Kwassa-Kwassa?

Il ne s’agit pas d’une fatalité. Moi, quand j’entends les peigne-culs qui s’expriment par les media de mes burnes, sortir des ignominies du genre « malheureusement un nouvel  attentat terroriste vient d’être perpétré » ça me les met en vrille au plus profond du kangourou. « Malheureusement »! C’est bon pour un raz de marée, un ouragan ou une épidémie de courante à injection directe, ça, « malheureusement ». Pour les attentats c’est bien une autre paire de manches et encore je reste poli. Si ces enfoirés voulaient bien formuler les choses de manière un peu franche, sans jouer les pucelles effarouchées, en disant la vérité toute crue, par exemple: « eh oui, que voulez vous, les démocraties occidentales, incapables de se défendre et ouvertes à tous les salopards de la terre entière, se sont laissées envahir par les hordes barbares; en conséquence 256 morts en France et maintenant arrive le tour de la Grande-Bretagne, après Londres, Manchester et après Manchester, Londres… Ce sera pour qui, la prochaine fois? »
Seulement voilà, les commentateurs en question prônent par ailleurs l’accueil des « migrants » et le « vivre ensemble » dans la « diversité enrichissante » et les apports merveilleux du métissage. Alors évidemment, comment voulez vous qu’ils établissent un lien entre leurs préconisations à la con et les méfaits induits de l’importation massive de populations christianophobes? Sans compter l’inimaginable culot qui les conduit à signaler froidement que la plupart des terroristes en question sont nés dans le pays où ils sévissent, ce qui rend inutile toute fermeture de frontière. Prenez la France, tiens, Mohamed Merah, Coulibaly, les frères Kouachi, tout ça c’est du bon Français, né à Bobigny ou à Trappes, alors hein? Ça vous la coupe, ça! En effet, ça me la cisaille carrément au ras des moustaches! Un type comme moi qui, depuis plus de quatre décennies s’évertue sous les lazzis, les quolibets, les insultes et les avanies, à protester contre le regroupement familial, les allocations du même tabac et les incitations de toute nature à l’envahissement de l’Europe Occidentale, France en tête, me voir objecter les conséquences mêmes de tout ce que j’ai dénoncé sans succès, c’est à se les prendre et à se les mordre jusqu’à se les arracher!

Hier soir à London, donc, c’était à nouveau le massacre des innocents. Un bon petit carnage, comme d’habitude, avec gros œuvre à la camionnette folle et finition au couteau. Sept morts et cinquante blessés, les déclarations habituelles fusent de toute part et Le maire muz de Londres, Sadiq Kahn, fait part de l’horreur que lui inspire la barbarie de ses coreligionnaires. Voilà. Pas encore la routine mais on y vient peu à peu; déjà les assistants de nos grands-hommes tiennent-ils prêts à l’emploi, toutes les déclarations et tous les tweets indispensables à la plus prompte intervention en cas de coup dur dans un pays proche. Bien sûr si ça se passe à Kaboul ou aux Philippines, là c’est du ressort des services diplomatiques locaux, vu que la presse occidentale s’en tamponne le coquillard. En tout cas,  chez nous, en Europe, les attentats commencent tout seuls à faire des petits. La sainte trouille travaille pour les djihadistes!
Par exemple à Turin, hier soir, avec un tas de gens sur la grand place Saint Charles qui assistaient sur écran géant à la déculottée mémorable de leur équipe face aux mercenaires madrilènes de notre héros national Zizidâne. A un moment donné un supporter un peu plus con que la moyenne mit à feu un petit pétard…1527 blessés, dont deux enfants et une femme entre la vie et la mort! Piétinés par des milliers et des milliers de footomaniaques-pétochards à moitié bourrés: la plupart des victimes présentent des blessures aux pieds pour avoir marché sur les tonnes de bouteilles de bière brisées qui jonchaient le sol! Chouette résultat, non? Bientôt il faudra interdire les rassemblements de plus de trois personnes, histoire d’éviter les mouvements de foule au cas où quelque quidam s’aviserait de péter un peu fort. Voilà à quoi ça mène le vivre-ensemble… mieux vaut le pratiquer séparément!

Cela dit, Londres nous ménage en quelque sorte une petite parenthèse bien affreuse, mais hélas tout à fait en accord avec l’option immigrationniste et multiculturelle de la capitale britannique. En revanche, de l’autre côté de la Mer d’Irlande, c’est Dublin qui nous offre une drôle de surprise…mais bien agréable, celle-là, jugez plutôt…
Enfoncé Macron! Oups, veuillez m’excuser, on la refait… Plus fort que Macron, voulais-je dire, le nouveau Premier Ministre Irlandais! Trente-huit ans, homosexuel et en plus métisse, vous vous rendez compte? Un an de moins que le Manu adoré, et fils d’immigré Indien, le mec! Va falloir ramer grave pour rester en tête des ventes, dites donc! Bon d’accord le nôtre a pris un coup d’avance, « make our planet great again » c’est du lourd, ça, bien vu, bien pensé, bien dit avec l’accent d’Oxford ou presque et le tout en plein à l’heure des journaux télévisés amerloques, qui dit mieux, pas vrai? Un président de la Répupu Franchouille qui cause anglishe sur les ondes c’est un progrès, non?  Demandez donc à Jeanne d’Arc! Mais bon, la roue tourne aujourd’hui à une telle vitesse qu’en un rien de temps vous pouvez tout perdre: votre prestige, votre électorat, la faveur des media, voire la bienveillance des Juges!
Regardez un peu le coup des kwassa-kwassa, par exemple. Voilà un garçon adulé du monde entier, porté aux nues ainsi qu’au pinacle (non, ça veut pas dire ça, m’enfin!), qui réussit un coup d’anthologie en surfant fort à propos sur l’anti-trumpisme universel, qui s’insatalle ainsi tout au sommet de la pyramide bien-pensante globale et qui se prend connement les pieds dans le tapis, comme le premier Hortefeux venu, en discutant le bout de gras avec un marin sauveteur Breton!
On causait barcasses de pêche, voyez vous, et voilà-t-y pas qu’arrive sur le tapis, la délicate question des tapouilles et des kwassa-kawassa. Un super-manque de pot, d’ailleurs: a-t-on idée de discuter, en plein Morbihan, d’embarcations dont nul ne verra jamais la couleur au large des côtes Armoricaines, les premières croisant en Guyane et les seconds au beau milieu de l’Océan Indien! Toujours est-il que notre petit Président de la Répupu, fin connaisseur semble-t-il de la chose maritime, a cru bon de faire son malin en lançant, goguenard, une petite blagounette à la Jean-Marie Le Pen comme quoi les Kwassa-Kwassa ça ramène moins de poissecaille que de Comorien, allusion directe autant que malvenue aux « migrants » de là bas, qui tentent chaque jour de débarquer à Mayotte afin de profiter des largesses de la France terre d’asile (de fous). Et pour essayer de rompre le silence gêné qui s’en est suivi, ce sacré Macrounette a trouvé le moyen d’ajouter que « les tapouilles sont des crevettiers »… c’est un peu faux mais ça fait bien dans la conversation…et puis tout le monde s’en fout, au demeurant.
En attendant ça proteste de tous les côtés! Le Conseil Représentatif des Comoriens de France (eh oui, ça existe, et d’ailleurs vous subventionnez…) crie à l’injure raciale, Libération hurle au mépris de classe et les media unanimes invitent ce garçon à un peu plus de retenue. Bien sûr on ne va pas le traiter comme un mec de droite, n’est-ce pas, la LICRA et autres associations contre le racisme anti-noirs (le seul, le vrai) ne porteront sans doute pas plainte… Mais il a intérêt à se gaffer, ça fait nauséabond ce genre de truc, vaudrait mieux éviter…
D’où je déduis finement que le jeune et fringant Président  affiche de temps à autres des mauvaises pensées révélatrices d’un humanitarisme qui pourrait bien n’être que de façade. Ce garçon qui avait, dans le temps, traité les ouvrières bretonnes d’illettrées,  les Guadeloupéens d’étrangers et la Guyane d’île, se gausse maintenant des immigrants qui risquent leur peau pour tenter de la sauver à nos dépens… Allez, encore un petit effort M. le Président, si ça se trouve vous continuez comme ça un gentil petit bout de chemin et vous allez finir par me devenir sympathique… Bon d’accord y a du boulot mais rien n’est jamais perdu, vous le constaterez vous même lorsque vous aurez acquis un peu d’expérience.  Cependant ne m’écoutez pas, jeune homme, car il apparaît préférable de demeurer en froid avec les réactionnaires: contrairement aux anathèmes de la Bien-Pensance, leur inimitié ne tue pas!

Et d’ailleurs, cher M. Macrouille, si vous me permettez encore un conseil pas encore tout à fait d’ami, dépêchez vous de faire amende honorable et de vous excuser platement auprès de tout ce qui, de près ou de loin, s’apparente à de l’immigré, à du Muz, et, surtout, à de l’immigré Muz… Vous avez le vent en poupe, tous les media se décarcassent à persuader l’électeur d’une victoire écrasante de La Répupu en Marche (forcée) et de l’impérieuse nécessité de vous donner une majorité parlementaire qui vous permettra de nous sodomiser bien profond dès cet été. Et d’ailleurs ça a l’air de marcher du feu de dieu cette intox…alors surtout ne gâchez pas tout, rendez vous illico prestissimo à Canossa, ça s’oubliera bien vite… Kwassa-Kwassa? C’est quoi, ça?

Allez, bonne semaine pré-électorale et, mes chers amis, faites bien attention où vous mettez les petons, c’est miné de partout!
Amitiés circonspectes à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Mutualisme Ferrandien

Une croix sur un tombeau, somme toute, cela frise grave la provocation ne trouvez vous pas? Dans le genre signe religieux ostentatoire on tutoie le haut de gamme, là, moi je trouve! Alors, vous comprenez, peut être faudrait-il un jour ou l’autre se poser la question, parce qu’on va à des ennuis, forcément, je le sens venir gros comme le pif du feu Général. Le problème n’est pas tant qu’on lui ait profané la sépulture, à ce brave Charlot, il se fera une raison n’en doutons pas. En revanche quand on pense à tous ces « jeunes » qui constituent la France de demain…et même d’aujourd’hui finalement, y qu’à se balader en ville pour s’en convaincre, on imagine bien ce qui peut se passer sous leurs crânes au vu de tous ces cimetières si agressivement marqués du sceau hideux de la Croisade! Alors attention, ne tirons surtout pas de conclusions hâtives, n’est ce pas, après tout, comme dit si bien M. le Maire de Colombey Les Deux Mosquées (ainsi que le prévoyait de Gaulle soi même, un visionnaire ce mec!): -« il ne s’agit probablement pas d’un acte politique, c’est juste un jeune homme un peu dérangé qui venait de voler des drapeaux et des bombons et qui, entré là par hasard, a juste voulu faire son malin…pas de quoi fouetter un chat, » circulez y a rien à voir! Nul n’ignore qu’en général -et c’est bien le cas de le dire- lorsqu’il s’agit de Mohamed et qu’on le sait, on cherche par tous les moyens à noyer le poissecaille. Or, en l’espèce, le profanateur avait agi à visage découvert sous l’œil vigilant de la caméra de surveillance qui depuis quelques temps, économies obligent, remplaçait les deux gendarmes chargé de veiller en permanence sur l’auguste sépulcre. Alors, patience, attendons un peu, nous n’allons pas tarder à en apprendre plus,  car à mon humble avis, vu le standing du macchabée outragé, l’affaire devrait tout de même produire quelques vagues… Moi, je serais journaliste, je tenterais le coup de privilégier la piste d’extrême-droite, ça ne mange pas de pain et ça fait toujours son petit effet… le temps que ça dure…

Cela dit, de Gaulle c’est de la vieille histoire, n’est-ce pas. La preuve: il est canné sept ans avant la naissance de Macrounette! C’est vous dire à quel point il n’intéresse plus que les ringards, le vieux kroumir! Maintenant ce qui compte et qui passe avant tout c’est la jeunesse, point barre. Et à cet égard notre bien aimée Répupu peut à bon droit se montrer fière de son nouveau petit Président. Le succès qu’il a, dites donc! La coqueluche des media internationaux, il est devenu le Manu! On l’a bien vu au G7 de Taormina: un succès fulgurant, unanime et incontestable. Le monde entier s’en émerveille… Comme il est jeune! Comme il est joli! Comme il a l’air intelligent! Comme il a drôlement bien serré la paluche à Donald! Z’avez vu? Un vrai pro, on dirait qu’il n’a jamais fait que ça de toute ça vie, ce garçon! Doué comme pas possible, un pur cadeau du ciel! V’la la France qui revient en force sur la scène internationale, avec tous les atouts dus à son rang et à son prestige: bien coiffé, bien sapé, bien propre sur lui le nouveau chef du pays de Voltaire, de Rousseau, de Totor Hugo…et puis faut voir la manière dont il speakinglishe, un bonheur sans mélange! Alors nous autres Franchouilles, vous comprenez, désormais nous n’avons plus honte, ça compte beaucoup, ça, énormément même!
Quand on pense à la grosse tache qui l’avait précédé à l’Elysée, ça réconforte, pas vrai? D’ailleurs c’est surtout ça qui les a stupéfaits dans la mediasphère universelle, la surprise de voir, à la place de Culbuto, de ses cravates en biais, de ses costards tire-bouchonnés et de sa braguette mal close, arriver un même pas quadragénaire, plutôt élégant, bien sous tout rapport, à tel point que nul folliculaire d’aucun pays ni d’aucune obédience ne se fût avisé de gloser sur son air un peu tapette, voire sur le côté saugrenu du couple qu’il forme avec dame Brigitte. Un sans faute, vous dis-je… qu’est-ce que ça fait du bien!
C’est drôle, voyez vous, avec la miraculeuse et subite apparition de ce délicieux personnage au sommet de notre hiérarchie politicarde, j’ai pour de vrai l’impression d’être passé de l’ombre à la lumière, ainsi que le proclamait, temporibus illis, ce cher Jack avec son sourire à la gratte moi les baloches et son veston rose de l’époque déliro-mitterrandienne. Pour de vrai! Parce qu’au temps du jeune Lang (de pute) je trouvais  -à juste titre vu les évènements subséquents-  que ledit passage s’apparentait plutôt à un saut de l’ange dans la fosse à purin. En revanche avec Macroncron c’est grand soleil, sable doré, mer d’azur et parfum de lavande. Nous retrouvons notre statut de grande nation rayonnante, nous voilà de nouveau pris au sérieux, comme aux temps révolus où l’on y croyait encore. Nous allons convaincre les Amerloques d’appliquer les accords de la COP 21, nous ne manquerons pas d’obtenir d’une Angela toute maternelle une palanquée d’accommodements de nature à nous assurer un avenir économique de lys et de roses, l’Europe, à nos pieds, nous laissera le temps de réaliser nos réformes pour bien remettre la France sur ses rails et quand ce sera fait notre beau pays parviendra enfin aux 3% de PIB qui forceront l’admiration générale au regard de notre déficit budgétaire revenu dans les clous. Le bonheur total, pas vrai? Merci à tous les électeurs bien inspirés qui ont placé Notre Sauveur sur son trône de gloire et honte aux autres – y compris votre serviteur- qui eussent laissé perdre une occasion si magnifique de macronner gaiment et pour le bien de tous.

Bien sûr on pourrait, ça et là, apercevoir quelque nuage, ténu, certes, arachnéens pourrait-on dire, mais on ne sait jamais, en ces périodes d’élection le temps peut vite tourner à l’orage, demandez à Fillon, tiens, au hasard.
Le Garde Bayrou, celui des sceaux vous voyez qui je veux dire…il va passer en correctionnelle dites donc! Ça la fout mal tout de même, non? Bon, d’accord, il s’agit d’une affaire de diffamation mais diffamer cela ne se fait pas, en principe, chez les Ministres de la Justice, et passer devant le tribunal d’infâmie, comme n’importe quel braqueur de banlieue, même sans menottes, ça reste un peu embarrassant pour le bigboss de la Place Vendôme. Sans compter qu’en plus de cela la mère Lepage vient l’accuser d’emplois fictifs d’attachés parlementaires européens, lesquels auraient en réalité collaboré au MOUDEM… Comme la première Marine Le Pen venue! D’accord, elle a des comptes à régler avec le bègue du Béarn, la Corinne, mais ce n’est pas le genre d’accusation qu’une avocate, fût elle spécialisée dans l’écologie bisounoursique, lancerait sans un minimum de biscuits. Autrement dit le camarade Bayrou promet d’avoir bonne mine lorsqu’il présentera, ès qualité, la loi de moralisation de la vie politique; pour ce qui est de la morale il aurait intérêt à repasser, le vieux bouc! Déjà comme erreur de casting ce n’est pas négligeable, mais il a fait mieux Macrouille, beaucoup mieux!

Parce qu’il y a l’affaire Richard Ferrand! Celle-là, croyez moi, elle vaut son pesant de canardage enchaînatoire! Je ne vous parle pas de l’emploi d’attaché parlementaire du petit, c’est de la gnognotte, un petit job de vacances à près de neuf-mille Euros bruts, la routine, et pour un député socialiste on n’y trouverait rien à redire. Non, la grosse tuile, pour le Socialomacronnesque en question c’est l’histoire des Mutuelles de Bretagne. Alors, me direz vous, rien à voir avec l’affaire Fillon, il ne s’agit pas d’argent public, juste celui des Mutualistes Armoricains, ça ne compte pas, ça, d’ailleurs le Parquet National Financier refuse catégoriquement d’en entendre parler. Quant au Parquet de Brest, il classe sans suite… Toujours pareil, n’est-ce pas, circulez y a rien à voir!
Oui, seulement voilà, l’affaire en question ressemble tout de même beaucoup à une escroquerie, mâtinée d’abus de confiance et pimentée d’un petit zeste de trafic d’influence. Vous avez en effet un directeur de mutuelle qui fait avaler à son conseil d’administration la location d’un local à une SCI qui, soit dit en passant, n’existe même pas encore. Le Conseil n’y voit que du feu, avalise la combine et illico c’est Sandrine, la nana de Ferrand qui fait enregistrer ladite SCI, fonce au Crédit Agricole, se fait refiler un prêt et, dans la foulée, achète le local qui fera l’objet, juste après, d’un bail signé avec la Mutuelle, à charge pour celle-ci d’y réaliser près de deux-cent-mille Euros de travaux. Résultat des courses cette bonne Sandrine se retrouve propriétaire d’un local remis à neuf avec un loyer qui couvre largement les mensualités du prêt bancaire. Bilan de la magouille, un bénef d’un demi-million d’Euros au bas mot.
Et qu’on ne vienne pas me raconter que la responsabilité du montage incombe au Conseil d’Administration. On sait bien qu’un Directeur de Mutuelle fait gober ce qu’il veut à une instance composée de bénévoles complètement à côté de la plaque et dépourvus d’informations qu’il n’auraient même pas idée d’aller chercher. Les Administrateurs Bretons faisaient confiance à leur dirlo et ce dernier en a gentiment abusé, voilà tout… L’Economie Sociale et Solidaire… le Mutualisme Ferrandien, si vous préférez…
Naturellement Ferrand n’est pas Fillon, il a le soutien du Président de la République, des Juges, du Parquet et des media. Qui plus est Sandrine ça sonne beaucoup moins marketing que Pénélope et l’affaire en question est un peu plus difficile à comprendre que les emplois bidons de l’ex-future Première Dame. Cependant je garde bon espoir… Pour peu que le Canard décide d’en remettre une couche, sait-on jamais, ou bien encore qu’un Mutualiste Breton moins couillon que les autres décide de porter plainte, histoire de forcer le Parquet Brestois à faire son boulot… Manque de pot ce sera pour après les élections législatives, le temps pour Ferrandouille de se faire bombarder député et pour Manu Belle-Gueule de gagner sa majorité-pour-gouverner… Et flûte, décidément ce pays n’est qu’un ramassis de buses dirigé par des écornifleurs de haut-vol… Nihil novi sub sole!

Bonne semaine à tous et conservez vous bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Le cabinet Barbapoux

Pendant tout ce temps-là, les descendants des petits camarades qui, jadis, firent la peau à ce brave Nixon, s’attaquent vigoureusement à son successeur Trump, aussi vilain et mal pensant sinon plus, qu’avait pu l’être le président impeaché des années septante. Nous autres, bien sûr, nous nous en battons tout ce qui peut pendouiller et même le reste vu le caractère éminemment prégnant de nos petites affaires macronnesques et pré-législatives. Hank Hulley, en revanche, ne décolère pas:
-« Cette bande de fucking leftists, de bloody freemasons of my asshole recommence à nous pourrir la vie avec leurs petites combines à la bite my dick! Tu te rends compte que ces enfoirés, aussitôt élu ce gros con de Donald, avaient juré sa perte! Tout de suite, sans même attendre qu’il pose son gros cul sur l’auguste fauteuil du salon ovale, ils avaient décidé de lui coller une affaire russe sur le râble, dis donc! Et sitôt dit, sitôt fait, les fins limiers se sont mis en chasse, le Washington Post-porkshits au premier rang, comme au bon vieux temps du Watergate, histoire d’assurer le tempo et de garantir le retentissement mondial des turpitudes supposées de l’albinos à crinière. Évidemment le clod of my balls a donné tout de suite dans le panneau, l’andouille! Piégé par Comey, le directeur du FBI sommé de racheter la tiédeur de son soutien à la vieille Hillary (comme un bossu), il n’a rien trouvé de mieux que de le virer comme un malpropre sous des prétextes à la con. Dès ce moment là il était cuit le rouquemoute, pris dans la nasse et sans aucun moyen de s’en sortir! Tu vas voir le coup, mec, ça va durer peut être un an ou deux mais ça finira en impeachment, aussi vrai que ces gens-là sont tous des dirty faggots! Et Donald, au lieu de bosser comme prévu pour tirer les USA du merdier, va s’occuper exclusivement de retarder une échéance qu’il devrait pourtant savoir inéluctable: en Amérique on ne gagne jamais contre les Forces du Bien, de mes couilles et des poils grisonnants qui les ornent! »

Personnellement je ne saurais me prononcer sur le bien fondé des craintes de mon vieux pote. Toutefois quelque chose me dit qu’il doit avoir raison. Je me souviens très bien, en effet, de l’affaire Nixon, « le Watergate », comme ils disent. Il faut se rappeler qu’à son premier essai, en 1960,  ledit Nixon s’était cassé les dents sur John Kennedy, car tout ce qui compte aux États-Unis s’était employé à mettre en évidence la distance astronomique qui séparait le jeune et beau Démocrate du vilain Républicain, patibulaire mais presque et mal rasé. Jusqu’à soudoyer les maquilleuses et les éclairagistes du débat télévisé, ils sont allés ces salopards-là! Du coup, comme un seul homme le corps électoral s’est-il tourné vers le joli garçon en écartant l’affreux d’un de ces coups de pied au cul comme on en distribue aux clébards importuns. Il s’agissait pourtant du vice-président d’Eisenhower mais, homme de droite et peu enclin aux accommodements avec les corps constitués tels que la Mafia, entre autres, il fut expliqué aux électeurs que le jeune Irlandais, fils de gangster, devait lui être préféré parce que c’était comme ça et pas autrement. Dont acte!
Manque de pot, en 68 l’affreux remettait ça et, couac démocratique retentissant, se retrouvait confortablement élu par des Amerloques un peu las des Démocrates à la Johnson. Pour couronner le tout, ce triste individu se faisait réélire en 72 à une écrasante majorité car le bon populo l’appréciait beaucoup, l’animal! Vous vous rendez compte du scandale! Un facho, comme on ne disait pas encore, un anti-communiste viscéral à la Mc Carthy! Il fallait donc faire quelque chose: le Watergate y pourvut avec l’aide des chars d’assaut d’une Presse unanime, Washington Post en tête, et, moins de deux ans après sa triomphale réélection, Nixon quittait la Maison Blanche, la queue entre les jambes et la casquette à la main.
Voilà. Naturellement vous ne trouverez jamais nulle part trace d’une lecture aussi scandaleusement iconoclaste de ces faits historiquement catalogués par la Bien-Pensance éternelle. Il s’agit pourtant de la vérité toute nue, celle qu’il convient de cacher aux yeux d’un public de béotiens concupiscents…Un peu comme dans l’affaire qu’ils sont en train de mijoter à l’intention de l’infâme Trump: dans les mêmes circonstances les même causes produisent les mêmes effets! En tout cas, de l’avis de mon estimé petit camarade Hank Hulley, les carottes son cuites et le gros cochon rose serait bien inspiré de commencer dare-dare à refaire ses valises. Nous verrons bien; en attendant nous avons ici, dans les limites étroites de notre hexagone étriqué, bien d’autres chats à fouetter.

Ce grand barbu qui s’avance, bu qui s’avance, bu qui s’avance,  c’est Édouard Philippe! Mince alors! Un « homme de droite » dites donc… enfin « de droite » faut le dire vite. Nous avons en effet affaire à un fils d’enseignants issus d’une famille de dockers et doté d’un arrière-grand père membre fondateur du Parti Communiste au Hâvre. Vous m’objecterez que nul ne saurait se voir reprocher sa famille et je vous rétorquerai que le jeune Philippe appartint à ses débuts au Parti Socialiste, au sein duquel il soutint quelque temps feu Michel Rocard. Puis, soucieux de revenir dans sa belle ville du Hâvre et constatant l’éviction en 95 des communistes par Rufenacht, lequel se fit réélire en 2001, le camarade Edouard décida de retourner définitivement sa veste afin de pouvoir s’en retourner lui même au pays dans d’acceptables conditions. Adjoint au Maire, puis aussi plein d’autres trucs, dont le Cabinet de Juppé ainsi qu’un joli poste chez Areva, en attendant un mieux qui vint en 2010 quand le précité Rufenacht lui refila son fromage municipal. Il prit alors sa pleine mesure, faisant par exemple, en 2102, détruire 8500 petits pots de mousse au chocolat destinés aux cantines scolaires de sa bonne ville. Les mousses en question contenaient de la gélatine de porc, n’est-ce pas…
Mais alors, me direz vous, pourquoi ce mec-là se retrouve-t-il bombardé tout à coup premier ministre alors même qu’il n’a connu, en dehors de la Haute Administration et de la basse industrie nucléaire, que les affaires d’une ville moyenne dont la seule gloire réside dans sa position stratégique  à l’Estuaire de la Seine, ce qui nous en touche une sans faire bouger l’autre, comme on dit vulgairement? Eh bien voilà, que voulez vous, il fallait bien trouver un couillon estampillé Les Ripoublicons qui accepte de pantoufler chez Macron. Et c’est notre ami Ali la Jupette qui souffla le nom à son petit pote le Président fraîchement élu. Il faut dire aussi que le sieur Philippe fait partie depuis 2016 du cénacle envié des invités de Bilderberg, voilà qui joue beaucoup quand il s’agit pour les patrons de Macrouille de valider un choix de premier ministre. Et puis bon, vous savez ce que c’est, le mec bouffe à tous les râteliers mais écrit des chroniques dans Libé, ça vous pose un bonhomme, ça, tout de même. Alors, malgré certains accommodements avec les déclarations de patrimoine qui lui valurent de se faire taper sur les doigts en 2014 par la Haute Autorité, broutille qui ne saurait être reprochée à un ami de M. Macroute, le type est étiqueté pur et transparent comme l’eau des montagnes, bon pour le service matignonnesque. Au surplus, avec une aussi belle barbouze on ne peut que plaire à la fois aux services secrets et à leurs amis musulmans-fanatiques! Enfin un Premier-Ministre, grand, fort, viril et même boxeur, ça nous change du dernier nabot en date! Alors, heureux (ses)?
Et les ministres dudit Barbapoux, hein, qu’en dites vous? Bon d’accord, on va se farcir Bayrou garde des seaux (hygiéniques sans doute), cela ne gênera pas beaucoup les Juges-Mur-des-Cons mais c’est tout de même moins pire que Taubira, vous en conviendrez. Les deux pignoufs de Bercy, ex-ripoublicons et acharnés de la gamelle, ma foi, avec ces deux-là Macroncron aura la paix, c’est déjà beaucoup. Et puis, surtout faisons une standing-ovation à Nicolas Hulot, enfin, sa majesté a sauté le pas, vous réalisez? Il ne restera sans doute pas très longtemps le coiffé au bol, mais pour les législatives qui se pointent quelle merveille! Une vrai pelle à voix de gogos!
Sans parler ce ceux que nous avons évités, je pense à Borloo, en particulier, l’ivrogne se voyait déjà membre éminent du Cabinet-Barbapoux…comme si on vous laissait entrer chez les potes des Bilderberg, sans subir au moins un alcootest! Et je passe sur les autres, tous les autres qui, par leur ralliement plus ou moins prompt à la cause du Présipède, espéraient pouvoir récolter un petit maroquin, même un strapontin, quoi…Imaginez la tronche de Con-Bandit, tiens, avec tout le mal qu’il s’est donné se faire brûler la politesse par une espèce d’animateur de TF1 trop petit, en 68, pour balancer le cocktail-molotov dans les gueules des CRS-SS!

Non, en vérité je vous le dis, le Cabinet-Barbapoux c’est du nanan! Parité parfaite, dosage idéal, rien à dire, du travail d’orfèvre, vraiment! Reste plus qu’à lui élire une bonne petite majorité de République En Marche et allons-y pour nos deux points de CSG! Sans parler de la suite mais ne brûlons pas les étapes….

Bonne semaine et amitiés.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

L’investiture de Macrounette

C’est toujours la même histoire avec ce genre de bougre, vous lui faites confiance et hop! Dès que vous  lui tournez le dos il vous fait le coup du Pape François…pardon, je voulais dire « du père François », François Bayrou, en l’occurrence, celui qui n’en a jamais raté une et qui, venu très vite à la gamelle macronnienne, se retrouve un peu couillonné au moment du passage des plats. Franc comme un âne qui recule, le petit Macrouille, déjà Culbuto a-t-il apprécié la promptitude de ses largages en rase-campagne… avant d’aider à la manœuvre, malin comme une Taube, histoire de rester autant que possible dans le coup. Mais Bayrou, lui, qui au contraire a toujours démontré avec maestria la profondeur de sa bêtise, risque bien d’en morfler plein les galoches avant de se retrouver, un jour ou l’autre,  réduit à son seul petit boulot de merde-pot…je veux dire « Maire de Pau », décidément! Notre nouveau petit Présipède lui fait déguster tous les jours, depuis sa fameuse et triomphale élection, la saveur aigre-douce de la baisure politicarde à la sauce Hollandaise pimentée d’un soupçon d’Attali… Et Dieu sait qu’avec ce dernier les soupçons n’évoluent jamais en certitude, question de culture multi-millénaire… Manifestement la béarnaise, elle, ne prend pas… Le Béarnais se retrouvera donc assorti de quelques députés Modem, trois fois moins que ce qu’il espérait ce con, mais octroyés avec tant de générosité par la « République En Marche »! En marche forcée! En marche pour baiser tout ce qui passera à sa portée! Demandez à Petit-Caudillo, il vous expliquera tout bien comme il faut et s’il y a besoin d’informations complémentaires, la bande à Macroute les fournira gracieusement.

Soit dit en passant, la République en Marche, ça vous a une sacrée gueule, tout de même. Quand on pense à celle de ce pauvre Dupont Gnangnan, la vieille Répupu fourbue qui essaie de se mettre debout et qui se pète la frite avant même d’avoir pu faire un seul pas! Là nous assistons pour de vrai au grand départ, au début triomphal de la Marche, la Marche Funèbre, celle qui nous conduira tout au fond du trou! La République nous appelle, sachons vaincre ou sachons pourrir! En Marche Citoyens, suivez Petit-Macron, marchons, marchons… Voilà, ça c’est pour le décorum… ça fera déjà deux points de C.S.G. pour commencer, à vot’ bon cœur, M’sieur-Dames.
En revanche, dès demain, les affaires sérieuses reprendront du service… « Sérieuses », au fond, le mot est sans doute mal choisi, disons « les affaires » et n’en parlons plus. D’autant moins que, je vous l’avoue humblement, j’ignore totalement ce qui va se passer. Parce qu’il va nommer un premier ministre, le bougre, mais qui, hein? Pour savoir, brossez vous! Alors quand vous pondez un poulet le Dimanche, vous racontez quoi, si les information n’arrivent que le lendemain? Que dalle, oui… Comment? Plaît-il? Que dites vous? Ah d’accord, le Premier Ministre on s’en fout… C’est vrai, ça, au fait, qu’est-ce qu’on en a à faire du mec ou de la gonzesse qu’il collera à Matignon? Après tout, le patron c’est le petit Tonton-Macroute, ou plus précisément les gens qui lui tirent les ficelles! Alors, en effet, le Premier-Ministre…

Et puis, de toute façon, le grabuge on le trouvera avec les législatives. Là ça va se compliquer pour de bon car s’il est relativement facile de pipeauter une élection présidentielle, en revanche cinq-cent soixante dix-sept petits caravansérails locaux c’est une autre paire de baloches! Comment voulez vous maîtriser un souk de ce calibre alors même que vous avez respectivement:
– Un P.S. en capilotade mais pas tout à fait mort partout, avec des candidats bien enracinés dans leurs terroirs à subventions et arrosages divers, peu décidés à laisser leur fromage aux petits candidats puceaux du camarade Mac-Rond,
-Une soi-disant « Droite » avec des électeurs fillonnistes courroucés d’avoir été contraints par la sainte-trouille de voter pour le petit rigolo mais bien décidés à lui coller plein de députés Ripoublicons à travers la gueule ,
-Un Méluche agressif, combattif et revanchard, bien capable de troubler le jeu dans les circonscriptions les plus gauchiardes, quitte à favoriser l’élection d’une pourriture de droite, voire d’un facho,
-Un F.N. un peu groggy certes, mais fort d’une implantation locale désormais significative et en mesure d’emporter entre vingt et trente circonscriptions,  histoire de constituer un groupe sérieux à l’Assemblée et de pouvoir faire entendre haut et fort, la voix des cocus de la République.

A ce propos, tenez, je vous colle, vite fait sur le gaz, une petite digression. Ayant beaucoup écouté les media, ces temps derniers, j’ai pu constater la largeur du fossé insondable qui sépare les gens comme il faut, électeurs de Macreuse, et les pauvres crétins dégénérés supporteurs défaits de Marine. Combien de discours ai-je entendus, de sociologues, démographes, politologues et autres philosophes patentés, nous démontrant doctement la superposition caractéristique des cartes de l’ignorance et de l’échec social avec celles du vote majoritaire FN. L’Est ruiné, sinistré, en proie au chômage, à la misère et peuplé d’illettrés microcéphales, désespérés, désinformés, face à l’Ouest économiquement dynamique et intellectuellement sur-développé. Les grandes villes avec leur populations policées et instruites, capables de trouver du boulot, contre la crasse et l’analphabétisme des banlieues et des campagnes vouées à un chômage inexpiable.
En revanche, pas un seul de ces exégètes distingués ne s’aviserait de rechercher le rapport qui pourrait peut être exister entre les zones envahies, celles où le changement de population apparaît dans toute l’ampleur de son effarante réalité, et la géographie du vote favorable au seul parti qui ait jamais osé dénoncer l’injustice criante que nous subissons  depuis plus de quarante ans sans même disposer du droit de protester. Pourtant cela saute aux yeux… ou alors je me trompe, allez savoir… En tout cas de telles supputations apparaissent clairement hors de propos. Cachez ces vilaines pensées que le citoyen-électeur ne saurait entendre! Laissons donc l’abruti des banlieues et des champs voter nauséabond, finalement cela arrange tout le monde puisque c’est bien grâce au repoussoir bleu-marine que le délicieux Macrounette s’installe à la barre du pédalo élyséen avec l’assentiment des deux tiers de l’équipage.
Reste que cela fait tout drôle de se sentir stupide, ignare, puant et disgracié… Vous me direz aussi qu’il  m’appartient de m’en prendre seulement à moi même puisque aussi bien il me suffirait de voter correctement pour retrouver enfin le concert gentiment consensuel des Franchouilles éclairés… Je vais y penser, bien sûr, laissez moi donc le temps de la réflexion; j’aviserai, tiens,  après les législatives,  à partir du 18 Juin… si jamais je perçois un quelconque appel…

Ainsi donc, nous y voilà. Acta est fabula, habemus papam republicanum, sodomisati sumus. Ite missa est, Democratiae gratias. Amen.
Bien malin celui qui n’y perdrait pas son latin à force d’envoyer des vessies macroniennes vers La Lanterne versaillaise. Le réveil sera rude mais il l’eût été de toute façon quelle qu’ait pu être l’issue d’une élection vérolée jusqu’au trognon par les cabinets secrets, les alliances mediatico-propagandistes, les coalitions financiaro-politicardes et les manigances d’une Justice entièrement dévouée à l’écrasement de tout ce qui pourrait, de près ou de loin, tenter d’échapper à la norme bien-pensante-politiquement-correcte de gauche. Tout ces gens-là, avec l’aide de circonstances favorables, ont fait en sorte que Macronibus emporte le morceau. Lui ou un autre de toute façon, nous sommes foutus, alors…
Alors nous continuerons de plus belles à accueillir à bras ouverts ces gens qui viendront dans quelques années nous donner le choix entre le Coran, la valise ou le cercueil. Nous glisserons doucement vers la Charia, avec la satisfaction repue de ceux qui s’imaginent avoir accompli leur devoir sacré tout en sauvant les meubles.  Il y a là de quoi être fier et la postérité nous en saura gré, sûrement. D’ailleurs, tous ces Parisiens jeunes et souvent fort basanés qui exultaient Dimanche soir dernier sur le parvis du Louvre pendant la cérémonie maçonnique du petit Micron, en majesté devant le symbole pyramidal de la mitterranderie éternelle, possédaient toutes les raisons de se réjouir: ils ont un président à leur idée, à leur goût, à leur mesure. La plupart des caucasiens qui se trouvaient-là pour célébrer ce jour glorieux appartiennent à la classe Bobo, bien formatés, bien nourris, bien financés, bien tranquilles entre eux dans leurs jolis quartiers, bien enfermés dans leurs certitudes béates. Les descendants, en quelque sorte, de ceux qui, jadis, soutinrent la Révolution jusqu’à ce que celle-ci ne les sépare un peu arbitrairement de leurs belles tronches… Qu’ils se rassurent, toutefois, nos futurs maître, eux, ne pratiquent la décapitation que dans les cas extrêmes, la plupart du temps ils pendent… ça fait moins de cochonneries!
Réjouissez vous, ô Peuple, notre Président nouveau est désormais investi!

Vive le Président Macron, vive la République, vive la France, vive La Mecque!

Passez une bonne semaine sur fond de gouvernement surprise…
Bien amicalement.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Un président anormal…

Je ne voudrais surtout pas donner l’impression de rabâcher, de faire le grincheux, le barbon réac, le laudator temporis acti, mais tout de même, hein? Quel pays de cons! Quelle démocratie de merde! Quelle république de mes deux! Quelle pétaudière! Franchement, non? Vous ne trouvez pas? Parce qu’enfin, il faut se souvenir du dernier coup, en 2012, l’arrivée du « président normal », Culbuto! « Le changement c’est maintenant, moi président de la république » tout ça, voir ici… Je concède volontiers avoir eu à l’époque une vision prospective un peu sombre, il semble que la France ait les épaules assez massives pour encaisser des coups propres à écrabouiller tous les éléphants d’Hannibal et du Botswana réunis. Mais tout de même, qu’est-ce que nous avons morflé en cinq ans! Le pire, nous le voyions parfaitement venir (c’est ) et encore nous trouvions nous très largement en dessous de la vérité: nous venions d’aimer Mohamed Mérah, nous allions adorer les frères Kouachi, Coulibaly, Sid Ahmed Glam, Mehdi Nemmouche, Salah Abdeslam, Mohamed Lahouaiedj-Bouhlel et compagnie, toute cette cohorte d’infâmes ordures, produits du regroupement familial, de la « génération Mitterrand », du « Vivre Ensemble » et de la « diversité enrichissante », les « Chances pour la France » en somme…Les copains de ceux qui agitaient leurs jolis drapeaux multicolores à La Bastille, les gentils protégés de notre nouveau Président de la République, l’élu de la France des sans-culottes d’aujourd’hui , ceux qui ont décidé de baisser leur froc et d’offrir aimablement leur arrière train. Pas de problème, ceux-là recevront leur petite récompense, c’est dans l’air du temps, on n’est jamais trop aidé… Et tant pis pour les autres, ils l’auront au même endroit,  bien profond, que ça leur plaise ou non!

Alors évidemment, le choix manquait quelque peu d’attraits, la peste -honneur aux dames- et le SIDA, en quelque sorte.  Du coup, sans la moindre difficulté nos conseilleurs médiatiques ont ils pu expliquer à un corps électoral bien embarrassé qu’il convenait à tout prix d’écarter la mère Tapedur, en sa qualité d’ignoble vecteur du pire des dangers qui puisse peser sur notre beau pays: la fermeture sur soi-même et le rejet haineux de l’autre. Depuis des semaines et des mois, tout ce qui fait autorité mettait, à sons de trompes, en garde contre l’aventure économique et la ruine assurée de nos concitoyens telles qu’elles allaient forcément découler d’une éventuelle installation de la progéniture de Jean-Marie à l’Elysée: en conséquence, l’échec de cette dernière apparaissait acquis, acté et consommé. Même les frères ennemis de la bien-aimée Amérique, Barack-Hussein et Donald, ont-ils cru bon, juste avant la fin de la campagne, de donner de la voix afin de bien nous faire comprendre, à nous autres pauvres benêts franchouilles,  tout l’intérêt qui s’attachait à voter avec discernement. En ce qui concerne le Past-President, rien de surprenant, bien entendu, il a toujours fallu qu’il ramène sa belle tronche bronzée chaque fois que se présentait la moindre occase de la jouer bien-pensante. Mais le camarade Trump, lui, administra sur ce coup-là une belle leçon de pragmatisme politicard: bien sûr le macronnisme c’est tout le contraire de la trumperie, cependant,  Macrouille apparaissant, dès avant son élection et sans aucun doute possible, comme le nouveau Président de la République Française, il devenait judicieux de lui passer tout de suite un coup de brosse à reluire. Ce qui ne coûte rien est toujours bon à faire même si ça ne rapporte pas grand chose. Et un petit tweet assassin contre la grosse blondasse de Montretout c’est carrément gratuit…mais pas perdu pour le gros cochon albinos qui, du coup, se place du bon côté de la morale convenable, tout en fignolant ses futures relations diplomatiques avec le pays des fromages qui puent, ça peut toujours servir. D’une pierre deux coups… d’une paire…bon, enfin, vous voyez….

Ainsi donc nous y voilà! Le petit bonhomme à sa mémère déboule à l’Élysée. Il en connaît tous les recoins, le bougre, il y passait bien du temps à l’époque de Hollandouille. Maintenant le patron ce sera lui…enfin Mamy Brigitte à ce qu’on dit mais on s’en fout, c’est du kif, l’important dans un couple c’est la bonne entente, pas vrai? Cela dit, récapitulons un peu, si vous le voulez bien.
-Macrouille président, un type assez douteux, surgi de nulle part et manifestement fabriqué par Pépère et sa clique, bien aidés en cela par une coterie de richissimes affairistes aussi véreux qu’influents.
-Un paysage politique franchouille tout à fait nouveau, avec les communistes à 20% comme au temps de Jacques Duclos! Méluche a repris le flambeau, la faucille, le marteau et L’épée de Bolivar.
-Un Front National hétéroclite et, comme à l’accoutumée, battu à plates coutures… normal, après tout il est là pour ça, si l’on voulait faire gagner la Droite on s’y prendrait autrement, n’est-ce pas, on n’aurait pas détruit Philippe de Villiers, par exemple.
-Et puis, grande nouveauté, un magma informe de bien-pensants de droite, de gauche, du milieu, petits bourgeois craintifs et gros bobos bébêtes, séduits par la jeunesse du Président, unis par la crédulité béate qui regonfle les pusillanimes en leur laissant imaginer qu’ils viennent de se tirer d’un pétrin. En Marche!En marche vers quoi, bandes de nazes? Vers deux points de CSG en plus, ça c’est sûr, mais encore? En marche vers la Charia, peut être, ou vers autre chose encore, allez savoir… le big projet secret de ceux qui l’ont mis là où il est désormais, le petit crevard. En marche vers le souk habituel, en gros, on prend les mêmes et on recommence… En avant vers l’arrière, oui! Espérons que dans leur avancée triomphale en direction d’un avenir radieux, ces gens-là mettront le pied gauche dans une déjection canine, histoire de nous porter un peu bonheur, ce serait sympa, ça! En Marche…Et Merde!
Le quinquennat nouveau commencera par une grosse fiesta, moins révolutionnaire, certes, que les énormes rassemblements populaciers de La Bastille, mais n’oublions pas que Macrouille ce n’est pas la Gauche; on trouve des ressemblances, bien sûr, mais il ne faut pas s’y tromper, là nous avons affaire à du plus subtil, l’alliance des Gaucho-Caviardistes, des Profito-Subventionnistes, des Centro-Centristes, des molasso-humanitaristes et des Droito-Pétochards. Alors ils s’apprêtent à célèbrer leur victoire sur l’Esplanade du Louvre, bel endroit chargé d’histoire, consensuel, culturel et universel, avec la jolie pyramide de verre laissée par Tonton, le Grand-Esprit tutélaire de cette bande d’ahuris. Tout était déjà prêt bien avant l’annonce des résultats, vous savez, le suspense en prend un coup mais il importe essentiellement de privilégier le côté pratique des choses et, en conséquence, de ne pas laisser de place au hasard. Il mérite un superbe triomphe à la romaine modifiée show-biz, Emmanuel, ce jour marquera l’Histoire, ne l’oublions pas. Le Louvre restera dans les mémoires un peu comme, en son temps, la Fête de La Fédération: la planche d’appel du saut dans l’inconnu!

Sauf que là, nous savons parfaitement où nous allons. Déjà, pour le retraité riche, celui qui se gave avec 1200 Euros par mois de pension, voire plus (si, si, y en a encore), ce sera une bonne baisse de revenus, histoire de lui apprendre à voter comme il faut. Et si le pauvre connard s’est constitué un petit complément de ressources, avec des loyers, par exemple, eh bien là aussi, deux pour cent supplémentaires de ratiboisés, ça lui fera les arpions! Voilà pour ce qui ne fait aucun doute.
Pour le reste, nous verrons bien mais je puis déjà vous annoncer…que rien ou presque ne changera. Il va essayer de mettre en place deux ou trois trucs, histoire de marquer le coup, mais dès qu’il se trouvera dans le dur ce sera En Marche…Arrière! Je ne vois pas ce type-là se colleter avec les syndicats, et leurs grèves interminables. A supposer qu’il tente quelque chose sur les régimes dits spéciaux de retraite, il lâchera, forcément, quitte à nous enfumer, comme Sarko, avec un tour de passe-passe complètement bidon.
Quant à la question majeure, celle qui devrait constituer la priorité du plus haut responsable: la Grande Invasion, là vous pouvez dormir sur vos deux oreilles, ça va continuer de plus belles! Aucun problème, laissez venir à nous les petits copains de là-bas, dis! Finissons-en une fois pour toutes avec les peurs et les réticences, métissons, prenons de la peine, c’est le beur qui manque le moins! Le changement de population qui jusqu’à présent en était à l’ère industrielle, va accomplir avec le nouveau venu, jeune et connecté, sa transformation digitale.
L’avenir apparaît donc limpide…un peu foncé, évidemment, mais que voulez vous, c’est le but, après tout. Pourquoi? Ben demandez lui, si ça se trouve il doit savoir.

Cela dit, naturellement, ce garçon semble un peu étrange. Son épouse… charmante, certes, mais très curieux comme situation… Pour les mœurs, ça, on ne peut rien dire, bien sûr puisque dorénavant tout se vaut, tout est louable, rien ne saurait passer en ce domaine pour quelque anomalie que ce soit. D’accord, n’en parlons pas… Reste qu’un zigoto qui arrive comme ça, à l’improviste, poussé par des types assez bizarres et qui se retrouve élu par une majorité écrasante de gens qui ne le connaissaient même pas l’année passée, moi je trouve louche, pas très catholique, même…oups, pas fait exprès…
Toutefois ne nous plaignons donc pas: nous avions vitupéré à cors et à cris le Président normal et la République nous le remplace par un Président anormal: on ne va tout de même pas rouspéter, pas vrai?

Cependant, si vous m’en croyez, n’abusez donc pas du champagne, y a pas matière!
Digérez l’évènement comme vous le pourrez et à la semaine prochaine.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Le choix de Dupont

Ils ne sont pas légions ceux qui trouvent le courage de braver les interdits de la Bien-Pensance internationale. Et en règle générale ils se font couvrir de pipi, voire pire encore, par les charognards médiatiques, toujours prêts à se disputer les dépouilles des victimes expiatoires du politiquement-correct. Il peut arriver, toutefois, dans certains cas très particuliers, qu’on n’en entende même pas parler: certaines horreurs ne doivent jamais atterrir sous les yeux ni dans les oreilles du vulgum-pecus dont il convient de garder l’âme bien à l’abri des risques de pollution morale.
Prenez par exemple le procureur de Catane, le signore Carmelo Zuccaro, un intrépide ce mec! Figurez vous qu’il montre le sanglant culot de s’en prendre aux ONG, parfaitement! Et vous savez quoi? Il apporte la preuve que certaines des officines en cause – pas toutes, naturellement, faut pas pousser mémé- fonctionnent en combine avec les passeurs de migrants clandestins pour organiser l’afflux massif de ces derniers vers notre belle Europe. Le genre « Allo, allo, James, je te fous un chargement sur radeaux pneumatiques par 34°Nord et 17° Est, à 15h30 GMT précises, tu peux venir récupérer le matos?…Oui, grosso modo dix unités… Ouais, tonnes si tu préfères… Bof, deux cents, à une vache près, surtout des mecs, parce que tu sais, sur les gonzesses et les morpions y a de la perte, mais bon, on va pas mégoter, pas vrai? Pour le paiement on fait comme on a dit… O.K. virement dès réception, ça me va. Allez, à la prochaine, bon vent! » Il aurait capté et même enregistré des appels de cet acabit, ce brave M. Zuccaro, il en détiendrait même un dossier épais comak! Si, si, je vous assure, c’est tout écrit dans les journaux les plus sérieux, même en France, oui parfaitement… Faut juste savoir chercher parce qu’évidemment si vous comptez sur BFM-TV et consorts… Mais si vous regardez au plus profond des pages intérieures, même Le Monde en a parlé, dites donc; d’accord ça leur plait moyen à nos braves journalopes, même qu’ils trouvent qu’on devrait un peu le traîner devant les juridictions européennes, le proc sicilien… Seulement, comme tout laisse à penser qu’il a raison, ça risque de leur péter dans les doigts aux humanitaristes… Alors le mieux reste encore d’écraser le coup, on planque tout ça sous le tapis et on discute d’autre chose!

Trump, tiens, au hasard. Alors celui-là, en revanche, faut en disserter grave, zut alors! On va dire qu’il a tout foiré pour ses cent premiers jours et insister sur son niveau d’opinions favorables vachement bas, quarante pour cent! Comment cela, que dites vous? Ça fait dix fois plus que Hollandouille? Oui, d’accord mais rien à voir et puis il n’est pas question de Culbuto, on cause de Donald, là, faudrait voir à pas tout mélanger! Sans compter qu’il a snobé le grand raout des correspondants de presse de White-House, l’enfoiré, une première dans l’histoire des States, vous réalisez? Au lieu de ça, il s’est trimballé à Philadelphie, avec ses partisans! Rien que des péquenots, parfaitement, obèses et mal fringués! Il reste fidèle à lui même, le rouquemoute, on ne peut pas lui reprocher… Un vulgaire, quoi, tout le contraire du délicieux Barack-Hussein, quelle classe celui-là, avec une jolie couleur, pas bidoche avariée comme l’autre gros cochon! Un triomphe, ils lui ont réservé, dans leur amphi, les charmants étudiants de Chicago! C’est tout de même autre chose que le ramassis de poivrots qui viennent roter leur bière aux meetings de l’albinos, pas vrai?
Voilà donc à peu près ce qu’on nous raconte dans les media au sujet du Président des États-Unis. Que voulez vous, on ne va pas lui tresser des louanges, n’est-ce pas, un mal-pensant de ce calibre faut lui savonner la planche, alors on y va franco, c’est le cas de le dire, on le traite un peu comme le Caudillo, en son temps… Sauf que Trump lui, il a les moyens de s’en tamponner le coquillard: en tant que patron du machin qui domine le monde, les petits mollards des petits folliculaires lui font l’effet de piqûres de moustique dans le derche d’un éléphant. Il va donc continuer paisiblement à faire marronner le pisse-copie et nous ferons le tri à la sortie, les bouses se comptent seulement après la fin du marché, vain dieu!

Nous autres, en revanche, nous possédons tout ce qu’il faut pour nous faire les dents sur les transgresseurs de la bonne pensée. Avec notre second tour à base de gentil Macroncron contre la mère tapedur et ses horribles fachos, tout le monde s’en refile à cœur-joie, jusqu’à plus soif. Les Bobos jouent à se faire peur, alors même que le plus obtus d’entre eux connaît parfaitement l’élu de Dimanche prochain. Les ralliements et les mises en garde fleurissent de plus belles comme le petites fleurs des champs au cœur du printemps. Le footballeur Zizidâne, notamment, a cru bon d’ouvrir sa gueule pour faite chorus avec les mosquées de nos banlieues, lesquelles appellent à voter en masse contre le monstre hideux bouffeur de Chances-Pour-La France. Borloo, lui même, sort de sa torpeur avinée pour prêter main forte au favori de l’élection… Prêt à « se retrousser les manches » le vieux schnock, on lui proposerait un ministère il se sacrifierait, je vous jure!
Faut voir, tout de même, le tableau, je ne vous parle même pas de Bayrou, on sait! Mais vous vous rendez compte de la bande de pauvres cruches qui emboîtent le pas au petit futur-président mignon? Fillon qui n’attend même pas les résultats définitifs pour se mettre à genoux devant le Sauveur! Et toute la cohorte des Juppé, Raffarin, Bussereau, Pécresse, Baroin et compagnie, tous bien décidés à soutenir le petit protégé de Pépère… Diable, surtout qu’on ne puisse en aucun cas les soupçonner d’accointances frontistes! Faut penser au bizness, aussi, tout de même! A quelques exceptions remarquables près, genre Ciotti, Morano, voire Wauquiez, tout le monde se met à la remorque du joli mari de Brigitte… Et puis sait-on jamais, on pourrait arriver à se mettre d’accord avec lui sur des fromages législatifs, voire sur des portefeuilles, tous les espoir sont permis! Après tout c’est un garçon très ouvert, Macrouille, et de tous les côtés, à ce qu’on dit… Ni de droite ni de gauche… à voile et à vapeur en somme!  Pas de problème, il suffira de trouver l’ouverture… Bon appétit Messieurs!

Enfin Dupont-Gnangnan vint! Alors là, attention! Voilà un zigomar qui végétait avec son petit parti à la con et son petit pin’s bleu-blanc-rouge au revers d’un veston bleu encadrant sa cravate rouge sur fond de chemise blanche: un parangon de patriote professionnel! Non, pas « Dupont-Lajoie », m’enfin, « Aignan »… Dupont-Aignan, voilà, vous y êtes. Et puis, tout soudain, le clampin en question se fend d’un trait de génie, d’une intuition sublime, d’un coup d’éclat austerlitzesque! « Bon ben alors…écoutez moi une seconde, flûte, arrêtez de smartphoner comme des ados, j’ai un truc important à dire…mince rigolez pas comme des baleines! Je me rallie à Le Pen! Et merde,  y m’ont même pas calculé, c’est tombé à plat! Marine, dis leur toi siouplait, merci. »
Oh putain, alors là, l’effet, je ne vous raconte pas! Un mascaret, un maelström, que dis-je un raz de marée, un tsunami comme on dit maintenant! Nom de dieu la vague scélérate! Ils n’avaient pas fini d’annoncer leur rapprochement, les deux nouveaux tourtereaux que ça fusait déjà de tous les côtés. Surtout les insultes, les bordées invraisemblables d’injures contre le traitre, la pute, le stipendiaire des fachos, le Laval, le Pétain, la pétain de sa mère, le Primo de Rivera, le Goebbels, le Goering, le Himmler, le Mussolini, l’ordure sans nom, bordel à queue! La gloire, quoi! La célébrité, immédiate, subite, à la vitesse de l’éclair, sans prévenir, sans barguigner! Tous les sunlights braqués sur lui, flûte! Des années et des années à végéter, à tutoyer les cinq pour cent sans jamais y toucher, faute de moyens, de notoriété, de charisme. Et tout à coup, paf, on y est! Exécré par tout ce qui pense convenablement, mis au ban de la politique par des Ripoublicons ulcérés, vomi par des socialos enfiévrés, condamné à mort par des trotskos courroucés et promu au rang de premier ministre présomptif par la grand prêtresse du populisme à la franchouille! Il existe enfin, Dupont, il émerge, il transperce l’écran, il irradie! Qu’il crève, la charogne, vive Dupont!

Donc, maintenant, pour ce qui nous concerne, que va-t-il changer, le choix de Dupont? Tout à fait franchement? Pas grand chose… Déjà la plupart des Dupontistes eussent voté pour la Marine, ne serait-ce que par dégoût du Macronmondialisme-Diversophile. Pour les autres, de toute manière ils se fussent abstenus et s’abstiendront encore par peur du grand méchant Front. Donc, allez, l’effet Dupont, tout compris, avec même prise en compte de l’entraînement sur un nombre -limité- de déçus du vote Fillon, moi je situe le truc, mais vraiment à tout péter à trois ou quatre pour cent, pas plus. En d’autres termes et sauf énorme imprévu d’ici Dimanche prochain, le résultat devrait ressortir à soixante-quarante, avec deux point en plus ou en moins selon le niveau des abstentions.
Dommage, qu’est-ce qu’on rigolerait dans le cas contraire!

Alors bonne semaine et amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

On ne peut plus rêver

« Nous autres, là haut, nous ne captons même pas Internet! La télé on pourrait mais vu que la parabole a joué les paratonnerres en Novembre dernier, depuis on se brosse…Pour téléphoner faut crapahuter jusqu’au col, alors vous comprenez, avec la neige ça relève de l’impossible et même quand elle a fondu, faut vraiment qu’on ait besoin. Et puis vous savez, nous disposons de ce qu’il faut pour voir la vie en rose…si vous en voulez j’en ai plein le sac à dos, n’hésitez pas! Alors du coup j’avais réservé la date pour descendre voter Sarko… oui moi je l’aime bien ce mec, il me rappelle De Funès en plus rigolo… Enfin bref je suis resté con, quoi! Qu’est-ce que vous me racontez, là, Fillon? Le petit toutou de mon pote Nico-les-talonnettes? Y se présente? Vous me la baillez belle! Et contre qui? Macron? Qui c’est ça Macron? Vous ne vous foutez pas de moi? Sûr? Ah oui, en effet, c’est dans les baveux! Oh putain, va falloir me reconditionner le carburateur, les amis! Les temps ont changé, il paraît, depuis Octobre! Et je fais quoi, moi maintenant? Fillon? Ah bon, c’est tout ce que vous m’avez gardé en magasin, les amis? Ah, oui, Marine aussi…ça je connais: un peu raide pour moi, la mémère, elle voulait interdire le shit, vous savez? Comment ça c’est déjà interdit? Ah, oui, mais non, moi je vous dis sérieux, quoi, avec les Gendarmes de montagne qui viennent faire suer le pauvre monde jusque dans le trou du cul du Bon Dieu… Oui, bon, vous avez raison, le danger reste limité, même avec la blondasse, elle aura d’autres chats à fouetter qu’à venir nous flairer les plantations, tout juste Auguste; mais vous pensez qu’elle aurait ses chances d’aller au bout, la gravosse? Aucune? Ben alors qu’est-ce que vous m’emmerdez avec, filez moi une vraie solution, bordel, que je ne me farcisse pas la route pour la peau, à mon âge, tout de même! Soyez sympa, allez, les copains, expliquez moi tout bien comme il faut, après je me ferai une religion, pas vrai? Catholique, oui, enfin modérément mais ça reste le meilleur choix par les temps qui courent… et puis c’est pas la question, merde, vous foutez pas du pauvre plouc des montagnes! Allez Thérèse, ressers nous une tournée, histoire de les mettre en condition, sans quoi je m’isolerais comme un con dans l’isoloir et je serais foutu de voter Cheminade, c’est le seul dont j’ai vaguement entendu parler! »

Faut se mettre à sa place à ce pauvre Yves Rognes, descendu spécialement de Trounaze,  (voir DERRIERE NAPOLEON), avec ses Pataugas des années cinquante et sa musette T.A.P. bourrée de cannabis, juste pour remplir son devoir de citoyen. C’est beau comme l’antique, non? Vu l’expédition, ça demande un sacré wagon d’abnégation! Digne de Caton l’ancien, le brave vieux, sauf qu’évidemment le jeu n’en vaut pas la chandelle vu la bande des branquignols qui participent à la course… Mais on ne va tout de même pas lui dire ça, à notre vieux pote! Et puis ça nous fait tellement plaisir de le revoir, l’animal. Alors nous allons lui brosser le tableau. Il n’est que temps vu que ce matin,  au bistrot, tout le monde ou presque a dores et déjà balancé son suffrage; car chez le vieillard à durillon de comptoir,  l’acte civique se pratique le plus rapidement possible, n’est-ce pas…on n’est jamais tout à fait certain d’être encore de ce monde à la fin de l’heure qui suit… Alors on crache son venin carrément dès l’ouverture des bureaux, pour peu que la miction se soit correctement déroulée… et aussitôt après l’effort dans le cas contraire.

Manque de pot, toujours prompt à saisir la moindre occase d’évangéliser les brebis égarées, c’est Jean Trentasseur qui s’y colle en premier, avant même réception du double whisky on the rocks, généreusement servi par la brave patronne.
« Ecoutez moi, cher ami, et oubliez d’avance ce que pourront vous raconter tous ces réactionnaires patineurs de zincs: votez Macron! Ce garçon c’est notre avenir. Il a tout pour lui, intelligent, jeune, beau… »
« Pédé, même, c’est tout dire, l’interrompt Jean Foupallour, aussitôt foudroyé du regard par Maître Trentasseur…Oups, scusez moi, je ne dis plus rien… »
« Laissez pisser le mérinos, Yves, reprend l’avocat socialiste sur le retour, les chiens aboient, la caravane pisse…je veux dire passe! Oui, Macron, voilà la solution! Et puis de toute façon nous n’avons pas le choix, vous savez, Fillon, vous avez vu sa tronche, hein? On dirait un sacristain! Eh bien quand je vous aurai dit qu’il dévalisait les troncs, le bedeau, vous comprendrez qu’on ne saurait apporter son suffrage à pareil suborneur de deniers publics. Un hypocrite de la plus belle eau, en plus, capable de jouer les pères la vertu tout en piquant dans la caisse superbement vêtu des costards de luxe offerts par un de mes confrères les moins recommandables sur la place de Paris! Croyez moi, oubliez-le celui-là et oubliez également la mère Le Pen dont je ne vous ferais pas l’injure de croire un seul instant que vous pourriez songer à l’élire. Cette personne, digne fille de son abominable père, apparaît comme la honte de notre démocratie et le repoussoir des valeurs de la République. Après, vous auriez le choix entre voter pour le sieur Mélanchon, celui qui veut aligner la France sur le Vénézuela, où règne désormais la famine et qui n’évite la guerre civile qu’en raison du caractère implacable de la dictature bolivarienne imposée par le camarade Maduro, l’héritier de feu Chavez, le mentor de Méluche! Et pour ce qui reste, en vérité je vous le dis, vous pouvez voter pour qui vous voudrez ou foutre les bulletins à la corbeille, l’effet sera le précisément même… Y compris Hamon, oui, le candidat socialiste, parfaitement, un accident de l’histoire! Ainsi je vous prouve à quel point mon discours procède du plus pur désintéressement. A votre bonne santé. »

 » Ah ben mon zob, tiens, dans le genre gonflé vous ne manquez pas d’hélium dites-donc, Maître, réplique le vieux Maurice en reposant délicatement son demi à peine entamé sur le coin du comptoir! Attends, Yves, faut savoir que l’éminent bénévole qui vient de t’astiquer l’article, fait partie de ces innombrables Socialos qui ont viré leur cuti et soutiennent sans état d’âme le mignon en question. Il n’y a plus de P.S. tu sais Yves, bon débarras, Hollandouille lui a eu la peau, on lui devra au moins ça! Le remplaçant c’est Macroncron, le type qui remplace le beurre et la vaseline, celui qui sourit en même temps aux centristes, aux droitistes mous et aux socialos style gauche caviard -je ne vise personne, hé, mais t’en a un spécimen pas bien loin- le chéri des économistes bien-pensants, des Rotschild et consorts, l’ami du petit déjeuner comme du souper fin d’après spectacle. Au dessus des partis, l’éphèbe, un peu comme le morpion si tu vois l’image! »

« Sans compter, surenchérit Foupallour, qu’il ne faudra pas compter sur cet olibrius pour remettre un semblant d’ordre dans le pataquès républicouille. Merde, il ne se passe pas un jour sans qu’on chope un muz fanatique en train de zigouiller du monde, ou tout au moins d’essayer. T’as vu sa gueule au godelureau, un enfant de cœur, je te jure, et laïc, en plus, évidemment! Avec ce genre de pèlerin-mondialiste y sont tranquilles les mahométans, lui tout ce qu’il veut c’est leurs voix et pour ça il leur refilerait la lune en croissant, avec des ribambelles de mosquées et même des minarets plus hauts que la Tour Eiffel. Macron comme baratineur c’est le meilleur de tous, il raconte plein de trucs mais au bout du compte on en sait moins après qu’il a terminé qu’au début.
Alors maintenant, faut parler clair: depuis des mois on nous enfume avec des tas de sondages pipeautés, comme pour bien nous enfoncer dans la chetron le prochain président inévitable avec ses allures de tapette et sa first lady sexagénaire. Seulement depuis le silence radio de fin de campagne, on en voit arriver d’autres, des enquêtes plus ou moins occultes. La dernière en date, publiée ce matin par « La Libre Belgique » -une fois- nous dit…vous êtes bien assis? Alors: Le Pen 26%- Fillon 22% et Micron…21%. Parfaitement! Alors qu’est-ce qu’on lui dit au Jeannot, hein? Faut rappeler que depuis l’attentat des Champs Élysées, avec en vedette l’ami Karim Cheurbi, dernier avatar d’une longue lignée qui a commencé avec Mérah et n’est pas près de finir. Multirécidiviste, criminel condamné quatre fois, vingt mentions au casier judiciaire, parti en Algérie sans prévenir alors qu’il se trouvait en probatoire, arrêté tout récemment pour menaces de mort sur les Flics… Et toujours en liberté! Tranquille comme Baptiste! Le Parquet, les Juges d’application, tout ça: pas de problème M’siou Cheurbi, et bonjour chez vous! Alors qu’est-ce que vous voulez, les braves-gens ça les inquiète un peu ces méthodes bisounoursiques, ils aimeraient bien qu’on passe a du plus costaud… Par conséquent, il pourrait s’en trouver pas mal qui glissent de Macron à Fillon… Et peut être même à Marine! Encore un petit effort, les Muz, et le 7 Mai on sable le champagne! »

 » Bon, ben moi je vais vous dire »… nous sort Yves Rognes en s’allumant un pétard gros comme ma cuisse, aussitôt escamoté par une Thérèse complètement estomaquée -« Non mais ça va pas, l’ours des Carpates? Tu te crois où? A l’Ariane (1)? Tu veux la mort des derniers petits commerces? Assassin!  »
« Bon bref, poursuit le fumeur contrarié, de tout ce que vous m’avez raconté je déduis juste un truc: y a comme de l’incertitude dans cette affaire…Pour moi ce sera un gros Ricard, ça me fera passer le manque, et pour votre élection à la flanc, j’irai voter cet après-midi…si je me réveille… en tout cas, c’est bête, dites donc, on ne peut même plus rêver à ç’theure! »

Je ne le sens pas trop, vous savez, ce coup-là…

Alors en attendant les décisions de ce connard de Peuple Souverain -ou prétendu tel- je vous souhaite une bonne soirée électorale…enfin la meilleure possible.
Et une excellente semaine en dépit des envieux, comme disait à peu près Rabelais.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Le quartier des « pludéfavorizés »

Ô Temps, suspends ton vol

On ne le dirait pas, ici, en Franchouillie, avec nos petites saynètes à base de logorrhées présidentipètes à onze joueurs de champs et de Gaulle en filigrane genre Statue du Commandeur écœuré, mais il se passe plein de trucs intéressants dans le vaste monde. Rendons à Donald ce qui lui revient, c’est surtout lui qui met l’ambiance. Moi, on ne me l’enlèvera pas de l’idée, la Démocratie Américaine, en portant ce mec là sur le trône washingtonien, vient d’administrer au monde entier une bonne leçon de fantaisie imaginative de nature à dépoussiérer grave la politique de papa dont le réveil strident a sonné en même temps que l’arrivée de l’albinos à White-House. Vain Dieu le maelström dites donc! Le type vous bombarde l’aviation d’Assad, tout en envoyant sa marine chatouiller sous les roustons le petit schtroumpf jaunâtre de Pyongyang, alors même qu’il reçoit chez lui le Chinetoque en chef, sans omettre de  préparer simultanément la pulvérisation des Djihadistes planqués en Afghanistan au moyen de la plus énorme bombe non-nucléaire du monde, dix tonnes dont neuf d’explosifs!  Et dans le même temps, le gus vous balance à tire-larigot une palanquée de tweets visant à commenter l’action en temps réel à destination du monde entier, Urbi et Orbi, comme dit le Pape, mais en version numérique…c’est moins joli qu’un grand baratin au balcon de Saint-Pierre, toutefois ça revient beaucoup moins cher et question efficacité y a pas photo.
Du coup, les folliculaires de l’univers mediatique n’arrivent même plus à suivre. Complètement paumés, les journalopes! Comment voulez vous, pas vrai? Il en a mis plein la gueule à Bachar, Trump, et pour faire bon poids il s’est permis de propulser Vladimir sur les roses! Ils ne s’y attendaient pas, les media bien-pensants qui regardaient l’affreux comme un suppôt de Satan, vachement facho, mal embouché et capable d’envoyer tout le temps les mains, voire plus si affinités, sous les jupons de ces dames. Une parfaite ordure en somme! Sauf que si l’individu se place tout à coup du côté des Forces du Bien, on fait quoi, hein? On ne peut tout de même pas le critiquer, personne n’y capterait plus rien! Vous mordez le dilemme, n’est-ce pas? Alors c’est vrai qu’il part en même temps risquer la guerre nucléaire avec Kim Jung Un (deux… à trois j’appuie sur le bouton rouge). D’accord, il s’agit d’un communiste, certes, mais spécial vous en conviendrez! Et avec toutes les avanies qu’on déverse depuis des lustres sur le régime des sales autocrates affameurs du peuple de Corée du Nord, on ne peut tout de même pas refiler à Trump le rôle du méchant sur ce coup-là, faut pas déconner! Bon, reste l’opportunité de l’accuser de prendre des risques, de mettre en péril la paix sur la terre des hommes de bonne volonté et des autres par la même occase, de vouloir faire péter la Planète juste pour flatter son égo surdimensionné de gros rouquemoute malappris…
Entendu, je veux bien, mais pendant ce temps là vous avez le gnome à nuque rasée, avec sa tronche de mongolien frappé de nanisme asiate, qui vous fait défiler à grands renforts de soldatesque au pas de l’oie, des missiles intercontinentaux bourrés d’ogives nucléaires chargées jusqu’à la gueule. Même si le premier qu’il a voulu essayer lui a explosé  dans le melon comme un vulgaire pétard, ça reste impressionnant,  on jurerait un meeting hitlérien de la grande époque, modifié Place-Rouge et amélioré Mao Tsé Toung (à part les petites militaires en bermuda qui apparaissent sans conteste comme une spécialité Nord-Coréenne)! Vous ne pouvez tout de même pas aller reprocher au big-boss des States de balader un index menaçant sous le pif de ce petit trou du cul nucléaire, pas vrai? Ou alors, comme je vous disais, juste pour lui dire de faire gaffe à ne pas trop énerver le sale morpion, mais ce n’est pas pareil, comprenez vous? A peine une petite prière péteuse: attention, Monsieur Trump, avec ce genre de capricieux trop gâté faut marcher sur des œufs, il aurait vite fait de nous larguer ses bombes atomiques au premier coup de rogne… Seulement tout le monde sait qu’on navigue en pleine intox, là, alors on n’y croit pas vraiment, personne, surtout pas la Chine qui fait semblant de s’inquiéter tout en montrant au petit voisin, en loucedé,  la main qui lui donne à bouffer et qu’il pourrait bien se morfler en pleine poire à la moindre incartade. On ne va pas se biler pour si peu, non? D’ailleurs la guerre ça n’existe plus, on la voit seulement à la télé! Et la dernière vraie remonte à tellement longtemps que seuls les quasi-moribonds s’en souviennent…
Et puis vous savez, nous autres, de toute façon, bien calfeutrés dans notre bulle hexagonale nous ne saurions nous inquiéter d’éventuelles retombées radioactives, vu qu’en plus on va fermer Fessenheim, pour compenser, c’est Ségo la Pintade qui l’a dit. Alors! En revanche je ne vous dis pas les soucis qu’on se trimballe, ma pôv dame, on ne pourrait pas trouver pire mouscaille, dites donc: y a Méluche qui n’en finit plus de grimper et, maintenant, Marine qui la joue marée basse!

Eh oui, que voulez vous, il faut bien y venir en ce jour de Pâques, grande fête pour « les Chrétiens » comme ils disent à la télé franchouille et comme le soulignent si gentiment les petites têtes crépues de La Courneuve délicatement interrogées par le corniaud Hamon (« Pourquoi elle est méchante, Le Pen? Parce qu’elle est chrétienne!). Il faut bien y venir à cette couillonnade présidentielle qui nous empastisse les burnes depuis plus de six mois passablement révolus. Il faut bien y venir à cette espèce d’imposture démocratico-médiatique truquée à bloc par les juges, par les media et par les instituts de sondage.
Alors j’y viens, mais juste pour dire, car, si vous le voulez bien, j’attache plus d’importance à ce qui se passe à Washington, aux Moyen et Extrême Orients, voire même en Turquie, qu’à notre petit happening à base de Poutou, de Cheminade et de Méchancon. De toute façon, les moins niais d’entre nous savent parfaitement qu’il importe de ne se faire aucune illusion sur les changements qui sortiront des urnes. Quel que soit le résultat il ne faut en attendre que du mauvais. Macron, vainqueur probable, nous apportera tous les emmerdements du monde plus « l’Islam En Marche », comme dit la pétroleuse du FN, et l’outsider enfariné Fillon, si par miracle il s’imposait, ne parviendrait jamais à réaliser un programme dont on pressent à la fois les qualités et les réactions qu’il provoquerait dans les sphères syndicalo-gauchiardes. Bardé de casseroles et catalogué comme détourneur éhonté d’argent public, ce mec ne disposera jamais de l’autorité nécessaire au redressement du pays. Donc ce sera le bordel…ou le bordel! Finalement on aurait dû garder Hollandouille, en termes de conneries il avait réalisé l’essentiel, lui président un second coup nous ne risquions plus grand chose.

Encore une petite semaine à entendre âneries sur niaiseries, à ingurgiter des sondages manipulatoires, à subir le suspens insoutenable distillé avec un professionnalisme au dessus de tout éloge par tous ces bateleurs qui sont censés nous informer… et ce sera fini. Enfin! Dans sept jours nous connaîtrons le nom du nouveau rigolo de l’Elysée…allez, je n’en dirai pas plus, pour une fois j’aime autant ranger ma plume. Dimanche j’irai glisser dans l’urne, avec la conviction du constipé qui s’arme d’un rouleau de Lotus bleu, un bulletin marqué François Fillon. C’est grotesque comme un acte de résistance désespéré mais je vois mal ce qu’on peut trouver de moins pire… On se fera plaisir au second tour, voila!

Et puis je n’écouterai pas non plus le Pape. Il commence à me gonfler celui-là à nous foutre la honte parce que nous n’accueillons pas avec une joie apostolique ces pauvres Musulmans qui viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes. Il n’en a manifestement rien à foutre que ce soient eux ou nous, le Souverain Ton Pif, lui, l’Europe il s’en astique le petit Jésus, c’est clair, tout ce qu’il voit c’est la charité chrétienne avec fourniture de vaseline en supplément gratuit. Pour ce Sud-Américain, charité bien ordonnée commence par l’invasion du vieux continent! Eh bien qu’il aille se faire voir lui aussi… Chez les Coptes tiens, par exemple, ils lui expliqueront, les pauvres, en quoi consiste l’accueil bienveillant des disciples de Mahomet… Mais grouille toi Francesco, cours-y vite pendant qu’il en reste encore quelques uns!

Allez va, pour ce coup-ci je vous laisse, je connais un gigot dont le  fumet m’appelle à un autre genre de préoccupation.
A votre bonne santé à tous et rendez vous au soir des urnes…

Joyeuses Pâques!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Au fait, pourquoi j’ai intitulé ça « ô temps suspends ton vol » moi? Ben je vais vous dire, je n’en sais rien moi même, c’est Lamartine qui a dû prendre le volant deux minutes, j’ai pas fait gaffe… On s’en fout non? Après tout il est vachement chouette, l’Alphonse, c’est autre chose que Maître G’ims ou Grand Con Malade, ne trouvez vous pas?

Tout en camion

Combien de temps encore l’Europe va-t-elle tolérer pareil scandale, flûte enfin! Nice, Berlin et maintenant Stockholm! Qu’est-ce qu’ils attendent pour sortir une directive, un texte quoi, un truc pour arrêter le massacre? Les braves citoyens de nos chers vieux pays ne peuvent même plus se balader tranquillement sans risquer à tout instant de se faire écrabouiller comme des merdes, et personne ne bouge: le laxisme, toujours le laxisme! Jusqu’à quand, hein, M’sieur-Dames de Bruxelles, allez vous laisser pisser le Manneken? Parce que tout de même, on voit clairement, désormais, où se trouve le péril, non? Pas la peine de nous faire un dessin, ça devient courant, habituel, récurrent, et nous récoltons ce que nous avons semé, pas vrai, ce n’est pas faute de l’avoir chanté sur tout les tons depuis des années et des années que nous voyons croître le phénomène sans que nul ne s’en préoccupe au sein des Instances représentatives de notre belle Union, laissant ainsi les populations totalement démunies face à un danger mortel que, pour ma part, je dénonce depuis lurette: c’en est trop maintenant, coquin de sort, prenons une bonne fois pour toutes le taureau, par les cornes, par les burnes, par ce qu’il vous plaira, on s’en fout mais finissons-en, que diable! Alors, d’accord, je prends des risques, je le sais, bien sûr, je vais encore me faire des tas d’ennemis, finir en prison, peut être, mais tant pis, je me lance! Tenir un blog c’est un apostolat, il faut l’assumer au besoin jusqu’au martyre. Alors a Dieu vat, plus d’hésitation, assez d’atermoiements, passons à l’action, de suite, coûte que coûte… j’y vais:
-il faut absolument interdire les camions!
Voilà! Ho putain, ça fait quelque chose d’écrire des brûlots de ce calibre!
Cela dit, vous le voyez bien, il se trouve là, le danger, pas ailleurs. Lorsqu’à Nice, le camarade Mohamed Lahouaiedj-Bouhlel, tuait quatre vingt six malheureux et en blessait des centaines d’autres dont beaucoup estropiés pour la vie: le camion! Lorsqu’à Berlin le sieur Anis Amri zigouillait froidement un pauvre chauffeur polak pour lui piquer son poids lourd et dézinguer une douzaine de badauds qui n’en pouvaient mais: le camion!  Lorsque, pas plus tard que Vendredi dernier, un -a priori- gentil musulman Ouzbek bien connu des services de police, lançait en plein centre de Stockholm, rue piétonne, le gros-cul qu’il venait de dérober devant la brasserie du coin, avec quatre morts et quinze blessés à la clé: le camion! Alors, il crève les yeux, bordel, le dénominateur commun de tous ces massacres!  Eh oui, pardi: le camion, voilà l’ennemi, le risque majeur pire que le Front National et même pas écolo, en plus, pollueur pire que tout, plein de particules à gazoile, sale, encombrant et mortel Et on continuerait à laisser ces saloperies là nous foutre en l’air les uns après les autres? Merde alors! Non fini, y a qu’à manifester contre, mettre nos pays à feu et à sang, comme en Guyane, tiens, et on y arrivera! Inch Allah!

Bon, ça va mieux, allez, depuis le temps que ça me brûlait les lèvres… Il faut dire, aussi, que dans le monde où nous vivons, ça stresse de partout, le grabuge, comme disait François 1er -qui savait de quoi il parlait, vu le souk qu’il avait planté dans les affaires européennes de l’époque- règne en grand patron dans le monde entier. Il faut bien, dans ces conditions, décompresser, s’accorder de menus plaisirs histoire de se rétablir autant que possible l’équilibre des hormones. Prenez l’ami Donald, par exemple, vous vous rendez compte un peu des responsabilités qu’il se trimballe, le mec, tout à trac, là, depuis deux mois? Non mais c’est dingue, vous savez! Voilà un zigomar qui est passé de la promotion immobilière pimentée par la production d’émissions de télé-réalité destinées aux débiles légers et moyens, à l’inextricable guerre du Moyen-Orient, sans escale ni transition. Du coup, un beau soir, devant sa télé, entre la poire et le pop-corn, il se morfle en pleine gueule les images atroces des petits Syriens arrosés au gaz sarin. Son sang ne fait qu’un tour et, sans autre forme de procès il envoie les F16 balancer leurs tomahawks sur l’aviation de ce salaud de Bachar…dont on pourrait, toutefois, douter qu’il se révèle assez con pour commettre pareilles saloperies. Le fût il, d’ailleurs, qu’on voit mal le camarade Vladimir laisser ce type -qui lui doit tout- déconner à ce point. Mais que voulez vous, il arrive un moment où l’on ressent l’envie irrépressible de faire le beau, de montrer les biceps et de se présenter sous le jour le plus favorable, ne serait-ce que pour impressionner sa gonzesse. Et puis, quand vous tapez sur un plus petit que vous, objet, par surcroît, d’une détestation quasi-universelle, vous passez pour le justicier au grand cœur,  dans le registre de John Wayne lorsqu’il tabassait grave les infectes crapules qui pesaient cent kilos de moins que lui. Faut tout prendre en compte lorsqu’on aborde la psychologie amerloque, et surtout ne jamais sous-estimer l’absolue primauté du héros de western dans l’inconscient collectif de ces gens-là. Du coup, alors même qu’il héberge dans sa somptueuse datcha floridoise le Chef Suprême du Parti Communiste Chinetoque, il trouve le moyen, l’albinos, d’expédier un porte-avion conséquemment escorté d’une tripotée de destroyers et autres croiseurs, vadrouiller en mer du Japon histoire de tenter une petite resucée digitale de la guerre de Corée. Évidemment il joue le contraste aussi, rapport à son prédécesseur Prix Nobel de la Paix dont on a bien vu l’aptitude pour le moins limitée à montrer les dents autrement que pour balancer de jolis sourires en direction des appareils de prise de vues. Espérons juste que ce brave Trump ne nous fasse pas partir incontinent une petite ogive nucléaire sur les gueules qui ne lui reviennent pas. Mais bon, j’ai confiance moi, il a beau trimballer une tronche de sinoque, le Président U.S. je le crois suffisamment futé pour éviter la connerie irréparable. En attendant il marque des points et se fait respecter par les gens sérieux, ceux qui ne reconnaissent que la force. C’est qu’il y a de mieux à faire lorsqu’on est le patron, non?

Et la force c’est ce qui nous manque le plus, à nous autres Franchouilles. La force et le pognon, naturellement. Alors vous savez, l’importance du choix qu’il nous appartiendra d’opérer dans quinze jours, mieux vaut la relativiser. D’autant qu’après tout, comme je le faisais observer la semaine dernière, les dés sont pipés et la victoire finale du petit Macronibus, programmée et quasi-inévitable; même si l’on nous balade avec la remontée de Fillon dans les sondages et, encore plus grotesque, la percée de Méchancon, lequel serait censé tailler des croupières au dernier cité. Le résultat du premier tour, je vous le donne ici et maintenant, à condition que vous n’en parliez à personne, bien sûr, c’est secret, ça. D’accord? Alors c’est bon: Le Pen 27/28%, Macron 22/23% et Fillon 20/21%! Les autres on s’en fout, ils font tapisserie. En d’autres termes, si les deux challengers se trouvent encore dans la marge d’erreur, c’est quand même le jeune éphèbe qui tient la corde et, sauf miracle, il finira devant. C’est ainsi, que voulez vous, le candidat des Ripoublicons, enchaîné par le Canard, a perdu sur sa droite et sur sa gauche. Les deux autres ont ramassé les morceaux, surtout l’Emmanuel de ces messieurs-dames, avantagé en outre par un candidat P.S. totalement hors course. Avec, en supplément gratuit, l’appui de ce connard de Bayrou, l’homme qui fit élire Hollandouille en 2012 et qui s’apprête à récidiver au profit de l’héritier présomptif (poil au pif)! Oh, ce n’est pas qu’il pèse bien lourd, le Béarnais, deux à trois pour cent tout au plus, et parmi les plus handicapés du bulbe évidemment, mais en démocratie cela peut souvent se révéler déterminant. Dans le cas qui nous occupe Bayrou fera encore une fois basculer l’élection, vous verrez! Le « génie français » qu’est ce que vous voulez…

De toute façon, et voilà pourquoi, en dépit du côté antipathique du personnage, je pense que Donald agit comme il convient, nous autres Occidentaux assistons sans moufter, comme des crétins de village, à notre propre liquidation systématique. Voyez ces andouilles de Suédois, tiens, par exemple: on vient les massacrer chez eux et ils répondent par une « manifestation pour l’amour »! Ah oui, on va pas se laisser faire, pas vrai? On va continuer à rester ouverts au monde entier, voilà! En dépit des envieux, comme disait Rabelais! Eh bien continuez, bande de cons, faites comme nous, laissez venir à vous les petits camions! Bravo, les mecs, vous ferez beaucoup pour la prospérité des pompes funèbres scandinaves… »les petits macchabées ronds et prospères », vous savez…
Et puis regardez les Coptes, un peu, ceux qui explosent pendant la Messe au pays de Toutânkhamion, ça vous donnera un aperçu des joyeusetés qui nous attendent… quand nous serons noyés au milieu des Musulmans majoritaires et de tous leurs camions!

Bonne Semaine Sainte…enfin on va dire comme ça, histoire de finir sur un trait d’humour…
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

On s’est drôlement fait niquer!

Et voilà! Trois semaines encore à déguster les calembredaines campagneuses des onze hurluberlus! Sans oublier leurs porte-paroles, leurs porte-valises, leurs porte-flingues, leurs soutiens divers, voire même de leurs soutien-gorges -pour les deux pétroleuses- encore que ces trucs-là, au moins, ne s’expriment guère, même si, parfois, ils peuvent faire roucouler le sein comme les bas de soie du temps jadis faisaient chanter la jambe. A présent,  le temps se trouve suspendu comme nous le sommes aux lèvres de toute cette bande de pignoufs de choc, acharnés à nous gaver de leurs démocratiqueries avec la vigueur du cul-terreux Gersois bourrant frénétiquement le gosier de ses volatiles au mépris du « vide sanitaire » désormais imposé par arrêté ministériel. Plus rien, ou presque ne semble se passer dans l’univers entier, lequel gravite exclusivement autour du petit Macroncron et de ses challengers foutus d’avance. Il peut arriver n’importe quoi en Syrie, en Colombie, voire en Guyane; les Équatoriens, les Serbes et les Bulgares peuvent se démerder avec leurs propres élections: rien à foutre! Ce qui compte c’est la remontée de Méluche qui joue les vases communicants avec l’électorat de ce couillon de Hamon, l’élu de la « Belle Alliance Populaire »! Elle est belle en effet, leur alliance populaire, à ces cons de Socialos: ils se barrent tous, Carèsche, Cuvillier, Braillard, Le Driant, Vallsounet, Delanoé, Poignant (le conseiller de Hollandouille), sans parler de tous les autres, six-cents élus socialistes déclarés à ce jour! Belle Alliance! Pas fous, les types, ils savent où va se trouver la gamelle… Un peu comme Estrosi, si vous voulez, sauf qu’il se contente, celui-là, de recevoir dignement le futur patron, en lui serrant la paluche avec le beau sourire qui enjolivera les photos ; et comme Fillon a le pied droit dans la tombe et le gauche dans le cercueil, y a pas de raison de prendre des chaussettes…je veux dire des gants, pas vrai? César (celui de Pagnol) le disait déjà au temps béni du Bar de la  Marine : « l’honneur c’est comme les allumettes, ça ne sert qu’une fois »… et il a déjà cramé toute la boîte le Motodidacte, l’ultime remontant à son élection régionale avec les voix -dûment quémandées- de la Gauche Provençale (« les Provençales sont sales et les Provençaux, sots » comme disait jadis un vieux copain dont je tairai le nom). Comme quoi, dans une République bien comprise, les engagements n’engagent que ceux qui sont susceptibles d’en profiter… Plaît il, comment dites vous? Ah oui, en effet, comme scoop on a déjà fait mieux, veuillez me pardonner.
Peu à peu, donc, les ralliements s’accumulent et les reniements s’additionnent. Il faut, que voulez vous, se rendre à l’évidence: celui qui voudra, dans cinq semaines, se retrouver côté mangeoire, a tout intérêt à se placer dès maintenant; après ça va se bousculer et pour les places au premier rang il pourra toujours se brosser. Alors, qu’est-ce qu’il fait le politicard conscient et organisé? Ben oui, il la joue sur le calcul des probabilités, parfaitement! Or, à l’heure actuelle et en fonction des données disponibles, nous pouvons raisonnablement considérer qu’il existe au moins huit chances sur dix de trouver Macronmagnon sur l’une des deux premières positions le 23 de ce mois et donc, en vertu de la mécanique des fluides, président de la Répupu quinze jours plus tard. En conséquence, pour ceux qui tiennent à conserver un fromage digne de ce nom, autant y aller tout de suite pendant qu’il reste encore quelques écuelles disponibles. Du coup, en raison d’un phénomène de type boule de neige, plus il en rappliquera et plus la cote du petit protégé de ces messieurs-dames augmentera… En gros, c’est plié. Si vous voulez mon avis (si vous ne le voulez pas, c’est vous qui voyez mais ça n’y changera pas grand chose), nous allons nous fumer l’éphèbe pendant cinq ans, voire dix si affinités. Que cela ne nous empêche pas de voter selon notre fantaisie, bien sûr, tout au contraire même… mais en sachant pertinemment que l’effet produit équivaudra au cautère sur une jambe de bois, ainsi que l’eût remarqué Mémé, laquelle ne proférait jamais la moindre connerie… Voilà pourquoi, sans doute, la pauvre vieille n’aurait jamais pu faire carrière dans la démocratie.

Amusons nous, donc, bien gentiment, au spectacle qui nous est offert -façon de parler vu que la plaisanterie doit friser le milliard d’Euros en comptant tout- de cette bande de comiques de cirque qui font encore semblant d’y croire. Je passe sur les second couteaux, style Méluche, Hamon, Dupont-Gnangan, lesquels se bagarrent pour essayer d’exister encore un peu sur la scène du grand-guignol politique. Quant aux figurants, les Arthaud, Asselineau, Cheminade, Lassalle, Poutou, (par ordre alphabétique, ça ne vaut pas plus) bande de nazes tout juste bons à nous enquiquiner la vie à partir du  10 Avril, date à laquelle les temps de parole devront se mesurer à la micro-seconde, j’aime autant les ignorer souverainement, car, à mon âge, il ne faut jamais se prendre le coquin de dieu sur la digestion, c’est mauvais pour le palpitant.
Reste ce brave Fillon, le cocu de la farce, celui qui y a cru…comme nous, du reste, et qui s’est fait coxer à son propre piège; il voulait gagner sa vie comme les copains, lui, grassement! Mais ça, c’est réservé à ceux qui savent y faire et qui magouillent dans des sphères autrement plus élevées que les petites combines miteuses consistant à secouer en loucedé la cassette parlementaire. Tenez, au hasard, visez donc un peu Les costards de Macroncron,  encore plus chouettes que ceux de Fillon, je vous jure, alpaga, soie sauvage et grand tailleur! Eh bien il l’avait dit lui même à une espèce de chomedu abruti qui le cherchait sur ses fringues: il suffit de travailler, mon ami, et vous pourrez vous acheter le même! Personne ne les lui offre, à Manu Belle-Gueule, ses oripeaux, il les achète, lui, et voilà pourquoi il a craqué tous les millions grattés chez Rotschild!  A quinze mille Euros le complet, plus les Berlutti, plus les à-côtés, l’artiste capillaire, l’esthéticienne, tout ça, on a vite fait de se ruiner, je vous assure… Bon même si, de temps en temps, l’ami Bergé y va d’un petit lot de chemises Saint-Laurent sur mesure avec cravates assorties, quoi, une bricole pour marquer le coup, pas de quoi en faire un fromage, on est entre gens de bonne compagnie! Pour en revenir à ce pauvre Fillon, il va l’avoir là où je ne saurais dire, et bien profond, croyez moi. Alors, faisons preuve de charité chrétienne, mes amis, votons pour lui dans trois semaines, évitons lui au moins la suprême humiliation de se faire doubler par Méchancon pour la dernière place sur le podium… Ils aimeraient tant, nos amis des media!

De toute façon, tout cela n’est pas sérieux. On nous amuse, voilà, c’est une absolue évidence! On nous balade avec le suffrage universel, le Peuple Souverain, le verdict des urnes et toutes ces niaiseries qui nous convainquent de marcher dans la combine, d’aller bien docilement coller notre bulletin dans une jolie boîte en plexy, alors même que les jeux sont faits depuis belle lurette.
L’affaire s’est décidée le jour où Hollandouille a compris qu’il se planterait grave à la présidentielle. Voilà certainement plus d’un an! Alors il a sorti le « plan E.M. », celui qui plaît à tout le monde et surtout aux « commanditaires ». L’affaire étant déjà bien préparée… au cas où, n’est-ce pas…il a suffi de lancer le petit protégé dans le grand bain tout en donnant le change avec l’éventualité d’une primaire socialo, histoire de bien amuser la galerie. Restait à se débarrasser du rigolo qui sortirait des urnes de la droite en Décembre… Pas de problème! Juppé ne passerait pas la rampe avec ses sympathies musulmanes, ses mollassonneries centristes et, en cas de besoin ses vieilles casseroles de l’époque Chirac…voire de plus récentes, on ne sait jamais… Sarko, les Juges l’attendaient l’arme au pied, avec pour instruction de le dézinguer à la moindre velléité. Les autres, personne n’y croyait sérieux. Sauf que lorsqu’ils ont vu émerger Fillon, le Champagne Élyséen s’est mis à couler à flots: avec le dossier qu’on détenait sur ce mec-là le tour était joué, alléluia! Le reste, évidemment, n’est que littérature. Du mouron pour les petits oiseaux, si vous préférez. Cui-cui…cuit-cuit!
Alors, tout ce que je vous raconte-là, naturellement, n’est que le fruit de mon imagination enfiévrée et tout rapport avec des personnes existant ou ayant réellement existé apparaîtrait rigoureusement fortuit, n’en doutez pas une seconde!

Bon, cela dit, tout de même, on s’est drôlement fait niquer, ne trouvez vous pas?

Bien amicalement à vous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN