétude illimitée des magistrats, sans parler des créations de toute pièce comme « le droit à une vie familiale normale« , mettant l’arme absolue à la disposition de nos très chers envahisseurs,. Toutefois, la barque judiciaire est bien assez chargée et, de toute façon, personne ne saurait envisager un seul instant de l’envoyer par le fond, ce n’est tout simplement pas possible. Pas touche, vous dis-je, bas les pattes, circulez y a rien à voir!
Ainsi donc, les Polonais souhaitaient mettre un peu d’ordre dans tout ce bazar et faire en sorte que leurs magistrats, dont une partie non négligeable remonte à l’époque soviétique, puissent se voir sanctionnés pour les fautes commises dans l’exercice de leurs fonctions. Mal leur en a pris car la Commission Européenne les a tancés vertement et menacés d’un gros pan-pan-cucul s’ils s’avisaient de persister dans leurs erreurs! Non mais des fois! L’idée consistant à invoquer la prépondérance du droit européen au regard des législations des pays membres et, en droit européen, il est hors de question de sanctionner les juges, un point c’est tout! Et puis, il y en a marre de ces états de l’Est qui se permettent de prendre des mesures contre les LGBT, contre les migrants, tout ça, il va falloir les mettre au pas et fissa, comme dit l’amie Ursula, la Présidente, « la Commission n’hésitera pas à faire usage des pouvoirs qui lui sont conférés par les traités, pour garantir l’application uniforme et l’intégrité du droit de l’Union ». En gros « en rang par deux, crédieu, et je ne veux voir qu’une seule tête! » Du coup, aux dernières nouvelles, les Polaks s’écrasent mollement, remballent leur cour disciplinaire et font profil bas…tout en se demandant s’il n’y aurait pas quelque intérêt à faire un peu comme les Anglais, une sorte de Polxit si vous voulez. Si vous m’en croyez, nos copains de l’ancien Pacte de Varsovie pourraient bien un jour ou l’autre faire sécession pour s’éviter les conséquences de la débilité bien-pensante à l’occidentale, celle qui nous fera tous crever un jour ou l’autre. Ils ne s’y décideront, toutefois, qu’après avoir pompé un maximum de pognon…d’où l’attitude prudente de nos copains Polonais, on ne va tout de même pas zigouiller la poule aux œufs d’or, pas vrai? C’est bien trop tôt!

Pour ce qui nous concerne, en revanche, nous autres Franchouilles, pas de problème, nous ne risquons pas le schisme pour cause de mal-pensance, tout au contraire. Et puis, nous avons le Conseil Constitutionnel, vous savez, le Concon, comme on l’appelle avec cette familiarité affectueuse qui nous attache aux amis de toujours. Et il est vrai que c’était une belle invention, à l’origine, le Concon, ça permettait à une assemblée de vieux sages plus ou moins désintéressés -ou présumés tels- de garantir la conformité des lois à la Constitution. C’était parfois nécessaire, mais rarement tout de même, la démocratie parlementaire supposant un minimum d’intangibilité pour les lois votées par le Parlement. Sauf qu’aujourd’hui on arrive au contraire. Pratiquement tous les textes votés passent par la moulinette du Concon, les andouilles qui se sont succédé au pouvoir ayant largement ouvert la consultation de l’instance suprême, laquelle statue aujourd’hui sur n’importe quoi et pour un oui aussi bien que pour un non. Du coup nos gouvernants prennent désormais les devants: aussitôt qu’un texte est adopté, hop, une passe en retrait aux Sages de la Rue Montpensier…Faut voir l’équipe, tout de même, deux spécimen notamment à signaler, Fabius, le Président du Concon, installé par Hollandouille juste avant qu’il ne parte à la pêche et Juppé, nommé voilà deux ans par le Président de l’Assemblée Nationale…oui, c’est cela,  Ferrand soi même! Ça vous donne une petite idée du climat qui doit régner dans cette ineffable Juridiction, je ne vous parle même pas des autres, inconnus du grand public mais drôlement bien branchés dans l’ordre relationnel… des gens au dessus de tout soupçon, quoi, un peu comme le susnommé Ferrand, voyez vous?
Et pour en venir au fait, disons deux mots de la fameuse loi « relative à la gestion de la crise sanitaire », celle à qui le Concon vient d’accorder son nihil obstat … enfin pas tout à fait nihil puisqu’il a tout de même réformé les deux bricoles que les sbires de Présipède avaient ajoutées pour lui donner un os à ronger, comme on dit. Vous voyez le genre « bon, je vous l’autorise, d’accord, votre pass sanitaire, mais faudrait y coller une ou deux conneries, qu’on puisse pas nous reprocher d’avoir signé sans regarder, n’est-ce pas, les gens sont tellement méchants… » Et voilà, sitôt dit sitôt fait et tout le monde est content…enfin pas tout le monde mais l’essentiel, quoi, les vaccinés; donc tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, il va pouvoir continuer sa campagne sur Tik-Tok, Macrounette, pour lui ça se présente au poil. Merci M. Fabius!
C’est qu’il se donne du mal, Présipède, pour expliquer urbi et orbi sur les réseaux sociaux tout l’intérêt qui s’attache au vaccin et au pass sanitaire. Ça, on ne peut pas lui reprocher de ne pas se décarcasser, un vrai Ducros! Pendant les vacances en plus, avec Bribri à ses côtés…bon, là, justement, il a peut être un peu moins de mérite à bosser comme un malade, faut reconnaître, c’est toujours ça de pris contre les vicissitudes de la vie conjugale. Toujours est-il qu’il fait, vous savez quoi: de la pédagogie! Si, si, je vous assure, on le voyait ped tout ce que vous voulez, mais pédagogue pas spécialement. Soyons sérieux, s’il y a un mot dont on nous bassine à longueur de temps, aussi bien nos chroniqueurs radio-télé que nos plus ou moins talentueux folliculaires, c’est bien celui-là: pédagogie! Pour ce qui me concerne (d’accord, on s’en fout un peu de ce qui me concerne mais tant pis) entendre des niaiseries pareilles ça me court grave sur le haricot, si vous voyez ce que je veux dire. De nos jours, les âneries se répètent à l’infini et ceux qui les profèrent ne cherchent même pas à en vérifier un tant soit peu la signification. En l’occurrence pédagogie ça vient du grec (comme salpyngite, si vous êtes sages je vous la raconte un jour, celle-là) païs (païdos au génitif) qui a donné en français, pédagogie, pédophilie… mais pas pédé, non, je vous arrête tout de suite. Donc païs signifie « enfant » et paidagogia l’art d’enseigner aux enfants, ce qui constitue la définition même du mot pédagogie. En d’autres termes tous ces corniauds ont l’air de considérer le citoyen comme un petit merdeux dépourvu d’expérience et de jugement. L’air seulement car ils ne savent pas ce que parler veut dire, ces minus.
Or, il faut savoir qu’enseigner aux petits enfants est un exercice, certes un peu oublié aujourd’hui, puisque les morpions arrivent au baccalauréat dans un état d’analphabétisme souvent total, mais en tout cas un exercice beaucoup moins difficile que celui d’expliquer aux adultes. La raison en est simple, les enfants n’ont pas encore eu le temps de devenir complètement abrutis. Il faut pour cela des années et des années de déformation, de désinformation, de gobage de conneries véhiculées par les enseignants, les media, les réseaux sociaux, les politicards, les syndicalistes, les imams et autres gourous de tout poil. Au départ le petit bonhomme est dépourvu de ce fatras abominable et pour peu qu’un bon pédagogue s’en occupe il se développera harmonieusement et grandira la plupart du temps sans devenir excessivement con. Manque de pot les bon pédagogues ne courent pas les rues et l’Éducation Nationale, si par impossible elle en trouvait un, se chargerait de le transformer à bref délai en gros fainéant incapable, voire toxique. En revanche, une fois l’individu bien abruti par son environnement délétère, la pédagogie ne sera plus d’aucune utilité. C’est alors la démagogie, laquelle ne s’adresse pas aux enfants mais au peuple (toujours le grec ancien), qui devra prendre le relai en tant que seule solution de rechange… Hélas, les deux mots ne sont pas interchangeables impunément. Vous imaginez  » le Président doit faire preuve de démagogie« , ça la foutrait mal, pas vrai? Comme disait Mère-Grand, « la vérité n’est pas toujours bonne à dire ».
Quoi qu’il puisse en être, pédagogue, démagogue ou tout ce que vous voudrez, il joue sur le velours, Présipède. Cette histoire de crise sanitaire, savamment dramatisée, lui donne le beau rôle, celui du héros qui se sacrifie en prenant, pour le bien du peuple, le risque implacable de l’impopularité…sauf que ses électeurs potentiels soutiennent sans état d’âme la vaccination et le pass sanitaire. A ce propos, vous avez vu, la Mère Le Pen? Ben non, justement on ne la voit plus, surtout pas! Elle se garde bien de prendre parti pour les braves hurluberlus qui manifestent le samedi, c’est bon pour les seconds couteaux, ça, les Philippot (de chambre), les Dupont-Gnangnan, les Mélenchon, tous ceux qui n’ont aucune chance de figurer au second tour l’an prochain et qui draguent l’électorat protestataire pour s’arrondir un peu le score. Il est là, le problème, et pas ailleurs! Et pendant qu’on se bagarre autour du coronavirus, les vraies questions, à commencer par le Coranovirus , personne n’y pense plus…et le génocide rampant qui nous détruit à petit feu poursuit tranquillement son œuvre. Regardez bien autour de vous, vous verrez… Allahou akbar!

Bonne semaine à tous et faites bien attention où vous mettez les pieds, surtout si vous défilez…

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Transition aoûtienne

Voici venir le mois d’Août. Autant dire que 2021 trimballe déjà un sacré plomb dans l’aile, vu qu’il ne se passe jamais rien avant Septembre et qu’une fois ce dernier arrivé les choses vont très vite, c’est bien connu. Sauf que là, toutefois, on est un peu dans le brouillard, même si le soleil brille joyeusement et encore pas partout, loin s’en faut. Le coup du variant delta, disons-le franchement, personne ne l’avait vraiment vu venir. Pas plus d’ailleurs, soyons justes, que le coup du virus chinetoque, celui par lequel tout ce patacaisse a commencé. Nous avons pu assister, depuis un an et demi bien tassé, à la plus jolie des valses hésitation politiques, plus fort que toutes les figures de style que nos politicards nous avaient servies jusque-là! Du jamais vu dans le petit monde de la Répupu! Je passe allégrement sur les péripéties genre « quoi qu’il en coûte », confinement obsidional, palinodies du masque, loupés vaccinatoires et autres vasouillages de nos petits apprentis sorciers macronnesques, pour en venir à l’état actuel des choses et, surtout, à ses évolutions prévisibles… Enfin, quand je dis « prévisibles », j’avoue y aller un peu au culot, puisque bien malin qui pourrait nous prédire l’avenir ne serait-ce qu’à échéance de septembre.
Pour Présipède et ses sbires, désormais, les choses sont simple: hors du passe-sanitaire point de salut. Bon, voilà qui a le mérite d’être clair. Bien sûr, la combine ne plaît pas à tout le monde, ce qui conduit quelques -plus ou moins-braves bougres à descendre dans la rue pour vociférer contre la dictature-sanitaire. Pas plus tard qu’hier, ils arpentaient en masses compactes et bigarrées de plusieurs milliers de mécontents en rogne, les rues de Paris et de plein d’autres lieux provinciaux. Reconnaissons à cela le mérite d’une certaine nouveauté, car jusqu’à présent le week-end de transition entre juillet et août se trouvait de facto exonéré de manifs faute de manifestants, ces derniers ayant généralement autre chose à foutre en un moment pareil. Ce coup-ci, ils auront réussi, Macrounette et ses affidés, à précipiter les gens sur le pavé un samedi 31 juillet, aidés, certes, par quelques rigolos opportunistes dans le genre Philippot (de chambre), lequel apparaissait hier aux colonnes des gazettes, dans une posture dantonnesque brandissant hardiment un micro sur fond de Tour Eiffel et de drapeau tricolore! Les récupérateurs de grogne antipasse et antivax, ne manquent pas, l’indestructible Dupont-Gnangnan surfant lui aussi sur la vaguelette avec plus de discrétion, certes, mais chacun son style, pas vrai?
Cela dit, reste à savoir quoi penser exactement. Avant d’essayer de comprendre où l’on se dirige, encore faut il définir aussi précisément que possible l’endroit ou l’on se trouve présentement (pour l’exprimer façon Mamadou). Et c’est bien là que ça coince, hic jacet lepus comme on disait dans le temps, quand on avait des lettres (maintenant nous n’avons plus que des e mails et des textos). Parce qu’en réalité nous n’en savons absolument rien. Présipède, le Professeur Défraîchi, le petit Véran, tous ces gens là, non moins que nous autres, se trouvent dans une ignorance quasi-totale de la situation. Trop d’inconnues et trop de paramètres! L’équation apparaît tellement compliquée et les probabilités tellement opaques qu’on y voit à peu près aussi clair que dans le postérieur de notre grand champion de judo Teddy Riner (le frère de Vété )! Alors, que voulez vous qu’il fît, le petit Manu à sa Bribri, devant un imbroglio fuligineux de ce calibre, hein? Je vous le demande! Hé bien, il a pris les décisions qu’il a pu! Fallait bien faire quelque chose, pas vrai? Alors, sentant le coup de la vaccination obligatoire complètement foireux, risqué, mortifère, il s’est rabattu sur le passe-sanitaire, un pis-aller qui en vaut bien un autre, après tout…mais vraiment histoire de dire qu’il maîtrise, voyez-vous, ou tout au moins d’essayer de le faire croire, autant que possible.
Sauf qu’évidemment, le credo du vaccin omnipotent commence un peu à partir en brioche. On voit bien, déjà, que nos potes Israéliens (et pour la plupart également israélites, ce qui n’est pas rien) en sont déjà à la troisième dose de Pfizer. S’ils en arrivent là, le Peuple Élu, c’est qu’ils ont constaté une baisse drastique de l’immunité chez les vaccinés de fin 2020 et de début 2021, il faut donc relancer la machine. Oui, certes, mais alors il y a de quoi s’inquiéter, sans blague. Je vous explique: prenez un clampin au hasard, votre serviteur par exemple, doublement vacciné depuis la mi-février mon immunité face à cette saloperie de covid risque fort de se révéler faiblarde, voire nulle, sauf administration à très bref délai d’une troisième dose, ce qui ne semble pas figurer dans les prévisions de nos tronches pensantes sommitales. Cependant, figurez vous que je possède un passe-sanitaire de toute beauté, avec son QR code et tout ce qui s’ensuit, le viatique absolu, nécessaire et suffisant pour m’en aller de partout, en parfaite liberté, sans limite aucune et la conscience en paix…ce qui me donne toute latitude, le cas échéant, pour refiler la pistouille aux quidams infortunés qui croiseraient mon chemin. Mais, comme c’est la loi, je contaminerai légitimement et de plein droit. Et, sachant que le variant delta se révèlerait, aux dires des savants qui causent dans les media, énormément plus contagieux que ses prédécesseurs, je ne vous fais pas un dessin quant au véritable danger public que nous représentons mes consorts vaccinés et moi-même. Human bombs, comme disait l’autre…mais scrupuleusement en règle, attention!
Et là, je m’en tiens juste à la situation à ce jour, n’est-ce pas, la suite des évènements, personne, je dis bien personne, absolument, n’est en mesure de la prévoir ne serait-ce qu’avec une vague approximation. L’extinction progressive de l’immunité vaccinale, l’apparition probable de nouveaux variants, voire de maladies associées telles que le « champignon noir » qui sévit en Inde et fait froid dans le dos…ou bien à l’inverse une régression inpromptue de l’épidémie, comme cela semble se passer chez nos amis les Rosbifs…Nostradamus en personne se révèlerait infoutu de nous prévoir septembre, ni encore moins octobre, alors vous pensez, Présipède! Voilà pourquoi nous ferons avec le passe-sanitaire en priant Dieu, ou encore mieux Allah -plus enclin à chasser le coronavirus que le Coranovirus, évidemment- que ça s’arrange tout seul et aussi vite que possible. Comme tout gouvernant qui se respecte, Macrouille est bien obligé de s’en remettre au hasard et, comme tout démocrate digne de ce nom, il lui appartient essentiellement de prendre les mesures susceptibles d’assurer sa réélection. A ce dernier titre, sa petite combine de passe-sanitaire ne semble pas plus mauvaise qu’une autre, ses électeurs potentiels recelant tous, bien niché au creux de leur smartphone, le précieux viatique qui permet d’aller là où les gueux invaccinés se font refouler sans pitié.

A ce propos et pour finir, je change un peu de sujet afin juste d’attirer l’attention sur une histoire plutôt édifiante qui nous permet d’apercevoir la surprenante géométrie variable des valeurs de la Répupu. Avez-vous entendu parler de l’invasion de la Place des Vosges? Non, n’est-ce pas? Ou alors de manière très fugace, je pense sans grand risque de me gourer. A l’extrême rigueur, ceux qui suivent un peu C News, la télé nauséabonde du salfacho Bolloré, ont pu, fortuitement, capter un embryon d’information Vendredi dernier en début de matinée. Encore fallait-il se trouver devant son écran au moment précis du reportage en question, sans quoi c’était foutu, aussitôt après l’étouffoir a été mis dessus, et sans barguigner! Pour tout vous dire, Jeudi dernier en fin de soirée, Utopia 56, une de ces associations qui collaborent si aimablement avec nos envahisseurs, installait à tout berzingue quelques tentes sur la pelouse de la Place précitée, dans le but d’y fourrer six-cents de ces derniers. La nuit se passa doucement, étant précisé que les téléphones chauffèrent dur, le Bobo de haute volée adorant bien entendu les clandestins mais pas dans son espace vital. Les relations dûment sollicitées ayant joué leur rôle, au petit matin les intrus furent délicatement évacués par la flicaille, tous les Africains campeurs éphémères étant relogés aussi sec par la Mairie de Paris et dans des conditions conformes aux impérieuses exigences de l’association précitée. Comme on dit, voilà une affaire qui s’est réglée en deux coups les gros! Les habitants de Stalingrad eussent bien apprécié que les Pouvoirs Publics fassent preuve à leur égard d’une aussi belle célérité…manque de pot les gus du XIXème sont loin de disposer de réseaux du même niveau que ceux de nos Élites de la Place des Vosges. A noter qu’il s’agit en l’occurrence de gens de gauche, n’est-ce pas, l’ami Jack Lang, par exemple, pour ces copains-là l’égalité c’est sacré, la valeur socialo par excellence! Voilà pourquoi, comme disait Coluche, ils sont beaucoup plus égaux que le commun des mortels. Pour le prochain coup, lorsque les collabos associatifs souhaiteront en remettre une couche, je leur suggère Saint Germain des Prés, ça devrait se régler encore plus vite!

Joyeux mois d’Août à tous, n’oubliez pas votre passe-sanitaire, vos masques et votre Coran histoire d’assurer le coup un max.
A dimanche prochain si rien ne vient s’y opposer.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

De l’utilité publique des vieux bistrots

-« C’est à se demander si ça finira un jour, cette affaire de virus à la con! Z’allez voir qu’on crèvera avec, partis comme on est! Et comme chacun déballe la sienne, pour arriver à s’y retrouver vous pouvez toujours vous fouiller! Entre Macrouille et ses sbires qui prônent le vaccin à tout va, Estrosi qui veut refiler un QR code aux nourrissons, les antivax qui vous prédisent les pires saloperies pour dans dix ou vingt ans, les complotistes qui voient dans cette histoire la mainmise des forces occultes sur les populations subjuguées, les antipass qui hurlent à la dictature sanitaire, le Professeur Défraîchi qui nous promet un variant d’apocalypse pour cet hiver, les études qui vous soutiennent mordicus l’efficacité de Pfizer à 99,99%, celles qui démontrent par A+B que le même Pfizer au bout de trois mois produit une immunité équivalente à la pisse de chien, et Francis Lalanne, coiffé d’un chouette entonnoir, qui, dans une imitation libre de Philippulus le Prophète (1), nous annonce l’extinction de l’humanité par injection massive d’Arn-messager…bref, au milieu de tout ce bastringue, qu’est ce qu’on peut y capter, nous autres, hein? Ben oui, absolument, que dalle, que pouic, c’est nuit et brouillard puissance mille! Allez, va, Thérèse, remets nous la tournée, à choisir entre le pastaga et le pass sanitaire avouez qu’il n’y a pas photo, si le premier ne tue pas forcément le virus, en tout cas lui au moins il fait du bien par où il passe…oui, sanitaire, si vous voulez… »
On ne peut pas lui donner tort, à Marcel Grauburle, une chatte n’y retrouverait pas ses petits, comme disait Grand-Maman et pour ce qui me concerne, j’y perds mon latin, c’est à dire pas grand chose. Ce qui m’embête le plus, c’est encore Thérèse. Elle se trouve complètement perdue, la pauvre vieille, vous pensez, il va falloir qu’elle contrôle les smartphones des clients, elle pour qui le téléphone c’est encore le gros machin noir à cadran rond planqué sous le comptoir pour pouvoir le sortir au cas où…en fait plus jamais, vu que les clients les plus réfractaires au progrès trimballent comme tout un chacun, leurs portables personnels…le moyen d’y échapper… Et donc, maintenant elle nous déballe ses inquiétudes, la taulière, ses interrogations fondamentales, son début de panique.
– « Non mais vous vous rendez compte? Bon, moi je veux bien, s’ils me présentent un papier, les gens, on va dire que je leur fais confiance…sauf qu’il faudrait encore le déchiffrer leur code qui a l’air cul, comme ils disent, là, vous savez! Et je fais quoi moi, pour la lire cette couillonnade? Avec mon combiné téléphonique? Ce n’est pas ça, non, l’amende, hein? Si je manque un truc, ils m’en colleront pour 45 000 Euros, vous vous rendez compte! Ça reste une somme, quand même, à la rigueur une fois je ne dis pas, mais si ça se reproduit tout le temps, je vais devoir tirer le rideau, moi! Ils sont vaches quand même, déjà qu’il ne font rien pour les bistrots, alors pour les vieux patrons de bar, merde alors! Une vraie misère, ce pays part complètement en quenouille…remarquez avec l’autre petit châtré à la tête faut pas trop s’étonner, un président sans burnes c’est comme un Vittel menthe sans menthe et à l’eau du robinet, une arnaque, quoi! »
– « Attends, Thérèse, t’emballe pas, intervient Jean Foupallour après déglutition complète de son quatrième Ricard, celui qui n’entame pas totalement la lucidité mais commence à bien désinhiber, pour l’amende fais toi pas trop de souci, j’ai vachement étudié la question, pas de problème, c’est le client qui va morfler, toi tu n’auras qu’à ouvrir un cahier pour qu’ils notent comme quoi c’est tout bon…au cas où ce serait faux, tu es couverte, aucun risque, la tranquillité garantie Foupallour! Après, si tu veux faire vérifier les QR codes, t’auras qu’à demander à Pompy; ma parole que la clientèle masculine -voire peut être aussi féminine, de nos jours on ne sait plus trop- ça va la brancher à bloc de se faire contrôler le QR par les soins de la petite, fais confiance! Moi le premier, tiens, tous les jours, sans problème, et même deux fois ou plus, vu qu’à la seule idée j’ai Popaul qui nous manifeste un petit frémissement annonciateur…oui bon, juste une impression, faut pas rêver, mais si, un petit peu, ça ne coûte rien…Bon enfin bref, rassure-toi Thérèse, la fermeture ce sera pour plus tard…beaucoup plus tard, j’espère, parce qu’à nos âges, pas vrai, changer de bistrot c’est traumatisant, pour ne pas dire mortel! »
Maurice qui n’en avait pas encore décoincée une, commence à s’ébrouer comme un vieux phoque lorsqu’il envisage sans enthousiasme d’interrompre sa sieste pour repartir à la pêche. Chez lui c’est un signe infaillible: il va parler. Et ça ne loupe pas, une petite gorgée de son demi-pression et hop, la parole est à la défense!
-« Tu l’as dit, bouffi, fait-il en s’adressant à Jeannot, lequel, toutefois, question bouffissure manque un peu d’épaisseur, vu qu’en termes de surcharge pondérale il rendrait des points à un Biafrais anorexique (les moins de septante ans vont sans doute s’interroger). Pour ce qui me concerne, poursuit donc le vioque, si jamais DERRIERE NAPOLEON venait à déposer le bilan, ce serait l’heure de m’en aller déguster les pissenlits par la racine. Passé les quatre-vingts on ne change pas d’habitudes, on dépérit et on claque, voilà tout. Tu réalises un peu ta responsabilité, chère tenancière, le jour où tu fermes ce sera la fin des haricots, l’hécatombe généralisée, le génocide par déshydratation mortifère! »

-« Sans aucun doute, reprend Blaise Sanzel, et je puis vous assurer que lorsqu’on a passé les quatre-vingt-dix, cette sorte de contrariété vous dézingue son homme, en quelques semaines l’affaire est dans le sac, si j’ose ainsi m’exprimer. La vie, en l’occurrence, ce n’est pas à un fil, qu’elle tient, c’est à la qualité des ambiances, à l’ancienneté des relations, à l’alcoolisation conviviale entre gens de bonne compagnie et peut être aussi à ces vieux bois brunis par les décennies pochardiennes, ce zinc antique avec ses creux et ses bosses qui racontent tellement d’histoires d’un passé quasi-révolu, tout un monde qui disparaît, qui partira avec nous, qui est déjà parti, d’ailleurs, tout cela n’étant plus qu’une illusion, au fond… Voilà pourquoi, vous savez, tout ce cirque invraisemblable autour du covid, de ses variants, de ses vaccins et de ses pass sanitaires, me semble parfaitement dérisoire voire même parfaitement déplacé; tout cela pue la combine politique à plein naseaux, l’enjeu n’est même plus le nombre de malades hospitalisés ou de macchabées, non, l’enjeu c’est carrément la présidentielle et rien d’autre. Parce qu’après tout les choses pourraient se révéler extrêmement simples, vous savez, suivez moi deux minutes et je vous donne mon point de vue de très vieux con, à la vôtre mes amis, je vous la ferai courte.
« Alors voilà, nous disposons désormais de vaccins dont on nous certifie l’efficacité. Bon, admettons, nous arrivons aujourd’hui à une technicité d’un tel niveau que la chose est plausible. En conséquence, tout un chacun ayant la possibilité de se faire vacciner sans bourse délier, il lui appartient d’en profiter, s’il le souhaite, auquel cas il se trouvera protégé contre la maladie, ou bien à tout le moins nous dit-on, contre les manifestations les plus graves de celle-ci. Alors, pourquoi diable aller empoisonner l’existence de ceux qui, à tort ou a raison, refusent le vaccin? Je ne vois pas ou est le problème, moi! Les non vaccinés ne peuvent refiler la pistouille qu’à d’autres non vaccinés, pas vrai? Et du coup, chacun assume! Ceux qui crèveront n’auront qu’à s’en prendre à eux mêmes, voilà tout. J’ajoute que les jeunes ne risquent pas grand chose à part contaminer les vieux dépourvus de couverture vaccinale. Ces derniers, s’ils en meurent, auront seulement pris un petit coup d’avance et, de toute façon, ce sera autant de moins que les régimes de retraite auront à décaisser. En l’absence de réforme des pensions cela constituerait, somme toute, une excellente affaire! Ce serait en tout cas beaucoup plus efficace que d’enquiquiner tout le monde avec des contraintes biscornues propres à remettre les Gilets-Jaunes au milieu des Champs Élysées. Mais bon, il est jeune Présipède, il ne comprend rien à la vie et du coup il se fout le doigt dans l’œil jusqu’à s’en perforer le slip! En faisant le malin il risque de scier la branche sur laquelle il tient en équilibre, un peu instable il est vrai. Tant pis pour lui et tant mieux pour nous si cela nous en débarrasse…ce qui n’est pas encore acquis, loin s’en faut… Ouf, voilà qui m’a donné soif, c’est ma tournée Thérèse, à la santé de Macrounette, du Covid, du pass sanitaire et de Pfizer-Biontech! »

Au fond, je trouve qu’il a bien raison, l’ancêtre, on se complique beaucoup trop la vie, de nos jours. Voilà pourquoi les vieux bistrots devraient faire l’objet d’une déclaration d’utilité publique, voire d’une inscription au patrimoine de l’humanité… peut être sont ils désormais le dernier refuge de la sagesse, laquelle risque fort de disparaître en même temps qu’eux. A jamais!
Nous pourrons nous retrouver dimanche prochain… si tout se passe comme prévu. En attendant, à votre bonne santé!
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Voir L’Étoile Mystérieuse (de Hergé)

Règlements de comptes à Vendôme Corral

Depuis la prise de parole de notre petit Présipède lundi dernier, politicards et media s’en donnent à cœur-joie. C’est l’euphorie vaccinale, la logorrhée coronavirale, l’excitation épidémiale! L’affaire est claire: ce virus, finalement, représente le pain bénit de la démocratie en berne. De tout côté on n’entend plus que ça! L’épidémie qui revient, qui explose, les mesures de couvre-feu, voire de confinement, qui nous pendent au pif si le populo omet de se faire inoculer l’ARN assez vite pour prendre le virus de vitesse. Nous sommes dans une espèce de course à l’échalote d’envergure nationale dont le principal mérite réside en ce que rien d’autre n’existe concurremment, vous pouvez regarder ou écouter ce que vous voulez, c’est le sujet unique et qui prend toute la place. Le principal souci des braves-gens concerne évidemment les vacances, lesquelles ne sauraient se trouver gâchées par la malencontreuse recrudescence d’une pandémie qu’on croyait terminée, à tout le moins endormie pour les deux mois sacrés de torpeur estivale. Et du coup, évidemment, le reste disparait comme une lointaine exoplanète dans l’éclat monstrueux de son soleil.
On parle bien un peu, il est vrai, du Tour de France, lequel se termine aujourd’hui dans l’enthousiasme modéré des victoires slovènes un peu bizarroïdes derrière lesquelles on s’efforce de ne pas voir le « truc ». Et puis, d’ailleurs, la Grande Boucle, désormais, la Bien-Pensance la regarde en tordant le nez comme un amusement malséant produit par d’ignobles capitalistes à l’attention de beaufs avinés autant que moustachus, genre électorat frontiste à touffe de poils abjects sortant d’un marcel cradingue avec mégot baveux au coin de la lippe. Et d’ailleurs, soyons justes, regardons les choses en face: dans le peloton, rien que des petits blancs! Pas un représentant de la diversité! A l’unique exception de ce pauvre Nacer, sprinter certes talentueux, mais que l’implacable coalition des salopards plus rapides que lui s’ingénie à reléguer dans les profondeurs du classement. Il a fini par s’en aller, le pauvre, dégouté, discriminé, abandonné de tous, embarqué par la voiture balai! Un pur scandale, vous dis-je! On se demande même ce que fabriquent les Association, à se préoccuper comme d’une guigne de la misère raciste qui lui a salopé le Tour , à notre pote Nacer. Sans compter, bien sûr, et là on atteint des sommets, que pas une seule femme ne saurait être admise à prendre part à cette affaire d’hommes blancs machos à roulettes et flonflons d’accordéon! Du sexisme total, vous dis-je! Une honte! Et même pas le moindre défilé à la Assa Traoré pour dénoncer cet effroyable complot machiste à pédales (n’y voyez aucune allusion malvenue, je parle de la propulsion des bicyclettes, là)! Comment se fait-il, je vous le demande, qu’on ne les contraigne pas à une stricte parité, ces fachos d’ASO, hein, comme aux départementales? Y a pas de raison, cornebleu! Comment ça, y en a? Ah oui, les nanas vont moins vite, et alors, ça vous suffit pour discriminer, ça? Suffit de les faire partir deux heures avant, m’enfin, c’est pourtant par compliqué tout de même! On n’a qu’à procéder comme au Festival de Cannes, on fait gagner la plus transgenre, ainsi arriverons nous, dans le vélo aussi, à éliminer les nauséabonds, ce n’est qu’une question de volonté, voyez-vous, avec un peu d’obstination on y viendra, on y arrivera!

Mais je m’égare, le sujet vélocipédique ne manque pas d’intérêt, bien sûr, mais là n’est pas la question. Ainsi que je commençais à vaguement le pressentir dans mon billet avorté de la semaine dernière -lequel revint à la vie quelques jours plus tard, tel un Danois fouteballeur- l’allocution présipédique du 12 juillet dernier connut un succès tout à fait extraordinaire. Pour tenter désespérément de se sauver les vacances, les malheureux non-encore vaccinés se sont précipités sur les centres à piquouse comme des rats sur une meule de Comté affinée vingt quatre mois. Afflux sans précédent, records de prise de rendez-vous, bref un tabac historique! Dans le même temps, les antivaccins, piqués au vif, organisèrent la contre-attaque! Défilés aux cris de liberté, liberté chérie! et autres Macron nazi, le peuple aura ton zizi! Bref, résultat des courses, les mesures covidoïdales éclipsent tout! Les histoires de réforme des retraite et autres billevesées passent par pertes et profits (comme on disait au temps de l’ancien plan-comptable) on n’en a plus rien à foutre. Les vraies questions tournent autour du pass sanitaire, de ses modes d’obtention et d’utilisation, des moyens un peu tirés par les cheveux de le faire respecter, tout ça, quoi. En gros, l’art et la manière de ne pas l’avoir dans le Q r code à compter de mercredi prochain, date à laquelle on ne pourra plus faire grand chose sans le sésame vital de la mère Améli. En tout cas, je vais vous dire un bonne chose: Macrounette et ses sbires sont tranquilles jusqu’à la rentrée. Avec une combine de ce niveau, et pour peu qu’ils nous dégottent une denrée du même calibre pour septembre, la paix sociale et la tranquillité politique se trouveront assurées pour un bon bout de temps. La campagne pour la présidentielle s’annonce confortable et la réélection du petit machin, quasiment pliée! Ce sont Mohamed et Mamadou qui vont être contents!
On le voit bien en ce moment même où vient d’éclater une affaire aussi grosse que celui qui en tient la vedette, je veux dire le Garde, Ducon-Abruti, là, vous voyez? Si l’on y regarde d’un peu près, nous avons là tous les ingrédients d’un scandale d’État tel qu’on n’en avait jamais observé depuis les origines de la Répupu. Un Ministre de la Justice plus ou moins propre sur lui, mis en examen pour avoir réglé ses comptes avec certains juges à qui il gardait, outre les sceaux, un chien de sa chienne. Vrai ou faux, on n’en sait rien puisque les dessous de l’affaire ne sont pas révélés au vulgum pecus, probablement moitié-moitié, d’ailleurs, mais l’important n’est pas là. L’énormité de la nouvelle réside dans le double constat qu’on affecte à certains postes primordiaux des personnages tellement douteux qu’ils mettent le gouvernement -et donc l’État- en danger de salissure indélébile, et, par ailleurs, que le pouvoir insensé qu’on a progressivement laissé aux Juges, entraîne ces derniers à régler leurs comptes au mépris total de toutes les règles, à commencer par celle qui régit la séparation des pouvoirs.
En somme l’heure est aux règlements de comptes, voilà, comme dans les Quartiers-Nord de Marseille, pareil! Les méthodes diffèrent car les voyous phocéens d’importation ultramarine ne disposent pas de pouvoirs régaliens, mais le principe est identique: Ducon se sert de son ministère pour aller chercher les magistrats dont il veut la peau, et ses ennemis du quartchier judiciaire utilisent leurs prérogatives constitutionnelles pour lui faire la sienne. Tout bêtement! Comme Sofiane de Sainte Marthe (la pauvre bienheureuse) s’en va balancer une giclée de kalachnikov à Rachid de La Rose, tandis que Béchir, le frangin de feu ce dernier, organise illico une expédition punitive en représailles. Pareil! Sauf que dans le cas qui nous occupe, les choses se passent Place Vendôme, voilà, en gros, la seule différence! Elle est belle, pas vrai, la Répupu au petit Manu!
En conséquence, pour peu qu’on y jette un coup d’œil, l’affaire en question serait normalement susceptible de faire grand bruit dans le landerneau politico-médiatique. Une embrouille de dealers dans les sphères les plus élevées du Pouvoir de la Cinquième, cela ne s’était encore jamais vu! Eh bien là, non, le flop! Tout juste deux petits articles dans les colonnes discrètes du Monde et du Figaro, deux mots mal foutus sur BFM TV et voilà tout! Ensevelie, la sombre affaire, sous l’avalanche des mesures macronno-covidiennes et les décombres des jolies vacances insouciantes d’avant discours présidentiel!
En vérité, je vous le dis, ils peuvent tous dormir sur leurs deux oreilles, Manu, Bribri et leurs petits camarades, à part les défilés à la con d’une poignée de tordus contre la dictature vaccinale, ils n’ont pas grand chose à craindre, l’avenir se trouve assuré!

Conservez vous bien et à la semaine prochaine.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN