La Signora Patta-Tina et la Signorina Pompino

-« Alors comme ça, vous avez pensé que je vous racontais des stronzate (1), moi, Umberto Cazzoficca? Vous préférez apparemment croire vos journalistes de mes deux, toujours si bien informés que les seules fois où ils ne se gourent pas c’est parce qu’ils se foutent le doigt dans l’œil? Apprenez, Messieurs que lorsque j’affirme quelque chose sur un sujet que je maîtrise -sans quoi je ferme ma gueule- vous pouvez toujours vous fouiller si vous essayez de prévoir le contraire. Sans compter que l’Italie, les Franchouilles n’y ont jamais rien compris, trop fin, trop subtil et trop compliqué pour eux! Alors les pisse-copie de votre presse, excusez-moi… La prochaine fois, si vous le voulez bien, faites moi le plaisir d’accorder un minimum de crédit à mes propos, ça vous évitera de vous fourvoyer dans des impasses à la con. Ne cherchez pas, j’ai raison, voilà tout! »
Faut reconnaître! La semaine dernière, ici même, à peine avait il tourné les talons qu’un démenti retentissant lui pétait à la gueule, comme quoi les spaghetti gouvernementaux étaient cuits et que le Président Mozzarella (2) désignait un clampin quelconque pour former un cabinet bien comme il faut, en attendant de nouvelles élections rapidement organisées. Tellement ils étaient contents de voir la coalition « populiste » partir en sucette avant même son premier tour de piste, qu’ils y allaient tous de leur petit couplet bien pensant, les médiatiques patentés: la coalition improbable, les risques pour l’Europe, le malheur qui avait failli nous broyer, les pauvres migrants qui l’échappaient belle… Bref, la victoire éclatante du camp du bien sur les forces fétides de la nauséabonderie transalpine (d’ours, naturellement). Manque de pot, toujours parfaitement au courant des affaires les plus tordues du Quirinal et du Viminal, sans parler de sa grande spécialité, le Vatican, le brummell des sept collines détenait, lui, la pure vérité, si déplaisante  fût elle pour tous les adeptes du suffrage politiquement-correct. Les Ritals ayant majoritairement exprimé, dans les urnes, une volonté farouche d’en finir avec le globiboulga européo-humanitariste et ses épouvantables conséquences, ils auront, pour une fois, la réponse adaptée à leurs exigences… Jusqu’à ce que « Le Système » leur fasse tout exploser en vol y compris leurs illusions démocratiques, ce qui, selon toute vraisemblance, ne devrait pas demander beaucoup plus de six mois.

Cela dit, il en rajoute un peu, Umberto,  histoire d’en mettre plein la vue aux gonzesses. Car il s’est pointé au bistrot de Thérèse en charmante compagnie, le saligaud! Une quinquagénaire de toute beauté, Ornella Patta-Tina, accompagnée d’un petit canon à longue portée, Graziella Pompino, une merveille absolue, vingt piges, une sorte de tanagra en jeans taille-basse revisité par un Botticelli  retour d’une soirée au Crazy Horse. Bon, ça vit à Monaco, vous voyez, avec des activités vachement lucratives sur lesquelles mieux vaut ne point s’appesantir; cependant, question esthétique visuelle autant qu’olfactive et même sonore on n’avait jamais rien constaté de tel, Derrière Napoléon, même aux temps obscurs de notre jeunesse enfiévrée. Grauburle, appuyé sur un coin du rade,  en bave doucement négligeant carrément de siroter son pastis; Foupallour, toujours pragmatique, profite de l’occase pour s’astiquer discrètement le milieu du futal, Maître Trentasseur tente de jouer les causeurs de haut vol tout en essayant d’évaluer le coût éventuel, forcément exorbitant, d’une petite prestation. Quant à l’ami Maurice, éternellement philosophe, il se dit que, même avec soixante ans de moins, jamais il n’aurait eu les moyens d’accéder à des pétroleuses de ce calibre.

Il a voulu, Umberto, montrer à ces dames un témoignage émouvant du passé, une espèce de lieu en voie d’extinction totale, l’obsolescence personnifiée par les vieux piliers de comptoir et la patronne derrière son zinc d’avant guerre. Ça n’existe plus ces trucs-là, sauf peut être encore au fin fond des provinces les plus arriérées et encore… les pochetrons crèvent, les patrons à tablier cradingue et mégot sur l’oreille ne sont plus qu’un lointain souvenir, la fumette et la sniffette remplacent peu à peu la bonne vieille cuite de nos pères, la convivialité bistrotière fait place désormais au tout puissant smartphone. Plus d’espace pour les vieux troquets de papa dans notre société islamo-numérique! Alors les quelques survivants valent le coup d’être vus une dernière fois, avant qu’ils ne disparaissent à jamais, faute de clientèle et de tauliers (voir aussi Le crépuscule des zincs).
Les deux superbes salopes ont l’air de bien apprécier le côté pittoresque du gourbi et de ses occupants, le pastis servi dans ses verres marqués « 51 » flanqués de leur complice de toujours, la cruche jaune-criard du grand concurrent multinational. Enfin tout, quoi. Surtout la petite Signorina Pompino, celle-là, habituée du Café de Paris et des palaces environnants, n’imaginait même pas l’existence de boui-bouis aussi hors du temps. Elle s’amuse comme une écolière en goguette à tripatouiller la machine à distribuer les cacahuètes, une véritable pièce de musée, tout en nous regardant tous, nous autres les curiosités locales, avec un étonnement vaguement teinté d’inquiétude. Des bestiaux de cette espèce, surtout les Graubule-Foupallour brothers, elle n’en avait jamais vu la queue d’un, au propre (oui, enfin…) comme au figuré s’entend!

-« Je vous disais donc, reprend le Signore Cazzoficca en pelotant délicatement la hanche diabolique de la Signora Patta-Tina, que les carottes sont cuites. Le Gouvernement de chez nous s’installe et dès demain notre Ministre de l’Intérieur Salvini se rend en Sicile afin  mettre les pendules à l’heure. Les clandestins dehors! Qu’on en finisse avec ces débarquements incessants et cette invasion pernicieuse qui nous pompe l’air et la substance. Plus aucun vice-passeur -en d’autres termes les ONG organisatrices des récupérations d’Africains au large des côtes Libyennes- ne doit plus accoster dans nos ports. Quant aux envahisseurs installés en Italie, qu’ils préparent les valises en vitesse, la sortie c’est du peu au jus! Les cinq milliards consacrés à l’accueil des clandestins, leur bouffe, leur entretien et leurs cours d’italien, on va les affecter aux camps de transit où les intéressés attendront -le moins longtemps possible- leur expulsion. Et ne croyez pas qu’il s’agisse de paroles en l’air, Di Maio, son allié 5 Etoiles, suit parfaitement Salvini sur ce terrain, au titre d’une solidarité gouvernementale sans laquelle les deux sauteraient avant même d’avoir touché leur première indemnité ministérielle.
« A présent, chers amis, poursuit le chaspeur aux doigts de velours, comme je vous le disais la semaine dernière, numérotez vos abattis. Les passeurs humanitaristes des maudites ONG  disposent de navires parfaitement à même de pousser plus loin les traversées. Vous risquez donc de les voir accoster en Corse…remarquez ça j’en doute vu que les copains de Bonifacio ou d’Ajaccio risquent d’apprécier moyen la plaisanterie… Non, vous commencerez bientôt à en voir débarquer à Menton, à Villefranche, à Nice, à Saint-Trop -pourquoi pas?- à Cassis, à Marseille, enfin partout où vos Bien-Pensants sauront les accueillir avec viennoiseries et élixirs anti-poux. Le seul truc que je puis vous dire c’est qu’ils éviteront Monaco: Bébert apparaît certes comme un garçon particulièrement porté sur la bienfaisance, toutefois, vous comprenez, il n’y a pas la moindre place disponible, on est les uns sur les autres…alors plutôt que de les transférer gentiment dans les villes voisines, autant qu’ils s’y rendent directement et qu’on n’en parle plus!
« Sinon, à part ça, bien sûr, termine t-il en glissant mine de rien vers les fesses de la somptueuse Ornella, les mesures fiscales vont se décider rapidement, de même que les « avancées sociales » pour faire plaisir à la partie gauche de la combinazione.  Sur ces points, bien évidemment, l’Europe nous attend au tournant. Je pense qu’on nous savonnera la planche jusqu’à reprise en main des manettes par les stipendiaires de l’Allemagne; Deutchland über alles! Force restera à l’autorité légitime puisque tout le monde en est d’accord, à commencer par vous, les Français… D’ailleurs, hein, sans vous vexer, fait il en jetant un coup d’œil vicelard à ce pauvre vieux Blaise Sanzel, collaborer avec les Fridolins ça ne vous a jamais fait peur, pas vrai? »

Bon,  personne ne moufte plus, ça jette un froid ces choses-là, toute vérité n’étant pas nécessairement bonne à dire. Et puis, aussi, la dame Patta-Tina, depuis un moment ondule doucement sous la caresse pernicieuse de ce rital de mes deux, ce qui commence singulièrement à agacer la brave Thérèse. Du coup cette dernière décide de mettre un terme à la plaisanterie en priant gentiment Umberto d’aller déplacer sa Maserati   lâchement abandonnée sur le trottoir d’en face. La tournée des flics ne devrait pas tarder selon la vioque, vu qu’ils se pointent toujours Place Bonaparte sur les choses de midi… forcément, c’est sur le chemin du commissariat, et l’heure de l’apéro arrive…
Par suite les visiteurs du matin décident de prendre congé, ce cher Cazzoficca saisit les deux nanas par la taille et les embarque vers d’autres cieux, non sans qu’elles nous balancent des tas de baisers de leurs petites mimines surchargées de bagouzes à cent-mille balles pièces minimum, surtout la belle Ornella, elle a eu le temps d’en amasser des douzaines et des douzaines, la Signora, avec la carrière qu’on lui devine!

Ça laisse un sacré vide quand ça décarre, ces petits animaux-là,  on se sent tout chose, penaud, un peu frustré, mal à l’aise dans sa vieille peau défraîchie.
C’est Grauburle qui réagit le premier:
-« Dites, les potes, vous ne trouvez pas, comme ça, qu’on aurait légèrement  raté nos vies, nous autres? »

Bonne semaine à tous et portez vous aussi bien que possible.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Calembredaines…enfin pour rester poli, le bullshit cher à l’ami Wauquier s’en  rapprocherait plus.

(2) Ou Mattarella… je crois, de toute façon ce n’est qu’une question de fromage…

Publicités

Une goutte d’eau dans l’océan

-« Pauvres andouilles, lance Maurice rigolard, on se croirait revenu au bon temps de Sarko, le président des riches comme ils disaient! Et là: rebelote, même motif même punition! Vous vous rendez compte, ça continue à défiler en beuglant comme des veaux séparés de leur mère… Sauf que l’an dernier, comme un seul homme, ça a voté pour l’autre petit merdeux. Voulaient pas de la grosse Tapedur, les braves gauchiards, tout sauf les fachos au pouvoir, qu’ils disaient, je les ai entendus, ces cons! Du coup ils ont élu un transfuge de la Banque Rotschild, aussi sec, sans barguigner…et maintenant ça la leur coupe de le voir présider pour les friqués: faut vraiment trimballer un blindage de char d’assaut soviétique, faites confiance! »
La saison du pastaga prend désormais son plein essor DERRIERE NAPOLEON ; par la force des choses les conversations suivent le mouvement, elles s’animent, elles virevoltent, elles explosent parfois en mille étincelles déjantées, bref elles sentent la belle saison, un peu comme le vieillard cacochyme et podagre retrouve, à la faveur du joli soleil de Mai, une vigueur, certes un peu vacillante, mais révélatrice d’un semblant de vie retrouvé.
Je dis ça à cause de l’ancêtre Blaise Sanzel (voir par exemple ceci ), dont le grand âge, que dis-je, l’immense, l’énorme, l’invraisemblable, l’inconcevable, l’ahurissant, âge, lui offre encore la fortune d’allégrement franchir les cinq-cent mètres qui séparent son vingt-pièces-cuisine de notre cher bistrot Bonapartien, afin d’y déguster le breuvage à Popaul (Ricard s’entend). Et donc, le vieillardissime en question, loin de jouer les utilités, entend toujours participer activement aux débats d’idées alcoolisées qui animent généralement nos matinées dominicales. Sur ce coup-là il philosophe, Blaisou:
-« Comme vous le savez peut être, déclare-t-il en chopant avec une habileté confondante une poignée de cacahuètes, j’ai bien connu Edgard Faure (1), celui qui disait notamment: lorsqu’un problème est difficile, il faut toujours recourir à une solution compliquée. J’ai eu l’occasion à maintes reprises de vérifier la sagacité du personnage ainsi que la justesse de la maxime en question. Voilà pourquoi, je pense, notre petit Présipède, garde le vent en poupe et franchit tranquillement les obstacles que de gros rigolos dépourvus d’envergure, tel par exemple Jean-Cul Méchancon… enfin un nom comme ça… placent sur sa route. Sa marge de manœuvre apparaît très restreinte, tout ce qui touche de près ou de loin à la bonne vieille gauche enracinée dans ses certitudes d’un autre âge, s’acharne à lui foutre le bordel. Les cheminots, les fonctionnaires, les Black-Blocs, les pauvres couillons de tout poil qui perdent à chaque coup, surtout lorsqu’ils croient avoir gagné, tout ce conglomérat rébarbatif joue la révolte des six-pailles- voire sept ou huit si l’on compte aussi les hommes du même métal. Macrounette, lui, se contente de sortir des réformettes tellement alambiquées que personne n’y pige que pouic. Alors il a beau jeu de faire semblant d’en expliquer les tenants et les aboutissants -voire même les abrutissants- au bon populo, lequel, subjugué par la fabuleuse intelligence du petit génie encensé par des media quasi-unanimes, n’a plus qu’à s’écraser mollement face à la vérité révélée. Ainsi le Jupiter au petit pied, se trouve-t-il en passe de gagner la partie… Encore un mois de Juin un peu dur, sans doute, mais au fond pas tant que cela, et le tour de passe-passe sera joué. L’opération de communication promotionnelle aura fonctionné à bloc, la stature nationale et internationale du « Grand-Réformateur » en sortira définitivement confortée et il pourra commencer à bricoler une nouvelle usine à gaz inextricable, ce coup-ci pour les retraites, après quoi il ne lui restera qu’à se mijoter tranquillement les conditions d’une bonne ré-élection en 2022. »

-« C’est pas dit que tu soyes encore là pour vérifier la prédiction, intervient Jean Foupallour déjà aux trois quarts bourré, mais dans tous les cas on fera un saut au cimetière, manière de te mettre bien au parfum »…et ce con de partir dans un de ses fous-rires irrépressibles qui le contraindra d’ici deux minutes à un repli stratégique et précipité en direction des chiottes. En pareil cas il ne parvient plus à se retenir, le brave Jeannot, la prostate, sans doute… Un qui apprécie moyen le trait d’humour, c’est évidemment le camarade Blaise, dans la mesure où, passées les quatre-vingt-dix piges, la notion de trépas prend une tournure particulièrement concrète autant qu’évocatrice; mais bon, comme on connaît ses saints on les honore, la meilleure réponse à cette sorte de naïveté corniaude reste encore la commande d’une nouvelle tournée en jaune, laquelle je m’empresse de passer histoire de regonfler une euphorie collective momentanément émoussée.

La très exceptionnelle présence parmi nous de notre vieil ami Umberto Cazzoficca nous en offre aussi l’occasion. Venu faire un tour du côté de Monaco où il conserve toujours un point de chute doré sur tranche, le flamboyant Rital nous apporte, en supplément de programme, des nouvelles fraîches de la trépidante démocratie transalpine (de cheval, bien sûr) et de ses tribulations politiquement iconoclastes.
« Vous savez, nous explique-t-il, chez nous les choses se révèlent souvent bien plus simples qu’il n’y paraît vu de l’extérieur. Nous avons un gouvernement tout nouveau, formé par deux partis dont l’unique point commun est l’opposition au « Système ». Les urnes ayant attribué la victoire à ces braves gens, ils ont réussi, non sans mal, à se mettre d’accord sur un programme, plutôt risqué mais néanmoins cohérent. A partir de là, leur grand ennemi, le « Système », donc, a essayé par l’entremise du Président de la République, Mozzarella -je veux dire Matarella- de leur coller l’ensemble des bâtons possibles dans les roues. Ce dernier, en bon démocrate, a donc tout tenté pour empêcher de gouverner la coalition légitimée en vertu des dernières élections. Voilà pourquoi l’affaire a traîné un peu en longueur mais, comme on dit chez nous, a poco a poco si guadagna il gioco (2) , le gouvernement MS5-Liga ne devrait pas tarder à se mettre au boulot. Cela dit, bien entendu, entre les difficultés intestines et les saloperies exogènes qui vont lui tomber dessus, le cabinet en question ne tardera pas à se péter la gueule lourdement. En attendant, nous aurons récolté quelques mesures d’assainissement fort appréciables, notamment une jolie baisse des impôts avec juste deux taux respectivement à quinze et à vingt pour cent et aussi une politique anti-immigration conduite par Salvini soi-même, lequel mettra tout en œuvre pour la mener à bien pendant les quelques mois au cours desquels il disposera des moyens d’agir.
Ce dernier point constituerait plutôt une mauvaise nouvelle pour vous, mes pauvres amis, car s’il veut aller vite, Salvini, il va lui falloir refiler la patate brûlante aux copains… Je ne vous fais pas un dessin, pas vrai, quand il y a des clandestins Africains à fourguer en catastrophe, c’est à la France, pays des Lumières et des Droidlom, qu’on pense en priorité, hein?  Porca miseria, ça me fait de la peine pour vous mais votre bon cœur vous perdra toujours…surtout que les Tedeschi, enfin les Chleus comme vous dites, depuis les grandes ouvertures de la grosse Angela et leurs conséquences, ils ont compris leur douleur: on n’arriverait même pas à leur en expédier la moitié d’un! Cela dit, ce n’est pas si grave, voyez vous, après tout il n’est question, à peine, que d’un demi-million de jeunes-gens…pour vous, franchement, une goutte d’eau dans l’océan, non? »

Salauds de Macaronis, va!
« Accablé des malheurs où le destin nous range,
Je vais les déplorer… »

Bonne semaine, conservez vous bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Politicard de haut vol et grand fornicateur devant l’Éternel, sous les IVème et Vème Répupus.

(2) Traduction libre: « petit à petit l’oiseau fait son nid ».

 

Panique dans la volière

Vous avez vu? Gnafron Collomb qui se rebiffe! Voilà un garçon à qui il n’en faut point  conter, quand la coupe est pleine elle déborde, lui pareil! Déjà le coup des quatre-vingts kilomètres à l’heure, mesure démocratiquement contre-productive soutenue mordicus, bec et ongles, par Barbapoux, notre excellent Premier Ministre, dont l’acharnement en l’espèce tient sans doute au fait qu’il s’agit de la seule innovation dont il peut, à titre personnel, revendiquer la paternité. Curieux personnage que ce grand barbu ex-socialo recyclé dans l’UMP pour des motifs exclusivement électoralistes (voir ici ), nous aperçûmes la semaine passée un documentaire à lui consacré par FR 3 et sobrement intitulé « Edouard mon pote de droite »… énorme bide en termes d’audience, certes, mais symptomatique de la grosse ficelle visant à piéger le gogo. Barbapoux, descendant direct de communistes notoires, ex-rocardien, juppéiste d’occasion et Macronnien d’opportunité, c’est tout ce qu’on voudra sauf un homme de droite, en revanche je serais bien en peine de le coller dans quelque case politicarde que ce soit. Un OPNI, en quelque sorte, Olibrius Politique Non Identifié , tout juste bon à emmerder le provincial avec des limitations de vitesse à la con. Une buse de haut vol!
Et donc, son coadjuteur Ministre d’Etat et de l’Intérieur, l’ineffable Gnafron précité, lequel connaît parfaitement la musique démocraticarde pour la pratiquer en virtuose depuis cinq décennies, fait savoir urbi et orbi dans quel endroit de sa personne le cher Philippe-de-droite peut se carrer sa limitation. Par surcroît, le vieux briscard socialo se fout ouvertement du soi-disant « recadrage » à lui consacré par le poilu de Matignon. Il préserve son pré-carré, Gnafron, à savoir Lyon et ses vastes alentours, avec plein de routes à deux voies et d’électeurs qui roulent dessus. En raison des Municipales qui se pointent à l’horizon, le moment apparaît mal choisi d’aller emmerder ces braves-gens, surtout pour faire plaisir à une hurluberlue présidente de ligue contre la vitesse et, accessoirement, à un Ministre des Comptes Publics assoiffé de radars automatiques- jackpots. Sans compter qu’il en rajoute dans le registre démago, le Gône, en attirant l’attention sur la petite étudiante islamiste de l’UNEF, Maryam Pougetoux, dont il dénonce le « prosélytisme » lié à son accoutrement de fatma… Bonne idée au demeurant puisque la très féministe Ministre Schiappa, bien embêtée, n’a pu faire autrement que d’emboîter le pas à son vénérable collègue en taxant l’UNEF de soutien à l’Islam Politique. Réponse du Syndicat Estudiantin: « Derrière le supposé débat sur une laïcité excluante, se cache une islamophobie décomplexée! » Oh coquin de sort, dites, Collomb et Schiappa islamophobes! Là on est dans le dur…quelque chose me dit qu’on n’a pas fini d’en parler, grosse partie de rigolade en perspective! Ça tombe à pic, vu que ces temps-ci nous manquons un peu d’occases d’esbaudissement collectif…il y a bien les Anglais, mais bof…

Non, je dis ça à cause du fameux mariage du Prince Harry avec sa belle métisse Amerloque. Tout de même, y a pas à dire: respect! Trois milliards de téléspectateurs, records battus, enfoncés, pulvérisés, même son frère le futur Roi-un-jour-ou- l’autre, complètement largué en dépit de noces époustouflantes voilà sept ans déjà (voir ici ). Un succès incomparable, sans précédent, seuls les Rosbifs arrivent à réaliser pareils exploits. La marque Windsor, quoi, un label pire que de Cadix comme eût blagué cette chère Louise-Maria Naud, pour les quelques fossiles qui s’en souviennent encore. Il faut dire que l’affaire partait sur de sacrées bases: le fils cadet du Prince de Galles, lequel n’est pas forcément le véritable auteur de ses jours, y a qu’à voir leurs gueules respectives -et néanmoins respectables- qui épouse une actrice de séries américaines descendante d’esclaves par sa maman. Cette dernière, prof de yoga à Los Angeles. a tout pour plaire aux media, aux anglais des banlieues et même à ce brave Charles précité, manifestement en sympathie avec la dame en question. La seule à tirer un peu la gueule c’était Her Majesty the Queen Elizabeth…ses vieux rhumatismes, peut être… sinon comme je vous disais: un tabac absolu! Des people plein le parterre, le beau Clooney, cette vieille pédale d’Elton, le couple Beckham avec Victoria en deuil transparent et sans soutien gorge, enfin tout pour régaler le gogo, sans oublier des gospels plutôt BCBG dans la Chapelle Royale et, en vedette américaine, le Révérend Michael Curry, chef des Anglicans U.S.  Un scoop à lui tout seul celui-là, un sermon de prédicateur noir comme on n’en fait qu’Outre-Atlantique, complètement déjanté, gigotant,  farfelu, incongru, déplacé, grotesque, avec une couche bien épaisse de Martin-Luther King et des bons sentiments bondieusards comme s’il en pleuvait… une scène d’anthologie hyper-médiatique en somme! Et donc euphorie totale dans la mouvance afro-amerloque-démocrate: le triomphe des damnés de la terre qui entrent de plein pied dans la gentry la plus huppée de l’univers, le bonheur total pour pas un rond! D’ailleurs on a pu entendre une brave nana interviewée par l’incontournable BFM -en délestage de Macron, pour une fois- déclarer tout naturellement: « en tant que personne noire je suis heureuse de voir une femme de ma communauté entrer dans la Famille Royale »… Je vous laisse imaginer l’inverse, par exemple une blancos qui eût balancé « en tant que personne blanche je suis contrariée de voir une black épouser le fils de la Reine »… Sacrebleu le racisme! Méfions nous de la symétrie, dans notre société d’aujourd’hui ça peut jouer des tours pendables… Quand je pense à ce cher La Fontaine: « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » Aujourd’hui il lui eût fallu inverser la finale, du coup ça lui foutait sa rime en l’air! Non, décidément les temps ont bien changé… Comme en Italie, où l’on assiste, héberlué, à des phénomènes d’une nature tout à fait inédite et qui foutent tellement la frousse aux media qu’ils osent à grand peine évoquer le sujet.

Et voilà! Chez nos voisins et -jusqu’ici amis- transalpins, la démocratie et ses arcanes bizarroïdes viennent de produire un monstre jamais imaginé par les plus audacieux: un accord de gouvernement entre La Ligue et le mouvement Cinq-Étoiles! Pour les non-initiés, La Ligue c’est le parti de droite vraiment à droite et l’autre machin une espèce de fatras anarchiste gauchisant, un bricolus politique créé par Beppe Grillo, un genre de Coluche version napolitaine. Un peu l’alliance de la carpe et du lapin, certes, mais qualifiée par les media de groupement des populistes d’extrême-droite et d’extrême-gauche… Une horreur! L’Europe en danger, forcément, le pays de Dante qui bascule en enfer, la schizophrénie au pouvoir, l’hydre bicéphale qui va bouffer la péninsule! Un cauchemar que nul chroniqueur digne de ce nom n’aurait imaginé, puisque la commune opinion des docteurs auto-proclamés de la science politique consistait à prédire une situation inextricable et définitivement bloquée, assortie d’un prochain retour aux urnes… Eh non! Les deux vainqueurs de l’élection dernière ont trouvé un terrain d’entente, et pas n’importe lequel… De quoi épouvanter la Bien-Pensance jusqu’au tréfonds de son humanitarisme le plus politiquement-correct et de son européisme le plus chevillé au corps.
Jugez plutôt:
-Baisse drastique de l’impôt sur le revenu,
– Les Francs-Maçons -ainsi que les condamnés à quoi que ce soit- interdits de postes ministériels!
-Révision complète de la politique migratoire, cinq-cent-mille « migrants » sortis d’Italie par tous moyens, rapatriements ou passes en retrait aux autres membres de l’Union!
-Arrêt immédiat des sanctions contre la Russie et rapprochement avec l’ami Vladimir- sans remettre en cause, toutefois, l’Alliance Atlantique!
Ça c’est pour La Ligue, après vient le lest qu’elle a dû lâcher pour parvenir à un accord:
-Création d’un « revenu de citoyenneté » fixé à 780 Euros…heureusement le bénéficiaire sera tenu d’accepter tout emploi proposé par l’ANPE ritale,
-Minimum retraite à 780 Euros,
-Le droit à pension sera acquis dès que la somme de l’âge et des année de cotisations atteindra cent, autrement dit, soixante ans pour ceux qui ont commencé à bosser à vingt,
-Relance par la demande en s’asseyant sur les 3% de Maastricht!
A l’évidence c’est le volet « de gauche » qui va tout foutre en l’air, mais c’est bien tenté quand même et puis, qui sait, avec les Italiens on peut s’attendre à tout, démerdards comme on les connaît… Et aussi, vous savez, des gens capables de virer les Franc-Maçons à grand coups de lattes dans le derche, ça devrait pouvoir faire de grandes choses!
En tout cas, ils vont s’y mettre, c’est bien parti, et même si, selon toute probabilité, l’aventure s’en ira assez vite en quenouille, l’effet panique dans la volière de ceux qui pensent convenablement, nous offrira sûrement, dans les jours qui viennent, un spectacle des plus réjouissants…

Et pour ce qui fait paniquer les volières, je vous recommande l’intervention surprise de la belle Asia Argento en clôture d’un Festival de Cannes féministe et chiant comme jamais:
-« Weinstein m’a fait le coup du père François, ici même, voilà vingt et un ans; maintenant qu’on lui a donné le compte, on va commencer à s’occuper de vous et -désignant d’un geste large le Tout-Cinoche installé dans le grand auditorium du Palais- nous savons qui vous êtes, numérotez vos abattis! »
On en imagine un paquet, dans ce panier de crabe, dont à cet instant précis on n’aurait pas aimé jouer le rôle du caleçon… L’histoire ne dit pas si Luc Besson, l’inoubliable auteur du Grand Bleu, était de la fête…

Que le Saint-Esprit de la Pentecôte, vous descende dessus sans toutefois vous brûler!
Bonne semaine à tous!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

La foire d’empoigne

Elle s’est drôlement pris les panards dans le tapis, ce matin, la Répumédiablique! D’accord fallait se lever tôt, donc un jour de grasse mat’ les dégâts collatéraux se révèleront forcément limités mais tout de même… Alors figurez vous qu’en tout début de matinée, aux alentours de sept heures, on pouvait lire sur l’écran de BFM à propos de ce nouvel attentat qui vient nous rappeler au bon souvenir de l’Islam conquérant: …un homme… « de type nord-africain » … Je vous jure: textuel! Dans le genre stigmatisation il apparaît difficile de faire pire, ne trouvez vous pas? D’autant qu’on apprenait, une petite demi-heure après qu’il s’agissait d’un Russe! Oui enfin d’un Tchétchène, okay,  mais la nationalité ça reste ça: Russe…pas Algérien, pas Tunisien, même pas Marocain: Russe bordel! Putain la nauséabonderie, dites donc! Et puis au bout d’un moment qu’est-ce qu’on nous sort du chapeau, je vous le donne en tout ce que vous voulez…un jeune Français! Eh oui, comme tout le monde, naturalisé!
Du coup évidemment on efface tout, on se contente de bien insister sur le côté barbu du mec…oui mais padamalgam, gaffe aux confusions, vu qu’en même temps vous avez le Premier Ministre qui se pointe sur les lieux pour se féliciter de l’efficacité remarquable des Forces de l’Ordre, lesquelles ont réussi -à la faveur d’une panne de taser- à coller une balle entre les deux yeux au soi-disant Nord-Af’. Certes, si le matériel poulaga fonctionnait correctement, le jeune terroriste serait resté en vie et aurait pu envisager, après quelques années de taule (en cas de non libération immédiate pour vice de forme) de reprendre ses activités au sein des organisations mahométanes radicales. Mais bon, que voulez vous, ce qui est fait est fait, on ne peut pas ressusciter un martyr de l’Islam, vous n’y pensez pas, il se goberge déjà au Paradis, le mec, avec ses soixante-douze vierges personnelles! Alors autant se féliciter, pas vrai? Comme Edouard-Barbapoux Philippe et aussi son copain Gnafron, le rigolo de la Place Beauveau, venu en catastrophe à l’hosto voir un blessé (le pauvre) et surtout pour bafouiller, face aux caméras, un hommage appuyé à ses Services dont la rapidité d’intervention a juste laissé le temps au terroriste de zigouiller un malchanceux qui passait par là et d’en amocher grave quatre autres. Donc, à part ces derniers, tout le monde est content, à commencer par l’ami Présipède qui pouvait twitter, depuis Brégançon où il se fume le Week-End avec Mémé Brigitte: « …nous ne cédons pas un pouce de terrain… » Espèce d’écornifleur, va! Avec ce qu’on a lâché comme terrain depuis quatre décennies on pourrait reconstituer la Suisse, la Belgique et même le Luxembourg en supplément de programme…sauf que là, le pognon qu’on y transfère on ne le revoit plus jamais…
Cela dit, il y a du soulagement dans l’air. En effet, non seulement la charogne de criminel allaouhakbar ne fera plus de mal à personne, mais encore les flics l’ont identifié illico…à croire qu’ils le connaissaient déjà, non? Qu’en pensez vous? Eh oui, voilà, on les apprend au fur et à mesure, au compte goutte: fiché S le franco-tchétchène! Elle vaut son pesant de sourates, celle-là! Encore un! Encore un mort et des vies esquintées pour un olibrius parfaitement repéré et laissé en liberté parce qu’on ne peut pas mettre trente policiers derrière chacune des douze-mille ordures enregistrées dans le fameux fichier! Voilà comment on nous justifie la totale liberté laissée à ces bombes à retardement; et merde! Un type comme celui-là, bi-national, on l’aurait rendu à Poutine on n’en parlerait même plus et un brave garçon parfaitement innocent, mort pour les Valeurs à la mords moi le nœud de la République de mes deux, aurait pu au moins fêter ses trente ans.
Et puis qu’est-ce qu’ils foutaient là ces Tchétchènes…ah, évidemment, j’oubliais: le droit d’asile! Eh oui, mais c’est bien sûr: France, terre d’asile de fous encore un coup, dites donc, c’est pas la connerie qui nous arrête, nous autres, on n’en cède pas un pouce, de connerie, on garde tout pour nous! Et donc, ce jeune salopard se trouvait installé chez nous, avec Papa et Maman -collés en garde à vue histoire de leur demander des nouvelles du petit- à nous pomper les prestations sociales, comme tout le monde…faut pas se demander pourquoi on nous augmente la CSG, pas vrai? Les Tchétchène ça bouffe comme des bestiaux, dites-donc…encore heureux qu’ils musulment, sans quoi fallait financer aussi la vodka! Combien de temps allons nous encore tolérer des absurdités pareilles, nous? …En vérité je vous le dis, nous n’en verrons jamais la fin. Nous avons pris l’habitude de la sodomie passive, je ne dis pas nous y avons pris goût, absolument pas, c’est juste un manque de courage, la veulerie, la résignation, l’aveuglement plus ou moins volontaire. Nous n’en sortirons jamais, voilà tout.

Et par voie de conséquence, maintenant on voit des choses étranges qu’on n’aurait même pas imaginées voilà seulement un petit lustre. Par exemple une étudiante parlant au nom de l’UNEF et bâchée comme un camion des années quarante, une convertie, manifestement, vu le nom, franchouille à n’en plus pouvoir… Quand on sait que ces sympathiques  mouvements de petits jeunes gauchiards constituent la pépinière des partis dits « progressistes », ça donne une idée de ce qui nous attend dans quelques temps. Va falloir s’y faire, les amis, et aussi s’adapter, se couler dans le moule. Bon, j’admets, les vieux ils les laisseront peut être tranquilles; ça ne sert plus à grand chose, les vieux, sauf à aggraver les comptes publics à force de crever de plus en plus tard et de coûter de plus en plus cher avec leur dépendance à la con. Cependant, naturellement, les générations contemporaines de la demoiselle précitée ont du souci à se faire. Se soumettre ou se démettre, en somme, la valise ou le cercueil comme on disait au temps de l’Algérie-je-vous-ai-compris. Pour ceux qui s’en souviennent, les naturels du Maghreb n’ont pas manqué l’occase de se débarrasser de nous, au début des années soixante. Reconnaissons qu’il y trouvaient une certaine légitimité puisque l’occupant étranger, quelle que soit la dénomination dont on l’affuble, restera toujours l’affreux à dégager par tous les moyens possibles. Le problème c’est qu’après nous avoir virés de chez eux, ils s’apprêtent désormais à nous lourder de chez nous…vu que chez nous désormais c’est chez eux et que par la force du nombre nous ne tarderons pas à nous retrouver dans la position de l’occupant illégitime.
Le cœur du problème réside évidemment dans la question religieuse. L’Islam étant par construction rigoureusement intolérant, les « infidèles » d’ici présentent un potentiel de survie limité à une trentaine d’années, pour la jouer optimiste. Passé ce délai, l’écrasante majorité fera son boulot, à savoir la chasse au mécréant. Il faut bien que s’applique la loi de Dieu et Ce Dernier explique clairement le sort qu’il convient de réserver à ceux qui ne la respectent pas.
A vrai dire, les Chrétiens et les Israélites habitants des banlieues à population issue de l’immigration (issue des pieds aussi, peut être), ont déjà commencé à bien sentir le vent du boulet; ces malheureux traînent leur misère sous les quolibets, les injures, les crachats et les coups (voir l’histoire-déjà vieille- de ce pauvre Dylan). Seule la conversion peut les sauver, ces abandonnés de la Répupu, alors ils se convertissent, de gré ou de force…mais dans les deux cas on peut faire confiance aux Imams dont le patient travail de sape les transformera toujours en bon Musulmans, c’est réglé comme du papier à musique arabe…tiens au fait, ça s’écrit comment ces mélopées orientales lancinantes et entêtantes? Sur des portées comme chez nous autres, sur des peaux de bouc, avec de la graine de couscous, ou pas du tout, si ça se trouve? Je vais chercher, tiens, ça m’intrigue, et puis il faut absolument se préparer, ça en fait partie, la musique, même si c’est très mal vu par les plus fanatiques…je reviens de suite…

…Eh bien voilà, la musique arabe ça ne s’écrit pas! Elle se transmet par tradition orale même si, de nos jours, certains utilisent la notation occidentale encore que celle-ci se révèle mal adaptée aux particularités du truc en question… Cela dit, vous avez tout à fait raison, au fond on s’en fout complètement! Moi ce que j’en dis c’est histoire de meubler, vu que je ne vois même pas ce que je pourrais encore vous raconter d’intéressant dont les media ne vous auraient pas déjà abreuvés jusqu’à l’écœurement.
Je ne vais pas vous narrer l’histoire de la malheureuse Naomi, victime de ce système français de santé que le monde entier nous envie. Une grosse saloperie d’agente du sacro-saint Service Public qui envoie péter hyper-méchamment une jeune agonisante, ça n’a rien d’extraordinaire, vous savez, ça arrive tous les jours, plus ou moins. Normal, un agent de Service Public c’est là pour profiter des « avantages », pas pour bosser, m’enfin! Ça l’enquiquine, les gens qui veulent toujours des trucs, qui demandent, qui sollicitent, qui protestent…qui supplient, parfois, comme la petite noirpiote en question, c’est les plus chiants, ça, les gus qui supplient, surtout quand ils meurent! Peuvent pas faire les choses tranquillement, sans déranger? Ou à la rigueur SOS Médecins, ceux-là ils veulent bien, vu qu’ils peuvent facturer les déplacement et les majorations…

Voilà. Vous êtes content vous d’être Français? Moi pas du tout, je vous assure! De moins en moins!
Sur l’air de l’autre Québécois…

Mon pays ce n’est pas un pays c’est l’bordel,
Ma nation ce n’est pas une nation c’est la merde!
Mon idée c’est qu’il faut rapidos qu’on s’éloigne,
Mon pays c’est carrément la foire d’empoigne!

Allez, bonne semaine tout de même…
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

La fête à neu-neu

Sur mille deux cents Black-Blocs recensés le 1er Mai dernier pendant la manif des Syndicats, les Poulets étaient parvenus à en choper deux-cent-quatre-vingt trois. D’accord ça laisse du gros déchet, les neuf-cent et quelques évaporés dans la nature doivent bien rigoler en préparant leur prochaine razzia sur la ville. Cependant, n’importe quel couillon de la rue serait en droit d’imaginer qu’au moins tous les activistes ainsi pris en flagrant délit de crime en bande organisée (ben oui,  notamment les atteintes aux personnes fliquesques et aussi les incendies volontaires) eussent lourdement morflé pour leurs agissements. Eh non! Que nenni! Pas du tout! Erreur sur toute la ligne mon pote! Au bout du compte, tout le monde dehors! Tous remis en liberté avec seulement sept mises en examen… la Justice de la République a parlé! Disons-le toutefois, rien d’anormal à cela. Les Juges, vous le savez aussi bien que moi, émargent fréquemment aux même officines que leurs petits amis à cagoules (voir par exemple ici ou la ), on les verrait donc mal embastiller les jeunes-gens en question comme de vulgaires malfrats. Ah, bien sûr, lorsqu’il s’agit d’emmerder M. Bolloré, lequel se bat comme un lion pour faire pièce aux Chinetoques en Afrique de l’Ouest, là on trouvera toujours une armée de magistrats pour lui coller des barres à mines dans les rayons. Sans problème. En revanche, les plus farouches combattants de la lutte ouvrière, les héros de notre monde inhumain, acharnés à faire rendre gorge au bourgeois -comme le précisaient si délicatement les actes fondateurs du Syndicat de la Magistrature- les glorieux soldats du trotskysme et du gauchisme, ceux-là méritent non pas de la mansuétude, ils n’en auraient que foutre, mais bien de la collaboration révérencielle, c’est le moins qu’on puisse faire pour que perdure la lutte des classes et qu’elle s’achève enfin, le jour du Grand Soir, par la victoire totale et écrasante des Camarades.
En tout, cas, hormis quelques incidents mineurs, dont notamment la mise à sac et à feu d’une camionnette appartenant au Service Public de l’Audiovisuel, la « Fête à Macron » se serait plutôt bien passée, merci. Huit interpellation en tout et pour tout sur une cinquantaine, aux dires mediatiques, de casseurs masqués vêtus de noir. Un seul policier blessé, autant dire rien du tout, quoi…
A part ça, un peu plus de trente-cinq mille andouilles pour piétiner le pavé parigot d’Opéra à Bastille où les plus primesautiers dansaient devant les Cars de CRS; un Méluche en super-forme, comme on le voit souvent quand arrivent les beaux-jours (jetez donc un coup d’œil à ceci), et qui pérorait à tort et à travers dès qu’un micro se pointait dans son espace vital, bref, la fête, la fête à neu-neu, la « Fête à Macron », même, en dépit de l’absence remarquée de ce dernier, en représentation spéciale du côté de Nouméa. Ils lui ont fait sa fête, les gauchiards, à Présipéde… lequel s’en fout éperdument vu que sa chouette caravane passera toujours, en dépit des aboiements forcenés de la meute insoumise. Il s’en tamponne d’autant plus, le cher Manu, que ces gens-là ne lui font pas le moindre tort, bien au contraire, la « Fête à Macron » ça déplait à l’électorat macronniste presque autant que les perturbations du ferroviaire et de l’aérien, toutes choses mauvaises pour la tranquillité ainsi que pour la croissance. Somme toute, il marque des points, le Macrounette à sa mémère, lui c’est le garant de la France qui marche vers le redressement, les autres marchent juste pour foutre le bordel. Alors forcément la lutte est inégale. Et puis, tout cela commencera dès Juin à se dissoudre dans les prochaines grandes vacances et personne, à la fin,  n’en parlera même plus; ce mois de Mai aura duré comme ses prédécesseurs, avec beaucoup de ponts et de viaducs pour ramollir les ardeurs militantes et, comme ses prédécesseurs, il passera à la trappe sans même que l’addition -laquelle sera un jour ou l’autre présentée au Tribuable- ne soit évoquée si peu que ce soit, sauf pour mettre vaguement le nez des cégétistes dans leur caca grèveux. Et, la rentrée venue, nous passerons à autre chose… ainsi va la « démocratie sociale » à ne confondre ni avec la « Social Démocratie », ni, surtout pas, avec les « démocraties populaires ». Il s’agit juste d’un machin très spécifiquement franchouille, dont la recette n’a jamais vraiment fonctionné hors des frontières hexagonales, une affaire de folklore en quelque sorte, coûteuse, certes, mais la tradition n’a pas de prix…

Pendant ce temps, les choses suivent tranquillement leur cours. Le Moyen-Orient demeure toujours aussi bordélique, les Chiites qui font risette à Vladimir, les Sunnites qui demandent à Israël de les débarrasser une fois pour toutes du Hesbollah, les Amerloques qui veulent niquer les Ayatollah et les Turcs qui jouent sur leur stock de « migrants » largables à tout moment vers l’Europe pour continuer paisiblement à massacrer du Kurde. La routine, en somme. Dans le même temps, la Syrie s’apaise, avec la victoire désormais acquise de l’armée régulière si efficacement soutenue par les Russes. Merci, en passant, à ces derniers car sans eux nous étions bien partis pour nous coltiner un grand État Islamique aussi puissant qu’impitoyable, propre à faire peser sur la Chrétienté, sur l’Occident et sur le Monde entier, une menace dont nos belles Démocraties bisounoursiques n’avaient même pas idée. Avec notre propension, bien ancrée depuis le Siècle des Lumières dans les beaux esprits bien pensants, à chérir tendrement nos ennemis les plus acharnés, il s’en est fallu de peu que nous donnions encore une fois dans le panneau…le peu en question s’appelle Poutine, le gros facho du Kremlin, honte à lui, il nous a sauvés!

A propos de gros fachos, vous en avez un autre, dans un genre différent et d’un niveau inférieur de plusieurs degrés, qui continue tranquillement à faire bisquer la Bien-Pensance internationale: l’ami Donald, le rouquemoute de White-House. Ce coup-ci, il en a sorti une qui visait essentiellement à rasséréner ses amis-sponsors marchands d’armes. L’idée émise, dans toute sa simplicité naïve, consiste à supposer que si les victimes du Bataclan avaient porté des armes, elles auraient pu se défendre. C’est con, pas vrai? Qui, déjà, pourrait imaginer, en France, autoriser les honnêtes-gens à se trimballer avec un pétard dans poche révolver, hein, je vous le demande? Tout le monde sait très bien qu’au pays des Droidlom seuls les terroristes islamistes et les voyous des quartchiers sans-cible  disposent du droit imprescriptible de porter la kalachnikov en bandoulière! Non mais des fois, tout de même! Et puis, vous vous rendez compte, le scandale de cet espèce de primate mal embouché à tignasse? Imaginez un peu ce qui se passerait si n’importe qui pouvait aller faire l’emplette d’un flingue chez l’armurier du coin? Personne ne serait plus en sécurité nulle part, vous vous rendez compte? … Comment, que dites vous? C’est déjà le cas…Oui d’accord mais c’est pas pareil, nom de dieu, moi je vous parle des Valeurs de  la République! Et les Valeurs de la République, dussent elles provoquer le massacre de tout un tas d’innocents, ce qu’elles font allégrement depuis deux siècles, nul ne saurait transiger avec! Jamais! Quant à l’autre rigolo de Washington, le pote à Macron, mettez vous bien une fois pour toutes dans le crâne qu’il s’agit d’une pourriture proche de l’extrême-droite! Partant de là, même et surtout lorsqu’il dit la vérité, ce qui, somme toute, arrive assez fréquemment, il ne saurait proférer que des propos abjects et condamnables par définition. Ici, Monsieur, dans notre admirable Démocratie, les victimes n’auront jamais le droit de se défendre, c’est un principe intangible et qui découle, en plus, d’une logique implacable! Ben oui, quoi, une victime qui se rebiffe ce n’est plus une victime, là! C’est clair, ce coup-ci, ou vous voulez que j’en remette une couche?… Bon, ça va pour cette fois mais n’y revenez plus!
Alors, qu’on se le dise bien, en cette époque sans foi ni loi, la France reste le phare du monde, elle montre la voie, elle brille comme un soleil au milieu des ténèbres. En conséquences, toutes les conneries, toutes les absurdités, toutes les énormités invraisemblables dont notre beau pays se révèle prodigue bien plus que n’importe quel  autre, tout cela concourt forcément à ce rayonnement fabuleux qui nous rend si incomparables. Et même lorsque, grâce à l’accumulation des erreurs, des lâchetés, des renoncements et des aveuglements de toute nature, nous finirons par nous coltiner la Charia, nous persisterons à ne recevoir de leçon de personne. Et surtout pas d’un sale gros cochon rosâtre d’Américain de droite!

Profitons bien de ce joli mois de Mai, de sa fête à neu-neu et de ses grèves!

Bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Plan Q

Qu’est-ce qu’on a rigolé, cette semaine! Entre Macrotintin en Amérique et retour de Borlepinard -je veux dire loo- nous fumes gâtés, comblés, rassasiés de tout ce que les media se révèlent capables de balancer sur le marché de la connerie ambiante, lorsque des évènements aussi spectaculaires que dépourvus d’intérêt véritable viennent agrémenter le quotidien des folliculaires en quête de matière-première.
Bien sûr, la descente de Présipède accompagné de sa vénérable épouse dans le monde enchanté des époux Trump, représente un hymalaya auquel on ne saurait comparer la petite excroissance borlootesque avec son « plan banlieue » à la mords moi le litron. Toutefois, en termes de coût, il peut toujours s’aligner notre petit Jupiter avec son grand avion de la Répupu. Il va nous en coller pour un énorme paquet de milliards, l’autre vieux pochetron avec ses allures de clodo des années cinquante! Comme dit Rachida, « après avoir lamentablement échoué à électrifier l’Afrique, le voilà maintenant qui veut sauver les quartiers à coups de poncifs éculés nourris à l’argent du contribuable« . Sa mesure phare, au débris valenciennois, ça consiste à créer une école nationale d’administration spéciale pour Mohamed et Mamadou, vous voyez, un peu comme l’autre rigolo de feu-Coingcoing  quand il dirigeait Science-Pot et y admettait, sous les acclamations de la foule bien-pensante en délire, quelques petits banlieusards en capacité miraculeuse de lire et d’écrire à peu près correctement. Borchose, lui, il enclenche la vitesse supérieure, la surmultipliée comme on disait du temps de mon paternel, il crée carrément l’ENARABE (Ecole Nationale Adaptée aux Rebeuh Avancés et Blacks d’Elite)! Avec une invention de ce calibre c’est le passage assuré à la postérité! L’idée consiste à faire de ces jeunes élèves judicieusement sélectionnés au cœur de nos cités sans-cible, les hauts-fonctionnaires de demain…voilà qui promet un bel avenir à l’Administration de la République ainsi qu’au commerce des stupéfiants en périphérie. Et à côté de ce chef d’œuvre d’imagination avinée, le vieux schpountz énumère une série de combines à pétrole allant de la création d’un fonds pour la rénovation urbaine à la gratuité des cantines scolaires en passant par la mise en place d’une « cour d’équité territoriale » et tout un fatras de coûteuses bisounourseries du même tonneau rappelant à s’y méprendre le « Plan de Cohésion Sociale » que ce rigolo, alors ministre sous Chirac, avait présenté en 2004 avec déjà un nombre respectable de milliards  à la clé. Vu le succès éclatant de ses élucubrations de l’époque, il apparaissait logique de lui refiler à nouveau le carnet de chèques afin qu’il nous en colle encore une bonne giclée…Que voulez vous, au pays des Franc-Macrons, la Fraternité ne doit en aucun cas craindre la gabegie…
Quoi qu’il puisse en être, on notera la quasi-concomitance dudit Plan Borloo, avec la publication du « Manifeste contre le Nouvel Antisémitisme » signé par tout un tas de gens très considérables, tels que Sarko, Vallsounet, Raffarinette, Delanochose et même Cazevide. Juste une coïncidence, bien entendu, sauf que cela concerne la même clientèle des Cités et qu’il ne s’agit rien moins que de « frapper d’obsolescence les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des Juifs, des Chrétiens et des Incroyants« ! Que ces hurluberlus se permettent de déclarer caduque la parole d’Allah, voilà qui apparaît déjà assez fort de café et les plus hautes autorités de l’Islam n’ont pas manqué de crier au scandale abominable, en même temps qu’à la sacro-sainte stigmatisation des Muz. Mais, en revanche, que l’auteur du Plan Banlieue sus-évoqué s’abstienne de consacrer le moindre paragraphe, le plus minuscule alinéa, la plus dérisoire petite ligne, à l’épineuse question génocidaire soulevée par tous ses potes à trois points ou presque, voilà qui ne me semble pas très sympa! Il aurait pu au moins prévoir un petit quelque chose, Jean-Loulou, une mesure a deux ou trois-cents millions, un rien, histoire d’assurer le coup et de contrer un tant soit peu la broncha provoquée chez tout ce qui pense comme il faut par « l’Appel des 300 »! Donc, non seulement il les laisse couler à pic sans même leur refiler un verre d’eau, mais encore, et c’est bien le plus grave, il se permet d’ignorer superbement la persécution infligée aux Israélites des banlieues… pour un plan du même nom ça constitue une sacrée lacune, ne trouvez vous pas?

En plus sexy, quoique provisoirement moins coûteux …voire… nous eûmes donc droit à la visite du couple Macron à la Maison Blanche. Un morceau d’anthologie, une pure merveille, un vrai bonheur! On en avait vu des visites d’état, des grandioses, des plus décontractées, des rébarbatives, des primesautières, des guindées, des moroses, des exécrables, des chaleureuses et même des avec godasses à la main, comme au temps de Krouchtchev…mais comme celle-ci, jamais! Une grande première, un truc impossible à reproduire dans quelque circonstance que ça se trouve; même le Walt Disney de l’immédiat après-guerre n’y serait jamais parvenu!
Hank Hulley soi même n’en revenait pas: « Fuck you, old frog! Fabuleux votre petit bonhomme avec sa gentille maman! T’as vu comment il a apprivoisé le Donald, dis-donc? Incroyable, vraiment potes les deux zombies, copains comme cochons, pas croyable! Après, bon, faut faire la part des choses, ils y ont tous les deux intérêt à faire bien voir leurs affinités électives, mais tout de même c’est sincère, ça se voit. Et pour fermer leurs sales gueules à tous ces bastards du politiquement correct, il ne pouvait pas trouver mieux que votre Macrounette: l’ami idéal! Un type que toute la mediasphère mondiale porte aux nues pour cause de bien-pensance, jeune et tout à fait comme il faut, éclairée par les Lumières de ce con de Rousseau et autres fucking leftists de l’époque encyclopédiste pré-révolutionnaire franchouille, qui se préparait sans le savoir à sombrer dans le chaos mortifère des gigantesques conneries républicaines! Un concentré de tout ça, votre joli garçon parfait sous tout rapport. En plus il s’exprime le plus souvent non pas dans votre patois, comme ceux d’avant avec leur air con et leur accent merdeux, mais comme tout le monde, quoi, dans la Langue. Du coup on le comprend bien et, même si on se fout un peu des conneries qu’il raconte, ça fait toujours plaisir à New York et sur les rives du Potomac…ailleurs pas trop, faut dire, vu que la France mes compatriotes les plus évolués savent à peine où ça se trouve…du côté de Monaco pour ceux qui suivent un minimum, voilà tout. Cela dit, aucune importance, on en retient surtout qu’il a un good fellow parmi les chefs d’état les mieux considérés, le gros rouquemoute et c’est ce qui compte. Il ne lui reste plus qu’à s’en aller à Panmunjon claquer la bise au petit magot lance-missiles et son blason se trouvera complètement redoré. Il peut carrément se permettre de faire un peu la gueule à la grosse Angela, tout le monde s’en tape vu que la mémère, dans le genre glamour elle navigue à peu près au niveau d’une cuvette de chiotte nigeriane. Etant donné que de nos jours seules les images comptent, la rampe de lancement est en place; pour les élections de midterm, dans six mois, on aura une idée de l’effet produit, sachant que, pour ce qui relève des choses sérieuses tout va au poil, le bizness n’a jamais aussi bien marché depuis feu-Reagan! C’est ça l’essentiel, n’oublie pas… »
Et il a tout à fait raison, ce cher Hank, aux USA les affaires restent le socle intangible de la politique. La démocratie amerloque, protestante et pragmatique, regarde en premier lieu le fond de son porte-monnaie. Pour nous c’est différent vu que nous persistons à élire des mecs capables, entre autres, de demander des rapports sur la banlieue à l’espèce de vieil ivrogne ci-dessus évoqué. Mais comme les plus cons de tous les gauchiards du pays s’obstinent à servir la soupe à Présipède en le faisant passer pour un sale facho libéral et dictatorial, l’avenir lui est assuré, Gauche molle et Droite rosée continueront à voter comme un seul homme pour ce charmant garçon. On se le farcira jusqu’en 2027, peut être n’en verrai-je pas la fin, charmante perspective!

Restons-en là pour aujourd’hui, l’optimisme ce sera pour une autre fois.
Bonne semaine à tous et sincères salutations.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Miracle de l’Amour

Nom d’une pipe, comme dirait Tarik Ramadan, vous avez vu Petit Caudillo? Le mec a décidé un retour aux sources, dites donc, il brigue la Mairie de Barcelone, rien que ça! Et alors, hein? Vous y trouvez à redire vous? C’est son pays après tout! Né à Barcelone il n’a quitté la Catalogne qu’à l’âge de vingt ans ce brave Manolo, et s’il est vrai qu’on n’emporte pas la patrie à la semelle de ses godasses, comme disait Danton juste avant de perdre le ciboulot, on peut tout  de même y laisser une paire de pantoufles, on ne sait jamais, pour plus tard. Et donc, notre ex-premier ministre à coups de menton, se sentirait prêt, désormais, à pantoufler dans la municipale catalane, en tout cas le Parti Ciudadanos, une espèce de Répupu en Marche à l’espagnole, lui aurait proposé le deal. Et donc, ça le branche notre matador de grande banlieue, au point d’en faire tout un fromage médiatique!
En même temps, pour causer comme Présipède, son nouveau patron, ce dernier le néglige un peu, le laisse croupir dans son fauteuil de député quasi-anonyme et même ferait en sorte, vicieusement, que lui soit refusée toute faculté de briller si peu que ce fût, au firmament de la Répupu Franchouille. Alors comment se sortir d’un tel mauvais pas? Quand le monarque vous colle en disgrâce, il ne vous reste plus que deux solutions, soit vous disparaissez dans votre province et y attendez des jours meilleurs qui probablement ne viendront jamais, soit vous foutez le camp à l’étranger histoire d’y trouver des conditions plus propices à votre épanouissement. C’est en tout cas ainsi que l’on procédait sous Louis XIV… et notre actuel souverain, si vous voulez, il ne lui manque que la perruque, le goût des femmes et la grandeur, pour le reste ça foisonne de points communs. Alors, notre cher ami Vallsounet, sa logique personnelle le conduit forcément à trouver, sinon un point de chute dans sa mère patrie d’outre-Pyrénées, au moins des combines pour faire parler de lui comme au bon vieux temps où il réprimait les Manifs Pour Tous et exigeait du Conseil d’État qu’il interdît à Dieudonné M’Bala (bis) d’exprimer en public une pensée politiquement incorrecte et scandaleusement contraire à la doxa.
Sans compter l’amour! Oui parce qu’il a succombé à Cupidon, le sympathique Manuel! Un coup de foudre! Je me disais bien, depuis quelques temps « tiens, un bouc! »…mais non,  enfin, il faut toujours que vous preniez les choses en mauvaise part! Je ne le traite pas de gros dégoûtant malpropre autant que salace, voyons, je ne me permettrais pas, vous pensez, un has been de ce calibre, tout de même! Non, je disais « un bouc » parce que, vous l’aurez peut être remarqué, depuis deux-trois mois il porte la petite barbe ainsi communément nommée. Et quand un type de cinquante-six balais se met à changer de look, vous pouvez tout de suite chercher la gonzesse…je l’ai trouvée, il s’agit d’Olivia, une petite députée macronnifique d’à peine quarante printemps! Pas dur à découvrir car le mec, s’étant fait choper par un paparazzi en train de rouler une galoche éperdue à ladite parlementaire, a préféré tout de suite appeler Paris-Match pour officialiser la relation au regard de la sphère médiatique…et puis quatre petits sous espagnols, comme disaient les Pieds-Noirs, c’est toujours bon à ramasser. Du coup l’idylle devient tout ce qu’il y a de plus régulière et les fouille-merde de Voici, Closer et autres gros succès de presse peuvent retourner au pistage de Latiatia, Mamy-Rock et consorts. Très épris de la belle, le Barcelonais a donc balancé sa compagne violoncelliste comme un kleenex usagé et file désormais le parfait amour avec la susdite Républicaine en Marche… et même en ordre de marche si je m’en réfère au peu que j’ai pu en voir. Décidément, les travées majoritaires du Palais Bourbon regorgent de super-pétroleuses (voir Les cuisses démocratiques) je ne sais pas qui a présidé aux investitures, vu qu’encore une fois, le big-boss ce n’est pas sa cup of tea, mais le type n’a pas dû s’embêter…enfin moi ce que j’en dis, hein, cela ne nous regarde pas et puis faisons gaffe, ces choses là ne semblent plus très bonnes à dire, voire à simplement suggérer, la Correctionnelle n’étant jamais bien loin, sauf pour les voyous, bien entendu.
En tout cas, on le sent sur un petit nuage, l’homme au bouc, vous savez ce que c’est, pas vrai, quand on est amoureux et que ça fonctionne l’univers s’offre sur un coussin doré, il suffit de le saisir. Seulement, manque de pot, avec ce gros obstacle présidentiel en travers de la route, pas moyen de jouer les cadors pour en mettre plein les carreaux à la nana. Quel dommage tout de même, un homme qui promettait tellement (voir ici) et qui ensuite tint le destin de la Répupu entre ses petites mimines au temps où, Premier Ministre de la France, il barrait tant bien que mal le vaisseau Hollandien et parfois devait en catastrophe monter à la dunette pour tirer l’amiral du pétrin grotesque où il s’était fourré (voir ). Le malheur voulut que les choses tournassent carrément à la catastrophe et que le petit Macrouille, qu’il n’avait pas vraiment vu venir, ramasse le tronçon du glaive -comme disait Gros Pif un certain 18 Juin- et empoche la mise avec l’air roublard de celui qui vient de niquer tous les copains à sec et sans vaseline. Vallsounet, lui, piteux et confus, n’avait plus qu’à se pointer la casquette à la main devant son ex-subordonné…on connaît la suite. Alors pour éblouir Olivia il lui reste quoi, à Manuel la Cerise? Ben oui, l’Espagne, ses châteaux, ses castagnettes, ses corridas interdites en Catalogne, et les aspirations à l’indépendance de cette dernière! Du coup, il monte au créneau le Caudillo: il n’en veut pas lui, de ces conneries, un pays c’est un pays, bordel, ça ne se découpe pas en tranches, comme du sauciflard! Et le voilà prêt à y aller, portant fièrement en bandoulière sa vieille écharpe tricolore d’ex-Chef du Gouvernement Franchouille! D’accord ça fait bizarre, un peu comme si le mec faisait le grand écart au dessus des Pyrénées, on voit mal, par exemple, des types comme Michel Debré ou Pierre Messmer, s’en aller chercher fortune l’un en Israël, l’autre du côté de Berlin, mais il faut bien s’y faire, les temps ont changé, il n’y a plus de Pyrénées, pour le coup c’est certain. Il n’y a même plus de Méditerranée, c’est tout dire, à telle enseigne qu’il ne faudrait pas s’étonner, dans quelques années, de voir un Premier Ministre prénommé Mohamed s’en retourner en Algérie afin d’y occuper un fromage super-clinquant au sommet de l’État FLN . Avec tous les double-nationaux qui abondent si joliment par chez nous, la pratique pourrait bien un jour ou l’autre se généraliser, rien de surprenant, après tout. Ce qui nous fait donc apparaître Manolo le Catalan, comme un véritable précurseur et, peut être,  le premier maillon d’une chaîne qui ferait si bel effet, au pied de la Répupu, avec un gros boulet au bout…  Éloïse et Abélard, Roméo et Juliette, Arthur et Zoé, Manuel et Olivia…. miracle de l’Amour, c’est bien lui, toujours, qui mène le monde!

Que la semaine prochaine vous soit favorable, surtout si vous avez un train à prendre!
Amitiés généralisées.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Les Franc-Macrons

-« Beaucoup plaire je, nouveau petit président à vous! Catholique bien comme faut, non pareil peigne-culs gaucho-maçons pas francs comme habitude, garçon bonne famille chrétienne, veut remettre Église et État amis comme avant République socialiste, temps de Gaulle, quand Chef Gros-Pif et mémère à lui, assistaient Sainte-Messe tout Dimanche ».
Sacré Eusèbe, va! comme dirait Monseigneur Lemarlou (voir ce chef d’oeuvre), n’empêche il revient de temps en temps nous saluer, le Père Tuszduku, il n’oublie pas les amis, ce bon prêtre polak. De passage dans le coin, le temps de remplir ses devoirs dominicaux et il rappliquait au bistrot, avec sa vieille BMW et son légendaire pull jacquard, un look d’enfer qui ne contrevient en rien à son amour inconditionnel du Bon Dieu. D’ailleurs il a continué un moment à nous entartiner sur Macrounette, un vrai coup de foudre, je vous jure!
-« Petit Macron, aime beaucoup Dieu vrai, non copain exotique à Mahomet, lui au moins! Ça importance terrible dans époque de merde maintenant on vit. Parler beaucoup avec Evêques, plus sympa qu’aller lécher cul à imams cradingues pas polis, pas charité, pas amour prochain, haine seulement pour infidèles, belle saloperie! Notre Seigneur pas aimer du tout mais Le Père a inventé pour raisons personnelles… va savoir! Volonté non comprend commun mortels… mais emmerdant grave quand même, grosse tuile  pour bons Catholiques, danger et bordel pas possible venir! »
Un qui se trouve bien emmerdé c’est Jean Trentasseur. Lui, évidemment, quelqu’un qui chante les louanges de Présipède ça le branche forcément, vu sa dévotion au personnage laquelle s’étend même à son whisky désormais favori, le Mac Ron! En revanche, son côté Grand-Orient et ses convictions laïcardes souffrent mal l’assimilation de son cher Manu à la France-Fille-Aînée-de-l’Église et des Frères-Camarades à la mouvance gauchiarde la plus nocive. Pour lui, si Macrouille s’en va cirer les pompes à l’Épiscopat c’est juste pour baiser les Catholiques, et en canard si possible. Cela dit, compte tenu de la conjoncture et ayant bien pesé le pour, sans oublier le contre, il décide de lever son verre au Président de la Répupu, ce qui entraîne, de la part de notre ecclésiastique polonais un vigoureux et tonitruant  » Magroune vive! » avec le cul-sec qui s’impose en pareil cas…s’agissant d’un demi encore bien plein fallait le faire, et le rot qui suivit fit, un instant, craindre à Thérèse la survenue d’un de ces orages de grêle qui dévastèrent si bien nos contrées la semaine passée.
Le vieux Maurice, lui, avant qu’il lève son verre au profit d’un politicard, il s’écoulera sans doute l’éternité plus quelques siècles histoire d’arrondir. En revanche, une chose l’intrigue dans le discours du Père Tuszduku:
-« Dites-donc, Eusebiusz, si j’ai bien compris votre remarque, vous avez l’air de raconter qu’entre Jésus Christ et son Paternel, y aurait désaccord sur les question d’immigration, de diversité enrichissante, tout ça…vous déconnez ou quoi? »
-« Je jamais plaisanter sur Dogme, savoir vous? fait l’aumônier en attaquant le pastaga commandé pour l’aider à digérer sa bière, je sûr de rien mais connais bien Sainte Trinité, un seul Dieu en trois personnes, et très bien aussi Jésus, vient souvent au moment quand je dors. Et Jésus pas du tout pote avec Muz, me le chuchote des fois à l’oreille, mauvaise invention, lui me dire…alors si invention, forcément celle du Père, pas possible autrement! Et avec l’âge avez vous, Maurice, vous sais que jamais entre père et fils entente parfaite peut régner, même si grand amour, toujours celui-ci trouve trucs à critiquer chez celui-là, par exemple immigration de ouf, Christ capte que dalle, vous comprends? »
-« Ho, merde, intervient Foupallour, mais alors comment vous expliquez que le Pape y fait rien qu’à soutenir les Mahométans? Y serait d’accord avec le Bon Dieu mais pas avec Son Chiare? Putain, la vache, ça doit pas lui être fastoche tous les jours à ce pauvre homme… En même temps c’est vrai qu’avec sa situation faut bien prendre parti, qu’est-ce que vous voulez, si ça se trouve il a préféré se mettre bien avec le Big Boss, Francesco, faut comprendre…

« Les choses eussent pu continuer ainsi pendant des heures, style « Controverse de Valladolid » pour ivrognes dominicaux, sans l’intervention fort opportune de Grauburle, lequel brandissant le journal, décide unilatéralement de modifier l’orientation de la conversation.
-« Au fait, z’avez vu, les amibes, le coup de l’interview? On cause que de ça, dites donc, le pote Macrounette qui s’en va discuter le bout de gras avec les deux orphelines, là, Bourdin et Plénel, La Bourde et Edwy le terrible! Moi le premier j’aime bien, le matin sur sa radio y fait causer les gens comme vous et moi… Enfin, souvent c’est Mohamed ou Béchir, mais pas seulement, vous avez même des Marcel -comme ma pomme- qui viennent sortir ce qu’ils pensent; bon c’est vrai que souvent ils se font engueuler comme quoi ils pensent mal…logique, faudrait pas qu’il laisse raconter n’importe quoi aux Franchouilles de souche, le mec, il risquerait de perdre sa licence d’interviewer, pour sûr!
« Par contre, l’autre, le moustachu à poil noirci, ça serait plutôt une belle cochonnerie, à ce qu’on dit! Tenez, même Valls, le Petit Caudillo passé de mode -et passé à la Répupu qui marche, par la même occase- et bien il a déclaré comme ça que s’il avait été d’extrême droite dans sa jeunesse, Edwy, au lieu de trotskyste acharné, on n’en entendrait même plus parler. Pourquoi? Ben oui, vu qu’en 73 il écrivait dans un journal de merde tout le bien qu’il pensait des Palestiniens assassins des athlètes d’Israël à Munich! Content il était le mec, y chantait comme ça:
La Palestine est occupée,
Les couilles sionistes on va couper,
Yé-Yé les Feddayin
Si, si, je vous assure! Comme il dit Vallsounet, on lui passe bien des choses à Plénel… Bon, c’est pas qu’il ait découvert l’Amérique, Manolo, on le sait tout ça, mais c’est le fait qu’il le dise, quoi, on sent qu’il est vraiment sorti du truc, alors il commence à déballer ce qu’il pense vraiment… ça va pas l’aider, évidemment, mais au point où il en est rendu…
-« Ne dites donc pas d’âneries, Marcel, intervient Maître Trentasseur, le camarade Valls fait un peu son purgatoire, vous savez -comme quoi il ne suffit pas d’émarger à une Loge tout en possédant la carte de LREM, soit dit en passant- il convient de rappeler sa manière un peu cavalière de traiter Emmanuel Macron lorsque ce dernier tenait Bercy. Tout ça parce que, Premier Ministre, l’ami Manuel faisait un peu d’autoritarisme mal placé…le manque de chance, quoi..et puis un peu aussi l’absence de pif politique, un autre eût décelé tout le potentiel du jeune homme, et se fût bien gardé de le vexer, il n’aime pas cela du tout, vous savez, notre Président… Nous le verrons ce soir, face à ces deux fauves médiatiques… »
-« Moi je verrai rien du tout, rétorque aussi sec Marcel Grauburle! Franchement je préfère encore m’attaquer aux mots croisés du baveux, eux au moins ils sont tordus au possible mais ils ne cherchent pas à m’entuber! »
-« Pareil pour moi assure Jeannot Foupallour -à part les mots croisés vu que j’y ai jamais rien compris- mais là, aller écouter ce merdeux avec le coup des retraites qui baissent, les trains qui s’arrêtent un jour sur deux, les bombardements en Syrie avec notre pognon pour écrabouiller l’ennemi de nos pires ennemis, Notre Dame des Bandes qu’on va attaquer quand ça sert plus à rien, et tout le reste? Non mais il rêve, le zigomar, il s’imagine faire l’audimat de BFMacron avec ses conneries? Je vous le laisse volontiers votre petit Présipède, faites en bon usage, Maître, et revenez si le pays vous plaît! »

Heureusement la présence apaisante du Père Tuszduku, a-t-elle a cet instant permis de clôturer sans plus de dispute, cet apéro dominical. Sur ce genre de coup il sait y faire le prêtre « vous pas engueuler pour question politique, Démocratie fabriquée comme ça, personne peut rien…pareil Pologne vous savoir, sauf que là bas Union Soviétique a fait beaucoup comprendre choses…maintenant Polonais moins facile niquer qu’Occidental! Hongrie aussi, d’ailleurs, mais Orban encore plus mal vu…chez vous, non chez lui! Election dans fauteuil sous hurlements affolés Bien-Pensance Européenne! S’en foutre et nous autres aussi, pas vrai? Bonne santé! »
Alors tout le monde lève son verre et parle d’autre chose, même notre illustre Trantasseur, le Franc-Macron de service. Comme quoi la République a encore quelque chose à tirer d’un rapprochement avec l’Église…

Bonne semaine et amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

Vive le Président Mao!

On ne le dit pas, naturellement, mais on sent bien que ça vient. De petites choses, comme ça, l’air de rien, qui nous titillent la vessie à souvenirs et qui refilent des idées aux amateurs de commémorations grotesques. Les signes avant-coureurs ne trompent pas: déjà vous avez des sondages tout à fait pertinents, comme à l’habitude, dont l’enseignement essentiel consiste en la prise de conscience publique du caractère éminemment « de droite » du gouvernement Barbapoux…enfin je veux dire Macrounette, vous m’aurez compris. Contre toute attente et en dépit des apparences, Présipède et ses sbires se retrouvent désormais, dans l’esprit des Franchouilles sondés, bien au delà du centre de l’échiquier politique, dans une zone ou l’on commence à repérer des extrémistes « fachos » du calibre d’Ali Jupette, Dodo Bussereau, voire Cricri Estrozizi, le motodidacte, ou bien encore ce brave Borloo, dont la santé, fort ébranlée par une consommation invétérée de boissons non aqueuses, l’écarte toutefois depuis pas mal de temps de ces plateaux-télé où il florissait si brillamment naguère. Macrouille désormais classé à droite en dépit d’éléments quelque peu contradictoires (voir ici), il ne reste plus qu’à réunir un certain nombre d’éléments de nature à planter convenablement le décor, ou, plus exactement, la chie-en-lit.
D’abord, bien sûr, noblesse oblige, les Universités. Coup de bol, ces dernières possèdent désormais une bonne raison de se mettre en mode gros-bordel-estudiantin; figurez vous que nos actuels gouvernants prétendent remplacer l’égalitaire tirage au sort par une sélection sur la foi des résultats…oui, oui, je dis bien « résultats »! Vous vous rendez compte! Une provocation caractérisée, un acte de guerre…et en tout cas la manifestation très claire d’un fascisme gouvernemental auprès duquel ceux des Mussolini, Franco et autres Pinochet, ressemblent à une doucereuse copie des démocraties scandinaves. Les estimables gauchiards qui manipulent la partie traditionnellement « progressiste » des potaches de l’Enseignement dit Supérieur, n’avaient plus qu’à brandir l’étendard, foulé aux pieds, des valeurs-de-gauche (en gros celles de la Répupu, Liberté, Fraternité et, au dessus de tout le reste, Égalité) et c’était parti pour les occupation d’amphis, les Assemblées Générales pour déclamer toutes les âneries susceptibles de passer par la tronche obscurcie d’un petit con endoctriné, et, bien entendu, la réaction infâme d’extrême-droite attaquant, avec sa brutalité bestiale, la noble Insurrection des Facultés en lutte. De ce côté-là, pas de problème, les choses se mettent en place et tout sera prêt en temps et en heure. Les premiers examens se trouveront dûment perturbés, sinon empêchés, ce qui ne devrait poser aucun problème si l’on écoute les merdeux-grévistes, lesquels revendiquent l’attribution d’une note identique pour tous, dix sur vingt en l’occurrence… comme il se doit pour une action fondée sur la « Justice Sociale », laquelle considère que tout un chacun a droit à tout et n’importe quoi, pareil que les copains, y a pas de raison! Et c’est là que le Gouvernement de Manu-Gueule-d’Ange se retrouve bel et bien coincé. Pas moyen de réserver d’autre suite à une telle demande qu’un refus bien senti et même outré. Par voie de conséquence les Facs outragées  se retrouvent officiellement en proie à l’arbitraire d’un exécutif ultra-réactionnaire, ce qui leur refile illico la légitimité requise dans le cas qui nous occupe.
Parallèlement monte la grogne vindicative d’une SNCF toujours enthousiaste à l’idée de se foutre en rideau, histoire de démonter urbi et orbi tout l’intérêt qui s’attache à conserver intact un service-public capable à tout moment de rendre la vie impossible à des millions de pauvres bougres abonnés à leur merderie de train. Le « mouvement » -on se demande bien pour quelle obscure raison on appelle ainsi un truc qui consiste justement à rester sans bouger- se développera sur trois mois, offrant ainsi une opportunité de « convergence des luttes » propre à favoriser l’évocation légitime d’un passé infiniment glorieux. Les Cheminots, notamment ceux de la CGT et leurs plus ou moins potes de Sud-Rail, font toujours preuve en pareil cas d’une abnégation au dessus de tout éloge. Les mecs normaux, ordinaires, quelconques, comme vous voudrez, se contenter d’un demi-salaire pendant une aussi longue période ça leur paraîtrait aussi injouable qu’à un politicard d’éviter de taper dans la caisse. Eh bien les gars du chemin de fer, non! Eux ils tiennent le coup quasiment à l’infini, avec constance et abnégation! Le loyer, les crédits, les prélèvements divers qui nous pompent la substantifique jusqu’à la moelle, eux ils s’en foutent, ils tiennent, voilà tout! De véritables héros, pire que le Colonel Machin! Des saints laïcs à la hauteur des Jean Jaurès, des Léon Blum, des Georges Marchais (cherchez l’erreur)! Des femmes et des hommes (surtout), dont le dévouement à la cause du Service Public et de la dégringolade nationale apparaît si admirable qu’il n’a pas manqué d’émouvoir les plus généreux d’entre les intellos marxo-gauchistes, toujours prêts à en rajouter une couche alors même que personne ne leur demande quoi que ce soit.
Ainsi voyons nous à présent une bande de  trous de balle plus ou moins écrivailleurs ou philocouille de mes deux sophes, qui créent une caisse de soutien aux empaffés des durs en grève! Des gens qui vivent généralement d’argent public dans la mesure ou nul ne saurait les lire ni les écouter. Vous en avez entendu parler, vous, des Laurent Binet, Didier Daeninckx, Annie Ernaux, des illustres penseurs Stiegler et Balibar? Ces gros rigolos existent parce qu’ils appartiennent à cette petite caste germanopratine qui fait la pluie et le beau temps dans les arzélettres et qui fait régner sur la subvention étatique une dictature exclusive et farouche. A la tête de la joyeuse cohorte nous trouvons Robert Guédiguian, une sorte de trait d’union entre le Port de Marseille avec ses Dockers activistes CGT et Saint-Germain des Prés qui, encore une fois, distribue le pognon du contribuable à l’artiste estampillé Gauche Éternelle. Ce cher Robert, donc, c’est le communiste traditionnel, le camarade cinéaste à avances sur recette qui a tout compris de notre monde actuel. Il préfère en rester à la lutte de classes de son grand-papa, celui qui nourrissait à l’égard de Staline un culte à rendre abominablement jaloux Jésus, Mahomet et Bouddha réunis. Ce gâcheur de pellicule et ses plumiteux acolytes quasi-anonymes, ont pris le parti de ceux qui, pour sauvegarder leur rente de situation, empêchent les plus misérables des travailleurs d’aujourd’hui d’aller bosser pour tenter de survivre. Des intellectuels, en somme… toujours aussi abrutis, pas vrai, comme en 68, pareil, rien de changé chez ces profiteurs de la France des Lumières un peu tamisées.

Et c’est donc là que je voulais en venir: le cinquantième anniversaire de Mai 68 se pointe désormais à un proche horizon. La moindre des politesse consiste donc pour tous les condegauches d’aujourd’hui à foutre un maximum de panique dans le pays afin de rendre un hommage concret à leur glorieux ainés. Ces derniers, dont les vingt ans se sont évanouis sans toutefois entraîner dans le néant la stupidité profonde qui les animait à l’époque, existent toujours, bien sûr, un demi siècle après, allongement de la vie oblige! Ce sont d’anciens jeunes maoïstes, gauchistes et autres communistes révolutionnaires, ce sont désormais de vieux cons pleins de nostalgie au souvenir de leur pseudo-révolution, laquelle tenait plus de la bagarre de cour de récréation que du rouleau compresseur prolétarien à la bolchévique. Les révolutionnaires en question, une tripotée de fils à papa manipulés par des voyous à la petite semaine, donnaient à la « Classe Ouvrière » une profonde envie de les renvoyer à leurs chères études au moyens de grands coups de latte dans le fion. Ils n’avaient pas envie, les prolos en phase d’embourgeoisement accéléré, de se lancer dans des aventures susceptibles, on ne sait jamais, de leur ratiboiser bagnole et frigidaire. Les hostilités finirent donc par virer en eau de boudin aussitôt que les augmentations de salaire et autres avantages arrachés aux sales patrons… en attendant la dévaluation de l’année suivante qui les réduiraient quasi à néant. Et voilà pourquoi, entre autres causes, les gauchiards purs et durs à la lutte finale avortée, décidèrent de changer de méthode en favorisant l’immigration « d’hommes nouveaux », importés d’Afrique et susceptibles de constituer le fertile terreau des luttes futures… Ils n’auraient pas imaginé, ces andouilles, comment les choses allaient tourner dans la réalité hideuse du vingt et unième siècle.

Mais foin de ces considérations moroses! Nous y aurons droit à la célébration des déconnages d’il y a cinquante ans. Cela plaît tellement dans les salles de rédaction et tout autour des milieux où l’on pense! Les anciens de l’Odéon et de Gay-Lussac, Con Bandit en tête, ne manqueront pas de venir nous narrer leurs exploits à la flanc, assortis de considérations flatteuses sur les acquis du joli mois de Mai. La profonde transformation sociétale, notamment, celle qui nous a conduit au bordel généralisé, à la fabrication en grande série d’analphabètes mal éduqués et à la belle Diversité Enrichissante.
Croyez moi, vous avez intérêt à trouver tout ça merveilleux, idyllique et infiniment fructueux, sans quoi vous passerez pour une saloperie d’extrême-droite. Et comme on reparle, notamment après l’attentat de Münster, de la piste d’extrême droite , en vérité je vous le dis, méfiez vous, numérotez vos abattis, ça sent mauvais ça, l’extrême droite, en ces périodes de préparatifs commémoratoires de la grosse chienlit soixante-huitarde. A la limite, djihadiste ça craindrait encore vachement moins, vous voyez!

Allez, vive le Président Mao et à la semaine prochaine!
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

Brève pascale

Comme dit le Pape, « voyons donc plutôt la bouteille à moitié pleine ». Jean Foupallour, lui, sa préférence consiste généralement à la vider, quitte en en entamer une autre illico et sans bavure.
Cela dit, le traditionnel message de Pâques, celui qui précède la fameuse bénédiction Urbi et Orbi(1), avait pour principal objectif, ce matin, d’exiger la cessation des hostilités en Syrie. Bon d’accord, mais on fait quoi alors? On laisse les Chrétiens se démerder avec leurs frères Muz, dont on connaît l’extrême mansuétude à leur égard? Il est sympa, le brave François! Tout le monde la souhaite, la paix, dans ce malheureux pays, y compris même le Vachard El Assad, forcément, avec tous les emmerdes que ça lui apporte! Seulement si on les écoutait, tous les humanitaristes, pacifistes et jésuites de tout poil qui veulent instaurer la paix du Christ partout où ça se bastonne dans le vaste monde, nous aurions déjà la Charia universelle depuis lurette! Alors Francesco, qu’il se contente d’aller laver les nougats des taulards, de préférence Musulmans, et qu’il laisse les gens sérieux, genre Vladimir Putin, se charger du sale boulot. Qu’il nous foute enfin la paix avec son préchi-précha moralisateur à la mords moi le ciboire!
Simultanément, puisqu’il y est, il reproche aux Israéliens de flinguer à tout va leurs Palestiniens de la Bande de Gaza. Sans doute n’a t-il pas tout à fait tort mais à ce moment là, peut être apparaîtrait il équitable de tancer un peu aussi nos braves Beurs de banlieue pour la manière assez peu chrétienne dont ils traitent leurs voisins Juifs. L’assassinat d’une pauvre vieille, notamment, ça le laisse froid Bergoglio, son problème se situe ailleurs, la défense des migrants opprimés, tout ça… Il oublie juste un truc, le Saint-Père, c’est que « charité bien ordonnée commence par soi même »… Mais bon, pour ce qui le concerne personnellement il s’en fout; bien tranquille au Vatican où deux familles Syriennes, planquées dans les appartements du bout du jardin, lui tiennent lieu de bonne conscience. Ce n’est pas là qu’il risquera de se faire égorger, Pope Francis, surtout que les Suisses veillent au grain avec la conscience professionnelle si caractéristique de ce peuple montagnard et débordant d’oseille. L’évêque de Rome, désormais, nous le connaissons bien, nous mesurons très précisément son sens aigu de l’altruisme et nous pouvons tenir pour certaine son absence totale de soutien aux Chrétiens fussent-ils persécutés. Lui, ses préoccupation fondamentales se cantonnent aux Musulmans et comme il vient d’en baptiser un en grandes pompes (44 fillette), celui-là a du souci à se faire, le pauvre malheureux!

Et bien entendu, la compagnie est grande de ceux qui, comme le Pape, s’inquiètent du sort des jeunes téméraires qui, partis de leur Afrique mal nourricière, se pressent à l’entrée de l’Europe afin de pouvoir en apprécier l’incommensurable générosité. Notamment vous avez une bande de bien-pensants en goguette, députée écolo en tête des associations de soutien aux envahisseurs, qui de temps en temps se rend à Menton pour empêcher la Police des Frontières de faire le boulot pour lequel elle est payée. Le truc consiste à détecter des clandestins mineurs ou prétendus tels, afin de les soustraire à la reconduite immédiate en Italie. Ces jeunes-gens sont en effet protégés par la Répupu dès l’instant qu’ils mettent un pied sur son territoire. Aussi, dès qu’un olibrius fraîchement appréhendé pour avoir tenté le passage en force, semble vaguement afficher moins de dix-huit ans, ces admirables citoyens-humanistes le récupèrent manu militari, quitte à falsifier un peu ses papiers si d’aventure il en possède, et on le remet gentiment à l’autorité compétente avec ordre de le conserver parmi nous sous peine de médiatisation forcenée.
Cela ne fera qu’un de plus parmi les centaines qui passent chaque jours à travers les mailles d’un filet policier un peu lâche, me direz vous… certes, mais quand je vois agir ces ordures qui nous ont foutu dans un pétrin immonde, avec leurs mains pleines du sang encore frais des victimes de leurs petits protégés, je vous l’avoue, même si cela concorde parfaitement avec les vues de l’autorité religieuse suprême, j’en ai tout de même les amygdales-sud qui me remontent dans l’arrière boutique!
Dieu merci -enfin si Sa Sainteté m’autorise- nos amis Cégétistes du rail s’apprêtent, à leur façon, à donner un sacré coup de frein à l’immigration clandestine. En effet, qu’est-ce qu’ils font, nos petits migrants de Vintimille, pour entrer tranquillos en France? Ben oui, ils prennent le train, qu’allez vous imaginer! D’autant que nos voisins Ritals, soucieux avant tout de s’en débarrasser, leur paient le billet pour qu’ils décanillent chez nous se faire bien gras. Apparemment, un voyageur muni d’un titre de transport régulier, ça se respecte, on le laisse voyager en paix, que voulez vous, il  en va de l’honneur du Service Public , faut pas rigoler avec, pas vrai?
Sauf que maintenant, avec la grève des trains, fini le passage cool! Retour à la case crapahut dans la montagne ou marche aléatoire dans le noir piégeux des tunnels ferroviaires voire autoroutiers, avec grosse fatigue et risques sévères à la clé, sans parler des gendarmes, capables de temps en temps d’en arrêter un ou deux par ci-par là. Donc, voyez vous, somme toute, les Cheminots reprennent du service dans la résistance à l’envahisseur, comme au bon vieux temps de l’occupation, quand ils gagnaient le sacro-saint Statut auxquels ils ne renonceront que par la force des baïonnettes émoussées des sbires de Présipède. Les traditions ne se perdent donc pas tout à fait, il était bon de le souligner n’en déplaise à ce brave Pape, lequel de toute façon ne saurait le moins du monde influencer des syndicalistes franchouilles, laïcs, marxistes et républicains comme père et mère. Bénédiction urbi et orbi ou pas, ces derniers ne manqueront pas l’occase de freiner l’entrée sur notre sol d’une main d’œuvre potentiellement sous-payable et, accessoirement, de nous pourrir la vie, avec méthode et détermination jusqu’aux grandes vacances… Intérêt supérieur de notre belle et très chère SNCF oblige, nous nous laisserons donc martyriser comme à l’habitude… et quand je dis martyriser, c’est sans-vaseline, bien entendu, vous m’aurez sans doute compris.

Veuillez me pardonner, je me vois contraint (supprimé pour cause de grève) de vous laisser. Libations pascales obligent!

Joyeuses Pâques tout de même et conservez vous bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Et non pas, naturellement, malédiction gourbi et zobi!