Daltons et daltoniens

Un de mes amis, homme fort estimable au demeurant, aboutit à la conclusion que Présipède nous ayant enfoncés dans un pétrin invraisemblable il convient de voter pour lui en avril prochain afin qu’il s’en débrouille comme il pourra. Quand vous entendez des calembredaines de ce calibre, émanant de ce qu’il est désormais convenu d’appeler un CSP-Plus, vous pouvez vous faire du souci pour l’avenir du pays. Entre, d’une part, les adorateurs du petit Manu à sa Bribri, les inconditionnels béats, et, d’autre part ceux qui voteront pour lui en vertu de tout un salmigondis de raisonnements biscornus, ce mec, comme je vous le suggérais la semaine dernière, à toutes les chances de repartir joyeusement pour un second mandat.
Ils vont être servis, les électeurs macronniens -et les autres aussi, d’ailleurs, ne leur en déplaise- car leur petit champion parlera à la télé mardi prochain. En voilà une bonne nouvelle, il y avait longtemps qu’il ne nous avait pas fait le coup du 20 heures présipédique…Au fait, qu’est ce qui lui prend, tout à coup, comme ça, ex-abrupto, de nous tartiner un bon bourrage de crânes des familles sans motif évident? Mais, me direz-vous, a-t-il vraiment besoin d’une raison pour venir nous glisser des mots doux dans l’oreille? Après tout c’est lui le chef, non? Il fait ce qu’il veut, pas vrai, donc il va causer…comment dites vous, plaît-il? Ah oui, causer un grave préjudice, certes, mais indépendamment il parlera de certains trucs, le covid, notamment, ce qui lui donnera l’occase de nous rappeler à quel point la France (c’est à dire lui, faut pas déconner) a parfaitement maîtrisé la crise sanitaire. Alors que partout ailleurs les pauvres-gens tombent comme des mouches, nous autres, avec un taux de vaccinés qui frise les quatre-vingts pour cent et un pass-sanitaire en béton armé, prolongé, soit dit en passant, jusqu’à l’été prochain, nous rigolons quasiment à la gueule de cette saloperie de coronavirus. Sauf qu’on rigole, on rigole, d’accord mais il faut tout de même rester vigilant, appliquer ces putains de gestes-barrière qui tendent à se faire oublier, tout ça; et finalement, pour rester les meilleurs du monde, il nous faudra envisager la troisième dose à plus ou moins brève échéance. Voilà pour le virus. Après, bien entendu, il nous racontera à quel point -toujours grâce à lui, évidemment- les choses vont bien, la reprise est là et bien là, le chômage recule comme un âne hypocrite, et son plan de relance plein de milliards nous assurera des lendemains qui chanteront encore mieux que l’aujourd’hui. Avec tout ça, si on ne votait pas pour lui, on serait la dernière des patates, mais ça il ne le dira pas, ce sera implicite, faut tout de même pas déconner, on a beau avoir le CSA dans sa manche il serait regrettable qu’un couillon d’opposant s’avise de réclamer qu’on lui décompte le discours en question dans le temps de parole.
Et puis, il y a aussi l’anniversaire du Général…oui enfin, celui de sa mort, à Charlot Gros-Pif. C’est le jour où il est de bon ton d’aller à Colombey- Les Deux Mosquées… enfin, pour le moment encore » Les Deux Églises », histoire de se faire filmer en plein recueillement sur la dalle de marbre immaculé (oui, aussi, mais ça fait tellement longtemps…) vedette incontestée du petit cimetière de ce trou perdu au fin fond de la Haute-Marne. Et naturellement, en année pré-électorale, vous allez avoir le défilé de tous les prétendants au trône qui se réclament peu ou prou du grand prédécesseur. Et naturellement, avec Macrouille en prime- time, tous ces rigolos prosternateurs sur tombeau illustre en seront pour leurs frais, car la populace n’aura d’yeux et d’oreilles que pour le dispensateur de la parole Élyséenne. Qui, en effet, ira remarquer des plats de nouilles style Bertrand, Barnier, Pécresse, voire même Annie Dalgaud, la merde Paris, en train de gerber consciencieusement la tombe du vieux Charlot? Déjà qu’en temps normal on s’en foutrait comme de son premier képi, alors là, dans le genre flop cette bande de corniauds atteindrait des sommets. D’aucuns, même, prêteraient à Zemmour l’intention de se rendre à Colombey le 9 novembre prochain afin d’y annoncer, à sons de trompes gaulliennes, sa candidature à la présidence de la Répupu. J’ose espérer qu’il s’agit-là d’une crétinerie de journaliste. Toutefois, si jamais c’était vrai alors Présipède aurait intérêt à changer la date de son allocution à la con, pour le coup c’est lui qui ferait le flop!
Cela dit, il est vrai que dans l’entourage de ce dernier on se plaît à souhaiter que leur petit patron adoré se retrouve au second tour en face d’un des deux nauséabonds de service Le Pen ou même Zemmour. Peu importe ce qu’il faut penser de ce genre de racontar invérifiable, il est en revanche certain que le bonhomme aurait plus à craindre du second que de la première. Plus fin et cultivé, le type risquerait fort de lui tailler des croupières, voire, sait-on jamais, de faire basculer le scrutin; c’est fort peu probable mais suivant la tournure que prendront les évènements au cours des six prochains mois, l’envie de Macrounette pourrait décroître assez pour déplacer les 10% qui feront la différence. L’apathie du « citoyen lambda » apparaît cependant telle qu’il faudrait un cataclysme pour le réveiller au point de réaliser la nécessité d’un changement sévère de direction, d’un gros virage à droite. Manifestement les réalités que nous avons sous les yeux en permanence ne lui suffisent pas au citoyen lambda. Tant qu’il ne se sera pas fait égorger en même temps qu’on lui violerait sa femme et sa fille en tournante, tout en sodomisant son petit garçon sans le moindre lubrifiant, il ne bougera pas le gus en question…sans compter qu’une fois décapité il aurait forcément, aussi, du mal à réagir. Pourtant ces choses-là arrivent assez fréquemment mais elles ne touchent, Dieu merci, qu’un nombre restreint d’électeurs potentiels. Les horreurs qui se produisent dans quelques zones bien délimitées sont souvent passées sous silence et les clampins qui votent ne s’en aggravent pas le sentiment d’insécurité (comme dit le garde des sots). Il y a bien certains faits qui se déroulent au vu et au su de tout le monde, mais rien de bien méchant, sauf pour les victimes directes, bien sûr, mais les autres s’en foutent.
Par exemple, tenez, la bande de petits rigolos répondant au nom évocateur des Daltons. Des types en tenue de bagnards style Lucky Luke qui sèment la terreur dans les populations lyonnaises en roulant à tombeau ouvert sur de gros deux-roues surpuissants, évidemment dérobés à leurs légitimes propriétaires. Ces charmants jeunes gens, s’ils n’ont encore tué personne, rendent la vie impossible aux malheureux habitants des quartiers où ils sévissent, sans se voir le moins du monde inquiétés par une flicaille dépourvue de moyens efficaces pour les courser. Et quand ils parviennent à en choper un, les juges le remettent illico en liberté. Il y a bien leur chef, un rapeur surnommé Many-GT ce qui est bien pratique pour les media car ils peuvent ainsi faire abstraction de son vrai nom -Mehdi Fiad- lui il est en taule pour quelques semaines mais ses petits camarades, dont son second John Rachid, exigent sa libération immédiate parce que tel est leur bon plaisir. Ces jeunes gens se foutent ouvertement de la gueule des autorités mais bénéficient d’une bienveillance appuyée de la part d’un grand nombre de bien-pensants qui s’attachent à faire passer leurs exactions pour des blagues de collégiens. La meilleure qu’il m’a été donné d’entendre émanait d’une des « Grandes Gueules » de RMC. L’olibrius en cause déclarait vendredi dernier:  » De toute façon, même masqués on pouvait voir leurs tronches et constater qu’il s’agit de bons gaulois! ». Voilà qui donne une petite idée de la manière dont on nous présente les choses. Non seulement ces gamineries n’apparaissent pas bien graves, mais encore avons nous affaire à des « céfrans », alors hein, on la boucle et on passe à autre chose! Content de savoir, grâce à cet abruti, que Mehdi, Rachid et leur petits potes sont de bons lyonnais pure souche, élevés à la rosette arrosée de beaujolpif! Le pire c’est que l’émission dont il s’agit est très écoutée par des populations qui votent…enfin pour la plupart… D’où l’intérêt de faire passer le message des petits blancs bien plus agressifs que leurs potes issus de là-bas, dis… Vous avez donc pour le même prix à la fois les Daltons et les daltoniens, ceux qui ne distinguent pas très bien les couleurs…
Enfin voilà, quoi. Dans le caravansérail grouillant où nous survivons tant bien que mal, il ne nous sera pas facile de dégager le petit Présipède pour mettre à sa place celui qui pourrait sans doute remettre un peu d’ordre dans tout cet infâme bordel. Encore faudrait-il, si par impossible nous y parvenions, que tous les bons démocrates de la bien-pensance progressiste ne lui fassent pas, d’une façon ou d’une autre, la peau. Le problème se posera à peu près selon les même termes que dans l’hypothèse d’une victoire de cette sacrée Marine…on n’est pas sortis du boxon, c’est moi qui vous le dis!

Passez une bonne semaine, et si vous le pouvez, arrosez donc dignement la victoire de 1918; avec ce qu’elle nous a coûté, celle-là, ce sera bien la moindre des choses. Et vive la Répupu!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

L’effet Bolloré

A bien y regarder, la question apparaît relativement simple: on arrête les conneries ou bien on continue comme si de rien n’était. La présidentielle de l’an prochain y pourvoira sans doute, et la seconde hypothèse semble tenir aisément la corde à ce jour. On ne rompt pas si facilement avec des habitudes de plus de quarante ans, c’est l’évidence, le corps électoral change trop lentement pour s’accommoder de ruptures aussi, brutales. Il faudra donc un véritable miracle pour échapper au second quinquennat de Présipède. On voit bien que ce dernier, fort de son capital social d’un quart des votants, récupèrera au second tour les voix de la gauche et du centre ce qui le conduit fingers into the nose à une confortable majorité. Cela dans le cas éminemment probable d’un second tour face à l’un des deux candidats nauséabonds. Opposé à un mollusque de la « droite modérée » genre Barnier ou Bertrand, il gagnerait tout aussi bien, le petit Manu, car les électeurs des deux fachos précités s’en iraient,, pour beaucoup d’entre eux à la pèche; d’autant que le 24 Avril offre souvent de belles journées de printemps, propices aux escapades dans une nature pimpante, joyeuse et pleine de vie revigorée. Ce ne serait d’ailleurs pas bien grave vu qu’à choisir entre un jeune fumiste et un vieux ramoneur de suffrages, le mieux consiste encore à les laisser se faire départager par les citoyens convenables, ceux qui pensent tout bien comme il faut, refusent l’aventure et préfèrent se faire tuer sur place du moment que c’est à petit feu.
Pour continuer à plaider en faveur d’un changement politique majeur, il convient donc de s’armer d’un optimisme en béton vibré capable de résister victorieusement aux assauts répétés de la sinistre évidence. Ce sera dur! Moi, je vous avoue bien humblement qu’après avoir voté avec constance (mais non, pas elle voyons, j’aurais mis un « C »!) pendant largement plus d’un demi-siècle, les déceptions répétées en cascade m’ont vacciné contre les illusions, bien mieux que mes trois injections de Pfizer-Biontech à l’endroit du coronavirus. Pour dire très franchement les choses, il m’a été donné d’assister à l’implacable, progression de l’invasion islamique, en même temps que je voyais mes chers concitoyens continuer obstinément à élire les mêmes, ceux dont tout le monde a toujours su qu’ils laisseraient pisser le mérinos ultramarin. N’étant ni psychologue ni sociologue je me perds en conjectures à tenter de décrypter l’énigme de tous ces braves couillons qui voient le danger à où il n’est pas et demeurent impassibles face à la catastrophe aveuglante qui leur pend au nez comme un sifflet de deux sous! Il est vrai que la couardise naturelle des peuples votants, celle qu’on a toujours vue à l’œuvre dans les pires occasions, se manipule fort bien par l’action médiatique. Nos entreprises de communication de masse, noyautées par la bien-pensance gauchiarde, s’emploient admirablement à bourrer les crânes et, jusqu’à présent, la combine s’est révélée imparable, d’une efficacité au dessus de tout éloge… je dis « jusqu’à présent » parce que depuis quelques temps certaines évolutions tendent à se faire jour dans le petit monde en question.

C’est par Vincent Bolloré que le scandale est arrivé. Dès qu’il a pris le pouvoir à C News, ce garçon a bousculé les bonnes vieilles habitudes. On n’est plus à gauche, on vire carrément réac, voilà! Et en plus on s’en flatte, vous vous rendez compte du sacrilège. Alors évidemment tous les gens bien intentionnés se sont employés à lui faire plein de misères. Il s’est notamment retrouvé mis en examen, car si les Juges n’aiment pas les milliardaires, quand en plus ils font ouvertement de la pub pour la droite, là ils les exècrent épouvantablement! Sauf qu’un milliardaire ça a la peau dure et que celui-là en particulier fait partie des plus coriaces, un vrai combattant, le mec. Et du coup qu’est-ce qu’il fait? Eh bien il embauche Zemmour, celui que la chaîne avait viré pour nauséabonderie en 2014, du temps où l’on y pensait comme il faut! Le plus chouette dans l’affaire c’est qu’il y a fait un tabac, le « polémiste » abhorré. C News, grâce à son apparition quotidienne, se retrouve première chaîne d’info, devant notamment BFM TV! Marc-Olivier Fogiel, bien-pensant comme pas un, qui assure la direction de cette dernière avec la tranquille assurance du type qui possède les orientations politique et sexuelle adéquates, s’en étouffe de sainte indignation! Par quelle invraisemblable aberration une saloperie de télé d’ekstraimdrouate peut-elle lui passer devant, à lui Fogiel, nom d’une pipe pré-sodomite? Il en pleurait jusque dans les bras de son petit mari, le pauvre bonhomme, c’est-y pas malheureux une avanie pareille? Une chaîne d’opinion vachement de droite, flûte alors! De gauche on n’eût rien dit, il ne s’agit pas d’opinion, c’est juste la norme.Mais de droite, misère et damnation! Dieu merci, cette année le CSA mit bon ordre à l’affaire: Zemmour interdit d’antenne pour cause de candidature sinon déclarée, du moins présumée à la présidence de la Répupu. Décision certes de type sino-soviétique mais devant laquelle Bolloré dut s’incliner car la raison du plus fort est toujours la meilleure, le plus fort en l’occurrence étant évidemment notre ami Présipède, par ailleurs très lié au sémillant Marc-Olivier. Notons toutefois qu’évidemment l’ami Macrouille, dont la candidature pourrait tout aussi bien survenir un jour ou l’autre, allez savoir, n’a fait l’objet d’aucune interdiction d’antenne, vu qu’il n’appartient pas à celui qui tient le manche de morfler le coup de massue en pleine gueule…et Dieu (encore Lui) sait qu’il le tient dans tous les sens du terme, le manche, notre bien aimé Chef de L’État.
Cependant, l’infâme Bolloré, animé d’une frénésie belzébuthéenne qui le pousse à assurer un peu de liberté d’expression dans la sphère médiatique, ne s’en tint pas à la télé. Il fit également main basse sur Europe 1! Il en a renouvelé pratiquement toute la rédaction! On y retrouve des gens de Valeurs Actuelles, vous vous rendez compte, l’horreur! Et des Mathieu Bock-Coté, des Dimitri Pavlenko, tout ça! En clair la bonne vieille radio qui respectait gentiment le dogme se trouve désormais en voie de zemmourisation accélérée! Patrick Cohen, Canteloup, Roumanoff tout ça, des personnes si convenables, dehors à coups de pied au cul! Un pur scandale! En conséquence, on peut aussi, désormais, écouter la radio sans se faire bourrer le mou par les stipendiaires appointés de la bien-pensance gauchiarde; au nez et à la barbe du susnommé CSA, en plus! Une télévision et une radio qui pensent mal, comme nouveauté ça se pose là, des décennies qu’on n’avait rien vu de tel, une révolution -oui, enfin, disons plutôt le retour de la Réaction, bouh caca! Personne n’aurait imaginé qu’une telle ignominie fût possible! Bolloré, à lui seul c’est une véritable peste brune!
Sans compter qu’il finit par donner des idées aux autres, le salopard. Je n’en voudrais pour preuve qu’un article publié -un peu en loucedé-tout de même- par Le Figaro d’il y a huit jours. Ça s’intitulait « A gauche toute:enquête sur la mainmise culturelle de l’audiovisuel public« . Avec un titre pareil, on imagine bien ce qui peut se cacher derrière: une attaque en règle contre le système propagandiste si bien installé chez nos chers camarades de France Inter, Info, Culture et autres chaînes inféodées! Tout le monde sait cela, évidemment, mais qu’un journal aussi discipliné que l’apôtre de la « liberté de blâmer » ose dénoncer, tout à coup, l’omnipotence gauchiarde sur les media financés par les tribuables, voilà qui fait novation! Mais que ce passe-t-il donc, cornebidouille, pour que la crainte révérentielle laisse tout à coup place à un peu de journalisme honnête? L’effet Bolloré, à mon avis, sans aucun doute! Il ouvre la voie, ce cher Vincent, et quand c’est ouvert, derrière ça suit, le phénomène est bien connu. Et si le vieil adage latin se vérifie, una via electa non datur recursus ad alteram (1) nous pouvons espérer des lendemains un peu moins univoques dans le domaine foisonnant de l’information franchouille…bon, là je crois que je m’emballe un peu, rien n’est jamais acquis à l’homme, il ne faut pas vendre la peau de l’ours, même bien léché et même soviétique, avant que de l’avoir proprement transféré de vie à trépas! Nous n’en sommes pas là, loin s’en faut, hélas.
Et le chemin reste encore long, semé d’embuches, avant qu’il soit mis fin au règne de la toute puissante doxa médiatique. Tenez, j’eusse apprécié que les media nous tinssent un peu mieux au courant des aventures judiciaires de notre vieille connaissance Sida Mehrd. Je ne l’ai pas oublié, ce sieur Ghlam, un « étudiant Algérien » (sic) qui projetait, voilà six bonnes années, un attentat contre des églises à Villejuif (ou peut être contre des synagogues à Vilchrétien, je ne m’en souviens plus très bien). Pour faire le coup il avait besoin d’une bagnole qu’il tenta de dérober à une charmante jeune femme, laquelle, s’étant rebiffée, il avait proprement zigouillée, tout en se tirant malencontreusement une balle du côté des siennes personnelles, ce qui le mit dans l’incapacité de réaliser son forfait. Cette épouvantable ordure avait pris perpète en première instance, avec une peine de sûreté de vingt-deux ans. Perpète confirmée il y a trois jours en appel, mais sans peine de sûreté (bien que l’individu n’ait pas daigné se présenter devant la Cour pour y entendre le prononcé). En conséquence, pour peu qu’il se comporte correctement, dans dix ans au plus tard il est dehors Sida Mehrd, à même pas quarante ans ça lui laisse des possibilités! Certes les juges l’ont interdit de séjour en France à l’issue de son emprisonnement…sauf que s’il se retrouve en liberté conditionnelle on va le garder encore un peu, vous savez, des fois qu’on soit obligé de le remettre au trou quand il aura commis son prochain crime.
Vous en avez entendu parler, vous, de cette affaire-là? Hé non, évidemment…bon, pour ce qui est de l’effet Bolloré il reste encore une jolie marge de progression, bien sûr…

N’en passez pas moins une excellente semaine, bonne fin de dimanche à tous et que la Toussaint ne se mue pas trop en Halloween!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) « Une fois qu’on a choisi une voie on ne peut plus en changer » vieil adage du Droit Romain qui, bien entendu, n’a rien à foutre ici.

La faute à Zemmour!

Pour une fois j’ai regardé Cachsex dans son numéro télévisé sur » l’indemnité anti-inflation ». Franchement ça valait le coup, un moment d’anthologie comme on n’en verra plus souvent, vu que bientôt ce sera au tour de Présipède de sauter sur toutes les occases de se faire bien voir du gogo-électeur. J’ai beaucoup apprécié, chez notre Premier Ministre Gascon (comme la Lune, il convient de le rappeler), sa manière alambiquée d’amener le problème, son art consommé de faire du suspense avec trois bouts de ficelle et un rouleau de scotch (bon, moi aussi j’essaie de filer la métaphore à quatre sous), et surtout sa gestuelle ample et saccadée dont on ne saurait trop vanter le côté pittoresque. Avec son accent à la con et sa tête de nœud, le bonhomme produit un show humoristique qui pourrait rappeler les performances de ses grands aînés, sinon Fernandel tout au moins le regretté Paul Préboist dont l’affectueuse mémoire demeure, j’espère, chez les plus anciens d’entre nous. Paul Préboist c’était le héros de « Mon Curé chez les nudistes », et aussi du « Facteur de Saint-Tropez », œuvres sans prétention mais toutefois dépourvues de la propagande bien-pensante propre aux soi-disant comédies d’aujourd’hui. Je vous les recommande si jamais vous arrivez à les retrouver, dans le cas contraire vous pouvez toujours vous rabattre sur ses sketches, notamment ceux de la période Pierre Dac-Francis Blanche, ce sont des chose qui font rire et qui offrent l’occasion d’oublier un instant la sinistre platitude de nos existences d’aujourd’hui.
Pour être tout à fait franc, Cachsex apparaît beaucoup moins bon que ce brave Popaul, mais il réussit cependant à dérider son auditoire pour peu que celui-ci se révèle réceptif au comique involontaire du corniaud, empêtré d’une mission encore plus naze que sa pomme. Avouons-le, expliquer qu’on va filer cent balles à tous les clampins qui perçoivent moins de deux-mille Euros par mois, juste pour éviter une resucée de gilets-jaunes énervés par la hausse des prix du carburant, ça reste un exercice compliqué, même pour un zigoto habitué à déguiser les vessies en lanternes. Il lui a fallu invoquer la flambée des cours du haricot sec et de la carotte nouvelle pour justifier qu’absolument tout le monde se trouve frappé par une inflation galopante. Tout le monde, y compris Mme. Michu qui n’aurait jamais envisagé, avec sa petite retraite, remplir le réservoir d’une bagnole qu’au demeurant elle ne possède pas. Mais bon, tant bien que mal le Chef clownesque de ce Gouvernement de branquignols, s’est escrimé à évaluer, calcul pifométrique à l’appui, le surcoût moyen lié au prix du gasoil, lequel ressortirait, on ne sait trop comment, à quatre-vingts balles par an. Le type qui fait ses quarante-mille kilomètres annuels arrivera sans doute à un résultat vachement différent, ce qui l’expédiera encore plus vite dans la rue ou sur les ronds-points. Mais qu’est-ce qui les pousse à être aussi stupides, la bande à Présipède? Trouillards, certes, ça n’étonnera personne, mais bêtes au point de refiler du pognon à Pierre pour tenter de faire plaisir à Paul, reconnaissons que cela tangente au génie! Le génie de la pastille, bien sûr, ou plus exactement de la pilule qu’on essaie de dorer avec les moyens du bord pour, au bout du compte, assurer le maintien à l’Elysée du petit Manu à sa Bribri. Juste une question: les trois milliards-huit cent millions d’argent virtuel que cette nouvelle pantalonnade va coûter au contribuable, il les enregistrera scrupuleusement dans ses comptes de campagne, le Présipède, ôtez-moi d’un doute? Ah non, vous ne croyez pas? Alors pour deux-cent mille balles de dépassement, ce couillon de Sarko risque de se retrouver au trou, mais les milliards de Macrounette, ceux-là passent à l’as? Ce n’est pas que je me préoccupe particulièrement des misères judiciaires du petit Nicolas mais tout de même on serait plutôt dans une configuration à deux poids-deux mesures, non?…Enfin il me semble…

Il est vrai qu’aujourd’hui on ne sait plus trop comment considérer les choses. Les milliards semblent totalement dépourvus d’importance, ils perdent leur signification d’autant que l’ami Présipède tire comme un bouc dans la ligne de crédit illimitée que lui consent la Banque Centrale Européenne. Au sein de cette dernière nos amis Allemands -comme on dit- ont renoncé à la stratégie anti-inflationniste qui les animait depuis la création de l’Euro. Les thuriféraires de l’argent magique tiennent désormais la corde et les politicards dans le genre des nôtres vont s’en servir à bloc pour se lâcher totalement sur la dépense publique. Quelqu’un se souvient-il des fameux 3% de Maastricht qui constituaient encore la règle au début du quinquennat de Présipède? Et de la fierté de ce dernier lorsqu’il présenta son premier budget dans le scrupuleux respect de ladite règle? Tout cela semble aujourd’hui bien lointain, emporté par le tsunami du « quoi qu’il en coûte ». Depuis cette soirée mémorable de Mars 2020 où cette espèce d’andouille déclara la guerre au coronavirus en lançant sa formule fatidique qui finira un jour ou l’autre par nous coûter bien plus que la peau du cul, il n’a de cesse que de balancer les dizaines de milliards comme le semeur du vieux Totor dans son geste auguste. Et maintenant que se profile une campagne électorale sans doute un peu différente de celle qu’il prévoyait, le gugus en question ne manquera plus une occasion d’arroser à qui mieux-mieux, ce que ses adversaires ne sont évidemment pas en mesure d’imiter. Et encore moins Zemmour qui, sauf à ce qu’on me démontre le contraire, apparaît fort dépourvu en comparaison des autres belligérants. C’est pourtant lui qui leur fait peur à tous, à commencer par Présipède soi-même. Il sent bien, le petit Manu qu’avec celui-là le boulevard dont il apercevait déjà la perspective au travers d’un second tour en compagnie de la Marine, risque de se transformer en Chemin des Dames avec la probabilité d’y laisser un max de plumes, sinon carrément la peau. Nous n’en sommes pas encore là, certes, mais l’ascension fulgurante du nouveau-venu installe une sainte trouille dans le landerneau prè-présidentielle. Dores et déjà nous pouvons nous faire une idée de ce qui se produira quasi-immanquablement en Avril prochain: aucun des candidats de la bonne vieille tradition Droite-Gauche ne se qualifiera pour le second tour. Oubliant délibérément la Gauche, tout juste bonne à faire pisser un peu de copie aux médiatistes en recherche de sujets amusants, j’en viens tout de suite à nos amis Ripoublicouilles qui ne sauraient nous sortir du chapeau autre chose qu’un loser tout juste bon à flirter avec les 10%. Ce sera donc Macrouille contre l’un des deux nauséabonds, l’affaire est pratiquement dans le sac. Reste juste à savoir lequel des deux…

Loin de moi la prétention de vous annoncer dès aujourd’hui le résultat des courses. J’aurais cependant tendance à pencher pour le petit Berbère, dans la mesure où la fille indigne du vieux Jean-Marie manque un peu d’épaisseur en face. Et l’autre zigoto y va carrément, larga manu, sans crainte et sans la moindre inhibition. Celui qui tient un langage de vérité a plus de chance d’être entendu que celle qui use de circonlocutions à vocation dédiabolisatrices. Et le propos de Zemmour empeste la sincérité à plein naseaux! Ce type met en musique électorale tout ce qu’il explique depuis des années, sans rien y changer, avec la constance de celui qui croit à ce qu’il raconte. Soit dit en passant, c’est le seul, et à mon humble avis c’est ce qui fait sa force. Et comme son discours repose sur un constat que chacun d’entre nous peut faire, juste en regardant autour de soi, la mayonnaise pourrait bien prendre au point d’inquiéter sérieusement jusqu’ à Présipède, lequel, en comparaison, apparaît aussi franc qu’un âne qui recule.
On le voit bien dès aujourd’hui, à près de six mois du premier tour, Zemmour constitue le seul vrai sujet de préoccupation pour l’ensemble de la sphère médiatico-politique. La plupart de ceux qui interviennent à son propos lui tirent dessus à bout portant, lui jettent l’anathème, le traitent de nazi, de peste brune, de collabo rétroactif, de maurrassien impénitent, de serpent venimeux, voire, tout simplement de salopard mal foutu, vicelard et antipathique. Le seul truc dont ils s’abstiennent, dans les colonnes médiatiques, c’est de le traiter de sale juif, ça c’est dans les banlieues mais pour le moment personne ne relaie…ça finira bien par venir, patience, pour le moment nous n’en sommes qu’aux amuses-gueule, on n’attaquera les hors d’œuvre qu’en décembre, quand les Ripoublicons auront désigné leur bouc émissaire, celui qui ira au casse-pipe.
D’ailleurs, en parlant de ces braves gens de la « droite » républicaine, vous en trouvez certains, plus lucides que les autres, pour vous dire, comme le gros Larcher, « si nous avions fait le boulot en temps utile, Zemmour n’aurait rien à se mettre sous la dent ». Et c’est évidemment la stricte vérité: le boulot ils se sont abstenus de s’y coller, pour obéir au diktat de la Bien-Pensance gauchiarde et continuer pépères leurs petites combines politicardes. Désormais il est trop tard, nul ne les croira plus! En conséquence, ni Bertrand avec son look de VRP licencié de frais, ni Barnier avec sa tronche de chef de gare des années cinquante, ni Pécresse avec sa mentalité de centriste ventre-mou, ne parviendront à ralentir le petit Eric dans sa course à l’affrontement suprême. Au contraire, ce dernier leur piquera la partie RPR de leur électorat, il ne leur restera plus que les derniers vestiges UDF qui n’auront pas encore rejoint Présipède.
Et déjà, doucement mais sûrement, le serpent venimeux commence à affiner le discours en allant récupérer l’électorat populaire type gilet-jaune, la suppression du permis à points, notamment, voilà une idée qui fera son chemin dans les tronches embrumées des beaufs… ben oui, ça vote, les beaufs, ça ne connaît pas Maurras, naturellement, mais ça sait reconnaître le type qui pourrait leur apporter un peu de confort et de bien-être…Pour peu qu’il supprime aussi les limitations de vitesse et remonte le taux d’alcoolémie répréhensible aux alentours de 2,5 grammes, il finira à l’Élysée, Zemmour…et, entre nous soit dit, c’est tout le mal que je lui souhaite! Il fine giustifica i mezzi … quand il s’agit de citer Machiavel, c’est un peu moins risqué dans le texte original, ça restreint le champ des potentiels indignés, tous les cons ne comprennent pas forcément les langues étrangères.

Bonne semaine à tous et faites bien attention, le covid repart à la hausse, c’est probablement la faute à Zemmour…

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Inexcusable!

Ça commémorait sec, hier! Présipède gerbait sur le pont de Bezons pendant que son féal Cachsex, flanqué de Blanquette, le taulier du lieu, dévoilait au fronton du Ministère de l’Éducation Nationale une plaque en mémoire du prof d’histoire-géo Samuel Paty zigouillé comme un lapin il y a un an jour pour jour. Curieux rapprochement dû à la nature aléatoire des dates. Le petit Macrounet, se recueillait sur les lieux où, selon des témoins plus ou moins dignes de foi, plusieurs activistes algériens du FLN, furent précipités dans la Seine le 17 octobre 1961, alors que sa paire de co-adjuteurs gouvernementaux rendaient un hommage appuyé à la victime expiatoire d’un terrorisme islamique dont l’origine se situe également de l’autre côté de la Méditerranée.
Parce qu’il s’agit somme toute de deux aspects du même phénomène: l’invasion. Il y a un soixante ans les terroristes de l’Algérie insurgée, soutenus par la Gauche de chez nous, tentaient de porter la guerre-civile sur le sol métropolitain par la mobilisation massive des travailleurs qu’on n’appelait pas encore « immigrés », puisqu’en théorie ils restaient nos compatriotes. L’an dernier, un musulman fanatique d’origine tchétchène lardait, puis égorgeait proprement l’infortuné professeur, fortement encouragé par le père d’une collégienne, une sorte d’imam évidemment originaire du Maghreb et sur les conseils éclairés d’un militant islamique d’origine marocaine, ces deux gentlemen ayant assuré sur Facebook la publicité du blasphème commis par Paty, lequel avait expliqué à ses élèves tout le bien qu’il pensait des caricatures de Mahomet sur Charlie-Hebdo. Un prof hurluberlu qui aurait peut être pu, afin d’enseigner la liberté d’expression, évoquer Voltaire plutôt que la feuille de chou cradingue en question. La leçon eût ainsi gagné en qualité et l’enseignant vivrait sans doute encore, vu que l’auteur de Candide, malgré sa pièce intitulée « Le fanatisme ou Mahomet le Prophète », par ailleurs totalement méconnue du gros des troupes, considérait plutôt bien le fondateur de l’Islam « si son livre (Le Coran) est mauvais pour notre temps et pour nous,il était fort bon pour ses contemporains, et sa religion encore meilleure… » Même s’il prêtait à Mahomet ce qui appartient à Allah, je ne pense pas que nos amis Musulmans lui en tiennent grave rigueur.
Cela dit, le rapprochement -purement conjoncturel- du soixantième anniversaire de l’émeute fellagha de Paris et du premier de la décapitation de l’infortuné Samuel, comporte quelque chose de gênant en ce que les chefs de l’Etat et du Gouvernement s’en sont allés, au même moment, cracher sur son illustre prédécesseur pour le premier et magnifier le sacrifice du prof de banlieue pour le second. Fallait-il vraiment qualifier de crime inexcusable la gestion d’une insurrection ennemie en plein Paris par le Préfet de Police du Général de Gaulle? Fallait-il passer la pommade à feu Samuel Paty sans regretter la raison profonde de son assassinat, laquelle, pour le coup, apparaît réellement inexcusable? J’aurais tendance à répondre non aux deux questions, Présipède ignore totalement de quoi il parle en reprenant à son compte, à l’instar du perroquet de Fernand Raynaud, la propagande du trotskiste-lambertiste Stora. Quant à ces deux couillons de Cachsex et Blanquette, ils font peine à voir dans le prêchi-prêcha des valeurs républicaines vantées aux petits « jeunes » de nos collèges et lycées, ceux qui torgnolent leurs enseignants quand ils ne les massacrent pas. En réalité nous sommes toujours dans le « touche pas à mon pote« , rien n’a changé! Les ennemis de 1961 et leurs descendants installés chez nous aux frais du contribuable font toujours l’objet de la mansuétude infinie des poltrons qui nous dirigent! Zemmour a bien du grain à moudre, décidément!

S’il s’en trouve un, en tout cas, qui n’apprécie pas du tout les simagrées du petit Manu à sa Bribri sur le Pont de Bezons c’est bien le vieux Maurice. En ce dimanche matin ensoleillé et quasi-printannier, nous voilà tous réunis à nouveau DERRIERE NAPOLEON pour l’apéro dominical, celui qui provoque tant de dégâts sur nos foies vieillissants.
Il l’a mauvaise le vieillard maniaque:  » Inexcusable! Inexcusable! Non mais vous vous rendez compte, ce merdeux! Ferait mieux de s’occuper des conséquences de ses conneries personnelles, et y a du boulot, croyez-moi! Depuis son arrivée comme président, ce petit con, il les accumule et après il se mêle de venir critiquer les types qui s’occupaient des affaires alors qu’il n’était même pas encore arrivé dans le slip de son père! Encore heureux qu’on ait eu des gens comme Papon, qui avaient des couilles, eux, et qui savaient que l’ordre ça se fait régner à grands coups de pompe dans le cul et plus si nécessaire! Et là c’était vraiment nécessaire, vous savez, les Fellouzes c’étaient nos ennemis, ceux qui n’ont pas fait la guerre n’ont aucune idée de ce que ça signifie. L’ennemi c’est celui qui t’arrache les yeux à la petite cuiller et qui te coupe la bite pour te la faire bouffer, c’est ça l’ennemi, c’est ça quand on est en guerre! Moi j’ai encore eu du bol de m’en sortir à peu près indemne, de l’Algérie, sauf que mes potes de l’époque beaucoup d’entre eux ne peuvent pas en dire autant. Et l’autre pédé qui vient nous dire  » crime inexcusable »! Oh, putain de la bonne mère, inexcusable! C’est quoi ce morpion pour venir donner des leçons? Parce qu’il est excusable, lui, d’aller sucer la queue à tous les africains qui lui croisent le chemin? De refiler notre pognon à tous les enfoirés qui entrent chez nous comme dans une pissotière? Même pas être foutu de faire respecter la loi, surtout quand il s’agit des petits-enfants pourris des salopards qui nous explosaient la gueule dans leur bled de merde? C’est la meilleure, ça! Faudrait demander pardon alors que sitôt qu’on a dégagé de là-bas, les mecs du FLN n’ont rien trouvé de mieux que de débouler ici! Et on leur a réservé le meilleur accueil, et on les a logés et nourris, gratos, à coups de prestations sociales, et on leur a accordé le regroupement familial, et on les a grassement payés pour faire des enfants à qui ils ont bien expliqué ce que nous sommes, leurs ennemis mais crétins au point de tout leur céder sans la moindre contrepartie! Inexcusable, il a dit, Présipède, alors qu’il aille se faire mettre tant qu’il voudra par ses petits amis issus de l’immigration, y suent des pieds, y suent de ce que vous voudrez et surtout ils nous feront crever, finalement, c’est leur objectif depuis toujours, ils y arriveront, on les y aide bien! »
Grâce à Dieu, la soif le reprenant, les imprécations cessent en même temps que le demi suivant arrive et la conversation, du coup, se porte sur un sujet plus plaisant sachant que la petite Pompy, juchée sur un des hauts tabourets judicieusement répartis devant le zinc, expose désormais aux regards concupiscents de l’assistance, une petite culotte en dentelle rose du plus heureux effet. Même le pauvre Maurice en oublie ses souffrances de jeune appelé successivement couillonné par la Quatrième et la Cinquième, pour en arriver au résultat que l’on sait. Nous dissertons donc d’un air entendu en filant la métaphore allusive, sans toutefois tromper la coquine, laquelle se fend d’un « oh, les garçons, faut pas vous gêner, spectacle gratuit » tout en ouvrant encore un peu plus une paire de cuisses enchantées que tout le monde ici connaît par cœur sans toutefois s’en lasser jamais. Seuls, installés à une table un peu en retrait, nos amis Antoine Pédère et Jérémie Aste (1), détournent un regard un peu dégoûté, faisant toutefois en sorte que nul ne s’en rende compte, c’est raté, certes, mais bien essayé tout de même.
Et au bout du compte c’est Jean Foupallour qui nous sort le mot de la fin.
« Vous savez, tout ce boxon finira mal, c’est sûr, mais il y a comme ça -fait il en désignant d’un coup de menton qui se veut discret la direction de la petite cochonne- des petits détails qui laissent penser qu’en attendant il reste encore du bon dans la nature, et ça, contrairement aux histoires à la con de Présipède, ce n’est pas du tout inexcusable, vous savez, ce serait même carrément recommandé. A la vôtre, les potes, encore une tournée que les Fellaghas n’auront pas! »

Que la paix soit avec vous dans toute la mesure du possible et à Dimanche prochain si Allah veut bien y consentir encore..

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) voir Derrière Napoléon chapitre XV

Barbapoux: le retour, Zopet est arrivé!

Après tout, s’il fallait vraiment dire quelque chose, pour ce qui me concerne ce serait plutôt le mot de ce vieux Cambronne qui me viendrait à l’esprit. Plus le temps passe, plus je vieillis -ce qui somme toute relève de la logique la plus implacable- et plus ce que j’observe me dégoûte. Notre monde s’en va en quenouille et rien ne semble en mesure d’arrêter le mouvement spiroïdal qui nous entraîne dans le gouffre insondable de l’aveuglement mortifère. Tenez, par exemple, pas plus tard qu’hier vous aviez le vieux Badinter qui nous bassinait avec le quarantième anniversaire de l’abolition de la peine de mort, sous les yeux affectueux de l’ami Présipède tout juste rentré de Montpellier où il venait de célébrer la « part d’africanité » de la France. Une « part » qui grossit à vue d’œil, alors que simultanément le pays se transforme en vaste coupe-gorge à ciel ouvert. Eh oui, quarante ans sans peine de mort et quarante ans d’invasion, certes cela se fête, les héritiers du socialisme triomphant de 1981, parmi lesquels nous pouvons compter l’actuel Président de la Répupu, peuvent pavoiser: objectif atteint! La sacro-sainte diversité nous pète à la gueule à tous les coins de rue et les criminels en liberté y foisonnent comme des blattes dans une salle de bains de HLM. Carton plein, quoi! Il pourra désormais mourir tranquille Badinter, son œuvre s’accomplit et son idéalisme universalo-humanitariste a fait le boulot: on est foutu.
Macrounette, lui, il trouve opportun de ramasser le rameau d’olivier tombé de la main tremblotante de l’antique abolitionneur. Il souhaite relancer le mouvement pour l’éradication définitive et universelle de toute forme de zigouillage pénal. Parce qu’il ne faudrait surtout pas oublier les électeurs « progressistes », vous savez, on ne les voit plus guère mais pourtant ils existent, mussés au creux des sondages entre les multiples listes à la mords moi l’isoloir qui émaillent le côté gauche de la basse-cour politicarde. Sans oublier non plus les bien-pensants du centre-ventre-mou, dont la dévotion aux droidlom les range aux côtés des précités chaque fois qu’il se trouve une une chouette idée bisounoursique à soutenir. Et le beau discours de Présipède prônait, hier matin, la poursuite d’un combat à mort contre la peine du même métal. Cela dit, comme il n’est pas totalement abruti et sait parfaitement que les électeurs sont majoritairement favorables au rétablissement du supplice en question, il en restera aux déclarations d’intention et passera illico à autre chose. Sans compter, bien évidemment, les prescriptions du Coran aux termes duquel la peine de mort, infligée sous toutes les formes possibles, de la flagellation à la pendaison en passant par la lapidation, ne saurait être remise en question vu qu’il s’agit de l’Ordre de Dieu. Et, comme chacun sait, la Parole d’Allah s’impose à tous et n’a rigoureusement rien à foutre des lois de la Répupu, c’est bien connu. Tout bon musulman de France qui se respecte vous le dira, le Très Miséricordieux, une fois qu’il a parlé le monde entier doit s’écraser mollement, à commencer par l’État qui, en comparaison, présente à peu près autant d’intérêt qu’une crotte de chien sur le trottoir, il suffit de faire un pas de côté.
Voilà pourquoi, sans doute, un sinistre journalope de France-Info a forcé Mgr. de Moulins Beaufort, le président des évêques, à déclarer que le secret de la confession primait sur les lois de la Répupu. On a bien vu qu’il hésitait, le pauvre prélat, il a vaguement senti le piège, mais l’autre enfoiré du Service Public de la Gauche lui a collé un max de pression et il a fini par lâcher le morceau: « oui…oui… le secret de la confession est plus fort que les lois humaines ». Et, bien entendu, aussitôt ce fut l’hallali! Marlène Schiappa: « mais quoi, mais qu’est-ce, on tolèrerait d’une religion ce qu’on refuse à une autre? » Le Garde d’Esso, Ducon-Abruti, qui met en garde le clergé catholique « Attention, bande de calotins, faites bien gaffe, non dénonciation de crime c’est vachement grave, si vous vous amusez à déconner avec ça on vous fera la peau, et avec plaisir, en plus! » Et puis le petit Moussa Darmanin qui convoque hic et nunc le ci-devant Moulins-Beaufort afin de lui tirer les oreilles manière de lui apprendre à blasphémer la République! Dieu merci, c’est le cas de le dire, le prêtre catholique appartient obligatoirement au sexe masculin, sans quoi, en la compagnie de notre délicieux Ministre de l’Intérieur, le prélat risquait carrément le pan-pan-cucul, voire plus si affinités, histoire de lui faire passer le goût du secret contritionnel! On voit bien, donc, le but de la manœuvre, depuis la sortie du rapport sur la pédophilie ecclésiale on s’en donne à cœur joie dans la sphère médiatique, non pas tant pour s’en prendre aux curés amateurs de petits garçons que dans le but évident de bien expliquer aux populations ignares que l’Islam, somme toute, ce n’est pas pire… l’un dans l’autre (passez moi l’expression) les religions se valent, il y a du bon et du mauvais partout…surtout du mauvais, surtout chez les catholiques!
Et comme ça, tranquillement, il devient possible de combattre l’infâme Zemmour avec sa façon de ramener tout le temps sa fraise sur les racines chrétiennes de la France et de sa prétendue civilisation. Non seulement il encense le Maréchal Pétain, non seulement il porte Napoléon au pinacle ( pas du tout, m’enfin, ça ne veut pas dire ça!) mais encore il nous raconte des balivernes apostoliques-romaines! De quoi se mêle-t-il ce Juif (1), tout de même! Les racines chrétiennes! Non mais ça va pas la tête! Heureusement la Bien-Pensance au grand complet fait front en rangs serrés contre l’affreux, la diatribe vole bas, on le traite de tous les noms, aventurier du repli, raciste, fasciste, écrivain raté, cafard, nazi, et on l’accuse de tous les péchés d’Israël (oui, bon….). Vous m’objecterez sans doute que cela n’empêche pas ce garçon de poursuivre sa montée fulgurante dans les sondages, déjà passé devant la mère Le Pen, il se retrouvera bientôt au coude à coude avec Présipède. Et là, on va vraiment commencer à rigoler…par bonheur ce dernier vient de recevoir un coup de main inespéré, un appui décisif comme on aimerait en voir plus souvent, Zorro est arrivé!
Bon, admettons, Zorro c’est sans doute un peu exagéré, Zorot conviendrait mieux…au bout du compte on va dire Zopet, ça ira très bien, voilà. Donc, l’homme providentiel en question vous imaginez aisément de qui il s’agit? Hé oui, notre très estimé ex-premier ministre à la barbe pie, ce cher Barbapoux évincé naguère par Présipède, lequel craignait qu’il ne lui fît un peu trop d’ombre et le remplaça donc par l’insignifiant Cachsex qui ne risquait en rien, cela s’est vérifié, de lui occulter la moindre parcelle de lumière. Et donc, notre Zopet fait son retour avec pour ambition affichée d’élargir la base électorale de Macrounette et, à des horizons qu’on imagine un peu plus lointains, de le remplacer à l’Élysée…d’où l’appellation du nouveau parti: Horizons! Bonne idée, à mon humble avis, cela rappelle de vieux souvenirs politiques, notamment la « Chambre Bleu-Horizon » élue en 1919, une majorité dite « de droite » en raison de l’alliance des conservateurs et des centristes…jolie référence, ne trouvez vous pas, pour servir la soupe à ce rocardo-juppéiste de Barbapoux. Il prétend, dans l’immédiat, renforcer l’électorat du petit Manu à sa Bribri par l’apport de voix de droite, voyez-vous? Pas idiot comme idée, puisque bien des gogos ex-électeurs de feu Chirac, des vieux surtout, le suivent parce qu’ils le trouvent rassurant -quand on est con, on est con- et qu’il leur inspire confiance. Cela dit, le raisonnement apparaît totalement biaisé puisque les électeurs en question votent déjà Macron pour les même raisons, l’apport des groupies du parti horizontal à Doudou la barbouze ne saurait être que marginal. En réalité il s’agit évidemment d’une combine, le type crée son parti, espère ramasser un paquet de députés en mai-juin 2022 et, par voie de conséquence, emmerder Présipède, tout en récoltant un max de pognon puisqu’un parti ça sert surtout à ratiboiser le pèze du contribuable. Et donc, en effet, l’idée générale consiste à faire mine d’apporter un soutien inconditionnel à l’autre petit morveux, afin d’attirer plein de politicards chevronnés, ses potes, qui se feront élire plus facilement que la bande d’hurluberlus de LREM! Barbapoux pourra ainsi se constituer une jolie minorité de blocage à l’Assemblée. Bien vu l’aveugle! La Chambre bleu-horizon, rigolez pas!
Remarquez, tout cela ne tient la route que si l’opération Zemmour loupe…au train où vont les choses le retour de Barbapoux pourrait bien ressembler à un coup d’épée dans l’eau…je dis ça en référence au légendaire Zorro, bien sûr…mais Zopet, lui, son truc c’est la boxe et non l’escrime. Il pourra toujours s’escrimer, il finira K.O. selon toute probabilité!

N’en passez pas moins une agréable semaine avec mes amicales salutations.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Juif Berbère. Ses ancêtres préexistaient à l’invasion arabe, ce qui lui donne un grand coup d’avance sur la question qui nous préoccupe.

La Justice est passée, la Faucheuse aussi

La Justice est passée, comme on dit. Un an ferme, dites donc, rien que ça! C’est qu’il collectionne les peines de prison, le pauvre biquet, déjà trois ans pour l’affaire dite des « écoutes » et maintenant Bygmalion, financement illégal de campagne, et vlan passe-moi le bracelet électronique! Et, par dessus le marché, tout ça pour aboutir à l’élection de l’ineffable Hollandouille, vous vous rendez compte, c’est exorbitant, ça vous savez, une fois donc (comme on dit Outre-Quievrain). Et ils en gardent encore sous la pédale (oups, veuillez m’excuser, expression à proscrire, évidemment) nos amis les Juges, ils n’en ont pas fini avec leur petite bête noire, faites moi confiance, ils finiront bien par avoir sa peau. La Justice a le temps, c’est bien connu et n’importe quel justiciable tombé un jour entre ses griffes acérées pourra vous le confirmer. Rien ne les presse, les magistrats, dame c’est qu’il faut respecter la procédure, parfois tout recommencer parce qu’on s’est gouré. Et puis ça demande réflexion, les causes, on ne peut tout de même pas bâcler le boulot sous prétexte de tenir les délais, d’ailleurs il n’y a pas de délai c’est mieux ainsi, comme cela personne ne stresse du bon côté de la barre, on respire tranquillement. La seule fois, à ma connaissance, où elle a décidé de se grouiller, la Justice, ça concernait l’affaire Fillon, vous vous souvenez? Pénélope, les costards, tout ça… Parce qu’ils avaient une échéance, sur ce coup-là, il devait absolument morfler un max avant le premier tour de la Présidentielle, le Sarthois, et ainsi fut-il fait, il a eu son compte bien comme il faut et il a perdu: la Justice est passée… Les mauvaises langues pourront toujours raconter qu’il s’agit en l’espèce d’une violation flagrante des principes les plus fondamentaux de la démocratie, que l’expression du suffrage universel s’en est trouvée viciée, tout le bazar quoi, tiens fume! Quand passe la Justice, vous pouvez toujours vous fouiller, elle vous écrabouille, point final. Et si vous n’êtes pas satisfait, vous pouvez toujours former un recours…en justice, bien sûr, quelques années plus tard vous aurez peut être gain de cause, on ne sait jamais. La plupart du temps cela vous fera une belle jambe, surtout si vous décédez entre-temps. Mais vous aurez au moins récupéré une petite lueur d’espoir, à condition, bien sûr, d’avoir su garder un peu de votre âme d’enfant, sans quoi vous chatouillera vraisemblablement l’idée de vous tirer une bastos dans la tronche. Pour mettre un terme à cette sorte d’emmerdements c’est ce qu’il y a de plus efficace.
Et donc, notre vieux pote Sarkozy remplit encore sa musette pénale, laquelle finira sans doute, un jour ou l’autre, par déborder. Il faut dire qu’il n’a pas grand chose pour lui, l’infortuné petit past-president. Catalogué homme de droite, donc pas tout à fait humain, il ne pouvait qu’en ramasser un maximum, un peu comme Fillon, d’ailleurs, sauf que ce dernier s’est retrouvé sur la sellette vraisemblablement du fait du premier…petite vengeance entre amis! Dans le panier de crabes politicards nos copains de l’Autorité Judiciaire n’ont qu’à plonger leur petite mimine dûment gantée, pour ramasser de la chair à juger; le crustacé de gauche étant toutefois à éviter parce que moins savoureux, sans doute… des goûts et des couleurs…
Cela dit, il leur arrive aussi parfois, aux Juges, de faire preuve d’un sens aigu de l’anticipation, nous avons pu le constater à plusieurs reprises dans le cas du personnage le plus incontournable de notre actualité brûlante, j’ai nommé, bien sûr, Eric Zemmour.

Cela commençait à faire un moment qu’on n’en parlait plus par ici, une bonne semaine déjà, contrairement à tous les media déchaînés qui semblent avoir trouvé en sa personne une sorte de léviathan hideux plus inquiétant encore que celui du Talmud. La qualité première des monstres consistant en la fascination qu’ils provoquent au sein des foules sentimentales, notre Léviathan Zemmour a pu ainsi mette à profit les quelques jours qui viennent de s’écouler pour engranger encore quelques points sondagiers et passer devant l’ineffable Bertrand. Ce dernier, en conséquence, trimballe un air de plus en plus niais, encore exacerbé par sa comparaison avec le zigoto qui vient de le doubler. On dirait un peu la course de la Ferrari 296 GTB avec la 203 fourgonnette tôlée de feu-Foupallour père (1). La prochaine à y passer (si j’ose dire) sera évidemment la Marine, laquelle s’apparenterait plutôt à une 403 décapotable, ce qui en termes de performances ne fait pas une bien grande différence avec la tire du papa de Jeannot. Le dépassement n’est à mon avis qu’une question de jours, espérons juste que la dame conserve bien sa trajectoire et ne finisse pas sa course dans le décor…quoiqu’il s’agirait peut être-là d’une opportunité historique, ne rêvons pas trop tout de même!
Au reste, le petit Zemmour -lequel pourrait également passer pour une Alpine coupé, c’est moins rapide mais ça fait sens, comme on dit aujourd’hui- fut depuis bien longtemps repéré par les juges comme un politicard de droite en puissance et donc condamné comme tel chaque fois que la moindre occasion s’en présentait. Il doit même encore comparaître mercredi prochain en correctionnelle pour provocation à la haine raciale, ou une connerie comme ça. Malgré son appartenance au Peuple Élu, ce qui constitue en principe une excuse absolutoire, ce type en a ramassé plein la kippa à maintes reprises, même s’il a pu parfois, se voir relaxé en appel. Seule explication, celle que je vous ai donnée plus haut: ils avaient flairé l’homme politique, et facho encore, circonstance aggravante! Chapeau, les Juges, jolie prémonition! Il est vrai, aussi, que ce type a toujours aidé à la manœuvre en disant haut et fort ce qu’il pense. Et, dans ce pays de liberté, il est formellement interdit d’exprimer ce qu’on pense lorsqu’on pense de travers. Par exemple, dire que les prisons sont remplies à rabord de musulmans, c’est mal penser, donc formellement interdit sous peine de lourdes sanctions pénales. Cela pourrait en revanche se muer en déclaration factuelle si d’aventure l’intéressé, condamné à une peine ferme, se trouvait en mesure de vérifier in situ la réalité du fait évoqué et d’en rapporter la preuve. Le Tribunal se fût ainsi trouvé confronté à une contradiction embarrassante: on le fout en taule où il trouvera la parade au motif pour lequel on l’y a envoyé! C’est sans doute la raison pour laquelle les juges se bornèrent à infliger à notre héros des peines avec sursis assortis de lourdes amendes, on n’allait tout de même pas lui fournir les moyens de faire réviser ses procès, faut pas déconner!

Cependant, reconnaissons-le, aussi bien Sarko que Zemmour, cibles favorites de la colère judiciaire, n’arriveront jamais à la cheville de feu Tapie, lequel, bien qu’homme de gauche patenté, gardait toujours sur lui, aux nez des Juges, la pestilence du capitalisme. Fût-il de pacotille, le capitalisme ça schlingue grave! Toujours! Et le pauvre Nanar, malgré tous les efforts qu’il a pu consentir jusqu’au bout en faveur de l’immigration invasive, puait à ce point qu’ils l’ont carrément collé au trou pour une vague histoire de match de foot truqué! Comme s’il y avait lieu à pareille extrémité pour un motif à ce point trivial! Si l’on devait embastiller tous les présidents de clubs pour cette sorte de bidonnage, les musulmans cesseraient d’être majoritaires dans les prisons! Un ministre de Saint François Mitterrand, en plus, vous vous rendez compte? Eh bien non, rien à faire pour l’homme d’affaires! La Justice, là aussi, est passée, six mois dans un cul de basse fosse qui n’ont pas dû lui arranger la santé, certes, mais qui resteront sans lendemain, toutes les autres casseroles pénales qu’il trimballait, ce brave Nanar, affaire Testut, affaire du Phocéa, affaire des comptes de l’OM, l’ayant tout bonnement induit à se reconvertir avec bonheur dans l’art dramatique et, singulièrement, la comédie de boulevard. Quant à l’affaire des quatre-cents millions (et quelques poussières) pour laquelle il crut bon de se passer de la Justice de la Répupu en recourant à l’arbitrage d’une équipe de potes bien intentionnés à son égard, mieux vaut n’en point parler. D’ailleurs on ne sait pas très bien ce qu’elle est devenue, cette sombre affaire, ni où sont vraiment passés les millions en question. Il serait inconvenant, en ce jour de deuil où tout ce qui compte dans l’hexagone tresse unanimement les louanges du brave Nanar, d’aller lui chercher des poux dans la tronche pour une malheureuse histoire de fric, pas vrai? La Faucheuse aussi est passée, voilà tout.
Je dirai donc simplement que le propre des grands hommes consiste à laisser quelque chose après leur mort. Bernard Tapie ne laisse rien du tout. Qu’il repose en paix.

Amitiés à tous et à tous bonne semaine.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Voir DERRIERE NAPOLEON chapitre IV

Les Deux Mosquées…

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais en ce moment-ci on bouffe du Zemmour à toute heure du jour et de la nuit. La super-star du moment, vous voyez! Zemmour contre Méluche, Zemmour à la plage qui bisouille sa nana de vingt-huit ans, Zemmour qui vend ses bouquins à raison de mille exemplaires à l’heure, Zemmour chez Orban avec Marion Maréchal, Zemmour qui s’envole dans les sondages…et j’en passe des tas sans quoi on n’en finirait pas. Le phénomène apparaît d’autant plus surprenant qu’on en discerne mal les raisons profondes. Pourquoi ce nauséabond notoire bénéficie-t-il d’une méga-promotion tsunaméenne comme on n’en avait plus connue depuis au moins le regretté Général Boulanger? A bien y regarder c’est tout de même notre bien aimé Présipède qui pourrait, en douce, pousser la cote de l’intéressé, un type qui pique des électeurs à l’ennemi c’est pain bénit, ne croyez vous pas? Parce que les actuels onze pour cent d’Eric l’hyper-facho, ce n’est pas dans l’électorat de Macrouille qu’il s’en va les débaucher. Les crypto-socialos et les mollusques droito-centristes ne donneront jamais leurs voix au sulfureux polémiste qui dit du mal des Musulmans et qui se rend à Budapest, histoire de discuter le bout de gras avec l’infâme Orban, un monstre qu’on croirait, à entendre les media, directement sorti de la cuisse de Hitler. D’ailleurs, à propos de sulfureux, tiens, je lisais l’autre jour sur le bandeau déroulant d’un écran, chez BFM TV, « le sulfureux président hongrois« … Vous savez ce que c’est, ça? Oui, parfaitement: de l’agit-prop comme on disait au temps béni du communisme triomphant! La Tévé du délicieux Fogiel n’est autre qu’un brulot déguisé en medium généraliste sérieux, en réalité toujours prêt à distiller perfidement le catéchisme bien-pensant-humanitariste! Le citoyen conscient, organisé, majeur et vacciné (surtout vacciné, faut pas déconner) qui croit s’informer sur cette sorte de pravda hertzienne, subit en réalité, et vingt-quatre heures par jour s’il vous plaît, un lavage de cerveau digne des grandes heures du stalinisme…mais en douceur, à pas lents, musique en tête, sans fureur, aurait blagué le vieux Totor. Et insensiblement la victime glisse vers un macronnisme de bon aloi, tel qu’il permettra en Avril prochain la réélection triomphale de Présipède!
Qui d’autre que ce dernier, en effet, aurait à la fois la puissance nécessaire et un intérêt majeur à favoriser la montée en charge de l’opération Z comme Zemmour (et non comme zob contrairement à ce que suggérait une chroniqueuse du Service Public)? Il peut manifestement compter sur l’appui total de son pote Patrick Drahi, patron d’un certain nombre d’organes de presse dont évidemment BFM et RMC, de quoi répandre la bonne parole avec une efficacité sans équivalent dans le pays. Et du coup la résultante c’est Zemmour, le salfacho de service dont l’intervention massive dans un jeu présidentiel qui ronronnait, brouille les cartes, sème l’inquiétude, l’angoisse et bientôt la panique dans tout ce qui se trouve à droite du jules a Bribri. Et les braves gens assistent sans vraiment s’y intéresser aux soubresauts pathétiques de ces pauvre Ripoublicons, contraints de se choisir un candidat entre le Franc-Maçon Bertrand, lequel leur a rendu la carte depuis belle lurette, la dame Pécresse qui en a fait autant, et le sieur Barnier, toujours encarté, lui, mais dont le score prévisible se révèlerait encore plus catastrophique que ceux dont se trouvent crédités les deux rigolos précités. Si vous y ajoutez l’arrivée tonitruante du camarade Zem, ces pauvres couillons de Républichoses risquent de se retrouver au niveau de Méluche, parce que la frange droite des électeurs de Fillon en 2017 pourrait bien basculer avec armes et bagages dans le camp du nouveau venu. Au bout du compte, il se réclame de Napoléon, le petit berbère, ça plaît à beaucoup de monde, et puis de Gaulle il en a plein la bouche, chose qui devrait rameuter la clientèle des vieux qui le connaissent et des jeunes qui en ont entendu parler. Pour peu que la mayonnaise prenne vraiment, le type va nous siphonner carrément le stock des vrais électeurs de droite, ceux qui ne savaient plus pour qui voter et qui entendent désormais un langage sonnant agréablement à leurs oreilles! On va réaliser ce que le R.P.R. proposait en 1990 à Villepinte, lors de la Convention des Etats Géneraux de l’opposition sur l’immigration (1), document dont la lecture se révèle particulièrement instructive car c’était ce qu’il fallait faire et que nous n’avons -hélas, trois fois hélas et quatre fois hélas!- pas fait. Et c’est exactement le programme de Zemmour! Sauf qu’il y a trente ans la situation apparaissait bien différente; en arrêtant toutes les conneries, regroupement familial, frontières béantes, droit d’asile de fous et autres stupidités criminelles aux conséquences effroyables, la France était sauvée. Trois décennies plus tard, on constate les dégâts! Il arrive bien tard, le sauveur baptisé au sécateur, mais à l’esprit des gaullistes traditionnels et de tous ceux qui s’en réclament plus ou moins, montera la réminiscence des propos de Charlot Gros-Pif cités par Peyrefitte « Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après demain quarante? …Mon village ne s’appellerait plus Colombey Les Deux Églises mais Colombey Les Deux Mosquées! » Pour peu qu’il s’y prenne bien, le petit bonhomme, il ramènera du gaulliste dans ses filets, croyez-moi, ce n’est pas pour rien que Présipède et tous ses acolytes lui ouvrent grand la porte médiatique, avec Zemmour il élimine purement et simplement la bonne vieille « Droite Républicaine », en tout cas il la réduit à son expression centriste-ventre-mou, celle qui votera pour lui au second tour si ce n’est directement au premier.

Et parallèlement, avec un discours pareil, le trublion en question s’en vient également chasser sur les terres de la mère Le Pen. Il l’affaiblit sûrement parce qu’une forte proportion des trente et quelques pour cent qui votèrent pour elle en 2017 le firent plus ou moins par défaut. Elle n’est pas crédible, la mémère, elle cherche depuis son rapprochement avec Philippot (de yaourt) à ménager la chèvre et le chou, à se « dédiaboliser » comme ils disent, à se désulfuriser comme dirait le Fogiel précité. Elle a tellement cessé de se montrer sulfureuse, la Marine, qu’elle en devient inodore, incolore et insipide. Les gens qui veulent vraiment voter à droite n’avaient qu’elle, jusqu’à présent, désormais ils ont Zemmour! Et ils l’auront de plus en plus, l’aventure ne fait que commencer, nous en reparlerons dans trois mois! Déjà, la nièce a fait son choix, la tata ringardisée elle n’en a plus rien à foutre, elle part avec Zemmour, la petite blonde! Et ça, vous savez, c’est un coup terrible pour la grosse, ça va suivre derrière, vous verrez ce que je vous dis, les électeurs un tant soit peu évolués y viendront forcément. Maurras, Barrès, Bainville ça parle à la frange intellectuelle, le reste suivra sans doute, au moins pour une bonne part. Il a intérêt à se prévoir une garde rapprochée l’ami Eric, car lorsque tous les braves gens qui grenouillent en politique prendront conscience du danger qu’il représente, il ne leur restera plus qu’à tenter de lui faire la peau!
Parce que, somme toute, c’est un pari qu’il fait, Présipède. Mais si tout ce que je viens de vous raconter s’avère, c’est contre Zemmour qu’il se retrouvera au second tour, parce qu’en prenant un bon morceau de l’électorat traditionnel de droite plus une partie substantielle de celui du Rassemblement ex-Front National, ça nous fera facilement du vingt pour cent bien tassé. Alors, qui, dans une conjoncture de ce genre pourrait atteindre un tel niveau? La droite-mollusque évidemment pas. Quant au RN, avec sept à dix points en moins il sera bien loin du compte. Naturellement je ne vous parle pas des condegauches… de la Maire-de-Paris aux écolos-pastèques en passant par l’ineffable Monte- Bourre…donnez moi deux minutes que je rigole…voilà ça y est, on repart. Il doit, à ce jour, gratter une dizaine de points pour y parvenir, Eric Zemmour, ce n’est pas une mince affaire mais avec l’aide de Macron et de ses media affidés, il pourrait fort bien réaliser l’exploit…et en pareil cas, le moment viendra où ça se fera tout seul, les petits électeurs viendront à lui tout bonnement parce qu’il auront bien compris le message…enfin la probabilité me semble forte qu’il se trouve opposé à Présipède à l’issue du premier tour…après, évidemment il perdra, c’est forcé, il est tellement sulfureux, le bougre, que son coreligionnaire Drahi, celui dont je vous parlais au début, fera le nécessaire pour le descendre en flammes. Et nous aurons donc droit, à plus ou moins brève échéance, à Colombey Les Deux mosquées…l’histoire ne repasse jamais les plats, l’occasion c’était en 90 qu’il fallait la saisir, aujourd’hui, trente et un ans après, c’est trop tard, nous sommes bel et bien foutus.

Que la paix soit avec vous malgré tous nos malheurs et à Dimanche prochain, si Allah nous prête encore un peu de vie.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Si le lien ne marche pas, une recherche sur « vie publique.fr » permet de trouver ce texte qui présente un intérêt historique hors du commun

La torpille a Robinette

Macron la sens-tu qui te rentre dans le tube lance torpille, la torpille! Cette embrouille de sous-marins va nous faire perdre une trentaine de milliards, une gouttelette dans un océan de quoi-qu’il-en-coûte, sans compter que le contrat trimballait déjà pas mal de plomb dans l’aile; mais l’incident n’en est pas moins riche d’enseignements. On ne traite pas d’égal à égal avec les Anglo-Saxons quand on est la France. De Gaulle se trouvait idéalement placé pour le savoir et il en avait tiré toutes les conclusions en quittant le commandement intégré de l’OTAN tout en se rapprochant à la fois de la Russie et de la Chine. L’affaire des submersibles australiens pourrait nous offrir l’opportunité de récidiver. On ne se fait pas traiter comme un excrément sans réagir lorsqu’on possède un minimum de baloches…oui mais voilà, Présipède semble laisser quelque peu à désirer de ce point de vue particulier, rappeler les ambassadeurs apparaît, certes, comme un bon début…mais hélas ça s’arrêtera là, n’est pas le Grand Charles qui veut, et certainement pas notre adorable Manu à sa Bribri. En tout cas, moi je rigole comme un bossu à imaginer tous ces abrutis qui se trémoussaient comme des toutous en chaleur aux cris joyeux de « Biden, Biden, Biden! » On l’a vu, sur ce coup-là, le Robinette de ces dames, un peu gâteux, certes, prompt à baisser son futal devant les Muz fanatiques, mais encore assez malin pour considérer le bled de ses lointains ancêtres (1) comme roupie de sansonnet. Un ramassis de bouffeurs de fromage-qui-pue, incompétents, inconséquents, brouillons et pas fiables pour un cent! En Europe les seuls qui comptent aux yeux des Amerloques sont encore et toujours les Allemands, gens sérieux et efficaces qui se gardent bien, eux, d’aller camelotter des sous-marins et des avions de guerre sous le pif crochu de l’Oncle Sam (fait ch…). Le Germain vend des grosses bagnoles chic et des machines qui fonctionnent, ça suffit à son bonheur et il ne vient pas jouer dans la cour des grands pour essayer de fourguer des engins de mort. Ils s’étaient bien vaguement associés aux franchouilles dans la négo foireuse avec nos amis Suisses pour tenter de leur vendre des Rafales mais, les Guillaume-Tell ayant eux aussi préféré acheter amerloque, ils ne sont pas près de récidiver. De toute façon, il faut bien se faire une raison, jouer la concurrence contre les States c’est le pot de terre qui se cogne au pot de fer (et parfois même au pot de vin, par dessus le marché). Pour rester avec La Fontaine (qui, décidément contient tout, il suffit d’aller puiser dedans) la raison du plus fort est toujours la meilleure! Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées! Le commerce de l’armement devra se limiter pour nous à la kalachnikov d’occase, domaine où nos petits amis des banlieues se révèlent bien plus efficients que Le Drian dans le négoce des avions et des sous-marins.

Justement parlons-en, tiens, de Le Drian! Politicard socialo, breton et franc-maçon, ce type-là jouit d’une espèce d’aura dont on se demande bien sur quels éléments objectifs elle repose. Soi disant grand ministre des armées, désormais immense diplomate, le mec, en dehors d’activer à bloc ses réseaux arabo-africains, pour pistonner son fils, n’a d’utilité que de maintenir les socialistes en rupture de ban dans le giron de Présipède après les y avoir attirés en 2017. C’est la raison pour laquelle,pas plus tard que ce matin, DERRIERE NAPOLEON, notre vieil ami Jean Trentasseur se livrait à une déclaration percutante au sujet de l’intéressé.
-« En voilà un, nous dit-il, qui n’a pas sa langue dans sa poche ni ses burnes dans les sacoches du vélo! Vous avez vu, ça, dites donc, la promptitude avec laquelle il a rappelé les ambassadeurs, Le Drian? Du jamais vu, n’est-ce pas, et depuis le dix-huitième siècle s’il vous plaît! Paf, prends ça dans les dents! Pour l’Australien c’est incontestablement un camouflet de première grandeur, mais pour BIden il s’agit d’une beigne en pleine gueule, passez moi l’expression, un soufflet comme on disait dans le temps! Là, voyez-vous, grâce à ce Monsieur, le monde entier peut voir ce que c’est que la France: un grand pays qui ne s’en laisse pas compter et dit son fait à qui le mérite, fût il le président des États-Unis! Et vous avez entendu, aussi, les paroles qu’il a prononcés, Jean-Yves (2), mensonge, duplicité, mépris, rupture majeure de confiance! Et la meilleure: la méthode Biden ressemble à celle de Trump! Oui, parfaitement, c’est lui qui l’a dit, c’est Le Drian, je vous jure! Il fallait du courage, pas vrai, pour proférer une injure de cette envergure! Non décidément nous avons là un homme d’état, je l’ai toujours dit et je m’enorgueillis d’en percevoir aujourd’hui l’éclatante confirmation.
« Tournée générale, Thérèse, à la santé de notre diplomatie triomphante et vive la France! »
Tout en appréciant le geste auguste de l’offreur de tournée, nos potes du bistrot paraissaient tout de même globalement dubitatifs après les propos de l’avocat socialo-macronniste. Il en fallait bien un pour récupérer le crachoir au vol, ce fut donc le vieux Maurice, toujours aussi caustique à l’endroit du Maître, qui s’y colla.
-« Oui, bon, vive la France, tout ça, on est bien d’accord, je ne dis pas…mais on l’a tout de même grave dans l’oignon, si j’ai bien compris, enfin je crois, non? Sur le baveux il disent qu’il y en avait pour un sacré paquet de milliards, de quoi engraisser Cherbourg et ses environs pendant quarante ans! Du coup là haut ils vont se brosser, non? Alors je veux bien qu’on rappelle les ambassadeurs et qu’on claque le beignet à Robinette, okay, mais les Cherbourgeois (attention, pas les chers bourgeois, gaffe, me faites pas dire ce que je n’ai pas dit) donc les Cherbourgeois vont se tortorer des rutabagas et des topinambours pendant un sacré bout de temps, on dirait. Ça va que la mode est aux « légumes oubliés » mais ça reste un régime pauvre en protéines, croyez moi! Sans compter, si j’ai bien compris, que les Australopithèques…ou les macaques, j’ai un trou, là…c’est comment les habitants de l’Australie, déjà? Ah, oui, les Australiens! Que c’est con d’être vieux, quand même! Bon bref, question satisfaction du client on dirait que les Australiens, puisqu’Australiens il y a, c’était plutôt rabougri. Entre les délais qui n’arrêtaient pas de s’allonger et les prix qui montaient jusqu’à plus soif, ils commençaient à la trouver saumâtre, les kangourous! Alors, vous avez tout d’un coup les Yankees qui se pointent avec des sous-marins atomiques, là où nous autres on leur refilait des diesels comme au temps de la marine de grand-papa, et qui en plus se déclarent tout à fait prêts à leur transférer la technologie… vous feriez quoi, vous? Pas contents du tout du service et vous voyez se pointer un zigoto qui vous propose la Cadillac au lieu et place de la 4L reconditionnée, et pour le même prix, en plus…ben oui, vous n’hésitez même pas une seconde, vous envoyez paître le premier et vous accueillez le second à bras ouverts! Même le pire des abrutis, vous savez, impossible de refuser, c’est la vie, ça, et l’autre machin, là, le ministre, il pourra rappeler qui il voudra, le pape, même, si ça lui prenait, on ne les fera pas changer d’avis les ploucs de là bas et nos potes de Cherbourg claqueront du bec jusqu’à la prochaine commande en espérant qu’elle se révèle moins pourrie que la combine des sous-marins à mazout! »
Et avant même que Maître Trentasseur n’ait le temps de placer une réplique c’était Grauburle, ce cher Marcel, toujours aussi à côté de la plaque qui posait la question qui tue.
-« Dites un peu, les amibes (c’est sa blague favorite, on ne lui en veut pas) vous savez vous pourquoi, tout d’un coup, dans une histoire comme ça, avec des complications internationales, le chef de l’Australie, Robinette et tout le toutim, pourquoi donc c’est le petit bonhomme, là, comme dit Maître Jeannot, le Brillant, c’est ça? Parce que même qu’il se montrait encore plus brillant que le soleil -une supposition malgré sa ressemblance troublante avec Lucien Corgnolon, le charcutier de la Rue du Commerce- dans un coup vachement important comme celui-là, en général c’est Macrounette qu’on voit à la télé, dans les journaux, partout? Et là, sur une affaire de ce calibre, il envoie au charbon un second couteau -scusez-moi Maître- alors que généralement il s’occupe de tout, surtout à présent qu’il s’accélère la campagne électorale? Ce serait-y pas qu’il se sentirait un peu merdeux, dans cette affaire? Non, bon, enfin, je dis ça-je dis rien…m’enfin un doute m’habite… »
– » Mais non, mon cher Marcel, lui répondit l’avocat du tac au tac, d’abord Jean-Yves Le Driant se trouve être le chef de notre diplomatie, et non un second couteau comme vous l’affirmez si naïvement, et ensuite c’est à lui, et non au Président, qu’il appartient de gérer l’incident L’affaire prendrait tout d’un coup une tournure trop drmatique si ce dernier montait au créneau, comprenez vous, il faut dans cette sorte de jeu délicat ne pas envoyer immédiatement l’artillerie lourde. Et il est probable d’ailleurs que les choses en resteront là, vous savez, personne n’a intérêt à envenimer longtemps ce genre de différend… »
-« Et puis, faut bien voir aussi, ajouta Foupallour en lui coupant grossièrement la parole, qu’il n’a pas intérêt à trop la ramener, Présipède, c’est tout de même lui, au bout du compte, qui se l’est morflée en plein dans le derche, la torpille à Robinette, y doit avoir du mal à s’asseoir, non, vous ne croyez pas? »

Allez, passez une bonne semaine et ne nous en veuillez pas trop, les propos de bistrot, eux au moins, ne créent jamais d’incident diplomatique.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) ses ancêtres Robinette, sans doute plombiers de leur état et huguenots de confession ont quitté la France pour l’Angleterre au XVII ème siècle.

(2) en sa qualité d’ancien député socialiste de l’époque miterrandienne Jean Trentasseur a bien connu toute la mouvance politicarde qui hantait la buvette de l’Assemblée Nationale.

Le discours de Boumedienne

Tout s’en va en quenouille. C’est plus qu’une impression, vous savez, de quelque côté qu’on se tourne on ne voit que cagades, désastre et désolation! Les rues se remplissent progressivement de fatmas bâchées assorties la plupart du temps de poussettes à deux places sans parler des mouflets plus grands qui accompagnent en serre-file. Les « jeunes » se font omniprésents, on les voit partout, pas tibulaires mais presque et parfaitement à leur aise dans un monde où nous avons cessé de nous y sentir, à l’aise. A part ça, vous avez aussi les drogués qui s’installent tranquillement dans l’espace public pour s’y adonner, en toute impunité bien sûr, à leur passe-temps favori et leurs dealeurs… in french ce serait droguiste s’il n’existait une ancienne signification associant la profession en cause à celle de « marchand de couleurs » comme disaient nos grands-mères… cela dit, ce ne serait pas faux non plus, puisque les marchands en cause sont très souvent des gens de couleur… Eh flûte, on peut encore le dire sans aller en prison, ça, gens de couleur? De mon temps, quand on commençait tout doucement à évoluer vers le politiquement correct, c’était la formule idoine, celle qui passait allègrement les portiques encore vastes de la dictature bien-pensante. A vrai dire, dans les années soixante-dix on prenait encore les choses en riant (contrepèterie signalée à babord), à la bonne franquette quoi, en témoigne la petite blague de l’époque aux termes de laquelle « on ne doit plus dire « le vinaigre » mais « le sexe d’un homme de couleur« , vous trouviez ça dans la presse à grand tirage, vous voyez l’évolution?
Le problème, aujourd’hui, vient principalement des États-Unis, lesquels ont instauré le wokisme. Contrairement à ce qu’on pourrait penser il ne s’agit pas en l’espèce de promouvoir l’usage culinaire de cette sorte de petite poêle destinée à confectionner le riz-cantonnais, mais bien de l’idéologie Woke selon laquelle tout le monde est gentil à l’exception des sales mâles blancs hétérosexuels dont l’engeance maudite doit se voir pourchassée et persécutée jusqu’à extinction totale. Partant de ce principe, tout le restant de l’humanité dispose d’un droit illimité à la mansuétude. Et il semblerait, précisons le, que le mâle blanc précité dispose d’un moyen infaillible de s’exonérer de la susdite malédiction: devenir toxicomane. Il apparaît en effet qu’une bonne addiction à la drogue, dure si possible, permet à l’intéressé de bénéficier de l’appellation junkie, le classement dans cette dernière catégorie prime sur la blanchitude masculine portée sur le sexe opposé et lui confère, en conséquence, une nouvelle honorabilité woke, totalement irréfragable.
Je m’interrogeais donc sur le point de savoir si la formule « gens de couleur », tout à fait recommandée au siècle dernier, demeurait encore politiquement correcte… Je crains qu’il n’en soit rien! En effet, si regrettable que cela puisse apparaître pour les marchands de couleur faisant commerce de shit, de crack, de coke ou de je ne sais quel produit destiné à transformer le sale blanc en personne digne d’intérêt, il ne faut jamais plus se livrer à ce type de différenciation entre les êtres humains ou présumés tels, voilà! Bronzé ou basané, lippu ou crépu, voire les deux, on oublie, on ne voit même pas, on efface, on zappe, on garde seulement présent à l’esprit qu’il s’agit d’une victime potentielle des blancs, lesquels, conscients ou non, apparaissent tous comme des suprémacistes en puissance, les salauds! Pourrait se poser, tout de même, la question des Juifs, celle qui nous a si bien occupés pendant toute la seconde moitié du XXème, mais non, même pas! Sionistes, oppresseurs, colonialistes! Un peuple « sûr de lui et dominateur », comme disait jadis Charlot Gros-Pif; et il avait raison, c’était un précurseur, de Gaulle, il voyait si loin qu’il avait déjà subodoré certains éléments du wokisme!
Et par conséquent, tout cela me met dans une position très difficile au regard de la poursuite de mes élucubrations! Comment puis-je continuer à vous exposer l’horreur que je ressens face à l’envahissement du pays de nos ancêtres par tout une tripotée de maghrébins, de subsahariens, de musulmans antipathiques venus d’un peu partout et qui font irrésistiblement songer à ce fameux discours prononcé par le camarade Boumedienne (1) devant l’Assemblée Générale de l’ONU en avril 1974. Ça disait à peu près « des millions d’hommes viendront du Sud et s’installeront dans le Nord. Ils ne viendront pas en amis, ils iront là bas en conquérants et ils vaincront grâce aux ventres de leurs femmes »! Voilà qui prend tout de même un petit côté prophétique, pas vrai? Un de ces avertissements sans frais dont il est raisonnable de tenir compte…
Sauf que cette prétendue déclaration serait totalement apocryphe, il n’aurait jamais dit ça, ce vieux Houari, nous serions face à une manœuvre machiavélique des salfachos pour foutre en l’air le vivre-ensemble! J’avoue humblement avoir tenté de retrouver les paroles originales de cette intervention fameuse devant l’ONU…manque de pot il a prononcé son allocution en arabe, le sagouin, vous la trouvez facilement mais non sous-titré! Dans l’os! Vous m’en voyez navré mais pas moyen de vous garantir absolument la véracité du propos. Je n’ai pas le temps de procéder à de plus amples recherches, ni les moyens de m’offrir les services d’un traducteur, lequel d’ailleurs serait bien capable de me dénoncer pour incitation à la haine raciale, perspective qui m’incite à une prudence absolue; on ne pend pas encore mais ça viendra un jour où l’autre, la plus extrême méfiance est de rigueur, croyez-moi! A nos âges le courage s’apparente toujours à l’inconscience, rendons-nous donc à l’évidence.
Et cependant, la déclaration en question je me souviens de l’avoir entendue, rapportée par une copine à moi qui connaissait du monde, vers le début des années 90. A cette époque, les gens comme il faut se trouvaient plutôt attachés aux niaiseries du style « touche pas à mon pote » prônées par l’illustre SOS Racisme dont notre vieil ami Julien Dray, celui qui aime tant les jolies montres, fut l’un des membres fondateurs aux côtés de son vieux complice (mes c… aussi) Harlem Désir, lequel en assura la présidence et s’y montra quelque peu dispendieux, au point de morfler, en 1998, une condamnation pour abus de biens sociaux ce qui le rendit un poil plus discret par la suite, jusqu’aujourd’hui où l’on n’en entend carrément plus parler .
Pour revenir à nos moutons, il convient de savoir qu’en effet, voilà une bonne trentaine d’années, on évoquait dans les milieux un peu informés le discours de Boumedienne et les enseignements qu’il nous eût appartenu d’en retirer…ce que nos gouvernants se gardèrent bien de faire, nous voyons le résultat aujourd’hui. Mais c’était avant Internet et à l’époque, les recherches documentaires…tiens fume ! comme disait si vulgairement l’autre. Et puis en ce temps-là j’avais autre chose à foutre que d’aller chercher la minute du discours de cet individu. Moyennant quoi, je suis quasiment certain qu’il a tenu des propos de ce genre mais je me trouve bien incapable d’en rapporter la moindre preuve. Cela dit, sans vouloir sombrer dans le complotisme, ce qu’à Allah ne plaise, je me demande tout de même si la disparition de toute source incontestable sur ce point ne serait pas un petit peu concertée… Je pense notamment aux articles du Monde qui traitent du sujet et ne font pas la moindre allusion au passage annonciateur de l’invasion…il a pourtant bien dit un truc, le camarade Boumboum…bon, nous n’en aurons probablement jamais la certitude.Et puis, de toute façon ça n’a plus d’importance, le mal est fait et bien fait, la situation semble désormais d’autant plus irréversible que ceux qui pourraient s’y attaquer, genre Zemmour ou même Ciotti (on prononce Chiotti dans sa vallée d’origine) ne possèdent aucune chance d’accéder l’an prochain à la magistrature suprême.
Autant en emporte le vent des occasions loupées, tous les imbéciles qui nous ont foutus dans le pétrin où nous voilà piégés aujourd’hui, se portent comme des charmes et continuent pour la plupart -à l’exception notable des morts, évidemment- à bouffer leurs fromages dans les gamelles de la Répupu ou de l’Union Européenne…oui, finalement au train où va l’invasion, des tas de gens ont intérêt à ce qu’on l’oublie, ce putain de discours de Boumedienne, dans quelques années les victimes pourraient venir le leur faire bouffer!

Bonne semaine à tous, faites bien attention, les rues ne sont pas sures!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Houari BOUMEDIENNE Chef de l’État Algérien puis président de la République Algérienne entre 1965 et 1978.

Nous le savons…de Marseille!

C’était une des vannes favorites de mon paternel, ça, pauvre vieux, Dieu ait son âme…oui enfin, Dieu il s’en foutait comme de sa première capote et la réciproque est forcément vraie, vu qu’il n’a pas rigolé tous les jours, mon dabe, une jeunesse bouffée par la guerre dont une nuit, non pas sur le mont chauve mais bien sous le bombardement de Dresde dont il fut l’un des rares survivants. Bref, je ne suis pas là pour vous parler de mes histoires familiales mais bien pour évoquer une actualité marquée cette semaine par les tribulations marseillaises de Présipède. J’aurais donc pu titrer aussi Macrounette sur la Canebière, Oh putain de la Bonne Mère, ou bien encore Macrouille chez les cr… mais finalement, vu le côté très attendu d’un séjour marqué par les lieux commun et l’arrosage incontournable, mon choix s’est arrêté sur Nous le savons…de Marseille! Nous le savions (d’avance) eût sans doute été préférable, toutefois nous le savions de Marseille ne produit absolument pas l’effet comique escompté. Je m’en tiens donc à la version de Papa, une façon comme une autre de lui rendre hommage en dépit du lourd bagage de défauts rédhibitoires qu’il trimballait et de l’erreur grossière qu’il a commise en me concevant sans trop y réfléchir.
Le petit bonhomme à sa Bribri s’en est donc allé faire son cirque pré-électoral dans la cité phocéenne. Fausse et haine pourrait convenir également, compte tenu du bidonnage absolu constaté notamment lors de la visite en question et, par ailleurs, des sentiments sans ambiguïté qu’une proportion écrasante de la population locale porte au pays des droidlom et à ses souchiens, comme on dit puis. Rien de bien extraordinaire, d’ailleurs, puisqu’il en est de même, grosso-modo, dans les agglomérations parisienne, lyonnaise…et finalement un peu partout dans les environnements suburbains des grosses métropoles. Toutefois, allez savoir pourquoi, les choses, quand il s’agit de Marseille, prennent illico une tournure un peu grand-guignol qui conduit à l’exagération, à la dramatisation et au mépris ironique. Prenez un clampin comme Michel Chevalet, pas plus abruti qu’un autre, le type, mais dès qu’il évoque « le Sud » c’est un peu comme s’il parlait de peuplades barbares et essentiellement fainéantes, d’une espèce de terra incognita indigne de la Répupu. Remarquez bien que cela n’a rien de particulièrement nouveau ni d’original, je me souviens notamment d’une petite remarque d’Alexis Carrel, un vieux birbe dont on nous rebattait les oreilles au temps lointain de mon adolescence, et qui avait trouvé le moyen d’écrire doctement un truc du genre « personne ne songerait à contester la supériorité de l’homme du Nord sur l’homme du Sud » il ne parlait pas d’hémisphères le père Carrel mais bien de la France métropolitaine! Un Ch’ti vaut mieux que deux Toulousains, en somme…il rédigeait son truc dans les années trente, le mec, mais l’idée reste d’actualité, chez certains!
Sauf que petit à petit, sous l’effet conjugué du changement de population et de l’abrutissement généralisé, les prétendues différences vont peu à peu s’estomper. Entre le Beur de Lille et celui de Toulouse, bien malin qui pourrait établir la moindre distinction sinon pertinente, du moins basée sur des données objectives. Tout le monde parle le même sabir avec le même accent improbable, tout le monde déteste les Céfrans, voire les Kouffar, tout le monde casse du flic et du pompier avec le même allant, tout le monde gagne honnêtement sa vie en complétant les prestations sociales par le produit juteux du commerce de la drogue.
Mais les vieilles idées, bien ancrées dans l’imaginaire collectif franchouille, demeurent. Marseille reste donc un cas particulier, une ville de gros rigolos; amateurs de pastis, de bouillabaisse et de sieste, qui détestent souverainement le travail et vivent d’expédients en s’accommodant à leur façon de la légalité républicaine. Et comme, il faut bien l’admettre, ces derniers temps on s’y zigouille entre droguistes encore plus qu’en d’autres lieux tout aussi infestés, on a vite fait chez les communicants faisant, pour Présipède, office de conseillers, d’inviter ce dernier à débouler vers la patrie de Marius pour y produire un numéro grandiose sous les feux croisés des sunlights médiatiques. Le déplacement dans la capitale de la Provence, question buzz ça marche à bloc! Surtout trois journées pleines pour déguster du Macron à toutes les heures du jour et de la nuit! Et le plan a parfaitement fonctionné, cinq pour cent de popularité gagnés d’un coup, un bonheur, du quasiment jamais vu depuis au moins plusieurs mois, sans compter que si le premier tour de la présidentielle avait lieu à présent -ce qu’à Dieu ne plaise- il devancerait la mère Le Pen de trois gros points et les autres…passons sous silence, par charité. Qu’a t-il donc fabriqué pour empocher pareil pactole? Eh bien, que diable, il s’est montré tout le temps, depuis le Quartier Bassens -nettoyé à grands frais par la Ville avant son passage- jusqu’au Palais du Faro où il se fendit d’un discours mémorable, lucide et courageux, tout ça, et donc encensé à bloc par la quasi-totalité des media, émerveillés sur commande. Tout cela est parfaitement bidon, me direz-vous…certes mais la démocratie elle même ne l’est elle pas au moins autant? Poser la question revient à y répondre, pas vrai?
Quand notre bien-aimé Chef de l’État, soutenu depuis le début par la haute finance internationale, veut mettre le paquet sur une opération de promotion dans le style de celle qu’il vient de réaliser à Marseille, forcément les dividendes cascadent comme un jackpot dans la machine à sous. En l’occurrence, et pour peu que l’on y regarde de près, il n’a raconté que des niaiseries, du bullshit de la plus belle eau! Comme quoi on va transformer les directeurs d’école en patrons de leur boutique à endoctriner les morpions, on va se baser sur les jeunes des quartchiers pour redynamiser l’économie, on va désenclaver les cités sans-cible, harceler les réseaux de trafiquants, réserver des emplois pour les petits beurs, en un mot « investir dans les personnes et réinventer les lieux« ! C’est y pas beau, ça? Complètement imaginaire, illusoire, imbécile, certes, mais le temps que les braves gens s’en rendent compte, le petit bonhomme sera réélu, c’est l’objectif, vous savez, il n’y en a pas d’autre. Et pour ce qui concerne le concret, pas de problème, un milliard et demi d’argent-magique distribué pour rénover les chiottes des écoles de la Répupu et pour créer les nouvelles lignes de tramway ainsi que de métro qui permettront aux « jeunes » susvisés de descendre plus facilement en centre-ville pour y exercer les talents insoupçonnés dont ils seraient prétendument pétris. S’y ajoutent deux bonnes centaines de flics supplémentaires assortis d’une chiée de juges, tout ce petit monde étant censé terroriser les délinquants et faire régner sur les deux-cent-quarante kilomètres carrés de la ville l’ordre le plus sévère et l’harmonie républicaine la plus délicieuse. Fermez le ban!
Et, cerise pourrie sur le gâteau empoisonné, nous avons eu droit également à une nouvelle petite séquence « Présipède fait l’andouille » du plus heureux effet. Macron dans le registre » je parle aux jeunes » produit toujours de grands moment youtubesques, celui-là valait son pesant de shit. Réussir à caser la photo encadrée des deux connards Mc Fly et Carlito, assortie à la fois d’un hommage quasi-rigolard à Samuel Paty et de voeux de bon courage pour la rentrée scolaire, tout cela en deux minutes, personne d’autre ne l’aurait fait! Un exploit! Accueil très mitigé de la part de certains media à cheval sur le martyrologe républicouille, genre Marianne, mais tout de même unanimité quant à la fidélité du bonhomme à ses engagements. Il a tenu sa promesse en présentant, dans le media idoine, les portraits des deux hurluberlus précités. Il n’a qu’une parole, Présipède, on peut gloser sur le fond, certes, mais sur la forme il se montre toujours irréprochable….enfin presque.

Voilà donc pour le voyage à Marseille, une pantalonnade de grande envergure, évidemment, mais qui aura significativement contribué à remettre l’église au milieu du village (je ne suis pas certain de la pertinence de cette formule). Pendant trois jours il n’y en a eu que pour ce mec-là, notamment sur BFM TV qui en aurait pratiquement oublié le Covid, le pass-sanitaire et les farouches opposants à celui-ci, lesquels, il est vrai, se montrent exclusivement le samedi, eux au moins!
Il va falloir s’y habituer. Jusqu’à présent on le voyait quasiment tout le temps, Macrounette, désormais il conviendra de supprimer le « quasiment ». Jusqu’à l’ouverture officielle de la campagne il importe de se préparer à le déguster en permanence et à toutes les sauces. Ceux qui ne peuvent pas le blairer ça va les énerver, certes, mais les autres il les conduira tout doucettement à l’isoloir, où ils ne manqueront pas de glisser le bon bulletin dans l’enveloppe, ça relèvera de l’automatisme, pratiquement.
Alors, que voulez vous, tant pis pour Monte-Bourre venu avec sa gueule enfarinée enrichir le bestiaire des candidats bons pour l’abattoir démocratique, lesquels espèrent tous, ne l’oublions pas, atteindre le seuil qui permet de récupérer un paquet de pognon sur le dos des contribuables. Comme on dit à Marseille, tous ces gens-là ont vraiment la figure comme le cul, mais, encore une fois, c’est notre belle démocratie qui veut ça. Et qu’est-ce qu’elle va nous faire, notre belle démocratie? Eh bien elle va nous gratifier d’une resucée de Présipède jusqu’en 2027…depuis le temps que je vous le rabâche qu’on est foutu…cela aussi, hélas, nous le savons…de Marseille, certes, mais pas seulement. En fait nous le savons de partout, sans oublier derrière les oreilles, évidemment.

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN