Vilaines pensées

Si vous le voulez bien, je m’en vais vous livrer mon sentiment profond (si vous le voulez mal, d’ailleurs, je m’en fous, je livre tout pareil). Alors voilà: l’Europe se laisse doucement glisser dans une décadence qu’elle a organisée, consciemment ou non, afin de permettre aux autres de se partager sa dépouille. Je ne préciserai pas quels autres, vu que ça pourrait m’attirer des ennuis, sans compter que, ne sachant rigoureusement rien, je me borne à supputer. Et comme dit mon pote Grauburle, « si j’suppute j’ai forcément un prosper qui encaisse les bénef », c’est bien le cas pour ce qui me concerne…et pour vous aussi, je vous rassure.
Vous aurez remarqué, je pense, qu’en Occident un certain nombre de courants de pensée, plus ou moins représentés par des mouvements politiques, prônent ouvertement la résistance à cette tendance mortifère qui, sous couvert de bons sentiments et de bonnes intentions, nous conduit tout droit chez Belzébuth. Cependant, vu que nous somme tous d’inébranlables démocrates, nous ne saurions manifester notre volonté d’arrêter les conneries que dans la seule et parfaite conformité aux procédures du sacro-saint suffrage universel. Hors des urnes, point de salut! Civilisation oblige! Pas question d’aller prendre d’assaut les sièges du Pouvoir, puisque par définition ce dernier procède de la Volonté Générale exprimée au fil des scrutins. Jusque là, après tout, nihil obstat, n’est-ce pas, tout baigne gentiment dans la paix civile et l’harmonie sociétale.
Et il arrive parfois que la machine fonctionne. C’est le cas, par exemple, aux États-Unis où, n’en déplaise aux façonneurs d’opinions, la résistance à l’oppression émanant de ces derniers vient de sortir victorieuse de l’élection présidentielle. D’aucuns prétendent qu’il se fût agit-là d’un fâcheux  incident de parcours mais je me permets de m’inscrire en faux: nous avons assisté, avec l’élection de Trump, à la conclusion normale d’un processus démocratique, un peu compliqué il est vrai, mais non truqué puisqu’il repose sur des règles mises au point par des Francs-Maçons du XVIIIe Siècle, lesquels ignoraient encore les scrupules et les arrière-pensées de leurs modernes successeurs. En vertu de cette particularité, les Amerloques ont donc réussi à élever au sommet du pouvoir un personnage un peu zarbi décidé à les protéger par tous les moyens contre les envahisseurs, la déliquescence et la perte d’identité. Si les Sioux et les Apaches avaient pu bénéficier de telles dispositions, ils auraient sans doute évité l’invasion, le génocide et le confinement en réserves pourries. Manque de pot pour eux, les susdits F.M. prêchaient, si vous me passez l’expression, pour leur paroisse, et se secouaient vigoureusement le goupillon du sort funeste réservé aux indigènes par des colons anglo-saxons auprès desquels les Israéliens de Cisjordanie passeraient pour des humanitaristes améliorés bisounours.

Hélas en Europe Occidentale, les Démocraties dites représentatives se sont organisées de telle sorte que certaines tendances de l’opinion se trouvent dans l’impossibilité absolue d’accéder au pouvoir. Prenez l’exemple de la France, le pire, sans doute, je vous le garantis comme édifiant. Je veux dire que si vous discutez avec les braves gens qui nous peuplent, vous en avez les trois quarts, au bas mot, qui trouvent inacceptable, effrayant, intolérable, le changement de population dont le pays fait l’objet depuis environ quarante ans. Le fait de se balader dans les rues au milieu des barbus patibulaires et des fatmas voilées, laisse à la plupart de nos concitoyens, au moins à ceux qui ont passé la trentaine, comme l’impression d’une brûlure douloureuse et pénétrante au niveau du fondement. Faites votre petit sondage d’opinion personnel, vous le constaterez sûrement, sauf peut être dans certains milieux bien préservés, ou dans certains coins isolés du reste du monde. En tout cas, la très grande majorité des Franchouilles d’origine européenne souhaiterait l’arrêt pur et simple de l’immigration de peuplement, le retour à l’envoyeur des clandestins et autres demandeurs d’asile, le tout assorti de mesures sévères visant à débarrasser le plancher des plus hostiles parmi les envahisseurs déjà installés chez nous. Une sorte de politique à la Trump, si vous voulez, mais en plus costaud: immigration zéro, tolérance zéro!
En face de cela, force est de constater qu’il n’existe aucune réponse politique satisfaisante, ni aucune offre d’aucun parti, de nature à mettre en musique la susdite mélodie majoritaire. Seul le Front National s’en approche timidement mais la bien-pensance médiatique l’a contraint, sous peine d’excommunication rédhibitoire, à dénaturer son message au point de le rendre confus et inaudible. Marion parle assez distinctement mais sa petite voix est couverte par les glapissements tiédasses de Philippeau et les imprécations tonitruantes de Marine contre l’Euro et la Commission de Bruxelles. Et quoi qu’il puisse en être, le peu qui reste des positions du père Le Pen, planquées sous un replâtrage patriotico-protectionniste, se trouve noyé dans la masse d’un programme attrape-tout, depuis les communistes Ch’tis  jusqu’aux plus acharnés des identitaires… Et cependant tout cela ne saurait en rien faire obstacle à la prochaine élection triomphale du petit Macronmignon, alors même que ce dernier représente l’exact contraire de la volonté majoritaire du bon populo votant! Balèze, non

Sans aller chercher bien loin, on rencontre un phénomène du même acabit, semble-t-il, aux Pays Bas, ou Geert Wilders, l’équivalent neerlandais de Marine, possède des chances très sérieuses d’arriver en tête aux législatives de la semaine prochaine. Seulement, lui aussi dit tout haut sur l’envahisseur ce que le populo des polders pense tout bas…en conséquence quel que soit son score et le nombre de ses députés, il ne siègera probablement pas au prochain gouvernement:les autres constitueront des alliances biscornues style carpe et lapin, juste pour cisailler les pattes au sale populiste anti-musulmans. Les lois électorales étant conçues là bas pour que personne ne puisse obtenir la majorité absolue -contrairement au système français- il apparaît clairement que jamais, au pays des tulipes, les nauséabonds qui pensent comme le plupart des braves gens, n’arriveront au pouvoir. Nous verrons bien mercredi prochain mais je vous fous mon billet qu’il va triompher et se brosser en même temps, le Geert… De toute façon il a une tronche de sinoque…un peu comme Donald Trump, si vous voyez…Et puis, en y regardant bien, nous trouvons à peu près la même chose en Allemagne, en Italie, plus ou moins selon les régions, selon l’ampleur de l’impact migratoire. Là encore, l’AfD allemande et la Ligue, transalpine, ne verront probablement jamais la couleur du moindre accès au pouvoir. Verboten! Vietato! Unmöglisch, impossibile, on ne fait pas de populisme sans casser la poule aux œufs d’or démocratique! Vous voulez que je vous le dise encore une fois? Eh bien d’accord : on est foutu!

A l’Ouest tout au moins parce que sitôt passé l’ancien rideau de fer, on change complètement de musique. Là vous avez des gens qui ont souffert comme des clébards galeux et qui ont vu arriver l’Europe comme un paradis salvateur, l’avenir radieux. Ceux-là n’ont pas du tout envie de se faire bouffer par les morts de faim qui nous déboulent dessus en nuées compactes. Les Hongrois, les Polonais et consorts se foutent éperdument des droidlom ainsi que de la solidarité avec les pauvres d’Afrique ou les réfugiés du Moyen-Orient. Les types qui accèdent au bien-être entendent bien le garder pour eux tout seuls au lieu de, tout de suite, s’en priver pour laisser la place aux petits nouveaux pas très sympa. Alors, là bas, dans les marches de l’Est, on a des institutions démocratiques, certes, sans quoi pas d’Union, mais il se trouve que celles-là, contrairement aux nôtres, fonctionnent correctement et reflètent dans l’ensemble l’opinion majoritaire. Sand doute faut il y voir la marque de media moins inféodés aux puissances discrètes du mondialisme bien orienté… la manipulation des masses a changé de côté, dirait-on! Et du coup, pendant que nous construisons des Centres d’Accueil pour gentils clandestins, nos concitoyens-européens de Hongrie édifient des barricades, les salauds… Décidément nous aurons bien du mal à nous entendre à vingt-sept, surtout quand la France adoptera la Charia. On voit arriver de sacrés problèmes dites donc!

Allez, pour finir sur une note bien puante,  une petite pensée pour les méchants Lafarge qui voudraient tellement construire le mur de Trump… Malgré les injonctions comminatoires de notre moribond gouvernement socialo! Qu’est-ce qu’ils en ont à foutre,  les cimentiers en question, pas vrai? D’ailleurs maintenant ils sont Suisses, Lafarge, pour le bizness c’est tellement mieux!

Bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

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