Brève juste pour le principe

Moi, vous me connaissez, j’essaie dans toute la mesure du possible de sortir chaque Dimanche que Dieu fait -et il en fait un sacré paquet, un par semaine, vous réalisez le boulot- une petite billevesée, une sombre ânerie, un tissu de couillonnades, un tas d’inepties, sortis d’une imagination de plus en plus paresseuse et usée jusqu’au trognon. L’idée de base consiste à entretenir ce petit foyer (d’infection) contre vents et marées et en dépit du gros poil qui décore la paume de ma dextre, lequel pourrait bientôt, vu mon âge avancé, me servir de canne… au grand bénéfice d’une Sécu toujours attentive à réaliser des économies sur les vieux mâles blancos, la peste soit de ces ignobles. D’ailleurs Macrounette soi même tient beaucoup à éradiquer cette engeance maudite, tout juste bonne à alimenter, par des impôts de plus en plus gratinés, les gouffres insondables des Finances Publiques.
Seulement, là, depuis quelques temps les circonstances (pour user de litote) me trouvent chaque fois un peu plus de combines afin de me bouffer le temps dominical. Ce coup-ci, vous me voyez tellement empêtré que je me demande bien de quelle manière je pourrais m’en sortir avec les honneurs liés au devoir accompli, sauf à écrire un peu n’importe quoi, ce que, précisément vous me trouvez en train de faire.
Non seulement je n’ai pas la tête à ça, comme on dit, mais encore l’actualité n’offre rien aujourd’hui de suffisamment croustillant pour que je puisse, sans effort démesuré, en faire mes choux-gras. Je ne vais tout de même pas vous disserter les aventures électorales d’Erdogan, ni les palinodies migrantesques des Macron-Sanchez brothers, le nouveau duo des jeunes-premiers de l’UE agonisante. Tout ce qu’on peut dire ce jour ne vaudra de toute façon plus rien la semaine prochaine; le sommet européen de Jeudi et Vendredi prochains se déroulera sans doute sur fond de clandestins sauvés des eaux puisqu’à cette heure-ci, une nouvelle affaire genre Aquarius se prépare.
Tout est en place, un petit navire, le Lifeline, chargé de deux-cent cinquante Africains, se trouve actuellement en souffrance au large de Malte.  Salvini le prie de bien vouloir aller se faire décharger ailleurs et les media flairent dores et déjà le bon coup pour que les larmes coulent à flot dans les chaumières… Sans compter que le rafiot en question, lequel appartient à une ONG allemande, bat pavillon néerlandais…sans être enregistré aux Pays-Bas. Tout cela devrait donner quelque chose de désopilant pour la semaine prochaine. Cependant, quoi qu’il en soit, le barlu en question finira en Espagne et, au bout du compte, son contenu aboutira chez nous… ça en revanche c’est sûr comme deux socialos et deux macronniens font quatre enfoirés.

Bonne semaine et amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Publicités

Kektananafoot?

-« Ça y est, les voilà, je viens de les voir sur BFMacron débarquer d’un avion, les migrants de l’Aquarius, accompagnés de jeunes humanitaires tout à fait comme il faut! Les choses avancent drôlement vite, dites donc, à peine la France se déclare-t-elle prête à accueillir tous ceux qui veulent venir, les voilà déjà qui se pointent! »
-« Mais qu’est-ce que vous racontez Blaise? Vous partez complètement en quenouille, et encore je reste poli, lui rétorque Jean Foupallour entre deux gorgées de Ricard, c’est pas des réfugiés, ces mecs, juste l’équipe de France de foot, mon pauv’ vieux, retour de leur match victorieux contre les culs de jatte d’Australie. Quant aux jeunes blancos avec eux, vous avez dû apercevoir Lloris et Griezmann, des joueurs, pas du tout des humanitaires, on dirait parce qu’ils tranchent un poil sur les autres! Bon je veux bien comprendre les effets du grand âge, mais là ça devient inquiétant vous savez, parce que pour la louper, la Coupe du Monde des « Bleus » faut commencer grave à naviguer dans l’ alzheimer, merde! Le footballe on cause plus que de ça dans les merdia depuis trois jours! »
-« Exagère pas, Jeannot, le reprend Grauburle, comment tu veux qu’il fasse le tri, ce brave Blaisounet, on n’y capte plus que dalle dans tous ces jeunes gens d’Afrique Sub-Saharienne, les footeux et les migrants ça sort tout du même tonneau, la seule différence c’est le compte en banque et les tarifs du coiffeur! A part ça, une fois en survète tu peux pas savoir qui est qui. Faut faire appel à des critères auxiliaires; par exemple si tu repère Deschamps dans l’environnement c’est forcément les « Bleus ». En revanche Macron ça voudra rien dire, il peut faire les deux indifféremment, le mec, alors faut écouter les conneries qu’il débite, si ça parle droit d’asile ou accords de Dublin t’as affaire à des migrants clandestins, en revanche les histoires de penalty, de quarts de finale ou de nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts, ça concernerait plutôt le ballon rond…en principe… mais faut se gaffer tout de même, y a pas de règle absolue. »

Chez Thérèse rien n’a changé depuis la dernière confrontation mondiale footballeuse  (voir ceci ). Toujours pas d’écran de télé pour le supporter-poivrot et toujours la même hostilité affichée par la patronne envers un spectacle puéril qui pousse à la vocifération  bestiale autant qu’il fait obstacle  à la bonne vieille conversation biturière. Il faut donc choisir l’apéro ou le match de foot, comme ce fut le cas pas plus tard qu’hier midi, date et heure de l’entrée en scène tant attendue de cette fameuse « Equipe de France » si facile à confondre avec notamment celles des Lions Indomptables de l’Atlas ou des Eléphants Agiles du Zambèze (moi aussi si elles veulent bien). Pas un chat derrière le zinc, juste Goràn Avaltàtric silencieusement installé à sa table habituelle. Il s’en fout Goran de la Coupe Jules Rimet, la Serbie a loupé les qualifications et, quand bien même elle eût participé à la grosse pantalonnade, les joueurs de baballe il n’en a cure, le type, il vit dans son monde parallèle, avec ses souvenirs cabalistiques et ses tristesses occultes. Cependant, pour le commun des mortels, un seul mot d’ordre tous derrière les Bleus! On ne veut voir qu’une seule tête de con! Qui ne hurle pas n’est pas Franchouille! Ah, mais faudrait voir à supporter avec enthousiasme, les mecs, question de patriotisme! La France Black-Black-Black-Beur doit gagner et vous avez intérêt à y croire, bande de gnolus tire-au-cul! Comment ça, kektananafoot? Je t’en foutrais moi, bande de salopards! On en a a foot que c’est comme ça et pas autrement!
Souvenez vous, 1998, la descente des Champs avec la Coupe Enchantée, le Graal du pauvre, le père Chirac,  vingt ans de moins et presque toute sa tête, qui faisait semblant de gueuler le nom des glorieux auteurs du cinglant camouflet infligé à ces pauvres couillons de Brésiliens inconsolables! Et un, et deux, et troizéros! Que c’était beau, dites donc, cette communion nationale, toutes couleurs, toutes obédiences, toutes formes d’imbécillité confondues! Un rêve dont on voudrait tant qu’il se réalise à nouveau! Rendez vous compte: les Cheminots comblés qui reprennent le boulot, la réforme des retraites qui passe comme un doigt enduit de vaseline, les Européennes qui tombent dans l’escarcelle de la Répupu en Marche, la réélection macronienne en 2022, en plein au moment de la future Coupe, celle si chèrement acquise par l’Émir du Qatar! Et puis le pognon, comme dit Macron, le beau pognon du fouteballe, le sport qui charrie les milliards comme l’Amazone les troncs pourris des cacaoyers et des samaumas. Tant qu’il y aura des milliards de gogos pour marcher dans la combine, on trouvera des milliards de dollars pour remplir les fouilles des gros malins du foot-bizness; ça fait du PIB et donc de la croissance, dans la joie et la bonne humeur, en plus! Que demande le peuple, pas vrai? Ben oui, du pain et des jeux, toujours, hamburger et matches sur grand écran plat, pour transposer…mais rien n’a changé et l’enjeu apparaît toujours identique: manipuler le bon populo, acheter la paix au vulgum pecus abruti, agiter le hochet sous le nez du morpion histoire qu’il nous laisse magouiller tranquilles. Allez les Bleus! Badigeonnez vous bien la gueule en bleu-banc-rouge, pauvres nazes, pendant ce temps on vous prolonge la grève des trains, on vous augmente le pinard, on vous limite les routes à quatre-vingts et on se précipite à Valence récupérer notre quota de clandestins.

Eh oui, que voulez vous, il fallait bien s’y attendre, avec le conglomérat centro-gauchiard qui lui sert de majorité, il se trouve bien obligé au grand écart, Présipède. D’un côté il connaît bien l’opinion, ce garçon, il sait combien ça la foutrait mal d’accueillir les cargaisons d’Africains dans nos ports, ça c’est des combines de socialos orthodoxes, à laisser aux Espagnols… puisqu’aussi bien il se trouvera toujours en Europe Occidentale un bon gouvernement de gauche pour casser le boulot à ceux qui essaient de décourager le trafic d’envahisseurs. En revanche, après sa réconciliation avec les facho-nazis d’Italie, il lui faut bien aussi se remettre dans les petits papiers de ses troupes de choc, les transfuges solfériniens, redonner du mou à la corde à nœuds afin de retrouver son plumage éclatant de bien-pensant au dessus de tout soupçon.
Pauvre Macrouille, vous vous rendez compte, obligé de tout le temps circuler nu-pieds sur le fil du rasoir en faisant gaffe à ne tomber ni du côté de l’aveuglement progressiste, ni de celui du réalisme nauséabond. Un véritable enfer qu’il a choisi le petit polisson à sa Bribri! Dieu merci il est malin le bougre (au sens premier du terme), il sait y faire! Maintenant que nous voilà un peu tranquilles du côté des frontières alpines (ouf!) il va nous envoyer dare-dare le ministre Gnafron de l’Intérieur, rassurer les populations pyrénéennes… Les passeurs des années quarante, enfin leurs descendants, vont pouvoir reprendre du service mais rassurez vous, braves gens, Gérard Collomb veille; les montagnards sont là, le vieux Lyonnais aussi! No pasaran… Enfin oui mais discretos et de nuit, quand on les verra ce sera trop tard, toutefois, et c’est là l’essentiel, on aura fait le maximum du possible, force reste à la Répupu Sociale, aux droidlom et à l’humanitarisme de bon ton!
Salvini, un garçon parfaitement en accord avec lui même, reste serein: « ils iront se chercher d’autres ports », voilà tout! Et que voudriez vous qu’il fît ce brave homme, il règle ce qui se relève de son pouvoir: plus un clandestin en Italie! Pour le reste, tant pis si les autres insensés maintiennent grandes ouvertes les portes de l’Europe et l’énorme appel d’air ainsi provoqué outre-méditerranée , la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a…Les Ritals ont les clés de leurs ports, pas celles des autres!

Quant à nous, pauvres Franchouilles, tout ce que nous aurons gagné dans cette affaire, se résumera à un déplacement du problème d’Est en Ouest. Le voyage des Africains devient certes un peu plus long mais sans péril aucun puisque les gardes-côtes de Sicile viennent prêter main forte aux passeurs des ONG pour convoyer les blacks en Espagne…en attendant mieux …certains en France, genre Taubira ,ne désespèrent toujours pas de voir accoster à Marseille quelques gentils bateaux sauveteurs de naufragés volontaires… patience et longueur de temps, n’est-ce pas…
Cela dit, après tout, du moment que nos bien aimés « Bleus » Oumtiti, M’Bappé, N’Golo Kanté et Ousmane Dembélé marquent des buts afin de secourir la Patrie en Danger, hein, kektananapété, pas vrai? Kekonananafoot? Elle est pas belle la vie?

Allez, bonne semaine et surtout, surtout, jeudi prochain ne ratez pas France-Pérou, tous derrière la France, les amis, sinon vous risqueriez l’indignité nationale!
Amitiés tout de même.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

La fin de la dictature des sinoques?

Êtes vous choqué par le slogan des Républicains « Pour que la France reste la France »? Petit sondage du Figaro de ce jour, répondre par ou ou par non, comme ça c’est simple, on ne se turlupine pas trop le chou et le résultat apparaît à la portée du plus con de tous les sots. Cependant, figurez vous que 21% des sondés se disent « choqués ». Ben oui! D’accord ça fait soixante-dix-neuf pour cent pour le non, mais tout de même on se situe là dans le lectorat du baveux en question, gens qui se différencient par nature  de ceux qui lisent Le Monde ou, a fortiori, Libé… Donc chez le bourge d’aujourd’hui vous trouvez une  sacrée proportion de quidams désireux que la France cesse de l’être… Après, bien sûr, le caractère lapidaire voire simpliste de l’item, rend difficile l’interprétation d’un tel résultat. Ils veulent quoi, ces mecs? Que la France devienne la Moldavie? Le Chili? Le Zimbabwe? La Pricipauté de Monaco, peut être, ce qui ne me dérangerait guère, je l’avoue? Ou bien encore la Corée du Nord, la regrettée Russie Soviétique, sinon la Chine désormais bien réveillée?… Allez savoir!
Bon, cela dit, ne nous voilons pas la face et portons l’affaire au second degré puisque aussi bien c’est sur ce terrain là que l’on veut nous conduire. Le camarade Wauquier, patron du parti ex-UMP désormais intitulé « Les Républicains » voire Les Ripoublicons pour les plus malveillants d’entre nous, voulait dire par le susdit slogan quelque chose comme « pour que les Muz arrêtent de nous transformer en succursale du Maghreb ». « Pour que la France reste la France », tout le monde a bien compris ce que cela signifie vraiment, d’où la controverse: ce salaud de Wauquier, désormais honni par tout ce qui, pense bien dans ce pays, a le front, c’est bien le mot, d’en appeler au vieux fond de racisme et de xénophobie qui nous entraîna, selon les Saintes-Écriture du Dogme et de la Doxa, aux abîmes des heures les plus sombres de notre histoire. Et voilà donc l’affolement qui gagne toutes les couches de la médiatosphère ainsi que la politicaillerie franchouille dans son entier, jusqu’aux vingt-et -un pour cent de pauvres niais lecteurs du Figaro sondés ce matin même.

En d’autres termes, les nationaux de l’Hexagone se voient désormais priés, s’il veulent rester politiquement corrects, de souhaiter pour leur pays un avenir métissé, diversifié et, pour tout dire, en rupture totale avec  son histoire, ses coutumes, ses traditions et pourquoi pas sa langue, laquelle part dores et déjà en quenouille, sa culture, désormais en voie de disparition, sans parler, bien entendu de ses racines chrétiennes, horresco referens! Quand je pense à tous ces millions d’andouilles du passé qui, volens-nolens, se firent trouer la peau au nom de la Patrie, de la Répupu, de la Nation et autres âneries propagandistes, justement pour éviter que la France ne devienne autre chose que ce qu’elle était à l’époque, je me dis que les temps ont bien changé… Aujourd’hui, ces misérables fleurons de cimetières militaires encourraient l’anathème politico-sociétal qui frappe de plein fouet les ordures de fachos partisans de l’infâme président des Ripouchose, le sinistre Adolf Wauquier, dieu merci complètement déconsidéré au sein de la Bien-Pensance-Nationale. Le pays de Molière, de La Fontaine, de Courteline, de Céline, de Pagnol et compagnie, c’est du passé, on efface tout et on passe à autre chose! A la rigueur on pourra garder Rousseau et Aragon histoire de tenir compagnie au grand Djamel Debbouze. Toutefois, n’insistez pas on n’ira pas plus loin…non mais des fois.

Les choses apparaissent donc très claires désormais. Il y a chez nous ceux qui souhaiteraient  sauver les meubles, et les autres, ceux qui trouvent absolument odieux et réactionnaire qu’on puisse envisager d’interrompre le processus d’africanisation islamisée qui frappe le pays depuis quarante ans. Les premiers, comme semblerait le démontrer le sondage du Figaro, constituent une écrasante majorité, et bien sûr car les braves gens constatent effectivement les transformations qui s’opèrent sous leurs yeux, au grand jour, ils n’en veulent évidemment pas car elles signifient clairement leur mort programmée pour les décennies à venir.
Seulement, il s’agit hélas de la fameuse « majorité silencieuse » dont le côté majoritaire apparaît étouffé par le silence de plomb auquel elle se voit contrainte. Et à côté, vous avez les autres, les Bien-Pensants; ceux-là, bien que très minoritaires, bénéficient de tous les droits à commencer par celui d’ouvrir leurs gueules à tout bout de champs pour faire en sorte que les autres la ferment. Vous avez de tout dans cette seconde catégorie, depuis les brillants intellos germanopratins des mondes du journalisme, de la littérature et du cinoche, jusqu’aux hurluberlus dont le bon cœur plus ou moins de façade les pousse à faire passer la frontière en fraude aux jeunes clandestins venus d’Afrique via-l’Italie. En gros, l’étrange combat de la raison contre la folie suicidaire! Cette dernière l’emporte haut la main depuis l’historique rupture de Mai 68 qui conduisit tout une génération à marcher à côté de ses pompes et cul par dessus tête, en proclamant qu’il s’agissait là de la meilleure façon de faire avancer le schmilblick. Quant à notre brave majorité silencieuse, après les deux petits sursauts de la grande manif gaullienne du 31 Mai et du vote Pompidou de l’année suivante, elle a fini par succomber sous la pression des penseurs à entonnoir sur la tête et par voter toujours comme ceux-ci le lui ordonnaient.
Le blocage politique savamment organisé qui a permis de verrouiller ce joli bordel afin d’assurer pour un demi-siècle le règne incontesté de la démence, s’est accompagné de la mise en œuvre progressive autant qu’implacable d’une Union Européenne inspirée par les sinoques démocratico-humanitaristes, tenants inconditionnels de la diversification métissée. Pour ces salauds-là, les pays d’Europe doivent subir l’invasion, c’est inéluctable autant que souhaitable pour faire que les démocraties restent bien tranquillement sous leur joug. Ça paraît absurde mais il en est manifestement ainsi.

Voilà. Cependant, depuis quelques temps, on commence à voir sourdre, au sein de ladite Europe, une espèce de révolte contre la tyrannie des cinglés. Le phénomène a démarré chez nos petits copains de l’Est, dont l’adhésion à notre belle Union était censée leur apporter bien être et prospérité à coups de milliards venus de l’Ouest. C’est grosso-modo ce qui s’est produit, d’ailleurs, enfin de façon très inégale selon les pays, mais globalement positive, comme eût dit l’ami Marchais s’il vivait encore, ce vieux stalinien. Seulement, eux, les types de l’Est, ils étaient venus pour ça, pour les sous, pas pour voir débarquer chez eux des hordes de jeunes musulmans célibataires et prêts à niquer ou a zigouiller tout ce qui porte jupon ou portefeuille bien garni. Pas leur truc, à nos cousins de l’Est, ce qui semble bon aux bobos du Paris Hidalguesque ne l’est absolument pas pour les Varsoviens ou les Pragois chez qui le souvenir cuisant d’une occupation étrangère sur fond de chars d’assaut perdure grave. Du coup par là bas, notamment lorsqu’ils ont vu la grosse Angela, ouvrir grand les frontières, les bras, la caisse et…non, n’allons pas plus loin c’est déjà pas mal…ils ont bien compris que les choses commençaient à puer méchamment. D’où l’alliance de Visegrad, première étape d’une montée en puissance de ce que les tordus de la bien-pensance hégémonique nomment « les populismes ». Et depuis, peu à peu, la bête immonde fait son chemin: quasiment tous les pays de l’ancien bloc de l’Est, y compris désormais la proche Slovénie, se trouvent désormais concernés, l’Autriche a franchi le pas, voici quelques mois et l’Italie vient d’entrer à grand fracas en résistance. L’arrivée en nauséabonderie de ce pays, symbole flamboyant de notre culture bi-millénaire et membre fondateur de l’Europe, constitue à l’évidence une sorte de révolution tranquille dont on ne mesure pas encore très bien les conséquences. On les appréhende suffisamment tout de même en Haut-Lieu pour faire en sorte qu’elle se casse la gueule vite-fait et qu’on en revienne dare-dare aux petites combinazioni politiques berluscono-gauchiardes.
Parce que si jamais la mayonnaise prenait en Italie et que cette olive amère fasse tache d’huile, alors oui, il y aurait du souci à se faire chez nos bons maîtres à penser comme il faut. La majorité silencieuse franchouille pourrait bien s’éveiller enfin, les Bataves et les Nordiques, déjà bien échaudés, risqueraient de basculer à leur tour, faisant ainsi, par effet domino, réfléchir un peu nos amis Boches instruits par l’expérience. Vous mordez le topo? L’Europe Brune, le retour des pestiférés, la fin de la dictature des sinoques… Ne rêvons pas, nous en sommes encore loin…mais peut être pas tant que ça, au fond, il ne manquerait pas grand chose, juste un leader un peu crédible…enfin nous autres, avec Présipède, nous ne risquons pas trop de donner l’exemple…hélas!

Que la semaine vous soit douce…allez les Bleus-Foncés!  What a fair foot qui s’annonce!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

 

La Signora Patta-Tina et la Signorina Pompino

-« Alors comme ça, vous avez pensé que je vous racontais des stronzate (1), moi, Umberto Cazzoficca? Vous préférez apparemment croire vos journalistes de mes deux, toujours si bien informés que les seules fois où ils ne se gourent pas c’est parce qu’ils se foutent le doigt dans l’œil? Apprenez, Messieurs que lorsque j’affirme quelque chose sur un sujet que je maîtrise -sans quoi je ferme ma gueule- vous pouvez toujours vous fouiller si vous essayez de prévoir le contraire. Sans compter que l’Italie, les Franchouilles n’y ont jamais rien compris, trop fin, trop subtil et trop compliqué pour eux! Alors les pisse-copie de votre presse, excusez-moi… La prochaine fois, si vous le voulez bien, faites moi le plaisir d’accorder un minimum de crédit à mes propos, ça vous évitera de vous fourvoyer dans des impasses à la con. Ne cherchez pas, j’ai raison, voilà tout! »
Faut reconnaître! La semaine dernière, ici même, à peine avait il tourné les talons qu’un démenti retentissant lui pétait à la gueule, comme quoi les spaghetti gouvernementaux étaient cuits et que le Président Mozzarella (2) désignait un clampin quelconque pour former un cabinet bien comme il faut, en attendant de nouvelles élections rapidement organisées. Tellement ils étaient contents de voir la coalition « populiste » partir en sucette avant même son premier tour de piste, qu’ils y allaient tous de leur petit couplet bien pensant, les médiatiques patentés: la coalition improbable, les risques pour l’Europe, le malheur qui avait failli nous broyer, les pauvres migrants qui l’échappaient belle… Bref, la victoire éclatante du camp du bien sur les forces fétides de la nauséabonderie transalpine (d’ours, naturellement). Manque de pot, toujours parfaitement au courant des affaires les plus tordues du Quirinal et du Viminal, sans parler de sa grande spécialité, le Vatican, le brummell des sept collines détenait, lui, la pure vérité, si déplaisante  fût elle pour tous les adeptes du suffrage politiquement-correct. Les Ritals ayant majoritairement exprimé, dans les urnes, une volonté farouche d’en finir avec le globiboulga européo-humanitariste et ses épouvantables conséquences, ils auront, pour une fois, la réponse adaptée à leurs exigences… Jusqu’à ce que « Le Système » leur fasse tout exploser en vol y compris leurs illusions démocratiques, ce qui, selon toute vraisemblance, ne devrait pas demander beaucoup plus de six mois.

Cela dit, il en rajoute un peu, Umberto,  histoire d’en mettre plein la vue aux gonzesses. Car il s’est pointé au bistrot de Thérèse en charmante compagnie, le saligaud! Une quinquagénaire de toute beauté, Ornella Patta-Tina, accompagnée d’un petit canon à longue portée, Graziella Pompino, une merveille absolue, vingt piges, une sorte de tanagra en jeans taille-basse revisité par un Botticelli  retour d’une soirée au Crazy Horse. Bon, ça vit à Monaco, vous voyez, avec des activités vachement lucratives sur lesquelles mieux vaut ne point s’appesantir; cependant, question esthétique visuelle autant qu’olfactive et même sonore on n’avait jamais rien constaté de tel, Derrière Napoléon, même aux temps obscurs de notre jeunesse enfiévrée. Grauburle, appuyé sur un coin du rade,  en bave doucement négligeant carrément de siroter son pastis; Foupallour, toujours pragmatique, profite de l’occase pour s’astiquer discrètement le milieu du futal, Maître Trentasseur tente de jouer les causeurs de haut vol tout en essayant d’évaluer le coût éventuel, forcément exorbitant, d’une petite prestation. Quant à l’ami Maurice, éternellement philosophe, il se dit que, même avec soixante ans de moins, jamais il n’aurait eu les moyens d’accéder à des pétroleuses de ce calibre.

Il a voulu, Umberto, montrer à ces dames un témoignage émouvant du passé, une espèce de lieu en voie d’extinction totale, l’obsolescence personnifiée par les vieux piliers de comptoir et la patronne derrière son zinc d’avant guerre. Ça n’existe plus ces trucs-là, sauf peut être encore au fin fond des provinces les plus arriérées et encore… les pochetrons crèvent, les patrons à tablier cradingue et mégot sur l’oreille ne sont plus qu’un lointain souvenir, la fumette et la sniffette remplacent peu à peu la bonne vieille cuite de nos pères, la convivialité bistrotière fait place désormais au tout puissant smartphone. Plus d’espace pour les vieux troquets de papa dans notre société islamo-numérique! Alors les quelques survivants valent le coup d’être vus une dernière fois, avant qu’ils ne disparaissent à jamais, faute de clientèle et de tauliers (voir aussi Le crépuscule des zincs).
Les deux superbes salopes ont l’air de bien apprécier le côté pittoresque du gourbi et de ses occupants, le pastis servi dans ses verres marqués « 51 » flanqués de leur complice de toujours, la cruche jaune-criard du grand concurrent multinational. Enfin tout, quoi. Surtout la petite Signorina Pompino, celle-là, habituée du Café de Paris et des palaces environnants, n’imaginait même pas l’existence de boui-bouis aussi hors du temps. Elle s’amuse comme une écolière en goguette à tripatouiller la machine à distribuer les cacahuètes, une véritable pièce de musée, tout en nous regardant tous, nous autres les curiosités locales, avec un étonnement vaguement teinté d’inquiétude. Des bestiaux de cette espèce, surtout les Graubule-Foupallour brothers, elle n’en avait jamais vu la queue d’un, au propre (oui, enfin…) comme au figuré s’entend!

-« Je vous disais donc, reprend le Signore Cazzoficca en pelotant délicatement la hanche diabolique de la Signora Patta-Tina, que les carottes sont cuites. Le Gouvernement de chez nous s’installe et dès demain notre Ministre de l’Intérieur Salvini se rend en Sicile afin  mettre les pendules à l’heure. Les clandestins dehors! Qu’on en finisse avec ces débarquements incessants et cette invasion pernicieuse qui nous pompe l’air et la substance. Plus aucun vice-passeur -en d’autres termes les ONG organisatrices des récupérations d’Africains au large des côtes Libyennes- ne doit plus accoster dans nos ports. Quant aux envahisseurs installés en Italie, qu’ils préparent les valises en vitesse, la sortie c’est du peu au jus! Les cinq milliards consacrés à l’accueil des clandestins, leur bouffe, leur entretien et leurs cours d’italien, on va les affecter aux camps de transit où les intéressés attendront -le moins longtemps possible- leur expulsion. Et ne croyez pas qu’il s’agisse de paroles en l’air, Di Maio, son allié 5 Etoiles, suit parfaitement Salvini sur ce terrain, au titre d’une solidarité gouvernementale sans laquelle les deux sauteraient avant même d’avoir touché leur première indemnité ministérielle.
« A présent, chers amis, poursuit le chaspeur aux doigts de velours, comme je vous le disais la semaine dernière, numérotez vos abattis. Les passeurs humanitaristes des maudites ONG  disposent de navires parfaitement à même de pousser plus loin les traversées. Vous risquez donc de les voir accoster en Corse…remarquez ça j’en doute vu que les copains de Bonifacio ou d’Ajaccio risquent d’apprécier moyen la plaisanterie… Non, vous commencerez bientôt à en voir débarquer à Menton, à Villefranche, à Nice, à Saint-Trop -pourquoi pas?- à Cassis, à Marseille, enfin partout où vos Bien-Pensants sauront les accueillir avec viennoiseries et élixirs anti-poux. Le seul truc que je puis vous dire c’est qu’ils éviteront Monaco: Bébert apparaît certes comme un garçon particulièrement porté sur la bienfaisance, toutefois, vous comprenez, il n’y a pas la moindre place disponible, on est les uns sur les autres…alors plutôt que de les transférer gentiment dans les villes voisines, autant qu’ils s’y rendent directement et qu’on n’en parle plus!
« Sinon, à part ça, bien sûr, termine t-il en glissant mine de rien vers les fesses de la somptueuse Ornella, les mesures fiscales vont se décider rapidement, de même que les « avancées sociales » pour faire plaisir à la partie gauche de la combinazione.  Sur ces points, bien évidemment, l’Europe nous attend au tournant. Je pense qu’on nous savonnera la planche jusqu’à reprise en main des manettes par les stipendiaires de l’Allemagne; Deutchland über alles! Force restera à l’autorité légitime puisque tout le monde en est d’accord, à commencer par vous, les Français… D’ailleurs, hein, sans vous vexer, fait il en jetant un coup d’œil vicelard à ce pauvre vieux Blaise Sanzel, collaborer avec les Fridolins ça ne vous a jamais fait peur, pas vrai? »

Bon,  personne ne moufte plus, ça jette un froid ces choses-là, toute vérité n’étant pas nécessairement bonne à dire. Et puis, aussi, la dame Patta-Tina, depuis un moment ondule doucement sous la caresse pernicieuse de ce rital de mes deux, ce qui commence singulièrement à agacer la brave Thérèse. Du coup cette dernière décide de mettre un terme à la plaisanterie en priant gentiment Umberto d’aller déplacer sa Maserati   lâchement abandonnée sur le trottoir d’en face. La tournée des flics ne devrait pas tarder selon la vioque, vu qu’ils se pointent toujours Place Bonaparte sur les choses de midi… forcément, c’est sur le chemin du commissariat, et l’heure de l’apéro arrive…
Par suite les visiteurs du matin décident de prendre congé, ce cher Cazzoficca saisit les deux nanas par la taille et les embarque vers d’autres cieux, non sans qu’elles nous balancent des tas de baisers de leurs petites mimines surchargées de bagouzes à cent-mille balles pièces minimum, surtout la belle Ornella, elle a eu le temps d’en amasser des douzaines et des douzaines, la Signora, avec la carrière qu’on lui devine!

Ça laisse un sacré vide quand ça décarre, ces petits animaux-là,  on se sent tout chose, penaud, un peu frustré, mal à l’aise dans sa vieille peau défraîchie.
C’est Grauburle qui réagit le premier:
-« Dites, les potes, vous ne trouvez pas, comme ça, qu’on aurait légèrement  raté nos vies, nous autres? »

Bonne semaine à tous et portez vous aussi bien que possible.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Calembredaines…enfin pour rester poli, le bullshit cher à l’ami Wauquier s’en  rapprocherait plus.

(2) Ou Mattarella… je crois, de toute façon ce n’est qu’une question de fromage…