Langue vernaculaire

L’Algérie c’est très compliqué. Des siècles et des siècles de voisinage par Méditerranée interposée, mais aucune entente réelle, rien qui permette d’affirmer qu’un jour ou l’autre nous pourrons nous entendre avec ces voisins-là. Mes lointains ancêtres établis sur les rivages de la mer en question, nourrissaient à leur égard une trouille effroyable, au point, durant tout le Moyen-Age, de construire leurs villages au sommet d’éperons rocheux offrant une vue imprenable sur les embarcations approchant de la côte et constituant des positions défensives quasi-inexpugnable. Plus tard, aux XVI ème, XVII ème et XVIII ème. siècles, le danger se limitant à de brèves incursions plus ou moins nocturnes, ces braves-gens redescendirent en bord de mer, histoire de mieux profiter des avantages de la civilisation. De temps en temps toutefois, quelques filles ou quelques jeunes gens imprudents, se laissaient attraper par les « Barbaresques » lesquels les emmenaient de l’autre côté sur les marchés aux esclaves et, la plupart du temps on n’en entendait plus jamais parler. Du coup, aux XIX ème. siècle, les Français, joignant l’utile à l’agréable, décidèrent carrément d’annexer l’Algérie par la force, faisant ainsi disparaître les petits emmerdements sus-évoqués, tout en récupérant une colonie de première bourre. Un gros siècle plus tard, en 1962, sous la pression d’une communauté internationale américano-bien-pensante, la France renonçait et rapatriait les infortunés, coloniaux et autres Juifs et Harkis, dont le tort avait été de croire à la pérennité de ladite combine. Cela s’opéra toutefois au prix d’une espèce de guerre, fort malsaine au demeurant, dont les séquelles atroces  demeurent encore dans les esprits de ceux qui la vécurent.

Parmi ces derniers figure en bon rang notre ami Maurice, le vieux Maurice, le pilier à demis-pression du bistrot de cette brave Thérèse. Et il ne décolère pas, le cher homme, la rogne et la grogne à fleur de peau, dites donc!
– » Non mais des fois, vous réalisez, bordel de merde de putain de dieu, cet espèce de petite fiotte à deux balles qui présente ses excuses pour une ordure de sale traitre qui combattait contre nous, du côté des Fellouzes! Alors c’est ça Macrouille, l’intelligence avec l’ennemi, désormais, ça devient un titre de gloire, un truc à vous citer à l’ordre de l’Armée, pas vrai? L’acte héroïque par excellence! Non mais on part en couilles les pieds en avant, complètement, définitivement, sans rémission ni recours, la mort de mes os! Il aurait pu au moins attendre qu’on soit tous cannés, nous autres, les pauvres connards envoyés par la Répupu se faire crever les yeux et couper les baloches, juste pour obéir aux  socialos à la con, genre le pépère Guy Mollet et l’illustre Mitterrand, qui drivaient le truc à ce moment-là.
« Bien sûr, les Cocos étaient contre. Forcément. Une habitude bien ancrée chez ces endoffés de mes couilles qui n’obéissaient qu’à Moscou. Vieille habitude, vous savez, sans la disparition de l’Union-Soviétique ils en seraient encore là, c’était leur patrie l’URSS, leur raison de vivre et leur seul amour sincère. La France, elle, ils attendaient simplement qu’elle entre au bercail, qu’elle rejoigne la merveilleuse Internationale, celle dont ils rêvaient tous au point de se la fantasmer à bloc; la réalité virtuelle, ils avaient inventé, ces andouilles de Rouges! Ils voyaient, sentaient, dégustaient un machin qui n’a jamais existé que dans leur imagination à faucille et marteau, ils vivaient leur rêve, quoi, jusqu’au bout, jusqu’à la trahison, jusqu’à vouloir la mort des copains, parfois des frères…père et mère ils auraient liquidés, pour peu que l’ordre leur en arrive du Comintern, je vous jure!
« Sans compter qu’ils auraient eu bien tort de se gêner, les bougres, souvenez vous de Thorez, tiens…ah oui, comme tu dis Jeannot, c’est qui ça Thorez? Ben Thorez c’était un communard de haut vol dans les années trente à cinquante, un fumier qui préféra s’éviter le crève-cœur de combattre les Allemand en 39/40, vu qu’à l’époque ces derniers avaient signé le « Pacte Germano-Soviétique », en gros, Hitler et Staline, même combat! Alors pas question de guerroyer contre les Chleus…il  foutu le camp au Kremlin, le Thorez en question, et il y a passé toute la guerre…Mais non, Jeannot, enfin t’es vraiment con pire qu’un électeur socialiste, toi! Pas au Kremlin-Bicêtre, sacrebleu, à Moscou, merde! Bois ton pastis et ferme là, patate, on cause sérieusement, là! Je cause, merde! Oui, c’est ça, un déserteur, exact, un type qui est passé à l’ennemi, en somme…sauf que lui, il a eu la main heureuse, l’ennemi c’est devenu tout à coup le sauveur de la France, le « Petit Père des Peuples », comme ils disaient. Par contrecoup, les Communistes restés en France…ben oui, seuls les pontes triés sur le volet s’étaient vus invités en Russie, forcément… se sont mis à résister aux Fridolins. Au bout du compte, le camarade Thorez, au lieu de le refiler au peloton d’exécution ils en ont fait un ministre, à la Libération…Libération mon cul! Douze ans après on nous envoyait dans les collines de merde du Sud-Algérien pour défendre une illusion dont les ordures qui nous gouvernaient n’étaient même pas dupes. Une République de charognes, la Quatrième, un conglomérat informe de Communards et de Socialos avec une bande de centristes-ventre-mou, le MRP, qui venaient compléter le tableau. Et nous autres, on crevait pour ça, pour rien, mais souvent dans la douleur, vous savez, les libérateurs de l’Algérie se faisaient un plaisir, quand ils chopaient l’un des nôtres, de se venger avec la cruauté la plus recherchée, de tous les profiteurs du burnous qui sue.
« Alors, évidemment, quand l’armée en chopait un, elle le faisait parler. Rien de glorieux, je reconnais… Seulement elle a sauvé beaucoup de copains, la gégène, faut savoir ce qu’on veut, quand vous lui brûlez le bigoudi-valseur au deux-cent-vingt volts, le type a tendance à s’exprimer, voyez vous, il n’apprécie que lorsque ça s’arrête, alors il fait tout pour… Mais le communiste de Présipède, là, le traitre bien aimé à qui il demande pardon au nom de la Répupu Franchouille, on n’a pas dû avoir besoin de le mettre au courant avec les électrodes, le mec, en général ceux-là parlaient avant…L’électrification c’était pour les plus durs, les combattants du Bled profond. Mais ils l’ont zigouillé, au couteau, le Coco, c’est ce con d’Ausaresse qui est allé raconter ça avant de claquer… le gâtisme, faut croire, on ne sait même pas si c’est vrai. En revanche, la certitude c’est que le défunt combattait contre nous, ses compatriotes, ses copains, ses amis, ses frères si ça se trouve, et il dégoulinait de leur sang, la salope! Et maintenant, l’autre petit trou du cul qui va présenter les excuses! Ce faisant ce faisan nous crache à la gueule, l’enfoiré…mais c’est vrai aussi qu’on est des vieux…et des morts, souvent…alors qu’est-ce qu’il en a à foutre, hein, je vous le demande? Les vieux votent mal et les morts, plus du tout…les descendants de Fellaghas venus chez nous pour toucher les presta, oui par contre, ils peuvent, en tout cas ils ont le droit, putain d’adèle! Comme les derniers Communistes, les Antifas, les Mélanchonicoles, les Gauchiards de tout poil….Vous voyez, y a pas photo… »
Et d’engloutir son demi, d’un trait, sans pose ni répit! Que voulez vous, pris pour un con à ce point là, et sans presque plus personne qui comprenne par dessus le marché, ça doit donner soif, à tout le moins. Pourtant quand on a passé les quatre-vingts, normalement, l’injustice et l’ingratitude on y est bien habitué…allez comprendre, certains possèdent encore un cœur de midinette…il n’a pas la tronche à ça, le  Maurice, mais ça reste un gros sensible!

Nous autres, les plus jeunes, enfin les septuagénaires, tout de même…comme quoi la relativité mène le monde, nous gardons à l’esprit les souvenirs cuisants de l’Algérie mortelle. Ma mère, paix à son âme pure et délicieuse, vivait avec la terreur de me voir partir un jour avec le sac sur le dos et finir, un autre, enterré avec la tête qui dépasse et la bite dans la bouche. Quand de Gaulle a lâché l’affaire, je ne vous raconte pas le soulagement. Une délivrance, carrément! Eh oui, elle en connaissait plein, des mères de troufions, appelés pour l’autre côté de la mer, l’autre côté de la vie, le moche, l’affreux, celui de la peur et du temps qui semble passer à l’envers jusqu’au jour de la sale nouvelle… Pourtant en 62 je cognais à peine les quatorze piges, c’est dire si on n’en voyait pas la fin de cette horreur…
Alors bon, nous autres, nous savons encore un peu de quoi il veut parler, le vieux Maurice. En revanche, un type comme Foupallour, avec sa poignée d’années en moins, il a déjà du mal à capter… Par conséquent,  vous pensez, le Président de la République!

Et puis, Macrounette c’est l’Empire des Bobos, le règne des fils à papas, papas « progressistes » comme on dit maintenant, souvent soixante-huitards. Bande de tordus irrécupérables, ignorants de la vie, aveugles de naissance, tout juste bons à coller des Ferrand  au Perchoir de la Représentation Nationale. Le règne des couillons bisounoursiques et des petits escrocs minables qui tirent les marrons du feu. A vomir! Et puis vous savez, il n’y en a vraiment pas un pour relever l’autre, tous vérolés jusqu’au fond de la cervelle… Regardez donc Blanquette, au hasard, celui de l’éducation bordello-nationale, un mec bien, celui-là, qui promettait de revenir aux vieux principes pédagogiques, ceux qui avaient fait leurs preuves, avec en prime de l’ordre et de la discipline… de toute façon tant qu’on prononce juste des mots, on peut y aller carrément, sans compter, ça ne coûte pas bien cher, juste d’ouvrir sa grande gueule… Mais quand il s’agit de passer aux actes, il fait quoi, le sauté de veau? Ben oui, il nous leur met l’arabe en première langue, à nos chères têtes blondes un peu crépues dans les tons foncés… Comme ça au moins c’est clair, ils savent où ils sont, les bambins: en terre d’Islam! La Répupu leur apprend la langue vernaculaire, celle du Prophète, c’est y pas le bonheur, ça?

Allez, bon Dimanche à tous, faites bien attention en traversant, aujourd’hui y a pas de bagnoles et les vélos c’est silencieux!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

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Politicailleries

Serein, Hank Hulley, détendu, calme et apaisé, voilà qui surprend de la part de notre pote amerloque, toujours plus ou moins en rogne, le verbe haut et l’injure à fleur de lèvres. Là non, pas du tout, au contraire:
-« Tu sais, old frog, chez nous ça commence à chauffer due to les Midterms, dans deux mois…bof on verra bien. Si on écoute les media, Donald devrait se péter la gueule comme un débutant de rodéo, mais si on entend les braves-gens, le son de cloche se révèle très différent, diamétralement opposé si tu vois ce que je veux dire. Moi, tu sais, ça me paraît logique de croire à une victoire républicaine, tout simplement parce qu’en Amérique les choses vont beaucoup mieux depuis l’arrivée du rouquemoute. Les affaires repartent, on gagne plein de blé, les chomedus retrouvent du taf, le dollar reprend plein de poil de la bête et les Chinetoques la ramènent moins! Et on voudrait nous expliquer qu’en Novembre, l’électeur enverra plein de gauchiards Démocrates à la Chambre des Représentants pour empêcher l’autre tordu de continuer à bosser pour le bien commun. Chez moi, dans le Missouri, quand Bamboula (il veut dire le prédécesseur de Trump, ne m’en veuillez pas, N.D.L.R.) prend la parole, les mecs ferment la télé, personne n’a écouté ce zigomar quand il a commencé à dénigrer son successeur. On a bien vu la différence, pas vrai? Entre un Bobo branché qui le fout dans le pétrin et un gros plouc mal dégrossi qui l’en sort, il choisit quoi, le péquenot du Wisconsin ou de l’Oklahoma? Ben oui, y a pas photo! Alors évidemment, chez les crésus de Manhattan on peut se payer le luxe de privilégier le politiquement correct, la sauvegarde écolo-fanatique de la Planète et l’humanitarisme immigrantophile. Ces fucking ass-holes on les écoute, on les prend pour l’opinion publique! Ils n’en ont que foutre des pauvre ballots qui croupissent en crevant la dalle au fin-fond des faubourgs sinistrés, seulement ces derniers ont le nombre pour eux et ils iront aux urnes, pour éviter le retour en force des shitty fags démocrassouilles. Je ne m’inquiète pas trop, tu vois, ce n’est pas que je le trouve génial, cet espèce de siphonné pourri de thunes, mais au moins, lui, il s’efforce de nous enrichir et non de nous ruiner. America-first, comme il dit, chacun pour soi et Dieu pour tous, tu ne crois pas? Et même vous autres, en Europe, vous commencez à privilégier la survie au détriment de l’oubli de soi, si cher à tous les privilégiés qui se croient à l’abri de la sodomisation africaine. Et si les Européens s’y mettent, alors tu penses, les Texans!… Pour un charbonnier, ce sera toujours mieux de vendre de l’anthracite que de bazarder les bijoux de famille afin d’ engraisser des inconnus pas tibulaires mais presque! Alors on verra bien… la Démocratie parlera, elle a souvent dit d’énormes conneries…. cependant, cette fois-ci, je peux me gourer mais je lui garde vaguement ma confiance! »

On ne peut pas lui donner tort, à ce cher Hank. Après tout c’est vrai, quand vous écoutez le chant des sirènes médiatiques, bien sûr, vous criez au scandale absolu, à l’aberration vulgaire et malapprise, à la bête immonde, carrément, ne nous bridons pas, allons-y carrément, au sale nazi à la gueule enfarinée de Ku-Klux-Klan! On lui foutrait bien une grosse cagoule, à cette vieille charogne blanchâtre, le seul ennui c’est que du coup on ne verrait même plus son ignoble tronche, sans compter que, pour lui cracher à la figure, ça gênerait! Voilà! Cependant, si vous avez le malheur de lire le Wall-Street Journal -ce qui, je vous l’avoue, m’arrive assez rarement- vous constatez qu’en deux ans il a abattu une sacrée besogne, l’affreux, un tour de force, carrément! Mais il est vrai que ce salaud-là a baissé les impôts! C’est pas du jeu, ça, flûte, on va où alors, si on commence à tricher de la sorte? Je vous le demande!
Sans compter qu’il trouve des émules, cet infâme cochon! Vous avez ces ordures populistes de Ritals qui se mettent à en faire autant! Au mépris des consignes de la mère Angela et de ses stipendiaires bruxellois. Et le pire c’est qu’ils sont foutus de réussir, eux aussi, si on ne les embête pas trop…d’ailleurs ils ne manifestent aucune intention de se laisser coller des bâtons dans les roues, nos amis transalpins! Leur coalition improbable des durs de durs et des agités du bocal semble faire pièce aux tentatives d’intimidation européennes; ça tient le choc leur truc, en dépit des côtés un peu poético-mélanchonnistes du programme, l’économie du pays des spaghetti-bolognaise semble bien donner des signes de reprise…cherchez pas, la pression fiscale, quand elle s’allège, tout de suite on respire mieux… en pareil cas, croyez en ma veille expérience, on appuie beaucoup plus fort sur les pédales… Comment, que dites-vous? Mais pas du tout, voyons! Une allusion au Président de la République? M’enfin!

Alors bon, parlons-en, si vous voulez, mais avec le respect et la componction due à son rang et à Sa Majesté. Faut pas déconner! Cela dit, en effet, pour ce qui le concerne, les impôts il ne les baisse pas, forcément, nous sommes en France, que diable, certaines choses ne sauraient se faire sans que la sanction républicaine tombe illico sur le coupable. Rappelez vous Pierre Laval, tiens…ah, vous ne pouvez vous en souvenir vu qu’il est clamsé bien avant votre naissance? Oserai-je vous dire que cela ne constitue en aucun cas une raison valable? Vous n’avez pas oublié Napoléon, non? Ni même Louis XIV? C’est pas du tout pareil? Oui, vous avez raison, après tout, n’en parlons plus et revenons à notre mouton noir des HLPSDNH (1). Bon, hé bien il avait baissé les impôts, Laval, avant la guerre, et, circonstance aggravante, il s’était acharné à diminuer la dépense publique, vous vous rendez compte? En supprimant des postes de fonctionnaires, par dessus le marché! Vous avez vu comment il a fini, ce mec? Ça n’a pas pu vous échapper, ça, tout de même! Onze balles dans le buffet (oui pas douze, comme on dit puis, il y a toujours un fusil chargé à blanc… de la sorte le doute atténue l’éventuel  remords chez les bidasses du peloton) au petit matin blafard! Ils ne l’ont même pas laissé se suicider tranquille, l’horrible collabo… »Dieu merci il est sauvé », qu’il avait dit, le toubib, avant de le laisse coller au mur, à moitié mort déjà. Bon, d’accord, l’exemple présente peut être un caractère un peu trop spécifique, admettons… Chirac, en revanche, en 87, avait bel et bien diminué l’IRPP…pour se faire nettoyer comme une déjection canine aux présidentielles de l’année suivante! Non décidément en Franchouillie, les impôts ça marche toujours dans le même sens, la montée! Présipède, lui, il y tient à son fromage… ce genre de risque, soyez-en assurés, il ne le prendra pas. Il se contente, ce cher garçon, de nous coller le prélèvement à la source, celui que voulait Hollandouille pour des raisons qui avaient un peu échappé à tout le monde, lui compris, mais dont Bercy avait fait ses choux gras, au point de l’imposer malgré le changement -remarqué-  de socialo à la tête de l’État. Vous me direz, c’est toujours ça comme réforme fiscale… et je vous répondrai qu’après tout on s’en fout puisque d’une façon ou d’une autre il nous faudra toujours payer, car ce sont toujours les mêmes qui l’ont dans l’os. Juste faut-il souligner que baisser les salaires, en guise d’argument électoral ça fait un peu pisseux… vu la dégringolade de Macrounette dans les sondages, il ne lui faudra pas compter là dessus pour se refaire la cerise, mais bon, un peu plus un peu moins…

C’est d’ailleurs curieux, ne trouvez vous pas, cette manière qu’ont les sondés de brûler, avec une constance confondante, ce qu’ils ont adoré naguère. Le cas Présipède apparaît à cet égard tout à fait significatif dans la mesure où, l’an dernier et encore même ce Printemps, il se voyait porté aux nues par la vox populi sondagière. Et tout à trac, paf! le voilà qui se ramasse comme le premier Sarko venu! Et il n’a même pas eu de chagrin d’amour, le petit bonhomme, à part peut être l’incident Benalla mais, au regard des vicissitudes sentimentales du pauvre Talonnettes, on se situe au niveau zéro du feuilleton: Nous-Deux n’eût jamais publié pareille minablerie!
Non, alors je me dis, tiens, ça serait-y pas tout bonnement l’œuvre des media, ce tintouin? Après l’avoir encensé comme François et ses Cardinaux-concélébrants le Saint-Sacrement, ils ont commencé à le critiquer, les folliculaires, à laisser entendre que finalement il ne se montrerait pas aussi fabuleusement génial et merveilleux qu’on avait pu le croire début, l’enfant prodige, qu’en réalité il se comporterait comme tout un chacun, avec ses défauts, ses faiblesses…pas encore ses vices mais on sent que ça vient. Alors, il fait quoi le populo interrogé par la Sofress, hein? Ben oui, il suit! Et du coup le corps électoral reçoit le message…et comme les Européennes, pour Macrouille, c’était déjà plutôt mal barré, j’ai l’impression qu’en Mai de l’année prochaine nous risquons d’assister à une jolie déculottée…à moins qu’un beau désespoir alors ne le secourût… Regardons déjà les résultats de Trumpinet, dans deux mois…pour peu qu’il ait raison, Hank Hulley…
Et puis aussi allez, un petit coup d’œil, tout à l’heure, au résultat des législatives suédoises…vous imaginez s’ils récoltaient 25% des suffrages, les nauséabonds du Nord? Encore un peu de patience, mais moi quelque chose me suggère qu’ils ne devraient pas s’en trouver bien loin… En Suède! vous vous rendez compte d’un bousbir? Allez, encore un nouvel ennemi à combattre pour Présipède! Qu’est-ce que ça va lui faire comme boulot à ce pauvre gamin!

Bonne semaine à tous et préparez l’avenir,  faites vous bien gras!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Les « heures les plus sombres de notre Histoire », comme ils disent.

Chambrées flatulentes

Voilà un sacré bail qu’il avait disparu de la circulation, celui-là! Plus de quatre ans, dites donc! La dernière fois, terrorisé par nos mœurs judiciaires et notre Pouvoir Socialo de l’époque, nous l’avions vu s’éclipser,  furtif et terrorisé, par l’arrière-cour du troquet. Chez un Allemand de l’Est, ce genre de comportement n’a rien d’extraordinaire, les ex-« Démocraties-populaires », comme ils disaient, choyaient leurs ressortissants au point de ne pas les lâcher d’une semelle afin, le cas échéant, de les remettre illico dans le droit chemin. En conséquence, il se méfiait comme de la chtouille de tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à un marxiste et, la dernière fois c’est l’arrivée de Jean Trentasseur qui provoqua sa fuite éperdue… dame, un socialiste…
Mais, ayant appris le départ de Hollandouille et l’arrivée au pouvoir d’un gentil garçon bien sous tout rapport et prétendûment libéral, l’ami Gottlieb Grossmutterficken a finalement décidé de remettre le cap sur nos contrées. Ça lui manquait, comprenez vous, le soleil, la mer, les paysages de la French-Riviera, enfin tout ce qui fait défaut à Chemnitz, ex-Karl-Marx-Stadt, son bled d’origine bien connu de l’élite des lecteurs, ceux de DERRIERE NAPOLEON qui ont tenu au moins jusqu’au chapitre trois. Et justement, ces temps-ci elle défraie un peu la chronique, cette bonne ville de Chemnitz; figurez vous que ça grouille de Nazis, là bas, comme au bon vieux temps, paraît-il, une tripotée d’énergumènes qui protestent avec la dernière véhémence, contre l’envahissement de la Bochie par les hordes sans nombre venues du Monde Musulman!
-« Ach, foui! Nous zafons touchours quelques razzistes! Tommache! Mais ça feut dire des gens qui détesteunt les étranchers arrivés chez nous pour tuer et pour violer…les media trouvent ça pas bien, fous gombrenez… Peut être ils ont raison…mais aussi ça nous plairait pas si on tefient comme vous, avec des gens étranges-bizzares plein les rues – untermenschen (1) comme il titzsait mein grossvater l’obersturmbahnführer, paix à son âmeu et pas bossible faire un tour après dîner brofiter la fraîcheur du soir sans se faire couper la gorge…C’est vrai qu’à Chemnitz, à part entre le 1er et le 15 Août, la fraîcheur c’est tout le temps… pas un pays pour Africains, fous tzsavez, beaucoup mieux chez vous, naturlich! »
Sacré Gottlieb, va, il voit les choses à sa façon, lui aussi, comme un type qui a connu le régime communiste, et, comme il dit, « afec celui-là te réchime, on maigrissait bien plus sûrement qu’en s’abonnant à Comme J’aime! »
En revanche Maître Trentasseur, lui, il apprécie moyen.
-« Cher ami, démarre-t-il après une chouette gorgée de Mac Ron, ne le prenez surtout pas en mauvaise part mais je crois déceler dans vos propos quelques traces de racisme ordinaire. Dans un pays vieillissant comme le vôtre, le rejet du migrant apparaît comme une forme de suicide non assisté, voyez vous: refuser l’opportunité de rajeunir sa population équivaut à renoncer à tout avenir. Croyez-moi, saisissez votre chance au lieu de vous fermer comme une huitre, accueillir l’autre c’est s’enrichir! »
-« Eh oui, intervient Jean Foupallour, c’est comme nous avec les « Chances Pour la France », maintenant on en a plein les rues, plein les mosquées, plein les prisons, aussi…et puis plein les c…. surtout! Allez-y, amis Chleus, laissez venir à vous les petits migrants, vous verrez, ça résout tout, le chômage, les déficits, l’insécurité, le terrorisme islamique! La panacée, quoi, écoutez bien nos conseils éclairés à la torche Zylku et partez rassurés, les portes du paradis s’ouvrent devant vos pas, il ne vous reste plus qu’à y marcher du pied gauche et vous verrez comme elle est plus belle la vie! »
Et comme il commence à avoir du mal à suivre, Herr Grossmutterficken, Thérèse, armée de son chiffon à essuyer les verres et de son vieux bon sens paysan lui traduit le truc en termes universellement compréhensibles:
-« Chez nous, il y a deux écoles, ceux qui sont pour se laisser sodomiser et les autres, vous écoutez les deux et puis vous faites un tour dans le quartier de l’autre côté du pont;  si vous en revenez intact, vous vous formez votre idée à vous, c’est toujours mieux de penser par soi même.

Ce que je trouve étrange, personnellement, c’est qu’on se pose la question. A Chemnitz, en effet, les compatriotes du camarade Gottlieb qui manifestent, en tout cas ceux qu’on nous montre à la télé, on dirait les descendants directs de Himmler et de Goebbels. Des abrutis complets adorateurs enfiévrés du IIIème Reich. Seuls ces gens-là s’interrogeraient donc avec angoisse sur les conséquences des lubies humanitaroïdes qui taraudent la mère Angela depuis quelques années? … Vous y croyez, vous? Moi pas trop. Alors du coup, en même temps qu’une tournée de Ricard, je demande à notre pote germanique de nous éclairer sur ce point.

– « Ach so (hygiéniqueu), fait il en dégustant une lampée conséquente de petit-jaune, zette boisson fait chaud au cœur, técitément… Ach, vouyeu, vouyeu…alors moi che vais vous dire: dans ma ville, tout le monde ou presque, à part les fous masturbés des idées de gauche-mickey-mouse, ceux qui voient la vie comme un dessin animé de Walt-Disney, pense qu’il faut absolument arrêter les bétiseu migratoireus et tout de suite, raus! La seule discussion porte sur le point de savoir si ceux qui sont déjà arrivés, on les expulse ou on les colle dans la chambre à gaz. Ce sont les partisans de la secondeu méthodeu qu’on nous montre dans les media…ils ne sont pas très sympaticheu, yawohl! Mais le citoyen lambda, non, cent fois non, chamais de la vie! Y compris chez les descendants de Nazis –quatre-vingt-dix-pour cent de la population, tout de mêmeu–une telle infâmie leur est totalement étrangèreu, ils ont técha donné! Tout ce qu’ils demandent c’est qu’on leur fouteu la paix avec les affreux venus d’ailleurs…et s’il existeu, pour répondre à Herr Trentasseur (qui, Dieu soit loué, n’est plus socialiste) des besoins de rajeunissement de la population Prussienneu, nous avons les moyens d’attirer chez nous tout un tas de Polonais, de Tchèqueus, de Roumains et de Serbeus, bien élevés, instruits et formés, sans aller chercher des sauvageus violents, fainéants, ignorants, cradingues et infectés, au fin fond de l’Afriqueu! Foilà bourquoi, meine herren, il n’y a pas que les néo-nazis qui défilent à Chemnitz…le reste n’est que bourrage de crânes! »

-« Putain, bravo! fait le vieux Maurice dans un gros éclat de rire à s’en faire suinter le demi-pression, là au moins ça a le mérite de la clarté! Et dis moi un peu, Gottlieb, quand vous causez comme ça, chez vous, on vous laisse tranquille? La police de la bien-pensance ne vous défèque pas, ainsi qu’il se pratique chez nous, devant les tribunaux, comme le premier Zemmour venu? Parce que tout de même, ici et maintenant, parler de chambres à gaz c’est déjà se mettre la corde au cou, faut faire gaffe à ça, tu sais, mec, on a vite fait de te cataloguer révisionniste-raciste-antisémite-facho d’extrême-droite! Demande à Le Pen, tiens, au hasard…bon ça va, lui il l’a fait exprès, peut être même sur commande, va savoir, histoire de mettre un peu de sel dans la vie politique… mais ça craint grave, évitons de prendre des risques inutiles, d’autant que nous autres, comme chambres à gaz, on n’avait que nos bonnes vieilles chambrées, au régiment…ben oui quoi, surtout après les fayots servis au dîner… »

Et revoilà notre brave Teuton qui recommence à baliser. Pour lui les évocations du genre police de la pensée, ça le fout en transes; je le vois déjà qui zieute vers la sortie du fond, au cas où…Alors je le rassure, tout de même, faut pas déconner. Je lui explique les tenants et les aboutissants du discours tenu par le vieux birbe ci-dessus, comme quoi Derrière Napoléon ne recèle ni le moindre micro, ni le moindre indic barbouze de la bien-pensance, rien qui puisse nous mettre en danger de procès pour propos interdits. En France, lui dis-je, il existe encore quelques lieux sûrs où la liberté d’expression reste de mise. Ce qu’il faut surtout éviter c’est l’espace public, les lieux ouverts, les portables sortis qui traînent alentour…et surtout, ah oui surtout, s’abstenir de publier des trucs nauséabonds sur le web! La meilleure façon de finir au trou un jour ou l’autre…diable, mais je fais quoi moi en ce moment même? Oh punaise!

Bon allez les amis, vive Présipède le Grand fût-il un peu en perte de vitesse, vive Con-Bandit, peut être notre futur thuriféraire du climat reverdi, mais vive aussi Hulot, le démissionnaire bien aimé, un peu violeur peut être mais tellement sincère, et puis vive Stéphane Bern, vous savez, celui du patrimoine qui ne se trouve pas trop aidé…Et vive toute cette ribambelle de clowns qui nous abreuve de niaiseries quotidiennes, de billevesées récurrentes, de bêtises consternantes et de vétilles totalement dépourvues du moindre intérêt. Vive tout ça, quoi, tout ce gros patacaisse ruineux qu’on nous agite sous le pif comme un joli hochet, pour nous détourner l’attention des énormes tuiles qui nous choient en même temps sur la gueule. Vous en pensez quoi vous, du prélèvement à la source?… Non, je déconne!

Bonne semaine, conservez vous bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Sous-hommes…comme disait aussi le regretté socialiste Georges Frêche

Séquestration de migrants!

Même le Frontex le dit, enfin son patron, Fabrice Leggeri, énarque normalien qui n’a pas froid aux yeux…je le trouve même particulièrement gonflé, le type, d’aller sortir, en pleine mouscaille migrantesque, « les africains qu’on repêche en Méditerranée, parce qu’on ne peut pas faire autrement, il faut les retourner dare-dare à l’envoyeur! A la manière dont on déconne, là, on est entrain de bien faire comprendre aux clandestins ainsi qu’à leurs passeurs, tout l’intérêt qui s’attache à tenter la traversée: pour peu qu’on arrive à mettre un pied en Europe, on est certain d’y rester! Et puis d’abord pourquoi on les amène systématiquement de ce côté-ci de la Mer? Il existe bien des ports sûrs, en Afrique du Nord, pas vrai? Vous n’allez tout de même pas nous raconter qu’en Tunisie c’est le règne du chaos et de la sauvagerie débridée! Une démocratie issue du Printemps Arabe (voir ici et aussi là), tout de même, enfin! Parce qu’à continuer comme ça, doucement-doucement on se dirige vers les petites Afriques d’Europe, enfin je veux dire les sociétés parallèles installées chez nous avec leurs lois et leurs mœurs, parfaitement étrangères à nos états de droit! » Là, sur ce dernier point, le Fabriçou, on voit bien qu’il ne se pointe pas souvent à Trappes, à La Courneuve, ni même à Barbès, dans le cas contraire il verrait que la Répupu Franchouille en possède déjà une sacrée tripotée d’implantations sauvages qui se foutent du sacro-saint « état de droit » comme de leurs premières babouches…cela dit, pas la peine d’en rajouter, il a raison, ce Monsieur, voilà tout. Il a même tellement raison que je m’inquiète pour lui, le premier qui dit la vérité… comme disait feu le papa d’Emmanuelle -celle qui soutient si gentiment les envahisseurs, vous voyez qui je veux dire- il risque de le payer, son coup de gueule, ce garçon! On ne rigole pas avec la migration, en Europe, on la voit même tellement à sens unique que lorsque les Ritals ont envie de se débarrasser de la patate chaude… ils demandent carrément aux copains d’ici de se la coltiner. Personne, même pas Salvini, n’aurait idée de demander un petit coup de paluche à nos potes du Maghreb! Non, faut qu’ils restent en Europe ces jeunes-gens, sans quoi on ne pourra pas vérifier si, par impossible, dans le tas on n’en dégotterait pas un ou deux éventuellement susceptibles de prétendre un tant soit peu au droit d’asile.
Du coup, même si personne n’en veut, du bâton merdeux, il faudra bien le ramasser, un petit bout chacun, sans faire les dégoûtés… Oui, sauf que justement les Européens ont de moins en moins envie de l’attraper à pleine main, ledit bâton, la fiente ça se supporte un moment, puis vient le temps de la savonnette purificatrice. Personne n’en veut plus de « migrants », on voit bien, comme dit le camarade Leggeri, à quel point ça risque de nous accélérer la décrépitude, cette horreur. C’est dangereux, nous en faisons tous les jours l’amère expérience -même si nos media s’abstiennent farouchement de tout nous raconter- et puis c’est injuste! Pour quelle obscure raison faudrait il obliger les peuples à se farcir des fréquentations invasives dont ils ne veulent pas, qui les révulsent? On nous a demandé, à nous autre Européens, si on les voulait tant que ça, nos frangins du Sud? On en a plein la bouche de la démocratie, alors hein, un petit referendum à l’échelle du Continent, pourquoi pas?… Ah ben non alors! Parce qu’on connaît le résultat à l’avance! Et là on ne marche plus. M’enfin, le processus démocratique n’a pas été inventé pour soutenir la réaction nauséabonde, tout de même, ça se saurait! Et d’une manière générale, les referenda faut s’en méfier, comme source d’emmerdes on ne fait pas mieux, regardez donc le coup du Brexit, tiens!  Et le « non » de 2005, le dernier loupé franchouille! Treize ans après on le traîne encore, un boulet pas possible, une invention des Chirac-Villepin, ces ahuris qui croyaient faire de la politique démocratique sans désastre, comme avec la dissolution de 1997, vous vous souvenez? Celle qui nous apporta cinq ans de jospinisme, les trente-cinq heures, tout ça! Alors croyez moi, les problèmes des Démocraties il faut les traiter le moins démocratiquement possible, sans quoi on ne maîtrise plus rien…ne vous faites donc pas de bile pour les « migrants », pour leurs passeurs, ni pour les ONG complices, tout ira bien pour eux. Ce que peuvent en penser le patron du Frontex et les Peuples de chez nous, on s’en tripatouille le bigoudi valseur; comme dit l’adage latin: electa una via non datur recursus ad alteram, une fois qu’on est parti dans une direction, on n’en change plus! La question c’est juste « pourquoi sommes nous si cons ». Faut il vraiment tenter d’y répondre?
Il convient toutefois de nuancer. Vous avez les très cons, les indécrottables…ça c’est nous. En France une espèce de majorité vachement silencieuse rouspète depuis quarante ans contre, non pas l’invasion du pays, ça c’est déjà un peu compliqué, mais sur les conséquences fâcheuses qu’hélas elle comporte. Les braves gens, pour la plupart, restent muets sur l’importation massive de populations « non européennes ». Ils voient cependant avec effroi le paysage changer et la vie quotidienne devenir plus risquée, moins paisible, ce qui est surtout vrai pour les habitants des quartiers suburbains. Alors ces derniers ont fini par transformer leur inconfort et leur peur en bulletin de vote  Front National. Les Communistes ayant disparu du paysage et les burqas ayant fait une apparition remarquée, un tel choix s’imposait désormais. Seulement voilà, jamais cela ne constituera une majorité; qu’il faille ou non le déplorer n’a rien à voir avec la présente question mais le fait est là: pas de pouvoir, dans l’hexagone, pour les partisans du nettoyage par le vide. Et comme la règle politicarde impérative et absolue interdit à tout Wauquier ou équivalent quelque alliance que ce soit avec les affreux de l’Extrême-Droite, la cause est entendue, le pays des droidlom restera ad vitam aeternam le pays où  la majorité amorphe devra toujours s’incliner devant une infime minorité active, rousseauiste et humanitariste, exonérée -pour le moment- de toute promiscuité désagréable par son aisance financière.
Et, à côté des Franchouilles, vous avez les autres bien-pensants, le Nord-Ouest européen, pour faire simple. Ceux-là apparaissent toutefois un peu moins cons et, en même temps, un peu plus respectueux des exigences démocratiques. Ils deviennent en conséquence très circonspects vis à vis des sentiments xénosceptiques de leurs électeurs, ne parlons même pas des Chleus qui désormais, pratiquement, peuvent se voir classés dans la troisième catégorie, celle qui regroupe les Européens lucides.
Ces derniers, à l’image des hongrois et des Polonais, ne veulent pas voir un seul clandestin mettre les pieds sur leur territoire. Clair et net. Ces gens-là s’aiment bien, ils ont la tête sur les épaules et n’apparaissent en aucun cas disposés à ce laisser envahir par les barbares. Ils se sont suffisamment farci les Soviets pour savoir de quoi il retourne lorsqu’on commence à laisser le ver s’installer dans le fruit. L’Est Européen, Bochie désormais comprise, se ferme totalement et sans rémission aux transfuges du continent noir.

Restent donc, en gros, les Franchouilles et les Ibériques. Et là, on notera un fait intéressant:  l’accident socialiste espagnol ne produira sans doute aucun effet notable à l’exception de l’Aquarius, affaire réglée dans l’euphorie d’un moment de déconnage gauchiard vite réprimé par l’instinct de survie du bon populo, lequel se souvient encore vaguement des affres d’une occupation musulmane, certes fort ancienne mais propre à laisser dans l’inconscient collectif des traces indélébiles. Et puis, il y a Ceuta, leur petit bout d’Afrique, régulièrement assailli par des hordes de jeunes subsahariens qui balancent tout ce qui leur tombe sous la main, à commencer par le contenu des tinettes, sur des gardes-frontière dépassés par le nombre. Pas fous, les Espanches, ils voient à quelle sorte de « migrants » ils ont affaire…par conséquent, à l’exception de Podemos -les Insoumis à la sauce paella- personne en Espagne ne marche plus dans la combine. Quant aux Portugais, pour eux la question ne se pose même pas: leurs ports sont sur l’Atlantique et de toute façon aucun Africain, à l’exception de quelques Angolais triés sur le volet, ne songerait à se replier sur un pays voué à l’accueil exclusif des retraités franchouilles en rupture de fisc.
Et voilà donc qu’on assiste maintenant à des évènements étrange. Comme le coup du « Diciotti », le navire de la Marine Ritale qui ne savait plus quoi foutre de sa cargaison de naufragés secourus entre Lampedusa et Malte. Salvini restant intraitable sur le débarquement des intéressés, et ses alliés Cinq-Etoiles lui apportant un soutien sans faille, il a bien fallu trouver une combine. Combine que la Gauche Italienne a fini par dénicher avec l’aide des Juges: inculpation du ministre nauséabond de l’intérieur pour séquestration de migrants sur navire de guerre! Du coup le processus c’est accéléré et une solution miraculeuse a vu le jour! Un peu biscornue tout de même, la solution: on va en refiler une vingtaine aux Albanais, affaire conclue avec quatre sous pour leur faire passer la pilule; on en envoie aussi une pincée en Irlande (tiens, je les avais oubliés, ceux-là) vu que l’actuelle présence du Pape à Dublin implique tout de même un petit geste commercial. Et pour finir, toujours par la grâce de Francesco le Jésuite, ce sont les Évêques d’Italie, si j’ai bien compris, qui vont se répartir le reste…ça c’est plutôt ennuyeux parce que je les vois déjà, ces braves garçons, foutre leur camp en direction de Vintimille, histoire de rejoindre aussi vite que possible le paradis macronnien.
Le seul point positif dans tout ça ce pourrait être l’Albanie. Après tout ils sont à la fois Musulmans, Méditerranéens et Européens, ceux-là. En admettant qu’on leur graisse un peu la paluche ça pourrait le faire, non… En espérant qu’ils n’exigent pas, en échange, qu’on les fasse entrer dans l’Union Européenne…Pardon? Que dites vous? Ah, « au point où nous en sommes! » Oui, après tout…

Amitiés chaleureuses aux lecteurs,

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

La petite fable du Pont

« Quand dans les dix ans qui viennent, un jour ou l’autre, le Pont Morandi s’écroulera et quand, alors, nous passerons tous des heures et des heures coincés dans des embouteillages monstres, nous nous souviendrons de ceux qui ont dit non à l’autoroute de contournement« .  Voilà, mot pour mot, les paroles du Président de la Chambre d’Industrie de Gênes en Décembre 2012. Un optimiste, le mec, en même pas six ans l’affaire se retrouvait dans le sac! Un beau désastre, le viaduc Morandi, un désastre républicain, un désastre démocratique! D’accord ça se passe en Italie, avec tout le côté folklo qu’on peut y associer, surtout nous, les Franchouilles, gens sérieux s’il en est, qui font, notamment, circuler les trains, les avions, les camions et même les bagnoles, dans une harmonie si admirable que le monde entier nous l’envie.
Pourtant, même en Italie on trouve des gens de bon sens, vous vous rendez compte! Des types responsables qui voyaient venir les gros emmerdements depuis fort longtemps. Le projet de contournement en question existait depuis 1984, une paille! On voyait bien le trafic autoroutier augmenter sans cesse, avec de plus en plus de camions et de plus en plus lourds. Ils savaient parfaitement, les gens de bon sens, que le joli viaduc surplombant Gênes, ouvrage d’art au sens le plus artistique – pour ne pas dire le plus poétique- du terme, n’offrait pas, dans de telles conditions,  les garanties d’un minimum de pérennité. Ils n’oubliaient pas, non plus, à quel point on peut douter de la qualité des bétons des années soixante, époque où c’était la Mafia qui décidait de la quantité de sable à incorporer, histoire de dégager le petit bénef supplémentaire qui met de l’huile dans les rouages administratifs. Ils se doutaient bien, ces braves Ritals, que chaque fois qu’on fait passer un quarante-tonnes sur un machin pareil on crée des ondes vibratoires propres à fragiliser un peu plus la structure. Et des engins de ce calibre il en déboulait deux bons milliers toutes les vingt-quatre heures en moyenne, vous pensez, une des principales routes entre l’Ouest et l’Est de l’Europe, ça génère du flux!
Du coup, on se dit qu’il était quand même balaise, cet architecte Morandi, il a résisté au delà de toute raison, son joli viaduc en allumettes géantes, ça fait un bail qu’il aurait dû se retrouver cinquante mètres plus bas, dans le lit douillet du petit fleuve Polcevera. Le plus rigolo restera pour moi, personnellement -ce qui m’importe le plus, je vous l’avoue- que j’y suis passé au moins vingt fois, entre les années soixante-dix et les années deux-mille, sur ce transbordeur mal ficelé. Ça se faisait tout naturellement, sans penser à mal, on percevait le caractère plutôt gracile de la structure mais la confiance l’emportait, y a pas de raison…ben oui, il y en avait une, voire même plusieurs, mais, comme disait voilà fort longtemps Fernand Raynaud (un comique qui ne se qualifiait pas « humoriste », à l’époque la décence l’emportait encore) « c’est étudié pour« … En effet…étudié sans aucun doute, mais pour…pour un trafic dix fois inférieur, ça change tout!
En un mot comme en cent, tout le monde, enfin je parle des gens dûment informés, savait que ce viaduc pouvait se casser la gueule du jour au lendemain. Manque de pot, dans une démocratie digne de ce nom, les gens informés on s’en fout, ce qui compte c’est l’opinion publique et ceux qui la manipulent. En l’occurrence nos amis Ritals disposaient d’une arme redoutable, l’illustre Beppe Grillo, le fondateur du Mouvement Cinq Etoiles, plus tard grand triomphateur des dernières élections. Le zigoto en question, un pitre de haut vol recyclé dans la politique, un peu le genre Coluche mais successful, lui, penchait grave, en plus de sa vocation anarchiste, sur le côté écologiste militant. Et donc cet espèce d’hurluberlu s’acharna à faire capoter le projet d’autoroute de contournement, avec toute la hargne et le mordant dont on le sait capable. Son leitmotiv: « Il faut envoyer l’armée pour les arrêter! Et qu’ils ne viennent pas nous raconter la petite fable de l’écroulement imminent du Pont Morandi; Autostrade (le concessionnaire autoroutier) nous a dit, à nous, qu’il durerait encore au moins cent ans, ce viaduc! » C’était il y a quatre ans! Donc ce pignouf a réussi, avec d’autres politicards du même acabit, à bloquer encore un projet vieux de trente ans dont l’urgente nécessité apparaissait tellement évidente que nul ne la voyait!… au moins parmi les grands décideurs de leur République, aux Macaroni, laquelle sous certains aspects se révèle parfois encore pire que la notre.
Vu, au surplus, le coût exorbitant de l’opération envisagée -entre trois et quatre milliards d’Euros-  Grillo et ses acolytes emportèrent aisément le morceau. Il fallut encore des années pour que le dossier revienne sur le tapis européen y recueillir enfin, hélas trop tard, un avis favorable, en d’autres termes une subvention… au demeurant tout à fait justifiée au vu de la portée internationale de l’affaire. Et c’est d’ailleurs, bien évidemment, sous les roues des gros camions polonais, tchèques et bulgares, entre autres, que l’œuvre maîtresse du camarade Morandi finit par s’effondrer comme un amas de déjections canines. Merci M. Grillo, merci les 5 Étoiles et merci la Démocratie! Quand l’incompétence et l’irresponsabilité vocifèrent à l’unisson, l’électeur les écoute; les autres ne parlent pas assez fort!

Au bout du compte, l’histoire se solde par quarante trois morts, au moins, et une embolie économique pour la Ligurie. La prophétie du Président industriel que j’évoquais tout à l’heure se réalise. Les touristes, les transporteurs, les Génois, tout cela s’accumule et s’amoncelle sur les routes d’un autre âge qui deviennent passage obligé. Ces malheureux remercient sûrement les salopards irresponsables qui dirent non quand il fallait dire oui et tout de suite. L’histrion Grillo et sa bande se sentent assez mal dans leur peau, désormais. Seulement, aujourd’hui ce sont eux qui gouvernent, en association avec  la Ligue de Salvini…tout ce qu’on peut souhaiter c’est que ce dernier profite de l’occasion pour asseoir son leadership au sein du Gouvernement. Le type qui a débarrassé l’Italie de ses envahisseurs africains parviendra-t-il ainsi à calmer les ardeurs gauchiardes ( voir ça et puis aussi ça) de ses alliés? On peut toujours l’espérer, sans quoi l’Europe ne le loupera pas et les électeurs non plus.

Alors, pour conclure tout cela, la « petite fable du pont » comme disait cet imbécile de Grillo, comporte, comme toute fable qui se respecte, une morale. Il reste juste à la débusquer car elle se cache, vous comprenez c’est une morale nauséabonde, les gens bien comme il faut vont encore se tordre le pif.
L’enseignement primordial de la triste histoire du viaduc de Gênes repose sur le fait qu’un seul décideur responsable vaut infiniment mieux qu’un tas de rigolos mus par des intérêts divers généralement dépourvus de lien avec les problèmes à résoudre. Voilà pourquoi ça marche partout où il y a un patron sérieux, qu’il soit démocratiquement choisi, comme le copain Vladimir ou simplement responsable, comme l’étaient nos Rois au temps de l’Ancien Régime, lesquels devaient seulement rendre des comptes à Dieu. Mais comme Dieu c’était l’élément essentiel de leur fonds de commerce, ils ne s’avisaient pas de le contrarier, nos bons monarques absolus. Et si, faut il le rappeler, dans ce dernier cas les choses sont parties en quenouille, c’est, avant tout, parce que Louis XVI, ébloui par les « Lumières », a voulu rendre du pouvoir aux Parlements. Montesquieu l’avait bien expliqué « le pouvoir arrête le pouvoir« … certes mais, ajoutait il, « la démocratie repose sur la vertu« … pas la peine d’en dire plus! Dans la triste réalité il faut toujours qu’il y ait un patron et qui décide en dernier ressort, dans le cas contraire les choses s’en vont à veau l’eau et cela finit toujours mal. Et qu’on ne vienne pas me raconter des histoires de tyrannie ou de dictature, la notre de dictature n’est pas mal non plus, en revanche elle ne nous sort pas du pétrin, elle nous y enfonce!
Autre enseignement à tirer de cette « petite fable du pont« : méfions nous de ces peigne-culs de la politique, qui prétendent se mêler de questions scientifiques ou techniques auxquelles, à l’évidence, ils n’entravent que dalle. Je pense, par exemple, à tous ces mecs qui nous parlent d’écologie, qu’ils soient de gauche ou de droite, et notamment à ces derniers quand ils décrètent le changement climatique foutaise de gauchiards. Prenez Trump, au hasard, qui nous rassure genre « tout va bien, les amis, circulez y a rien à voir ». Il vous paraît compétent, le Donald, pour traiter pertinemment de ce genre de question? Ou bien ça serait-y pas un peu dans le but inavoué de booster à bloc les affaires de ses potes marchands de charbon et de pétrole? J’ai mon idée là dessus mais bien sûr je m’en voudrais de vous influencer… et puis, c’est la démocratie qui veut ça, pas vrai? Alors attendons sans crainte le désastre planétaire…comme les Génois, au pied  de leur chouette viaduc, écoutaient bien gentiment la « petite fable » de Beppe Grillo.

Bonne semaine de re-canicule annoncée.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

La patate chaude…

…Ou bien le bâton merdeux, si vous préférez, en tout cas c’est un peu l’impression qu’ils donnent, les Grands de ce Monde Européen, même les humanitaristes à tout crin, dans le genre Pedro Sanchez, le socialo espagnol, la mémère Angela avec son boulet Seehoffer qui la bloque vicieusement dans sa démarche généreuse et aussi, faudrait pas l’oublier, l’ami Présipède, le sphinx de Brégançon, le protecteur de toutes les minorités (à commencer par les fameux « un pour cent les plus riches »). Bien sûr, on les accueille à bras ouverts, les gentils clandestins trans-méditerranéens, mais bon, si on peut les refiler aux copains avant de se brûler ou de se salir les paluches -selon la formule choisie au départ- ce sera toujours un peu d’emmouscailles en moins, par les temps qui courent il ne faut pas cracher dessus. D’autant que les autres, les Ritals, les Autrichiens, les mecs de l’Est, tout ça, sans parler des Rosbifs bien planqués au milieu de la mer, ni des rigolos plus au Nord, moins portés sur l’Africain que par le passé, tout cela apparaît soit complètement fermé à toute forme d’accueil d’envahisseur, soit tout à fait décidé à regarder ailleurs.
Alors on cherche des « solutions constructives sur la gestion des flux migratoires » comme dit si bien le sieur Borrell, Josep de son prénom, ministre socialo des Affaires Étrangères du Royaume ibérique. Parce qu’hier ça discutait ferme, entre Angela et le camarade Sanchez (Tassiépa), sur un projet « d’Erasmus africano-européen »! Comment? Plaît-il? Que dites vous? … Ah,c’est quoi s’te bête! Ben oui, je comprends! Alors il s’agirait de permettre aux « Migrants » de se former en Europe, pour retourner ensuite dans leurs pays…Et ce faisant, par dessus le marché on améliorerait vachement notre coopération avec les pays africains, gagnant-gagnant-quoi!  Que dites vous? On nous prend pour des figatelli! Oui d’accord, naturellement, mais ça fait tout de même un joli bout de temps que ça dure, pas la peine de se formaliser pour si peu.
Surtout que dans la réalité, qu’il s’agisse des Chleus, des Espanches ou des Franchouilles, l’idée pas trop formulée mais bien vivace dans les arrière-pensées comme au fond des arrière-boutiques, consiste effectivement à trouver des combines pour freiner autant que possible l’immigration. Eh pardi, c’est qu’il faut maintenant compter avec ces saloperies de populistes d’extrême-droite, ils n’arrêtent pas de gagner des parts de marché, ces infâmes nauséabonds! Alors on va leur montrer, ils vont voir ce qu’ils vont voir, tiens! On va leur prouver qu’on peut « réduire drastiquement l’immigration illégale sans porter atteinte au droit d’asile ni aux valeurs humanitaires« ! Eh oui, M’sieur-dames, vla l’travail, il a trouvé ça El Senor Bordell…pardonnez moi, c’est « Borrell », son blase, toutefois on pourrait s’y tromper!… Comment on fait? Alors suivez moi bien, c’est tout bête, pour parvenir à réaliser ce tour de force, il faut et il suffit de transformer l’immigration illégale en immigration légale: CQFD! D’où l’Erasmus à la con précité et probablement d’autres combines à pétrole qui ne manqueront pas de germer dans les esprits féconds des ministricules gaucho-humano-carriéristes. Je vous parie un cochon de lait contre un exemplaire du Coran doré sur tranche, que tous ces petits coquins ne manqueront pas de préparer de jolies décisions pour notre trio infernal germano-hispano-franchouille, la triplette de mocheville!
Cependant, le gros os là dedans ça reste la dame Angela avec sa marge de manœuvre hyper-réduite. La pauvre mémère se trouve bien obligée de composer avec une population Boche « toujours très sensible à la question migratoire« , comme dit son pote Niedermayer, Oskar pour les intimes, un « politologue », de renom certes limité, mais bien-pensant tout de même. Pour ce dernier, ce que les Fridolins souhaitent c’est de ne plus voir un seul invasif mettre les pieds dans le vaterland, ni plus ni moins. Et ça se conçoit vachement bien, souvenez vous, c’était il y a près de trois ans, déjà, quand cette chère Merkel lançait l’opération welcome, vous savez, plus d’un million de jeunes gens du Sud-Sud déferlant sur une Bochie un peu médusée mais qui n’allait pas tarder à comprendre! Depuis ils se sont ressaisis, nos amis d’Outre Rhin, plus la peine de leur raconter de belles fables bien humanitarisées, ils votent pour des types comme le susnommé Seehoffer, et encore, s’ils pouvaient donner la majorité à Pegida j’en connais pas mal qui le prendraient du bon côté! Alors il formule les choses différemment, le politologue de mes deux, il tourne un peu autour du pot: « Ce que la Chancelière attend des Espagnols, c’est qu’il ne laissent plus les migrants continuer leur route comme ils le font aujourd’hui -ah bon, ils continuent? Mais ils passent par où, alors? (NDLR)- elle souhaite qu’ils procèdent eux mêmes à leur enregistrement et, le cas échéant, au renvoi dans leur pays d’origine de ceux qui n’ont aucune chance d’obtenir l’asile. » Oh qu’en termes galants ces chose là sont mises!
Intéressant, tout de même, ne trouvez vous pas? Outre le fait que la brave grosse commence à lancer des messages de type un peu mal-pensant sur les bords, puisqu’en somme elle refuse à la fois le bâton merdeux et la patate chaude, on apprend -énorme surprise- que nos jeunes migrateurs ne moisissent pas en territoire espagnol. Ils continuent leur route! En d’autres termes, ils franchissent les Pyrénées, comme ils passaient les Alpes à l’époque où l’on nous envahissait plutôt par l’Italie! Du coup, sauf à disposer d’un don particulier ou d’un improbable aéronef, il faut bien qu’ils déboulent en France, les clandestins de l’Aquarius et consorts, au moins en transit (non, pas intestinal, enfin, on cause sérieux, là!)…Bon, moi ça me surprendrait qu’ils se barrent tous en Allemagne, il doit bien nous en rester un petit quota, non, qu’en pensez vous? Y a pas de raison…

Alors du coup, oui, on comprend mieux, il va devoir s’y coller lui aussi, Macrounette, dans la coalition des bien-pensants à patate chaude. Parce que pour l’instant on n’en parle plus chez nous, des migrants, black-out complet, avec les histoires de Benalla et tout le fatras  des diversions estivales, on glisse la merde à Minou sous le tapis. Mais ça ne va pas tarder à re-puer méchant…même si à Brégançon, contrairement au Cap Jeune, les lieux d’aisance bénéficient du tout à l’égout!
Il va d’autant plus falloir revenir au charbon (ah, non! il ne s’agit pas d’une allusion à caractère « raciste », c’est juste une expression en usage notamment en sol mineur, comme « le con sert tôt » enfin plutôt le « concerto », voilà!) que les deux compères germano-espagnols se sont mis d’accord pour refiler plus de pognon au Maroc…Ben oui, maintenant que les Ritals on fermé leurs ports, c’est par là qu’ils passent, le plus près de la Péninsule Ibérique, forcément! Alors, comprenez vous, quand il s’agit de cracher au bassinet, la France ne saurait se trouver hors du coup, a fortiori quand il s’agit d’un bled comme celui de Mohamed Sixième du nom, lequel nous est cher, très cher même, on pourrait aller jusqu’à ruineux, carrément. Moyennant quoi, je les vois venir gros comme la Mosquée de Marrakech: on va les aider à nous envoyer du monde, les Marocains, mais bien proprement, avec douceur, tact et délicatesse. On aurait pu envisager aussi d’aider les Espagnols à surveiller leurs côtes, mais là, faut pas déconner, ça risquerait de faire mauvais genre.

Alors, me direz vous, cette fameuse patate chaude elle va finir entre les mains de qui? Hé bien je crois qu’avec ce qui précède nous avons la réponse…tout concourt à ce que nous récoltions,  une fois encore,  le rôle du dindon dans une farce qui se joue depuis cinq décennies sur notre malheureux territoire. Les Chleus n’en veulent plus, c’est clair, les Espagnols ne financeront jamais le niveau démentiel de prestations sociales qui fait de notre pays l’unique eldorado de la misère universelle… Pas la peine d’en dire plus, les Pyrénées n’ont jamais arrêté grand monde ni dans un sens ni dans l’autre…la patate, et aussi le bâton, tenez, c’est pour nous autres Franchouilles, vous verrez, l’affaire est dans le sac, le chouette sac à Macrouille!
Quand est-ce qu’on se rebiffe?…non, je rigole bien sûr!

Bon Dimanche d’été, bonne semaine de Sainte Marie (toujours vierge, rassurez vous, elle ne fréquente pas les lieux de passage de nos sympathiques « réfugiés »).

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Au trou!

Ça me rappelle une vieille chanson du père Maurice Chevalier, vous savez, celui qui chantait avec un canotier sur la chetron et un accent parigot antédiluvien, Momo, quoi -pas le Momo d’aujourd’hui, rien à voir avec le Prophète- un parangon de franchouillerie sympa, d’avant guerre et même largement d’après aussi. Une pointure, cela dit, ce mec, amant attitré de Fréhel, ce qui ne doit plus dire grand chose à quiconque, de Mistinguett, pour ceux qui par impossible en eussent entendu parler, et d’un certain nombre d’autres, dont Nita Raya, jolie Roumaine que l’histoire n’ a pas retenue. Un type intéressant qui disait par exemple « A soixante-dix ans, les femmes c’est mieux pour la santé de les avoir dans sa mémoire que sur ses genoux » ce qui dénote une bonne connaissance de la vie, assortie d’une dose massive de bon sens… Seulement, lui, il avait la mémoire pleine… En outre, grosse vedette hollywoodienne, adulé dans le monde entier, bref représentatif d’une époque où la simple évocation de la France faisait encore rêver. Les années anciennes, la joie de vivre, l’insouciance et la bonne humeur…le contraire d’aujourd’hui, en somme!
Je vous disais donc…ah oui, la chanson de Momo, voilà: « Ça sent si bon la France« , une bluette datant de l’occupation allemande, 1941, un truc pour essayer de ressusciter l’optimisme qui disait comme ça:

Le long des rues ces refrains de chez nous
Ça sent si bon la France,
Sur le trottoir ce clochard aux yeux doux
Ça sent si bon la France
Ces gens qui passent en dehors des clous
Çà sent si bon la France

Voilà! Ça sent surtout son vieux temps, hélas! Question parfum aujourd’hui ce serait plutôt le kébab et la chicha, quant aux refrains de chez nous, faudra se rabattre sur les ânonnements imbéciles et haineux des rapeurs vociférant dans les sonos surpuissantes des bagnoles emplies de « Jeunes »… Ça sent si bon la Chance pour la France, oui!
Le Rapeur, apparaît aujourd’hui comme le parfait symbole de ce pays qui s’en va en quenouille, pays envahi, socialisé, macronnisé, ruiné et foutu à plus ou moins brève échéance. Et jusqu’à présent il ne fallait pas y toucher, au Rapeur, le symbole hautement symbolique de la sacro-sainte « liberté artistique » (voir ici), protégé par la loi ainsi que par les juges (voir là) le délicieux artiste à la barbe fleurie pouvait tout se permettre, voir plus si affinités.
Manque de pot pour ces petits génies de la pastille et leurs affidés inconditionnels, il semblerait que tout à coup, ce statut éminemment privilégié vienne de voler en éclats!

L’affaire commença par la rencontre –a priori fortuite- de deux équipes rivales, les hommes de Booba et les gens de Kaaris. Vous ne savez pas très bien de qui il s’agit, je vous rassure, moi non plus. Et, très franchement, pas la peine d’approfondir, ces types-là appartiennent à un monde qui nous est tout à fait étranger, celui des quartchiers sans-cible, celui des commerçants en drogues molles et dures, celui des djellabas et des niqabs, bref le produit des effets conjugués du regroupement familial et des allocations du même tonneau. Bien entendu, les deux célébrités précitées en sont plus ou moins sorties, desdits quartchiers, vu les montagnes de pognon issues de leurs activités prétendûment artistiques, mais pour vivre dans l’opulence, y faut flatter çui-là qui finance, comme ils pourraient le glisser dans un de leurs petits textes si gentiment tournés (en cas de besoin, je pourrais leur filer des paroles: en deux minutes, à ce régime-là, n’importe quel analphabète vous plie une « chanson »).
Les deux grands artistes en question se détestent avec une cordialité tout à fait réciproque: rivalité professionnelle exacerbée par la nature plutôt violente de ces olibrius, particulièrement bas de plafond, qui consacrent l’essentiel de leurs efforts intellectuels à écrire des insanités mal ficelées. Aussi, le jour malencontreux où ils se rencontrèrent dans un hall de l’Aérogare d’Orly, ils ne purent s’empêcher d’en venir illico aux mains, sans sommation préalable. S’agissant de garçons bien nourris, bâtis en hercules et formatés dans les salles de muscu où ils passent le plus clair de leur temps, la confrontation fit bien du dégât. A tel point qu’il fallut fermer le hall sinistré ce qui entraîna pas mal de retards en plus de ceux qui affectent de manière générale et naturelle les vols dits « réguliers ». Outre la panique dévastatrice qui se répandit comme une traînée de poudre au sein des malheureux troupeaux de passagers, craignant une attaque en règle des commandos islamistes or something else, il fallut bien constater la destruction totale des deux ou trois boutiques duty-free qui se trouvaient, hélas, en plein champ de bataille. En deux mot, terreur et désolation! La soudaineté et la violence de l’échauffourée évoquaient de manière si irrésistible que je ne puis m’en abstraire en dépit du danger encouru, la rencontre de deux bandes rivales de chimpanzés au plus profond de la forêt équatoriale. Je ne sais si vous avez déjà assisté à ce type d’accrochage sanglant rapporté par tous les bons documentaires sur nos cousins les grands singes, mais ça fout la trouille, je vous assure! Ben là, pareil, jusqu’à l’agressivité bestiale venue du fond des âges et aux cris effrayants des belligérants déchaînés! Le temps que la flicaille intervienne et obtienne l’arrêt des hostilités, ce coin d’Orly s’apparentait déjà au Chemin des Dames à l’issue du troisième assaut!

Oui mais voilà, la révolution digitale étant passée par là dessus, il n’est plus possible aujourd’hui de se livrer à quelque acte que ce soit qui sorte un tant soit peu de l’ordinaire, sans que tous les smartphones environnants ne l’enregistrent aussitôt sous tous les angles et en vidéo-HD, évidemment. Collés en garde à vue, les deux vedettes et leurs nervis se virent ainsi présenter les preuves largement surabondantes de leur comportement de sauvages importés. Pas moyen de s’en sortir, leurs avocats respectifs en furent réduits à essayer de rejeter la responsabilité du premier geste sur la partie adverse. Le genre « c’est pas moi qu’a commencé, M’sio, c’est lui, là! »
Eh bien, croyez moi ou pas, mais les magistrats du Tribunal Correctionnel de Créteil ne s’en sont pas laissé conter: au trou tout le monde et que ça saute! Et ce en dépit d’une assistance fort nombreuse de jeunes gens issus de l’immigration, tout prêts à mettre le souk au prononcé de la sentence, mais foutus dehors manu militari, voire parfois pede militari, par des Forces de l’Ordre pour une fois assurées du soutien d’une Justice étrangement digne de ce nom…le numérique, quelle merveille! Certes, dans nos media, s’élevèrent,  pour dénoncer l’embastillement des petits chéris en question, un certain nombre de voix bien-pensantes…les mêmes, sans doute, que les adorateurs de Cantat, le massacreur de femmes: la chanson engagée, fût-ce sur les chemins de la perdition, présente pour certains un caractère absolutoire! Dieu merci les Juges du Val d’Oise s’en tinrent au bon sens avec une équanimité digne de leur fonction; qu’ils en soient loués (et non achetés, parce qu’un Juge. Monsieur, ça ne se vend jamais!).

Et voilà donc tout ce petit monde au gnouf! Pas le même, d’ailleurs, faut pas mélanger papier-cul et serviettes hygiéniques! Fleury Mérogis pour le commando frappeur de Bouba, lequel se retrouve au quartier VIP, voisin de Sa Majesté Salah Abdeslam, et Fresnes pour Kaaris -moins bien côté sur le marché du rap-  accompagné de ses petits camarades cogneurs. Ils attendront ainsi, tous, bien sagement, une audience prévue pour le mois prochain… Espérons seulement qu’entre-tant la juridiction en cause ne se ramollisse pas trop sous l’effet conjugué de la canicule et des enc… qui intercèderont en la faveur des ânonneurs de niaiseries hideuses.
En tout cas, un bon mois à l’ombre,  par les temps qui courent, ça ne peut faire de mal à personne, même pas à un rapeur… Et si ça se trouve ça va leur stimuler l’inspiration à ces deux-là…faut il le souhaiter? Qu’en pensez vous, tiens?

« Ton casier est vierge, même pas une peine aménagée (bientôt plus le cas de l’auteur)
Moïse ouvra (sic) la mer en deux, perso j’y serais jamais allé;
Le niquage de mère est journalier…
Négro, une haine venue d’ailleurs guide mes pas!
Ca c’est du Booba.

Issu du Sud sub-saharien,
Je t’allume si tu me sers à rien…
Les flics fachos rôtissent, même les manchots m’applaudissent!
…Tes potes et tes putes et ta team et ton sang,
Je leur encule leur ass sans forcer!
Ca c’est du Kaaris.

Vous préférez qui, vous?

Allez, bonne semaine à tous et que la canicule ne vous… ah flûte je ne trouve qu’une rime de rapeur!
Bon, ben conservez vous bien, voilà!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

L’été se révèle plutôt chaud

Eh bien voyez vous, en fin de compte cette histoire de Benalla il n’y avait vraiment pas de quoi en faire un fromage. Mea culpa (comme disait le latiniste qui refusait de se laisser sodomiser, selon la formule San Antoniaise), l’affaire ne valait pas la peine qu’on s’y appesantisse, « une tempête dans un verre de flotte », comme dit Macrounette, voire « un tsunami dans une cuvette de chiottes », pour employer l’expression du vieux Maurice, lequel sait par expérience dans quelles sortes d’endroits fleurissent les différentes catégories de problèmes.
C’est en tout cas l’avis -autorisé par lui même- de Maître Jean Trentasseur (voir par exemple ici). Le macronothuriféraire en question, ex-socialo historique, se déclare aujourd’hui scandalisé au delà de toute mesure par la manière, selon lui éhontée, dont se trouve traité le « petit écart bien compréhensible » imputé urbi et orbi à ce pauvre garçon, si tellement bien sous tout rapport.
-« Un jeune homme pondéré, posé, équilibré et dévoué, incapable de violence gratuite et seulement prêt, quand l’exige l’Ordre-Républicain, à faire son devoir de citoyen super-musculeux. Quelle injustice de le jeter ainsi aux chiens, pour reprendre les paroles illustres du Grand François Mitterrand! La vie démocratique est dure, impitoyable, Alexandre paie, hélas, la haine de tous ces minables à l’encontre d’Emmanuel Le Providentiel! »

Tel que je le vois parti, le Maître, ça me rappelle un peu Don Gormas, vous savez, l’ex-futur beau-père de Rodrigue… Imaginez un peu, le plaidoyer de Présipède pour se dédouaner de l’affaire, mais à la manière de Corneille… Voyons voir:

Tirade de Don Macronnes

« Le grand cœur qu’il montra naguère à la télé,
Se découvrait déjà au sein de l’Élysée
Et, le voyant si fort aimer la République,
Mon chef de cabinet lui fournit un viatique
Pour que dans les manifs il s’en aille un peu voir
Jusqu’où le conduirait son idée du devoir.
Connaissant désormais son ardeur magnanime
Et ses gros bras tatoués que j’ai en haute estime,
Moi qui voulais pour garde un baraqué parfait
Je ne me trompais point au choix que j’avais fait!
Sachez bien que pour lui ma pitié s’intéresse,
J’admire son courage et je plains sa jeunesse,
Mais ce con m’a foutu dans un pétrin terrible,
Les Media déchaînés ont fait de moi leur cible!
Il me faut faire jouer la raison du plus fort:
Le pauvre Benalla vivra un triste sort.
Viré comme un péteux à coups de pieds aux miches,
Il ne côtoiera plus le Président des Riches! »

Exit donc Alexandre, le petit trou de balle d’occasion qui avait pris le melon en même temps que son service comme porte flingue du Palais. Très franchement, on a trop parlé de ce type! D’ailleurs il n’y a plus guère qu’une espèce de sale gauchiard de reporter à Libération qui continue à sortir des vidéos sur lesquelles on ne voit rien, histoire de prétendre enfoncer encore le clou planté dans l’auguste derrière macronnien. Mais en réalité, aucun intérêt, aucune importance, juste un petit incident révélateur de la dégringolade républicaine, laquelle se poursuit tranquillement, sans même s’accentuer. Nous avons connu les amours contrariées puis triomphantes de l’ami Nicolas, dit Talonnettes; les croissants du petit matin sur le scooter du camarade Hollandouille voir ceci. Et cette fois c’est le petit copain Alex, avec sa bande un peu chelou et ses méthodes expéditives; tout cela s’accorde parfaitement avec les partouzes LGBT de l’Elysée et autres fantaisies encore plus hard, bien que non médiatisées.
Ça se tient de plus en plus mal, Faubourg Saint Honoré mais, que voulez vous, il faut vivre avec son temps, et le nôtre, décidément, favorise le bordélisme à tous les étages, la pétaudière généralisée, le mélange des genres, des ethnies (les races se trouvant désormais abolies), l’analphabétisme triomphant dans nos Universités délabrées, le shit pour tous et en vente libre dans nos vastes supermarchés allahouakbar de banlieue, les jeux informatiques pour abrutir les générations les unes après les autres, les réseaux sociaux qui répandent dans le monde entier la bêtise et l’ignorance; en un mot la décadence! Chez nous, tout ce fatras précède, je le crains, le basculement prochain dans l’ordre islamique… la nature ayant horreur du vide, elle comblera notre insondable vacuité avec les moyens du bord: la Charia.

Ce matin au bistrot les rangs apparaissent fort clairsemés. La chape de plomb d’une espèce de canicule inavouée écrabouille tout le monde, surtout les vieux. Pas de Blaise Sanzel, à quatre-vingt-dix balais vachement tassés on ne se risque plus dehors par ces températures. Maurice, lui, c’est différent, primo il trimballe une santé en béton vibré et secundo il se pointe chez Thérèse dès l’ouverture, au petit matin, et il n’en décarre plus avant que la brave femme ne tire le rideau. Bien sûr tout cela représente un nombre astronomique de demis-pression, entrecoupés de l’incontournable Ricard des tournées estivales entre vieux potes, mais faut ce qu’il faut, la fidélité aux habitudes invétérées comporte ses exigences, incontournables, obligatoires, quasi-fatales, on n’y peut rien.
Moi aussi, je suis venu sécher quelques verres, comme il se doit. Seulement pour rentrer après, à vélo, sous un cagnard pareil, je vous le donne en mille, vous ne devinerez jamais… J’ai remplacé le pastis par du Perrier…avec rondelle de citron certes, mais tout de même! Ta douleur, du Perrier, sera donc éternelle…

Allez, vaut mieux arrêter là, de toute façon le réchauffement climatique nous fera tôt ou tard le coup du père François…benedicat vos Omnipotens Deus.

Bon Dimanche tout de même et à la semaine prochaine si tout va bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Benalla akbar!

Somme toute ça tomberait plutôt bien cette histoire, en plein pendant les vacances, avec la canicule, le pastis et le rosé, la torpeur quoi. A part les journalopes qui, en toute saison,  démarrent au quart de tour sur ce genre de coup, les politicards d’opposition super-émoustillés par l’aubaine et quelques vieux grincheux, de ci-de là, restés dans leur trou en attendant de partir au rabais  quand les jeunes seront de retour, à ces exceptions près, vous dis-je, tout le monde s’en fout de Benalla. Présipède, pour lui, le mieux c’est encore de ne pas moufter, d’attendre que ça se tasse et d’envoyer au casse pipe son vieux Gnafron de la Place Beauveau, sans oublier Barbapoux, le Premier Ministre, lequel n’y est pour rien mais se trouve bien obligé de faire comme si; il faut à tout prix protéger le patron, que voulez vous, car c’est de lui que procèdent les cascades de bienfaits dont se gobergent les vainqueurs de 2017. Hors Macrouille point de salut!
Bien sûr dans le genre énormité il apparaissait difficile de faire pire. Surtout quand on commence à dérouler la bobine et qu’on entrevoit déjà un système au sein duquel les racailles occupent gaillardement le terrain élyséen. Benalla-le-Terrible ne représente que la pointe extrême de l’iceberg. En dessous, dans les coulisses feutrées des déambulations républicouilles, on trouve de sacrées pointures, des olibrius plus aisément  rencontrables au fin-fond des quartchiers sans-cible et des cités dealeuses qu’aux sommets de l’État et du Faubourg Saint Honoré. Jugez plutôt: un bon copain de Jawad Bendaoud, le meurtrier en liberté hébergeur des tueurs du Bataclan; un islamiste réputé, supporter inconditionnel d’Erdogan; un « humoriste » fanatique absolu de Mohamed Merah; une mordeuse de flics; un massacreur de socialos à coups de casque de moto; j’en passe et des plus pittoresques encore… Bref le Cabinet du Président, quoi, le staff du big boss de la Répuburne de mes deux Bliques! Cela donne une idée -bon ça fait quand même un moment qu’on commence à l’avoir- de l’état de l’État, un bordel pareil ça frise le génie! Une œuvre d’art, je vous jure… d’art contemporain, bien sûr, mais tout de même!

Alors j’en reviens à notre copain Alexandre…au fait pourquoi Alexandre? Vous lui trouvez une chetron à s’appeler Alexandre vous autres? Bon, bref, un garçon très attachant, vous savez, gendarme de formation…enfin formation légère, juste un peu, histoire de dire, vous mordez le topo… Et puis recyclé quelques temps dans la sécurité des grossiums du Parti Socialiste…mais viré fissa par Montebourg le jour où, ayant provoqué un accident, l’ami Alex n’a rien trouvé de plus adapté que d’écraser l’accélérateur et de foutre le camp en trombe…gendarme… On le retrouve aussi un temps aux côtés de l’avocat radié du barreau Karim Achoui pendant que ce dernier présidait la Ligue De Défense Judiciaire des Musulmans sans toutefois se priver d’extorsion de fonds, violences conjugales, blanchiment d’argent, complicité de faux et assistance au gangster Antonio Ferrara pour faciliter son évasion, entre autres joyeusetés! Belle fréquentation pour notre petit pote Benalla, lequel aurait, vers cet époque et sur piston de la Ministre Najat, intégré les Services Secrets Marocains auprès desquels il émergerait toujours, selon les bruits qui courent, mais ça, bien entendu c’est secret, par définition, alors vous savez, quand on n’est pas sûr… je n’ai rien dit, voilà.
Et c’est donc ce mec là, vaguement bombardé Lieutenant-Colonel de réserve, qui se retrouve adjoint au chef de cabinet de Macrounette, avec dix-mille Euros mensuels, un appartement à l’Alma, une bagnole de fonction à faire crever d’envie le camarade 007 et même un badge officiel pour accéder à l’Hémicycle du Palais Bourbon!
A l’Élysée ce charmant jeune homme, si proche de Présipède que c’en est à se demander… dirigeait une petite équipe de flics et de gendarmes plus ou moins détachés, ça s’appelait carrément « la bande à Alex« , tout un programme…

Quant à notre cher petit Président de la Répupu, le voilà bien embêté.  Au début, quand l’intervention musclée du 1er Mai commençait à se savoir, il a dit: « Touche pas à mon pote! On lui fait une mise à pied bidon et on n’en cause plus! » Dont acte, c’est bien ce qui s’est passé, on n’en a plus jamais parlé jusqu’au moment -en pleine torpeur juillettiste donc- où Le Monde  a fini par se décider à sortir l’affaire.  Et là, forcément, qu’est-ce que vous voulez, on en reparle! Comme je vous le disait plus haut, le moment n’a pas été choisi au hasard. Il fallait bien que ça  pète, par la force des choses, tous les grouillots un peu informés savaient et tous enquêtaient en douce, c’était à celui qui dégotterait le truc publiable le plus vite possible tout en évitant le faux pas, l’à-peu-près ou l’affirmation insuffisamment étayée. Là faut pas déconner, on s’en prend à du lourd; déjà avec un scoop tout ce qu’il y a de plus incontestable le risque apparaît immense de s’attaquer au cœur du réacteur, alors il faut du courage et de la certitude. Toutefois, un jour où l’autre, un intrépide, un téméraire, voire un homme de conviction, genre Libé. mais franc du collier, aurait bien fini par dévoiler le pote au rose (enfin ex-rose désormais LREM), surtout que les vidéos, quand ça commence à exister on finit toujours, à un moment ou à un autre, par ne plus rien maîtriser.  Alors il a bien fallu se résoudre à demander aux amis du merveilleux quotidien fondé par Hubert Beuve-Méry, de publier ce merdier au  moment le moins inopportun. Perdu pour perdu autant limiter un max l’explosion de la bombe atomique et ses dégâts collatéraux.
Parallèlement on va organiser une commission d’enquête parlementaire pour enterrer l’affaire en douceur. En même temps le judiciaire suivra tranquillement son cours après la mise en examen de notre petit héros du jour, le flamboyant Alexandre. Le mois d’Août passera là dessus pour gommer les aspérités… Juste un truc: ils se sont débrouillés pour lui carboniser le mariage, à Alexou, à un poil près il passait dire oui devant Santini hier matin! C’est à se demander, tout de même…jalousie, jalousie quand tu nous tiens…

Allez, vous m’excusez, faut que je vous laisse, aujourd’hui je navigue. A la semaine prochaine si la mer le veut bien.

Amitiés à tout … Benalla Akbar!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Prosper Yoppelbaum

Parfois, comme ça, au détour de la conversation, une question surgit, embarrassante, inattendue et propre à créer ces quelques instants de silence qui caractérisent la recherche généralisée d’une réponse aussi fugace qu’improbable.
Cette fois, le coup part d’un Grauburle à peine affecté par les quatre premiers Ricard qu’il vient de s’entifler -pareil que les copains- dans la touffeur déjà pesante de cette fin de matinée dominicale et pré-footballistique. Il est vrai que DERRIERE NAPOLEON n’a toujours pas la clim, machin d’un autre âge que le sien, vénérable, qui, en cas de grosse chaleur prévoyait juste de faire du courant d’air en laissant ouverte la porte des chiottes et en bloquant celle de l’entrée principale au moyen d’une de ces chaises au rond dossier qui n’existent plus que dans les souvenirs des vieux et chez quelques brocanteurs de l’arrière-pays.
Il nous fait comme ça, le Marcel:
– » Et au fait alors, vous savez vous, qu’est-ce qu’y devient le père Chirac? »
Dedieu, tu parles d’une question, toi? Et comment on saurait, nous autres, vu que les baveux eux-mêmes ne traitent plus le sujet depuis une éternité. D’autant que Dame Bernadette elle même, question santé ça part en couilles complet, la grosse poisse, le fauteuil roulant et tout le toutim, plus bankable la pauvre mémère, alors on s’en désintéresse carrément et, ces deux pauvres vieux, on les laisse crever dans un silence médiatique qui, somme toute, satisfait tout le monde…sauf des kroumirs genre Grauburle! Cette catégorie de poivrot ça veut toujours tout savoir et rien payer -façon de parler, car chez nous les conso ça se règle rubis sur l’ongle, Thérèse y veille avec un soin religieux- et tant qu’il n’aura pas un minimum de réponse il campera sur sa question comme un grognard devant Tilsit. On n’en sortira pas!
Donc faut faire quelque chose…dans ces cas là, comme on n’est pas, certes, des perdreaux du siècle mais qu’on a encore du répondant up to date, on fait quoi? Ben oui, on dégaine les smartphones et vas-y que je te tape le patronyme de l’ex-Présipute dans l’espoir de dégotter du solide avant les copains…peine perdue, que dalle, rien de récent ni de costaud, le désert de gobi, comme disent si bien nos pescadous lorsqu’ils rentrent bredouilles (1). A part le sémillant Villepinette, qui, entre deux calinous lambertisés, confiait en Mars dernier « il va aussi bien que possible » -ce qui, en l’espèce, tendrait plutôt à accréditer l’hypothèse du naufrage total et absolu- rien d’autre! Plus de son-plus d’image, écran noir, black-out définitif. Seul l’enterrement nous le remettra quelques heures au goût du jour; va falloir qu’il attende un peu, Grauburle, ces choses-là ne se commandent pas.
Sinon, on trouve des vieux trucs dans ce genre-là qui remontent à l’an pèbre et ne nous apportent guère plus qu’un peu de nostalgie… l’époque où votre serviteur s’exprimait volontiers en vers de mirliton, ça m’a passé, allez donc savoir pourquoi… l’inspiration c’est un peu comme la chaude-pisse, ça vous brûle grave sur le moment mais une fois bien soigné on n’y pense même plus. Moi, ce qui m’a guéri de ce genre d’infection purulente c’est sans doute de m’être essayé -avec un bonheur tout à fait relatif- à la vraie poésie (voir ici et ). Après on n’y revient plus, le chemin est trop dur et la concurrence des génies disparus trop rude. Verlaine, Baudelaire, Apollinaire… il peut toujours s’accrocher le Nouratin!
Alors, pour ne pas rester complètement sec, c’est Jean Foupallour qui réussit à balancer le dernier mot sur ce sujet délicat… et la délicatesse n’étant pas à proprement parler sa caractéristique majeure ça donne ce qui suit:
-« Ho ben tu sais, Marcel, quand on a la cervelle comme le jour où t’avais bouffé des huitres un peu fatiguées, enfin je veux dire le résultat final, quoi, celui qu’on évacue en tirant la chasse, ben t’as plus grand chose pour intéresser la race humaine, vu que t’en fais même plus partie! »
-« L’espèce, corrige notre ami Prosper Yoppelbaum, l’espèce, pas la race Jeannot! Attention à ce que tu dis, l’emploi de ces sortes de mots pourrait bien désormais te conduire au trabuquet, tu sais, on ne rigole pas avec la race, mon pauvre vieux, de nos jours tu te retrouves en correctionnelle pour moins que ça. Nous autres, dans la famille, la race on s’en est toujours méfié à cause des Chleus qui nous couraient après avec la trique et la schlague histoire de nous fignoler la cuisson à feux vif, mais vous, désormais, c’est pareil, vous risquez à peine moins. Es qualité de mâles-blancs-franchouilles-de-souche, il vous appartient de surveiller votre langage comme du lait sur le feu, sans quoi vous vous retrouverez face à un juge du Syndicat de la Magistrature qui vous brisera les reins avec un plaisir même pas dissimulé! Prends garde Foupallour, prends garde, la race blanche te regarde… d’un sale œil…l’espèce, n’oublie pas…et encore, tu sais, au fond le mieux serait encore que tu fermes complètement ta grande gueule… en pareil cas ça reviendrait un peu comme la limitation de vitesse à zéro kilomètres-heure: plus aucun risque et le Bon Dieu pour tous les baptisés (si possible au sécateur mais c’est pas donné à tout le monde!) et vive le Peuple Élu …oh merde, j’ai intérêt à faire gaffe moi aussi, avec la faune qui se trimballe dans l’environnement, désormais! Déjà qu’on ne peut même plus porter la kippa sans se faire arracher les burnes au premier coin de rue… vous me direz, moi la kippa ne m’a jamais beaucoup grattouillé le cuir chevelu mais c’est la question du principe, quoi! Aujourd’hui la djellaba et le bonnet à sourates ça passe très bien, surtout avec la barbouze hirsute de l’imam Akbar Bapou, mais la kippa, la race, les petites nanas à moitié à poil qui faisaient le bonheur de nos rue, c’est fini, tout ça, liquidé, foutu, dézingué, carbonisé! Et vous savez à qui la faute, hein! Les Framac, les Cathos, les Bobos… et les Juifs, naturellement, à venir engraisser le discours des soi-disant Lumières, des droidlom et de la fraternité de mes deux! En vérité je vous le dis, chers Chrétiens des Alpes (Maritimes): les plus cons de tous, contrairement à ce qu’un vain peuple pense, ce sont les Juifs, enfin les Ashkénazes comme moi, parce que les autres, sur le sujet on ne la leur fait pas…mais ce sont des africains, vous savez, eux s’adapteront. Pas nous autres, tous autant que nous sommes! Nous avons creusé nos tombes avec nos illusions bisounoursiques! Les zobes secs c’est pour bientôt, prépuce ou pas! »

Je ne crois pas vous l’avoir encore présenté, Prosper, il faut dire aussi qu’on le voit débarquer seulement en temps de vacances. Normal, un Parisien le mec, un Germanopratin, même, c’est tout dire…mais atypique, pas comme tout le monde là bas, un type intelligent, une sacrée pointure. Copain d’école de Finkielkraut et dans un schéma de pensée comparable, pas le Juif classique de gauche avec portefeuille à droite. La preuve, on le voit Derrière Napoléon, il boit le coup avec nous autres sales fachos et en plus il se fout lui aussi de la gueule de l’ami Jean Trentasseur, le macrono-socialo de service.
Son idée au sieur Yoppelbaum consiste essentiellement à considérer les gens et les évènements à l’aune du seul bon sens. Il dit ainsi « nous autres, nous nous sommes réfugiés en France au moment où ça bardait grave pour nos matricules; après, profitant des places libres et du caractère bien pépère des Français, lesquels voient l’avenir heureux au travers du prisme de l’emploi public, nous avons pratiquement trusté tous les créneaux profitables, et ce avec tellement de bonheur que les patrons aujourd’hui c’est nous; et au lieu de remercier le Ciel de nous avoir fourni une nouvelle terre promise de ce calibre, nous avons trouvé quoi? Eh oui:  favoriser l’invasion de ce lieu béni  par nos ennemis les plus acharnés, ceux dont l’objectif obsidional se borne à nous couper tout ce qui dépasse, avant de nous exposer, sanguinolents autant qu’agonisants, à la vindicte populaire ».
Il voit les choses comme cela, Prosper, et il estime le point de non-retour à peu près atteint. Sa progéniture fricote désormais aux Etats-Unis -et non en Israël, bien sûr, faut pas déconner- quant à lui, à soixante-dix balais, il reste où il est, avec ses habitudes et ses petits plaisirs, sachant que les envahisseurs ne seront pas à Saint Germain des Prés avant un bail. Les beaux quartiers accueillirent en leur temps les immigrés du style Famille Yoppelbaum, maintenant aux banlieues de faire le boulot, chacun son tour! Mais il aura juste le temps de claquer, Prosper…après lui, le déluge!

Voilà donc pour ce garçon, au demeurant fort sympathique et parfaitement capable de s’enfiler ses quinze pastagas comme les copains. Comme quoi, on peut dire tout ce qu’on veut mais des hommes dignes de ce nom il s’en trouve partout, dans tous les milieux, dans toutes les religions…mais pas dans toutes les races, vu que ça, ça n’existe pas, cré vain dieu et par surcroit c’est défendu! Le seul ennui, c’est qu’il y en a peu, des hommes dignes de ce nom… sans compter que le plus souvent ce sont des femmes…

Allez, à bientôt, n’arrosez pas trop la victoire des Bleus-Foncés… si les Croates veulent bien, évidemment… et surtout évitez de vous essayer, en cas de but, à la danse du chimpanzé, pour ça il faut l’âge, la souplesse et les origines ethniques (j’ai pas dit raciales: pas fou) de nos aimables jeunes fouteballeurs, vous risqueriez l’entorse voire la coxalgie!

Bonne semaine à tous, les amis.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Gobi: appellation locale d’un poisson vulgaire et plein d’arêtes qu’on trouve au large de nos côtes.