Dans les plaines de l’Ukraine

-« Merde alors, quelle vacherie, tout de même, la guerre! On n’en a pas fini avec le Covid que nous voilà déjà à nous colleter avec le virus russe! Y a pas de bon dieu, on ne s’en sortira jamais, parole! Vous vous rendez compte, je m’en vais pépère mettre mes dix balles de sans-plomb 98 dans ma 4L…ben oui, elle tolère que ça, la pauvre vieille…et alors, vous savez pas? Quatre litres, putain! A peine de quoi la ramener au garage, avec ce qu’elle bouffe, la salope! Non mais des fois, on va où là? L’essence plus chère que le pinard! Du jamais vu! Les horreurs de la guerre, quoi, terrible! »
Ce cher Grauburle, en effet, même s’il voit le conflit poutinesque par le petit bout de la lorgnette, on le sent réellement déstabilisé, inquiet, voire carrément angoissé, face à des embarras qu’il n’imaginait pas voilà à peine deux semaines. Et là, en ce matin grisouillet d’un mars moins pimpant qu’on n’aurait pu l’espérer vu qu’il pleuvasse et qu’on se les gèle comme en novembre, il nous a attaqué l’apéro dominical à l’absinthe, rien que ça! Une nouvelle lubie qui l’amuse beaucoup, vous savez, la petite cuiller avec le sucre et la verte qui tombe goutte à goutte dessus; sans doute le côté poétique lui échappe-t-il complètement, Verlaine, Baudelaire, tout ça il n’en a rigoureusement rien à foutre. Marcel, en revanche il apprécie les délices de l’attente parce qu’ils exacerbent le désir et magnifient le plaisir de la picole, apaisante autant que salvatrice des petites déprimes quotidiennes, accessoires obligés d’une existence quelque peu merdeuse. Et la première gorgée, systématiquement accompagnée d’un claquement de langue limite orgasmique, lui apparaît visiblement comme le plus chouette jour de sa vie, chaque fois renouvelé pour le prix dérisoire d’une petite dose du fabuleux poison.
Jean Foupallour, lui, resté au Ricard par un attachement viscéral frisant l’indéfectible, ne manque jamais une occasion de se payer sa gueule, à Grauburle, ce qui le conduisit, ce matin, à une prise de parole dont la causticité se trouva renforcée par une imprégnation alcoolique déjà bien installée.
– » Dis donc Marcel, concernant le prix du super, finalement t’aurais qu’à lui coller de la verte dans le réservoir, à ta bagnole, si elle met aussi longtemps que toi à se l’enfiler t’es sauvé question consommation, même plus besoin de la sortir du garage, dis donc, ça serait plus la peine! »
A vrai dire, nous avons tous du mal à saisir l’articulation du raisonnement, mais, sans laisser à personne le loisir de l’interroger sur les tenants et aboutissants, cet abruti poursuivit tout de go sans même se préoccuper -momentanément, certes- du sort de son verre vide.
« Et puis vous savez, les potes, cette affaire d’Ukraine, bien sûr ça emmerde pour tout un tas de raisons à la con, mais au fond, moi, les histoires entre Russes, je me demande bien ce qu’on en a à brandouiller. Normalement, si on n’était pas cons comme des balais-brosse, ça devrait nous en toucher une sans faire bouger l’autre! Vous voulez que vous dise ce que j’en pense vraiment, moi? Ben voilà… »
Alors, aussi sec et sans préavis, prenant pour l’occasion l’accent du Père Tuszduku (1), il se mit à beugler sur l’air des « Yeux Noirs »!

« Dans les plaines
De l’Ukraine,
Un cosaque
L’air comaque
S’en allait un jour
A Saint Petersbourg
Voir sa Pétrouchka,
Son amour.

Merd’mes couilles me grattent (bis)
Me gratouillanski
Me gratouillanska,
Si j’me coupe les couilles
Fini la gratouille
Oui mais pour baiser
J’suis couillé!
Zob!
« 

Voilà, bon prince je vous fais grâce du reste, la paire de couplets suivants étant de la même veine et aussi parfaitement déplacés, dans les présentes circonstances, que le refrain susvisé à base de testicules, repris en chœur, toutefois, par vingt poitrines, dont celles non négligeables de Marlène et de Pompy (2) totalement acquises à la cause du chanteur, lequel fut à la fin très applaudi. Nous le priâmes cependant de bien vouloir réprimer son envie de bisser, la première prise se révélant la bonne, comme on eût dit à Hollywood et aussi du côté de La Villette (mais pour des raisons différentes).

Cela dit, afin de rasséréner autant que possible ce brave Grauburle, je l’informai de la toute récente décision de notre excellent Premier Ministre, lequel nous promet pour le 1er Avril prochain, en guise de poisson, une ristourne de quinze centimes sur le prix du litre de carburant.
Ce que le vieux Maurice, remettant à plus tard l’absorption massive de son demi-pression, releva aussitôt en ces termes fleuris:
-« Ah oui, t’as raison, vise un peu l’enfoiré, dis donc, au lieu d’un truc sérieux, genre TIPP flottante, histoire de compenser l’augmentation énorme de la TVA, le mec il nous fera un rabais à la pompe! Mais attention, hein, c’est pas le prix qui bouge, j’ai bien regardé! Par exemple Marcel, tu paiera tes dix balle d’essence moins une remise spéciale, genre trois fois quinze centimes vu que d’ici la fin du mois y a pas de raison que le prix du baril continue pas sa progression. Donc, si je mords bien le topo, l’idée c’est: l’État vous ratiboise presque deux Euros par litre mais Macrounette, dans son immense générosité, vous rend quinze centimes, pensez bien à lui les 10 et 24 avril prochains! »
Et Foupallour, sur l’air bien connu (3) des Charlots:
-«  Merci Macron,
Merci Macron,
C’est un plaisir de voter pour vous,
On est heureux comme des fous..
. »

Ce sur quoi, Maurice:
-« Bon, ça va, Jeannot, ferme un peu ton claque-merde, il commence à nous les briser, ton tour de chant, je parle sérieusement, moi! Pour tout vous dire, quand je les vois arriver, ces olibrius, Présipède, Cachsex, le petit pédé, là, ah oui, Attal, Véreux, le vacciné de ces dames, enfin toute cette racaille de mes deux, ça me donne envie d’aller au refile! Surtout qu’on est parti pour se les refader encore cinq ans! Je ne sais pas si vous vous rendez bien compte: cinq ans! Moi oui, je réalise grave, parce qu’à quatre-vingt deux piges passées ça représente un horizon vachement brouillardeux, ça sent le coup de tabac, comme on dit dans la marine! »

-« Ne m’en parlez pas! reprit aussitôt Blaise Sanzel, je friserai les cent-deux ans, à la fin du prochain quinquennat! Moi je veux bien tout ce qu’on veut mais je ne vous garantis pas d’y assister. D’ailleurs, je ne vous le cache pas, franchement là j’en ai un peu ma claque. J’aurai tout vu, vous savez, mes amis, le commencement et la fin de pas mal de choses, à commencer par la guerre, la vraie, celle où on vous tue sans même vous en demander la permission; celle où les petits malins -dans mon genre, je le reconnais- au lieu d’aller au casse-pipe s’en mettent plein les fouilles à la faveur des circonstances. J’ai connu la Troisième, puis la Quatrième, puis la Cinquième Républiques, toutes finalement plus connes les unes que les autres. Avec les deux première qui colonisaient l’Afrique j’ai continué à faire mon beurre -non Jeannot, pas de cacao, ivrogne!- et avec la dernière j’ai constaté la dégringolade irréversible, la gestion du pays par des comiques de cirque! Pas un président sérieux depuis la mort de Pompidou, rien que des clowns! Et puis l’invasion musulmane qui nous étouffera progressivement jusqu’au dernier soupir national, je le sens qui arrive, celui-là! Et aujourd’hui, de nouveau, la guerre à nos portes! Mince alors, qui l’eût cru? Pas moi en tout cas, et celle-là je n’en verrai sans doute pas la fin… Nous entrons dans une période trouble, dangereuse, incertaine, avec Macrounette comme pilote! Excusez-moi mais je le sens moyen, ce coup-là, vous voyez… Quant à vous, Maurice, ne vous faites aucune illusion, croyez-en mon expérience personnelle, si ça se trouve, avec la santé insolente que vous affichez vous en avez encore pour trois quinquennats de merde…je ne suis pas certain, toutefois, qu’il faille vraiment vous le souhaiter… »
Ce sur quoi, l’air pensif, un peu absent, il vida cul-sec son gin-fizz façon Thérèse, celui avec surtout du gin pour que ça conserve à la perfection le parfum subtil du genièvre, et se tut.

A votre bonne santé et conservez vous bien jusqu’à dimanche prochain.
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN


(1) Voir DERRIERE NAPOLEON chapitres IX et suivants.
(2) Ibid.chapitres II et V.
(3) Bien connu à condition de l’avoir entendu il y a un bon demi-siècle.

Le virus russe

Personne ne les défend contre l’invasion, voilà au moins un point commun entre les Ukrainiens et les Français. Cela dit, la comparaison s’arrête-là. Autant les premiers sont-ils soutenus voire vaguement aidés dans leur lutte désespérée contre l’envahisseur, autant les second peuvent se brosser: la moindre rébellion leur vaudrait la correctionnelle. Tenez, par exemple, sans aller chercher bien loin, le simple fait de publier de pareils blasphèmes pourrait valoir de très gros ennuis à votre serviteur, au cas fort improbable où le présent petit blog perdrait tout à coup sa discrète confidentialité.
Bien sûr, me direz-vous, on ne peut pas fourrer dans le même sac une agression armée brutale avec menace de prolongements nucléaires, et l’envahissement rampant, apparemment pacifique et sur le long terme, d’un État sans défense par des millions d’étrangers qui n’ont rien à y faire. Bien sûr, je ne saurais en disconvenir, sauf qu’au bout du compte la violence russe ne produira sans doute pas tous les effets attendus, alors que la méthode islamique fonctionne à tout berzingue, et d’autant mieux qu’elle bénéficie de la collaboration sans faille des grands décideurs de notre pauvre pays. Les dhimmis qui nous dirigent font plus en faveur de notre islamisation que tous les chars poutinesques pour russifier les régions rétives de l’Ukraine. C’est un peu comme si vous compariez le coronavirus et le coranovirus , le premier on finit par s’en débarrasser à la faveur d’une bonne campagne présidentielle, le second poursuivra de plus belles son implacable progression grâce à la réélection dores et déjà acquise de Présipède.

Dans l’affaire ukrainienne qui, pour le moment, occupe pleinement l’espace médiatique, à la façon de la pandémie pendant les deux années écoulées, nous trouverons tout ce qu’il faut pour maintenir au pinacle notre précieux petit Manu-à-sa-Bribri, le grand Homme d’État qui s’adresse à Vladimir Putin, comme vous et moi au charcutier pour lui demander trois tranches de jambon ou une livre de chair à saucisses. Qui donc s’aviserait, alors que la guerre fait rage à deux pas de chez nous, de confier notre destin à une Le Pen voire, encore pire, à un Zemmour, pas vrai? Je vous le demande! Eh oui, à l’exception d’une minorité d’abrutis inconséquents autant qu’irresponsables, les citoyens franchouilles dignes de ce nom voteront Macrounette comme un seul homme, avec, en supplément de programme, le sentiment réconfortant du devoir accompli. L’affaire m’apparaît pliée, tout espoir de nous dépêtrer des petites papattes du délicieux Présipède semble désormais perdu, en même temps que celui d’inverser si peu que ce soit la tendance invasive afin d’infléchir ce grand remplacement dont la seule évocation pourrait vous conduire tout droit au trabuquet.
C’en serait presque à se demander si, au bout de la longuissime table de marbre blanc qui servit de décor à sa fameuse entrevue kremlinesque, Présipède n’aurait pas manœuvré, mine de rien, pour exciter tout rouge le grand chef des Russes dans ses ardeurs guerrières. Parce qu’une occase comme celle-là, tout de même, il faudrait être idiot pour ne pas sauter dessus à pieds joints. Et il a oublié d’être bête, notre petit bonhomme! D’accord il ne comprend pas tout, mais là, une opportunité pareille, alors qu’en plus il se trouve président en titre de l’Union Européenne, on l’imagine mal la laisser échapper. Il Faut bien se rendre compte, tout de même, de l’exceptionnel alignement des planètes auquel nous assistons ébahis, sacrebleu!
Et voilà pourquoi, au lieu d’essayer de lui murmurer des berceuses, on l’a entendu déballer à Putin des trucs vicieux du genre  » la ramène pas trop, vieux schnock, moi aussi, oublie pas, j’ai la bombe atomique… alors si tu veux t’éviter des emmerdes évite de jouer les gros bras avec mézigue! » Et autres petites piques du même genre, propres à agacer l’irascibilité de l’ours mal léché aux grosses pattes griffues. Bien sûr, moi je dis ça-je ne dis rien, ce n’est pas parole d’évangile, toutefois connaissant l’oiseau et son envie irrépressible de nous remettre un bon quinquennat dans la gueule, franchement je ne serais pas plus surpris qu’il travaille en douce dans ce registre. Il n’a pas perdu les leçons de ses illustres prédécesseurs, le bougre, toujours lire un petit passage de Machiavel avant de faire une connerie, comme disait Tonton, et là, en l’occurrence, il dit quoi le Florentin pour éclairer la situation? Ben oui, évidemment, « il fine giustifica i mezzi« , voilà: la fin justifie les moyens! La fin c’est l’Élysée et les moyens, on s’en fout! Dans le cas présent si ça doit être ce tordu de Putin et ses ambitions démesurées d’U.T. Russe, tant pis, c’est machiavéliquement justifié, vas-y Manu le gros fromage est au bout, la victoire en chantant nous ouvre la barrière! Rien à secouer du reste, on fonce! Sans compter ses copains dans le genre Ferrand, lequel crève de frousse à l’idée de se retrouver face aux juges le jour où il chutera du perchoir. Tous ces trous de balle fondateurs historiques de la Répupu qui marche doivent en permanence le conforter à bloc dans l’idée de préférer le réalisme le plus cynique à ses devoirs moraux. Vrai ou faux, je n’en sais rien, en tout cas le résultat est là: en quelques jours il a ratiboisé cinq points à ses adversaires effondrés, Présipède, et, si ça continue ainsi, nous nous éviterons l’inconfort d’aller aux urnes le 24 Avril, parce qu’à cette allure il est foutu de passer dès le premier tour! Et pour peu que les Ruskofs se mettent à balancer quelques missiles à tête nucléaire, il nous réussirait un score à la Chirac 2002, par dessus le marché. Pour tout dire, connaissant bien mes compatriotes et leur manière de réagir à la trouille, je crois que le score de notre Monsieur le Candidat -comme il dit dans ses clips vidéo à la con- sera proportionnel au nombre de macchabées portés au passif de Putin…et vous voudriez qu’il œuvre pour la paix, vous?

De toute façon, il importe que nous nous fassions une raison, cette histoire d’Ukraine pue comme les cagoinces à la turque d’un hôpital de N’Djamena en pleine saison sèche. Je l’avoue, j’avais jusqu’alors une plutôt bonne opinion du camarade Vladimir. Un type qui fait régner l’ordre et qui repousse systématiquement l’immigrant islamique hors de ses frontières, ça fait terriblement envie, surtout quand on subit depuis des décennies une situation exactement inverse. D’ailleurs je n’étais pas le seul à penser de la sorte, Zemmour et la mère Le Pen manquaient rarement l’occasion de comparer nos dirigeants faiblards et pusillanimes à l’inoxydable patron du Kremlin. Résultat, maintenant on les colle au ban de la société! Les amis du monstre affreux, du nouveau führer qui ne fait pas fureur chez les bien-pensants. On oublie juste de rappeler la saloperie des Amerloques comme Barack Hussein, le Prix Nobel de la Paix et Robinette, le terrasseur de Trump, de même que la veule stupidité des Européens, tous ces gens-là ayant souverainement méprisé la Russie Poutinienne au point d’en pousser le président aux pires extrémités. Considérer Putin comme un interlocuteur digne de ce nom, voire comme un partenaire fréquentable, au lieu de le regarder en fronçant les naseaux, à l’instar d’un excrément aux relents facho-soviétiques, lui eût sans doute évité de basculer du mauvais côté de la force. Au lieu de cela on lui a installé plein de missiles tout autour, ce qui ne saurait constituer, évidemment, un procédé de nature à calmer les énervés chroniques issus du KGB. Et désormais on voue aux gémonies ceux qui plaidaient pour un rapprochement avec l’affreux! Décidément nous ne cesserons jamais d’être cons!
Alors voilà où nous en sommes maintenant: après deux années de virus chinetoque, nous partons allégrement pour autre chose, une espèce de virus russe, si vous voulez, et contre lequel il n’existe même pas de vaccin…tant mieux ça nous évitera au moins l’obligation de montrer notre Q r code à tous les passants! Le plus étonnant, dans tout cela, c’est qu’un clou chasse l’autre, une bonne guerre en Ukraine et nous voilà guéris! C’est à se demander, tout de même, si l’on ne nous aurait pas pris un peu pour des andouilles…

Mais non, je n’ose pas l’imaginer, bonne semaine à tous et faites bien attention aux bombinettes, Poutine en a plein les silos!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Les grosses pattes griffues

Il ne nous manquait plus que ça! Moi, je voyais plutôt un petit truc pépère dans le genre annexion du Donbass sans effusion de sang vu qu’il y était déjà, mais non, pas du tout, il a fallu qu’il y aille carrément, ce cochon de Vladimir Putin, invasion générale de l’Ukraine, excusez du peu, l’enfoiré! Bon, je veux bien tout ce qu’on veut, les Amerloques et nous autres à leur suite, les démocraties occidentales en somme, d’aller encercler la Russie d’une espèce de cordon sanitaire à base d’Otan, voilà une idée à la con qui va nous coûter cher. Tenez, prenez le Général Pénisbrandi (enfin je crois, un nom comme ça), le consultant militaire de BFM TV s’il vous plaît, et qu’est ce qu’il dit celui-là? Ben voilà, accrochez-vous, je cite « …l’Otan n’interviendra pas sur le territoire ukrainien (encore heureux, flûte, la guerre atomique on préfère éviter) mais nous allons projeter nos forces dans les États Baltes et en Roumanie, parce que c’est notre devoir de protéger nos alliés et partenaires au sein de l’Union Européenne« . Bon, très bien, surtout qu’on ne va pas projeter grand chose, car si j’ai bien compris nous enverrions en tout et pour tout cinq-cents troufions en Roumanie -de quoi terroriser le big-boss du Kremlin, si vous voyez- mais tout de même! A mon humble avis ce n’est pas le moment d’aller chatouiller l’ours soviétique sous les roustons, les déclarations de type martial et les rodomontades me semblent à proscrire, vu la conjoncture. Avec ce fou furieux en pleine pulsion belliqueuse, la meilleure des choses me semble consister à s’écraser momentanément, et ce dans l’intérêt bien compris des pays que nous aurions la prétention de « protéger » comme dit le camarade Pénisbrandi. Toutefois Présipède, qui ne peut pas s’empêcher de l’ouvrir, prétend « soutenir la Moldavie et la Géorgie« , admettons que cela ne l’engage pas à grand chose, notamment s’il s’agit d’un soutien du geste et de la voix, mais tout de même, il évoque là des territoires considérés par Putin comme faisant partie de l’Empire. Sachant qu’il est parti pour réaliser son Union Territoriale, l’U.T. Russe, sachant qu’il entend installer des missiles nucléaires en Bielorussie, sachant aussi que, parti comme le voilà, pour le stopper il faudrait lui faire ingurgiter une ogive atomique et appuyer sur le bouton, je pense sincèrement qu’il convient d’arrêter de faire les malins.
Surtout qu’à bien y regarder, comme nous nous trouvons embarqués dans l’Otan, c’est à dire sous l’autorité écrasante des Etats-Unis, l’heure est à la prudence et à la circonspection. Le grand chef Amerloque se trouve être un gâtouillard lifté autant que botoxé qui n’a jamais rien fait d’intéressant dans toute sa vie de politicard véreux. Ce pauvre Robinette, alias Sleepy Joe possède toutes les qualités requises pour faire un bon pensionnaire d’Ehpad, certes, mais, s’agissant de se colleter avec un problème du genre Vladimir, sincèrement mieux vaut passer le tour, c’est râpé d’avance. D’ailleurs, il n’a pas insisté Joe, aussitôt que ses informateurs ont subodoré l’invasion probable de l’Ukraine, il s’est empressé d’en retirer les quelques troupes qu’il y entretenait…sage décision mais interprétée par l’affreux Putin comme une invitation, donnez-vous la peine d’entrer, je pars faire deux courses! Quant à l’ami Trump, avec son habituel esprit d’à propos, il profite de l’occasion pour souligner l’impéritie débile de son successeur et la stupidité des dirigeants occidentaux qui se sont fait rouler dans la farine, puis prendre de vitesse par ce vieux rusé de Putin. Les préoccupations de politique intérieure ne perdent jamais de leur importance essentielle pour les serviteurs de nos chères démocraties, c’est vrai en Amérique comme chez nous. Dans notre cas particulier franchouille, avec l’élection majeure qui s’approche à toutes blindes, ce constat apparaît particulièrement vrai dans la mesure où l’on n’en parle même plus. A croire qu’aux deux bouts de leur immense table de négociation, Vlady et Manu conclurent un pacte vicelard du genre prends l’Ukraine et fais durer le pastis le plus longtemps possible, pendant ce temps les casse-pieds qui voudraient me piquer l’Élysée me foutront une paix royale. Évidemment, ce serait faire beaucoup d’honneur à notre petit chef de guerre à nous autres que d’imaginer sérieusement pareil scénario mais en tout cas le résultat est le même: chaque jour de guerre qui passe occulte la campagne présidentielle, au point que personne ne traite plus le sujet sur aucun media digne de ce nom. Je ne nie pas, bien sûr, qu’en ce moment-ci les choses sérieuses se passent plutôt là bas, vers l’Est… mais, avouons-le, Macrounette ainsi réélu les doigts dans le nez ça sera dur à encaisser et encore plus délétère pour la suite.
Sans compter que la suite, au fond, bien malin qui pourrait dire la gueule qu’elle prendra. Pour le moment, l’ours a posé sa grosse patte griffue sur la bestiole ukrainienne, laquelle mordille comme elle peut pour essayer sans trop y croire de se dégager quelque peu. Cependant je ne prétends pas, bien sûr, que le gros animal ex-soviétique fasse patte de velours, mais on a l’impression d’une certaine retenue. Il pourrait engager son aviation de manière plus massive, histoire de faciliter le boulot sur le terrain, par exemple, mais non, il se contente manifestement d’avancer au sol avec des pertes non négligeables. Au lieu de s’enfoncer dans le pays comme un clou dans une motte de beurre, il y va mollo, Putin, il propose de négocier, bref on le dirait déjà moins sûr de son coup que jeudi dernier, quand il lançait l’opération Barbarossa à l’envers.
Et puis tout à coup, comme ça, ex-abrupto, le voilà qui se met à nous brandir sous le nez la menace nucléaire! Alors celle-là c’est la meilleure! Le type s’embarque dans une agression, puisqu’il faut bien appeler les choses par leur nom, s’embourbe un peu dans l’affaire, voit des pays comme l’Allemagne qui se mettent à doubler leur budget militaire, se prend dans la gueule des sanctions financières et, du coup, sans autre forme de procès, met en alerte la force de dissuasion! Et il fait ça à la télé, Putin, avec les généraux d’état major qui prennent les ordres sur le plateau, en -pseudo- direct! Bien sûr c’est de la télé-réalité savamment mise en scène, bien sûr…oui, enfin, pour tout dire on n’en sait rien, au fond. On ne plaisante pas avec ce genre de menace, c’est d’autant plus inquiétant qu’il a un peu changé de gueule, ce type, depuis quelques temps, bouffi par la cortisone, voyez vous, et nul ne sait en réalité de quoi il souffre exactement. En d’autres termes, d’ici que, sur un coup de tête de malade, il nous déclenche l’apocalypse nucléaire…bon, il y a encore de l’espace, mais qu’on le veuille on non, ça fait froid dans le dos.
Ainsi, il y a gros à parier que nous le laisserons plus ou moins tranquille sur l’Ukraine, en lui collant toutefois quelques sanctions européennes bien senties à la Von der Leyen-Borrel, histoire de marquer le coup. On ne va tout de même pas se fâcher grave pour si peu, pas vrai?
Certes, sauf qu’alors l’agression se trouverait validée, sinon légitimée et c’est là qu’un autre danger encore bien plus sérieux pourrait prendre le relais. Parce qu’un dictateur autocrate peut en cacher un autre, et qu’en pareille hypothèse l’énorme Xi Jinping ne se priverait sans doute pas longtemps de faire main-basse sur Taïwan. Grosso-modo c’est la même chose, d’un côté l’U.T. russe, de l’autre l’U.T. chinoise (même si dans le second cas ça perd son côté rigolo). Pour le dictateur de Pékin il s’agit de récupérer un bout de l’Empire du Milieu, il y songe depuis toujours. Seulement, dans le cas de Taïwan l’affaire se révèlerait encore plus grave: à moins de se perdre complètement les Amerloques ne sauraient rester sans réaction, les implications historiques, symboliques, stratégiques, économiques, apparaissent trop dramatiques pour laisser pisser le mérinos. Autant dire que si nous n’allons pas à la guerre nucléaire pour cause d’Ukraine, nous aurons une jolie chance de rattraper le coup avec Formose, comme on appelait de mon temps Taïwan, à l’époque de Tchang Kaï Chek, celui que les Occidentaux n’ont pas été foutus de délivrer des grosses pattes griffues du dragon Mao…on en voit bien les conséquences aujourd’hui! Pourquoi les Démocraties ne sont-elles jamais foutues de faire ce qu’il faut où moment où il le faut? Regardez donc un peu les tronches de Robinette et de Présipède, comparez à celles des deux dictateurs précités et vous aurez la réponse.
J’ai bien peur que nous ne soyons dans un beau pétrin.
Essayez tout de même de passer une bonne semaine!
Très amicalement.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Si nous écoutions un peu nos grand-mères…

L’avez-vous remarqué, aujourd’hui tous les jeunes-gens qui ont suivi leur cursus scolaire au sein de l’École de la République s’expriment en un français plus ou moins balbutiant assorti d’intonations très caractéristiques de cet accent « beur » qui fleure si bon les cités sans-cible? Cela s’avère même en des lieux où la tradition ancestrale imposait des accents, certes à couper au couteau, mais sans rapport aucun avec cet enrichissement fabuleux apporté par nos nouveaux compatriotes y-suent-de-l’immigration. Ainsi, à Marseille, les générations dites « millénium » éructent-elles un sabir fortement inspiré de l’arabe avec l’accent correspondant, fût il légèrement mâtiné de sonorités à caractère crypto-provençal. Cela se vérifie sans doute à peu près partout en France, vu que l’invasion touche tout le monde à des degrés divers, à l’exception, sans doute, des hauts-plateaux quasi désertiques dont nous conservons quelques exemplaires à peu près vierges de toute occupation exotique. Le phénomène en question s’accompagne généralement d’une absence à peu près totale de civilité, dont l’origine se trouve pour une part significative dans la manière dont l’Éducation Nationale éduque les jeunes générations. Il est intéressant, à ce propos, d’observer la disparition quasi totale de l’éducation depuis que nos écoles s’appellent ainsi, alors que, parallèlement, tout une ribambelle d’éducateurs appointés par nos impôts se répand sur les quartchiers, telles des colonies de morpions dans les intimités de putes low-cost. Plus il y a d’éducateurs plus nous sommes mal éduqués, voyez-vous, d’autant que les intéressés eux même s’avèrent souvent encore plus malappris que les gamins placés sous leur houlette. Il est surprenant, dans de telles conditions, que des tas de gens bien-intentionnés s’étonnent de l’ensauvagement du pays. Je trouve au contraire que cela pourrait se révéler encore bien pire, l’importation massive de populations bizarrement morigénées s’accompagnant d’une action publique de nature à en accentuer les conséquences plutôt que de chercher à les atténuer. J’aime à croire que nos fondamentaux culturels demeurent encore partiellement efficaces, sans quoi la société eût dores et déjà atteint un état en comparaison duquel le Far-West de la « Ruée Vers l’Or » apparaitrait comme merveilleusement policé. Toutefois, au train où vont les choses, l’affaire sera pliée à l’horizon de la décennie, et pour peu que nous soyons encore de ce monde il nous faudra sortir équipés d’imperméables rembourrés pour nous prémunir autant que possible des crachats et autres coups de pied pour rire. Voire pire si l’on s’en réfère au pauvre vieux récemment traîné par la bagnole d’un jeune gentleman en peine d’amusements. Il en est mort quelques jours après, le malheureux, sans compter qu’il se prénommait Ali… vous vous rendez compte des avanies que pourraient subir nos copains Jean-Claude, Gérard, Alain, Monique et autres baby-boomers à la face de craie? Faut pas moisir en vie, croyez-moi, ça va puer grave dans pas longtemps!

Bien sûr cela pue déjà considérablement. Nous avons vu les braves-gens stupéfaits devant le fameux reportage sur Roubaix avec ses poupées sans visages et autres gadgets plutôt dépaysants, « l’Afghanistan à deux heures de Paris » a-t-on pu lire ici et là. Certes, il y a de quoi s’inquiéter, sauf qu’il n’est pas nécessaire d’aller chercher si loin, on l’a en plein Paris, l’Afghanistan, un petit coup de métro direction le 18 ème et vous y êtes…façon de parler, bien sûr car je ne saurais trop vous déconseiller le voyage. Sauf que dans ces coins-là avec un peu d’abnégation et de goût du risque on peut encore y aller. Mais dans les cités périphériques, celles du neuf-trois notamment, vous pouvez toujours vous fouiller, c’est le voyage sans retour, à tous les coups! Les courageux reporters de « Zone Interdite » l’émission qui n’avait jamais si bien porté son nom, eussent été mal inspirés de tenter un reportage dans certains lieux de La Courneuve, de Bobigny ou de Bondy. En admettant qu’ils soient parvenus à y entrer, leurs chances de se prendre sur la gueule un objet du quotidien genre machine à laver ou frigo, voire scooter, balancé du plus haut des tours HLM, se fussent révélées de l’ordre de 99,999 %, le 0,001 restant correspondant au cas, peu probable au demeurant, d’un tabassage immédiat par les équipes locales de droguistes. Le journaliste, en effet, on le laisse entrer, étant admis qu’il lui sera bien difficile de ressortir en un seul morceau, sauf à accepter de raconter une jolie histoire à base de pauvres petits-jeunes martyrisés par la flicaille et stigmatisés par notre société post-coloniale.

Il faut donc essayer de prendre la mesure de la situation. Ce pays comporte désormais une stratification sociale proprement inédite. Les générations nouvelles, disons les moins de trente ans, se répartissent grossièrement entre, d’une part, les éduqués, ceux qui s’expriment correctement en français et surtout en anglais vu qu’à défaut c’est la loose assurée; d’autre part les petits-blancs formés à la communale, puis dans le collège unique, puis au lycée, voire un peu à la fac et qui n’y ont pas appris grand-chose; et, enfin, les derniers arrivés, black-beur, issus eux aussi du parcours éducation nationale dont ils ont retiré, outre une ignorance abyssale, un profond mépris pour la France et une haine cordiale pour les français « de souche ». La première catégorie, peu nombreuse et totalement isolée du reste, appartient à l’internationale des riches parfaitement en phase avec l’économie mondialisée, ceux-là resteront de moins en moins dans leur pays natal en voie de déclassement rédhibitoire. Demeurent les deux autres populations qui se voient contraintes de « vivre ensemble », selon l’expression consacrée. Les uns parlent plus ou moins notre langue, les autres s’expriment souvent en un arabe approximatif et parfois en un français qui l’est encore plus; les deux ont cependant un point commun: mal éduqués, mal instruits et mal dégrossis ils contribueront de concert à la poursuite inéluctable de notre déclin. En dehors de cela, bien entendu, les deux sous-ensembles en cause disposent de tous les éléments nécessaires à un sévère antagonisme qui ne pourra que prospérer sur les décombres de notre civilisation.
D’un côté les indigènes, je veux dire les descendants de franchouilles ou d’européens chrétiens assimilés, qui chercheront à fonctionner grosso-modo comme leurs parents et qui, en conséquence, paieront pour les autres. Et les autres, justement, produits d’habitudes de vie importées de pays ultramarins manifestement incapables de se sortir de leur caca, qui vivront aux dépens des premiers avec l’idée sous-jacente de les réduire en dhimmitude, puis, si possible, en esclavage.
Bon, d’accord, je schématise à l’extrême, mais au fond, vous savez, entre ce que je vous raconte-là et la vérité de notre futur, j’ai bien peur qu’il n’y ait pas beaucoup de différence. Pour que cette abomination n’arrive pas pour de bon, il faudrait désormais un miracle, une prise de conscience subite assortie d’une levée en masse des Souchiens en vue d’exiger que nos gouvernants arrêtent les conneries, qu’ils cessent de nous emberlificoter dans des combinaisons tordues à base de règlementations européennes, de jurisprudences perverses et d’humanitarisme mal ficelé en voie de wokisation. En un mot qu’on foute tout en l’air et qu’on en revienne à l’égoïsme salvateur de ceux qui refusent de se faire dévorer tout crus. Charité bien ordonnée commence par soi-même, alors que les chemins de l’enfer apparaissent pavés des meilleures intentions. Voilà: ne cherchons pas midi à quatorze heures, nous trouvons, dans le gros thésaurus des lieux-communs légués par nos grand-mères, tout ce qu’il faut pour arrêter la dégringolade et repartir gaillardement vers un avenir, sinon idyllique, en tout cas moins affreux que celui dont nous pressentons aujourd’hui la prochaine survenance. Le hic c’est que depuis très longtemps nous n’écoutons plus nos braves aïeules: le miracle, hélas, n’aura donc pas lieu.
N’en passez pas moins une bonne semaine, en attendant les jours meilleurs qui ne viendront jamais.
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Le Convoi qu’on voit plus

Figurez vous, que ce matin, la soif l’ayant emporté sur la prudence, notre bien aimée copine Marlène (la femme du peintre (1), vous savez, celle qui se livrait, dans le temps, à des privautés maritimes sur ma personne), déboulait DERRIERE NAPOLEON avec la ferme intention de se faire offrir au moins une ou deux coupettes. Bien sûr, on ne se refait pas, je l’accueillais avec tous les honneurs dus à son rang de franche salope, en offrant pour l’occasion une tournée générale de ce Roederer dont la cave du bistrot regorge à titre quasiment inépuisable. On ne la voyait plus depuis le premier confinement, Marlène. La terreur qu’inspire chez certains le virus chinetoque a pu induire, parfois, des comportements irrationnels susceptibles de confiner à l’agoraphobie. C’était précisément son cas; elle voyait en tout être humain (enfin plus ou moins) apparaissant dans un rayon de cent mètres, un contagieux potentiel prêt à lui inoculer la maladie du pangolin aux yeux bridés. Certaine de finir intubée dans une salle de soins intensifs directement branchée sur la morgue, la donzelle se retrancha pendant deux bonnes années au sein de ses appartements, résolue à ne laisser personne l’approcher, à commencer par son époux, lequel n’en demandait pas tant et s’en accommoda parfaitement, grâce notamment aux petits modèles venues at home lui inspirer le pinceau. Du coup, évidemment, elle s’est brossée de vaccin, notre copine, convaincue, par dessus le marché, de la nocivité potentielle des Pfizer, Moderna, et autres Astra-machin, ce qui la rendit encore plus circonspecte au regard d’une éventuelle sortie en terrain découvert. Sauf qu’aujourd’hui, après avoir fait un tour de la question qui l’amène à penser qu’après tout on n’en meurt plus, elle s’est carrément décidée à profiter du temps radieux qui caractérise notre hiver, pour se hasarder à nouveau dans le monde réel. Thérèse l’ayant dispensée de présentation QRcodale, la voilà donc à nouveau par toutou, je veux dire parmi nous, veuillez m’excuser.
Et, comme à son habitude, cette virago ne manque pas de se montrer aussi désagréable que possible à l’endroit de nous autres, pauvres mâles blancs hors d’âge autant que réacs.
– « Ben dites-donc, les mecs, qu’est-ce que vous trimballez comme coup de vioque! On ne dirait pas mais une paire d’année ça plombe son monde, hein! Faut dire aussi qu’on n’a pas changé d’habitudes, pas vrai? La flotte c’est seulement pour mouiller le pastaga! Bon appétit Messieurs et à votre bonne santé qui tient du miracle…en tout cas vous ça serait Tous anti-covid par désinfection à usage interne, plutôt. Mais quand même, entre les rides et les valoches sous les gobilles, on se croirait plus facilement à l’ehpad qu’au concours de Monsieur-Univers! La vache, les dévastations du temps qui passe! »
-« Non mais écoutez moi la charogne, réagit Jean Foupallour ulcéré, ça ressurgit du néant après une éternité pour se faire payer le coup par des gentlemanes comme nous autres et ça trouve le moyen d’insulter avant même d’avoir dégluti son premier verre, dites-donc! Non mais des fois, faudrait voir à apprendre un peu la politesse, la grosse, sans quoi ça serait encore dans mes cordes de te filer la fessée cul nu, crois-moi sur parole! »
-« Mais quoi? Mais qu’est-ce? Z’avez dit quoi, là, ducon? D’abord je ne suis pas grosse, abruti! Et pour la fessée, cul nu ou pas, vous repasserez, espèce de vicelard mal lêché! Vous savez que pour moins que ça on en a envoyé en taule, tête de nœud!… Et puis va te faire foutre, salfacho, ça me surprend que t’aies pas encore chopé la cirrhose mais t’en fais pas, tout vient à point à qui sait attendre, je te verrais bien des obsèques avant l’hiver prochain, pauvre loque! »
Diable, elle n’a rien perdu de sa faconde, dirait-on, cela se serait même pas mal aggravé, sans doute l’effet confinement. Cela dit, l’ami Jeannot ayant décidé de briser-là, histoire d’éviter les dégâts collatéraux, le calme revient dans le troquet, et la paix des braves renaît avec les bulles légères du vin divin.
-« Y a pas à tortiller, qu’est-ce qu’il est bon, reprend la nana également apaisée et, après s’être enfilé trois ou quatre amuse-gueules à la file: ben au fait où y sont passés les deux autres zouaves, là, Maurice et Grauburle, pas crevés tout de même, j’espère? »
Jeannot manque d’en avaler sa coupe de travers!
-« Oh putain! Mais jamais de la vie, tu vas chercher quoi, là, ce n’est plus du pessimisme, à ce point là on flirte avec le défaitisme catastrophique. En pleine forme tous les deux! Et d’ailleurs il leur a pris idée de s’embarquer avec le Convoi de la Liberté pour monter à Paris histoire d’emmerder Présipède. Et aussi sec, après avoir fait le plein de sauciflard, de fromage et de pinard, ils ont fait aussi celui de la 4L, avec de l’essence en l’occurrence, les voilà partis sous les hourras de la foule en délire qui les a désignés comme les Papy résistants de la liberté inoculatoire. »
-« Oulah, admire la « Femme du Peintre », ah ben eux au moins ils trimballent de sacrées couilles! Des hommes, oui, pas comme certains-j’vise personne, évidemment- qui ne décarrent pas du bistroquet à taper tranquillement dans la gourde! »
-« Parle pas trop de gourde, rétorque Foupallour, moitié rigolard-moitié furax, comme gourde, ici, je remarque un spécimen de première bourre…bon, calmons le jeu, faisons l’amour, pas la guerre…oui, d’accord, façon de parler bien sûr. Bref, en tout cas je ne sais pas s’ils ont tant de burnes que ça, nos potes, surtout qu’à leurs âges c’est plutôt la prostate qui rafle le premier rôle, mais à Paris, ils ont juste failli y arriver. Vu qu’aux abords de Montélimar ça s’est interrompu brutal avec la rupture du joint de culasse. Quand ils ont aperçu de la fumée à l’avant, ils ont cru a du brouillard…bref pour les arrêter il a fallu qu’ils coulent les bielles. Eh oui, les bruits bizarres, pour les durs de la feuille mal appareillés ça passe un peu inaperçu vous savez, c’est seulement quand le moteur a bloqué qu’ils ont compris leur douleur! Bon, la marche triomphale vers la Capitale, passe encore, ils ont fait contre mauvaise fortune bon cœur. En revanche c’est le pauvre Maurice qui se trouve emmouscaillé à mort. Ben oui à cause de Mémaine, Mme. Grauburle (2) vous mordez le topo? Hyper en rogne, la vieille, elle te lui a passé un savon téléphonique du genre vachardissime, à son jules, que c’est rien de le dire, en lui vociférant que les quasi-cadavre comme lui et son pote ça ferait mieux d’aller briquer le caveau de famille en prévision de l’avenir proche, plutôt que de partir jouer les cavaliers de l’apocalypse à la remorque des bas de plafond antivax et gilets-jaunes. En somme l’expédition punitive, pour nos potes elle a tourné court. Le Convoi de la Liberté a poursuivi son chemin vers le Nord; le convoi qu’on voit plus, en somme. Quant à nos potes, en attendant la réparation du véhicule ils se sont rabattus sur un hôtel-resto de routiers, Au Nougat Couronné ça s’appelle -ben oui, on est à Montélimar, logique- où, paraît-il, on bouffe comme des rois pour trois francs six sous, comme disait Mémé, une belle adresse, quoi. On se console comme on peut, n’est-ce pas, sauf que Maurice, la branlée qu’il va se ramasser à son retour ça lui gâche un peu la joie. Faut dire que depuis quelque temps, les manches à balais elle les prend en métal renforcé, Mémaine, on dirait qu’elle en pressentait vaguement l’utilité! »
-« Toutes choses égales, intervient le père Blaise, qui n’avait pas eu jusqu’à présent voix au chapitre et rongeait manifestement son frein, mieux vaut pour eux, sans doute, qu’ils aient raté l’arrivée à Paris. On les imagine mal se faire malmener par la flicaille au milieu des gaz lacrymogènes et sous les coups de tonfa. Sans compter qu’ils avaient emporté un drapeau, les deux couillus (comme vous dites Marlène), et qu’hier, sur les Champs, les trois couleurs de la France se trouvaient fort malvenues; les Forcedelordres comme on les nomme dans les media, se jetaient férocement sur leurs porteurs et jetaient au sol la glorieuse bannière de nos aïeux! Sans être vraiment cocardier, j’avoue que cela m’a un peu démoralisé! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie? »
-« Ben oui, conclut Foupallour, sur les Champs Élysées, conseil d’ami, si vous voulez qu’on vous foute la paix baladez-vous avec un drapeau algérien… moi je dis ça pour votre sécurité, pas vrai…au cas où… »
-« Décidément, fait Marlène, vous ne changez pas! Toujours aussi dégueulassement racistes! Si vous vivez assez, vous finirez tous pendus là devant, vous voyez, à côté de la statue de Napo l’esclavagiste! »
-« Okay, Marlène, je souscris pleinement…à condition qu’ils te suspendent à mes côtés, on se sentira moins seuls, comme ça ».

Allez, que la semaine vous soit douce et conservez vous bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN


(1) Cf. DERRIERE NAPOLEON chapitre II
(2) Ibid. Chapitre III

Mais où sont les neiges d’antan?

Une très belle jeune femme, dotée d’un charme particulier, rien qu’à elle, tout en douceur délicieuse, une de celles qu’on voudrait prendre dans ses bras et couvrir de petits bisous, comme ça, presque chastement, une merveille, un cadeau du ciel…et puis un beau jour, comme ça, ex-abrupto (voire même « ipso bruto » comme disait cet ancien collègue que nous surnommions Brutavinée), plutôt un jour moche, ça se prête mieux, vous apprenez qu’elle vient de passer l’arme à gauche dans l’année de ses quatre-vingt-onze balais! C’est naze, vous savez, ça fout les jetons! Comment des horreurs pareilles peuvent-elles se produire ainsi, vicieusement, comme la perversion de la condition humaine qui vous fout sous le pif des vessies que vous prenez pour des lanternes jusqu’à ce qu’elles vous pissent dessus sans préavis. Voilà, une de plus, une de moins, c’est ainsi que les choses fonctionnent. Cette fois c’était Monica Vitti. Elle est passée, comme d’autres avant elle, et d’autres qui suivront. Les anges, les vrais, ne durent pas éternellement, ils finissent toujours par disparaître, allez-donc savoir où? Villon se posait déjà la question au XVème siècle époque à laquelle on mourait souvent jeune, c’était son cas, évidemment, on ne sait trop ce qu’il est devenu celui-là, mais c’est à trente ans qu’il écrivait Les Dames du Temps Jadis. Ils comprenaient la vie plus vite que nous, par la force des choses. Mais les nôtres, de dames, celles qui nous faisaient rêver vers les années soixante/soixante-dix, nous les voyons partir après des décennies de vieillesse discrète, il faut comprendre et apprécier: pour qu’on ne les oublie pas mieux vaut qu’elles se fassent oublier. Dans le cas contraire, le présent brouille le passé, on ne les adore plus…moins sans doute, c’est dommage mais ainsi va la vie. François Villon, jeune, se posait des questions auxquelles il ne savait répondre, nous autres, vieux, peut être y voyons nous un peu plus clair, les dames et les neiges d’antan demeurent seulement dans nos souvenirs, elles disparaîtront avec nous, bientôt, à tout jamais!
De nos jours, époque abominable, les neiges d’antan nous ne les trouvons même plus au Jeux Olympiques d’hiver! Les neiges de maintenant sont artificielles, vous vous rendez compte? On fait des jeux d’hiver sans vraie neige et des Coupes du Monde de fouteballe dans des stades hermétiquement clos et climatisés à mort, au Qatar, en plein désert! Plus con que ça tu meurs! Et dans le même temps vous avez des hordes de pastèques ahuries qui posent culotte dans des toilettes sèches et qui se refusent à bouffer de la vache parce que ces bestiaux pètent du méthane, gaz à effet de serre s’il en fut jamais. Alors, comment voulez-vous que ça marche, je vous le demande? On nous traite de sales réacs, voire de vieux cons, parce que nous prétendons que c’était mieux avant… Ma foi je crois bien qu’au regard de l’évolution sociétale, comme on dit aujourd’hui, il se pourrait quand même que nous n’ayons pas tout à fait tort.
Regardez donc un peu cette campagne électorale dont on nous rebat les oreilles à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Regardons bien, que voyons nous? Rien que du creux et du vide! Non que la démocratie ait empiré au fil des décennies, pas du tout, elle a toujours été ce qu’on voit aujourd’hui, une sinistre mascarade, un cirque grotesque, une suite éperdue de pantalonnades débiles avec, au bout du compte, des types qui sitôt installés au pouvoir se font cracher dessus parce qu’ils se révèlent incapables de tenir leurs promesses à la con. Mais là, en ce moment, c’est autre chose, une situation assez nouvelle, curieuse, pour tout dire…même un peu absurde par certains côtés. Un petit malin à l’Élysée qui n’a fait que des conneries depuis son arrivée et personne, je dis bien personne, n’est sérieusement en mesure de lui piquer son fauteuil! Pécresse c’est Présipède en jupons avec le charisme d’un balais O’ Cédar, Marine on la connaît, elle n’y arrivera évidemment pas, et Zemmour, le seul qui fasse un peu le poids, ne dépasserait pas les trente pour cent au second tour. Je ne parle même pas des autres prétendants, bande de nullards tous plus hurluberlus les uns que les autres. En foi de quoi, ce bouzbir, ce bordel arabe, aboutira à prendre le même et à recommencer pendant cinq ans avec la bande d’andouilles qui nous empoisonne la vie depuis 2017! C’est bien cher payé pour en arriver là, ne trouvez vous pas?
Alors, pour se résumer, même pas la peine d’en parler. C’est foutu, on est foutu à l’évidence puisque nous aurions bien besoin de tout changer et très vite, le récent reportage sur Roubaix envahie le prouve de la manière la plus éclatante. Mais nous garderons Macrouille, le grand remplacement, les musulmans plus ou moins fanatiques, et tout cela avec des impôts que nous ne manquerons pas de grave sentir passer, vu que trois mille milliards de dette ça va tout de même finir par se remarquer un jour ou l’autre.

En d’autres termes, tout cela pue considérablement! L’avenir ressemble à une cuvette de chiottes sénégalais! Si j’avais cinquante ans de moins, je crois que je foutrais mon camp pour essayer de trouver ailleurs un pays moins idiot que celui-ci… ce qui ne doit pas être bien difficile…
Mais où sont les neiges d’antan?

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Monologues de vieux pochetrons

Ce matin le ton est à la perplexité. Derrière Napoléon les effectifs apparaissent plus clairsemés qu’à l’habitude. Pompy -vous vous rendez compte!- a chopé le covid, vaccinée à bloc la pauvre petite se retrouve alitée avec quarante de fièvre, l’eusses tu cru? Une nana qui n’a jamais souffert de la moindre maladie vénérienne en dépit de mœurs passablement désinhibées, la voilà vaincue par cette cochonnerie chinetoque! A n’y pas croire! Et d’ailleurs l’ami Jean Foupallour, privé de son point de vulve favori sur les cuisses de la damoiselle et le string transparent qui en décuple l’attractivité, noie son amertume dans un Ricard bien tassé et râle comme un poux à l’attention de qui veut bien l’entendre.
– « Sacré nom de bordel de notre seigneur (1), on s’est drôlement fait baiser en canards, les mecs! Vaccinez vous, vaccinez vous, qu’ils disaient! Ben on s’est vacciné, bien gentiment, comme des moutons de Panurge (2) et maintenant, regardez, on va tous y passer tel qu’on se voit là, une malédiction ce truc, un vrai calvaire! Mais le pire, si vous voulez mon avis, ça reste le vieux schnok, là, c’est comment déjà? Ah oui, Défraîchy, Môssieur le Professeur Défraîchy, vous savez, le président du conseil de mes choses à Macrouille, vous situez? Eh ben, le mec, vous avez entendu ce qu’il a balancé, dernièrement? Parfaitement! Comme quoi le vaccin, ben c’est pas un vaccin! Tout juste s’il n’a pas ajouté bandes de cons, histoire de bien nous mettre le nez dans notre caca d’ignorants à peine bons à se faire inoculer! Et attendez, y a une suite, le journalope qui lui servait la soupe lui a demandé, tout de même, si c’est pas un vaccin, alors c’est quoi cette denrée? Et l’autre peigne-cul de répondre, oh, bof, on peut dire qu’il s’agit d’une espèce de médicament, si vous voulez! Textuel, je vous jure! M’enfin, voilà un empaffé qui nous serinait sur tous les tons et sans varier jamais d’un poil de zob, comme quoi hors du vaccin point de salut, l’immunité collective, tout ça! Et là, aujourd’hui, comme tout le monde se chope la pistouille, vacciné ou pas vacciné, troisième dose ou pas: une espèce de médicament! Putain d’adèle, tout de même, faut le faire d’être aussi enfoiré, c’est pas pour rien qu’ils lui ont refilé la super légion d’honneur à cette vieille salope, pour le boulot d’enfumeur de service, il n’a pas son pareil, Défraîchy! Une espèce de médicament qui protège contre les formes graves, qu’ils disent, tous, et ça leur suffit…Ben à nous pas, voilà! D’abord ils nous ont vendu un vaccin, ces ordures, pas une espèce de médicament! De plus ils n’en savent absolument rien, que ça protège, juste une supposition et encore mal fagotée parce que figurez vous, ma petite cousine Cameron, celle-là qui bosse à l’hosto…non, pas toubib, non, elle nettoie les chiottes, mais ça n’empêche pas qu’elle voye. Et qu’est-ce qu’elle voit, Cameron Foupallour, hein? Ben plein de vaccinés, des vieux, des jeunes, un peu tout quoi, qu’ils trimballent en réanimation jusqu’à ce que mort s’ensuive, parfaitement! Comment elle est au courant pour le vaccin, Cameron? Ben elle fait pas qu’à voir, elle entend aussi, et du coup elle sait, et moi aussi par la même occase, vu qu’elle en fait profiter la famille. Ben oui, comme elle dit, Cameron, les pauvres malades on les fait intuber, par contre, nous tous on s’est drôlement fait entuber! Vaccinez vous, vaccinez vous qu’y disaient… »

Et là, forcément, à ce stade de la conversation, une nouvelle tournée s’étant trouvée servie dans l’intervalle, il ne peut pas faire autrement que de siffler son pastaga tout neuf, le Jeannot et, par la force des choses, d’interrompre son monologue…il ne faut jamais, car il se trouve toujours en pareil cas quelqu’un pour vous confisquer le crachoir. En l’occurrence Blaise Sanzel! Un phénomène absolu, celui-là, quatre-vingt-seize balais et toujours debout, enfin plus ou moins, bien sûr, avec ce qu’il picole, le vieillardissime, mieux vaut n’en point trop demander; pour tout dire, un contre-exemple ce Blaise, un pousse au crime du point de vue de la Ligue Anti-Alcoolique! La voix claire, ou à peu près, le geste précis jusqu’à la cinquième tournée au moins et l’esprit aussi vif qu’au temps de sa jeunesse, sous le Maréchal! Il en faut, des comme-ça, ils nous font croire, quasiment, à l’immortalité, et pas seulement de l’âme, tout le reste avec… étant précisé qu’il ne se prive jamais de lutiner, le vieux cochon, la pauvre Pompy en sait quelque chose qui le laisse faire sans rouspéter vu que ses parents lui ont enseigné le respect des ancêtres et qu’à titre d’accessoire d’un cul époustouflant, elle possède une palanquée de principes, tous plus catholiques les uns que les autres. Puisse, donc, Le Trés-Haut, la guérir vite du coronavirus et lui épargne ad vitam aeternam le Coranovirus. Et donc, vous disais-je, voilà le camarade Blaise, gardant à portée de main son godet de Lagavulin, qui prend hardiment la parole afin de nous déclarer ce qui suit.

-« Hé bien vous savez, mes jeunes amis (moyenne d’âge soixante quinze, tout est relatif), moi cette histoire de virus me fait juste rigoler. Comment avons-nous pu devenir à ce point idiots, trouillards et pusillanimes? Sérieusement je me perds en conjectures! Je vois bien ce qui se passe depuis deux ans…à vrai dire pas grand chose, juste une espèce de panique quasi-générale face à une maladie qui, somme toute, ne nous fait pas grand mal. Oui, certes, j’entends bien, des gens meurent, et alors? D’abord il s’agit essentiellement de vieillards, et pas n’importe quels vieillards, les plus délabrés, bien sûr, vous n’avez qu’à regarder par ici, sans me vanter moi leur petit virus à sa mémère, il ne m’a même pas effleuré du bout de la queue!… Comment? Ah oui, Maurice, tu as raison, désinfecté comme je suis de l’intérieur ça peut se comprendre, d’accord…. tu en es un autre d’ailleurs, comme Marcel et Jeannot ici présents, protégés de toute infection par l’ingestion massive de solutions hydroalcooliques. L’ivrogne est à l’abri du Covid, voilà qui est prouvé, regardez, par exemple, des gens comme Borloo ou Mélanchon, ceux-là ne risquent absolument rien, à l’inverse des buveurs de flotte impénitents comme le pauvre feu Devedjian, paix à son âme. Et puis je vais vous dire, quelques années avant ma naissance nous avions subi la Grippe Espagnole; d’après les dernières estimations, environ cent millions de morts soit un pourcentage non négligeable de la population mondiale à l’époque. J’ai très bien connu, vous pensez, les gens qui ont vécu cette calamité en direct-live -comme on dit à présent je crois- et je puis donc vous certifier deux choses, la première c’est qu’en termes de gravité le covid apparaît, par comparaison, comme roupie de sansonnet, la seconde consiste à rappeler qu’au sortir de la Grande-Guerre, personne n’aurait pensé une seconde à tout arrêter pour enfermer les gens chez eux à ne plus rien foutre! La saloperie en question, beaucoup y avaient droit, pas mal en crevaient…et voilà tout. Ceux qui guérissaient reprenait le cours normal de leurs activités, les autres on les enterraient et on les pleurait pendant le délai règlementaire. Rien de plus, juste une fatalité catastrophique mais rien à voir avec le cirque d’aujourd’hui. Vous imaginez Raymond Poincaré prenant la parole pour annoncer « nous sommes en guerre » à l’instar de notre petit clown il y a deux ans? Après celle, la vraie, qu’ils venaient de se coltiner! Non, je vous jure la comparaison avec ces temps pas si lointains, (finalement, cent ans qu’est-ce que c’est, après tout, je commence à toucher du doigt le phénomène), la comparaison disais-je ne semble pas très favorable à notre époque. En résumé, nous avons peur de tout sauf de ce qu’il nous faudrait craindre vraiment!… Oui, comme tu dis, Jeannot, l’invasion, parfaitement! Et ça, comme péril grave et imminent on n’a pas mieux en magasin, je vous assure. Sauf que contrairement au Covid, il ne faut surtout pas lutter contre, ce serait discriminatoire et politiquement très incorrect, nauséabond pour tout dire!…Allez Thérèse, remettez-nous ça, c’est toujours autant que les Boches n’auront pas…comme on disait avant, quand ils n’avaient pas encore raflé toute la mise. »

Finalement, les très vieux quand ça s’y met ça ne dit pas que des âneries, peut être ont-ils raison, les Ritals, de remettre Mozzarella au Quirinal; quatre vingts carats, somme toute, ça peut continuer à le faire pendant un paquet d’années!

Bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Juron hérité de sa grand-mère (voir DERRIERE NAPOLEON chapitre IV) laquelle, mécréante avérée, conservait toutefois les séquelles d’un catéchisme plus ou moins assimilé.

(2) Une référence littéraire…que non point! Jean Foupallour, Rabelais ça le dépasse de cent coudées mais il fréquentait dans le temps un restaurant dénommé « Le Mouton de Panurge », il connaît donc l’histoire.

L’U.T. Russe

Pour nous autres Franchouilles, en dehors des histoires de covid et des oscillations quantiques de la campagne pour la présidentielle d’avril prochain, il ne se passe absolument rien. Il suffisait d’ailleurs d’assister, mercredi dernier, au spectacle « Présipède devant le Parlement Européen » pour comprendre à la fois que finalement l’Europe tout le monde s’en fout et que nos compatriotes grassement payés pour siéger tranquillement dans l’hémicycle strasbourgeois, s’intéressent infiniment plus à l’attribution prochaine du fromage élyséen qu’aux affaires de l’Union, si tant est qu’il en existât vraiment. Quant au principal intéressé, sa double qualité de candidat et de président-semestriel à la con de cette dernière, donne une idée précise de l’usage qu’il souhaite faire de la seconde. Pour lui, il eût sans doute été plus digne de passer son tour, comme il aurait pu le faire sans la moindre difficulté. Toutefois, vous savez, la dignité on s’assoit dessus; une position comme celle-là c’est l’assurance de disposer d’une chouette tribune hors temps de parole, et d’éclipser par sa brillance les concurrents miteux qui postulent, tant bien que mal, à le remplacer dans trois mois. Comment voulez-vous que la pauvre Marine, la piteuse Pécresse, le petit Zemmour ou le paillasse Mélanchon, fassent le poids devant cette espèce de Belmondo version tafiole, qui joue « Le Magnifique » en séance permanente sur les théâtres les plus grandioses et les plus prestigieux? Pas question de laisser échapper une opportunité pareille, vous pensez, Macrouille grand chef de l’Europe! Trop beau! Un coup de pot de cette envergure, avec une chance sur vingt-sept de choper pile l’alignement des planète, on dirait carrément un signe divin, une bénédiction du ciel, le choix du Père Tout-Puissant! Du coup, il en rajoute, accroche le grand fanion bleu étoilé sous l’Arc de Triomphe, en lieu et place du traditionnel machin tricolore républicouille, évoque le « Peuple Européen », voire carrément la « Nation Européenne », vu qu’il n’est pas à une imbécillité près quand il s’agit de dorer la pilule aux buses susceptibles de voter pour lui. Et donc, là, pour le coup, il fait si ouvertement campagne que les copains Chleus, Ritals, Flamands, Baltes et autres de plus à l’Est s’interrogent in petto sur le point de savoir s’il ne les tiendrait pas un peu pour quantité négligeable. Cela ne se dit pas franchement, dans ces milieux diplomatico-fromagesques on évite, mais il se murmure en loucedé que ces Franchouillards sont tout de même une sacrée bande de peigne-culs. Ce qui, somme toute, lorsqu’on entend les Jadot, Manon Aubry (décidément un patronyme d’andouille mal ficelée) ou Bardella, sans oublier, évidemment, Présipède soi-même, apparaît comme plutôt bien fondé, reconnaissons-le.
Évidemment, la seule vraie question qui se pose pour l’ensemble de nos classes politique et médiatique, reste le résultat du 24 avril 2022 et absolument rien d’autre. Et si l’on en croit le sondage publié ce jour même par le JDD -feuille de chou ni plus ni moins méprisable que la plupart- vous avez 28% de nos concitoyens pour qui la qualité essentielle du président de la répupu serait l’intelligence…autrement présenté, 72% du corps électoral se fout bien pas mal d’avoir un gros con à la tête de l’État! Normal, vous savez, parce que l’intelligence, en fait, ils ignorent absolument ce que c’est. Le concept leur apparaît abscons et étranger. Il semble même surprenant qu’on en trouve autant de l’avis contraire, je présume que bon nombre parmi les 28% précités ont dû répondre au pif. Seulement ça en dit long sur la capacité de l’électeur à voir plus loin que l’extrémité de son tarin, laquelle se situe essentiellement au niveau des mesures anti-covid dont on lui rebat les portugaises depuis vingt-quatre mois. On leur dit à quoi ils doivent accorder de l’importance et ils suivent! Certains, la grosse masse, obéissent au doigt et à l’œil aux consignes des duettistes de choc Castex-Véran, d’autres, moins nombreux mais plus féroces, croyant en cela faire preuve de rébellion démocratique, défilent à grand bruit contre le passe-vaccinal, cassent la gueule aux députés macronnistes et servent ainsi, sans rien y comprendre, la bonne soupe au camarade Présipède. Tant que la controverse majeure portera sur ce satané virus, ses variants et ses tribulations vaccinales, les vraies questions resteront sous le tapis et la réélection du petit bonhomme apparaîtra comme une quasi-certitude. La bêtise et l’aveuglement sont les deux mamelles de la démocratie, nous eûmes maintes fois l’occasion de le constater.
Sauf que, parallèlement aux tracasseries covidiennes et à l’évolution des petites affaires pré-électorales, le monde continue de tourner. On ne le croirait pas, vu d’ici, mais il se passe plein de trucs de partout, souvent assez intéressants, d’ailleurs, pour que le monde entier excepté nous autres s’y intéresse et parfois s’en inquiète. Par exemple, il se déroule en ce moment-même des évènements assez curieux tout à côté de chez nous, enfin je veux dire aux frontières de cette Union Européenne que nous présidons par Macrounette interposée. C’est même plutôt grave, disons-le carrément, puisque notre ami Vladimir Putin s’apprête benoîtement à envahir le Dombass, c’est à dire la partie la plus russe de l’Ukraine.
Remarquez bien, cela ne nous pose pas de problème majeur, j’en conviens, mais tout de même la Russie qui masse une armée à la frontière pas bien loin de chez nous, ça fait grave le buzz, ça demande un peu d’attention moi je trouve. D’autant qu’à l’heure actuelle ce sont les Amerloques qui traitent le sujet en compagnie du sieur Lavrov, l’envoyé du Kremlin. Les Européens eux, ils regardent…enfin pas les Français, bien sûr, qui ont carrément la tête ailleurs, vu qu’ils ont d’autres chats électoraux à fouetter. C’est donc une affaire qui se discute entre grandes personnes, autrement dit sans l’Union Européenne si chère à l’ami Présipède. Seuls concernés, nos potes Allemands, empêtrés dans l’affaire du Nord-Stream, le fameux tuyau qui leur véhiculera bientôt le gaz de Russie. Ils ne savent pas trop sur quel pied danser, nos voisins d’Outre-Rhin, vu que l’administration Biden leur demande de bloquer le truc pour faire pression sur Vladimir, alors qu’ils ne peuvent pas s’en passer, du gaz de Putin. Vous avez aussi des gens comme les Roumains, aux premières loges en tant que frontaliers de l’Ukraine, qui se voient proposer gentiment de recevoir les troupes de l’Otan, histoire d’impressionner l’ours ex-soviétique et qui ne savent pas trop si c’est du lard, vu les subsides que cela pourrait leur rapporter, ou du cochon si jamais le conflit venait vraiment à péter.
Une seule chose apparaît désormais certaine, Poutine se sent très fort. L’Europe il s’en fout et Biden pas plus que ses sbires ne l’impressionnent le moins du monde. En revanche, il tient absolument à réaliser son Unité Territoriale, en abrégé l’U.T. Russe (1), et cela passe obligatoirement par l’annexion de l’Ukraine. Souvenons-nous de la Crimée au temps du merveilleux Barack-Hussein…annexion réussie sans coup férir, avec la désapprobation unanime du monde entier, quasiment. En Crimée, il y est Vlady, et il y reste! Personne n’envisage une seconde de l’en chasser…on lui a collé des sanctions qui ont essentiellement privé nos culs-terreux de leurs débouchés en Russie, le reste n’est que littérature. Pour le Dombass, je vous fous mon billet que ça fera pareil. Et même mieux, vous savez, parce que Robinette, avant même le lancement de négociations sérieuses a trouvé le moyen de déclarer dans une conférence de presse qui devrait rester dans les annales: « Je pense qu’il va entrer, il doit faire quelque chose…on verra bien ce qu’il fait, vous savez, s’il s’agit d’une agression mineure on n’en fera pas un fromage! » Autrement dit, pour le Dombass il a le feu vert, Putin, et croyez-moi si vous voulez mais il va y aller très bientôt! Entre le gâtisme du Président des States et l’incapacité de l’Europe Présipédique, l’U.T. Russe possède un avenir radieux!
Mais ne vous inquiétez pas, cela ne changera rien ni au Passe-Vaccinal, ni à la campagne présidentielle, voilà bien l’essentiel, pas vrai?

En attendant passez un bonne semaine, faites bien attention au Macron… et Omicron!
Amitiés à tous.

NOURATIN

(1) San Antonio l’avait déjà faite il y a soixante ans, celle-là, mais je ne me souviens pas de la référence.

Considérations démocratico-charitables

Ce qu’il y a d’embêtant dans le quinquennat, entre autres inconvénients tous plus fâcheux les uns que les autres, c’est que ça revient toujours au bout de cinq ans. Oui, je vous entend bien, La Palice n’eût pas dit autrement, j’en conviens, mais en attendant, pour tout vous dire, je commence a en avoir ma claque de leurs conneries. Nous aurions tiré encore deux années de plus avec Présipède, il finissait par se prendre pour de bon les pieds dans le tapis et on n’en parlait plus! D’accord, aucune certitude à ce sujet, vous avez raison, et puis, finalement, rien ne permet aujourd’hui d’affirmer en toute certitude que le corps électoral se montrera assez stupide pour réélire ce mec. Rien! D’ailleurs il baisse dans les sondages et, selon les spécialistes (lesquels ne disent la plupart du temps que des âneries, c’est vrai), il devrait en prendre un nouveau coup dans les galoches aussitôt sa candidature officiellement annoncée. Et puis aussi, le bilan des cinq années macronnoïdes, qu’on le veuille ou non, se présente un peu comme un mur de pissotière: si vous enlevez les graffiti obscènes autant qu’orduriers il ne vous reste plus grand chose à lire. Là c’est pareil, il aura pratiquement tout loupé, le petit crevard, il laisse des finances bérézinesques, une dette hymalaïesque, un déficit dantesque, un commerce extérieur padiraquesque, une insécurité publique cauchemardesque, une invasion migratoire titanesque, enfin bref un désastre absolument gigantesque…ou presque! Oui, presque mais pas tout à fait, soyons justes, pour une fois: en cherchant bien on peut trouver du positif. Bien sûr ça ne saute pas aux yeux, c’est le moins qu’on puisse dire, mais en prenant de la peine, en fouillant partout, en soulevant chaque petit caillou avec patience et longueur de temps, on finit par y arriver, vous savez! Ça m’a pompé beaucoup d’énergie en trituration de méninges mais j’ai trouvé un truc à porter à l’actif de son putain de bilan. Oh, pas grand chose, ne rêvons pas, mais tout de même du positif, une initiative que personne d’autre à sa place n’eût osé prendre et qui méritait pourtant de s’y ranger; une bonne action, pour tout vous dire, un acte de charité chrétienne comme on n’en a pas vu souvent en régime républicouille! En bref, il a viré cette espèce de pignouf bicolore de Barbapoux et il a nommé Jean Castex premier ministre! Voilà un brave type, manifestement un peu neu-neu, un fonctionnaire vous savez, de ceux qui fonctionnent comme on leur dit de fonctionner et qui ne cherchent pas à utiliser leur cerveau à autre chose que la mise en œuvre des décisions prises par d’autre. Un brave couillon, en somme, fidèle, obéissant et régulier comme un vrai porte-flingue, tel que personne jamais n’aurait songé à lui confier une fonction de premier plan au plus haut sommet d’un État qui, certes, part un peu en quenouille mais garde malgré tout un statut éminent sinon prestigieux. Vous vous rendez compte qu’ainsi ce pauvre garçon un peu benêt bien que natif de Vic Fezensac (1) apparaît désormais dans la lignée de personnages tels que Michel Debré, Georges Pompidou, Jacques Chirac, Raymond Barre, François Fillon… Certes j’oublie un peu les socialos, ainsi que l’autre rigolo dont j’oublie le blaze…ah oui, voilà, Raffarin voulais-je dire, car ces gens-là eussent un peu foutu en l’air ma démonstration, mais l’essentiel y est: Cachsex premier ministre, voilà ce qui sauve le quinquennat! Un acte à la fois charitable et courageux qui fera date dans la glorieuse histoire de la cinquième raie publique. Comme quoi, vous voyez, on peut se comporter comme un sale petit morveux prétentieux autant que mal inspiré et, parfois -une seule fois en l’occurrence- prendre des décisions dignes d’un saint laïc…et pourquoi laïc, somme toute? Pourquoi ne pas voir, en l’espèce, l’intervention du Saint-Esprit soi-même, descendu sur Présipède sous la forme d’une Jack Lang de feu, ou quelque chose comme ça? Réélu ou pas en Avril prochain il ne manquera sûrement pas de finir au paradis, assis à la droite de Dieu, ou peut être à sa gauche, en même temps comme il dit, car la vie éternelle ne se préoccupe pas de petits détails à la con et s’accommode à merveille d’une ubiquité qui siéra merveilleusement à notre bienheureux petit bonhomme.

Mais une fois justice rendue à sa bienveillance chrétienne one shot, force est de constater que tout le reste est à jeter. Nous étions déjà dans la gadoue et ce petit malotru nous y a encore plus enfoncés tout en avouant y prendre plaisir comme il le reconnut la semaine dernière dans les colonnes foireuses du Parisien. Sauf que l’incapacité crasse de la démocratie à mettre en évidence les questions fondamentales, jointe à la comprenette un peu faiblarde de l’électeur moyen, semblent nous conduire tout droit à une réélection triomphale. Nous savons pertinemment de quoi nous crevons (voir ci-dessus) mais personne n’en parle sérieusement, à part peut être Eric Zemmour mais on ne l’entend plus celui-là, ils l’ont collé sous le boisseau. En revanche nous voyons porter en place publique les controverses les plus saugrenues, genre « faut-il ou non coller ce qui reste de Molière au Panthéon? ». Déjà, ce qui reste de Molière c’est son œuvre, celle-là inutile de la panthéonniser, elle se débrouille très bien sans la Patrie Reconnaissante et, en plus, on ne voit pas l’intérêt de balancer l’auteur de Tartuffe et du Misanthtrope, entre autres bricoles, au milieu d’une tripotée de braves-grands-hommes (et désormais femmes) qui ne lui dépassent pas le niveau du gros orteil. En revanche, on pourrait y foutre des gens comme Pierre Joxe, voire Lionel Jospin, au Panthéon…comment dites vous? Ils ne sont pas encore morts? Ah, bon, je croyais…mais vous êtes sûr que ça empêche?
Bref, tout ça pour vous dire le sérieux de la campagne. Il faut rappeler qu’elle n’est pas censée avoir déjà commencé, celle-là, pour le moment nous n’en sommes qu’à la préparation des hors d’œuvre, les cuistots s’affairent sur les charcutailles et autres amuses-gueules d’avant grosse bouffe. Aujourd’hui, on nous confectionne une Taubira en Primaire Populaire, un plat singulier, insipide, répugnant même, mais propre à attiser l’appétit médiatique pour le détournement d’attention citoyenne. Tout le monde voit bien que la Gauche, quelle qu’en soit la forme et le représentant, personne n’en a plus rien à foutre puisqu’aucun de ces peigne-culs ne possède la moindre chance de se retrouver au second tour. Et pourtant, nos journalopes n’ont de cesse de nous exhiber les Méluche, Jadot, Annie Dalgaud la merde paris (2), Roussel le coco à 1,5 %… il en existe d’autres, je crois, mais Dieu merci on ne les évoque même pas, c’est dire! Tout ce cirque apparaît parfaitement ridicule mais les affaires démocratiques se passent ainsi, et c’est bien le cirque en question qui explique tous les clowns portés à la Présidence de la Répupu depuis près de cinquante ans. Prenez les trois derniers, comme cela nos mémoires resteront bien fraîches, et vous appréhenderez clairement l’ampleur du désastre! Sarko, un paillasse digne de De Funès, Hollandouille, une espèce de Zavatta en plus rigolo, Macrouille un Monsieur Loyal mais en version parfaitement déloyale, un pantin sinistre qui ne devient drôle que lors qu’il se morfle une mandale en pleine gueule. Et avec ça vous voudriez, en plus, retrouver la grandeur de la France, vous? Foutaises de cornecul! La grandeur en question s’en est allée depuis bien longtemps, si tant est qu’elle possédât encore une certaine réalité depuis la disparition tragique du regretté Louis XIV.
Et puis, entre nous, la grandeur aujourd’hui on n’en a plus vraiment grand chose à foutre, ce n’est pas le sujet. Si nous parvenions à nous débarrasser des envahisseurs, voire, plus modestement, à faire cesser l’invasion et à foutre dehors les spécimens les plus dangereux, cela représenterait déjà un résultat fabuleux. Après, il nous serait loisible d’alléger les charges fiscales et sociales, d’assainir les finances publiques et donc, en un mot, de renouer avec une certaine prospérité. Hélas, pour cela il conviendrait absolument de changer la Loi Constitutionnelle, ce qui ne peut se réaliser que par referendum. Manque de pot, les deux qui formulent ce genre de proposition, Le Pen et Zemmour, se taillent des croupières au lieu de s’entraider pour essayer d’y arriver. Le Pen c’est son fonds de commerce, son gagne pain, hors de question qu’elle y renonce; quant à Zemmour, lui, il est amoureux comme un collégien « sans Sarah Knafo il n’y aurait pas eu de campagne » a-t-il fini par lâcher sur BFM TV. Alors vous savez, aucune chance de le voir renoncer pour se mettre au service de la grosse mémère, il fait le beau, ce sacré Zemmour, son souci premier se borne à briller aux yeux de sa belle, le reste vient aussi…mais après, bien après!
Je ne voudrais pas avoir l’air de me répéter, vous savez, mais l’espoir n’est pas de mise. Si ce n’est pas Macron ce sera Pécresse, or, ne l’oubliez pas, Macron-Pécresse c’est cul et fesses! En somme on est foutu.

N’en passez pas moins une bonne semaine et profitez sans retenue de la décrue du covid.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Ravissante petite commune du Gers, ça fleure bon l’Armagnac!

(2) Il m’arrive de la fredonner sur l’air de « Un gamin de Paris », ça donne:

La Maire de Paris, la Maire de-la Maire de,
La Maire de Paris, la Maire de-la Maire de,
La Maire de Paris, la Maire de-la Maire de, la Maire de Paris,
Etc…
Je le reconnais volontiers, ce n’est pas très varié comme paroles, mais chanté sous la douche ça rend pas mal.

L’enquiquineur ou chacun a le président qu’il mérite

Ce sacré Présipède n’en fait jamais d’autres! Le voilà encore une fois pécho en flagrant délit de fausse déclaration, l’animal! Et pas qu’un peu, ce coup-ci c’est du lourd, il raconte n’importe quoi, vous savez, et je vous en administre la preuve illico prestissimo. Alors voilà, ce triste sire confie à qui veut bien l’entendre (c’est à dire tout le monde ou presque) qu’il emmerde, selon ses propres termes, les personnes non-vaccinées. Eh bien moi, je puis vous l’affirmer, et même sous serment si vous y tenez, qu’il s’agit d’une assertion totalement erronée, profondément inexacte et, si je puis me permettre, mensongère! En effet, ayant subi personnellement, en l’espace de dix-neuf mois et dans le haut du bras gauche (toujours), trois injections d’un vaccin Pfizer -dont on me promettait d’ailleurs monts et merveilles- je puis vous certifier sur l’honneur qu’il m’emmerde, Macrouille! Sans compter qu’il n’y a rien de nouveau dans l’affaire, voilà cinq ans, au moins qu’il me court furieusement sur le haricot, l’arsouille, et il avait même commencé avant, ès qualité de ministre de l’économie sous le règne de Hollandouille Premier (et dernier, dieu merci). C’est même l’enquiquineur universel, ce mec-là, l’hurluberlu qui nous aura à peu près tout fait, il n’y a qu’à se pencher pour en ramasser des palanquées, de ses conneries foireuses! Tenez, entre autres, un de ces jours derniers, ayant emprunté la 4L de Marcel Grauburle pour rendre une petite visite à mon grand amour sans espoir de l’Auberge du Pendu (1), je rentrais tranquillement dans le soir, plein de tristesse et de frustration, comme à chaque fois…le cœur est ainsi fait qu’il espère toujours confusément, même lorsqu’il est acquis depuis belle lurette qu’il n’y a rien d’autre à espérer que du désespoir. Et donc, perdu dans mes pensées moroses, je circulais, paisible, sur une belle route du Centre-Var, rectiligne et peu fréquentée, quand tout à coup, subite illumination dans la nuit tombée, fulgurante et inattendue comme l’éclair par beau temps! Putain, un radar! Vicieux et traitre, en rase campagne, comme un lugubre rappel à l’existence délétère de leur Répupu de mes deux! Mais, visez un peu l’embrouille, la bagnole de Maurice, même si vous la lancez full speed, comme on disait au temps où je naviguais, pour accéder au statut d’excès de vitesse faut vraiment invoquer l’intervention divine, vous pouvez me faire confiance! Eh bien non, pas la peine d’aller chercher dans le surnaturel, les duettistes de choc Présipède-Barbapoux y ont pourvu! La limitation à 80 kilomètres/heures vous met la prune assortie du point de permis confisqué à la portée de toutes les bourses, bravo les sales connards, bien joué, vous avez su y faire, surtout avec les Gilets-Jaunes! Dommage que ces derniers aient oublié de bousiller le piège à automobilistes dans lequel je tombai ce soir-là…bon, tant pis mais c’était juste un petit exemple d’emmerdement macronnique: vitesse retenue 81 km/h, quarante-cinq euros si je me grouille de raquer, assortis d’un point ratiboisé dans tous les cas. Merci Macrounette! Si vous y ajoutez le tarif du sans-plomb 98 taxé à plus de 62%, ça vous expédie la frustration amoureuse dans les parages de l’exorbitant! Et tout ça avec la pétrolette hors d’âge de Marcel! C’est y pas de la belle emmerde présipédique, ça? Vraiment pas la peine d’être non vacciné, vous voyez, il arrive à vous emmerder n’importe qui, n’importe quand, n’importe où et même n’importe comment, voilà! Un don de l’enfer, je pense… Et, bien entendu, on pourrait les multiplier à l’infini, les exemples. Alors quand il prétend se contenter d’emmerder les non vaccinés, je rigole…jaune, bien sûr, comme les gilets.

Cependant, il faut croire que les braves-gens aiment bien, finalement, se faire couvrir d’excréments, pour peu que la chose (ben oui) leur tombe sur la gueule du plus haut sommet de l’État. Peut être pas tout le monde, j’en conviens, mais si l’on en croit les sondages, il caracole joyeusement en tête, Présipède, environ dix points devant le trio infernal Le Pen- Zemmour-Pécresse (par ordre d’entrée en scène). Autant dire que sauf accident il a course gagnée! Si notre ami Omicron poursuit sa prometteuse carrière jusqu’en avril prochain, il n’y aura qu’à continuer d’asphyxier le débat par l’omniprésence médiatico-politique de la « crise sanitaire » et le tour sera joué. L’électeur viendra se réfugier sous l’aile protectrice de son emmerdeur favori. Et je vous fous mon billet qu’on va commencer à sortir de la crise vers fin mars-début avril, avec les beaux jours, vous mordez le topo? Du coup, le sauveur, fils de Dieu fait homme…enfin presque, ce sera qui, pour le coup? Eh oui, bien sûr, le petit Manu à sa Bribri! Tous les enfoirés, pétochards, minus-habens, petits et gros bourges, centre-gauche, centre-droit, ventre mou, pleins de soupe, pleins de blé, progressistes, bien-pensants, cathos de gauche, j’en passe et des pires, tout cela votera pour lui, comme un seul homme, et peu importe qui se trouvera en face, ne nous faisons pas d’illusion.
Surtout qu’en face, on ne sait pas trop, ça pourrait se jouer entre, d’une part la mère Le Pen, laquelle ne gagnera jamais à cause du front républicain, c’est à dire tout ce qui est à gauche de Ciotti, ça représente du monde, et d’autre part cette gourde de Pécresse. Parlons-en de Pécresse! Vous vous rendez compte que, pour tenter de se faire entendre au milieu de la cacophonie omicronnesque, elle n’a rien trouvé de mieux que de ressortir le vieux kärcher de Sarko, vous vous souvenez? Mais oui, enfin, le machin qu’il avait remplacé au pied levé par le Kouchner, on aurait mal entendu, sans doute… « Je m’en vais vous nettoyer tout ça au Kouchner« , il aurait dit, Sarko en réalité, et il a tenu parole,…sauf qu’un Kouchner, à part trimballer des sacs de riz factices, ça ne nettoie pas grand chose, il a du confondre avec Carolin, un truc comme-ça. Et donc, l’autre patate, Valoche pour les intimes, nous ressort la même combine foireuse! Hélas, si la donzelle manque de mémoire (et aussi d’un tas d’autres trucs, comme la jugeote, notamment), en revanche les électeurs de l’autre petit rigolo en 2007, eux ne l’ont pas oublié, le coup du kärcher! Parce qu’il apparaît comme le symbole le plus éclatant de la sodomie par eux subie à cette occasion. Il avait promis de bien nettoyer, de laisser les lieux aussi propres qu’il eût espéré les trouver…raté, complètement! En 2012 quand il a encaissé son grand coup de pied au cul expéditoire, c’était encore plus dégueulasse qu’à son arrivée au sommet de la Répupu! Et d’ailleurs, j’en connais beaucoup qui, instruits par l’expérience du kärcher escamoté, s’en sont allés à la pêche au lieu du bureau de vote, en ce jour de mai 2012. Elle avait déjà du mal avec la droite des Républicouilles, la pauvre mémère, là je crois bien qu’elle s’est tiré un sacré pénalty contre son camp. Nous la savions capable de voter et de faire voter Macrouille, comme en mai 2017, nous l’avions vue déchirer la carte du parti pour cause de droitisation, puis revenir sans vergogne se faire adouber par les copains qu’elle avait laissés tomber, et maintenant le kärcher! Elle semble tout de même plus con que nature, non? Ne trouvez-vous pas?
Et, pour finir sur une note optimiste, nous voyons aujourd’hui l’ami Peltier venir rejoindre les rangs de l’équipe Zemmour, belle prise de guerre en vérité! Comment? Plaît-il? Qui c’est ça Peltier? Ah oui, bon évidemment cela ne saute pas aux yeux, j’en conviens, mais Guillaume Peltier occupait jusqu’à ces derniers temps le poste envié de vice-président des Ripoublicons… Jacob l’en a viré, voilà un mois tout juste, pour expression de mauvaise pensée, blasphème si vous préférez. Il avait eu le culot de proférer, cet infâme mécréant, « comment peut-on rester insensible au discours de Zemmour?« , vous vous rendez compte! Et pile à la suite du couronnement de Valoche comme candidate du parti, après qu’elle a balayé ce petit facho de Ciotti! C’en était trop pour ce cher gros plouc de Jacob, Peltier se voyait dégradé sur le front des troupes, un peu à la manière du camarade Dreyfus. Il en a profité pour claquer la porte, ce garçon, et partir chez le coreligionnaire du précité pour y occuper, à ce qu’il se murmure, le poste stratégique de porte parole du candidat Z. Il a fort bien fait et il en faudrait beaucoup qui le rejoignent dans la démarche…sauf que, bien entendu, lâcher la grosse gamelle ça suppose pas mal d’honnêteté et d’abnégation… chez nos politicards c’est plutôt rarissime.
Il y a donc gros à parier que nous conserverons jusqu’en 2027, notre petit chef actuel de l’État, avec ses allures de lopette un peu wokisée et son langage de charretier…chacun a le président qu’il mérite et nos compatriotes ne sauraient faire exception à la règle.

Que la semaine prochaine vous soit agréable et que, vacciné ou non, Présipède ne vous enquiquine pas trop!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Voir DERRIERE NAPOLEON Chapitre X