Petite pause.

Que voudriez vous que je vous dise, moi? L’été bat son plein, l’oisiveté aussi, seuls quelques paysans à tracteurs prétendent encore ajouter un peu de fumier dans cette pétaudière de France socialiste…pour le reste, calme plat. Bon, on trouve bien de ci de là un petit évènement quasi-anodin propre à nous remettre un peu les yeux en face des trous, comme cette jeune femme  en bikini qui prétendait prendre un peu de soleil, à Reims…faut en profiter quand il est là, le soleil… oui mais pas en maillot de bains! En burka ou en niqab on peut, ça bronze moins mais ça plait à Allah et à son Prophète, c’est y pas mieux comme ça? Lynchée, la petite, proprement, par cinq jeunes muzettes de banlieue qui ne rigolent pas avec la loi divine et ne sauraient tolérer la vue d’un nombril féminin… Voilà… la routine, en somme, les « Chances Pour la France » ont depuis longtemps viré au manque de pot mais somme toute cela ne gêne pas grand monde, pas de quoi en faire un fromage, comme on dit puis. Et attention, gaffe, padamalgam surtout, hein! Comme dit le Procureur, cette affaire n’a absolument rien à voir avec « la religion »… ben oui, finalement si ça se trouve le différend portait juste sur la marque du maillot de bains, allez savoir… Et même quand il finiront par nous imposer leur saloperie de Charia, ce qui semble désormais inéluctable, « la religion » n’y sera pour rien, ce sera juste pour changer un peu, pour créer de la nouveauté, des spectacles interactifs comme la lapidation ou des amusements à caractère sportifs dans le genre flagellation publique. Et qui donc pourrait y trouver à redire, du moment que ça fait plaisir aux tranches les plus défavorisées de la population franchouille?

Sûrement pas, en tout cas, le camarade Cazeneuve, le sinistre nabot de l’Intérieur qui, contrairement à son collègue, Le Folle Agricole, nous la joue discrète et efficace. Sa loi sur l’immigration, une pure merveille! Encore un truc pour combler d’aise nos gauchiards les plus gauchiardisés, l’aile bolchévique, les trotskos d’aujourd’hui, ceux qui veulent à tout prix leur « Homme Nouveau » pour remplacer l’enfoiré de  prolo qui vote Marine. Ils vont l’avoir leur « Homme Nouveau »… ils vont l’avoir dans l’os! Chaque nouvel arrivant en provenance d’Afrique n’est rien d’autre qu’un moudjahidin en puissance au même titre que les Mohamed et les Zorah qui naissent tous les jours en un peu plus grand nombre dans nos très chères maternités. Alors, grâce à la « Loi Cazeneuve », à ses titres de séjour à rallonge, à ses procédures d’expulsion impossibles et à ses règles d’accueil et de soin des « malades » bien assouplies pour charger encore un peu plus la barque Sécu,  nous ouvrons toutes grandes les vannes de l’immigration, régulière ou clandestine…vous me direz, au point où nous en sommes, n’est-ce pas, un peu plus un peu moins… Et les squatters de rochers demeurent toujours imperturbables en lisière de Menton, on n’en parle plus…on en reparlera peut être – enfin, même pas sûr – quand les estivants baigneurs auront chopé l’une des saloperies à parasites ou a microbes que trimballent les gentils traverseurs de Méditerranée par la bienveillante grâce des Marines européennes… Mais on s’en fout, les vacances engendrent la torpeur laquelle accroît avec vigueur l’abrutissement du citoyen gorgé de soleil caniculaire et bourré de pastis. La loi Cazeneuve? Connais pas, je bronze! Futé le petit furet de la Place Beauveau, il sait choisir le moment opportun pour planter les banderilles, comme dirait son big boss Manolito El Matignon…

Voilà! Plus rien à dire! La victoire de Froome, dans un Tour de France qui a complètement cessé de m’amuser, me laisse d’autant plus froid que j’ai d’autres chats à fouetter, les pauvre bêtes, alors les types qui roulent trois fois plus vite que moi je m’en fous comme de ma première paire de pinces à vélo. Dommage, jusqu’à présent, je pouvais moi aussi afficher un sport favori…fini, liquidé, me voici désormais un peu plus marginalisé encore, exclu du monde de mes contemporains mâles exaltés de bagnoles ou de foot, ou de tout autre piège à gogos pour porteurs de burnes. Dieu merci il me reste les femmes dont j’apprécie de mieux en mieux la compagnie pétillante et fantasque au fur et à mesure de mon avancée en âge ainsi qu’en inaptitude à les séduire, les deux apparaissant hélas exactement proportionnels… alors je pleure l’irréparable temps perdu à regarder les courses cyclistes, les Grands Prix de Formule 1  et toutes fariboles du même tonneau! Et je le déclare solennellement à l’intention des jeunes gens qui par impossible viendraient se perdre ici : occupez vous de choses sérieuses, les enfants, laissez tomber le sport télévisé, les matches de foot et les consoles de jeux, regardez autour de vous et vous verrez qu’il y a mieux à faire…et si vous ne voyez rien vous pouvez sans problème retourner à vos petits amusements, justement ils existent exprès pour les pauvres connards.

Du coup, voyez vous, je m’offre une petite pause bloguesque, je suspend ma plume jusqu’à Dimanche prochain en espérant d’ici là du nouveau et qui ne concerne ni l’Etat Islamique, ni la Grèce, ni l’immigration clandestine, ni les éleveurs de bidoche, …une sorte de petit miracle en somme…c’est pas gagné, d’ici que le prochain se révèle encore pire que celui-ci!

Amicales excuses.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

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Cochon qui s’en dédit!

Cochonou, moi, j’avoue je ne consomme guère. Le saucisson apparaît certes comme un élément essentiel de notre identité christiano-gueularde, le complément privilégié du joli coup de pinard qu’on se jette vite fait en cas de petite soif conviviale inopinée, mais en même temps il ne saurait souffrir la médiocrité; le sauciflard  est un produit noble, confectionné avec amour à partir de cochons zigouillés, à l’issue d’une vie paisible et sereine, dans les règles les plus strictes de l’art thanatochoïrique. Cela dit, le pauvre Cochonou présente au moins le mérite d’offrir aux pludéfavorizés un accès à la dégustation de salaisons qui, sans lui, demeureraient  l’inaccessible privilège des derniers Cul-Terreux bien de chez nous ainsi que des consommateurs avertis dont l’aisance financière et la religion non-sémite leur permettent de se payer le pur-porc du bon  charcutier. Alors, je pose la question, pourquoi s’en prendre à cette marque mythique présente depuis des temps immémoriaux sur le Tour de France à bord d’attendrissantes 2cv Citroën revêtues de carreaux rouges et blanc rappelant un peu les jupes de la Brigitte Bardot des années cinquante, laquelle, déjà, faisait fantasmer les vieux cochons – ceci explique sans doute cela- ? Cependant le fait pour les producteurs de porc de brandir la menace d’une agression caractérisée autant que violente à l’encontre des deuches en question eut pour effet, cette année, de priver Cochonou de Tour de France et les braves couillons qui regardent passer la caravane de délicieux petits cadeaux généralement fort appréciés. Autre conséquence, l’ami Culbuto s’en est beaucoup ému.

A la faveur en effet du passage du Tour dans la Lozère voisine de son fief corrézien (en passant par la Lozère avec mes vélos…) le Président de la Raie Publique n’a pas manqué de faire un crochet pour voir les « Forçats de la Route » en chier comme des Russes par quarante degrés à l’ombre sur les routes cambrousseuses de ce fabuleux département. J’ignore si la chose relève de son fait mais je soupçonne fort notre Pépère national d’avoir porté une poisse abominable aux coureurs français dont deux superbes spécimens largement en tête à quelques encablures de l’arrivée trouvèrent le moyen de se faire remonter puis irrésistiblement dépasser par un Anglo-Saxon, vif comme l’éclair au café et malin comme une Guyanaise, qui les cocufia d’une victoire quasiment acquise devant un parterre de supporters chauvins confus et consternés. S’agit-il de l’effet magique Hollandouille? Oui, probablement,  mais là ne réside pas le fond de mon propos. Grotoumou, lui, son idée consista à mettre à profit l’exceptionnelle audience de la « Plus grande Course du Monde » (maintenant il faudrait dire « au monde » mais je m’obstine, en tant que sale réac, à m’exprimer en français) pour lancer de solennels appels tant à la « Grande Distribution » qu’à tous les consommateurs Franchouilles.  Des premiers il exige qu’ils abandonnent un peu leurs habitudes mercantiles en achetant à nos éleveurs nationaux  leurs bidoches de porc et de bœuf  très au dessus des prix du marché. Aux seconds il demande un sursaut patriotique : « achetez français sacrebleu, même si ça coûte un peu plus cher c’est meilleur et ça sauve notre agriculture! » Bien qu’un peu démagogique sur les bord du sombrero, l’intention apparaît tout à fait louable; quand on peut donner l’impression d’agir en ouvrant juste sa grande gueule pour exiger des autres qu’ils atténuent les conneries d’un Etat dont on est le Chef, pourquoi s’en priver, pas vrai?

Oui. Seulement, d’une part son appel solennel  il peut, s’il le souhaite, se le carrer où je pense en guise de ce que vous pensez! Nos amis Leclerc, Carouf, Auchan et compagnie continueront à faire leur boulot sans se préoccuper de la mouche du coche (il s’agit ici d’une contrepèterie); quant à la ménagère, voyant quelques misérables Euros se battre en duel au fond de son porte-monnaie, elle n’hésitera guère à se fournir en Cochonou espagnol ou chinetoque. Et d’autre part on dirait bien que le jules de la belle Julie s’assoit joyeusement sur les règles qui régissent la concurrence internationale. Il se croit toujours dans les années soixante, le mec : « achetez français », « suivez le boeuf »! Moi, à la place de la mère Angela, je me dépêcherais de lui fermer son claque-merde à ce pignouf! Les Chleus produisent de la barbaque au moins aussi bonne que la notre et à moindre coût…alors il joue à quoi Mousident, à fausser la concurrence européenne? Sans compter le traité de libre échange négocié en toute discrétion  que nous ne tarderons pas à nous faire mettre par les Amerloques… ceux-là aussi pour la viande ils ne craignent personne, surtout pas nos braves agriculteurs à la petite semaine… ça devrait les brancher grave de voir notre grand sachem déplumé essayer de leur fermer son petit marché! Et puis de toute façon, nos éleveurs eux mêmes se foutent pas mal des exhortations présidentielles, ils le savent bien, eux, que c’est du flanc et d’ailleurs en ce moment même du côté de Caen des milliers de tracteurs trimballent des tonnes de fumier qui se retrouveront cette nuit sur le parvis d’une quelconque sous-préfecture… histoire de faire débloquer quelques dizaines de millions supplémentaires… les jolies déclarations oui mais le pognon du contribuable on préfère : on en vit depuis tellement longtemps! Moi je veux bien mais dans ces conditions je ne donne pas cher de l’avenir de nos filières porcine autant que bovine… le jour prochain où nous en serons rendus au niveau des Grecs il faudra bien la mettre, la clé sous la porte, quand y a plus de sous y a plus de sous, on le sait parfaitement dans nos campagnes! Heureusement il nous restera toujours Cochonou…et le bon charcutier qui nous régalera avec du porc allemand! Si par impossible ma retraite me le permettait encore, je continuerais malgré tout à me servir chez lui, cochon qui s’en dédit!

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

Calembredaines estivales

Alléluia! Les résultats du Baccalauréat se révèlent une fois encore à la hauteur des espérances de nos Élites Républicaines : près de 90% de reçus, 618 000 nouveaux bacheliers dont 600 000 analphabètes, au bas mot…le cru 2015 a de la cuisse, pas de doute, même plutôt vers le haut, si vous voyez ce que je veux dire. Une fois de plus nous déverserons à grand frais dans nos universités moribondes, des bataillons de jeunes abrutis, ignares et irrécupérables, prêts à bénéficier aussi longtemps que possible du statut avantageux autant que flatteur d’étudiant…c’est en forgeant qu’on devient forgeron mais c’est en glandant qu’on devient étudiant…l’avenir de la France s’annonce radieux! D’ailleurs, la charmante jeune dame qui nous tient lieu de ministre du bordel scolaire n’a pas loupé l’occase de « féliciter les élèves et leurs enseignants pour ces très bons résultats »… mieux vaut encore entendre des choses pareilles que d’être sourd…mais c’est limite!

Alors oui, évidemment, on peut toujours se féliciter, se congratuler, se distribuer des satisfecit, des laudes et des lauriers, exercice dont les politicards -singulièrement les Socialos- apparaissent comme les maîtres incontestables, cela ne nous empêche pas de partir en couilles les pieds en avant avec une constance qui ne se dément jamais depuis l’arrivée au pouvoir de l’ineffable Giscard d’Estaing en 1974. Quarante ans de dégringolade ça finit tout de même par laisser des traces sur la carrosserie, croyez moi, et si vous peinez à vous en convaincre, regardez donc autour de vous, au prix d’un petit minimum d’objectivité vous devriez, je pense, vous trouver édifié.  Je ne parle pas pour les jeunes-gens, bien sûr, qui d’ailleurs ne me lisent guère ( c’est pas écrit en céfran) mais pour ceux qui connurent les années soixante, au moins,  et qui, de ce fait, se trouvent en mesure de comparer …la bêtise et la vulgarité semblent bien avoir définitivement pris le pouvoir au beau milieu d’une nuée de zombies tatoués-percés et de femmes bâchées; le tout circulant à l’aise et décontracté, les pouces en alerte maximale et l’œil rivé sur le smartphone. Même les flics, désormais, disposent du droit de porter la barbe (une vieille revendication des Musulmans fanatiques) et de se faire peinturlurer la peau à l’encre indélébile! Un poil plus déstructuré et ce serait carrément l’enfer… pas besoin d’attendre de claquer, on a déjà l’avant-goût!  C’est sans doute cela que l’on appelle « le Progrès »… pour apprécier mieux vaut être de gauche, avec les lunettes roses on ne distingue ni aspérités ni coulures…

Cela dit, il progresse très vite, le Progrès; tenez par exemple en Suède pays ou l’immigré africain reçoit le meilleur accueil, comme chez nous mais en plus cosy, soigné comme un coq en pâte le mec et pour ce qui est des petites blondes blanches et roses : un vrai bonheur, y a qu’à demander pour se voir copieusement servi…et parfois même on ne s’enquiquine pas à poser la question, le self-service quoi, il existe des tolérances spécifiques, histoire de ne pas contrarier l’invité. Par exemple, ainsi que le rapporte notre fabuleuse consœur La Mouette Rieuse (voir mes Liens), les défilés militaires n’ont plus droit de cité chez les sujets des Bernadotte, car ils pourraient traumatiser les immigrés provenant de pays en guerre. Voilà qui devrait utilement inspirer nos grands couillons de la République : pourquoi ne se demanderaient ils pas quel effet un déboulé de blindés sur les Champs Élysées pourrait produire sur des « réfugiés » du Mali ou de Centrafrique? Les pauvres gens! Se voir rouler sous le nez, chez eux en France, les affreux soudards qu’ils combattaient tous plus ou moins dans leurs propres pays! Vous réalisez un peu le traumatisme? Non, là faut arrêter les conneries, la grosse pantalonnade élyséenne du 14 Juillet ça va encore pour cette année vu que les cartons d’invitation sont partis mais à compter de l’an prochain fini, terminé, on n’aura qu’à faire une grosse parade pédérasto-lesbienne à la place ça fera plaisir à plein de gens, tenez, comme le sénateur-maire d’Alfortville, lequel vient d’épouser son amant devant un parterre de tout ce qui se fait de plus branché à gauche à commencer par son grand copain Vallsounet. Il me semble évident qu’on ne peut à la fois promouvoir le mariage par derrière et organiser des démonstrations à caractère agressivement militariste sur la « plus belle avenue du monde », ce n’est pas la même vaseline qui sert pour graisser les fusils d’assaut et le…enfin vous saisissez…ou alors faut aller se faire voir chez les Grecs…

Nom de dieu, les Grecs! Je les avais oubliés ceux-là, encore un peu je passais à côté du super-feuilleton du week-end, dites donc! Remarquez, finalement ça se résume à peu de choses : on fait durer le plaisir histoire de faire croire aux opinions publiques de la plupart des pays de la Zone-Euro, lesquelles souhaitent voir le sieur Tsipras et ses potes enfin virés du jeu à grands coups de pompe dans le prose, qu’on va leur faire rendre gorge à ces Hellènes de malheur, qu’ils vont passer par les fourches caudines de la rigueur européenne à la sauce germanique et qu’ils ont intérêt à numéroter vite fait leurs abattis s’ils veulent encore sauver leur strapontin éjectable. En réalité, ces simagrées se termineront par un nouvel accord avec quelque chose comme quatre-vingts milliards que nous remettrons au pot histoire de continuer à remplir le tonneau des Danaïdes…voilà pour le fond. La forme, en revanche, prend désormais une tournure plaisante, on en profite un peu, nous autres Franchouilles, pour faire glisser le débat sur la politique intérieure bien de chez nous.

D’un côté vous avez les Gauchiards qui se félicitent de voir Pépère Hollandouille mettre le paquet pour donner l’impression d’apporter une aide inconditionnelle à Tsipras… même la mère Duflot, voyez vous, qui s’est fendue d’un joli tweet comme quoi « il y a des moments où très peu de personnes tiennent en leur main un bout d’histoire. Aujourd’hui Hollande est de ceux-là! » Oui… si vous voulez mon avis : surtout quand il pisse… Et puis de l’autre côté nous trouvons « Les Républicains », Fillon suivi de près par Sarkozy -une fois n’est pas coutume- lesquels couvrent d’opprobre et d’infamie le même Président-Culbuto au motif qu’il fait tout de qu’il peut pour aider ces salauds de communistes grecs à entuber l’Europe. Comme vous voyez, mes chers amis, le cirque continue de plus belles et prend aujourd’hui une nouvelle dimension, il y en a sans doute que ça pourra amuser…moi je vous l’avoue, franchement ça me gonfle! Nous avons certes l’habitude d’être pris pour des cons mais, allez savoir pourquoi, ces calembredaines estivales me paraissent plus difficile à supporter qu’à l’habitude…peut être une histoire de consonance (voir http://onefoutus.over-blog.fr/article-35028546.html)…

Bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Chez les Grecs

-« Non mais qu’est-ce que vous voulez que ça me foute, à moi, que les Grecs répondent oui, non, ou merde au référendum à la con de leur connard de trotsko en chef? Que ces gens-là gardent l’Euro, reviennent à la Drachme, passent au Dollar, ou Rouble, au Bite-Cogne ou à la Piastre Bouthangaise, ça me touche un neurone sans même faire bouger l’autre! Je m’en secoue le tube à essai d’une force que vous n’imaginez même pas! M’enfin, quand même, voilà quinze jours au bas mot qu’ils nous cassent les brabançonnes avec les pantalonnades d’Alexis le Rouge, ses changements de pied, ses discours contradictoires, ses invectives à la mords moi le nœud et son ministre des finances qu’on ne voudrait pas rencontrer au coin d’un bois tellement il a l’air avenant! Plus d’une semaine qu’à tire-larigot  les media et les politicards nous font le coup du tournant historique, du sarajevo péloponésien, de la dernière cartouche européenne, du péril hellène, de la catastrophe financière sans précédent… tout le fourbi habituel en somme…ça me rappelle un peu le « Beug de l’an 2000″: le 1er Janvier on devait tous se retrouver cul nu dans la rue sans le moindre mégabit à se mettre sous la dent : z’avez vu quelque chose vous? Que dalle oui, le jour de l’an même, personne n’en parlait plus. Ben là c’est pareil, sauf qu’on en discutera encore, bien sûr, mais exactement comme avant, dans le vide, comme si rien ne s’était passé. La terre continuera de tourner et BFM TV de faire chier son petit monde! »

Heureusement, la douce pénombre du bistrot et la relative fraîcheur consécutive le mettaient ils quelque peu à l’abri de la crise d’apoplexie, notre ami Blaise Sanzel, à quatre-vingt-dix balais bien tassés et après ingestion d’une demi-douzaine de pastagas anti-canicule (faut faire boire le vieillard paraît-il, sauf que Blaise, lui, il n’a pas besoin qu’on le force) il convient de se méfier des gros coups de gueule, ça bouffe de l’énergie tout en réduisant l’oxygénation. Mais là, non, aucun risque, d’autant que, derrière son comptoir, la brave Thérèse veille toujours à orienter le vieux ventilateur grinçant dans la direction où ça chauffe. Il faut dire, aussi, que les folliculaires de tout poil s’en donnent à cœur-joie à propos de cette étrange histoire de referendum et des spéculations toutes plus creuses les unes que les autres qu’il suscite depuis la décision improbable de cet hurluberlu de Tsipras. Il arrive un moment où ça gonfle tellement qu’il importe d’évacuer le trop plein de billevesées et autres dissertations de cornecul, gobées en quasi-permanence par le gogo consommateur de breaking-news.

L’idée partait à la fois de Jean Foupallour et d’un bon sentiment. Jeannot, lui, il a tendance à penser les choses un peu comme un Mélanchon mâtiné de Le Pen et fini au Bayrou…alors, forcément ces histoires grecques ça le perturbe. Tout en commandant sa tournée, il nous a donc sorti ça:

-« Ouais, ben moi, les mecs, j’ai les foies. Si vous regardez bien, les Grecs leur problème ça se résume aux retraites. Moi je l’ai vu hier au soir, même que c’était Claire Chazal qui en causait, comme quoi le vieux de là bas on lui a déjà rogné sa pension d’un bon quart et, ce coup-là,  les gros pontes de l’Europe et la vieille barbue du FMI y voudraient lui enlever le reste, histoire qu’y crève pour arrêter de coûter des sous. Vous trouvez ça normal, vous? Ben moi pas, je me sens solidaire, vous comprenez! Une fois qu’on l’a, sa retraite, plus personne y doit plus pouvoir y toucher, merde…et puis vous savez comment ça fait, non? On commence par un bout de l’Europe et on finit par l’autre, voilà! Nous avec nos je sais pas combien de mille milliards de dette à la con, on vaut guère mieux que ceux de là-bas : alors s’ils commencent à amorcer la pompe aspirante on y passera nous aussi, z’allez voir! Faut pas laisser faire ça, j’en ai trop chié à démarcher de partout pour toucher mes quatre sous espagnols, ma retraite je veux la garder et celles des camarades Grecs aussi, y a pas de raison! Y a juste un truc que j’ai pas capté c’est qu’est-ce qu’y faut qu’y votent à leur référenchose, vu que si c’est « oui » ils se font tout ratiboiser mais que si le « non » gagne ils dégringolent dans la misère la plus noire et ils crèvent tous la gueule ouverte…y a pas quéquin qui pourrait m’expliquer ça, vu que moi ça m’angoisse, des embrouilles de ce calibre! »

En effet, il y avait quelqu’un, Jean Trentasseur en l’occurrence, le Socialiste historique toujours prêt à éduquer les masses pour se faire mousser et, si possible, ramasser la mise le moment venu. Pour Maître Trentasseur, l’affaire grecque constitue une occasion unique de vérifier la solidité des institutions démocratiques qui fondent notre belle Union Européenne, voulue par Saint François Mitterrand et peaufinée par son éminence Jacques Delors, père incontesté de l’Euro en même temps que de la grosse mémaire, bienfaiteur de l’humanité, sage d’entre les sages. Bref, il ne doute pas que le « oui » l’emporte, le Maître, parce que le Peuple a toujours raison et qu’il saura discerner la bonne voie à suivre, en conséquence celle du respect des engagements pris et de l’intérêt bien compris d’une antiquissime nation qui inventa jadis la démocratie… il oubliait juste de rappeler que leur démocratie, un peu oligachique sur les bords, n’avait pas tenu bien longtemps face aux réalités brutales du monde antique…mais dans le discours d’un Homme de Gauche vous ne trouverez jamais la moindre dissonance, l’harmonie y règne éternellement comme dans l’œuvre illustre de Pierre Degeyter, génial compositeur de « L’Internationale ». Pour Jean Trentasseur, le monde navigue en toute sérénité sur un océan de Valeurs-de-la-République, guidé par les « Lumières » et poussé, toujours dans la bonne direction, par le vent délicieusement parfumé du Progrès.  Dans de telles conditions l’optimisme apparaît incontournable…il suffit pour s’en bien convaincre de voir le merdier dans lequel ces gens-là nous ont systématiquement fourrés chaque fois que leur Démocratie les a portés au pouvoir. Mais pour le Socialo en question à titre personnel ça a toujours bien marché, entre ses Frères Maçons et ses fromages politicards la vie lui a toujours souri et, solidarité bien ordonnée commençant par soi même, il parvint assez vite à se constituer une jolie pelote en comparaison de laquelle les situations respectives des Foupallour, des Grauburle, des Yves Rognes et des Maurice, gens qui se contentèrent d’essayer de gagner honnêtement leur croûte, jouxtent carrément le seuil de pauvreté.

Aussi le discours Trentasseuresque engendra-t-il un brouhaha conversationnel digne d’une assemblé générale de copropriétaires, chacun disant la sienne et se foutant pas mal des observations du voisin.  Cependant, à les entendre tous plus ou moins sur la même fréquence, l’Europe, manifestement, n’inspire pas grand chose de positif aux pochetrons ordinaires. L’Euro encore moins! Les types, bas de plafond certes, ne s’embarrassent guère de philosophie, eux ils en restent au factuel pur, au terre à terre le plus sommaire. En résumé, depuis Maestricht et depuis l’Euro ça va de plus pire en plus pire, comme disait Escartefigue. Alors pas la peine de se gargariser avec les bienfaits de l’Europe, c’est un peu comme ceux de l’immigration on en parle beaucoup mais on ne les voit guère…d’où la diatribe de Blaise Sanzel : non seulement nous n’en avons rien à foutre mais encore nous n’y pouvons rien, alors autant laisser les Grecs se démerder avec leur plébiscite tortibigondolé et vider tranquillement nos verres, de toute façon ça nous coûtera très cher et ça finira très mal…un jour ou l’autre…

Et si les concitoyens d’Alexis reviennent à la Drachme, on s’en ira tous en villégiature chez eux, c’est encore plus beau que la Tunisie et moins infesté de Musulmans fanatiques…enfin pour le moment. Et puis dans l’hypothèse où l’ami Vladimir Putin leur mettait le grappin dessus -la probabilité n’est pas nulle- là ça pourrait carrément devenir la destination de rêve, vu que le mec en question aime bien mettre de l’ordre là où il fourre ses gros panards…sans compter qu’il sait y faire avec les envahisseurs clandestins, pas comme nous autres, quoi…

Si ça se trouve pour les vacances de l’an prochain on ira se faire voir chez les Grecs!

En attendant, je m’en vais regarder Le Tour…alors bon Dimanche et ne vous en faites pas : « oui » ou « non » ce sera le bordel quand même.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN