Au trou!

Ça me rappelle une vieille chanson du père Maurice Chevalier, vous savez, celui qui chantait avec un canotier sur la chetron et un accent parigot antédiluvien, Momo, quoi -pas le Momo d’aujourd’hui, rien à voir avec le Prophète- un parangon de franchouillerie sympa, d’avant guerre et même largement d’après aussi. Une pointure, cela dit, ce mec, amant attitré de Fréhel, ce qui ne doit plus dire grand chose à quiconque, de Mistinguett, pour ceux qui par impossible en eussent entendu parler, et d’un certain nombre d’autres, dont Nita Raya, jolie Roumaine que l’histoire n’ a pas retenue. Un type intéressant qui disait par exemple « A soixante-dix ans, les femmes c’est mieux pour la santé de les avoir dans sa mémoire que sur ses genoux » ce qui dénote une bonne connaissance de la vie, assortie d’une dose massive de bon sens… Seulement, lui, il avait la mémoire pleine… En outre, grosse vedette hollywoodienne, adulé dans le monde entier, bref représentatif d’une époque où la simple évocation de la France faisait encore rêver. Les années anciennes, la joie de vivre, l’insouciance et la bonne humeur…le contraire d’aujourd’hui, en somme!
Je vous disais donc…ah oui, la chanson de Momo, voilà: « Ça sent si bon la France« , une bluette datant de l’occupation allemande, 1941, un truc pour essayer de ressusciter l’optimisme qui disait comme ça:

Le long des rues ces refrains de chez nous
Ça sent si bon la France,
Sur le trottoir ce clochard aux yeux doux
Ça sent si bon la France
Ces gens qui passent en dehors des clous
Çà sent si bon la France

Voilà! Ça sent surtout son vieux temps, hélas! Question parfum aujourd’hui ce serait plutôt le kébab et la chicha, quant aux refrains de chez nous, faudra se rabattre sur les ânonnements imbéciles et haineux des rapeurs vociférant dans les sonos surpuissantes des bagnoles emplies de « Jeunes »… Ça sent si bon la Chance pour la France, oui!
Le Rapeur, apparaît aujourd’hui comme le parfait symbole de ce pays qui s’en va en quenouille, pays envahi, socialisé, macronnisé, ruiné et foutu à plus ou moins brève échéance. Et jusqu’à présent il ne fallait pas y toucher, au Rapeur, le symbole hautement symbolique de la sacro-sainte « liberté artistique » (voir ici), protégé par la loi ainsi que par les juges (voir là) le délicieux artiste à la barbe fleurie pouvait tout se permettre, voir plus si affinités.
Manque de pot pour ces petits génies de la pastille et leurs affidés inconditionnels, il semblerait que tout à coup, ce statut éminemment privilégié vienne de voler en éclats!

L’affaire commença par la rencontre –a priori fortuite- de deux équipes rivales, les hommes de Booba et les gens de Kaaris. Vous ne savez pas très bien de qui il s’agit, je vous rassure, moi non plus. Et, très franchement, pas la peine d’approfondir, ces types-là appartiennent à un monde qui nous est tout à fait étranger, celui des quartchiers sans-cible, celui des commerçants en drogues molles et dures, celui des djellabas et des niqabs, bref le produit des effets conjugués du regroupement familial et des allocations du même tonneau. Bien entendu, les deux célébrités précitées en sont plus ou moins sorties, desdits quartchiers, vu les montagnes de pognon issues de leurs activités prétendûment artistiques, mais pour vivre dans l’opulence, y faut flatter çui-là qui finance, comme ils pourraient le glisser dans un de leurs petits textes si gentiment tournés (en cas de besoin, je pourrais leur filer des paroles: en deux minutes, à ce régime-là, n’importe quel analphabète vous plie une « chanson »).
Les deux grands artistes en question se détestent avec une cordialité tout à fait réciproque: rivalité professionnelle exacerbée par la nature plutôt violente de ces olibrius, particulièrement bas de plafond, qui consacrent l’essentiel de leurs efforts intellectuels à écrire des insanités mal ficelées. Aussi, le jour malencontreux où ils se rencontrèrent dans un hall de l’Aérogare d’Orly, ils ne purent s’empêcher d’en venir illico aux mains, sans sommation préalable. S’agissant de garçons bien nourris, bâtis en hercules et formatés dans les salles de muscu où ils passent le plus clair de leur temps, la confrontation fit bien du dégât. A tel point qu’il fallut fermer le hall sinistré ce qui entraîna pas mal de retards en plus de ceux qui affectent de manière générale et naturelle les vols dits « réguliers ». Outre la panique dévastatrice qui se répandit comme une traînée de poudre au sein des malheureux troupeaux de passagers, craignant une attaque en règle des commandos islamistes or something else, il fallut bien constater la destruction totale des deux ou trois boutiques duty-free qui se trouvaient, hélas, en plein champ de bataille. En deux mot, terreur et désolation! La soudaineté et la violence de l’échauffourée évoquaient de manière si irrésistible que je ne puis m’en abstraire en dépit du danger encouru, la rencontre de deux bandes rivales de chimpanzés au plus profond de la forêt équatoriale. Je ne sais si vous avez déjà assisté à ce type d’accrochage sanglant rapporté par tous les bons documentaires sur nos cousins les grands singes, mais ça fout la trouille, je vous assure! Ben là, pareil, jusqu’à l’agressivité bestiale venue du fond des âges et aux cris effrayants des belligérants déchaînés! Le temps que la flicaille intervienne et obtienne l’arrêt des hostilités, ce coin d’Orly s’apparentait déjà au Chemin des Dames à l’issue du troisième assaut!

Oui mais voilà, la révolution digitale étant passée par là dessus, il n’est plus possible aujourd’hui de se livrer à quelque acte que ce soit qui sorte un tant soit peu de l’ordinaire, sans que tous les smartphones environnants ne l’enregistrent aussitôt sous tous les angles et en vidéo-HD, évidemment. Collés en garde à vue, les deux vedettes et leurs nervis se virent ainsi présenter les preuves largement surabondantes de leur comportement de sauvages importés. Pas moyen de s’en sortir, leurs avocats respectifs en furent réduits à essayer de rejeter la responsabilité du premier geste sur la partie adverse. Le genre « c’est pas moi qu’a commencé, M’sio, c’est lui, là! »
Eh bien, croyez moi ou pas, mais les magistrats du Tribunal Correctionnel de Créteil ne s’en sont pas laissé conter: au trou tout le monde et que ça saute! Et ce en dépit d’une assistance fort nombreuse de jeunes gens issus de l’immigration, tout prêts à mettre le souk au prononcé de la sentence, mais foutus dehors manu militari, voire parfois pede militari, par des Forces de l’Ordre pour une fois assurées du soutien d’une Justice étrangement digne de ce nom…le numérique, quelle merveille! Certes, dans nos media, s’élevèrent,  pour dénoncer l’embastillement des petits chéris en question, un certain nombre de voix bien-pensantes…les mêmes, sans doute, que les adorateurs de Cantat, le massacreur de femmes: la chanson engagée, fût-ce sur les chemins de la perdition, présente pour certains un caractère absolutoire! Dieu merci les Juges du Val d’Oise s’en tinrent au bon sens avec une équanimité digne de leur fonction; qu’ils en soient loués (et non achetés, parce qu’un Juge. Monsieur, ça ne se vend jamais!).

Et voilà donc tout ce petit monde au gnouf! Pas le même, d’ailleurs, faut pas mélanger papier-cul et serviettes hygiéniques! Fleury Mérogis pour le commando frappeur de Bouba, lequel se retrouve au quartier VIP, voisin de Sa Majesté Salah Abdeslam, et Fresnes pour Kaaris -moins bien côté sur le marché du rap-  accompagné de ses petits camarades cogneurs. Ils attendront ainsi, tous, bien sagement, une audience prévue pour le mois prochain… Espérons seulement qu’entre-tant la juridiction en cause ne se ramollisse pas trop sous l’effet conjugué de la canicule et des enc… qui intercèderont en la faveur des ânonneurs de niaiseries hideuses.
En tout cas, un bon mois à l’ombre,  par les temps qui courent, ça ne peut faire de mal à personne, même pas à un rapeur… Et si ça se trouve ça va leur stimuler l’inspiration à ces deux-là…faut il le souhaiter? Qu’en pensez vous, tiens?

« Ton casier est vierge, même pas une peine aménagée (bientôt plus le cas de l’auteur)
Moïse ouvra (sic) la mer en deux, perso j’y serais jamais allé;
Le niquage de mère est journalier…
Négro, une haine venue d’ailleurs guide mes pas!
Ca c’est du Booba.

Issu du Sud sub-saharien,
Je t’allume si tu me sers à rien…
Les flics fachos rôtissent, même les manchots m’applaudissent!
…Tes potes et tes putes et ta team et ton sang,
Je leur encule leur ass sans forcer!
Ca c’est du Kaaris.

Vous préférez qui, vous?

Allez, bonne semaine à tous et que la canicule ne vous… ah flûte je ne trouve qu’une rime de rapeur!
Bon, ben conservez vous bien, voilà!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

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L’été se révèle plutôt chaud

Eh bien voyez vous, en fin de compte cette histoire de Benalla il n’y avait vraiment pas de quoi en faire un fromage. Mea culpa (comme disait le latiniste qui refusait de se laisser sodomiser, selon la formule San Antoniaise), l’affaire ne valait pas la peine qu’on s’y appesantisse, « une tempête dans un verre de flotte », comme dit Macrounette, voire « un tsunami dans une cuvette de chiottes », pour employer l’expression du vieux Maurice, lequel sait par expérience dans quelles sortes d’endroits fleurissent les différentes catégories de problèmes.
C’est en tout cas l’avis -autorisé par lui même- de Maître Jean Trentasseur (voir par exemple ici). Le macronothuriféraire en question, ex-socialo historique, se déclare aujourd’hui scandalisé au delà de toute mesure par la manière, selon lui éhontée, dont se trouve traité le « petit écart bien compréhensible » imputé urbi et orbi à ce pauvre garçon, si tellement bien sous tout rapport.
-« Un jeune homme pondéré, posé, équilibré et dévoué, incapable de violence gratuite et seulement prêt, quand l’exige l’Ordre-Républicain, à faire son devoir de citoyen super-musculeux. Quelle injustice de le jeter ainsi aux chiens, pour reprendre les paroles illustres du Grand François Mitterrand! La vie démocratique est dure, impitoyable, Alexandre paie, hélas, la haine de tous ces minables à l’encontre d’Emmanuel Le Providentiel! »

Tel que je le vois parti, le Maître, ça me rappelle un peu Don Gormas, vous savez, l’ex-futur beau-père de Rodrigue… Imaginez un peu, le plaidoyer de Présipède pour se dédouaner de l’affaire, mais à la manière de Corneille… Voyons voir:

Tirade de Don Macronnes

« Le grand cœur qu’il montra naguère à la télé,
Se découvrait déjà au sein de l’Élysée
Et, le voyant si fort aimer la République,
Mon chef de cabinet lui fournit un viatique
Pour que dans les manifs il s’en aille un peu voir
Jusqu’où le conduirait son idée du devoir.
Connaissant désormais son ardeur magnanime
Et ses gros bras tatoués que j’ai en haute estime,
Moi qui voulais pour garde un baraqué parfait
Je ne me trompais point au choix que j’avais fait!
Sachez bien que pour lui ma pitié s’intéresse,
J’admire son courage et je plains sa jeunesse,
Mais ce con m’a foutu dans un pétrin terrible,
Les Media déchaînés ont fait de moi leur cible!
Il me faut faire jouer la raison du plus fort:
Le pauvre Benalla vivra un triste sort.
Viré comme un péteux à coups de pieds aux miches,
Il ne côtoiera plus le Président des Riches! »

Exit donc Alexandre, le petit trou de balle d’occasion qui avait pris le melon en même temps que son service comme porte flingue du Palais. Très franchement, on a trop parlé de ce type! D’ailleurs il n’y a plus guère qu’une espèce de sale gauchiard de reporter à Libération qui continue à sortir des vidéos sur lesquelles on ne voit rien, histoire de prétendre enfoncer encore le clou planté dans l’auguste derrière macronnien. Mais en réalité, aucun intérêt, aucune importance, juste un petit incident révélateur de la dégringolade républicaine, laquelle se poursuit tranquillement, sans même s’accentuer. Nous avons connu les amours contrariées puis triomphantes de l’ami Nicolas, dit Talonnettes; les croissants du petit matin sur le scooter du camarade Hollandouille voir ceci. Et cette fois c’est le petit copain Alex, avec sa bande un peu chelou et ses méthodes expéditives; tout cela s’accorde parfaitement avec les partouzes LGBT de l’Elysée et autres fantaisies encore plus hard, bien que non médiatisées.
Ça se tient de plus en plus mal, Faubourg Saint Honoré mais, que voulez vous, il faut vivre avec son temps, et le nôtre, décidément, favorise le bordélisme à tous les étages, la pétaudière généralisée, le mélange des genres, des ethnies (les races se trouvant désormais abolies), l’analphabétisme triomphant dans nos Universités délabrées, le shit pour tous et en vente libre dans nos vastes supermarchés allahouakbar de banlieue, les jeux informatiques pour abrutir les générations les unes après les autres, les réseaux sociaux qui répandent dans le monde entier la bêtise et l’ignorance; en un mot la décadence! Chez nous, tout ce fatras précède, je le crains, le basculement prochain dans l’ordre islamique… la nature ayant horreur du vide, elle comblera notre insondable vacuité avec les moyens du bord: la Charia.

Ce matin au bistrot les rangs apparaissent fort clairsemés. La chape de plomb d’une espèce de canicule inavouée écrabouille tout le monde, surtout les vieux. Pas de Blaise Sanzel, à quatre-vingt-dix balais vachement tassés on ne se risque plus dehors par ces températures. Maurice, lui, c’est différent, primo il trimballe une santé en béton vibré et secundo il se pointe chez Thérèse dès l’ouverture, au petit matin, et il n’en décarre plus avant que la brave femme ne tire le rideau. Bien sûr tout cela représente un nombre astronomique de demis-pression, entrecoupés de l’incontournable Ricard des tournées estivales entre vieux potes, mais faut ce qu’il faut, la fidélité aux habitudes invétérées comporte ses exigences, incontournables, obligatoires, quasi-fatales, on n’y peut rien.
Moi aussi, je suis venu sécher quelques verres, comme il se doit. Seulement pour rentrer après, à vélo, sous un cagnard pareil, je vous le donne en mille, vous ne devinerez jamais… J’ai remplacé le pastis par du Perrier…avec rondelle de citron certes, mais tout de même! Ta douleur, du Perrier, sera donc éternelle…

Allez, vaut mieux arrêter là, de toute façon le réchauffement climatique nous fera tôt ou tard le coup du père François…benedicat vos Omnipotens Deus.

Bon Dimanche tout de même et à la semaine prochaine si tout va bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Benalla akbar!

Somme toute ça tomberait plutôt bien cette histoire, en plein pendant les vacances, avec la canicule, le pastis et le rosé, la torpeur quoi. A part les journalopes qui, en toute saison,  démarrent au quart de tour sur ce genre de coup, les politicards d’opposition super-émoustillés par l’aubaine et quelques vieux grincheux, de ci-de là, restés dans leur trou en attendant de partir au rabais  quand les jeunes seront de retour, à ces exceptions près, vous dis-je, tout le monde s’en fout de Benalla. Présipède, pour lui, le mieux c’est encore de ne pas moufter, d’attendre que ça se tasse et d’envoyer au casse pipe son vieux Gnafron de la Place Beauveau, sans oublier Barbapoux, le Premier Ministre, lequel n’y est pour rien mais se trouve bien obligé de faire comme si; il faut à tout prix protéger le patron, que voulez vous, car c’est de lui que procèdent les cascades de bienfaits dont se gobergent les vainqueurs de 2017. Hors Macrouille point de salut!
Bien sûr dans le genre énormité il apparaissait difficile de faire pire. Surtout quand on commence à dérouler la bobine et qu’on entrevoit déjà un système au sein duquel les racailles occupent gaillardement le terrain élyséen. Benalla-le-Terrible ne représente que la pointe extrême de l’iceberg. En dessous, dans les coulisses feutrées des déambulations républicouilles, on trouve de sacrées pointures, des olibrius plus aisément  rencontrables au fin-fond des quartchiers sans-cible et des cités dealeuses qu’aux sommets de l’État et du Faubourg Saint Honoré. Jugez plutôt: un bon copain de Jawad Bendaoud, le meurtrier en liberté hébergeur des tueurs du Bataclan; un islamiste réputé, supporter inconditionnel d’Erdogan; un « humoriste » fanatique absolu de Mohamed Merah; une mordeuse de flics; un massacreur de socialos à coups de casque de moto; j’en passe et des plus pittoresques encore… Bref le Cabinet du Président, quoi, le staff du big boss de la Répuburne de mes deux Bliques! Cela donne une idée -bon ça fait quand même un moment qu’on commence à l’avoir- de l’état de l’État, un bordel pareil ça frise le génie! Une œuvre d’art, je vous jure… d’art contemporain, bien sûr, mais tout de même!

Alors j’en reviens à notre copain Alexandre…au fait pourquoi Alexandre? Vous lui trouvez une chetron à s’appeler Alexandre vous autres? Bon, bref, un garçon très attachant, vous savez, gendarme de formation…enfin formation légère, juste un peu, histoire de dire, vous mordez le topo… Et puis recyclé quelques temps dans la sécurité des grossiums du Parti Socialiste…mais viré fissa par Montebourg le jour où, ayant provoqué un accident, l’ami Alex n’a rien trouvé de plus adapté que d’écraser l’accélérateur et de foutre le camp en trombe…gendarme… On le retrouve aussi un temps aux côtés de l’avocat radié du barreau Karim Achoui pendant que ce dernier présidait la Ligue De Défense Judiciaire des Musulmans sans toutefois se priver d’extorsion de fonds, violences conjugales, blanchiment d’argent, complicité de faux et assistance au gangster Antonio Ferrara pour faciliter son évasion, entre autres joyeusetés! Belle fréquentation pour notre petit pote Benalla, lequel aurait, vers cet époque et sur piston de la Ministre Najat, intégré les Services Secrets Marocains auprès desquels il émergerait toujours, selon les bruits qui courent, mais ça, bien entendu c’est secret, par définition, alors vous savez, quand on n’est pas sûr… je n’ai rien dit, voilà.
Et c’est donc ce mec là, vaguement bombardé Lieutenant-Colonel de réserve, qui se retrouve adjoint au chef de cabinet de Macrounette, avec dix-mille Euros mensuels, un appartement à l’Alma, une bagnole de fonction à faire crever d’envie le camarade 007 et même un badge officiel pour accéder à l’Hémicycle du Palais Bourbon!
A l’Élysée ce charmant jeune homme, si proche de Présipède que c’en est à se demander… dirigeait une petite équipe de flics et de gendarmes plus ou moins détachés, ça s’appelait carrément « la bande à Alex« , tout un programme…

Quant à notre cher petit Président de la Répupu, le voilà bien embêté.  Au début, quand l’intervention musclée du 1er Mai commençait à se savoir, il a dit: « Touche pas à mon pote! On lui fait une mise à pied bidon et on n’en cause plus! » Dont acte, c’est bien ce qui s’est passé, on n’en a plus jamais parlé jusqu’au moment -en pleine torpeur juillettiste donc- où Le Monde  a fini par se décider à sortir l’affaire.  Et là, forcément, qu’est-ce que vous voulez, on en reparle! Comme je vous le disait plus haut, le moment n’a pas été choisi au hasard. Il fallait bien que ça  pète, par la force des choses, tous les grouillots un peu informés savaient et tous enquêtaient en douce, c’était à celui qui dégotterait le truc publiable le plus vite possible tout en évitant le faux pas, l’à-peu-près ou l’affirmation insuffisamment étayée. Là faut pas déconner, on s’en prend à du lourd; déjà avec un scoop tout ce qu’il y a de plus incontestable le risque apparaît immense de s’attaquer au cœur du réacteur, alors il faut du courage et de la certitude. Toutefois, un jour où l’autre, un intrépide, un téméraire, voire un homme de conviction, genre Libé. mais franc du collier, aurait bien fini par dévoiler le pote au rose (enfin ex-rose désormais LREM), surtout que les vidéos, quand ça commence à exister on finit toujours, à un moment ou à un autre, par ne plus rien maîtriser.  Alors il a bien fallu se résoudre à demander aux amis du merveilleux quotidien fondé par Hubert Beuve-Méry, de publier ce merdier au  moment le moins inopportun. Perdu pour perdu autant limiter un max l’explosion de la bombe atomique et ses dégâts collatéraux.
Parallèlement on va organiser une commission d’enquête parlementaire pour enterrer l’affaire en douceur. En même temps le judiciaire suivra tranquillement son cours après la mise en examen de notre petit héros du jour, le flamboyant Alexandre. Le mois d’Août passera là dessus pour gommer les aspérités… Juste un truc: ils se sont débrouillés pour lui carboniser le mariage, à Alexou, à un poil près il passait dire oui devant Santini hier matin! C’est à se demander, tout de même…jalousie, jalousie quand tu nous tiens…

Allez, vous m’excusez, faut que je vous laisse, aujourd’hui je navigue. A la semaine prochaine si la mer le veut bien.

Amitiés à tout … Benalla Akbar!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Prosper Yoppelbaum

Parfois, comme ça, au détour de la conversation, une question surgit, embarrassante, inattendue et propre à créer ces quelques instants de silence qui caractérisent la recherche généralisée d’une réponse aussi fugace qu’improbable.
Cette fois, le coup part d’un Grauburle à peine affecté par les quatre premiers Ricard qu’il vient de s’entifler -pareil que les copains- dans la touffeur déjà pesante de cette fin de matinée dominicale et pré-footballistique. Il est vrai que DERRIERE NAPOLEON n’a toujours pas la clim, machin d’un autre âge que le sien, vénérable, qui, en cas de grosse chaleur prévoyait juste de faire du courant d’air en laissant ouverte la porte des chiottes et en bloquant celle de l’entrée principale au moyen d’une de ces chaises au rond dossier qui n’existent plus que dans les souvenirs des vieux et chez quelques brocanteurs de l’arrière-pays.
Il nous fait comme ça, le Marcel:
– » Et au fait alors, vous savez vous, qu’est-ce qu’y devient le père Chirac? »
Dedieu, tu parles d’une question, toi? Et comment on saurait, nous autres, vu que les baveux eux-mêmes ne traitent plus le sujet depuis une éternité. D’autant que Dame Bernadette elle même, question santé ça part en couilles complet, la grosse poisse, le fauteuil roulant et tout le toutim, plus bankable la pauvre mémère, alors on s’en désintéresse carrément et, ces deux pauvres vieux, on les laisse crever dans un silence médiatique qui, somme toute, satisfait tout le monde…sauf des kroumirs genre Grauburle! Cette catégorie de poivrot ça veut toujours tout savoir et rien payer -façon de parler, car chez nous les conso ça se règle rubis sur l’ongle, Thérèse y veille avec un soin religieux- et tant qu’il n’aura pas un minimum de réponse il campera sur sa question comme un grognard devant Tilsit. On n’en sortira pas!
Donc faut faire quelque chose…dans ces cas là, comme on n’est pas, certes, des perdreaux du siècle mais qu’on a encore du répondant up to date, on fait quoi? Ben oui, on dégaine les smartphones et vas-y que je te tape le patronyme de l’ex-Présipute dans l’espoir de dégotter du solide avant les copains…peine perdue, que dalle, rien de récent ni de costaud, le désert de gobi, comme disent si bien nos pescadous lorsqu’ils rentrent bredouilles (1). A part le sémillant Villepinette, qui, entre deux calinous lambertisés, confiait en Mars dernier « il va aussi bien que possible » -ce qui, en l’espèce, tendrait plutôt à accréditer l’hypothèse du naufrage total et absolu- rien d’autre! Plus de son-plus d’image, écran noir, black-out définitif. Seul l’enterrement nous le remettra quelques heures au goût du jour; va falloir qu’il attende un peu, Grauburle, ces choses-là ne se commandent pas.
Sinon, on trouve des vieux trucs dans ce genre-là qui remontent à l’an pèbre et ne nous apportent guère plus qu’un peu de nostalgie… l’époque où votre serviteur s’exprimait volontiers en vers de mirliton, ça m’a passé, allez donc savoir pourquoi… l’inspiration c’est un peu comme la chaude-pisse, ça vous brûle grave sur le moment mais une fois bien soigné on n’y pense même plus. Moi, ce qui m’a guéri de ce genre d’infection purulente c’est sans doute de m’être essayé -avec un bonheur tout à fait relatif- à la vraie poésie (voir ici et ). Après on n’y revient plus, le chemin est trop dur et la concurrence des génies disparus trop rude. Verlaine, Baudelaire, Apollinaire… il peut toujours s’accrocher le Nouratin!
Alors, pour ne pas rester complètement sec, c’est Jean Foupallour qui réussit à balancer le dernier mot sur ce sujet délicat… et la délicatesse n’étant pas à proprement parler sa caractéristique majeure ça donne ce qui suit:
-« Ho ben tu sais, Marcel, quand on a la cervelle comme le jour où t’avais bouffé des huitres un peu fatiguées, enfin je veux dire le résultat final, quoi, celui qu’on évacue en tirant la chasse, ben t’as plus grand chose pour intéresser la race humaine, vu que t’en fais même plus partie! »
-« L’espèce, corrige notre ami Prosper Yoppelbaum, l’espèce, pas la race Jeannot! Attention à ce que tu dis, l’emploi de ces sortes de mots pourrait bien désormais te conduire au trabuquet, tu sais, on ne rigole pas avec la race, mon pauvre vieux, de nos jours tu te retrouves en correctionnelle pour moins que ça. Nous autres, dans la famille, la race on s’en est toujours méfié à cause des Chleus qui nous couraient après avec la trique et la schlague histoire de nous fignoler la cuisson à feux vif, mais vous, désormais, c’est pareil, vous risquez à peine moins. Es qualité de mâles-blancs-franchouilles-de-souche, il vous appartient de surveiller votre langage comme du lait sur le feu, sans quoi vous vous retrouverez face à un juge du Syndicat de la Magistrature qui vous brisera les reins avec un plaisir même pas dissimulé! Prends garde Foupallour, prends garde, la race blanche te regarde… d’un sale œil…l’espèce, n’oublie pas…et encore, tu sais, au fond le mieux serait encore que tu fermes complètement ta grande gueule… en pareil cas ça reviendrait un peu comme la limitation de vitesse à zéro kilomètres-heure: plus aucun risque et le Bon Dieu pour tous les baptisés (si possible au sécateur mais c’est pas donné à tout le monde!) et vive le Peuple Élu …oh merde, j’ai intérêt à faire gaffe moi aussi, avec la faune qui se trimballe dans l’environnement, désormais! Déjà qu’on ne peut même plus porter la kippa sans se faire arracher les burnes au premier coin de rue… vous me direz, moi la kippa ne m’a jamais beaucoup grattouillé le cuir chevelu mais c’est la question du principe, quoi! Aujourd’hui la djellaba et le bonnet à sourates ça passe très bien, surtout avec la barbouze hirsute de l’imam Akbar Bapou, mais la kippa, la race, les petites nanas à moitié à poil qui faisaient le bonheur de nos rue, c’est fini, tout ça, liquidé, foutu, dézingué, carbonisé! Et vous savez à qui la faute, hein! Les Framac, les Cathos, les Bobos… et les Juifs, naturellement, à venir engraisser le discours des soi-disant Lumières, des droidlom et de la fraternité de mes deux! En vérité je vous le dis, chers Chrétiens des Alpes (Maritimes): les plus cons de tous, contrairement à ce qu’un vain peuple pense, ce sont les Juifs, enfin les Ashkénazes comme moi, parce que les autres, sur le sujet on ne la leur fait pas…mais ce sont des africains, vous savez, eux s’adapteront. Pas nous autres, tous autant que nous sommes! Nous avons creusé nos tombes avec nos illusions bisounoursiques! Les zobes secs c’est pour bientôt, prépuce ou pas! »

Je ne crois pas vous l’avoir encore présenté, Prosper, il faut dire aussi qu’on le voit débarquer seulement en temps de vacances. Normal, un Parisien le mec, un Germanopratin, même, c’est tout dire…mais atypique, pas comme tout le monde là bas, un type intelligent, une sacrée pointure. Copain d’école de Finkielkraut et dans un schéma de pensée comparable, pas le Juif classique de gauche avec portefeuille à droite. La preuve, on le voit Derrière Napoléon, il boit le coup avec nous autres sales fachos et en plus il se fout lui aussi de la gueule de l’ami Jean Trentasseur, le macrono-socialo de service.
Son idée au sieur Yoppelbaum consiste essentiellement à considérer les gens et les évènements à l’aune du seul bon sens. Il dit ainsi « nous autres, nous nous sommes réfugiés en France au moment où ça bardait grave pour nos matricules; après, profitant des places libres et du caractère bien pépère des Français, lesquels voient l’avenir heureux au travers du prisme de l’emploi public, nous avons pratiquement trusté tous les créneaux profitables, et ce avec tellement de bonheur que les patrons aujourd’hui c’est nous; et au lieu de remercier le Ciel de nous avoir fourni une nouvelle terre promise de ce calibre, nous avons trouvé quoi? Eh oui:  favoriser l’invasion de ce lieu béni  par nos ennemis les plus acharnés, ceux dont l’objectif obsidional se borne à nous couper tout ce qui dépasse, avant de nous exposer, sanguinolents autant qu’agonisants, à la vindicte populaire ».
Il voit les choses comme cela, Prosper, et il estime le point de non-retour à peu près atteint. Sa progéniture fricote désormais aux Etats-Unis -et non en Israël, bien sûr, faut pas déconner- quant à lui, à soixante-dix balais, il reste où il est, avec ses habitudes et ses petits plaisirs, sachant que les envahisseurs ne seront pas à Saint Germain des Prés avant un bail. Les beaux quartiers accueillirent en leur temps les immigrés du style Famille Yoppelbaum, maintenant aux banlieues de faire le boulot, chacun son tour! Mais il aura juste le temps de claquer, Prosper…après lui, le déluge!

Voilà donc pour ce garçon, au demeurant fort sympathique et parfaitement capable de s’enfiler ses quinze pastagas comme les copains. Comme quoi, on peut dire tout ce qu’on veut mais des hommes dignes de ce nom il s’en trouve partout, dans tous les milieux, dans toutes les religions…mais pas dans toutes les races, vu que ça, ça n’existe pas, cré vain dieu et par surcroit c’est défendu! Le seul ennui, c’est qu’il y en a peu, des hommes dignes de ce nom… sans compter que le plus souvent ce sont des femmes…

Allez, à bientôt, n’arrosez pas trop la victoire des Bleus-Foncés… si les Croates veulent bien, évidemment… et surtout évitez de vous essayer, en cas de but, à la danse du chimpanzé, pour ça il faut l’âge, la souplesse et les origines ethniques (j’ai pas dit raciales: pas fou) de nos aimables jeunes fouteballeurs, vous risqueriez l’entorse voire la coxalgie!

Bonne semaine à tous, les amis.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Gobi: appellation locale d’un poisson vulgaire et plein d’arêtes qu’on trouve au large de nos côtes.

Une fois qu’on a passé les bornes…

Ce coup-ci y en a marre! Raz le bol, plein le dos, plein le…enfin vous voyez! La mesure est comble, la coupe pleine et toutes les bornes sont dépassées! Comme le faisait remarquer fort judicieusement Alphonse Allais « une fois qu’on a passé les bornes, il n’y a plus de limites ». C’est ce qui arrive à ce pauvre pays de nazes, pays des  droidlom et des petits fouteballeurs bleu-foncés…il franchit sans barguigner tous les garde-fous; du coup les sinoques se retrouvent complètement lâchés dans la nature, plus rien ne les garde et personne ne nous en protège: désormais tout espoir fout le camp vers des cieux plus raisonnables, pour la France, c’est foutu. On est foutu!
Jusqu’à présent, aucun doute ne subsistait vraiment. Depuis longtemps la déchéance imbécile et la décrépitude sénile dont nos fabuleuses élites s’appliquaient à nous faire à tout bout de champs l’éclatante démonstration, nous apparaissait comme de nature à provoquer tôt ou  tard l’effondrement cataclysmique d’une France qui sapait allégrement ses propres fondations. Cependant l’apparence d’un état encore solide, campé sur son organisation bonaparto-gaullienne, pouvait encore laisser croire à une déchéance de long terme, une lente agonie dont seuls nos lointains descendants verraient la fin. Sauf que là, maintenant, c’est l’État lui même qui place les charges de poudre à la base de ses murailles, le puissant cuirassé se saborde, comme la flotte de Toulon en 42, pas question de se battre, l’ennemi a dores et déjà gagné!

Le Conseil Constitutionnel, oui, vous savez, les « Sages de la Rue Cambon », le machin créé en 1958 pour juger de la conformité à la Constitution des lois votées par le Parlement. L’idée, déjà, apparaissait modérément démocratique dans la mesure où il s’agissait de confier à des clampins choisis, qui par le Président de la République, qui par celui de la Chambre, qui par celui du Sénat  -des copains, certes, mais non élus-  le soin de foutre en l’air si bon leur semble,  les décisions arrêtées par les représentants légitimes de la Nation, en d’autres termes par la Répupu soi même. Le Conseil Constitutionnel, c’est donc ladite Répupu qui, en douce, se fait corriger la copie par l’amant de la voisine du dessous! La combine est d’autant plus tordue qu’elle possède une géométrie variable:  suivant les majorités, au hasard des errements démocrassouilles, ses membres se retrouvent plus ou moins à droite ou plus ou moins à gauche, plus ou moins franc-maçons (plutôt plus, en général), plus ou moins gâteux s’agissant notamment des anciens chefs de l’État à qui la Loi Suprême réserva un siège viager, à une époque où les types claquaient dans leurs septantièmes années. Les excellents Valéry et Jacquot n’étaient pas prévus au programme!
Le Conseil Constitutionnel, vous disais-je -on va dire le Concon, ça ira plus vite, vient donc de prendre une décision qui vaut son pesant de crotte de chien, c’est moi qui vous le dis et je m’y connais, vous pouvez me croire, vu le nombre incalculable de fois où j’ai marché dedans au cours d’une vie déjà fort longue (ce devait être le plus souvent du pied gauche, car pour être toujours là après tout ce qui m’est arrivé depuis la première moitié du siècle dernier, il faut vachement de bol, croyez moi). Cela dit, bon, on va finir par y parvenir, un peu de patience, l’extrême gravité du propos, nécessite qu’on l’amène en douceur, sans brutalité et avec tout le tact et la mesure nécessaires pour éviter les crises cardiaques et autre AVC, qu’annoncé sans ménagement il risquerait de provoquer chez mes bien-aimés -rares et donc précieux-  lectrices et lecteurs.
En un mot comme en cent, donc, voilà ce qu’ils ont trouvé Vendredi les soi-disant Sages du Concon. Vous connaissez -ou pas- le sieur Cédric Hérrou, un prétendu « agriculteur » de la vallée de la Roya, au dessus de chez moi, le long de notre frontière avec l’Italie. Cet individu, installé dans un gourbi de montagne, passe le plus clair de son temps à transporter et à héberger les clandestins qui viennent aimablement nous envahir. Les tribunaux, bien obligés d’appliquer la Loi, même s’ils ne le font qu’à reculons, vu que Hérrou c’est un gauchiard du même acabit que la plupart des juges, mais en plus activiste, l’ont condamné à des peines, certes gentillettes mais suffisantes toutefois pour que les règles mises en place par l’ineffable Sarko, permettent à l’intéressé -ou à ses potes- de saisir le susdit Concon, lequel vient de trouver la solution finale: le « Principe de Fraternité »! Oui mais encore, observeriez vous pour parler comme il convient aujourd’hui, disez nous un peu cékoi le principe de brozeure-niqué ?
Eh bien mes chers amis, le principe en question, dans le genre arnaque de grand style  -ou, si vous préférez, de meurtre avec préméditation-  on n’avait pas fait mieux depuis la prise de la Bastille! Et justement il y a un lien, puisqu’aussi bien notre affaire trouve sa source dans cette Grande Révolution Franchouille qui a tant œuvré pour remplir les cimetières. Suivez moi bien, la devise de la Répupu tient en ces trois mots glorieux et généreux autant que lapidaires: « Liberté, Égalité, Fraternité ». La liberté, ma foi, on s’en est vachement servi, notamment pour entuber les braves gens qui s’en trouvent privés parce que la leur ferait obstacle à celle d’autres, plus dignes sans doute d’intérêt. L’égalité apparaît comme une denrée fabuleuse que l’on peut mettre à toutes les sauces pour justifier la plupart des injustices, des dilapidations et des saccages, mis en œuvre par nos maîtres à penser et à gouverner afin de caresser dans le sens du poil les abrutis et les fainéants dont se trouve constituée leur base électorale. La fraternité, en revanche, excepté les velléités fuligineuses de Ségo La Pintade dans les déballages psychédéliques de son inénarrable campagne, en 2007, nul n’était encore parvenu à s’en servir à des fins de démolition sociétale.
Le mal est réparé! Le Concon, lui, il a trouvé la coupure en portant ladite « Fraternité » au rang de principe constitutionnel, donc supérieur par nature aux lois et des règlements de la Répupu, quels qu’ils puissent être.
Alors, suivez moi bien, désormais tout ce qui est écrit dans les centaines de milliers de pages des centaines de codes à la con et autres recueils de textes administratifs, se doit impérativement d’être fraternel. Ne vous figurez tout de même pas, restons sérieux, que l’absence totale de fraternité qui caractérise votre percepteur quand il vous colle un redressement ou bien encore le radar automatique lorsque vous dépassez la vitesse fraternellement autorisée, puissent se voir concernés par le principe en cause, non, là vous pouvez toujours vous brosser. En revanche, lorsque vous rencontrez un jeune malien en manque cruel d’affection, occupé à donner un bon coup de grosse quéquette à la demoiselle qui passait par hasard, vous n’avez pas intérêt à tenter de l’en empêcher. L’exemple paraît sans doute un peu outré mais pas tant que cela, si vous regardez bien, puisque l’idée de départ consiste à  considérer l’aide aux « migrants » entrés en fraude sur le territoire national  comme légitimée par la Constitution. Le camarade Herrou peut donc à bon droit jouer son rôle de passeur plus ou moins bénévole sous l’œil bienveillant de la Répupu. Et comme l’aide à ces malheureux en détresse relève au premier chef de la solidarité fraternelle, pour le jeune Malien ci-dessus mentionné, gaffe, il a vraiment besoin de se rasséréner le bousticateur… n’allez surtout pas lui gâcher ce bref moment de fraternité! Mais ne vous avisez pas d’en faire autant, bougre de salaud, il vous en cuirait grave, surtout avec la jurisprudence Weinstein!

Pour résumer la situation, la plus haute autorité de l’État, juge suprême des lois,  permet de désobéir à ces dernières lorsqu’il s’agit de favoriser l’invasion africano-musulmane. C’est ça que ça veut dire, rien d’autre! En guise de justification elle nous exhume ce vieux concept d’inspiration maçonnique, fumeux et imprécis, gravé en lettres dorées au fronton des édifices républicains: fraternité. Et c’est à cause de ce bidule que seront bradés notre identité, notre sécurité, l’héritage de nos ancêtres et l’avenir de nos enfants!
Y a pas à tortiller, c’est chouette la Répupu, spécialement quand ça franchit les bornes! Maintenant les amis, il n’y a plus de limite…mais réjouissez vous sans retenue (comme on disait dans les lycées en 68) « la France » est en demi-finale, alléluia! Pour peu que nos amis Belges se montrent compréhensifs vis à vis de nos chers petits Bleus (foncés), à tous les coups on disputera la finale et Macrounette pourra se refaire la cerise!
Et tout cela dans un esprit de fraternité bien comprise puisque ça se passe en Russie, que six Russes c’est six Slaves, six Slaves c’est qu’y s’nettoie, et s’y s’nettoie c’est donc ton frère!
Faites pas attention, la chaleur sans doute…

Que l’Esprit de la Sainte-Fraternité vous inonde sans toutefois vous noyer!
Amicales salutations à tous et à la semaine prochaine.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

Les fiertés de Présipède

Comme vous l’aurez sûrement remarqué, l’horizon de notre cher petit Présipède tendrait, ces derniers temps, à s’obscurcir un peu. Oh, bien sûr, rien de méchant, juste quelques petits nuages éthérés, voyez vous, une petite baisse passagère de luminosité qui altère à peine la sérénité d’une atmosphère de début d’été quasi-caniculaire. Le petit hic, c’est dans l’ordre de la popularité qu’on le perçoit le mieux, la garçon perd sept points d’un coup! On ne sait pas trop pourquoi, d’ailleurs, il faudrait creuser puisqu’après tout il accumule les succès -certes toujours plus ou moins bidonnés- et les satisfécits médiatiques lui tombent encore dans l’escarcelle comme aux temps flamboyants de Juin 2017. La SNCF termine, dans l’indifférence générale, sa grève à programmation digitale trimestrielle; sa traversée de la crise migrantesque se poursuit sans naufrage vu qu’il a choisi la voie tortueuse du compromis vaseux à visée humanitaro-européo-salvinienne et il s’apprête, à l’issue d’une marche des invertis-fiers-de-l’être discrètement patronnée par l’Elysée, à recaser la Mère Veil et son tendre époux au fond glorieux des entrailles du Panthéon:
-« En voiture Simone, entre ici avec ton cortège innombrable d’anges remboursés par la Sécu… »
Un vrai bonheur, surtout après les glorieuses incertitudes d’un football capricieux qui ouvre à la France bleu-foncée l’accès, tant espéré par tout un peuple de gogos-cuculs, aux quarts de finale de la Coupe du Monde.
Désormais il va monter, l’ami Macrouille, en première ligne de la bataille de baballe qui se joue au sein de l’Empire Poutinien. Comme promis par lui à Deschamps et à ses petits millionnaires à crampons, nous allons maintenant le voir exploiter à bloc le monstrueux espace communicatoire offert par l’invraisemblable retentissement du jeu de ballon rond. Dès à présent nous le verrons tirer le profit maximum d’une heureuse première victoire de phase-finale et surtout, le 6 Juillet prochain il s’emploiera, en plein milieu des tribunes du stade flambant-neuf de Nijni Novgorod, à apparaître comme le supporter le plus fervent de son équipe nationale. Il se murmure d’ailleurs qu’une querelle ferait rage parmi son staff marketing sur le point de savoir s’il conviendrait ou non, ce jour là, de lui badigeonner la gueule en bleu-blanc-rouge. Une petite marque discrète sur chaque joue, au moins… d’autant qu’aux dernières nouvelles il aurait refusé tout net de se laisser teindre la chevelure, pour l’occasion, aux couleurs de la Répupu, faut tout de même pas déconner, il y a des limites!
A partir de maintenant, en tout cas, il joue gros, Présipède! ¨Pour un politicard de cette acabit, une victoire en Coupe du Monde c’est plus important que n’importe quelle action d’éclat, style réformette des Chemins de Fer, c’est le Graal du Quinquennat. Souvenez vous de ce brave Chirac, le coup de boost des trois buts à zéro encaissés par les pauvres Brésiliens! Macrounette prendrait d’un coup une dimension héroïque assortie d’un énorme gain en termes de popularité. Il va tout faire, le mec! Il serait prêt à n’importe quoi, soudoyer les arbitres, coller de la mort-au-rat dans les bidons de l’adversaire, brûler dix-mille cierges devant l’autel de Saint Étienne -patron incontesté du foot franchouille- voire même user de sa nouvelle qualité de Chanoine de Latran pour intercéder directement auprès du Bon Dieu! Après tout, il s’est fait pote avec le Pape, non? Faut bien que ça serve à quelque chose ces conneries-là!

Et d’ailleurs, pour se fourrer dans les petits papiers du Saint Père, il a un truc le petit coquin à sa Bribri: il tient, à peu près à lui tout seul, une espèce de ligne conciliatrice dans la crise européenne dite « de l’immigration ». Entre les positions bisounoursiques d’états gauchiards tels que l’Espagne et le Portugal, prêts à ouvrir l’Union à tous les vents africains, et le bloc des  pays désormais catalogués « populistes » de plus en plus nombreux et écoutés, qu’on le veuille ou non, vous trouvez nous, enfin je veux dire la Répupu Franchouille ou plus précisément son joli Président, protecteur de la chèvre et du chou, ainsi que de tous les LGBT et fiers de l’être.
Alors, lui son idée consiste, depuis le début du patacaisse, à inviter les « pays d’entrée » à créer des camps -attention, hein, pas Buchenwald, des centres d’accueil sympas- pour faire le tri entre ceux qu’il faut garder (à peu près tous) et les autres qu’on va retourner à l’envoyeur. Et comme d’après lui, la France ne fait pas partie desdits « pays d’entrée », enfin, pour le moment, le mec se préserve l’opinion publique tout en restant ferme sur le côté humanitariste des choses, Pays des Droidlom oblige. Il peut ainsi continuer à faire la leçon aux sales fachos de l’Italie. Ces derniers ferment leurs ports aux navires battant pavillon ONG, tout en accueillant quand même les vrais sauveteurs, comme ce cargo chargé d’une centaine de pauvres bougres qui se noyaient à la suite d’une mésentente entre les passeurs et les humanitaires. Pour Présipède, il ne faut pas faire comme ça, pas du tout: on laisse entrer le barlu, on engueule le capitaine qui a empêché les gardes-côtes libyens de faire leur boulot, et on fourre toute la cargaison dans un « hub » de tri sélectif. Et pas de problème pour le hub en question, on lui filera un peu de blé pour le construire aux frais de l’Union.
Alors, hein, vous voudriez qu’il dise quoi, le bon François à son Jésus? Ben oui: « ego te absolvo a peccatis tuis, Simona Veilam et avortementum, pederasticos LGBT compressis« . Comme ça, avec le coup du Chanoine de Latran en supplément de programme, c’est apotheosis macronibus. Grâce à M. et Mme. Macron et la France redevient, sinon la fille aînée de l’Église, rôle qui revient plutôt à l’Argentine malgré son jeune âge, tout au moins sa bonne copine plus ou moins fréquentable.
Et du coup, Macrouille nous fait passer les décisions foireuses du Conseil de l’Europe, pour un message de paix et d’amour… et tout va pour le mieux dans la meilleure des Unions possibles…sauf…

…Sauf quand même ce qui se passe du côté de chez la brave Angela, complètement dépassée par les évènements, quasiment foutue pourrait-on avancer sans trop de risque. Son ministre de l’Intérieur et principal allié électoral, Horst Seehofer (sieg heil !) une espèce de sale Bavarrois à qui ne manque que la moustache carrée, veut réaliser ce qu’il a promis dès le début: fermer les frontières à toute intrusion migrantesque de quelque nature qu’elle soit! Sauf qu’à cela, la dame Merkel à toujours répondu, nein, impossible, verboten, pas compatible avec position à moi! Cependant,  le nazi en question le fera quand même, pas le genre à se déballonner! Du coup elle va se retrouver forcée de le sortir du gouvernement… et par voie de conséquence elle perdra sa majorité, son boulot de chancelière, tout quoi, adieu veaux, vaches, cochons, couvées, les carottes sont cuites! La grosse ne tardera pas à rentrer à la maison…le seul qui s’en inquiète sincèrement c’est M. Merkel, il avait tellement la belle vie, ce pauvre mesquin!

Ainsi donc, voyez vous, nous ne manquerons pas de grain à moudre, ces prochains-jours, surtout que nous bénéficions désormais des nouvelles aventures de Redoine Faïd, lequel nous refait le coup de la belle! Un grand spécialiste de l’évasion, criminel notoire gentiment condamné à vingt-cinq ans, ça peut rencontrer ses potes au parloir sans surveillance particulière, comprenez vous, c’est Mme. Taubirat d’égout qui l’avait dit! Mais ne vous en faites pas, Simone git au Panthéon, le mot « race » est rayé de la Constitution et les passages piétons arborent désormais les joyeusetés multicolores de nos amis homosexuels, comme quoi leurs fiertés pédestres (j’ai bien dit, n’est-ce pas?) sont aussi celles de nos bons gouvernants, Présipède en tête.
La vie est belle, non? Qu’est-ce qu’il voudrait de plus, le populo?

Amitiés à tous, à la semaine prochaine.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Brève juste pour le principe

Moi, vous me connaissez, j’essaie dans toute la mesure du possible de sortir chaque Dimanche que Dieu fait -et il en fait un sacré paquet, un par semaine, vous réalisez le boulot- une petite billevesée, une sombre ânerie, un tissu de couillonnades, un tas d’inepties, sortis d’une imagination de plus en plus paresseuse et usée jusqu’au trognon. L’idée de base consiste à entretenir ce petit foyer (d’infection) contre vents et marées et en dépit du gros poil qui décore la paume de ma dextre, lequel pourrait bientôt, vu mon âge avancé, me servir de canne… au grand bénéfice d’une Sécu toujours attentive à réaliser des économies sur les vieux mâles blancos, la peste soit de ces ignobles. D’ailleurs Macrounette soi même tient beaucoup à éradiquer cette engeance maudite, tout juste bonne à alimenter, par des impôts de plus en plus gratinés, les gouffres insondables des Finances Publiques.
Seulement, là, depuis quelques temps les circonstances (pour user de litote) me trouvent chaque fois un peu plus de combines afin de me bouffer le temps dominical. Ce coup-ci, vous me voyez tellement empêtré que je me demande bien de quelle manière je pourrais m’en sortir avec les honneurs liés au devoir accompli, sauf à écrire un peu n’importe quoi, ce que, précisément vous me trouvez en train de faire.
Non seulement je n’ai pas la tête à ça, comme on dit, mais encore l’actualité n’offre rien aujourd’hui de suffisamment croustillant pour que je puisse, sans effort démesuré, en faire mes choux-gras. Je ne vais tout de même pas vous disserter les aventures électorales d’Erdogan, ni les palinodies migrantesques des Macron-Sanchez brothers, le nouveau duo des jeunes-premiers de l’UE agonisante. Tout ce qu’on peut dire ce jour ne vaudra de toute façon plus rien la semaine prochaine; le sommet européen de Jeudi et Vendredi prochains se déroulera sans doute sur fond de clandestins sauvés des eaux puisqu’à cette heure-ci, une nouvelle affaire genre Aquarius se prépare.
Tout est en place, un petit navire, le Lifeline, chargé de deux-cent cinquante Africains, se trouve actuellement en souffrance au large de Malte.  Salvini le prie de bien vouloir aller se faire décharger ailleurs et les media flairent dores et déjà le bon coup pour que les larmes coulent à flot dans les chaumières… Sans compter que le rafiot en question, lequel appartient à une ONG allemande, bat pavillon néerlandais…sans être enregistré aux Pays-Bas. Tout cela devrait donner quelque chose de désopilant pour la semaine prochaine. Cependant, quoi qu’il en soit, le barlu en question finira en Espagne et, au bout du compte, son contenu aboutira chez nous… ça en revanche c’est sûr comme deux socialos et deux macronniens font quatre enfoirés.

Bonne semaine et amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Kektananafoot?

-« Ça y est, les voilà, je viens de les voir sur BFMacron débarquer d’un avion, les migrants de l’Aquarius, accompagnés de jeunes humanitaires tout à fait comme il faut! Les choses avancent drôlement vite, dites donc, à peine la France se déclare-t-elle prête à accueillir tous ceux qui veulent venir, les voilà déjà qui se pointent! »
-« Mais qu’est-ce que vous racontez Blaise? Vous partez complètement en quenouille, et encore je reste poli, lui rétorque Jean Foupallour entre deux gorgées de Ricard, c’est pas des réfugiés, ces mecs, juste l’équipe de France de foot, mon pauv’ vieux, retour de leur match victorieux contre les culs de jatte d’Australie. Quant aux jeunes blancos avec eux, vous avez dû apercevoir Lloris et Griezmann, des joueurs, pas du tout des humanitaires, on dirait parce qu’ils tranchent un poil sur les autres! Bon je veux bien comprendre les effets du grand âge, mais là ça devient inquiétant vous savez, parce que pour la louper, la Coupe du Monde des « Bleus » faut commencer grave à naviguer dans l’ alzheimer, merde! Le footballe on cause plus que de ça dans les merdia depuis trois jours! »
-« Exagère pas, Jeannot, le reprend Grauburle, comment tu veux qu’il fasse le tri, ce brave Blaisounet, on n’y capte plus que dalle dans tous ces jeunes gens d’Afrique Sub-Saharienne, les footeux et les migrants ça sort tout du même tonneau, la seule différence c’est le compte en banque et les tarifs du coiffeur! A part ça, une fois en survète tu peux pas savoir qui est qui. Faut faire appel à des critères auxiliaires; par exemple si tu repère Deschamps dans l’environnement c’est forcément les « Bleus ». En revanche Macron ça voudra rien dire, il peut faire les deux indifféremment, le mec, alors faut écouter les conneries qu’il débite, si ça parle droit d’asile ou accords de Dublin t’as affaire à des migrants clandestins, en revanche les histoires de penalty, de quarts de finale ou de nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts, ça concernerait plutôt le ballon rond…en principe… mais faut se gaffer tout de même, y a pas de règle absolue. »

Chez Thérèse rien n’a changé depuis la dernière confrontation mondiale footballeuse  (voir ceci ). Toujours pas d’écran de télé pour le supporter-poivrot et toujours la même hostilité affichée par la patronne envers un spectacle puéril qui pousse à la vocifération  bestiale autant qu’il fait obstacle  à la bonne vieille conversation biturière. Il faut donc choisir l’apéro ou le match de foot, comme ce fut le cas pas plus tard qu’hier midi, date et heure de l’entrée en scène tant attendue de cette fameuse « Equipe de France » si facile à confondre avec notamment celles des Lions Indomptables de l’Atlas ou des Eléphants Agiles du Zambèze (moi aussi si elles veulent bien). Pas un chat derrière le zinc, juste Goràn Avaltàtric silencieusement installé à sa table habituelle. Il s’en fout Goran de la Coupe Jules Rimet, la Serbie a loupé les qualifications et, quand bien même elle eût participé à la grosse pantalonnade, les joueurs de baballe il n’en a cure, le type, il vit dans son monde parallèle, avec ses souvenirs cabalistiques et ses tristesses occultes. Cependant, pour le commun des mortels, un seul mot d’ordre tous derrière les Bleus! On ne veut voir qu’une seule tête de con! Qui ne hurle pas n’est pas Franchouille! Ah, mais faudrait voir à supporter avec enthousiasme, les mecs, question de patriotisme! La France Black-Black-Black-Beur doit gagner et vous avez intérêt à y croire, bande de gnolus tire-au-cul! Comment ça, kektananafoot? Je t’en foutrais moi, bande de salopards! On en a a foot que c’est comme ça et pas autrement!
Souvenez vous, 1998, la descente des Champs avec la Coupe Enchantée, le Graal du pauvre, le père Chirac,  vingt ans de moins et presque toute sa tête, qui faisait semblant de gueuler le nom des glorieux auteurs du cinglant camouflet infligé à ces pauvres couillons de Brésiliens inconsolables! Et un, et deux, et troizéros! Que c’était beau, dites donc, cette communion nationale, toutes couleurs, toutes obédiences, toutes formes d’imbécillité confondues! Un rêve dont on voudrait tant qu’il se réalise à nouveau! Rendez vous compte: les Cheminots comblés qui reprennent le boulot, la réforme des retraites qui passe comme un doigt enduit de vaseline, les Européennes qui tombent dans l’escarcelle de la Répupu en Marche, la réélection macronienne en 2022, en plein au moment de la future Coupe, celle si chèrement acquise par l’Émir du Qatar! Et puis le pognon, comme dit Macron, le beau pognon du fouteballe, le sport qui charrie les milliards comme l’Amazone les troncs pourris des cacaoyers et des samaumas. Tant qu’il y aura des milliards de gogos pour marcher dans la combine, on trouvera des milliards de dollars pour remplir les fouilles des gros malins du foot-bizness; ça fait du PIB et donc de la croissance, dans la joie et la bonne humeur, en plus! Que demande le peuple, pas vrai? Ben oui, du pain et des jeux, toujours, hamburger et matches sur grand écran plat, pour transposer…mais rien n’a changé et l’enjeu apparaît toujours identique: manipuler le bon populo, acheter la paix au vulgum pecus abruti, agiter le hochet sous le nez du morpion histoire qu’il nous laisse magouiller tranquilles. Allez les Bleus! Badigeonnez vous bien la gueule en bleu-banc-rouge, pauvres nazes, pendant ce temps on vous prolonge la grève des trains, on vous augmente le pinard, on vous limite les routes à quatre-vingts et on se précipite à Valence récupérer notre quota de clandestins.

Eh oui, que voulez vous, il fallait bien s’y attendre, avec le conglomérat centro-gauchiard qui lui sert de majorité, il se trouve bien obligé au grand écart, Présipède. D’un côté il connaît bien l’opinion, ce garçon, il sait combien ça la foutrait mal d’accueillir les cargaisons d’Africains dans nos ports, ça c’est des combines de socialos orthodoxes, à laisser aux Espagnols… puisqu’aussi bien il se trouvera toujours en Europe Occidentale un bon gouvernement de gauche pour casser le boulot à ceux qui essaient de décourager le trafic d’envahisseurs. En revanche, après sa réconciliation avec les facho-nazis d’Italie, il lui faut bien aussi se remettre dans les petits papiers de ses troupes de choc, les transfuges solfériniens, redonner du mou à la corde à nœuds afin de retrouver son plumage éclatant de bien-pensant au dessus de tout soupçon.
Pauvre Macrouille, vous vous rendez compte, obligé de tout le temps circuler nu-pieds sur le fil du rasoir en faisant gaffe à ne tomber ni du côté de l’aveuglement progressiste, ni de celui du réalisme nauséabond. Un véritable enfer qu’il a choisi le petit polisson à sa Bribri! Dieu merci il est malin le bougre (au sens premier du terme), il sait y faire! Maintenant que nous voilà un peu tranquilles du côté des frontières alpines (ouf!) il va nous envoyer dare-dare le ministre Gnafron de l’Intérieur, rassurer les populations pyrénéennes… Les passeurs des années quarante, enfin leurs descendants, vont pouvoir reprendre du service mais rassurez vous, braves gens, Gérard Collomb veille; les montagnards sont là, le vieux Lyonnais aussi! No pasaran… Enfin oui mais discretos et de nuit, quand on les verra ce sera trop tard, toutefois, et c’est là l’essentiel, on aura fait le maximum du possible, force reste à la Répupu Sociale, aux droidlom et à l’humanitarisme de bon ton!
Salvini, un garçon parfaitement en accord avec lui même, reste serein: « ils iront se chercher d’autres ports », voilà tout! Et que voudriez vous qu’il fît ce brave homme, il règle ce qui se relève de son pouvoir: plus un clandestin en Italie! Pour le reste, tant pis si les autres insensés maintiennent grandes ouvertes les portes de l’Europe et l’énorme appel d’air ainsi provoqué outre-méditerranée , la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a…Les Ritals ont les clés de leurs ports, pas celles des autres!

Quant à nous, pauvres Franchouilles, tout ce que nous aurons gagné dans cette affaire, se résumera à un déplacement du problème d’Est en Ouest. Le voyage des Africains devient certes un peu plus long mais sans péril aucun puisque les gardes-côtes de Sicile viennent prêter main forte aux passeurs des ONG pour convoyer les blacks en Espagne…en attendant mieux …certains en France, genre Taubira ,ne désespèrent toujours pas de voir accoster à Marseille quelques gentils bateaux sauveteurs de naufragés volontaires… patience et longueur de temps, n’est-ce pas…
Cela dit, après tout, du moment que nos bien aimés « Bleus » Oumtiti, M’Bappé, N’Golo Kanté et Ousmane Dembélé marquent des buts afin de secourir la Patrie en Danger, hein, kektananapété, pas vrai? Kekonananafoot? Elle est pas belle la vie?

Allez, bonne semaine et surtout, surtout, jeudi prochain ne ratez pas France-Pérou, tous derrière la France, les amis, sinon vous risqueriez l’indignité nationale!
Amitiés tout de même.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

La fin de la dictature des sinoques?

Êtes vous choqué par le slogan des Républicains « Pour que la France reste la France »? Petit sondage du Figaro de ce jour, répondre par ou ou par non, comme ça c’est simple, on ne se turlupine pas trop le chou et le résultat apparaît à la portée du plus con de tous les sots. Cependant, figurez vous que 21% des sondés se disent « choqués ». Ben oui! D’accord ça fait soixante-dix-neuf pour cent pour le non, mais tout de même on se situe là dans le lectorat du baveux en question, gens qui se différencient par nature  de ceux qui lisent Le Monde ou, a fortiori, Libé… Donc chez le bourge d’aujourd’hui vous trouvez une  sacrée proportion de quidams désireux que la France cesse de l’être… Après, bien sûr, le caractère lapidaire voire simpliste de l’item, rend difficile l’interprétation d’un tel résultat. Ils veulent quoi, ces mecs? Que la France devienne la Moldavie? Le Chili? Le Zimbabwe? La Pricipauté de Monaco, peut être, ce qui ne me dérangerait guère, je l’avoue? Ou bien encore la Corée du Nord, la regrettée Russie Soviétique, sinon la Chine désormais bien réveillée?… Allez savoir!
Bon, cela dit, ne nous voilons pas la face et portons l’affaire au second degré puisque aussi bien c’est sur ce terrain là que l’on veut nous conduire. Le camarade Wauquier, patron du parti ex-UMP désormais intitulé « Les Républicains » voire Les Ripoublicons pour les plus malveillants d’entre nous, voulait dire par le susdit slogan quelque chose comme « pour que les Muz arrêtent de nous transformer en succursale du Maghreb ». « Pour que la France reste la France », tout le monde a bien compris ce que cela signifie vraiment, d’où la controverse: ce salaud de Wauquier, désormais honni par tout ce qui, pense bien dans ce pays, a le front, c’est bien le mot, d’en appeler au vieux fond de racisme et de xénophobie qui nous entraîna, selon les Saintes-Écriture du Dogme et de la Doxa, aux abîmes des heures les plus sombres de notre histoire. Et voilà donc l’affolement qui gagne toutes les couches de la médiatosphère ainsi que la politicaillerie franchouille dans son entier, jusqu’aux vingt-et -un pour cent de pauvres niais lecteurs du Figaro sondés ce matin même.

En d’autres termes, les nationaux de l’Hexagone se voient désormais priés, s’il veulent rester politiquement corrects, de souhaiter pour leur pays un avenir métissé, diversifié et, pour tout dire, en rupture totale avec  son histoire, ses coutumes, ses traditions et pourquoi pas sa langue, laquelle part dores et déjà en quenouille, sa culture, désormais en voie de disparition, sans parler, bien entendu de ses racines chrétiennes, horresco referens! Quand je pense à tous ces millions d’andouilles du passé qui, volens-nolens, se firent trouer la peau au nom de la Patrie, de la Répupu, de la Nation et autres âneries propagandistes, justement pour éviter que la France ne devienne autre chose que ce qu’elle était à l’époque, je me dis que les temps ont bien changé… Aujourd’hui, ces misérables fleurons de cimetières militaires encourraient l’anathème politico-sociétal qui frappe de plein fouet les ordures de fachos partisans de l’infâme président des Ripouchose, le sinistre Adolf Wauquier, dieu merci complètement déconsidéré au sein de la Bien-Pensance-Nationale. Le pays de Molière, de La Fontaine, de Courteline, de Céline, de Pagnol et compagnie, c’est du passé, on efface tout et on passe à autre chose! A la rigueur on pourra garder Rousseau et Aragon histoire de tenir compagnie au grand Djamel Debbouze. Toutefois, n’insistez pas on n’ira pas plus loin…non mais des fois.

Les choses apparaissent donc très claires désormais. Il y a chez nous ceux qui souhaiteraient  sauver les meubles, et les autres, ceux qui trouvent absolument odieux et réactionnaire qu’on puisse envisager d’interrompre le processus d’africanisation islamisée qui frappe le pays depuis quarante ans. Les premiers, comme semblerait le démontrer le sondage du Figaro, constituent une écrasante majorité, et bien sûr car les braves gens constatent effectivement les transformations qui s’opèrent sous leurs yeux, au grand jour, ils n’en veulent évidemment pas car elles signifient clairement leur mort programmée pour les décennies à venir.
Seulement, il s’agit hélas de la fameuse « majorité silencieuse » dont le côté majoritaire apparaît étouffé par le silence de plomb auquel elle se voit contrainte. Et à côté, vous avez les autres, les Bien-Pensants; ceux-là, bien que très minoritaires, bénéficient de tous les droits à commencer par celui d’ouvrir leurs gueules à tout bout de champs pour faire en sorte que les autres la ferment. Vous avez de tout dans cette seconde catégorie, depuis les brillants intellos germanopratins des mondes du journalisme, de la littérature et du cinoche, jusqu’aux hurluberlus dont le bon cœur plus ou moins de façade les pousse à faire passer la frontière en fraude aux jeunes clandestins venus d’Afrique via-l’Italie. En gros, l’étrange combat de la raison contre la folie suicidaire! Cette dernière l’emporte haut la main depuis l’historique rupture de Mai 68 qui conduisit tout une génération à marcher à côté de ses pompes et cul par dessus tête, en proclamant qu’il s’agissait là de la meilleure façon de faire avancer le schmilblick. Quant à notre brave majorité silencieuse, après les deux petits sursauts de la grande manif gaullienne du 31 Mai et du vote Pompidou de l’année suivante, elle a fini par succomber sous la pression des penseurs à entonnoir sur la tête et par voter toujours comme ceux-ci le lui ordonnaient.
Le blocage politique savamment organisé qui a permis de verrouiller ce joli bordel afin d’assurer pour un demi-siècle le règne incontesté de la démence, s’est accompagné de la mise en œuvre progressive autant qu’implacable d’une Union Européenne inspirée par les sinoques démocratico-humanitaristes, tenants inconditionnels de la diversification métissée. Pour ces salauds-là, les pays d’Europe doivent subir l’invasion, c’est inéluctable autant que souhaitable pour faire que les démocraties restent bien tranquillement sous leur joug. Ça paraît absurde mais il en est manifestement ainsi.

Voilà. Cependant, depuis quelques temps, on commence à voir sourdre, au sein de ladite Europe, une espèce de révolte contre la tyrannie des cinglés. Le phénomène a démarré chez nos petits copains de l’Est, dont l’adhésion à notre belle Union était censée leur apporter bien être et prospérité à coups de milliards venus de l’Ouest. C’est grosso-modo ce qui s’est produit, d’ailleurs, enfin de façon très inégale selon les pays, mais globalement positive, comme eût dit l’ami Marchais s’il vivait encore, ce vieux stalinien. Seulement, eux, les types de l’Est, ils étaient venus pour ça, pour les sous, pas pour voir débarquer chez eux des hordes de jeunes musulmans célibataires et prêts à niquer ou a zigouiller tout ce qui porte jupon ou portefeuille bien garni. Pas leur truc, à nos cousins de l’Est, ce qui semble bon aux bobos du Paris Hidalguesque ne l’est absolument pas pour les Varsoviens ou les Pragois chez qui le souvenir cuisant d’une occupation étrangère sur fond de chars d’assaut perdure grave. Du coup par là bas, notamment lorsqu’ils ont vu la grosse Angela, ouvrir grand les frontières, les bras, la caisse et…non, n’allons pas plus loin c’est déjà pas mal…ils ont bien compris que les choses commençaient à puer méchamment. D’où l’alliance de Visegrad, première étape d’une montée en puissance de ce que les tordus de la bien-pensance hégémonique nomment « les populismes ». Et depuis, peu à peu, la bête immonde fait son chemin: quasiment tous les pays de l’ancien bloc de l’Est, y compris désormais la proche Slovénie, se trouvent désormais concernés, l’Autriche a franchi le pas, voici quelques mois et l’Italie vient d’entrer à grand fracas en résistance. L’arrivée en nauséabonderie de ce pays, symbole flamboyant de notre culture bi-millénaire et membre fondateur de l’Europe, constitue à l’évidence une sorte de révolution tranquille dont on ne mesure pas encore très bien les conséquences. On les appréhende suffisamment tout de même en Haut-Lieu pour faire en sorte qu’elle se casse la gueule vite-fait et qu’on en revienne dare-dare aux petites combinazioni politiques berluscono-gauchiardes.
Parce que si jamais la mayonnaise prenait en Italie et que cette olive amère fasse tache d’huile, alors oui, il y aurait du souci à se faire chez nos bons maîtres à penser comme il faut. La majorité silencieuse franchouille pourrait bien s’éveiller enfin, les Bataves et les Nordiques, déjà bien échaudés, risqueraient de basculer à leur tour, faisant ainsi, par effet domino, réfléchir un peu nos amis Boches instruits par l’expérience. Vous mordez le topo? L’Europe Brune, le retour des pestiférés, la fin de la dictature des sinoques… Ne rêvons pas, nous en sommes encore loin…mais peut être pas tant que ça, au fond, il ne manquerait pas grand chose, juste un leader un peu crédible…enfin nous autres, avec Présipède, nous ne risquons pas trop de donner l’exemple…hélas!

Que la semaine vous soit douce…allez les Bleus-Foncés!  What a fair foot qui s’annonce!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

 

La Signora Patta-Tina et la Signorina Pompino

-« Alors comme ça, vous avez pensé que je vous racontais des stronzate (1), moi, Umberto Cazzoficca? Vous préférez apparemment croire vos journalistes de mes deux, toujours si bien informés que les seules fois où ils ne se gourent pas c’est parce qu’ils se foutent le doigt dans l’œil? Apprenez, Messieurs que lorsque j’affirme quelque chose sur un sujet que je maîtrise -sans quoi je ferme ma gueule- vous pouvez toujours vous fouiller si vous essayez de prévoir le contraire. Sans compter que l’Italie, les Franchouilles n’y ont jamais rien compris, trop fin, trop subtil et trop compliqué pour eux! Alors les pisse-copie de votre presse, excusez-moi… La prochaine fois, si vous le voulez bien, faites moi le plaisir d’accorder un minimum de crédit à mes propos, ça vous évitera de vous fourvoyer dans des impasses à la con. Ne cherchez pas, j’ai raison, voilà tout! »
Faut reconnaître! La semaine dernière, ici même, à peine avait il tourné les talons qu’un démenti retentissant lui pétait à la gueule, comme quoi les spaghetti gouvernementaux étaient cuits et que le Président Mozzarella (2) désignait un clampin quelconque pour former un cabinet bien comme il faut, en attendant de nouvelles élections rapidement organisées. Tellement ils étaient contents de voir la coalition « populiste » partir en sucette avant même son premier tour de piste, qu’ils y allaient tous de leur petit couplet bien pensant, les médiatiques patentés: la coalition improbable, les risques pour l’Europe, le malheur qui avait failli nous broyer, les pauvres migrants qui l’échappaient belle… Bref, la victoire éclatante du camp du bien sur les forces fétides de la nauséabonderie transalpine (d’ours, naturellement). Manque de pot, toujours parfaitement au courant des affaires les plus tordues du Quirinal et du Viminal, sans parler de sa grande spécialité, le Vatican, le brummell des sept collines détenait, lui, la pure vérité, si déplaisante  fût elle pour tous les adeptes du suffrage politiquement-correct. Les Ritals ayant majoritairement exprimé, dans les urnes, une volonté farouche d’en finir avec le globiboulga européo-humanitariste et ses épouvantables conséquences, ils auront, pour une fois, la réponse adaptée à leurs exigences… Jusqu’à ce que « Le Système » leur fasse tout exploser en vol y compris leurs illusions démocratiques, ce qui, selon toute vraisemblance, ne devrait pas demander beaucoup plus de six mois.

Cela dit, il en rajoute un peu, Umberto,  histoire d’en mettre plein la vue aux gonzesses. Car il s’est pointé au bistrot de Thérèse en charmante compagnie, le saligaud! Une quinquagénaire de toute beauté, Ornella Patta-Tina, accompagnée d’un petit canon à longue portée, Graziella Pompino, une merveille absolue, vingt piges, une sorte de tanagra en jeans taille-basse revisité par un Botticelli  retour d’une soirée au Crazy Horse. Bon, ça vit à Monaco, vous voyez, avec des activités vachement lucratives sur lesquelles mieux vaut ne point s’appesantir; cependant, question esthétique visuelle autant qu’olfactive et même sonore on n’avait jamais rien constaté de tel, Derrière Napoléon, même aux temps obscurs de notre jeunesse enfiévrée. Grauburle, appuyé sur un coin du rade,  en bave doucement négligeant carrément de siroter son pastis; Foupallour, toujours pragmatique, profite de l’occase pour s’astiquer discrètement le milieu du futal, Maître Trentasseur tente de jouer les causeurs de haut vol tout en essayant d’évaluer le coût éventuel, forcément exorbitant, d’une petite prestation. Quant à l’ami Maurice, éternellement philosophe, il se dit que, même avec soixante ans de moins, jamais il n’aurait eu les moyens d’accéder à des pétroleuses de ce calibre.

Il a voulu, Umberto, montrer à ces dames un témoignage émouvant du passé, une espèce de lieu en voie d’extinction totale, l’obsolescence personnifiée par les vieux piliers de comptoir et la patronne derrière son zinc d’avant guerre. Ça n’existe plus ces trucs-là, sauf peut être encore au fin fond des provinces les plus arriérées et encore… les pochetrons crèvent, les patrons à tablier cradingue et mégot sur l’oreille ne sont plus qu’un lointain souvenir, la fumette et la sniffette remplacent peu à peu la bonne vieille cuite de nos pères, la convivialité bistrotière fait place désormais au tout puissant smartphone. Plus d’espace pour les vieux troquets de papa dans notre société islamo-numérique! Alors les quelques survivants valent le coup d’être vus une dernière fois, avant qu’ils ne disparaissent à jamais, faute de clientèle et de tauliers (voir aussi Le crépuscule des zincs).
Les deux superbes salopes ont l’air de bien apprécier le côté pittoresque du gourbi et de ses occupants, le pastis servi dans ses verres marqués « 51 » flanqués de leur complice de toujours, la cruche jaune-criard du grand concurrent multinational. Enfin tout, quoi. Surtout la petite Signorina Pompino, celle-là, habituée du Café de Paris et des palaces environnants, n’imaginait même pas l’existence de boui-bouis aussi hors du temps. Elle s’amuse comme une écolière en goguette à tripatouiller la machine à distribuer les cacahuètes, une véritable pièce de musée, tout en nous regardant tous, nous autres les curiosités locales, avec un étonnement vaguement teinté d’inquiétude. Des bestiaux de cette espèce, surtout les Graubule-Foupallour brothers, elle n’en avait jamais vu la queue d’un, au propre (oui, enfin…) comme au figuré s’entend!

-« Je vous disais donc, reprend le Signore Cazzoficca en pelotant délicatement la hanche diabolique de la Signora Patta-Tina, que les carottes sont cuites. Le Gouvernement de chez nous s’installe et dès demain notre Ministre de l’Intérieur Salvini se rend en Sicile afin  mettre les pendules à l’heure. Les clandestins dehors! Qu’on en finisse avec ces débarquements incessants et cette invasion pernicieuse qui nous pompe l’air et la substance. Plus aucun vice-passeur -en d’autres termes les ONG organisatrices des récupérations d’Africains au large des côtes Libyennes- ne doit plus accoster dans nos ports. Quant aux envahisseurs installés en Italie, qu’ils préparent les valises en vitesse, la sortie c’est du peu au jus! Les cinq milliards consacrés à l’accueil des clandestins, leur bouffe, leur entretien et leurs cours d’italien, on va les affecter aux camps de transit où les intéressés attendront -le moins longtemps possible- leur expulsion. Et ne croyez pas qu’il s’agisse de paroles en l’air, Di Maio, son allié 5 Etoiles, suit parfaitement Salvini sur ce terrain, au titre d’une solidarité gouvernementale sans laquelle les deux sauteraient avant même d’avoir touché leur première indemnité ministérielle.
« A présent, chers amis, poursuit le chaspeur aux doigts de velours, comme je vous le disais la semaine dernière, numérotez vos abattis. Les passeurs humanitaristes des maudites ONG  disposent de navires parfaitement à même de pousser plus loin les traversées. Vous risquez donc de les voir accoster en Corse…remarquez ça j’en doute vu que les copains de Bonifacio ou d’Ajaccio risquent d’apprécier moyen la plaisanterie… Non, vous commencerez bientôt à en voir débarquer à Menton, à Villefranche, à Nice, à Saint-Trop -pourquoi pas?- à Cassis, à Marseille, enfin partout où vos Bien-Pensants sauront les accueillir avec viennoiseries et élixirs anti-poux. Le seul truc que je puis vous dire c’est qu’ils éviteront Monaco: Bébert apparaît certes comme un garçon particulièrement porté sur la bienfaisance, toutefois, vous comprenez, il n’y a pas la moindre place disponible, on est les uns sur les autres…alors plutôt que de les transférer gentiment dans les villes voisines, autant qu’ils s’y rendent directement et qu’on n’en parle plus!
« Sinon, à part ça, bien sûr, termine t-il en glissant mine de rien vers les fesses de la somptueuse Ornella, les mesures fiscales vont se décider rapidement, de même que les « avancées sociales » pour faire plaisir à la partie gauche de la combinazione.  Sur ces points, bien évidemment, l’Europe nous attend au tournant. Je pense qu’on nous savonnera la planche jusqu’à reprise en main des manettes par les stipendiaires de l’Allemagne; Deutchland über alles! Force restera à l’autorité légitime puisque tout le monde en est d’accord, à commencer par vous, les Français… D’ailleurs, hein, sans vous vexer, fait il en jetant un coup d’œil vicelard à ce pauvre vieux Blaise Sanzel, collaborer avec les Fridolins ça ne vous a jamais fait peur, pas vrai? »

Bon,  personne ne moufte plus, ça jette un froid ces choses-là, toute vérité n’étant pas nécessairement bonne à dire. Et puis, aussi, la dame Patta-Tina, depuis un moment ondule doucement sous la caresse pernicieuse de ce rital de mes deux, ce qui commence singulièrement à agacer la brave Thérèse. Du coup cette dernière décide de mettre un terme à la plaisanterie en priant gentiment Umberto d’aller déplacer sa Maserati   lâchement abandonnée sur le trottoir d’en face. La tournée des flics ne devrait pas tarder selon la vioque, vu qu’ils se pointent toujours Place Bonaparte sur les choses de midi… forcément, c’est sur le chemin du commissariat, et l’heure de l’apéro arrive…
Par suite les visiteurs du matin décident de prendre congé, ce cher Cazzoficca saisit les deux nanas par la taille et les embarque vers d’autres cieux, non sans qu’elles nous balancent des tas de baisers de leurs petites mimines surchargées de bagouzes à cent-mille balles pièces minimum, surtout la belle Ornella, elle a eu le temps d’en amasser des douzaines et des douzaines, la Signora, avec la carrière qu’on lui devine!

Ça laisse un sacré vide quand ça décarre, ces petits animaux-là,  on se sent tout chose, penaud, un peu frustré, mal à l’aise dans sa vieille peau défraîchie.
C’est Grauburle qui réagit le premier:
-« Dites, les potes, vous ne trouvez pas, comme ça, qu’on aurait légèrement  raté nos vies, nous autres? »

Bonne semaine à tous et portez vous aussi bien que possible.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Calembredaines…enfin pour rester poli, le bullshit cher à l’ami Wauquier s’en  rapprocherait plus.

(2) Ou Mattarella… je crois, de toute façon ce n’est qu’une question de fromage…