Les révoltés du week-end

Ce sont ces gens qu’on voit, au petit matin dans leurs bagnoles, lorsqu’ils vont au boulot, la gueule un peu de travers, pas bien contents mais résignés, quand faut y aller, faut y aller… Et puis aussi des vieux et des vieilles, plus habitués à des activités pépères, style jardinage ou mots croisés, qu’à se pointer sur le bitume pour faire voir qu’ils existent encore et n’entendent pas se laisser faire les poches sans rouspéter. Le Franchouille de base, en somme, celui qui se crève la paillasse pour un salaire miteux amputé d’un bon quart, ou se brosse d’un gros bout de son étique retraite afin d’engraisser Mohamed et Mamadou, lesquels n’en foutent pas une rame et, en plus, se payent allègrement leurs tronches.  Plutôt des moutons, ces « manifestants », tondus mais excédés; trop c’est trop, il arrive un moment où il faut que ça pète ou que ça dise pourquoi. Nous y voilà, à ce point d’exaspération inéluctable, il a fini par arriver! Macron t’es foutu, les braves-gens sont dans ta rue!
Oui, parce qu’on les a retrouvés devant l’Elysée, ces nanas et ces types plus ou moins porteurs de ce fameux « gilet jaune » qui, pour une fois, présente une utilité: tant qu’à l’avoir dans la bagnole pour éviter la prune susceptible de découler d’une absence d’équipement de bord règlementaire, autant le porter pour aller faire un petit coucou à Présipède. Le jour où ce dernier, en pleine explosion des prix du gazoile, crut bon de faire savoir qu’il poursuivrait sans faillir l’augmentation continue de la fiscalité « verte », la cause se trouva entendue, la goutte fit déborder le réservoir. Ils avaient jusque-là tout supporté, les cocus des prélèvements obligatoires, mais là, tout à coup, ça faisait trop. Ce morveux, accoutumé à les traiter de pleurnichards, de fainéants, d’illettrés, de gens de rien, entre autres marques de considération, leur intimait, avec sa bille de faux-cul, l’ordre de cracher de plus belles au bassinet d’une « transition énergique »  dont la ficelle se voit depuis la Lune. Tant que le prix du baril baissait, ils pouvaient y aller sans trop de crainte, nos braves gouvernants successifs, mais avec la remontée brutale des cours la combine a viré au désastre pour les forçats de la bagnole. Obligés, pour cause de prix de l’immobilier, d’aller crécher de plus en plus loin d’un boulot mal payé, leur sensibilité au coût du plein s’exacerbe et le petit « président des riches », incapable de sentir venir le coup, commence à faire les frais de leur grogne un peu désespérée. Elles n’y changeront rien, les mesurettes à la con décidées en catastrophe afin, soi disant, d’aider les pauvres à changer d’automobile; pas plus que les commentaires du style, « ah oui mais ça augmente pour deux bons tiers à cause du prix du brut« … pauvre con, tout ce que tu trouves à faire c’est de nous en coller un tiers supplémentaire en attendant les augmentations futures que tu nous promets déjà! Et maintenant, on nous balance à grands coups de media « plus la peine de manifester, bonnes gens, le pétrole baisse, la pompe va en faire autant! Si ce n’est pas prendre les enfants de la Répupu pour des jambons de Bayonne…
Sans compter que le gazoile c’est juste la partie émergée d’un iceberg qu’on pressent énorme, en dessous de la ligne de flottaison. Des années et des années de rancœurs accumulées quand ça commence à sortir on ne peut pas vraiment savoir où ça va s’arrêter.
Tenez, prenez Grauburle, par exemple, ça fait des décennies qu’il en prend plein la gueule sans moufter. Son problème à lui c’est qu’il a de plus en plus de mal à s’offrir sa petite biture post-prandiale, celle qui lui assure une bonne sieste paisible dans son coin perso Derrière Napoléon ; depuis le coup de la CSG il a du mal, le pauvre, à assurer ses cent sous quotidiens de blanc-limé. Vous avez bien Thérèse qui lui accorde du crédit, quitte à oublier de réclamer le solde, mais c’est humiliant, tout de même, pour un ancien préposé des PTT! Alors il l’a revêtu, Grauburle, le gilet-jaune qui depuis des années prenait la poussière dans sa vieille 4L; et il s’en est allé gaillardement arpenter les rues de la ville, en compagnie de trois mille clampins animés des mêmes intentions de rouspétance généraliste. Le seul problème c’est qu’il a fini par se retrouver en compagnie de Ciotti, juste à côté, dites donc! Du coup ça l’a refroidi, il a remis le gilet dans sa poche et s’en est retourné au bistrot.
– « Vous comprenez, les mecs, moi je veux bien aller gueuler contre Macrouille, ça reste logique comme démarche, y me semble, mais si c’est pour servir la soupe aux politicards professionnels en mal de voix, je préfère encore me bourrer la gueule entre amis! Moi je marchais tranquille, entre Jean-Jacques et Gérard, vous savez, les retraités de Roblot-Borniol… à tel point que sans les vociférations des défileurs j’aurais fini, à force de marcher en troupeau, par me croire à un enterrement. Et puis voilà l’autre nabot-crâne d’œuf qui se pointe avec deux autres blaireaux du même acabit, et hop, ni une ni deux, ils passent le machin jaune par dessus le costard et vas-y que je t’emboîte le pas en tête de cortège. Juste quand on descendait l’avenue par les rails du tram, lequel, bien entendu, ne pouvait plus circuler…je vous dis pas les râleries des fatmas bâchées qui se trouvaient dedans avec chiares et poussettes! A ce moment là j’avais l’impression de faire œuvre utile, par le fait, et il a fallu que le petit crevard rapplique avec sa gueule enfarinée de charognard à suffrages. Bon après tout c’est son droit, y a rien à lui reprocher, seulement moi, ça m’a gâché le plaisir de faire chier la démocratie, vous comprenez. De droite, de gauche, du milieu ou d’ailleurs, tous ces comiques ça reste des profiteurs du pauvre monde…alors pourquoi on les accueillerait à bras ouverts, hein? Moi, je me suis barré et mes potes aussi, on s’est repliés au troquet et on a tapé une belote avec Jeannot, c’est moins fatigant et ça permet de mouiller la meule de temps à autres, chose qui se révèle difficile quand on déambule dans les manifs, pas vrai camarade Foupallour? Et si tu nous payais la tienne, non? Y commence à faire soif, à ç’theure! »

Bien obligé, la mort dans l’âme, de s’exécuter, l’interpellé en profite pour s’emparer du crachoir. Jean Foupallour qui donne son point de vue sur des questions comme les Gilets-Jaunes et leur présumée récupération politique, ça peut présenter un certain intérêt, au moins d’un point de vue anthropologique.
-« Oh ben moi, vous savez, j’y suis pas allé dans leur gros raout. L’idée d’empêcher les gens de circuler, juste pour emmerder Macroûte et sa clique, j’ai pas compris. Ben oui quoi, admettons qu’hier j’aurais eu un truc important, à faire, je sais pas, moi, tiens aller aux champignons par exemple. Alors bon je prenais ma voiture… à supposer bien sûr que j’en aie une, qu’au prix où ça navigue, ces machins-là, c’est pas avec mille cinq-cent balles par mois moins le loyer et les pastagas, que je vais pouvoir m’en offrir une… Bon bref, qu’est-ce que je disais… ah, oui, je prenais ma bagnole et tchac! Plus moyen de sortir de la ville à cause d’une bande de falabraques comme Marcel et ses alcooliques…enfin acolitres, on dit, je crois… qui bouchent toutes les rues pour emmerder le Président de la République! Et là j’ai du mal à saisir les tenants et les abrutissants, vu que pour le coup c’est moi qu’est emmerdé! Macron, lui, s’il a envie de se taper un plat de morilles, de cèpes voire même de petits-gris c’est pas le défilé à la con des gilets couleur-cocus qui va lui couper l’approvisionnement, vous mordez le topo? Par contre, le Jeannot, son petit plaisir il va pouvoir se le carrer où je pense en guise de suppositoire… Putain, pour comprendre votre truc, faut s’accrocher, tu sais Marcel, je vois pas la logique… »

Et une fois encore, dans l’estaminet de Thérèse, comme la plupart des Dimanches-matin, c’est le vieux Maurice qui a le dernier mot. Il nous dit, comme ça, tout en descendant une jolie gorgée de son éternel demi-pression:
-« Y a pas à tortiller, le Système arrive à sa dernière extrémité, alors il faut bien prendre le taureau par les couilles et commencer à secouer les puces à toute cette bande de parasites incapables qui profitent de la connerie républicaine pour se fignoler des carrières dorées sur tranche. La question c’est comment on fait? Et c’est vrai qu’on a pas beaucoup de solutions, on s’exprime comme on peut. Alors je suis d’accord avec toi Jeannot, y a pas de raison qu’on te prive de tes chanterelles impossibles, mais faut bien trouver le moyen de faire voir qu’on proteste. Avant on prenait d’assaut la Bastille, maintenant on bloque l’autoroute…reste à trouver la plus conne des deux solutions… ça se vaut, sans doute… l’avantage de l’autoroute c’est qu’on peut s’en resservir le Lundi, pour retourner au boulot. Parce que c’est comme ça qu’elle va se terminer, leur jacquerie de week-end, les mecs qui bossent devront reprendre le collier dès demain. Il n’a pas trop de souci à se faire, le Présipède, les braves gens ne peuvent se révolter qu’en dehors des heures…ça va générer des trous dans l’action! Vous voyez, au fond, l’honnêteté et la politique ça fait mauvais ménage; quand on vit de son taf ça laisse peu de temps pour s’occuper des affaires publiques. Voilà pourquoi, sans doute, la démocratie ça sera toujours une affaire de voyous et d’escrocs…
Allez, à la bonne vôtre! Et pour la prochaine tournée je prendrai bien un petit jaune, faut savoir se mettre au diapason! »

Que la paix soit avec vous, avec ou sans gilet.
Amitiés à tous et bonne semaine.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

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Élucubrations commémoratoires

Je voulais titrer « Itinéraire d’un enfant gâteux », moi, ça sonnait bien et je trouvais fort approprié, sans compter le côté farce, qui fait image, et la vacherie bien sentie sous le couvert vicieux du trait d’esprit. Manque de bol ça c’est déjà fait, vous pensez, j’ai vérifié! Je ne suis tout de même pas le seul, loin s’en faut, à pratiquer cette sorte de dérision qui consiste à traficoter les mots pour chercher l’effet comique à bon marché. Donc, tant pis, j’abandonne. Dommage ça en aurait sûrement amusé plus d’un mais j’ai des principes, je ne saurais donner l’impression de me parer des plumes du paon. N’en parlons plus.
Entre nous, d’ailleurs, l’itinérance mémorielle de Présipède se suffirait presque à elle même, tant la formule recèle de connerie prétentiarde. Ça rappelle un peu les trouvailles de l’Éducation Nationale lorsqu’elle introduit dans le cursus calamiteux de nos chers bambins, un concept nouveau, fruit de la constante ébullition des cervelles pédagogiques certifiées conformes, et propre à abrutir encore un peu plus le corps électoral futur de ce pays en capilotade.

Alors justement, je me dis comme ça: oui, très bien, il faut commémorer, ça ne se discute même pas. Un siècle s’est écoulé depuis l’armistice de 1918, impossible de  laisser passer un truc pareil sans marquer grave le coup, quoi, un peu comme si j’escamotais mes dix années de blogage assidu qui s’accompliront Vendredi prochain… vous voyez bien le caractère incontournable, pas vrai? Donc, en effet, l’affaire mérite plein de cérémonies, de discours, d’allumage de gaz sous l’Arc de Triomphe, de défilés musique en tête avec plein de jolis drapeaux portés par de vieux birbes, lesquels, par la force des choses, ne participèrent pas au big massacre de 14/18, ni même, sans doute, à la guerre subséquente dont la fin européenne remonte tout de même à plus de soixante-treize ans; sauf à s’être engagé au berceau, on voit mal l’ancien combattant de 39/45 défiler au pas cadencé avec un bâton de dix kilos planté dans le nombril, ce serait la descente d’organes assurée, en plus!
Mais là n’est pas la question et c’est ici que je boucle, notamment, sur les joyeusetés de l’Éducation Nationale.
On commémore, d’accord, mais pour qui? Parce que vous savez, enfin vous imaginez je pense, que les gens en capacité de percevoir la Grande Guerre de manière quelque peu concrète, ne sont plus, si j’ose dire, légion. Les génération d’aujourd’hui, vous leur parlez de Vercingétorix, de Napoléon (les deux), de Richelieu, de de Gaulle, de Charlemagne, de Clémenceau, ou de Louis XIV, c’est comme si vous souffliez dans un violon. Peut être les meilleurs élèves ont ils pu avoir vent des personnages en question, mais seule une dérisoire minorité se révèlerait capable de vous les situer grosso-modo dans le temps. On n’apprend plus les dates, vous comprenez…on n’apprend plus grand chose d’ailleurs, vu l’atmosphère de guinguette sub-saharienne qui règne dans les salles de classe. Du coup, à ces gens là, vous leur suggèreriez de célébrer la fin de la Guerre de Cent Ans, la bataille des Champs Catalauniques, la Paix de Nimègue, voire même la Victoire de Samothrace, pourquoi pas, de toute façon, ce serait kif-kif bourricot, pour causer comme Mère-Grand. Les seules victoires susceptibles de leur parler restent celles du PSG Qatari, ou, pour les plus avertis, celles de la Musique…disons de la Zicmu. Sans rappeler, bien entendu, la profonde modération qui caractérise le sentiment d’appartenance à la Nation chez la plupart de nos jeunes concitoyens. Pour ces populations-là, célébrer la Répupu et sa gloire d’il y a cent ans, ça n’existe même pas, comme si de tels phénomènes se produisaient sur la Planète Lambda de la Galaxie Monzobe, à cent millions d’années-lumière. Et Macrouille aura beau chanter, de sa jolie voix de fausset enrhumé, notre éternelle reconnaissance pour le coup de main -bien involontairement- filé à nos Armées par les tirailleurs Sénégalais ou Algériens, cela n’y changera rien. C’est parler dans le vide, vox clamans in deserto! Que cela, bien sûr, ne nous empêche pas de commémorer, mais il importe juste de savoir qu’on le fait à l’intention exclusive des vieux, de ceux qui ont encore les histoire de La Marne, de Verdun, des Dardanelles et du Chemin des Dames, blottis dans un coin de l’esprit. Dans trente ans, il n’en restera plus un seul et les septuagénaires comme Présipède -si Dieu lui prête vie- parleront, à l’instar de ce dernier aujourd’hui, de choses qu’ils ignorent parce qu’il n’en ont, pour les plus instruits, qu’une connaissance livresque et imaginaire. La Guerre de  quatorze, pour nous, les vieux, ça évoque encore les gens qui nous en ont parlé parce qu’ils l’ont vécue. Après, il ne reste plus que des idées vagues et confuses fondées sur l’idéologie patriotico-démocratico-maçonnique et son verbiage infect. Un jour ou l’autre on finira par s’en soucier comme d’une guigne, on célèbrera plus volontiers, sans doute, la fin des évènements d’Algérie et les accords d’Évian. Peut être cela conviendra-t-il aussi bien; la Répupu, responsable du massacre de la fine fleur de la jeunesse du siècle passé et des catastrophes en cascade qui s’en sont suivies, trouve mieux sa place dans le renoncement et l’abandon que dans la célébration des désastres glorieux. Et pourtant…

Pourtant ça passe vite, un siècle. Nom de Dieu, je viens de réaliser…né, jour pour jour vingt-huit ans après ce fameux 11 Novembre 18 je me dis que rapporté à aujourd’hui ça nous mettrait en 1990, autant dire hier; vous vous rendez compte! En gros, la guerre du Golfe se retrouve à même distance du morpion qui naitra l’an prochain! Voilà pourquoi mes grand-pères et autres bonshommes de leur entourage, sans parler des grand-mères, grand-tantes, tout ça, traitaient l’affaire comme si elle venait d’avoir lieu. Mon aïeul Nouratin 1er, notamment, très remonté contre la bêtise mortifère républicaine, vu ce qu’elle lui avait fait subir pendant quatre années bien tassées, en avait conçu une détestation farouche pour tout ce qui rappelle de près ou de loin le patriotisme cocardier, l’armée franchouille et ses criminels en chef, le drapeau tricolore, tous ces pièges à con pour militaires parias; et il ne chantait jamais La Marseillaise que pour la terminer ainsi:
Qu’un sang impur abreuve nos sillons,
                                         Tas de cochons!
Je n’ose même pas imaginer ce qu’il aurait pu dire si par malheur il s’était fait tuer! Hommage lui soit toutefois rendu, j’en profite, y a pas de raison, c’était un Homme de Bien et plein d’humour ce qui, dans la plupart des cas, va de pair.
Oui mais voilà, les générations se succèdent et ne se transmettent pas grand chose, finalement. Les messages qui passent les siècles se comptent sur les doigts de la main d’un manchot de Terre Adélie. Et en général ce sont des conneries! Les jeunes-gens qu’on interviewait se matin sur les Champs-Élysées, faisaient état de tout ce que nous devions aux Poilus, « morts pour notre liberté« … Mais c’est quoi cette niaiserie? On peut encore gober des billevesées de ce calibre? Quelle liberté, pauvres cons? Celle d’une hécatombe imbécile dont nous paierons à jamais les conséquences? Celle qui nous a privés de centaines de milliers d’homme d’avenir? Celle qui a fait déferler chez nous tout une kyrielle de métèques attirés par les places ainsi laissées vacantes? Celle qui nous assujettit au diktat des bien-pensants à arrières-pensées? Celle qui nous oblige à subir sans moufter l’invasion des sauvages? Celle qui nous contraint à payer des milliards pour entretenir ces derniers? Celle qui nous apportera bientôt la Charia?
Ah oui alors, elle fait plaisir à voir notre liberté! Presque aussi chouette que celle de nos aïeux du Front, libres de crever écrasés sous les déluges d’obus ou ratiboisés en pleine course à la mort par les maschinengewehr des Boches de la tranchée d’en face. Ça nous a menés où, ces stupidités meurtrières? Vingt ans après, la génération suivante attendait mollement, bien planquée derrière la Ligne Maginot, des armées Teutoniques qui, un beau jour de Mai, contournèrent l’obstacle pour déferler presque sans coup férir sur une France complètement abasourdie et contrainte en un mois à la capitulation sans condition et à l’occupation. Et aujourd’hui, dans notre huitième décennie de paix relative en Europe, c’est qui le patron, hein? Ben oui, la mère Angela, enfin ce qu’il en reste, en tout cas l’Allemagne triomphante, Deutchland uber alles, ça ne fait pas l’ombre d’un doute! Au bout du compte il ne l’a pas tellement perdue, sa guerre, l’empereur Guillaume… C’était juste une question de patience…Comme disait l’ancien tirailleur algérien de Pagnol (1):
« Avec cinq sous de cacahuètes,
 Hadj Guillioum y fait la fête!
 Oï, oï, oï, tina mélo,
 Hadj Guillioum ci t’un salaud!
Il a fini par gagner, le Hadj, cent ans après c’est lui le patron…mais nous autres on s’en fout, pas vrai, on vit libres!

Alors tant pis, commémorons gaiement…juste un truc, ne commémorons surtout pas le Maréchal Pétain! Pas lui, flûte! Même en admettant qu’il ait beaucoup moins de morts sur la conscience au titre de la seconde guerre que de la première, et même en considérant que ses copains, les autres Maréchaux de la Der des Der, le dépassent tous très largement en nombre de macchabées. Oh Pétain, non alors! L’opprobre éternel le frappe et l’indignité nationale l’éjecte à tout jamais de la commémoration franchouille! A tout jamais!
Alors Présipède, quand d’une certaine façon il rétablit la vérité sur le vieux kroum en question, il blasphème! La vérité, quand c’est contraire au Dogme, ça voue aux gémonies, demandez donc à Giordano Bruno, ou a Galilée! Il a du pot qu’on ait changé d’époque, le petit Manu à sa Bribri, sans quoi il risquait le bûcher!

Amitiés à tous et bonne semaine.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Dans Marius, si j’ai bonne mémoire.

 

Une vraie purge!

-« Nous vîmes tout à coup jaillir Bolsonaro! Plaît-il? Que dites vous Blaise? Ah Jaïr, il se prénomme Jaïr… et qu’est ce que vous voulez que ça me foute, ça? Il s’appelle comme il veut, ce mec, enfin comme il peut, là n’est pas la question voyons! Non, en revanche vous parlez d’un traumatisme! Après que nous ayons vu rappliquer Orban, surgir Trump, débouler Salvini, voilà les Brésiliens qui s’y mettent aussi! Alors là ça dépasse tout! Le Brésil, un pays si sympa, avec la Samba, le Pain de Sucre, les petits culs bronzés qui se trémoussent en cadence, tout ça, et qui avait pris la bonne habitude de voter à gauche comme un seul homme! Vous vous rendez compte? Des gens qui avaient élaloulu, je veux dire élu Loula, j’en bafouille! Et ensuite Dilma! Tout allait pour le mieux, à part quelques bricoles, un peu de corruption endémique, qui n’en a pas son lot? Sept ou huit meurtres à l’heure, d’accord…mais faut comprendre tout de même, on est sous les Tropiques, là, ils ont le sang chaud! Et puis ça n’est pas une raison pour élire un nauséabond de ce calibre, tout de même! Ça va qu’il lui ont mis Jaïr en petit nom, comme vous dites, mais Adolf ça lui aurait convenu à merveille, vous savez! D’ailleurs, vous lui collez une moustache et une petite mèche sur le front et on s’y casse le pif. Le même vous dis-je, une réincarnation, bouh quelle horreur! Pardon? Il aime bien les Juifs, lui au moins? Non mais vous vous foutez de qui, là? Parce que le type installe son ambassade à Jérusalem dans le but de faire plaisir à Trump et puis surtout pour emmerder les Palestiniens? Vous appelez ça aimer les Juifs, vous? Un nazi, oui, pur jus! Bien sûr on a changé d’époque et de continent, alors forcément les purges évoluent aussi, dans les mêmes proportions. Mais vous verrez ce que je vous dis, ce type c’est le Führer Sud-Amerloque du siècle digital, l’autocrate inculte et abruti de l’Amazonie infernale, l’affreux-ignoble, avoué sans vergogne raciste, homophobe, misogyne, nostalgique de la dictature militaire, tout quoi, la totale, le carton-plein! Soyez assurés qu’il va nous en commettre, celui-là, des crimes contre l’humanité! Selon les procédés infâmes de l’extrême-droite, vous pensez, il va se gêner! Vous allez voir ça, la peste brune, les gendegôches qui disparaissent sans laisser de traces, au petit matin merdeux, les nervi à chemise sombre qui tambourinent à la porte, comme la Gestapo des HLPSDNH (1), les camions bâchés qui emmènent les martyrs vers la torture et vers la mort, les mamans éplorées qui cherchent leurs fistons, les épouses violées par la soldatesque fasciste, les orphelins abandonnés de tous qui crèvent de faim dans la rue jusqu’à ce que la Milice les escamote à jamais! Vous réalisez la catastrophe j’espère? Qu’est-ce qu’il y a encore? Comment? Lula lui au moins il ne risque rien vu qu’il se trouve bien pépère en taule! Non mais quel culot, Foupallour, vous passez les bornes! Vous gausser de cet Homme de Bien, ce Grand Progressiste dont le seul tort réside dans son état de prolétaire. Sa formation d’ajusteur, hélas sommaire, ne lui a pas permis de bien comprendre les lois! Alors bien sûr les autres Réacs ne lui ont pas laissé sa chance, la moindre erreur  de droit et hop, au trou le sale ouvrier, bon débarras, pas vrai? C’est comme Dilma! Qu’est-ce qu’elle a fait Dilma pour se voir traînée dans la boue et même devant les tribunaux, hein, je vous le demande? Ah vous ne savez pas? Eh bien je vais vous le donner, moi, le prétexte: maquillage de comptes publics! Et voilà le travail! Alors je vais vous dire, moi, et je connais la question, vous savez, j’ai même été parlementaire, dans le temps! Eh bien si on devait clouer au pilori tous ceux qui, de toute éternité, ont traficoté les comptes de l’État ou des collectivités locales, je vous garantis qu’il n’y aurait plus un seul politicien en liberté et que le Panthéon se retrouverait quasiment vide! Une honte de chercher ainsi les poux dans la tête à une femme de cette qualité! Un si beau pays qui promettait tellement et qui se jette dans le bras d’une ordure de la droite la plus abjecte! Je vous jure, c’est à se les prendre et à se les mordre jusqu’au sang!… Vous nous remettez ça, Thérèse? »

Bien sûr, la noble colère de Maître Jean Trentasseur, devait un jour ou l’autre éclater bruyamment Derrière Napoléon; à force d’avaler les couleuvres du « populisme » triomphant, il finit par craquer, le pauvre, faut comprendre. Toutefois, comme d’habitude, il ne se trouve pas grand monde pour l’accompagner dans le courroux. En ce qui concerne le criminel présumé Bolsonaro, on en apercevrait même un certain nombre tout prêts à jalouser les Brésiliens. Jean Foupallour, déjà, dont le manque de respect pour les premiers ministres de gauche, à commencer par le nôtre, Barbapoux Philippe, se manifeste à tout propos, à la moindre opportunité, comme à l’instant au sujet de l’illustre Loula Da Silva si cher au cœur de notre pote avocat-rose-macronnisé.
Mais pas seulement Jeannot, le vieux Maurice aussi! Lui ce qui le travaille c’est l’amorphisme franchouille, l’apathie que l’on rencontre notamment chez les followers de l’illustre Aphatie, le révolté professionnel de la bien-pensance-politiquement-correcte. Après une petite gorgée, histoire de se mettre en voix, il nous déclare:
-« Moi, je m’en souviens très bien, c’était il y a soixante ans quasiment jour pour jour. Je me trouvais encore en Algérie, à l’époque, avec dans l’idée que le camarade Charlot Gros-Pif, lequel venait de faire adopter, à une écrasante majorité, la Constitution de la Cinquième, nous remettrait le boxon français sur les bons rails. Le type avait des couilles, tous les pouvoirs ou presque et les idées assez claires sur le sort qu’il convenait de réserver aux idéaux de la Gauche. J’en discutais, ce jour-là, avec un prisonnier, un intello Kabyle qui s’était fait gauler en tentant de poser un pain de plastic dans la bagnole du Colon. Les intellos, il y a des choses qu’ils devraient éviter, même Kabyles on les sait toujours habiles comme des manches à couilles. Le type en question c’était son cas, au lieu de placer son piège bien comme il faut sous l’aile avant gauche, il avait commencé par enfoncer le crayon et n’arrivait plus à s’en dépêtrer quand le chauffeur s’est pointé, l’a chopé au colback et ramené au quartier à coups de pieds au cul, non sans avoir préalablement désamorcé l’engin. On me l’avait donné à garder, en attendant les ordres.
Alors, vous savez ce que c’est, dans ces cas-là, on cause, on n’est pas des bœufs, et moi, le mec, tout de suite je l’avais pris en sympathie. Un civilisé, pas un de ces tordus qui nous coupaient les baloches à la première occase, histoire de décorer le plafond du gourbi. Et en plus, vachement intelligent, ça se voyait dans son regard. D’ailleurs, après l’abandon de l’Algérie j’ai appris son exécution sur le front des troupes FLN, il n’avait pas sa place parmi les vainqueurs de la grande révolution arabo-marxiste, ce garçon, son avenir radieux c’était la fosse commune avec douze balles dans le cuir.
Perso, vu qu’à l’époque je dépassais à peine les vingt piges, ça m’intéressait de discuter avec ce genre de bonhomme, plutôt d’écouter, surtout, vu que ce qu’il pouvait raconter c’était sûrement plus intéressant que mes petites histoires de razzias mortelles au fin-fond du Bled.
Ça m’a marqué, ce qu’il m’avait confié, notamment, qu’à son avis, de Gaulle ou pas, la France lui apparaissait très mal embarquée. Il avait connu l’Université, Abdelkrim Innel -c’était son blaze- et pour lui, les types qui comptaient dans le pays se révélaient tous plus ou moins tarés, engoncés dans des idéologies d’un autre âge, incapables de s’adapter aux évolutions d’un monde qui se préparait à bouger comme jamais auparavant. Ce qui lui trouait le cul, c’était surtout la croyance aveugle de nos élites, à l’époque, dans le paradis soviétique. Il n’en revenait pas! Ça sautait aux yeux, l’horreur communiste mais personne ne voulait la voir, en tout cas pas les politicards franchouilles, à l’exception d’une toute petite frange de résidus de Vichy, les débris du pétainisme, tellement déconsidérés et rejetés qu’ils n’osaient même pas ouvrir leurs gueules. Alors tu comprends, qu’il me disait, avec des rigolos de cette envergure comme maîtres à penser vous êtes foutus, vous allez vous faire bouffer tout crus…peut être même par nous, les ex-colonisés, nous avons une revanche à prendre et vous vous laisserez faire… Putain, la vache, comme il avait raison!
Écoutez, Maître Trentasseur, pour vous le danger c’est l’extrême-droite, comme vous dites… Moi j’ai tendance à penser, si je m’en réfère aux paroles de ce pauvre Abdelkrim, que le péril viendrait plutôt de l’autre côté, voyez-vous, du côté des Macron et consorts, ceux qui préfèrent nous voir éliminés à petit feu plutôt que de nous défendre. Aujourd’hui les sauvages importés nous attaquent sur tous les fronts, ils s’en prennent à tout ce qui bouge, les profs, les pompiers, les toubibs et surtout les Poulets qu’ils vont même chercher à domicile, maintenant, histoire de leur emmouscailler la vie privée. Même qu’ils appellent à la « purge », ces ordures! La purge des Flics! Et c’est vous qui parliez de purge, Maître, à propos du Brésil, tout à l’heure? La purge on la déguste aujourd’hui, je la trouve bien amère, moi, surtout quand je pense qu’il avait tout vu d’avance, Abdelkrim…vous en pensez quoi, vous Maître? »

-« Eh bien moi, nous sort le Maître ainsi apostrophé, j’en pense que votre Abdelkrim c’était juste un réactionnaire, voilà tout! »

Le Grand-Orient a parlé! Alors, vous voyez quelque chose à ajouter, vous? Ben non, nous autres non plus, le silence se fait autour du zinc…et puis vous voudriez causer de quoi, vous? Du prix du gazoile? Des itinérances mémorielles de Présipède? Du referendum pour bien mettre sous le nez aux Canaques qu’ils sont minoritaires dans leur propre pays…comme nous autres bientôt?
Vraiment, non, la morosité l’emporte, même le temps qui s’y met, tout ça c’est une vraie purge!
A votre bonne santé mes amis!

Que la semaine vous soit douce!
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) « Les Heures Les Plus Sombres de Notre Histoire »…mais non, pas le 10 Mai  1981, voyons…ni le 7 Mai 2017, non plus!

Islam et à gauche

Pourtant ça saute aux yeux comme un pied au derche! Depuis le coup du petit lycéen de Créteil, celui qui menaçait sa prof avec un pistolet à bouchon, tout le monde y va de sa tirade sur les horreurs du monde scolaire, avec en prime les solutions pour retourner à la paix des lycées et collèges dans le respect de l’autorité professorale, des valeurs de la Répupu ainsi que de l’Enseignement Laïc, égalitaire et gratuit-sauf-pour-le-con-tribuable. On invoque à grandes envolées la souffrance des enseignants, victimes expiatoires d’une administration indifférente et soucieuse avant tout de planquer la merde au chat sous le tapis de prière. « Pas de vagues », c’est devenu pour quelques jours le « hashtag » à la mode…Pas de vagues, oui, bien sûr, on ne va tout de même pas mettre sur la place publique le boxon infâme, la pétaudière absolue, la jungle fétide qu’est devenue, au terme d’une descente aux enfers de quatre décennies, l’Éducation Nationale, ce monstre hideux symbole éclatant de la perversité prétentieuse, jacobine et rousseauiste qui caractérise ce pays, désormais parvenu au dernier degré de sa longue décadence.
Chacun, donc, dit la sienne. Il existe toutefois un mot tabou que personne ne prononce, alors même que -ça crève les yeux- il caractérise à la perfection le fond du problème. Oui mais voilà, la dictature de la pensée gauchiarde apparaît telle, dans ce pays, qu’elle interdit toute velléité de lucidité lorsqu’il s’agit du Dogme intangible et sacré. A côté de la bien-pensance actuelle, celle des curés du temps jadis ferait piètre figure: personne, même pas la mère Le Pen, n’ose vraiment franchir la barrière invisible qui sépare le tolérable de l’hérétique absolu. Ainsi, nul ne saurait prétendre sans s’exposer à l’anathème médiatico-sociétal, cette espèce de mort civile qui frappe le plus abject de tous, le « raciste« , que tout ce désordre inqualifiable procède d’une cause première, unique, dirimante autant qu’évidente… j’ose à peine la nommer: l’immigration.
Vous entendez tout et n’importe quoi mais ce mot-là, jamais. Sur un sujet pareil, l’éducation de nos petits jeunes, l’avenir de la France, l’espoir de la Nation et tout le toutim, on ne peut pas! Cela reviendrait à différencier, à catégoriser, à user de concepts solennellement ignorés de la Répupu : l’origine géographique, l’appartenance ethnique, l’obédience confessionnelle… Dans le beau pays des Droidlom, tout cela n’existe pas, nous sommes tous pareils, la France ne veut pas voir une seule tronche qui dépasse, voilà! Manque de pot aujourd’hui ça dépasse de tous les côtés, dans tous les sens et avec une entrain doublé d’une conviction jamais vue depuis au moins 1914, lorsque le Franchouille gonflé à bloc partait la fleur au fusil reconquérir l’Alsace et la Lorraine, pauvre chère andouille! Sauf que maintenant il s’agit d’une partie considérable de la population, les « Jeunes« , farouchement décidés à en découdre avec l’autre partie, les « Céfrans », ou plus précisément, n’ayons pas peur des mots: les Blancs, les Faces de Craie! Pour le moment, il ne s’agit que d’escarmouches, vu qu’il faut bien garder des bolos pour payer, mais l’École, avec tous les avantages qu’elle présente, notamment au regard de son extrême indulgence vis à vis de nos chères petites têtes pas blondes, constitue le terrain d’affrontement idéal . Un lieu clos, abrité des regards extérieurs et qui assure l’impunité totale quelle que soit la gravité des actes commis en son sein. Seule une vidéo très largement diffusée a permis au grand public de se faire une vague idée des réalités scolaires banlieusardes, et aux politico-médiatiques de gloser à l’infini sur la question… sans en invoquer si peu que ce soit la cause profonde. Faut pas déconner!
Il importe, en outre, de ne pas se contenter d’évoquer l’immigration tout court. En s’y prenant de la sorte, on encourt déjà, certes, l’accusation de « racisme », ce qui, je vous l’accorde, fout sacrément la pétoche, mais en supplément de programme la vieille antienne selon laquelle, en vertu d’une tradition immémoriale franchouille, nous sommes tous, à des degrés divers, des descendants d’étrangers. Pour nous éviter le second écueil il conviendrait de préciser qu’il s’agit en l’espèce de l’immigration musulmane…auquel cas nous prendrions le premier en pleine poire, avec la Loi Gayssot (hygiénique) pour nous garantir sur facture une condamnation correctionnelle bien gratinée. Demandez à Zemmour, vous apprécierez le côté piquant de l’aventure. Il suffirait pourtant de regarder la réalité en face, elle nous pèterait à la figure comme une chiée de méga-tonnes de TNT… Oui mais il ne faut pas en parler, c’est illégal! Donc je ferme ma sale gueule de facho… c’est déjà pesant vous savez, alors « raciste », en plus…non, beaucoup trop dangereux!

Remarquez, toutefois, il y en a un qui l’a ouverte, cette semaine, et pas n’importe qui par dessus le marché; bien sûr les media se sont bien gardés de s’y étendre: horreur, abomination, caca-boudin! Mais pourtant oui. Tenez vous bien: Olivier Faure, le Premier Secrétaire du P.S. dites donc, rien que ça! Faut dire que ses jours sont comptés, surtout après un coup pareil, mais tout de même, un truc à tailler des croupières au théorème de Nouratin. Jugez plutôt:
-« Il existe des endroits où ne pas être issu de l’immigration peut poser problème à des gens originaires du quartier, susceptibles de se sentir exclus. Des endroits où des regroupements se sont faits génération après génération et qui donnent le sentiment d’une forme de colonisation à l’envers. C’est ce que m’a dit un jour une concitoyenne qui ne votait plus à gauche car elle avait l’impression d’être colonisée. Ce message-là je l’entends. »
Qu’est-ce qu’il n’avait pas dit là! Réaction de Méluche, tiens, parmi tant d’autres du même tonneau: « Le Parti Socialiste peut encore écœurer! ». D’ailleurs il a dû passer la marche-arrière dare-dare, le pauvre secrétaire, démentir illico, soutenir qu’il n’avait jamais parlé de colonisation, trop grave, ça, impossible, impensable! Pour des obscénités  de cet acabit on vous fout carrément en prison, vous savez, ça craint à un point que les gens sensés, le tout venant du vulgum-pecus, n’imagineraient même pas: des trucs comme la colonisation ou l’esclavage ne doivent servir que dans un seul sens, celui des Peuples Opprimés par l’Occident. La « colonisation à l’envers » c’est tout bonnement un blasphème et ça tombe sous le coup de la Loi Républicaine, malheur à celui par qui le scandale arrive: les propos de Faure sur France-Inter, le Service Public, en plus, la Radio « progressiste » par excellence, valent ipso-facto condamnation bien-pensante! Il est foutu, le mec, il peut commencer à faire les cartons!
Notez, cependant, que ça commence à bouger du côté de la Gauche. Pas n’importe comment, bien sûr, mais on sent quelque chose, une sorte de frémissement. Je veux parler du bouquin des camarades Lhomme et Davet, vous savez les deux pisse-copie du Monde qui pondirent naguère « Un président ne devrait pas dire ça« , les aventures de Hollandouille à l’Élysée. Aujourd’hui, les deux rigolos publient « Inch Allah » un compte rendu d’enquêtes réalisées en Seine-Saint-Denis, par cinq apprentis journalistes en recherche de scoop. Tu parles d’un scoop! La conclusion c’est que l’Islamisation avance « à visage découvert » dans le 93! A visage découvert, sauf pour les gonzesses, pauv’ cons! Les voilà qui ont inventé l’eau chaude, les petits folliculaires! Tout d’un coup le voile -si j’ose ainsi dire- se déchire, la lumière fuse, éclatante, aveuglante, la Gauche découvre: le département en question apparaît totalement vérolé par les Musulmans fanatiques! Alors attention, hein, on ne dit pas la France, faut pas pousser Mahomet dans les tamaris, juste le Neuf-Trois, ce n’est pas si grave voyez vous, c’est circoncis…je veux dire circonscrit…
Ils se réveillent, les gauchiards? Pas si sûr, vous savez, l’idée consiste à lâcher un peu de lest histoire de souligner l’existence d’un petit problème à caractère local. Pas d’amalgame, surtout, restons bien arc-boutés sur nos valeurs et tout ira bien! Le souk qui règne à l’école, les « incivilités », la criminalité galopante, le commerce florissant des stups, j’en passe et des plus chouettes encore, tout cela n’a rien à voir avec l’Islam. Rigoureusement rien! Le fait que les Kouffars s’échappent des « quartchiers sans-cible », ça s’appelle la ghettoïsation et non la colonisation à l’envers. Les musulmans en France sont au nombre de cinq millions à tout casser; c’est comme ça depuis trente ans, on ne voit aucune raison sérieuse que ça change. Dans les prisons, on ne trouve guère plus de culs-en-l’air que n’importe où ailleurs. Etc, etc…
Tout va donc pour le mieux dans la meilleure des Frances possibles, il suffira juste de mettre quelques flics -désarmés- dans les écoles et un peu de « police de sécurité du quotidien » dans les cités. Parallèlement on apprendra l’arabe au sein de l’Éducation Nationale et non plus dans les écoles coraniques: comme tous les bambins seront obligatoirement scolarisés avant l’âge de trois ans, il leur sera inculqué tout aussitôt les Valeurs de la Répupu…dans la langue du Prophète, comme ça ils assimileront bien.
Vous vous faites du souci pour l’avenir, vous?

Allez, bon Dimanche et bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Casta diva

La démocratie c’est super. Nul ne saurait prétendre le contraire sauf à passer pour le pire des fachos -ce qu’à Dieu ne plaise- voire pour un psychopathe hyper-dangereux. Bref, la démocratie c’est super, un point c’est tout, voilà! Bon, une fois qu’on a dit ça, bien sûr faut faire avec les petits inconvénients inhérents; vous savez, rien ni personne ne saurait atteindre à la perfection, excepté Le Prophète, bien sûr, mais lui, justement, la démocratie c’était pas trop son truc. Comme toute création ex-nihilo de l’esprit humain, cette mirifique invention comporte quelques imperfections, il ne faut point se le cacher. Notamment, ça suscite du mécontentement, ça contrarie, beaucoup parfois. Et alors, me direz vous, qu’est-ce que ça peut foutre puisque, par construction, le bidule est conçu pour qu’il y ait plus de satisfaits que de déçus? Certes, vous répondrai-je, mais comme la chose politique possède un caractère évolutif prépondérant, le rapport baiseurs-baisés a généralement tôt fait de s’inverser et d’engendrer, en conséquence, un malaise profond. Dans la plupart des cas ça passe tant bien que mal puisque les vaincus d’un jour gardent l’espoir d’une victoire prochaine, les élections se succédant toujours à intervalles raisonnables. Ainsi nos amis Amerloques trumpo-allergiques, après avoir rongé leur frein pendant deux longues années, vont ils pouvoir très bientôt, à l’occasion des élections de midterm, déverser dans les urnes une colère d’autant plus féroce qu’elle s’était révélée jusque là impuissante, bien que farouchement partagée par tout ce qui pense correctement dans le monde entier. Nous verrons bien le résultat mais ce qui compte, pour les perdants, c’est avant tout l’espoir et cela, en pareille hypothèse, est garanti par les principes même des scrutins démocratiques. Un jour où l’autre, se dit le citoyen lambda, ça finira bien par payer, et là, quel pied, vous vous rendez compte? Rien que la gueule que tirent les autres après avoir pris le bouillon, ça vous console de toutes ces années passées à les voir parader au pinacle.
Cependant un tel schéma ne se vérifie pas dans tous les cas. Vous avez des exceptions notables qui, je vous l’accorde, confirment la règle, mais n’en restent pas moins embarrassantes au plus haut point lorsqu’on cherche à en étudier, sinon les tenants, du moins les aboutissants…et même les abrutissants comme pourrait le dire l’ineffable Méluche. Prenez donc, une fois (la question concernant assez directement Bruxelles), le « Brexit ». L’affaire mérite qu’on s’y attache un peu, au regard au moins des principes généraux, le reste apparaissant tellement obscur et dépourvu d’intérêt pour le commun des mortels-européens que je ne saurais vous en imposer ici la moindre allusion, fût-elle relative aux exilés de la Dordogne sur le sort desquels nos media s’attendrissent de temps à autres en évoquant le risque, plus ou moins imaginaire, de voir ces malheureux contraints de prendre leurs cliques et leurs claques -surtout ces dernières, d’ailleurs- pour s’en retourner tout péteux et contrits, dans leur grande île de misère embrumée.
Non, moi, ce qui me préoccupe c’est le côté irréversible d’une décision issue du suffrage universel, c’est à dire prise au petit bonheur la chance. Ce fut le cas du referendum britannique sur l’appartenance à l’Union Européenne. Réponse: on se barre! A 52% des voix…autant dire qu’il y en avait presque autant d’un avis contraire, sans compter les abstentionnistes qui n’en pensaient pas forcément moins. Et ces gens-là, les dindons de la farce référendaire, se repointent deux ans après pour gueuler comme quoi, maintenant, ils seraient les plus nombreux et réclamer une nouvelle consultation. Oui, seulement la sentence était irrévocable autant qu’irréversible! Et si, pourtant, ils avaient raison, les protestataires? On n’en sait rien! Toutefois, deux pour cent du corps électoral ça va et ça vient, donc c’est possible, donc on s’apprête à mettre en œuvre un patacaisse dont personne ne peut plus affirmer aujourd’hui le caractère majoritaire. En fin de compte, ils vont nous quitter à tout jamais, les Rosbifs, alors que si ça se trouve ils ne le veulent plus, maintenant… bon, vous me direz, on s’en fout et par dessus le marché ils ont bien de la chance! D’accord, mais tout de même, dans l’ordre des principes il y a là dedans quelque chose qui me chiffonne l’appendice démocratique… Cela dit, je ne l’ai pas bien gros, vous savez, l’appendice en question, ne vous en faites pas pour moi, je survivrai.

Et puis de toute façon, il faut bien parler de quelque chose, pas vrai? Et je n’ai aucune envie de revenir sur le cas Méluche dont j’évoquais plus haut les audaces langagières. On en a largement soupé de cet individu, depuis le jour fameux de la perquisition dans les locaux de son parti à la mords moi la faucille tout en me grattouillant le marteau, on ne voit plus sur les écrans que sa sale gueule avinée, on n’entend plus sur les ondes que ses insultes lancées tout azimut, sans prendre de gants, avec la certitude de l’impunité due à l’Homme de Gauche. Vous concevriez, vous, Sarko ou Fillon, en faire autant? Et je ne vous parle même pas de Marine! Mais bon, laissons le où il est, ce mec, nous ne sommes pas là pour contribuer à ses opérations promotionnelles! Qu’il se dépêtre de son guêpier! De toute façon il n’ira pas en taule, pas plus que Benalla, Ferrand ou Castaner…Tiens, pourquoi que je vous en cause de ce dernier clampin, moi? Ah oui, c’est vrai, c’est le nouveau Ministre de l’Intérieur!
Voilà qui justifie tout de même son petit couplet, non? Bon, d’accord on le savait depuis au moins quinze jours, je n’en disconviens pas; pourtant, le Forcalquieren Place Beauveau ça reste un évènement costaud. Vous me direz, après Gnafron la Tremblotte, il ne risque pas de déparer, ce garçon, au contraire, déjà il fait vachement plus crédible avec sa fière allure et sa barbouze de condottière (mais non, voyons, ça veut pas dire ça…), sans compter qu’il connaît bien la pègre, il la connaît de l’intérieur… pour un ministre du même métal c’est vraiment un point positif!
Castaner, dit Casta, c’est y pas plus sympa comme ça? C’est le mec qui va apporter du dynamisme à Beauveau…bon enfin, en tout cas par rapport à son prédécesseur ça devrait se voir…au moins pendant quelques temps. Et puis, il a un programme: lutter contre l’immigration clandestine, reconquérir les territoires perdus de la Répupu, mètre carré par mètre carré, qu’il a dit… du lourd, donc, pas très novateur, j’en conviens, mais déterminé, ferme et droit dans ses bottes…ah non ça c’est déjà pris, disons dans ses bottines.
Bien sûr, il ne pourra pas s’occuper de l’affaire du Lycée Branly de Créteil, vous savez, la vidéo sur laquelle on voit un grand balèze genre Chance-Subsaharienne- Pour-la-France, brandir un pistolet de fort calibre contre la tempe de sa prof. Belle petite scène de la vie courante dans les établissements de l’Éducation Nationale, avec les jolies têtes crépues qui courent dans tous les sens et rigolent comme des baleines, la routine, quoi. Sauf que ce coup-là, allez savoir pourquoi, l’enregistrement a fuité du circuit habituel: diffusion générale, virale comme on dit à présent! Forcément Présipède s’en est ému, « inadmissible » a t-il tweeté, suivi comme son ombre par le camarade Casta précité. « Inadmissible » voilà! C’est y pas courageux, ça, bien senti, ferme et déterminé? Moi je vous le dis ça va barder! D’ailleurs le petit lycéen se trouve en garde à vue, à l’heure où je mets sous presse…enfin pas pour longtemps, je pense, mais il ne saurait s’en tirer à moins d’une bonne admonestation. Ce sera déjà un gros effort, vu le caractère factice de l’arme, un pistolet à billes! Bien sûr, ça ressemble à un vrai, on jurerait…mais c’est comme le Canada Dry,  lequel stagne encore dans les mémoires des plus de quarante balais: on s’y tromperait mais ça n’en est pas! Le seul petit bémol, au bout du compte, c’est qu’un vrai flingue eût tout aussi aisément passé les portes du Lycée de Créteil, ou de tout autre… M’enfin faut pas trop en demander, hein, celui-là c’était un jouet, la prof ne risquait pas grand chose, ça reste « inadmissible« , okay,  mais juste au niveau de Tweeter, on ne va tout de même pas en faire une affaire d’état, mince, sans quoi on n’en finirait jamais! Il s’agit, somme toute, d’un incident à caractère pédagogique, rien de plus, donc il appartiendra à l’administration de l’ami Blanquette de l’enterrer selon les procédures habituelles. Passons à autre chose!

Et puis de toute façon, M. Casta, lui, il a d’autres chats à fouetter. Les renforts à envoyer aux Marches des Pyrénées, pour contenir les nouveaux traverseurs de Méditerranée qui, désormais, passent par l’Espagne Socialiste. Et sans parler des incidents de frontière avec l’Italie, notamment, Salvini qui rouspète comme quoi les flics franchouilles viennent en douce redéposer des clandestins en Italie, retour à l’envoyeur. les vidéos le montrent clairement…mais bon, entre un affreux nauséabond comme le Rital en question et un tandem socialo-en-marche tel que Macrouille-Casta, vous hésiteriez vous? Enfin vous, je ne sais pas, mais le Droit Européen, alors là oui: gagné d’avance!
Sur des chantiers comme ceux-là, je le vois bien briller de mille feux, notre nouveau Premier Flic, et sur la scène internationale, en plus: CastaDiva, dites donc…comme dans Norma, l’opéra de Bellini… quand La Callas s’adressait en ces termes à la Lune…
Ça promet, non?

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Quand on crache en l’air…

Vous savez, au fond on s’en fout bien pas mal de leur remaniement à coulisse. De toute façon tout le monde sait bien qu’il s’agit en l’espèce de magouillages politicards à la petite semaine, la difficulté vient de là, sans quoi le premier couillon venu ferait l’affaire pour assurer le remplacement de Gégé-Gnafron la gatouille. Et puis de toute façon, un ministre ça ne sert pas à grand chose…à rien, même, si on y regarde bien. De nos jours les types qu’on colle dans cette sorte de fonction n’ont de raison d’être que publicitaire, c’est de la communication appliquée, de la figuration intelligente…enfin, bon, de la figuration, on va dire. Les choses suivent leur cours naturel et les Administration tiennent les rênes, le peigne-cul qu’on place dans le grand bureau à dorures du dernier étage, lui, il promène, donne des interviews, fait le beau devant l’Assemblée à lire avec plus ou moins de conviction les réponses soigneusement préparées par son cabinet… Pourquoi ça s’appelle un cabinet, au fait, vous y avez déjà pensé, à ça? Moi je vous l’apprends sans doute mais l’explication c’est qu’il s’agit d’un lieu clos qui utilise beaucoup de papier et qui nous fout dans la… Enfin vous voyez ce que je veux dire.

Donc nous n’avons toujours pas de remaniement et nous survivons sans problème, n’en déplaise aux media qui, d’ailleurs, ont fini par se désintéresser de la question pour passer à du plus concret. La taxe foncière, par exemple, où l’on peut constater les ressorts les plus évidents du macronisme: l’arnaque de bas étage, le jeu de trompe couillon élevé à la hauteur d’un principe de gouvernement. Le petit Présipède, souple comme un renard et malin comme un roseau, nous a pondu le coup de la taxe d’habitation: on supprime, voilà! Un impôt injuste à la con qui va disparaître, bonne nouvelle, non? Alors, attention, hein, pas pour tout le monde, mais 80% quand même des corniauds qui jusqu’à présent la payaient…en attendant les autres, enfin pas tout à fait tous mais presque…bon, pas sur les résidences secondaires mais sur les principales, bien sûr… l’ensemble, non, naturellement, mais la plupart, voire un peu plus si affinités! Voilà où nous en sommes, pas vrai? Ce sont des choses qui renforcent grave la crédibilité macronistique! Avec ça vous êtes fixé!
Cependant, le petit Macrouille, non seulement il nous raconte de jolies histoires pour endormir les bambins, mais encore le truc qu’il a oublié de préciser reste tout de même que les communes en faisaient leurs choux gras, de la taxe en question. La disparition d’une source de revenus ça entraîne quoi lorsque ça frappe un machin démocratique quel qu’il soit? Ben oui, la recherche immédiate d’une ponction compensatoire, d’un nouvel impôt, ou de l’alourdissement d’un déjà existant à proportion du préjudice subi. Une municipalité placée devant ce type de dilemme ne se chatouille pas longtemps.  N’imaginez surtout pas qu’elle envisagerait de faire des économies, de virer tous ses fonctionnaire territoriaux qui n’en branlent pas une, soit la quasi-totalité, d’arrêter les subventions aux associations, surtout celles qui procèdent des mouvances porteuses d’espoir, l’islamiste notamment, de cesser d’arroser les entreprises à fort potentiel d’influence par des travaux publics ou des commandes de biens et fournitures diverses dont l’utilité n’est évidemment contestée par personne, à part peut être la Cour des Comptes, mais ça tout le monde s’en fout, la Démocratie guidant en maîtresse dominatrice le petit univers politicard! Non, les Maires et leurs sbires, que font ils en pareil cas? Hé bien ils augmentent la taxe foncière. Voilà tout. Les vases communicants, en quelque sorte. Et là, je vous assure, il y a de quoi rigoler comme des bossus, parce que les gogos qui la payent, la taxe en question, ce sont les propriétaires, les riches, si vous préférez, les petits rigolos qui ont su se constituer un patrimoine immobilier, même si, pour nombre d’entre eux, ils en chient comme des russes et se serrent une ceinture à crans multiples pour rembourser leur emprunt. Là où ça devient désopilant c’est lorsqu’on réalise que ceux-là, justement, constituent les fameux 20% qui continueront à raquer la taxe d’habitation…la double peine…ne rigolez pas trop, surtout si vous vous sentez cons-cernés, parce que, figurez vous, elle va augmenter, celle-ci, vu que forcément les cons qui la payent se raréfient de manière drastique; la bonne vieille méthode fiscalo-franchouille: on réduit l’assiette et on majore le taux de prélèvement! Personne n’ignore qu’il faudrait faire tout le contraire mais la raison et la démagogie font mauvais ménage, la seconde apparaît tellement inhérente à la République dont elle est le corollaire obligé, qu’elle ne saurait céder le pas à quoi que ce soit, fût-ce à l’intérêt bien compris du pays et de ses soi-disant citoyens.
Le tribuable proprio, celui qui fait également partie de la minorité assujettie à l’impôt sur le revenu, verra donc ses deux taxes favorites de l’Automne, augmenter simultanément et dans des proportions variables selon la localisation de ses biens. Par exemple, le Niçois se morfle une augmentation de 20% dans les gencives, au titre du foncier…auxquels il conviendra d’ajouter, le mois prochain, 10% de mieux pour la taxe d’habitation… De quoi, foutre à Papa-Noël des bâtons dans les roues du traineau!
Et tout cela, nous le devons à qui? A Présipède, bien sûr, au premier chef (c’est le cas de le dire). Mais là où on se marre vraiment, c’est quand on se souvient que l’écrasante majorité des baisés d’aujourd’hui avait voté pour ce mec là, l’an dernier! Quand on élit un bougre de ce calibre, il ne faut pas s’étonner de l’avoir ensuite dans le baba! Ça me fait penser aux retraités, lesquels viennent maintenant pleurer dans le giron de Macrounette comme quoi ils s’en sont ramassé plein la musette entre la CSG et la stagnation des pensions! Fallait y penser avant, brave-gens; et quand il vient gentiment vous prier d’arrêter de vous plaindre, comme le préconisait si bien son illustre prédécesseur Charlot Gros-Pif, vous n’avez rien d’autre à faire que de l’écouter et vous écraser comme des pignoufs que vous êtes. Quand on crache en l’air…

En somme, si vous examinez bien le problème, nous avons actuellement un gouvernement de rigolos, avec une sorte de grand dépendeur d’andouilles barbu à sa tête, ministre de l’intérieur par intérim et par surcroît. Au dessus, un président de la république dont chacun commence maintenant à mesurer l’insipide vacuité. Le monde autour de ces rigolos est en train de changer, les nauséabonds gagnent chaque jour du terrain, ils ont le pouvoir aux États-Unis, ils vont le prendre au Brésil, ils font tache d’huile en Europe! Merkel ne saurait tarder à se faire balayer en Bochie, le scrutin bavarois, ce soir, devrait confirmer une progression fulgurante des horribles fachos de l’AfD… Et nous, ce sont les socialistes recyclés et leurs coadjuteurs ex-UMP, les plus opportuno-mollassons, que nous continuerons à nous farcir pendant encore près de quatre ans, sinon jusqu’en 2027 puisqu’il ne faut jamais sous-estimer le corps électoral du pays des droidlom dans sa capacité à privilégier presque toujours la solution la plus imbécile, dans la mesure où c’est celle qui fait le moins peur. Et bien entendu, quand on constate les dégâts, on râle! Pauvres bêtes!

Nous avons donc tout machiné bien comme il faut pour l’avoir dans le prose. Toutefois, certains y gagneront, nécessairement. Mohamed et Mamadou, en particulier…si j’ose dire. A part ça tout baigne, n’est-ce pas, nous n’allons pas tarder à avoir un pape, je veux dire un ministre de l’intérieur… Que diriez vous de Castaner, tiens? Il est bien de l’intérieur, celui-là! Forcalquier on ne saurait trouver mieux adapté. Et puis, il n’y a pas si longtemps il détenait encore sa belle carte du Parti Socialiste…il devrait la garder en souvenir d’ailleurs, ça ne va pas tarder à devenir collector ce bidule!

Allez, bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Au doigt…mais pas à l’œil

Un truc que j’ai bien aimé, cette semaine, c’est la combine du camarade Rédoine Faïd pour passer inaperçu, avoir la paix. Revêtu d’une burqa! A Creil, comme dans la plupart de ces lieux précurseurs où règne déjà la Charia, la Loi de Dieu siouplait, vous vous trimballez bâché de pied en cap et tout le monde vous fout la paix. Bien sûr, du temps de Gnafron-Collomb à l’Intérieur, une « Police de Sécurité du Quotidien » devait faire l’objet d’un déploiement rapide et spectaculaire dans les « quartiers de reconquête républicaine« . Cependant, soyons précis, la « sécurité du quotidien », pour nos chères Beurettes, se trouve assurée avant tout par le port d’un vêtement islamo-compatible c’est à dire, non pas la burqa, dont le caractère barbare saute aux yeux puisque justement ces derniers y sont dissimulés derrière un grillage qui les rend invisibles, mais bien le niqab qui permet d’entrevoir le regard tout en offrant à l’intéressée une vision bien dégagée, sauf sur les côtés. Donc, pas question pour la Police sécurito-quotidienne de reconquérir républicainement le vêtement féminin puisqu’il préserve justement celle qui le porte de tout risque de mésaventure…notre ami Rédoine a pu ainsi en profiter pour faire la nique à la flicaille, vu qu’on ignore -par définition- qui se cache sous la bâche. Cependant, il faut savoir ce que l’on veut, en l’occurrence la préservation des nanas banlieusardes, lesquelles ne sauraient, sans risquer leur peau, en laisser apercevoir la moindre parcelle; après, bien sûr, si des malfrats en profitent pour circuler incognito, on ne fait pas de couscous sans malaxer du grain, n’est-ce pas, et Faïd, de toute façon, les Policiers -pas ceux du quotidien, les vrais- l’ont proprement coxé, et chez lui, en plus, à visage découvert! Et, pour tout dire, en plein le jour du départ de Gégé-la-Démission, tiens, comme par hasard! Comme quoi la victoire appartient à Barbapoux l’Intérimaire, successeur temporaire de Gnafron le Lyonnais, le Premier Ministre de la France, vous savez, celui qui en son temps ruina  les Havrais, mais ceci est une autre histoire (1).

Remarquez bien qu’il en a profité pour ouvrir sa gueule, petit Collomb! Encore un Socialo qui se met à déplorer la situation épouvantable dans laquelle lui et ses potes ont enfoncé le pays avec leurs conneries de « vivre-ensemble » et de « diversité-enrichissante ». N’ayez pas l’impression que je radote, je n’y peux rien, moi, si ces cochons-là, tout à coup se mettent à suggérer que les « Chances Pour la France », au fond ça n’en était peut être pas une, de chance, plutôt une calamité bien catastrophique… En tout cas il n’a pas mâché ses mots, le vieux Gône! Il nous l’a dit clairement: à force de faire le ministre, d’aller dans les quartiers, de voir les registres, tout ça, il a compris la situation! Vous vous rendez compte, il a compris, mais vraiment compris, pour de bon! Il est vrai que toutes ses années d’avant, passées Place Bellecour, entre les traboules et les bouchons, l’avaient laissé dans l’ignorance des épouvantables réalités suburbaines. Bien sûr, à Lyon aussi existent des endroits un peu narco-islamisés, seulement voilà, en tant que Maire il ne voyait aucune raison d’y aller jeter un coup d’œil, vu que les adjoints idoines s’en chargeaient et lui communiquaient juste le montant des subventions à verser pour assurer la paix sociale et les suffrages y afférents. En revanche, comme big boss des Poulets il a bien fallu qu’il s’y colle. Donc il est venu, il a vu…et bien sûr il n’a pas vaincu, ce trou du c… C’est même, semble-t-il, devant « l’immensité des problèmes », comme il dit, qu’il a morflé un grand coup de vertige et décidé de foutre son camp en vitesse.
Sans vouloir chercher plus que ça à comprendre le raisonnement de cette sorte de gougnafier véreux, je crois en effet qu’il a capté l’essentiel: la Répupu, avec son président visiblement porté sur la beauté bronzée des jeunes mâles exotiques, se révèlera toujours incapable d’appréhender si peu que ce soit les conséquences terribles de quarante-cinq années d’immigration afro-musulmane débridée. Et, soyons justes, voilà bientôt dix ans un Président soi-disant « de droite » nous dispensait un cours magistral de diversité-métissée tel que ne l’eût pas renié le plus gauchiard des progressistes germanopratins. Il faut toutefois rappeler qu’à l’époque le type en question -hétérosexuel indiscutable, lui- faisait une cour assidue à sa future épouse top-model retraitée et chanteuse à voie de garage, dont les opinions la rapprochaient bien plus de Karl Marx que de Jean-Marie Le Pen.
Si l’on en croit, d’ailleurs, Michel Onfray, dont la lettre ouverte à Macron récemment publiée sur son site (mais pas trop ailleurs, et pour cause) apparaît comme un chef d’œuvre absolu de dérision vindicative, met en lumière les petites turpitudes de Présipède et de sa tendre épouse. Il semblerait que certaines de ces vétilles aient pu jouer un rôle majeur dans le désir de fuite éperdue manifesté soudain par l’ami Gnafron. Le vase de nuit pourrait bien avoir débordé à la suite des petites gouttes de Benalla, le coup du coffre fort vidé en catastrophe juste avant la perquisition s’ajoutant fort déplaisamment aux libertés prises par l’intéressé vis à vis des détenteurs officiels de l’autorité. Ministre de l’Intérieur dans de telles conditions ça devient vite inconfortable et même risqué. La baderne choisit carrément de retourner entre Rhône et Saône, finir paisiblement une carrière susceptible, en cas d’obstination belvitellienne (2), de tourner vite fait au mur de pissotière pour cause de contagion présipédale hyper-toxique. C’est peut être déjà trop tard, le birbe n’étant apparemment plus désiré du tout par les électeurs du pays de la Rosette, l’envie de Collomb leur est passée…on peut comprendre…

Il faut bien reconnaître, aussi, qu’un Président de la République de ce calibre relève du jamais vu. Nous avions eu des fous, comme Deschanel, des larmoyants, comme Lebrun, des rouleurs incurables de « r » comme Auriol, des obsédés sexuels comme Giscard, des petits combinards de haut vol comme Mitterrand, des branleurs hypocrites comme Chirac, des excités-brouillons comme Sarko, des comiques de cirque comme Hollandouille, mais des comme celui-ci jamais encore. Un cas unique, vous dis-je! A peine quadra, marié à une dame d’âge insusceptible de lui offrir une progéniture qu’il n’eût manifestement jamais pu, de toute façon, engendrer selon les procédures naturelles; et à l’évidence protégé par on ne sait trop quel type de puissance mais c’est du très lourd, sans quoi, avec les casseroles qu’il trimballe, le Canard Enchaîné lui aurait déjà fait sa fête.
Et donc, ce type là, non content de cumuler les petites déclarations assassines, significatives du mépris profond qu’il porte au Franchouille de base -celui qui vote-, se débrouille également pour apparaître dans des situations et des postures parfaitement indignes de la haute fonction à laquelle un processus démocratique particulièrement couillon l’a élevé. Évidemment, la photo sur laquelle il figure blotti contre les poitrines musculeuses de deux jeunes voyous antillais, l’un de ces derniers brandissant ostensiblement un doigt d’honneur tout à fait significatif du respect qu’il porte à la Répupu et à son Président, apparaît comme une sorte de cerise sur un gâteau débordant de crème et de délicatesses de toute nature. Onfray en a fait ses choux gras, certes, mais on peut s’étonner du faible retentissement d’une affaire où le ridicule le dispute à l’indécent et l’insulte à l’indignité. Le prédécesseur de Présipède, lui, s’était malencontreusement fait gauler par les photographes en situation comico-embarrassante, certes il eût été préférable qu’il s’en abstint afin d’éviter le bock que se prit ce jour-là la République Franchouille, mais lui au moins ne l’avait pas fait exprès. L’autre, le successeur, il y va carrément, sans cacher le plaisir qu’il trouve en l’étroite compagnie de ce type de personnage. Même sans le doigt de la petite frappe au joli torse luisant, le cliché était à éviter comme la peste: nous  n’avions vraiment pas besoin de faire connaître au monde entier les petites pulsions du Chef de l’État.
Après, bien sûr, dans notre monde d’aujourd’hui ce genre de penchant apparaît tout à fait admis et même encouragé… sauf en Roumanie, où, bravant les foudres de l’Europe, les braves gens s’apprêtent à voter pour l’interdiction du mariage par derrière… Mais l’Europe de l’Est, comprenez vous, c’est nauséabond, voilà! C’est contre tout ce qui constitue les valeurs de nos belles sociétés, valeurs parmi lesquelles la pédérastie figure au niveau le plus élevé, tout à côté de l’invasion musulmane. Sans compter que maintenant, histoire de déprimer un peu plus encore la Bien-Pensance, ce sont les Brésiliens qui s’y mettent! Alors là c’est le bouquet! Des gens si formidables qui avaient la chance de posséder le délicieux Lula da Silva, un homme de gauche, un vrai, tellement bien vu à Saint Germain des Prés! Et ils l’ont foutu en taule! Sous n’importe quel prétexte, corruption, malversations, concussion, prévarication, enfin des broutilles! Et voilà-t-il pas qu’aujourd’hui ces infâmes s’apprêtent à élire triomphalement un nauséabond d »extrême droite! Un militaire, vous réalisez! Un type qu’ils surnomment « le Trump des Tropiques »! Tout ça parce que leur économie part en quenouille et qu’ils enregistrent sept meurtres à l’heure sans parler des agressions, ni des vols, ni des rapts! C’est des raisons, ça? M’enfin! En plus, le jour même où ces salauds de Républicains Amerloques se sont permis d’élire le juge Cavanaugh à la Cour Suprême: un type accusé par une ex-petite camarade de maternelle d’avoir tenté de l’obliger à une partie de touche pipi, vers la fin des années soixante! Une insulte à toutes les femmes et du coup, à la démocratie, c’est pareil!

En conclusion je dirai seulement ceci: nous, au moins nous avons un Président parfaitement en accord avec les Valeurs de fiente qui nous ont conduit là où nous voilà aujourd’hui. Et ce n’est pas ce garçon-là qui risquerait d’agresser si peu que ce soit une personne du sexe, à Lui ne plaise! Et, par dessus le marché, il nous conduit les affaires du pays au doigt et à l’œil…enfin disons plutôt au doigt, n’est-ce pas, au doigt où je pense comme dirait Onfray… parce qu’à l’œil, non, on ne peut pas dire du tout, vraiment!
Bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) En tant que maire du Havre, le type a fait de la dépense publique…beaucoup…

(2)Belvitellien: « de Beauveau »; ne cherchez pas, ça vient de sortir.

Mangez les Blancs!

Selon la maire Aubry: « on n’est plus dans une république »… Ah bon? Et pourquoi, ma grosse? Parce que c’est le bordel et la loi de la jungle en voie de généralisation? Ben justement, mémaire, c’est ça la Répupu! Les « Chances pour la France » qui nous transforment le pays en coupe-gorge malodorant ne procèdent tout de même pas de l’absolutisme monarchique, ni encore moins, du pinochisme international, non, que je sache? La « Diversité Enrichissante » c’est bien l’œuvre des « Valeurs de la République », ôtez moi d’un doute? Alors, maintenant qu’elle nous a bien enfoncés dans le purin, la Répupu, elle ne va pas se débiner, flûte, faut qu’elle assume! Et parmi la ribambelle d’enfoirés de choc qui, depuis des décennies nous imposent le regroupement familial, la mixité sociale, l’accueil fraternel de l’Autre, avec ses différences et sa jolie culture qui vaut bien mieux que la nôtre, pour peu qu’on y regarde bien, la Martine, socialo-éléphantesque de père en fille figure sans conteste dans le peloton de tête, au premier rang, comme dans les manifs, juste derrière la grande banderole qui tient toute la rue! Et maintenant que le mal est fait et le désastre consommé: « ho ben c’est plus la Répupu, tiens, va falloir rajouter des flics et des CRS pour que ça revienne tout bien comme au temps de Papa quand il grattait pour Chaban-Delmas, sous Pompon-pidou ». Et merde! Ces gens-là donnent juste envie de gerber tripes et boyaux!
Et puis tout de même, dans le genre prise de conscience tardive ça se rapproche tout près de la perfection. Il me souvient des années quatre-vingts, la « marche des Beurs », « touche pas à mon pote », tout ça, quand ces gauchiards de malheur ainsi que les humanitaristes de tout poil, portaient au revers de la veste cette espèce de main de Fatma jaunâtre censée signer l’appartenance au Camp du Bien. Ils adorent, généralement, tous ces imbéciles, arborer un machin distinctif à la boutonnière! Pour les plus futés c’est la Légion d’Horreur, pour la piétaille le truc à la mode du moment, celui-qui fait bien voir que vous pensez comme il faut ou, plus exactement, que vous laissez à d’autres le soin de penser à votre place.
Et pourtant moi je me souviens très clairement du discours menaçant de Houari Boumedienne, vous savez, quand il avait déclaré  » Un jour des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. » Il exigeait un « nouvel ordre mondial », le type, sans quoi il nous promettait…ce qui s’est produit depuis…et c’était devant l’Assemblée Générale de l’ONU…le 10 Avril 1974! Bientôt quarante-cinq ans! Et nous autres, les salopards du Nord, qu’avons nous fait alors? Ben oui, le regroupement familial, avec les allocs et tout le toutim, merci les Giscard-Chirac! Au lieu d’entendre le message, au demeurant d’une clarté cristalline, nous nous empressâmes de baisser le froc, tout en payant la vaseline par dessus le marché! Voilà ce qu’elle a trouvé de mieux à faire, la Répupu! Et je me souviens aussi, quelques années plus tard, vers les quatre-vingts, un jeune Beur fils d’immigré, la première génération, qui nous crachait sa haine à la gueule, avec, à la clé, un petit avertissement sans frais: « et vous n’avez encore rien vu, dans quelques année nos petits frères ce sera nous puissance dix! ». Et nous autres, les bons républicains, nous récitions quoi, comme catéchisme, dans le même temps? Eh oui, « touche pas à mon pote« , parbleu, « l’immigration chance pour la France« , tout ça! Et aujourd’hui la grosse pochetrone de Lille qui découvre! C’est à se les prendre et à se les mordre -remarquez, je dis ça-je dis rien, j’ai plus la souplesse-. Aujourd’hui, c’est clair, il n’y a plus rien à faire, on est foutu, irrémédiablement, tout le monde le sait mais on continue à donner le change…
Comme Gnafron-Collomb, le comique de l’Intérieur en rupture de ban, Vendredi dernier à Grenoble, histoire de préparer son petit week-end bien pépère entre les grattons et le tablier de sapeur, il a sorti, le vieux schnock: « Il nous faut aller plus loin à Grenoble (à Lyon, par exemple?…NDLR). Sur ce territoire sécuritaire (sic) la situation est préoccupante« . Mais il a plus d’un tour dans son sac,  Gâtouillard Premier, il détient la solution: 35 flics de plus! Et voilà le travail! Dans une ville qui compte facilement cent-mille voyous de tout poil, on règle la question avec trois douzaines de poulets! Et comme ça, dans la capitale fameuse de l’Isère, avec son maire écolo qui supprime les caméras de surveillance parce qu’elles nuisent aux libertés individuelles des droguistes, la Répupu va nous mijoter un retour en force! Vive Gérard Gnafron, Lord Gaga si vous préférez;  et pour finir sur la note triomphale, il a proféré, le corniaud: « je veux hisser le drapeau de la République dans chaque quartier« ! Non mais vous vous rendez compte! Il n’a plus l’air bien capable de hisser grand-chose, la pauvre vieille savate, mais là, il franchit toutes les bornes du culot grotesque et du foutage de gueule  ridicule! Ça aurait pu les faire rigoler comme des baleines à bosse, les caïds des quartchiers en question, sauf qu’ils ont bien autre chose à foutre qu’à écouter les divagations des vieux politicards blancos qui ne les gouvernent plus depuis belle lurette! Les couleurs de la Répupu, ils n’en ont rigoureusement rien en branler, ces mecs, ils tiennent solidement  leurs territoires et ce ne sont pas les quelques malheureux flicaillons prévus à Grenoble par Gnafron de Beauveau ou exigés à Lille par Miss Outrabière, qui changeront quoi que ce soit à la situation. Les « territoires perdus de la République », le sont pour de bon, perdus, et pour toujours! Ils apparaissent comme les têtes de pont d’une conquête dont la généralisation ne saurait tarder, elle est déjà en marche, comme la Répupu de Présipède! En marche vers la Charia!
Bien sûr, on pourrait encore agir, il conviendrait de prendre des mesures sérieuses, engager des actions déterminées, privilégier l’efficacité, je ne sais pas, moi… Tenez, par exemple, vous lancez en avant garde un grand troupeau de cochons sur le quartchier, et, en seconde vague, un ou deux régiments de la Légion pour reconquérir les positions. Là oui, vous auriez la possibilité d’envoyer les couleurs au cœur des Cités sans-cible… Oui, certes, mais chassés de leurs réserves, ils s’en iraient où, les petits dealers et leurs amis islamistes, hein? Chez nous, voilà, vous l’avez dit…sauf à les réexpédier de l’autre côté de la Méditerranée… après tout il s’agit de double-nationaux, pour la plupart et de vrais étrangers pour le reste…oui mais bon, ça supposerait une sacrée logistique, sans compter que nos amis du Maghreb, nos petits salopards issus de l’immigration (parfois y suent des pieds, aussi) ils n’en voudraient pas pour tout l’or du monde! Des sauvageons incontrôlables, vous pensez! Donc, comme vous voyez, le problème se révèle totalement dépourvu de solution. Rien à faire, on va laisser la Répupu mourir de sa belle mort, n’en déplaise à Gérard et à Martine…n’empêche ça ferait un chouette couple, ça, rien que les prénoms…

Donc nous n’allons, comme d’habitude, rien faire du tout, nous laisser bouffer, au sens propre du terme et sans réagir; bien au contraire, nous allons tendre un peu plus la joue gauche et le derrière, jusqu’à ce que ce qui doit arriver s’ensuive. Et pourtant le danger semble énorme, de plus en plus palpable, je vous jure. Par exemple, tenez, vous voulez savoir ce qu’ils pensent de nous, les « Chances pour la France »? Eh bien je vous recommande le rappeur Nick Conrad, un superbe black de banlieue, élevé grassement aux prestations sociales, et qui vient de défrayer la chronique au moyen d’une petite chanson mutine sobrement intitulée « Pendez les Blancs« . Je me permets de vous en citer un petit extrait, il ne m’en voudra pas, ce charmant bambin, peut être me pompera-t-il quelques droits d’auteur, il n’a qu’à m’envoyer la note… Ça dit comme ça:
« Je rentre dans les crèches
Je tue des bébés blancs,
Attrapez les vite et pendez leurs parents,
Ecartelez-les pour passer le temps,
Divertir les enfants noirs petits et grands,
Fouettez-les fort, faites le franchement,
Que ça pue la mort, que ça pisse le sang!
Pendez les Blancs! »
Sympa, non? Ça rime à peu près et ça sonne bien, moi je trouve, et comme-ça on est fixé…moi, quand même, je serais parent de bambins face-de-craie j’éviterais les crèches, surtout celles de banlieue…
Juste un conseil que je lui prodiguerais amicalement à ce petit Nick (ta mère): va jusqu’au bout, mon trésor, reste dans tes racines, ta culture, assume, bordel! Pendez les Blancs c’est amusant, mais pense un peu à tes ancêtres, ils n’eussent point hésité, eux: Mangez les Blancs! Voilà ce qu’ils auraient pu préconiser, ces braves-gens, ça c’est ta raison d’exister, mec, les blancos bien white, comme disait le presque futur maire de Barcelone, une fois écartelés, on les bouffe, y a pas de raison!

Vous croyez qu’il ira en prison, vous, le rappeur sanguinaire? Moi j’en doute…

Bon Dimanche, amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

 

Panne de réseau et rééducation républicaine

Cela ne va pas être de la tarte! Taper un article avec un doigt sur un smartphone mini, pour moi c’est foutu d’avance. Et pourtant , hein, qu’est-ce que je dois faire? Lâcher le morceau et attendre des jours meilleurs? Pas mon genre ça, alors tant pis, je m’y colle…sachant que j’ai l’index qui dépasse des touches, moyennant quoi, deux fois sur trois je tape à côté! L’affaire va prendre du temps, sacré nom d’une pipe en bruyère (les meilleures, n’en déplaise à Harvey Weinstein)…je vais faire court, je crois, ne m’en veuillez pas trop, c’est la faute de Free! Déjà en Janvier 2015 ils m’avaient torché le même coup…mais je ne sais même pas insérer le lien, alors je laisse tomber. Pour aujourd’hui, sachez que j’ai perdu tout contact avec le réseau, j’attends une hypothétique réparation…demain peut être, parce que le Dimanche, évidemment, vous pouvez toujours vous brosser; j’imaginais naïvement qu’avec la déchristianisation ces vieilles choses allaient disparaître, il semble bien qu’il n’en soit rien, tant pis, j’attendrai.

A part ça, mes chers amis, je n’ai de toute façon pas grand chose à vous raconter. Les fadaises qu’on nous serine à longueur de temps par l’entremise de media dont la platitude le dispute à la banalité, offrent peu de prise à la réflexion de haut vol. Toutefois j’ai aperçu deux petites choses amusantes propres à retenir quelque peu notre attention.

En premier lieu, les aventures judiciaires de la mère Marine. Là, tout de même, nous avons du lourd. Bref rappel des faits: ça part encore une fois d’un coup foireux de l’autre abruti de Bourdin, lequel se sert de la famille Le Pen comme Victor Hugo de la trompette aux grands échos. Quand on veut faire du bouzin, comme dirait à peu près Agnès, on sort les grosses baffles, et en la matière les tauliers du FN restent gros producteurs de décibels médiatiques. Or donc, un beau jour le bateleur à trois sous de RMC lança sur les antennes une sienne pensée comme quoi, en termes de nocivité, le Front National n’aurait rien à envier à l’Etat Islamique. Piquée au vif, la fille de Jean-Marie s’empressa de diffuser sur les réseaux sociaux quelques vidéos montrant les Islamistes en question dans leurs pompes et dans leurs oeuvres. Egorgements, amputations publiques et autres joyeusetés du même acabit, histoire de remettre dans le circuit quelques éléments pertinents de comparaison. Mal lui en prit car aussi sec tout un tas d’associations bien-pensantes s’empressèrent de porter plainte pour diffusion d’images interdites par la Loi de la Répupu, laquelle adore interdire malgré les interdits doctement édictés par les maîtres à penser soixante-huitards. Bien évidemment la Justice prit l’affaire très au sérieux, dame une occase de condamner la nauséabonde en chef faut pas laisser passer, d’où mise en examen et tout le toutim, y compris obligation pour la matrone de subir un examen psychiatrique! Parfaitement! « Tu penses pas comme il faut, alors t’es siphonnée »…et voilà le travail! Pour peu qu’on lui dégotte un praticien aussi tordu que le magistrat prescripteur, ils vont te l’interner vite fait, la candidate de second tour, avec camisole de force et cellule capitonée! Pour peu qu’un bon traitement à la benzodiazépine de cheval lui soit administré, elle ne manquera pas de rentrer vite fait dans le rang bisouboursique. Voilà comment on les mate, chez nous, au beau pays des droidlom et de la liberté chérie, les ennemis de la pensée conforme! Qu’ils en prennent de la graine les Salvini, Orban et consorts, tous ces sales fachos qui défigurent ignoblement notre belle Union Européenne! Le Phare Présipédique, celui qui depuis plus de deux siècles balance ses Lumiéres dans l’univers entier, n’hésite pas, quand il le faut, à soigner les déviances de la pensée…après tout, l’URSS et la Chine Maoïste, c’était quand même des pays frères, à la base, des gendegôche, non? On peut s’en inspirer, quand même, sur les trucs bien, la rééducation par exemple…

Après, deuxième petite saynète à saveur aigre-douce, Zemmour le retour. Ça faisait un drôle de bail qu’on n’en parlait plus de celui-là. Faut dire qu’il écrivait un bouquin, ça bouffe du temps quand on n’emploie pas de nègre…oups, je ne sais plus…ça se dit encore ça? Ça tombe sous le coup de la loi, non? Et merde, si je m’arrête pour chercher un synonyme, avec mon internet qui part en quenouille je suis foutu de tout perdre ce que je viens si laborieusement de gratouiller. Bon tant pis, j’y vais comme ça… au cas où, vous m’apporterez des chocolats à l’hosto psy! Je vous disais donc que le Zemmour, on l’a revu! Retour fracassant parce qu’une fois écrit, le livre, il importe de le vendre; diable, ce n’est pas l’auteur de Derrière Napoléon, dont à ce jour deux exemplaires ont éte écoulés, qui pourrait se permettre de soutenir le contraire! Eric, lui, il vit de sa plume, faut pas déconner, la purée de nous autres! Et donc, histoire de faire le buse…enfin le buzz, je crois plutôt, ils lui ont concocté une interview par une petite journaliste noirpiote prénommée Hafsatou en dépit d’une nationalité française tout ce qu’il y a de plus nationale; rien que de très courant, à l’évidence. Il n’en fallut toutefois pas plus pour foutre le patacaisse, créer l’incident stratégique racisto-xénophobe et, du même coup, faire grimper les tirages de deux bonnes centaines de milliers! Vous vous rendez compte, cet infect nauséabond puant qui s’est permis de lui dire, à Hafsatou, que ses géniteurs eussent mieux fait de la prénommer Corrine… mais non, c’est pas Corrine en soi qui fait problème, enfin! C’est pas que ce soit ringard qui coince, c’est l’idée du prénom franchouille, quoi, par opposition au truc africain pas compatible avec la culture bien de chez nous et l’appartenance à la Nation, vous voyez l’idée, tout de même! Donc évidemment le big scandale, l’affreux voué aux gémonies, la petite qui porte plainte avec le soutien bulldozeresque de toutes les associations du bizness de la diversité intouchable. Et le procureur qui s’aiguise déjà le Code Pénal, sans oublier les Magistrats-mur-des-cons qui font la queue pour essayer de récupérer un si chouette dossier avec jolie condamnation média-compatible à la clé. Moi, sincèrement, je pense qu’il convient d’arrêter les conneries: Zemmour c’est pas une condamnation avec  sursis, qu’il faut lui coller maintenant, c’est carrément l’asile de fous, voilà! Et pourquoi pas le camp de rééducation par le travail, hein? Comme chez nos amis Chiinetoques?…Ah oui, non, vous avez raison, scusez moi…Zemmour… non ça c’est pas du tout une bonne idée, on efface…zut j’y arrive pas!

Oh et puis tant pis, j’abandonne! Là je n’en puis plus, complètement épuisé, vous me voyez… le smartphone ce n’est plus de mon âge.

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

 

Langue vernaculaire

L’Algérie c’est très compliqué. Des siècles et des siècles de voisinage par Méditerranée interposée, mais aucune entente réelle, rien qui permette d’affirmer qu’un jour ou l’autre nous pourrons nous entendre avec ces voisins-là. Mes lointains ancêtres établis sur les rivages de la mer en question, nourrissaient à leur égard une trouille effroyable, au point, durant tout le Moyen-Age, de construire leurs villages au sommet d’éperons rocheux offrant une vue imprenable sur les embarcations approchant de la côte et constituant des positions défensives quasi-inexpugnable. Plus tard, aux XVI ème, XVII ème et XVIII ème. siècles, le danger se limitant à de brèves incursions plus ou moins nocturnes, ces braves-gens redescendirent en bord de mer, histoire de mieux profiter des avantages de la civilisation. De temps en temps toutefois, quelques filles ou quelques jeunes gens imprudents, se laissaient attraper par les « Barbaresques » lesquels les emmenaient de l’autre côté sur les marchés aux esclaves et, la plupart du temps on n’en entendait plus jamais parler. Du coup, aux XIX ème. siècle, les Français, joignant l’utile à l’agréable, décidèrent carrément d’annexer l’Algérie par la force, faisant ainsi disparaître les petits emmerdements sus-évoqués, tout en récupérant une colonie de première bourre. Un gros siècle plus tard, en 1962, sous la pression d’une communauté internationale américano-bien-pensante, la France renonçait et rapatriait les infortunés, coloniaux et autres Juifs et Harkis, dont le tort avait été de croire à la pérennité de ladite combine. Cela s’opéra toutefois au prix d’une espèce de guerre, fort malsaine au demeurant, dont les séquelles atroces  demeurent encore dans les esprits de ceux qui la vécurent.

Parmi ces derniers figure en bon rang notre ami Maurice, le vieux Maurice, le pilier à demis-pression du bistrot de cette brave Thérèse. Et il ne décolère pas, le cher homme, la rogne et la grogne à fleur de peau, dites donc!
– » Non mais des fois, vous réalisez, bordel de merde de putain de dieu, cet espèce de petite fiotte à deux balles qui présente ses excuses pour une ordure de sale traitre qui combattait contre nous, du côté des Fellouzes! Alors c’est ça Macrouille, l’intelligence avec l’ennemi, désormais, ça devient un titre de gloire, un truc à vous citer à l’ordre de l’Armée, pas vrai? L’acte héroïque par excellence! Non mais on part en couilles les pieds en avant, complètement, définitivement, sans rémission ni recours, la mort de mes os! Il aurait pu au moins attendre qu’on soit tous cannés, nous autres, les pauvres connards envoyés par la Répupu se faire crever les yeux et couper les baloches, juste pour obéir aux  socialos à la con, genre le pépère Guy Mollet et l’illustre Mitterrand, qui drivaient le truc à ce moment-là.
« Bien sûr, les Cocos étaient contre. Forcément. Une habitude bien ancrée chez ces endoffés de mes couilles qui n’obéissaient qu’à Moscou. Vieille habitude, vous savez, sans la disparition de l’Union-Soviétique ils en seraient encore là, c’était leur patrie l’URSS, leur raison de vivre et leur seul amour sincère. La France, elle, ils attendaient simplement qu’elle entre au bercail, qu’elle rejoigne la merveilleuse Internationale, celle dont ils rêvaient tous au point de se la fantasmer à bloc; la réalité virtuelle, ils avaient inventé, ces andouilles de Rouges! Ils voyaient, sentaient, dégustaient un machin qui n’a jamais existé que dans leur imagination à faucille et marteau, ils vivaient leur rêve, quoi, jusqu’au bout, jusqu’à la trahison, jusqu’à vouloir la mort des copains, parfois des frères…père et mère ils auraient liquidés, pour peu que l’ordre leur en arrive du Comintern, je vous jure!
« Sans compter qu’ils auraient eu bien tort de se gêner, les bougres, souvenez vous de Thorez, tiens…ah oui, comme tu dis Jeannot, c’est qui ça Thorez? Ben Thorez c’était un communard de haut vol dans les années trente à cinquante, un fumier qui préféra s’éviter le crève-cœur de combattre les Allemand en 39/40, vu qu’à l’époque ces derniers avaient signé le « Pacte Germano-Soviétique », en gros, Hitler et Staline, même combat! Alors pas question de guerroyer contre les Chleus…il  foutu le camp au Kremlin, le Thorez en question, et il y a passé toute la guerre…Mais non, Jeannot, enfin t’es vraiment con pire qu’un électeur socialiste, toi! Pas au Kremlin-Bicêtre, sacrebleu, à Moscou, merde! Bois ton pastis et ferme là, patate, on cause sérieusement, là! Je cause, merde! Oui, c’est ça, un déserteur, exact, un type qui est passé à l’ennemi, en somme…sauf que lui, il a eu la main heureuse, l’ennemi c’est devenu tout à coup le sauveur de la France, le « Petit Père des Peuples », comme ils disaient. Par contrecoup, les Communistes restés en France…ben oui, seuls les pontes triés sur le volet s’étaient vus invités en Russie, forcément… se sont mis à résister aux Fridolins. Au bout du compte, le camarade Thorez, au lieu de le refiler au peloton d’exécution ils en ont fait un ministre, à la Libération…Libération mon cul! Douze ans après on nous envoyait dans les collines de merde du Sud-Algérien pour défendre une illusion dont les ordures qui nous gouvernaient n’étaient même pas dupes. Une République de charognes, la Quatrième, un conglomérat informe de Communards et de Socialos avec une bande de centristes-ventre-mou, le MRP, qui venaient compléter le tableau. Et nous autres, on crevait pour ça, pour rien, mais souvent dans la douleur, vous savez, les libérateurs de l’Algérie se faisaient un plaisir, quand ils chopaient l’un des nôtres, de se venger avec la cruauté la plus recherchée, de tous les profiteurs du burnous qui sue.
« Alors, évidemment, quand l’armée en chopait un, elle le faisait parler. Rien de glorieux, je reconnais… Seulement elle a sauvé beaucoup de copains, la gégène, faut savoir ce qu’on veut, quand vous lui brûlez le bigoudi-valseur au deux-cent-vingt volts, le type a tendance à s’exprimer, voyez vous, il n’apprécie que lorsque ça s’arrête, alors il fait tout pour… Mais le communiste de Présipède, là, le traitre bien aimé à qui il demande pardon au nom de la Répupu Franchouille, on n’a pas dû avoir besoin de le mettre au courant avec les électrodes, le mec, en général ceux-là parlaient avant…L’électrification c’était pour les plus durs, les combattants du Bled profond. Mais ils l’ont zigouillé, au couteau, le Coco, c’est ce con d’Ausaresse qui est allé raconter ça avant de claquer… le gâtisme, faut croire, on ne sait même pas si c’est vrai. En revanche, la certitude c’est que le défunt combattait contre nous, ses compatriotes, ses copains, ses amis, ses frères si ça se trouve, et il dégoulinait de leur sang, la salope! Et maintenant, l’autre petit trou du cul qui va présenter les excuses! Ce faisant ce faisan nous crache à la gueule, l’enfoiré…mais c’est vrai aussi qu’on est des vieux…et des morts, souvent…alors qu’est-ce qu’il en a à foutre, hein, je vous le demande? Les vieux votent mal et les morts, plus du tout…les descendants de Fellaghas venus chez nous pour toucher les presta, oui par contre, ils peuvent, en tout cas ils ont le droit, putain d’adèle! Comme les derniers Communistes, les Antifas, les Mélanchonicoles, les Gauchiards de tout poil….Vous voyez, y a pas photo… »
Et d’engloutir son demi, d’un trait, sans pose ni répit! Que voulez vous, pris pour un con à ce point là, et sans presque plus personne qui comprenne par dessus le marché, ça doit donner soif, à tout le moins. Pourtant quand on a passé les quatre-vingts, normalement, l’injustice et l’ingratitude on y est bien habitué…allez comprendre, certains possèdent encore un cœur de midinette…il n’a pas la tronche à ça, le  Maurice, mais ça reste un gros sensible!

Nous autres, les plus jeunes, enfin les septuagénaires, tout de même…comme quoi la relativité mène le monde, nous gardons à l’esprit les souvenirs cuisants de l’Algérie mortelle. Ma mère, paix à son âme pure et délicieuse, vivait avec la terreur de me voir partir un jour avec le sac sur le dos et finir, un autre, enterré avec la tête qui dépasse et la bite dans la bouche. Quand de Gaulle a lâché l’affaire, je ne vous raconte pas le soulagement. Une délivrance, carrément! Eh oui, elle en connaissait plein, des mères de troufions, appelés pour l’autre côté de la mer, l’autre côté de la vie, le moche, l’affreux, celui de la peur et du temps qui semble passer à l’envers jusqu’au jour de la sale nouvelle… Pourtant en 62 je cognais à peine les quatorze piges, c’est dire si on n’en voyait pas la fin de cette horreur…
Alors bon, nous autres, nous savons encore un peu de quoi il veut parler, le vieux Maurice. En revanche, un type comme Foupallour, avec sa poignée d’années en moins, il a déjà du mal à capter… Par conséquent,  vous pensez, le Président de la République!

Et puis, Macrounette c’est l’Empire des Bobos, le règne des fils à papas, papas « progressistes » comme on dit maintenant, souvent soixante-huitards. Bande de tordus irrécupérables, ignorants de la vie, aveugles de naissance, tout juste bons à coller des Ferrand  au Perchoir de la Représentation Nationale. Le règne des couillons bisounoursiques et des petits escrocs minables qui tirent les marrons du feu. A vomir! Et puis vous savez, il n’y en a vraiment pas un pour relever l’autre, tous vérolés jusqu’au fond de la cervelle… Regardez donc Blanquette, au hasard, celui de l’éducation bordello-nationale, un mec bien, celui-là, qui promettait de revenir aux vieux principes pédagogiques, ceux qui avaient fait leurs preuves, avec en prime de l’ordre et de la discipline… de toute façon tant qu’on prononce juste des mots, on peut y aller carrément, sans compter, ça ne coûte pas bien cher, juste d’ouvrir sa grande gueule… Mais quand il s’agit de passer aux actes, il fait quoi, le sauté de veau? Ben oui, il nous leur met l’arabe en première langue, à nos chères têtes blondes un peu crépues dans les tons foncés… Comme ça au moins c’est clair, ils savent où ils sont, les bambins: en terre d’Islam! La Répupu leur apprend la langue vernaculaire, celle du Prophète, c’est y pas le bonheur, ça?

Allez, bon Dimanche à tous, faites bien attention en traversant, aujourd’hui y a pas de bagnoles et les vélos c’est silencieux!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN