Les Franc-Macrons

-« Beaucoup plaire je, nouveau petit président à vous! Catholique bien comme faut, non pareil peigne-culs gaucho-maçons pas francs comme habitude, garçon bonne famille chrétienne, veut remettre Église et État amis comme avant République socialiste, temps de Gaulle, quand Chef Gros-Pif et mémère à lui, assistaient Sainte-Messe tout Dimanche ».
Sacré Eusèbe, va! comme dirait Monseigneur Lemarlou (voir ce chef d’oeuvre), n’empêche il revient de temps en temps nous saluer, le Père Tuszduku, il n’oublie pas les amis, ce bon prêtre polak. De passage dans le coin, le temps de remplir ses devoirs dominicaux et il rappliquait au bistrot, avec sa vieille BMW et son légendaire pull jacquard, un look d’enfer qui ne contrevient en rien à son amour inconditionnel du Bon Dieu. D’ailleurs il a continué un moment à nous entartiner sur Macrounette, un vrai coup de foudre, je vous jure!
-« Petit Macron, aime beaucoup Dieu vrai, non copain exotique à Mahomet, lui au moins! Ça importance terrible dans époque de merde maintenant on vit. Parler beaucoup avec Evêques, plus sympa qu’aller lécher cul à imams cradingues pas polis, pas charité, pas amour prochain, haine seulement pour infidèles, belle saloperie! Notre Seigneur pas aimer du tout mais Le Père a inventé pour raisons personnelles… va savoir! Volonté non comprend commun mortels… mais emmerdant grave quand même, grosse tuile  pour bons Catholiques, danger et bordel pas possible venir! »
Un qui se trouve bien emmerdé c’est Jean Trentasseur. Lui, évidemment, quelqu’un qui chante les louanges de Présipède ça le branche forcément, vu sa dévotion au personnage laquelle s’étend même à son whisky désormais favori, le Mac Ron! En revanche, son côté Grand-Orient et ses convictions laïcardes souffrent mal l’assimilation de son cher Manu à la France-Fille-Aînée-de-l’Église et des Frères-Camarades à la mouvance gauchiarde la plus nocive. Pour lui, si Macrouille s’en va cirer les pompes à l’Épiscopat c’est juste pour baiser les Catholiques, et en canard si possible. Cela dit, compte tenu de la conjoncture et ayant bien pesé le pour, sans oublier le contre, il décide de lever son verre au Président de la Répupu, ce qui entraîne, de la part de notre ecclésiastique polonais un vigoureux et tonitruant  » Magroune vive! » avec le cul-sec qui s’impose en pareil cas…s’agissant d’un demi encore bien plein fallait le faire, et le rot qui suivit fit, un instant, craindre à Thérèse la survenue d’un de ces orages de grêle qui dévastèrent si bien nos contrées la semaine passée.
Le vieux Maurice, lui, avant qu’il lève son verre au profit d’un politicard, il s’écoulera sans doute l’éternité plus quelques siècles histoire d’arrondir. En revanche, une chose l’intrigue dans le discours du Père Tuszduku:
-« Dites-donc, Eusebiusz, si j’ai bien compris votre remarque, vous avez l’air de raconter qu’entre Jésus Christ et son Paternel, y aurait désaccord sur les question d’immigration, de diversité enrichissante, tout ça…vous déconnez ou quoi? »
-« Je jamais plaisanter sur Dogme, savoir vous? fait l’aumônier en attaquant le pastaga commandé pour l’aider à digérer sa bière, je sûr de rien mais connais bien Sainte Trinité, un seul Dieu en trois personnes, et très bien aussi Jésus, vient souvent au moment quand je dors. Et Jésus pas du tout pote avec Muz, me le chuchote des fois à l’oreille, mauvaise invention, lui me dire…alors si invention, forcément celle du Père, pas possible autrement! Et avec l’âge avez vous, Maurice, vous sais que jamais entre père et fils entente parfaite peut régner, même si grand amour, toujours celui-ci trouve trucs à critiquer chez celui-là, par exemple immigration de ouf, Christ capte que dalle, vous comprends? »
-« Ho, merde, intervient Foupallour, mais alors comment vous expliquez que le Pape y fait rien qu’à soutenir les Mahométans? Y serait d’accord avec le Bon Dieu mais pas avec Son Chiare? Putain, la vache, ça doit pas lui être fastoche tous les jours à ce pauvre homme… En même temps c’est vrai qu’avec sa situation faut bien prendre parti, qu’est-ce que vous voulez, si ça se trouve il a préféré se mettre bien avec le Big Boss, Francesco, faut comprendre…

« Les choses eussent pu continuer ainsi pendant des heures, style « Controverse de Valladolid » pour ivrognes dominicaux, sans l’intervention fort opportune de Grauburle, lequel brandissant le journal, décide unilatéralement de modifier l’orientation de la conversation.
-« Au fait, z’avez vu, les amibes, le coup de l’interview? On cause que de ça, dites donc, le pote Macrounette qui s’en va discuter le bout de gras avec les deux orphelines, là, Bourdin et Plénel, La Bourde et Edwy le terrible! Moi le premier j’aime bien, le matin sur sa radio y fait causer les gens comme vous et moi… Enfin, souvent c’est Mohamed ou Béchir, mais pas seulement, vous avez même des Marcel -comme ma pomme- qui viennent sortir ce qu’ils pensent; bon c’est vrai que souvent ils se font engueuler comme quoi ils pensent mal…logique, faudrait pas qu’il laisse raconter n’importe quoi aux Franchouilles de souche, le mec, il risquerait de perdre sa licence d’interviewer, pour sûr!
« Par contre, l’autre, le moustachu à poil noirci, ça serait plutôt une belle cochonnerie, à ce qu’on dit! Tenez, même Valls, le Petit Caudillo passé de mode -et passé à la Répupu qui marche, par la même occase- et bien il a déclaré comme ça que s’il avait été d’extrême droite dans sa jeunesse, Edwy, au lieu de trotskyste acharné, on n’en entendrait même plus parler. Pourquoi? Ben oui, vu qu’en 73 il écrivait dans un journal de merde tout le bien qu’il pensait des Palestiniens assassins des athlètes d’Israël à Munich! Content il était le mec, y chantait comme ça:
La Palestine est occupée,
Les couilles sionistes on va couper,
Yé-Yé les Feddayin
Si, si, je vous assure! Comme il dit Vallsounet, on lui passe bien des choses à Plénel… Bon, c’est pas qu’il ait découvert l’Amérique, Manolo, on le sait tout ça, mais c’est le fait qu’il le dise, quoi, on sent qu’il est vraiment sorti du truc, alors il commence à déballer ce qu’il pense vraiment… ça va pas l’aider, évidemment, mais au point où il en est rendu…
-« Ne dites donc pas d’âneries, Marcel, intervient Maître Trentasseur, le camarade Valls fait un peu son purgatoire, vous savez -comme quoi il ne suffit pas d’émarger à une Loge tout en possédant la carte de LREM, soit dit en passant- il convient de rappeler sa manière un peu cavalière de traiter Emmanuel Macron lorsque ce dernier tenait Bercy. Tout ça parce que, Premier Ministre, l’ami Manuel faisait un peu d’autoritarisme mal placé…le manque de chance, quoi..et puis un peu aussi l’absence de pif politique, un autre eût décelé tout le potentiel du jeune homme, et se fût bien gardé de le vexer, il n’aime pas cela du tout, vous savez, notre Président… Nous le verrons ce soir, face à ces deux fauves médiatiques… »
-« Moi je verrai rien du tout, rétorque aussi sec Marcel Grauburle! Franchement je préfère encore m’attaquer aux mots croisés du baveux, eux au moins ils sont tordus au possible mais ils ne cherchent pas à m’entuber! »
-« Pareil pour moi assure Jeannot Foupallour -à part les mots croisés vu que j’y ai jamais rien compris- mais là, aller écouter ce merdeux avec le coup des retraites qui baissent, les trains qui s’arrêtent un jour sur deux, les bombardements en Syrie avec notre pognon pour écrabouiller l’ennemi de nos pires ennemis, Notre Dame des Bandes qu’on va attaquer quand ça sert plus à rien, et tout le reste? Non mais il rêve, le zigomar, il s’imagine faire l’audimat de BFMacron avec ses conneries? Je vous le laisse volontiers votre petit Présipède, faites en bon usage, Maître, et revenez si le pays vous plaît! »

Heureusement la présence apaisante du Père Tuszduku, a-t-elle a cet instant permis de clôturer sans plus de dispute, cet apéro dominical. Sur ce genre de coup il sait y faire le prêtre « vous pas engueuler pour question politique, Démocratie fabriquée comme ça, personne peut rien…pareil Pologne vous savoir, sauf que là bas Union Soviétique a fait beaucoup comprendre choses…maintenant Polonais moins facile niquer qu’Occidental! Hongrie aussi, d’ailleurs, mais Orban encore plus mal vu…chez vous, non chez lui! Election dans fauteuil sous hurlements affolés Bien-Pensance Européenne! S’en foutre et nous autres aussi, pas vrai? Bonne santé! »
Alors tout le monde lève son verre et parle d’autre chose, même notre illustre Trantasseur, le Franc-Macron de service. Comme quoi la République a encore quelque chose à tirer d’un rapprochement avec l’Église…

Bonne semaine et amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

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Vive le Président Mao!

On ne le dit pas, naturellement, mais on sent bien que ça vient. De petites choses, comme ça, l’air de rien, qui nous titillent la vessie à souvenirs et qui refilent des idées aux amateurs de commémorations grotesques. Les signes avant-coureurs ne trompent pas: déjà vous avez des sondages tout à fait pertinents, comme à l’habitude, dont l’enseignement essentiel consiste en la prise de conscience publique du caractère éminemment « de droite » du gouvernement Barbapoux…enfin je veux dire Macrounette, vous m’aurez compris. Contre toute attente et en dépit des apparences, Présipède et ses sbires se retrouvent désormais, dans l’esprit des Franchouilles sondés, bien au delà du centre de l’échiquier politique, dans une zone ou l’on commence à repérer des extrémistes « fachos » du calibre d’Ali Jupette, Dodo Bussereau, voire Cricri Estrozizi, le motodidacte, ou bien encore ce brave Borloo, dont la santé, fort ébranlée par une consommation invétérée de boissons non aqueuses, l’écarte toutefois depuis pas mal de temps de ces plateaux-télé où il florissait si brillamment naguère. Macrouille désormais classé à droite en dépit d’éléments quelque peu contradictoires (voir ici), il ne reste plus qu’à réunir un certain nombre d’éléments de nature à planter convenablement le décor, ou, plus exactement, la chie-en-lit.
D’abord, bien sûr, noblesse oblige, les Universités. Coup de bol, ces dernières possèdent désormais une bonne raison de se mettre en mode gros-bordel-estudiantin; figurez vous que nos actuels gouvernants prétendent remplacer l’égalitaire tirage au sort par une sélection sur la foi des résultats…oui, oui, je dis bien « résultats »! Vous vous rendez compte! Une provocation caractérisée, un acte de guerre…et en tout cas la manifestation très claire d’un fascisme gouvernemental auprès duquel ceux des Mussolini, Franco et autres Pinochet, ressemblent à une doucereuse copie des démocraties scandinaves. Les estimables gauchiards qui manipulent la partie traditionnellement « progressiste » des potaches de l’Enseignement dit Supérieur, n’avaient plus qu’à brandir l’étendard, foulé aux pieds, des valeurs-de-gauche (en gros celles de la Répupu, Liberté, Fraternité et, au dessus de tout le reste, Égalité) et c’était parti pour les occupation d’amphis, les Assemblées Générales pour déclamer toutes les âneries susceptibles de passer par la tronche obscurcie d’un petit con endoctriné, et, bien entendu, la réaction infâme d’extrême-droite attaquant, avec sa brutalité bestiale, la noble Insurrection des Facultés en lutte. De ce côté-là, pas de problème, les choses se mettent en place et tout sera prêt en temps et en heure. Les premiers examens se trouveront dûment perturbés, sinon empêchés, ce qui ne devrait poser aucun problème si l’on écoute les merdeux-grévistes, lesquels revendiquent l’attribution d’une note identique pour tous, dix sur vingt en l’occurrence… comme il se doit pour une action fondée sur la « Justice Sociale », laquelle considère que tout un chacun a droit à tout et n’importe quoi, pareil que les copains, y a pas de raison! Et c’est là que le Gouvernement de Manu-Gueule-d’Ange se retrouve bel et bien coincé. Pas moyen de réserver d’autre suite à une telle demande qu’un refus bien senti et même outré. Par voie de conséquence les Facs outragées  se retrouvent officiellement en proie à l’arbitraire d’un exécutif ultra-réactionnaire, ce qui leur refile illico la légitimité requise dans le cas qui nous occupe.
Parallèlement monte la grogne vindicative d’une SNCF toujours enthousiaste à l’idée de se foutre en rideau, histoire de démonter urbi et orbi tout l’intérêt qui s’attache à conserver intact un service-public capable à tout moment de rendre la vie impossible à des millions de pauvres bougres abonnés à leur merderie de train. Le « mouvement » -on se demande bien pour quelle obscure raison on appelle ainsi un truc qui consiste justement à rester sans bouger- se développera sur trois mois, offrant ainsi une opportunité de « convergence des luttes » propre à favoriser l’évocation légitime d’un passé infiniment glorieux. Les Cheminots, notamment ceux de la CGT et leurs plus ou moins potes de Sud-Rail, font toujours preuve en pareil cas d’une abnégation au dessus de tout éloge. Les mecs normaux, ordinaires, quelconques, comme vous voudrez, se contenter d’un demi-salaire pendant une aussi longue période ça leur paraîtrait aussi injouable qu’à un politicard d’éviter de taper dans la caisse. Eh bien les gars du chemin de fer, non! Eux ils tiennent le coup quasiment à l’infini, avec constance et abnégation! Le loyer, les crédits, les prélèvements divers qui nous pompent la substantifique jusqu’à la moelle, eux ils s’en foutent, ils tiennent, voilà tout! De véritables héros, pire que le Colonel Machin! Des saints laïcs à la hauteur des Jean Jaurès, des Léon Blum, des Georges Marchais (cherchez l’erreur)! Des femmes et des hommes (surtout), dont le dévouement à la cause du Service Public et de la dégringolade nationale apparaît si admirable qu’il n’a pas manqué d’émouvoir les plus généreux d’entre les intellos marxo-gauchistes, toujours prêts à en rajouter une couche alors même que personne ne leur demande quoi que ce soit.
Ainsi voyons nous à présent une bande de  trous de balle plus ou moins écrivailleurs ou philocouille de mes deux sophes, qui créent une caisse de soutien aux empaffés des durs en grève! Des gens qui vivent généralement d’argent public dans la mesure ou nul ne saurait les lire ni les écouter. Vous en avez entendu parler, vous, des Laurent Binet, Didier Daeninckx, Annie Ernaux, des illustres penseurs Stiegler et Balibar? Ces gros rigolos existent parce qu’ils appartiennent à cette petite caste germanopratine qui fait la pluie et le beau temps dans les arzélettres et qui fait régner sur la subvention étatique une dictature exclusive et farouche. A la tête de la joyeuse cohorte nous trouvons Robert Guédiguian, une sorte de trait d’union entre le Port de Marseille avec ses Dockers activistes CGT et Saint-Germain des Prés qui, encore une fois, distribue le pognon du contribuable à l’artiste estampillé Gauche Éternelle. Ce cher Robert, donc, c’est le communiste traditionnel, le camarade cinéaste à avances sur recette qui a tout compris de notre monde actuel. Il préfère en rester à la lutte de classes de son grand-papa, celui qui nourrissait à l’égard de Staline un culte à rendre abominablement jaloux Jésus, Mahomet et Bouddha réunis. Ce gâcheur de pellicule et ses plumiteux acolytes quasi-anonymes, ont pris le parti de ceux qui, pour sauvegarder leur rente de situation, empêchent les plus misérables des travailleurs d’aujourd’hui d’aller bosser pour tenter de survivre. Des intellectuels, en somme… toujours aussi abrutis, pas vrai, comme en 68, pareil, rien de changé chez ces profiteurs de la France des Lumières un peu tamisées.

Et c’est donc là que je voulais en venir: le cinquantième anniversaire de Mai 68 se pointe désormais à un proche horizon. La moindre des politesse consiste donc pour tous les condegauches d’aujourd’hui à foutre un maximum de panique dans le pays afin de rendre un hommage concret à leur glorieux ainés. Ces derniers, dont les vingt ans se sont évanouis sans toutefois entraîner dans le néant la stupidité profonde qui les animait à l’époque, existent toujours, bien sûr, un demi siècle après, allongement de la vie oblige! Ce sont d’anciens jeunes maoïstes, gauchistes et autres communistes révolutionnaires, ce sont désormais de vieux cons pleins de nostalgie au souvenir de leur pseudo-révolution, laquelle tenait plus de la bagarre de cour de récréation que du rouleau compresseur prolétarien à la bolchévique. Les révolutionnaires en question, une tripotée de fils à papa manipulés par des voyous à la petite semaine, donnaient à la « Classe Ouvrière » une profonde envie de les renvoyer à leurs chères études au moyens de grands coups de latte dans le fion. Ils n’avaient pas envie, les prolos en phase d’embourgeoisement accéléré, de se lancer dans des aventures susceptibles, on ne sait jamais, de leur ratiboiser bagnole et frigidaire. Les hostilités finirent donc par virer en eau de boudin aussitôt que les augmentations de salaire et autres avantages arrachés aux sales patrons… en attendant la dévaluation de l’année suivante qui les réduiraient quasi à néant. Et voilà pourquoi, entre autres causes, les gauchiards purs et durs à la lutte finale avortée, décidèrent de changer de méthode en favorisant l’immigration « d’hommes nouveaux », importés d’Afrique et susceptibles de constituer le fertile terreau des luttes futures… Ils n’auraient pas imaginé, ces andouilles, comment les choses allaient tourner dans la réalité hideuse du vingt et unième siècle.

Mais foin de ces considérations moroses! Nous y aurons droit à la célébration des déconnages d’il y a cinquante ans. Cela plaît tellement dans les salles de rédaction et tout autour des milieux où l’on pense! Les anciens de l’Odéon et de Gay-Lussac, Con Bandit en tête, ne manqueront pas de venir nous narrer leurs exploits à la flanc, assortis de considérations flatteuses sur les acquis du joli mois de Mai. La profonde transformation sociétale, notamment, celle qui nous a conduit au bordel généralisé, à la fabrication en grande série d’analphabètes mal éduqués et à la belle Diversité Enrichissante.
Croyez moi, vous avez intérêt à trouver tout ça merveilleux, idyllique et infiniment fructueux, sans quoi vous passerez pour une saloperie d’extrême-droite. Et comme on reparle, notamment après l’attentat de Münster, de la piste d’extrême droite , en vérité je vous le dis, méfiez vous, numérotez vos abattis, ça sent mauvais ça, l’extrême droite, en ces périodes de préparatifs commémoratoires de la grosse chienlit soixante-huitarde. A la limite, djihadiste ça craindrait encore vachement moins, vous voyez!

Allez, vive le Président Mao et à la semaine prochaine!
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

Brève pascale

Comme dit le Pape, « voyons donc plutôt la bouteille à moitié pleine ». Jean Foupallour, lui, sa préférence consiste généralement à la vider, quitte en en entamer une autre illico et sans bavure.
Cela dit, le traditionnel message de Pâques, celui qui précède la fameuse bénédiction Urbi et Orbi(1), avait pour principal objectif, ce matin, d’exiger la cessation des hostilités en Syrie. Bon d’accord, mais on fait quoi alors? On laisse les Chrétiens se démerder avec leurs frères Muz, dont on connaît l’extrême mansuétude à leur égard? Il est sympa, le brave François! Tout le monde la souhaite, la paix, dans ce malheureux pays, y compris même le Vachard El Assad, forcément, avec tous les emmerdes que ça lui apporte! Seulement si on les écoutait, tous les humanitaristes, pacifistes et jésuites de tout poil qui veulent instaurer la paix du Christ partout où ça se bastonne dans le vaste monde, nous aurions déjà la Charia universelle depuis lurette! Alors Francesco, qu’il se contente d’aller laver les nougats des taulards, de préférence Musulmans, et qu’il laisse les gens sérieux, genre Vladimir Putin, se charger du sale boulot. Qu’il nous foute enfin la paix avec son préchi-précha moralisateur à la mords moi le ciboire!
Simultanément, puisqu’il y est, il reproche aux Israéliens de flinguer à tout va leurs Palestiniens de la Bande de Gaza. Sans doute n’a t-il pas tout à fait tort mais à ce moment là, peut être apparaîtrait il équitable de tancer un peu aussi nos braves Beurs de banlieue pour la manière assez peu chrétienne dont ils traitent leurs voisins Juifs. L’assassinat d’une pauvre vieille, notamment, ça le laisse froid Bergoglio, son problème se situe ailleurs, la défense des migrants opprimés, tout ça… Il oublie juste un truc, le Saint-Père, c’est que « charité bien ordonnée commence par soi même »… Mais bon, pour ce qui le concerne personnellement il s’en fout; bien tranquille au Vatican où deux familles Syriennes, planquées dans les appartements du bout du jardin, lui tiennent lieu de bonne conscience. Ce n’est pas là qu’il risquera de se faire égorger, Pope Francis, surtout que les Suisses veillent au grain avec la conscience professionnelle si caractéristique de ce peuple montagnard et débordant d’oseille. L’évêque de Rome, désormais, nous le connaissons bien, nous mesurons très précisément son sens aigu de l’altruisme et nous pouvons tenir pour certaine son absence totale de soutien aux Chrétiens fussent-ils persécutés. Lui, ses préoccupation fondamentales se cantonnent aux Musulmans et comme il vient d’en baptiser un en grandes pompes (44 fillette), celui-là a du souci à se faire, le pauvre malheureux!

Et bien entendu, la compagnie est grande de ceux qui, comme le Pape, s’inquiètent du sort des jeunes téméraires qui, partis de leur Afrique mal nourricière, se pressent à l’entrée de l’Europe afin de pouvoir en apprécier l’incommensurable générosité. Notamment vous avez une bande de bien-pensants en goguette, députée écolo en tête des associations de soutien aux envahisseurs, qui de temps en temps se rend à Menton pour empêcher la Police des Frontières de faire le boulot pour lequel elle est payée. Le truc consiste à détecter des clandestins mineurs ou prétendus tels, afin de les soustraire à la reconduite immédiate en Italie. Ces jeunes-gens sont en effet protégés par la Répupu dès l’instant qu’ils mettent un pied sur son territoire. Aussi, dès qu’un olibrius fraîchement appréhendé pour avoir tenté le passage en force, semble vaguement afficher moins de dix-huit ans, ces admirables citoyens-humanistes le récupèrent manu militari, quitte à falsifier un peu ses papiers si d’aventure il en possède, et on le remet gentiment à l’autorité compétente avec ordre de le conserver parmi nous sous peine de médiatisation forcenée.
Cela ne fera qu’un de plus parmi les centaines qui passent chaque jours à travers les mailles d’un filet policier un peu lâche, me direz vous… certes, mais quand je vois agir ces ordures qui nous ont foutu dans un pétrin immonde, avec leurs mains pleines du sang encore frais des victimes de leurs petits protégés, je vous l’avoue, même si cela concorde parfaitement avec les vues de l’autorité religieuse suprême, j’en ai tout de même les amygdales-sud qui me remontent dans l’arrière boutique!
Dieu merci -enfin si Sa Sainteté m’autorise- nos amis Cégétistes du rail s’apprêtent, à leur façon, à donner un sacré coup de frein à l’immigration clandestine. En effet, qu’est-ce qu’ils font, nos petits migrants de Vintimille, pour entrer tranquillos en France? Ben oui, ils prennent le train, qu’allez vous imaginer! D’autant que nos voisins Ritals, soucieux avant tout de s’en débarrasser, leur paient le billet pour qu’ils décanillent chez nous se faire bien gras. Apparemment, un voyageur muni d’un titre de transport régulier, ça se respecte, on le laisse voyager en paix, que voulez vous, il  en va de l’honneur du Service Public , faut pas rigoler avec, pas vrai?
Sauf que maintenant, avec la grève des trains, fini le passage cool! Retour à la case crapahut dans la montagne ou marche aléatoire dans le noir piégeux des tunnels ferroviaires voire autoroutiers, avec grosse fatigue et risques sévères à la clé, sans parler des gendarmes, capables de temps en temps d’en arrêter un ou deux par ci-par là. Donc, voyez vous, somme toute, les Cheminots reprennent du service dans la résistance à l’envahisseur, comme au bon vieux temps de l’occupation, quand ils gagnaient le sacro-saint Statut auxquels ils ne renonceront que par la force des baïonnettes émoussées des sbires de Présipède. Les traditions ne se perdent donc pas tout à fait, il était bon de le souligner n’en déplaise à ce brave Pape, lequel de toute façon ne saurait le moins du monde influencer des syndicalistes franchouilles, laïcs, marxistes et républicains comme père et mère. Bénédiction urbi et orbi ou pas, ces derniers ne manqueront pas l’occase de freiner l’entrée sur notre sol d’une main d’œuvre potentiellement sous-payable et, accessoirement, de nous pourrir la vie, avec méthode et détermination jusqu’aux grandes vacances… Intérêt supérieur de notre belle et très chère SNCF oblige, nous nous laisserons donc martyriser comme à l’habitude… et quand je dis martyriser, c’est sans-vaseline, bien entendu, vous m’aurez sans doute compris.

Veuillez me pardonner, je me vois contraint (supprimé pour cause de grève) de vous laisser. Libations pascales obligent!

Joyeuses Pâques tout de même et conservez vous bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Et non pas, naturellement, malédiction gourbi et zobi!

Évitez les supermarchés!

Depuis bientôt quarante-cinq ans que les gens raisonnables -une toute petite minorité, vous savez-  se cassent le trognon à tirer le signal d’alarme, le train de la Répupu, accueillante et diversificatrice, continue de foncer dans le brouillard, en se foutant pas mal des victimes collatérales autant que du désastre inévitable qui ne manquera pas de nous choir sur la gueule à plus ou moins brève échéance.
Notre bien aimée Démocratie n’avait pas manqué jusque-là d’engendrer des myriades de conneries mais, jusqu’à l’élection du sémillant Giscard en 1974, elle tenait bon sur le front de l’immigration musulmane et ce en dépit des bronchas véhémentes de la Grande Famille de Gauche, en proie, sur ce sujet,  à une fièvre obsidionale qui virait carrément à l’hystérie depuis Mai 68.
La disparition prématurée de Georges Pompidou conduisit le corps électoral à confier le pays, non pas aux Marxistes de tout poil, encore assez mal vus, mais à une espèce de ludion un peu étrange qui promettait « la Société libérale avancée ». La combine devait comporter une cargaison de surprises bien gratinées, genre majorité à dix-huit ans, avortement à la portée de tous les utérus,  collège unique pour fabriquer plein d’analphabètes, pilule remboursée par la Sécu afin de s’envoyer en l’air sans bourses délier, remplacement -décisif!- de la jaquette par le veston dans les cérémonies officielles et aussi, hélas, trois fois hélas, cent-mille fois hélas, le fameux « regroupement familial » qui parvint si bien, par la suite, à transformer le pays en souk el maghreb!
Et en dépit de toutes ces jolies risettes aux Progressistes forcenés, le zigomar se retrouvait, en 81,  viré comme un malpropre au bénéfice du camarade Mitterrand. Ce dernier, se foutant du tiers comme du quart de la grande invasion qu’il voyait cependant venir,  n’eut en aucune façon cure d’y porter remède, d’où quatorze années d’immigration de peuplement, suivies des douze d’un Chirac qui n’en fit pas plus, tout comme Sarko, Hollandouille et enfin Macrounette dont nous n’attendons évidemment rien de mieux.
Et voilà pourquoi, avant-hier, le dernier avatar d’une interminable liste d’assassins- Allahou Akbar tout ce qu’il y a de plus « français », le nommé Radouane Lakdim, a pu, non seulement blesser quinze pauvre bougres malencontreusement placés sur son chemin, mais encore en zigouiller quatre autres, dont l’infortuné colonel Beltrame, mort à cause de ces putains de « Valeurs de la République » auxquelles il croyait sans doute…encore n’est-ce pas tout à fait certain… et qui aura rempli sa mission jusqu’au bout, ce qui, à notre époque, apparaît rarissime.
Encore une fois, inutile de rechercher les vrais coupables parmi ces abrutis de musulmans fanatisés jusqu’à l’os du pylore. Les authentiques criminels se trouvent au cœur de toute cette bande de politicards et de médiatiques dont les larmes de crocodile baignent aujourd’hui la dépouille du jeune officier de gendarmerie. On pouvait encore entendre ce matin même le sieur Castaner, socialo-macronniste de pointe, débiter son catéchisme sur Europe 1: droidlom, valeurdelarépupu, étadedroua, et autres fadaises du même tabac. Les centaines de morts et de blessés, ça, on s’en fout, enfin non, encore pire, tout juste si ces ordures ne vous balancent pas qu’il s’agit du prix à payer pour sauvegarder les principes fondateurs de notre merveilleuse démocratie! Et puis, de toute façon -c’est encore Castaner qui parle- « on ne peut pas surveiller tous les « fichés S », trop nombreux, comprenez vous? Et les embastiller, encore moins, vous n’y pensez pas! Ils n’ont rien fait ces braves gens… Plaît-il? Ah, ils risquent de faire? Ah oui, c’est cela, les coller dans un fichier, pour vous c’est pareil que les condamner? Le procès d’intention quoi, bravo! Les expulser? Et puis quoi encore,  ce sont des citoyens français comme vous et moi, tout de même! Alors que faut-il faire?…Ben je ne sais pas… de la prévention, tiens! C’est super, ça, la prévention. »

Et nous autres Franchouilles, niquedouilles, bredouilles, andouilles, sans-couilles, nous supportons ça sans bouger. Mieux, nous votons pour tous ces gens-là, sans barguigner, à une écrasante majorité! Cocus, battus et contents, morts bientôt…mais qu’importe, l’essentiel était d’écarter le danger Front National! Alors, bien sûr, je ne dis pas, et d’ailleurs je n’ai jamais prétendu, que la mère Le Pen, ni même, temporibus illis, son vieux paternel, possédaient les qualités requises pour conduire le pays sur la voie de la richesse et de la félicité. Évidemment non, ces gens-là ne sont que des aventuriers tout juste bons à surfer sur nos malheurs et à s’en engraisser sans vergogne. Mais quoi? On leur préfère toujours nos assassins, tous ces infects qui ont laissé sciemment s’installer une « cinquième colonne », comme disait Estrosi à l’époque où il mentait moins, les complices des Merah, Nemmouche, Abdeslam, Lakdim et consorts, qu’on ne peut même plus citer tant la liste en est longue. De deux maux il faut choisir le moindre et nous, en Mai dernier, nous avons encore une fois opté pour le pire: ce qui nous arrive et l’avenir abject qui nous pend au nez, c’est bien fait pour nos gueules de pétochards minables, veules et pusillanimes!

Juste un petit éclair de joyeuseté, quand même, parmi toute cette abomination: les journalistes qui se sont rendu dans la banlieue du bienheureux Radouane, le nouveau martyr de l’Islam. Un vrai bonheur! Le Monde, FR3 Occitanie, B.F.Macrouille et même une équipe de la Télé Suisse, expédiés à la Cité Ozanam de Carcassonne… Je ne vous dis pas la partie de rigolade! Après les sommations d’usage, style « barrez vous ou on vous casse les jambes » ou bien encore « casse toi je vais t’éclater », les folliculaires en cause se sont morflé une attaque de grand style, à la barre de fer, avec confiscation des « moyens techniques », lancers de pieds de caméras en pleine gueule et sauve qui peut désordonné.
En tout cas, vous ne trouverez pas trace de l’évènement dans les media comme il faut, ce serait tout de même malheureux, pour trois ou quatre engins électroniques esquintés et quelques collaborateurs un peu ensanglantés, d’aller raconter à tout le monde comment les choses se passent au sein des bastions de la Diversité Triomphante! Cela pourrait se révéler nocif pour notre cher « vivre-ensemble » , vous voyez? Ne confondons pas droit à l’information et provocation à la haine raciale!

Et puis, encore une dernière sur le sujet, pour la route. Vous avez le camarade Stéphane Poussier, un bon pote de Méluche, vous savez, un homme de gauche, un peu comme le brave rocker Bertrand Cantat, un pur! Ce sympathique garçon, bien sous tout rapport, a eu le malheur de twitter sa profonde satisfaction de voir dézinguer un gendarme.  « Un colonel, en plus, quel pied! » Cela s’explique fort bien chez un membre éminent de la « France Insoumise » et on comprendrait difficilement qu’une réaction aussi naturelle et spontanée puisse lui être reprochée. Sans compter son vieux copain Rémy Fraisse, mort au champs d’honneur de Notre Dame des Glandes, victime d’un tir de barrage de ces salauds de Pandores maudits. Eh bien figurez vous qu’ils l’ont arrêté, ce pauvre Poussier! Vous vous rendez compte! Livré à la vindicte populaire sous prétexte « d’apologie du terrorisme »! Un scandale, une honte…bon, maintenant relativisons, on laisse un peu le truc se tasser et dans deux-trois heures il rentre à la maison, faut pas déconner, nous n’allons pas risquer de nous mettre à dos M. Mélanchon juste pour un chargeur de 7-65 dans le buffet d’un traîneur de sabre, pas vrai?

Et voilà… Alors elle est pas belle, la France? Quand on pense à ces pauvres Russes, obligés de voter à 76% pour une charogne du calibre de Vladimir Putin, ou aux malheureux Amerloques, forcés de se coltiner Trump, celui qui construit des murs pour protéger le pays contre l’invasion! Nous au moins nous avons la liberté, n’est-ce pas? En tout cas celle de crever comme des rats pour peu qu’on se trouve au mauvais endroit au mauvais moment. Et puis nous possédons le bien le plus précieux au monde, Présipède, le petit génie de la pastille qui nous a tirés du pétrin. Il ne lui reste plus qu’à trouver le moyen de mettre au pas les vingt-mille « fichés S »… et aussi les quelque cent-mille qu’on n’a pas encore détectés. Comme chacun le sait, ce garçon se trouve doué d’une intelligence qui dépasse en efficacité tout ce qu’on a pu connaître jusqu’à présent, au moins dans le domaine politique…vous me direz sans doute que, dans ce dernier cas, il ne s’agit pas d’un exploit, mais tout de même…
Il devrait donc y arriver, forcément, à condition de le vouloir vraiment… Oui mais ça on ne sait pas, faudrait peut être demander à Bribri, si par hasard vous la rencontrez, demandez lui, elle vous dira sûrement, elle est tellement sympa la dame!

Et c’est dans cet espoir fou que je m’en vais vous quitter. Faites bien attention à vous, en traversant, en déambulant, en roulant en voiture, en bus, en fauteuil, tout ça. Et surtout, surtout, évitez les supermarchés! En France c’est plus dangereux que l’avion, la bagnole, le shit et la moto réunis!
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

On ne fait pas de Macrounette sans casser du vieux!

Comme dit Grauburle, « moi, du temps où je bossais comme facteur, je leur refilais le calendrier des PTT, aux usagers du Service Public; mais là, ils font beaucoup plus fort, à la SNCF, ils nous balancent leur calendrier des grèves! Et gratos, siouplaît, à titre amical, juste pour nous mettre au parfum, vous voyez, qu’on sache bien quand y aura pas de train du tout ou…quand ce sera le gros bordel sur les rails. Parce qu’avec leur combine de un coup oui un coup non, ils nous la joueront soit en arrêt, soit en reprise, donc jamais en mesure de faire rouler les trains normalement… enfin je veux dire comme d’habitude, quoi, avec une chance raisonnable de pouvoir choper un dur et d’arriver à destination avec moins de trois heures de retard. Non, y a pas à tortiller ils ne craignent personne, les gus de la CGT Cheminots! Pour foutre la super-merde ils n’ont pas leurs pareils! »
De mémoire d’homme, en effet, on n’avait pas encore expérimenté une combine aussi prometteuse. Bien sûr, la « grève perlée » on connaissait, ça s’est pas mal pratiqué pendant les trente vaseuses, enfin soi-disant glorieuses quoi, mais le coup du calendrier, avec tout le bordel bien annoncé, clair , net et précis, pour les trois mois qui viennent, jour par jour, et même téléchargeable sur Internet histoire de pouvoir l’enregistrer dans le smartphone pour tenter d’organiser l’inorganisable, ça c’est vraiment du jamais vu! Bon, tout de même, ils se  réservent le droit, les braves rouges du chemin de fer-chemin de croix, de modifier leurs prévisions à leur guise. Et lorsqu’il s’agit se réserver des droits, ces gens-là, on peut leur faire confiance! Entre les droits acquis, les droits imprescriptibles des Travailleurs qui n’en branlent pas une, le droit de retrait dès qu’un contrôleur de province se coince la bite dans le porte des cagoinces, j’en passe et des plus mahousses encore, nous possédons, en leurs augustes personnes, les champions universels toutes catégories du privilège franchouillo-marxiste élevé au rang de principe absolu, total et illimité dans le temps aussi bien que dans l’espace. Au nom de quoi nous récoltons une chie-en-lit pas possible dès lors qu’un politicard vaguement plus audacieux que les autres se propose d’envisager, si peu que ce soit, une remise en ordre de cette énorme et ruineuse pétaudière.
Voilà donc notre bien aimé Présipède qui s’y colle, maintenant. Enfin bon, doucement, avec tact et mesure, vous voyez, sans excès de zèle, un projet de réformette comme il sait si bien les bricoler afin de peaufiner son image de président courageux et efficace qui prend le taureau par les burnes…le bestiau SNCF il essaie plutôt de le prendre par les sentiments, en lui promettant un changement si progressif qu’il ne s’en apercevra même pas…les voyageurs et le contribuable non plus, d’ailleurs, mais ce qui compte c’est l’intention, voyez vous, l’envie de bien faire, la volonté d’y arriver même si l’on ne sait pas trop où l’on va. Pour ça il excelle, le petit coquin. Les syndicalistes aussi, prêts à se battre jusqu’à la mort du petit cheval contre les moulins à vent des atteintes bidon à leurs privilèges bien concrets. Au bout du compte, tout le monde sera content, sauf les usagers du rail et l’économie du pays, laquelle en prendra, comme d’habitude, un méchant coup. Seulement on n’a rien sans rien et Macron, à la fin du spectacle, sortira vainqueur tout comme la CGT et Sud-Rail qui auront su préserver  l’essentiel: la lutte des classes, laquelle restera vivace dans nos jolis wagons tant qu’il y aura des premières et des secondes.
Cela dit, quasiment trois quarts de siècles après la dernière guerre, nous continuons à payer la « bataille du rail », la « résistance héroïque » des cheminots communistes, ainsi que l’incapacité de la Répupu à distinguer entre la jolie légende de la France victorieuse et la réalité des profiteurs de tout poil qui ont su en tirer un scandaleux parti sur le dos du vulgum pecus, aveugle et manipulable à l’envi. Depuis le temps que tous ces enfoirés se foutent de nous, on voit difficilement pourquoi ils auraient scrupule à continuer: des trains qui roulent au petit bonheur la chance et cinquante milliards de dette, après tout ça ne pèse pas grand chose au regard du bien être de cent soixante mille agents bien pénards qui nous coûtent chaque année près d’un milliard et demi de salaires sans parler du reste. Et comme il n’est pas question de privatiser le monstre, tout cela continuera allègrement, quoi que puissent faire Macrouille et sa Ministre des Transports dont j’ai déjà oublié le blase. Comme on disait naguère tout près d’ici A nous de vous faire préférer le train! Décidément nous continuerons encore longtemps à préférer… le goût prononcé des Français pour la sodomie passive, sans doute…

Et pourtant, à bien y regarder, nous ne demandons pas grand chose, quasiment rien pour faire notre bonheur. Prenez un type comme Grauburle, tiens, justement, voilà un garçon qui se contente de ce qu’il a, très peu à vrai dire, sa petite biture quotidienne chez Thérèse -pour oublier un peu la tyrannie de Bobonne- sa partie de pétanque bi-hebdomadaire avec le vieux Maurice et les copains du clos bouliste, et puis rien d’autre quoi, voilà tout. Il n’a même pas besoin de trains qui circulent, le type, pour faire ses cinq-cent mètres par jour, ses godasses lui suffisent largement et en cas de déplacement plus lointain, genre quand il va aux champignons avec Jean Foupallour, sa vieille 4L répond toujours présent sans autre forme de procès. Pour lui, le seul os ça reste le montant de la retraite, déjà pas très reluisant mais désormais amputé de quelques Euros, autrement dit d’un certain nombre de verres de blanc-sec dont il aura bien du mal à se passer, vu l’addiction invétérée. Chez ce genre de pauvre bougre tout se calcule au centime près, un impératif catégorique pour arriver à faire cadrer l’ensemble, du loyer à la tournée dominicale avec les copains en passant par le gaz, l’électricité et la kyrielle des petits frais de toute nature qui vous plombent un budget si vous n’y faites pas gaffe. Alors il a un porte-monnaie, Marcel, et il s’en sert comme d’une espèce d’ordinateur à programmer la vie, il se dose les menus plaisirs à partir des quelques sous qu’il trouve dans sa mini-caisse. Donc, avec un rond par jour disparus dans le gouffre de la CSG, il a perdu ses repères le malheureux, il panique grave et les efforts pathétiques qu’il consacre à éviter de le montrer transparaissent dans le saccadé du geste et l’inquiétude morbide du regard.
Une vraie vacherie, cette histoire de CSG. Macrouille, lui, ça lui semble parfaitement dérisoire ces quatre sous de moins pour les vieux schnoks. Et puis il explique bien, le mec, la preuve, l’autre jour il s’est retrouvé à serrer la paluche d’une brave vioque qui l’attendait derrière la barrière pour lui reprocher amèrement sa petite baisse de revenu:

-« Ben oui, Mon Président, vous savez moi j’ai cotisé toute ma vie pour me faire ma retraite et vous, vous m’en ratiboisez un bout, c’est point normal ça, moi je trouve! »
-« Diable, rétorqua Macrounette, vous voilà dans la plus profonde erreur, chère Madame! Ce n’est pas pour vous constituer une retraite que vous cotisâtes toute votre vie durant, ah mais pas du tout, vous n’y êtes pas! »
-« Ben quoi mon Président, et pour quoi que c’est-y que j’aurais autant cotisé alors? »
-« Mais, ma bonne amie, vos cotisations ont servi à payer les pensions de ceux qui avaient pris leur retraite avant vous. Et maintenant c’est votre tour de profiter de la solidarité des jeunes qui travaillent, ce sont eux qui vous assurent votre revenu…et comme ils sont moins nombreux, il faut bien qu’au bout du compte ils vous donnent un tout petit peu moins, comprenez vous? »
……….-« Aaaaah……. ptè’t ben, Mon Président, mais chuis ben embêtée quand même! »

Et le plus rigolo c’est que parmi tous ces vieux kroumirs qui viennent au renaud, qui défilent, qui revendiquent et qui contestent, les trois-quarts ont voté Macrouille en Mai dernier! Ils le savaient bien, ces corniauds, qu’il allait leur refiler un bon coup de CSG dans les gencives! Alors, bande de moitié-crevés, de bidoche à cercueils,  fallait y penser avant! Même pas foutus d’assumer les conséquences de leurs décisions! Faut pas s’étonner de la situation où nous nous trouvons à présent, n’oublions pas que ce sont ces andouilles-là qui ont laissé se construire notre société d’aujourd’hui, avec sa SNCF, son Éducation Nationale, sa Sécu, ses impôts, ses administrations pléthoriques, ses limitations de vitesse et ses envahisseurs au nom d’Allah… Alors on va les abandonner dans le pétrin où ils se sont majoritairement collés! C’est bien fait pour eux… même si évidemment c’est plutôt mal fait pour nous! Mais que voulez vous, on ne fait pas de Macrounette sans casser du vieux!

N’en passez pas moins une excellente semaine!
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

 

 

Vive le cuba-libre!

On n’en a guère parlé, il est vrai, mais tout de même Angela va pouvoir former un gouvernement. Depuis le temps que l’affaire vasouillait en marchandages d’arrières boutiques partisanes et pré-accords copieusement alambiqués, on finissait par douter d’une issue favorable…ou présentée comme telle. Dieu merci, gott mit uns, les militants du Parti Social Démocrate viennent de mettre fin à cet insoutenable suspense en validant sans ambiguïté l’accord conclu avec la CDU-CSU de dame Merkel . Pourtant, elle n’en voulait pas de cette alliance, la Gauche pépère des Chleus, pas question de s’embarquer à nouveau dans une coalition mal foutue et de nature à faire fuir l’électeur. Ce qui a fini  par les décider, c’est la perspective d’un retour aux urnes assorti d’une déculottée encore plus massive que la dernière fois avec, en prime, le gros raz de marée nauséabond. Une nouvelle poussée de l’AfD apparaissait, en effet, tellement certaine que la Droite molle et la Gauche placide, terrorisées, se voyaient contraintes et forcées de pactiser, comme au bon vieux temps. Pas d’autre solution! Sauf que pour désengorger un peu le carbu et retrouver son bon vieux fauteuil de chancelière, elle a dû lâcher un sacré paquet de lest, la grosse mémère. Les Finances, les Affaires Étrangères, la Justice, le Travail, l’Environnement et la Famille! Tout ça pour les camarades SPD! Sans compter, histoire de garder dans sa majorité les Bavarois de la CSU, le Ministère de l’Intérieur qui échoit à un vrai mec de droite, identitaire et anti-immigrationnise… Ça va décoiffer dans les séances du Conseil! Cela dit, les Allemands s’en sortiront toujours. L’opulence sauve bien des choses et le gros bon sens choucroutier de nos voisins d’Outre-Rhin fera en sorte qu’ils continuent tranquillement à manipuler l’Europe. Pour ça, pas de problème, ils s’y retrouveront toujours et ce n’est pas notre petit Présipède qui y changera quoi que ce soit. Reste qu’avec une coalition pareille le -probable- dernier mandat de la daronne risque de se révéler mouvementé…et non seulement en politique intérieure!

Oui, parce que désormais se dessine un plan Mercouille-Makrelle, je veux dire Merkel-Macrouille, pardonnez moi, dont les contours consisteraient à relancer l’intégration européenne, comme ils disent. Une avancée significative vers l’Europe Fédérale, avec la Zone Euro en première ligne, le ministre des finances commun et tout le toutim, l’idée de notre cher petit chef: plus d’Europe que diable! L’ennui, dans cette affaire, réside dans l’opposition désormais affirmée d’un certain nombre de membres de l’U.E. qui commencent à en avoir soupé du couple Franco-Allemand et de ses deux composantes, à commencer par la première citée. Il s’agit, s’il vous plaît, d’un groupe de huit, sous le leadership hollandais, avec la Suède, la Finlande, le Danemark, l’Irlande et les trois Pays Baltes. Ces braves gens commencent à ruer dans les brancards, non pas tant à l’égard de l’Allemagne, dont ils connaissent trop bien les tenants et les aboutissants, mais surtout contre Présipède. Ils commencent manifestement a en avoir les roustons pleins de celui-là, avec ses façons de jouer les stars hollywoodiennes et de faire main basse sur les manettes. Se monte donc, au Nord, un front anti-Macron, pour appeler les choses par leur nom, dont à la fois ce dernier et la grosse Angela auront à se méfier dans les mois qui viennent. La question est de savoir si notre joli leader charismatique se révèlera vraiment aussi incontournable que ce qu’on veut bien nous seriner et si, en définitive, les Boches ne vont pas lui suggérer de fermer un peu son claque-merde pour laisser travailler les gens sérieux.
D’autant qu’avec ledit front du Nord et ses exigences économico-financières, il va falloir compter aussi avec nos amis de l’Est, le groupe de Visegrad, le V4, Hongrie, Pologne, Tchéquie et Slovaquie. Ceux-là, outre leur opposition farouche à l’immigration massive, souhaitent vivement l’élargissement de l’Union aux Balkans occidentaux ainsi qu’à la Moldavie, ce qui compenserait, en termes d’effectifs, la sortie du Royaume Uni. Quant aux misères que l’Europe entend faire à ce dernier pour le punir du Brexit, le V4 les considère comme une connerie, nos intérêts consistant plutôt à conserver de bonnes relations avec les Rosbifs. Si vous ajoutez à ces copains-là  une Autriche qui ne devrait pas tarder à prendre des positions plutôt voisines, une Bulgarie qui pense à peu près pareil et une Roumanie qu’il ne faudrait pas trop pousser pour qu’elle en fasse de même aussitôt sortie de ses embarras de politique intérieure, vous comprenez vite que le sacro-saint couple Franco-Allemand aura quelque difficulté à assurer dans l’avenir la direction sereine des opérations. En d’autres termes, comme toujours les Fridolins tireront leur épingle du jeu… Macrounette l’aura dans l’os… et nous avec? Pas forcément, dans le fond…

Après, bien sûr, il faut relativiser. Tout cela ne compte guère, en somme, face aux poids lourds qui dirigent le monde et dont nous savons bien qu’ils n’ont pas grand chose à voir avec la démocratie de façade affichée en Occident afin d’amuser la galerie. Bien sûr, nos façons compliquées de gérer la vie politique et l’incapacité des dirigeants élus à assurer le fonctionnement harmonieux de leurs boutiques, constituent pour nous un boulet pesant qui nous empêche de disputer la course. Même Sarko s’en est aperçu qui est allé sortir dans une des ses juteuses conférences à Abu Dhabi : « …chaque heure est utilisée par tout le monde, réseaux sociaux et autres, pour détruire celui qui est en place, comment voulez vous avoir une vision à long terme pour un état? C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, les grands leaders du monde sont issus de pays qui ne sont pas de grandes démocraties ». Il se trouve vachement bien placé pour le savoir, ce cher vieux  Nico.! Le fait est que les choses vont beaucoup mieux en Chine, par exemple, où le camarade Xi Jin Ping peut aisément imposer ses vues… cela comportant toutefois quelques inconvénients dans le style Goulag et autres méthodes de persuasion un peu corsées. Mais bon, en règle générale et d’application universelle, ne souffrent que les pauvres bougres du vulgum pecus, ceux qui fonctionnent dans le cadre strict des normes imposées par les structures politiques. On voit bien, à côté, les grandes sociétés multinationales, notamment, qui s’en affranchissent avec une facilité déconcertante et qui prospèrent (yop la boum) à qui mieux-mieux.

Par conséquent, je me demande bien, au fond, quel intérêt sérieux pourrait bien s’attacher à disserter de nos petites affaires politicardes, fussent-elles européennes; de toute manière les choses sérieuses se passent en dehors de tout ce pastis. Ainsi ai-je bien du mal à trouver un quelconque intérêt à la nouvelle dénomination du parti de Mme. Le Pen. Le Front qui se mue en Rassemblement, voilà sans doute qui comporte une signification politico-philosophique assez lourde… toutefois, la franchise m’oblige à vous l’avouer: je m’en fous éperdument. Elle cesse de faire front et elle rassemble, la Marine…grand bien lui fasse… je ne suis pas certain, d’ailleurs, que le fait d’avoir définitivement liquidé son paternel l’aide beaucoup dans cette nouvelle tâche: vingt pour cent des délégués à son Congrès ont voté contre elle sur ce point, c’est significatif!
Et je vous en servirai autant pour ce qui concerne le voyage de Manu et Bribri aux Indes, sur fond de Taj-Mahal et de contrats plus ou moins bidons. C’est joli à voir, c’est sympa, rafraîchissant malgré les températures locales, mais bon, on a un peu l’impression de revoir un de ces superbes films en technicolor dont on nous abreuvait dans les années cinquante. Une belle opération de com, merveilleusement relayée par les media à commencer par BFMacron-TV.  Du vent, quoi, comme toujours. Vous me direz, il en faut, ça s’est toujours fait, de Gaulle aussi allait partout prêcher la bonne parole franchouillarde…et vous auriez raison…Il ne lui manque plus, à Macrounette que de s’en aller à Montréal, hurler comme un goret égorgé « Vive le Québec libre! »…oui d’accord mais cela sentirait un peu trop le réchauffé…moi je lui conseillerais plutôt La Havane, tiens! Et puis, avec « Vive le cuba-libre » il ne risquerait pas trop de se faire mal voir.. à part les casse-couilles des trucs anti-alcooliques qui veulent déjà lui saboter le pinard…

Allez, je crois que ça ira pour aujourd’hui,
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

Les populations du Cap…

Voilà un sacré bout de temps qu’on ne le voyait plus l’ami Umberto Cazzoficca (voir ici et là   et aussi là). Et puis, hier matin l’idée lui est venue de débarquer comme une fleur Derrière Napoléon, le Macaroni, tout pimpant, le cheveu grisonnant artistement ondulé, le costard croisé impeccable et l’œillet à la boutonnière. Il ne change pas, ce mec, il évolue, juste, au gré d’un temps qu’il met à profit pour en rajouter sur le côté séducteur intemporel. Le prototype, après la guerre, à l’époque de nos parents quand ils se remettaient joyeusement des années merdeuses, c’était Vittorio De Sica, le quinquagénaire irrésistible qui les tombait les unes après les autres, à commencer par l’adorablissime Gina Lollobrigida -Lolo pour le commun des mortels, vu les nibards- malgré une différence d’âge a priori rédhibitoire. Marrant, ça d’ailleurs, mon paternel, je m’en souviens, il ne pouvait pas le sacquer ce Vittorio, il le traitait de comique de cirque or something else…je n’ai jamais trop su pourquoi d’autant qu’il était plutôt excellent ce vieux-beau, dans son boulot… jalousie gratuite…allez donc savoir, ils sont cannés tout les deux depuis belle burette… foutons leur la paix à jamais, si l’on cherchait à démêler les petites détestations intimes de tous les morts, l’éternité n’y suffirait pas!
Or donc, pour en revenir, arrivée soudaine et tonitruante de l’ami Umberto, dans le troquet de la brave Thérèse!
– » Dio boia (1) fait-il sans ambages, encore une affaire qui m’a claqué dans les doigts, dites donc! Ça se présentait plutôt pas mal, le Vatican se montrait favorable, et puis voilà-t-il pas que les doutes sévères sur l’élection de demain m’ont fait capoter l’opération. Et capoter c’est bien le cas de le dire! Il s’agissait d’une combinazione croisée avec les technocrates du P.D…. Comment, prego? Ma ché, qu’est-ce que vous élucubrez M. Foupallour? Pas le « pédé », voyons, que voudriez vous que j’en eusse à foutre? Encore que… Mais pas du tout, je vous parle du P.D. le Parti Démocrate de chez nous, vous savez? Nos Socialos, quoi, les camarades de Renzi et de Gentiloni! Comment ça « qui c’est Gentiloni? » …Quoique, oui, après tout je comprends, c’est un peu comme si vous demandiez à un mien compatriote s’il a entendu parler d’Édouard Philippe… Bon, bref, alors voilà, le Gouvernement Italien s’était retrouvé, par un hasard assez fâcheux et à la suite d’une erreur dans l’interprétation d’une commande, possesseur d’un stock de cinq-cent-mille préservatifs frappés des armes papales…vous savez, les deux clés de Saint-Pierre avec la grande tiare pontificale au milieu… L’opération était basée sur l’idée de décorer les objets en question d’une paire de testicules surmontés d’un phallus en érection, voyez vous? C’était pour distribuer à nos migrants, afin qu’ils en saisissent bien l’usage, qu’ils évitent de les confondre avec les jolis ballons de baudruche dont on se sert pour égayer les repas de fête auxquels les humanitaires les convient de temps à autres. Oui parce qu’il faut savoir que l’Africain, d’une manière générale, ne se pose pas trop de question lorsqu’il s’agit de fourrer, il y va carrément, n’est-ce pas, spada al vento (2) comme on dit chez moi, et n’a pas pour habitude de se casser les allants, de se briser le rythme, si vous voyez ce que je veux dire. Sans compter que, dans ces pays où la misère –porca miseria!- règne sans partage, le condom revient à un prix tellement exorbitant, pour ne pas dire exorpinant, que ces malheureux n’en ont, pour la plupart, jamais vu un seul de toute leur existence. D’où l’intérêt d’une représentation explicite à visée pédagogique. L’idée de nos bons gouvernants reposait en effet sur la nécessité de prendre en compte les impérieux besoins de nos jeunes invités, sans toutefois oublier les impératifs de salubrité publique… Le principe de précaution, en quelque sorte. Le pragmatisme leur avait semblé exiger, face à l’augmentation exponentielle et manifestement corrélée à l’immigration, des « actes sexuels d’occasion », comme ils disent, la mise en œuvre  de mesures sanitaires à la hauteur des circonstances.
« Bene. Cela dit, les services compétents firent réaliser l’illustration par un artiste de renom, lequel dessina, sur un fond rouge, une superbe paire de baloches bien rondes surmontées d’une admirable bite ornée de fioritures mordorées, une œuvre de grande classe dans le style baroque, fort décorative au demeurant. Manque de pot, cela ressemblait tellement aux armoiries du Vatican que le fournisseur tomba allégrement dans la confusion. Du coup, par souci d’économie et pour gagner du temps -car il disposait dans ses archives d’une maquette toute prête- il fit réaliser sur le champ un demi-million de capotes revêtues du Saint Blason de l’Église! Curieusement la regrettable malfaçon passa totalement inaperçue au moment de la livraison, l’agent administratif chargé du contrôle s’étant essentiellement attaché à contrôler la qualité technique du produit en procédant à deux ou trois essais en réel, avec la collaboration de la secrétaire. Ce qui aboutit à une réception sans observation ni réserve! La facture fut donc payée rubis sur l’ongle, débloquant ainsi le règlement des différents dessous de table dont le contrat était assorti, conformément aux usages en vigueur. Ce n’est qu’au moment où les lots furent préparés en vue de leur distribution auprès des « jeunes » que le pot aux roses se trouva découvert par une des religieuses, au demeurant fort scandalisée, qui participait à cette tâche bénévole.
« Immédiatement saisis de l’affaire, les ministres compétents, celui de la Santé Publique et celui de l’ Accueil Bienveillant des Réfugiés, s’attachèrent à l’étouffer autant que possible. C’est là que j’intervins à titre de spécialiste des relations confidentielles avec le Vatican. L’idée consistait à essayer de fourguer le stock aux services ecclésiastiques afin qu’ils l’utilisent au mieux dans le cadre des besoins de leurs ressortissants. Hé bien oui, quoi, qui d’autre voudriez vous? La tiare papale et les clés du paradis, sur une queue profane ça peut juste faire rigoler, ce qu’à Dieu ne plaise! En revanche, porté par un Prêtre de Curie, la chose peut passer plus facilement, d’autant que lesdites armoiries figurent assez souvent sur leurs chaussettes et décorent parfois même leurs sous-vêtements, rien que de très normal en somme. Je m’employai donc sur le champ à conclure l’affaire au plus vite. Je ne vous le cache pas, cela devait me rapporter une bonne centaine de milliers d’Euros, tout au black (ça s’imposait, non, vu le cas d’espèce?). Le deal était pratiquement conclu lorsque éclata l’histoire de Pamela, suivie de la fusillade de Macerata.
« Bien embêtant, cet épisode, vous savez: une petite nana d’à peine dix-huit ans, un peu camée sur les bords à ce que racontent les media, violée par quatre Nigérians, zigouillée au couteau, puis découpée en morceaux et balancée aux ordures dans des sacs-poubelle le 30 Janvier dernier. Un peu la routine, en somme. Mais là où les choses ont mal tourné c’est quand l’ami de cœur de la petite, un sale facho militant de la Ligue du Nord, s’est avisé de tirer dans le tas des Africains, accoutumés à se réunir en quasi-permanence sur la grand-place de Macerata, afin de palabrer tranquillement, comme au bled, voyez vous…et plus si affinités. Bien sûr, scandale absolu, « fusillade raciste », manifestation de protestation de toute la Gauche courroucée. Jusque là, pas de problème majeur, sauf que dans l’opinion basique elle est plutôt mal passée l’affaire Pamela. Les braves gens de chez nous détestent qu’on vienne d’aussi loin pour leur violer, assassiner et mettre en pièce nos petites filles, même toxico si tant est qu’elle le fût réellement. Et du coup, en pleine campagne électorale, le thème de l’immigration s’est mué en scandale de l’invasion du pays par les sauvages. Une aubaine pour les partis de droite, Berlusconi et ses alliés nauséabonds, mais une cata pour la Gauche, totalement incapable de faire face à la vindicte populaire. Et c’est alors, Madona Santa, que Renzi apprit le fameux projet des capotes vaticanes. Porca Madona, je ne vous raconte pas la colère du mec! Laisser partir dans la nature une histoire pareille! Si ça vient à se savoir les élections même plus besoin d’y aller, bordel, autant déclarer forfait tout de suite! Bref il m’a foutu l’affaire au vide-ordures en cinq minutes le maialino (3)! Il faut cependant le préciser à sa décharge, -reconnaissez que je choisis opportunément mes mots pour un rital!- il apparaissait préférable pour nos amici di sinistra (4) d’éviter que les électeurs eussent vent d’un projet visant à fournir des préservatifs aux violeurs importés…il était à craindre, en effet, que ces préoccupations sanito-humanitaristes ne fussent très mal perçues.  Alors déjà qu’ils sont partis pour une déroute électorale, ces tordus de la Gauche… En attendant, pour mon petit bakchich je puis désormais me brosser, proprio una sciagura! Porca démocrazia! » (5)

Il a fallu mettre en perce un nombre impressionnant de cartons de champagne pour le rasséréner quelque peu, le pauvre malheureux… Tout ce qu’on peut lui dire pour le consoler, c’est qu’avec les potes de Berlusconi au gouvernement, un stock de préservatifs, même siglés Pape François, ça devrait pouvoir se négocier sans trop de peine.
Et comme on disait aux temps de l’apartheid et de Jean-Paul II réunis: les populations du Cap sont laborieuses, ce dont vous ne sauriez douter s’agissant d’une contrepèterie d’assez bon aloi…
Allez Forza Italia! (6)
Bonne semaine à tous!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Littéralement: « Dieu bourreau »
(2) Flamberge au vent
(3) Petit cochon
(4) Nos amis de gauche
(5) Un vrai désastre! Saleté de démocratie!
(6) Allez l’Italie! (Le nom du parti de Berlu.)

Les cuisses démocratiques

Ne rigolez pas, s’il vous plaît, ça va cailler grave! Comme disait Béru -il y a déjà si longtemps –  « va falloir planquer coquette dans un paillon si on veut pas qu’elle se chope un coup de froid ». Le Moscou-Paris, ça s’appelle, l’air glacial de la Sibérie qui nous déboule sur le coin de la frite à la vitesse du cheval au galop! Ça va cogner dans les moins dix; par l’effet pernicieux d’une bise de Nord-Est le « ressenti », comme ils disent, nous promet des gelures sévères, faites gaffe à vos os, à nos âges les gros frimas ça craint. Le mieux reste encore de se claquemurer bien au chaud dans sa cagna et de n’en ressortir qu’à la remontée du mercure, d’ici quatre ou cinq jours…enfin, moi ce que j’en dis c’est pour vous, vu que dans mes parages les températures à peine négatives on les verra débouler la nuit, et comme la nuit je dors, j’oserais dire que cela me laissera complètement froid… façon de parler, bien sûr, vous l’aurez compris.

A part ça, quoi vous raconter? Sincèrement j’ai du mal à trouver, vous savez! Macrouille au Salon de l’Agriculture, hier, ça virait à l’indigestion avec occlusion intestinale! Douze heures trente il s’est trimballé dans les allées de la Porte de Versailles et impossible de regarder une télé,  d’allumer une radio, ni de surfer sur les news du web sans avoir droit au petit bonhomme en train de caresser une cocotte ( juste un poulet de Loué, hein, confondons pas), de s’engueuler avec un cul-terreux, voire avec un cheminot égaré venu pour tenter un coup d’éclat…lequel foira lamentablement quand Présipède commença à lui parler retraite SNCF devant un parterre de péquenots envieux autant que vindicatifs. Bref, du Macrounet jusqu’à l’écœurement! Voilà pourquoi j’abandonne immédiatement le sujet, manquerait plus que moi aussi je m’y mette, à lui balancer l’encensoir! Donc, on n’en parle plus, c’est décidé, jusqu’à la prochaine, juré!

Seulement, une fois que j’aurai dit ça, de quoi pourrais-je donc vous parler, moi? La Syrie? Bon, je veux bien mais le sujet se trouvera vite épuisé, vous pouvez me croire. Toujours le même cirque, Vladimir et Bachar qui font la guerre avec le souci d’en finir au plus vite et l’ONU qui vote des résolutions pour les emmerder, la routine, quoi. On ne peut donner tort à personne, au fond, chacun joue sa partie, la Communauté Internationale s’indigne des bombardements sur les civils, les Djihadistes utilisent ces derniers comme boucliers humains, et les Russo-Chiites terminent le boulot sans état d’âme. Les choses continueront ainsi tant que le dernier rebelle islamiste n’aura rejoint le Paradis Coranique, ce beau jardin sous lequel coulent des ruisseaux… Tout cela nous promet encore quelques jolis mois d’emmouscailles bien moyen-orientales, un salmigondis inextricable, un merdier sans nom, un billard à quinze bandes, Sunnites, Chiites, Syriens, Iraniens, Turcs, Kurdes, Israéliens, Esbollah, Djihadistes, Rebelles anti-Bachar, Russes, auxquels s’ajoutent les duettistes Macron-Merkel, le Secrétaire de l’ONU, les Humanitaires et tout le bordel qui gravite autour… En définitive, le seul qui nous foute la paix avec cette épouvantable affaire, ça reste encore le camarade Trump, lui il s’occupe du petit dictateur poupin de Corée du Nord, apparemment ça lui suffirait comme affaire étrangère. Il faut dire qu’avec tous les ennuis qu’on lui cause dans son propre pays, au malheureux rouquemoute, il ne lui manquerait plus que d’aller chercher les anathèmes et les injures en fourrant son sale pif entre Poutine et Hassad, il en a bien assez comme ça, le vieux schnock!
Pas plus tard qu’hier soir c’est Hank Hulley qui m’en touchait deux mots: « Tu sais, old frog, il commence à fatiguer Donald, on voit bien qu’il pédale de plus en plus dans le pop-corn, le type! Depuis l’histoire de la fusillade de Parkland ils n’arrêtent pas de le harceler, de le pousser à la faute, et naturellement ça fonctionne! Il essaie de dire des trucs mais à chaque fois ça lui retombe sur la gueule, il se prend les pieds dans le tapis, il crache en l’air, l’andouille! Alors, forcément, on le compisse et le conchie à qui mieux-mieux! Il raconte comme quoi il faudrait filer des armes aux profs pour qu’ils puissent répliquer aux flingueurs… aussitôt c’est l’hallali, bullshit! Le bastard, non seulement il n’interdit pas la vente des sulfateuses mais encore il en rajoute, pour corser les massacres, l’enflure! Et de hurler tous en chœur au cynique, au sinoque, au malfaisant, au criminel, à l’ennemi public number one! Le concert des vierges effarouchés, tu vois le style! Et quand il reçoit les victimes à White-House en se faisant traiter comme s’il était lui même le tireur fou, la seule chose qu’on nous montre à la télé c’est le petit pense-bête que ses abrutis de collaborateurs lui ont préparé et sur lequel on peut lire « don’t forget to show empathy« ! Il est con, je veux bien, mais tout de même, qu’est-ce qu’on lui savonne la planche! Dommage, you know, il affichait de bonnes idées ce tordu! Il aurait le monde entier contre lui, ma foi, il pourrait encore s’en tirer, mais là, avec le Washington Post accroché à ses basques comme un pitbull enragé, je crois, hélas, qu’il est cuit à plus ou moins brève échéance, son sort semble bel et bien scellé…le quarante-sixième Président sera bien-pensant ou ne sera pas, ainsi va la démocratie en Amérique, comme disait votre vieux Toqueville. Force restera à la leftist vermin… Stay well old rubble, see you later

Eh oui, que voulez vous, tout cela manque un peu de sel, j’en conviens. Pour trouver la petite pépite qui mettrait un peu de piquant dans la sauce insipide, il faut drôlement se remuer la pensarde. Vous ne voudriez tout de même pas que j’appelle Gnafron, le Ministre de l’Intérieur, à la rescousse, non? D’accord, il déjoue les attentats, le gâtouillard, cependant je ne saurais trop lui conseiller de la mettre un peu en veilleuse car les transfuges de Syrie rentrent au bercail à tout berzingue. J’espère qu’il continuera à déjouer, le Lyonnais Olympien, mais il aurait intérêt à veiller sacrément au grain, les gros emmerdes arrivent et les Services auront du mal à suivre…
Sans compter que s’il compte sur le plan anti-radicalisation présenté avant-hier par Barbapoux, notre sympathique Premier Ministre, il risque de se sentir encore bien seul pendant un sacré bail, le vieux gône. Des plans comme celui-là, je crois bien qu’on n’en avait encore jamais vu! En gros, on va faire de la prévention, voyez-vous? Expliquer aux petits nenfants des écoles que, certes, l’Islam reste la religion de paix et d’amour mais qu’il convient toutefois de n’en point abuser, d’éviter de s’y radicaliser, car une telle attitude entrerait en contradiction avec les Valeurs de la République… On imagine clairement l’effet potentiel d’un tel discours sur les petits Mohamed, Béchir, Sofiane et consorts… la panacée, sans aucun doute!  Et dans le cas où cela se révèlerait encore insuffisant, dame la prévention ça prend du temps, nous allons créer dans nos prisons quinze-cents places, spécialement réservées aux radicalisés.  Étanches qu’il dit Barbapoux, pas la moindre contagion possible! Je passe sur le reste des « mesures » planifiées…du vrai globiboulga, je vous assure… Les potes de Salah Abdeslam et d’Abdelkhader Merah ont de beaux jours devant eux, avec un ennemi comme ce brave Édouard, ils n’auront même pas besoin d’amis!

Mais quand même, pour finir, j’ai un petit truc sympa pour vous, les amis. Aurore Bergé, ça vous dit quelque chose? Non? Allez je vous déniaise, passez moi l’expression: il s’agit d’une jeune députée macronniste -ex-Les Ripoublicons, toutefois- qui exerce la fonction tout à fait digne et honorable de Porte-Parole de « La République en Marche ». Hier soir cette personne se trouvait, parmi d’autres, l’invitée du camarade Ardisson pour son émission hebdo de prime-time. En préalable, il faut tout de même vous préciser que ladite Aurore, c’est un véritable canon, une bombe, une torpille, un missile balistique à longue portée! Des comme ça, au Palais Bourbon on n’en avait pas aperçu depuis Elizabeth Guigou dans les années 80 et encore! Or, l’oiselle avait cru bon, afin de renvoyer l’ascenseur au producteur de l’émission, de porter une mini robe largement décolletée qui eût pour double effet kiss-cool, primo de déconcentrer complètement ce vieux cochon de Michel Serres, lequel, assis tout à côté de la belle, ne savait plus s’il fallait regarder les nichons ou les cuisses. La robe remontait si haut, d’ailleurs, qu’Ardisson lui même, bénéficiant d’un point de vulve imprenable, en perdait un peu le fil de son « conducteur »; et secundo, simultanément, de provoquer sur les réseaux sociaux, une bataille d’Hernani virtuelle, les uns hurlant à l’inconvenance et les autres à l’inacceptable sexisme. Je ne sais pas ce qu’elle a raconté, l’honorable parlementaire au cours de son interview, et d’ailleurs tout le monde s’en fout, mais la démocratie présentée sous cet aspect, avec des cuisses de ce calibre, moi je serais plutôt pour, cela nous change de nos parlementaires habituelles…je ne citerai aucun nom, galanterie oblige! Oups, qu’est-ce que c’est ringard  ce que je viens de sortir-là! J’en viens même à me demander si ça ne tomberait pas sous le coup de la loi… On verra bien! Dans la vie d’un blogueur on rencontre des risque qu’il faut assumer, c’est la grandeur du métier, avec l’immense servitude qu’il comporte!

Veuillez croire à mon indéfectible attachement.
Bonne semaine néanmoins!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Bullshit!

Je vous l’avoue bien humblement, les tribulations successorales de la famille Smet me laissent d’un marbre aussi pur que celui qui couvre la dernière demeure de ce brave Halliday, là bas du côté de Saint-Barth. Qu’est-ce qu’on peut bien avoir à foutre des histoires patrimoniales des autres, je me le demande bien? Parce qu’après tout cela ne nous regarde en aucune façon et puis on s’en balance, quand même! Ces gens-là peuvent bien s’entre-déchirer, tirer la couverture du côté qui leur plaît, interpréter à leur guise les dernières volontés du pauvre de cujus-rocker, en vertu de quelle aberration nous y intéresserions nous, tous autant que nous sommes? Les sous de feu Johnny ne tomberont jamais, hélas, dans nos escarcelles de pauvres anonymes silencieux et grisâtres; alors qu’on nous laisse en paix avec ces histoires sordides et qu’on veuille bien, dans les media, nous parler de questions susceptibles de nous apporter un peu d’information utile, sérieuse, digne d’intérêt, en somme….oui, je sais, je plaisante…
Nordhal Lelandais, dites vous? Ah oui…mais non, ça va, nous savons tout maintenant, cette abominable ordure a zigouillé la petite fille, point final, flûte! Après ça devient malsain, du voyeurisme éhonté! Laissons la Justice faire son œuvre, en espérant juste qu’elle bossera un peu mieux que dans l’affaire Jawad Bendaoud…tiens c’est vrai, au fait, on l’a vite oublié, celui-là, avec son jugement de relaxe à faire hennir un cheval ce bois! Les media, après nous avoir bassinés en long en large et en travers avec le « procès du logeur de Daech », n’ont pas manqué de tourner la page aussitôt la levée d’écrou annoncée. Circulez y a plus rien à voir, Jawad est innocent, voilà tout, c’est le Tribunal qui le dit et c’est donc la vérité jusqu’à nouvel avis d’une Cour d’Appel qui se prononcera peut être d’ici un an ou deux…vive le Jawad libre! Et tout cela à l’issue d’une procédure fleuve de trois semaines, au cours desquelles on nous aura tenus en haleine à propos des coups de gueule de l’individu, en plein prétoire, de ses sorties virulentes à l’encontre des flics, des juges, des lois! Libre! Alors que depuis sa plus tendre enfance ce mec collectionne les condamnations! Trafiquant de drogue de son état (c’est lui qui l’affirme), incendiaire volontaire de sa cellule. Et puis, faux, outrages, violences, transport d’armes! Un palmarès à faire pâlir d’envie le plus chevronné des caïds de banlieue… et enfin, last but not least, meurtre! Ce garçon bien sous tout rapport avait tout de même trucidé un adolescent de seize ans à coups de hachoir pour une affaire de téléphone portable, une paille, n’est-ce pas? C’est donc à cet épouvantable individu que la Justice de la République vient de rendre sa liberté! Et pour couronner le tout, ainsi que le fait observer Le Monde dans un de ces articles mielleux dont il possède l’exclusivité, les juges, se trouvant dans l’impossibilité de prouver que Bendaoud  logeait sciemment des terroristes, n’ont pu que le relaxer… lui ouvrant droit ainsi à indemnisation pour détention injustifiée… On va lui filer un petit pécule, à Jawad, histoire de compenser les quelques mois de taule qu’il n’aurait jamais dû faire vu qu’il est innocent comme l’agneau nouveau né, vous voyez? Qu’est-ce qu’elle dit, la Répupu? Elle s’excuse et elle lui file notre pognon à cette charogne, c’est-y pas fabuleux, ça? Comme ils disent dans Valeurs Actuelles, nos braves Djihadistes de Syrie seront bien inspirés de se faire juger en France, ce sera toujours mieux que de se retrouver pendu haut et court et, tout ce qu’on risque en somme, c’est de récupérer quatre ronds en compensation des jours passés en taule… A votre bon cœur, M’sieur-dames!

Cela dit, heureusement nous avons Wauquiez. Ce garçon sait parler à notre jeune élite, il leur explique la politique bien mieux que Science-Pot et en plus il s’arrange, l’air de rien, pour que ça se sache. Oui, parce qu’enfin, bullshit! comme il dit, il faudrait se montrer bien naïf pour croire à l’histoire de l’enregistrement pirate diffusé à l’insu de son plein gré. Quoi qu’il en soit, il nous a balancé suffisamment de buches pour finir l’hiver bien au chaud.
Sarko, d’abord, le plus beau! Le Président agité du bocal, qui « pompait » les smartphones de ses ministres, une pure merveille, une bombe surtout, parce que si les intéressés savaient plus ou moins, le bon peuple apprend le genre de méthodes habituelles à l’ami Talonnettes. Ça fait désordre… on peut toujours prétendre que c’est faux, que Wauquiez déconne à pleins tubes… Chiche, je prends les paris, ces choses-là puent tellement la vérité qu’il faudrait s’enfermer dans un caisson étanche pour tenter de ne pas y croire.
Macron, ensuite, accusé du sabotage méthodiquement organisé de Fillon. Comme disaient les deux Dupont « cherche à qui le crime profite », pas vrai? Évidemment qu’il a trempé dans le coup, Macrouille, avec la Présidence à la clé, comment voudriez vous qu’il n’ait pas tiré les ficelles? D’ailleurs, une opération de ce calibre, seul Présipède apparaissait capable de la mener à bien sans la moindre fausse note. Les autres, on le sait, sont trop nazes, trop approximatifs, trop timorés souvent. Bien sûr, il n’a pas joué le coup tout seul, on l’a bien aidé, le cabinet noir de l’Elysée, les « amis » Ripoublicons, tout ça. Mais le chef d’orchestre, à l’évidence, n’était autre que le petit Manu, c’est l’explication plausible par excellence!
Et puis, arrive le joyeux Darmanin, le petit coquin de Tourcoing, coing-coing, la ville illustre dont le doux soleil enlumina jadis le « Clair de Lune à Maubeuge« , subtile chansonnette restée chère aux oreilles des rescapés de nos archaïques générations. Alors Darmanin, lui, Wauquiez le considère dores et déjà comme foutu, cuit, laminé! Avec ses histoires de harcèlement sexuel, il apparaît bien mal barré, en effet. Seulement ça ne s’arrête pas là, « Cahuzac puissance dix », qu’il a sorti, le prof auxiliaire d’école de commerce… il a voulu dire quoi, là? Parce que Cahuzac, tout de même, c’est assez connoté, non? Ne trouvez vous pas? C’est qu’ils se connaissent bien, ces deux-là, même génération, même obédience partisane… jusqu’à l’apothéose de Présipède qui embarqua gentiment le jeune nordiste dans son joli vaisseau si gentiment porté par les vents favorables. « Cahuzac puissance dix« , si Wauquier sait un minimum de quoi il parle, ça peut vouloir dire du costaud, du lourd dans pas trop longtemps. Une affaire Darmanin, bien croustillante et bien médiatisée, voilà qui pourrait nous apporter un peu d’animation dans un landerneau politique émasculé depuis Mai dernier. Déjà, qu’ils dégringolent dans les sondages, Macrounette et Barbapoux, ça risque de leur coûter quelques plumes une vacherie de ce genre… Bon, pas grave, on justifiera en rappelant que le camarade Gérald, n’est qu’un vulgaire transfuge de l’UMP; comme explication absolutoire, ça peut suffire, surtout si l’affaire se limite à des histoires de mœurs…voire… »patience dans l’azur, comme disait le vieux Popaul, chaque atome de silence est la chance d’un fruit mur« … pour ce qui nous concerne, ce n’est pas tant le silence qui nous inhibe le moral, en revanche le fruit mur, lui, il ne devrait pas tarder à dégringoler! Moi, en tout cas, j’aimerais bien, vu que ces sympathiques rigolos genre Darmanin, Grivaux et autres petits merdeux prétentieux En Marche, m’inspirent plus le coup de pied au cul solidement appuyé que la révérence due aux grands serviteurs de l’État.
Enfin, il a cru bon, Laurent le Magnifique, d’ajouter sa petite remarque vicelarde sur la mère Angela. A vrai dire, rien de bien original dans la mesure où il se contente d’observer que la dame en question possède à peu près autant de charisme qu’une terrine de pâté en croûte…en moins appétissant… mais tout de même! Quand on pense à tous les soucis qu’elle trimballe, la pauvre vioque, à essayer de faire tenir debout un gouvernement de carpes et de lapins, monté de bric et de broc, en catastrophe, pour tenter de sortir de ce genre de crise dont la démocratie, seule, détient la formule. On ne sait même plus très bien où ils en sont, les Chleus, dans leur recherche d’un compromis mal ficelé. Tout ce qu’on sait reste aujourd’hui la certitude que leur sort repose entre les mains des adhérents du SPD, lesquels devront prochainement voter sur Internet pour dire oui ou non à l’arrangement boiteux proposé par les deux rigolotes Merkel et Nahles, celle-ci remplaçant au pied levé un Martin Schultz éjecté de son parti pour cause de compromission intéressée avec le diable de droite. Il n’a pas tort, Wauquiez, Merkel ce n’est plus grand chose, juste un gros fétu de paille avariée divaguant au gré de vents politiques contraire et dont le sort final dépendra du bon vouloir d’un demi-million de militants socio-démocrates qui ne peuvent pas la voir en peinture. La malheureuse semble, dores et déjà, bel et bien finie. Il n’était pourtant ni bien utile ni très charitable de tirer ainsi sur un corbillard déguisé en ambulance…et en plus, ça aussi, on s’en fout comme de l’an quarante avant la naissance de Notre Seigneur!
Cela dit, et pour conclure, moi je persiste à penser qu’il a bien fait Wauquier, de pisser un peu sur tout le monde, ça soulage et puis, parfois, ça peu favoriser le renouveau de la végétation, bullshit!… Nous verrons bien ce qui en sortira.

Bonne semaine à tous, avec mon amitié la plus distinguée.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Saint Valentin des Cendres

Tiens, c’est rigolo! Vous avez vu, cette année la Saint-Valentin tombe le Mercredi des Cendres… certes la première occultera le second, y a pas photo, comme on dit puis; les Cendres dans le genre vendeur-sexy on fait mieux, sans nul doute. D’ailleurs ces trucs-là, le carême, la pénitence et tout le toutim ça sent tellement son vieux temps qu’à l’exception d’un substrat négligeable de culs-bénits archéobigotiques, nul ne sait même plus de quoi il retourne. Et tant mieux, Dieu merci -enfin si j’ose dire- car associer à la très médiatique, très heureuse et très commerciale fête des amoureux, la sinistre cérémonie au cours de laquelle on se fait barbouiller la gueule avec des résidus de combustion censés rappeler que nous sommes poussière et ne tarderons pas à le redevenir pour de bon, apparaît saugrenu pour ne pas dire obscène. En un mot, c’est incompatible! Incompatible, oui…bien sûr… sauf pour moi à l’évidence! Moi ce coup-là je le prends comme un clin d’œil du Diable, ou alors de la divinité qui s’occupe du calendrier allez savoir, il en existe forcément une, enfin je suppose… Vu la situation, quoi de mieux adapté que les Cendres pour me la souhaiter bien chaleureuse, la Saint Valuche… D’autant que, pour votre serviteur, voilà un bail que cette fête à la con pue la haire, la discipline, le cilice et la mortification… lisez moi donc ce petit sonnet vous constaterez que ce n’est pas nouveau, c’est juste encore pire chaque fois que ça revient…alors le Mercredi des Cendres de Valentin je le prends comme un petit cadeau vachard de la providence, une bonne blague somme toute, j’espère que l’Almanach Vermot ne l’aura pas loupée, celle-là!

Bon, nous n’allons tout de même pas en faire un fromage, pas vrai, d’autant qu’on trouve dans l’actualité bien des sujets de préoccupation nettement plus prégnants que les états d’âme des vieux amoureux sans espoir.
La Syrie, par exemple, où vous avez maintenant les Israéliens qui s’en vont bombarder à qui mieux-mieux les positions iraniennes sur les contreforts du Golan. En voilà un truc qui fout la trouille! Vous vous rendez compte, l’affrontement direct entre ces gens-là, bourrés de haine réciproque jusqu’au turban, ou jusqu’à la kippa, c’est selon? Parce qu’ils possèdent tous les deux la bombe atomique, ces enfoirés…bon d’accord celle des Ayatollah fait un peu gadget en comparaison de l’arsenal rabbinique, mais tout de même, ça craint grave! Sans compter le F16 du Peuple Élu abattu par la D.C.A. chiite, ils détestent qu’on leur bousille le matos nos potes baptisés au sécateur , vu le blé que ça coûte! Heureusement qu’il y a Vladimir Putin dans le secteur, même déprimé par l’éviction de ses skieurs survitaminés des Jeux Olympiques il veillera toujours au grain ce garçon…espérons seulement que ça suffise à calmer les Iraniens, sans quoi nous allons direct à la grosse mouscaille. Sans compter, en supplément de pastis, les Turcs qui attaquent les Kurdes de l’autre côté, bien décidés à profiter de l’occase pour se débarrasser de leurs vieux ennemis, un peu comme ils avaient réussi, au temps de la Grande Guerre, leur opération nettoyage par le vide des Arménoches. Pour le nettoyage ethnique à la faveur des conflits compliqués, ils n’ont pas leur pareil, ces braves Ottomans…. Et comme on les laisse toujours faire… Tout ça pour vous dire que si vous faites un peu le tour de tout ce qui nous pourrit la vie, ou menace de nous la faire carrément péter à la gueule un jour ou l’autre, à chaque fois vous trouvez des Musulmans. C’est une règle générale et absolue, en somme, les deux grosses préoccupations de l’humanité souffrante sont, par ordre de gravité, les virus et les Muz. Je me demande bien pourquoi je les classe dans cet ordre… par  souci de politiquement correct, je suppose…

Un peu comme notre cher petit Présipède, voyez vous? Lui c’est l’organisation de « l’Islam de France » qui le travaille. Il va y aller « touche par touche » qu’il a dit… touche-touche pas à mon pote peut être, sinon je ne vois pas trop de quelle sorte de touche il pourrait s’agir. Enfin, touche ou pas il semble prêt à tout examiner pour enfin trouver la solution du problème insoluble dont il a hérité, le pauvre gamin, puisque ce merdier il le tient des Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarko et Hollandouille, les deux premiers, surtout, ayant essentiellement créé les conditions du bordel inextricable dans lequel se débat leur République et dont nous ne sortirons probablement que les pieds devant. Tout examiner, cela signifie par exemple envisager le concordat… Oh putain, alors là elle s’en morflerait une super-mornifle dans la cafetière la Répupu! Le concordat, vous vous rendez compte! L’anti-loi de 1905, le coup de poignard dans le dos à la sacro-sainte laïcité, le cauchemar des vieux gauchiards bien traditionalistes, des socialos et autre radicaux bouffeurs de curetons! Vous mordez le topo? Eh bien il n’en a cure -ni même mosquée- Macrounette, non plus que ce cher Gnafron-Collomb qui devra, en pareil cas, bouffer son chapeau en tant qu’ex-membre éminent du P.S. mais qui s’en balance,  vu que les élucubrations de son jeune patron lui tiennent lieu d’évangile, au gâtouillard de la Place Beauveau.
Or donc, l’État Français qui, pendant plus d’un siècle s’est obstinément refusé à tout rapprochement avec l’Église, considérant cette dernière, au mieux comme quantité négligeable, au pire comme l’ennemi sournois tapi dans l’ombre et toujours prêt à détourner les consciences du bon populo de gauche, eh bien ledit État serait prêt à signer solennellement un contrat de coexistence avec les Mahométans…lesquels?… on ne sait pas trop, vu le caractère pour le moins composite de la religion en cause. Et comme chacun sait que le but ultime de nos amis culs en l’air consiste à instaurer la Charia dans notre pauvre couillon de pays, on imagine aisément à quel point un concordat, négocié avec les dhimmis qui nous gouvernent, pourrait se révéler de nature à leur faciliter les choses. Nous n’en sommes pas encore là mais l’affaire fait son petit bonhomme de chemin. Allah prend tout son temps mais il progresse, le Tout-Puissant, le Miséricordieux, et manifestement les petits rigolos d’en face ne font pas le poids, il s’en faut de beaucoup! Soyons donc bien conscients que notre sort dans ce domaine se trouve aujourd’hui entre les petites mimines délicates de Macrouille. Pour vous résumer le truc, en gros, ou bien il fera une grosse connerie à conséquences incalculables, ou bien, comme ses prédécesseurs, il fera semblant…ou carrément rien du tout…dans les deux cas, de toute façon, ce sera bon pour la Charia. Pauvre petit bonhomme, faut voir ce qu’on lui demande, pas vrai? Sans compter les autres gros embêtements genre épées de la dame au clebs, qu’il voit se balancer doucement au dessus de sa jolie tronche!

L’affaire Hulot, par exemple. En voilà un gros patacaisse! Parce que vous avez vu la plaignante, celle qui l’accuse de harcèlement sexuel pour ne pas dire de viol? La petite fille de François Mitterrand, parfaitement, Tonton soi même! Ça fait désordre dans le landerneau républicouille des histoires de cette nature. Bon, Darmanin, lui après tout il se serait tapé une call-girl en la rémunérant par menus services, ce qui se fait fréquemment chez le jeune énarque bien placé dans les cabinets (ministériels, bien sûr). Que voulez vous, ces garçons bossent comme des malades et touchent des payes de misère, on ne peut tout de même pas leur reprocher de se réconforter la libido par le biais des pouvoirs attachés à leurs fonctions. Sinon les pauvres gamins en seraient réduits à recourir aux nanas du trottoir d’en face, avec tous les risques que ce type de démarche induiraient pour leur petite santé.
En revanche, pour notre sémillant Ministre de la Transition Écologique, l’affaire remonte à sa grande époque triomphante de Ushuaïa et autres émissions à audimat écrasant. Déjà riche comme Crésus, et encore, je me demande si ce dernier, dont la médiatisation intervint plutôt post-mortem, était finalement si plein aux as que cela. Bref, pour ce garçon, tenter de se taper de force la descendante directe d’une icône de la Gauche du calibre de feu Tonton, vrai ou faux, ça la fout vachement mal. Moi je veux bien que le viol constitue, somme toute, une activité écolo-compatible, peu exigeante en termes d’effet de serre et totalement neutre sur le plan de la pollution à l’ozone. D’accord mais l’affaire n’en demeure pas moins de nature à créer l’animosité, voire le rejet absolu chez une partie non-négligeable de l’électorat Macronnique. On l’aurait accusé, le coiffé au bol, d’agression contre les camarades Eva Joly, Cécile Duflot ou même Dominique Voynet, il s’en sortait sans casse, forcément! Mais là, une petite que son illustre grand-papa faisait probablement sauter sur ses augustes genoux à l’époque bénie où il foutait allègrement notre pays sur la paille, il est mal, le pauvre Nico, comme on dit chez Lidl, très mal, même… et son patron aussi, pour le coup! Allez, attendons un peu, ça va peut être s’arranger, après tout… non, je déconne!

Voilà, je vous souhaite à tous une excellente semaine. Et surtout, oui surtout, une joyeuse Saint Valentin des Cendres…enfin, pour ceux qui y ont matière…

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN