Il n’est pas nécessaire d’espérer

« Je suis venu vous dire que je m’en vais. Moi, Président de la République, je fous mon camp, voila! »
Eh bien bon débarras, tiens! Je n’en dirai pas plus, ça n’en vaut même pas la peine.
C’est comme leur Primaire Socialiste: qu’ils se démerdent, qu’ils s’entre-déchirent, qu’ils s’étripent, qu’ils se massacrent et se ventilent façon puzzle dans les mémoires défaillantes des pèlerins qui votent encore pour eux, je n’en ai personnellement rien à foutre. Mon seul souhait c’est qu’ils arrêtent de se mêler de nos affaires pendant au moins cinq ans, si possible dix et éventuellement plus, quoiqu’à pareille échéance il apparaîtrait déraisonnable d’espérer un truc précis, vu la gueule qu’affichera le corps électoral de 2027, je ne vous fais pas un dessin… En tout cas, pour la présidentielle de l’an prochain c’est plutôt bien parti: avec le plomb qu’il se trimballe dans l’aile, le socialisme volera forcément très bas…en rase-motte, même, comme on dit chez l’esthéticienne!
De toute façon, ce week-end, les choses se passent un peu plus à l’Est, chez les Italiens ainsi que chez leurs voisins et ennemis héréditaires, les Autrichiens.

Le referendum italien, on n’en parle pas beaucoup dans la médiasphère franchouille. Diable, vous comprenez, on a déjà assez de souci avec les tribulations de nos gauchos pour aller chercher à savoir ce qui peut bien se magouiller de l’autre côté des Alpes! Dommage, cela ne manque pas d’intérêt, un petit coup d’œil ne saurait nuire à la haute qualité de l’information dispensée au bon populo de chez nous par la Classe Folliculaire. Évidemment, les débats constitutionnels ritals ne possèdent-ils pas le côté sexy des aventures fiscales du joli footballeur Ronaldo, toutefois, dans l’ordre des conséquences éventuelles on ne joue pas dans la même division: le vote d’aujourd’hui chez les Macaronis c’est du lourd!
Pourquoi? Bon, là je reconnais les choses se compliquent un peu. Comment vous dire sans vous donner l’envie de larguer Nouratin pour aller chercher du moins chiant ailleurs? Bon, alors, on va simplifier à bloc: il s’agit de rogner grave les pouvoirs du Sénat et des Régions afin de laisser un peu les coudées franches au Gouvernement. Ben oui, faut le comprendre Renzi, un bambin à peine plus âgé que Macroncron et qui se fait suer depuis deux ans à négocier au forceps des réformettes avec ces vieux schnocks de politicards transalpins, un poil moins ankylosés que les nôtres mais pas de beaucoup… Dieu merci nombre d’entre eux émargent à la Mafia, en pareil cas on trouve toujours un terrain d’entente. Cela dit, il en aurait vraiment besoin de pouvoir réformer, le petit Matteo, avec ses banques aux bilans pourris et son économie en capilotade… Mais bon, l’enfant se présente plutôt mal, son referendum risque fort de se péter la gueule et le « non » de l’emporter avec une marge assez confortable. Et puis, vous savez comment ça se passe en démocratie, les questions, surtout lorsqu’elles se révèlent un peu trop techniques, virent tout de suite au plébiscite pour ou contre celui qui les pose. En l’occurrence, Renzi, les Italiens en ont marre. Comme tout le monde il promettait beaucoup mais n’a pas tenu grand chose…dans ce genre de situation la tentation du grand coup de pied au cul se fait toujours sentir chez le bon peuple…l’occasion fait le larron! Ça lui fera une bonne expérience à ce petit…
Certes. Toutefois la victoire du « no« , « in quel paese là dove il si suona » (1), personne ne semble foutu aujourd’hui d’en mesurer les conséquences possibles. Par exemple, une supposition que l’affaire tourne à la grosse crise, que personne ne puisse former un nouveau gouvernement et que le Président de la République -un inaugurateur de chrysanthèmes- se trouve obligé de dissoudre le parlement…Sachant qu’il existe en Italie deux forces dominantes anti-européennes, les « Cinq Etoiles » du gros comique Beppe Grillo, et la Ligue ex-du Nord drivée par un certain Salvini. Les premiers descendent en droite ligne de la tendance anarcho-gauchiarde, les seconds appartiennent à ce qu’il est convenu de nommer « eksstraime-drouâte » dans la mesure où ils combattent à la fois le bordel européen et l’invasion musulmane. Ces deux tendances quelque peu antagonistes qui mènent campagne pour le non, reçoivent sur ce point l’appui de ce brave Berlusconi toujours sur la brèche malgré ses évictions passées et ses quatre-vingts balais bien sonnés.
On ne voit pas clairement ce qui pourrait découler d’une telle situation, sauf, dans le cas extrême, une sortie de l’Euro avec dévaluation d’au moins 25%, voire carrément un « Italexit« . Dans les deux hypothèses, nous aurions intérêt à numéroter nos abattis et même à suivre le mouvement…si jamais ce genre d’évènement se produisait, Fillon trouverait avantage à revoir sa copie sans quoi la mère Le Pen risquerait fort de lui damer le pion en Mai!

Et ce d’autant plus que l’élection Autrichienne, si elle penche du côté « eksstraime drouâte », apparaît susceptible d’entraîner, outre la consternation affolée de la communauté médiatique internationale, une remise en cause de l’attachement du pays natal d’Adolf pour l’Union Européenne. Norbert Hofer promet une « Autriche Sûre », on voit tout de suite ce que cela pourrait signifier en termes de protection du pays contre les invasions du Sud et de l’Est. La différence avec l’Italie et la France tient à l’insolente prospérité de l’économie autrichienne…laquelle ne découle absolument pas de son appartenance à l’Europe: la Suisse voisine se porte encore mieux! A bien y regarder, un jour ou l’autre l' »Osterexit » pourrait bel et bien se produire lui aussi…
Si vous voulez mon avis, l’Union Européenne  commence également à prendre du plomb dans l’aile!
D’autant que ce brave Norbert, si par impossible il passait cette fois la barre des cinquante pour cent, pourrait fort bien, lui aussi, dissoudre l’assemblée et tenter le coup d’un parlement souverainiste susceptible de sortir de l’Union et de fermer les frontières aux envahisseurs. L’Italie et l’Autriche donnant l’exemple, on pourra peut être espérer du nouveau aussi à l’Ouest, en France, en Pays Bas, en Scandinavie qui sait? Et pourquoi pas une Allemagne qui commence à ressentir un gros ras le bol de la Mère Tapedur? D’accord ça fait beaucoup de questions, mais les peuples sont capables de se rebiffer, parfois, on l’a vu de la manière la plus éclatante aux Etats-Unis, alors pourquoi pas ici, après tout? Oui, je sais, en France nous aurons Fillon, contents ou pas c’est pareil! Bon, espérons un peu quand même, ce n’est pas ce que ça coûte…Hélas, encore un espoir qui part en quenouille, à l’heure où je mets sous presse, Hofer semble bien dans les choux, le vieil écolo l’emporterait d’une courte tête de nœud… Si les petits cochons ne nous mangent pas, ce sera pour la prochaine fois, ou non…

En somme, quelles que puissent être les issues des différents scrutins, ceux d’aujourd’hui et ceux de l’année prochaine, on perçoit bien, en Occident, une réelle prise de conscience des dangers de la voie sur laquelle les gouvernements bien-pensants nous entraînent depuis des décennies. En Europe, l’équilibre des forces commence à changer. Les Hongrois, les Polonais, ne jouent plus le jeu, ils refusent de se laisser bouffer. Les Autrichiens et les Italiens semblent tout près d’en faire autant, dans le pire des cas il ne manquera pas grand chose. En France la dame Le Pen devrait recueillir entre trente et quarante pour cent en fonction de ce qui se passera d’ici à Mai prochain…quarante ça ferait pas mal de bruit, croyez moi. J’espère que le petit Sarthois en tiendra compte… ne rêvons pas trop tout de même.
Pour ce qui nous concerne, nous autres Franchouilles, j’ai bien peur que nous ne laissions passer nos dernières chances. Le pays, déjà largement islamisé, glisse de plus en plus vite sur la pente verglacée qui le conduit au chaos avant l’inconcevable. Il faudrait vraiment, pour enrayer la chute, que les voisins nous chopent au colback… C’est mal barré!

En revanche regardez donc un peu Ségolène! « Les cons ça ose tout » pas vrai? Les connes aussi! Prête à n’importe quoi pour faire le buzz, la Pintade! Incroyable! Déjà, d’aller se prosterner devant les résidus de la combustion du Fidel cramé ça la foutait plutôt mal, mais de lui rendre, aux yeux du monde entier estomaqué, un hommage de ce calibre, alors là ça dépasse l’entendement. Cette vieille courge, prête à tout pour faire parler d’elle, n’hésite pas à nous faire encore une fois passer pour de sales cons archéo-marxistes! Un « monument de l’histoire » le bourreau de Cuba, un défenseur acharné des droits de l’homme, l’assassin barbapoux, « y a jamais eu de prisonniers politiques, la preuve: y a pas de liste »! Et cette tordue occupe le troisième rang protocolaire du Gouvernement Français! Et n’oublions pas qu’en 2007, près de la moitié du corps électoral se déclarait prêt à la foutre à l’Elysée, l’andouille! Remarquez ils ont loupé la conne cubaine, mais cinq ans après ils se rattrapaient avec son concubin: faut apprécier le succès!

Bon ben voilà. Pour l’Autriche je crois bien que c’est foutu. Pour l’Italie on saura demain.Et pour nous autres on verra plus tard…à vrai dire on ne verra sans doute pas grand chose mais bon, il n’est pas nécessaire d’espérer pour l’avoir dans l’os, ne croyez vous pas?

Amitiés à tous, prenez bien soin de vous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Dans ce pays où sonne le « si », (c’est à dire où l’on cause rital). Dante.