Les voraces et le coriace

Fallait voir, hier matin, la joie et l’allégresse qui régnaient au sein de la médiasphère internationale unanime! Il s’est planté, le gros albinos! La gamelle de sa vie, dites donc! Pour niquer l’Obamacare il repassera, Donald, qu’il aille se faire voir chez Mickey, l’enflure! On se serait cru dans la cour de récréation des Maternelles, dites donc:
Oh l’incapable,
C’est qu’un gros minable,
Il est puni,
C’est bien fait pour lui!
En même temps, bien sûr, les rôteuses qui ont pété dans les salles de rédactions contenaient autre chose que du Champomy, mais la bonne humeur et l’optimisme des journalopes, alléchés par la perspective des emmerdements qui attendent encore le gros cochon rose de la Maison Blanche, procédaient manifestement de la candeur enfantine, voire de l’innocente cruauté des comploteurs en culottes courtes. Tout cela apparaît bien naturel, voyez vous, la puissance symbolique de la sécu mise en place par Saint Obama le Grand, l’Intangible, celui qui restera pour jamais le Premier-Président-Noir, ne saurait autoriser l’abominable Trump à l’effleurer si peu que ce fût avec ses sales mains pleines de doigts. Tout ce qui pense comme il faut en ce bas monde, depuis le dernier crados de ZAD jusqu’au plus chic des rédacteurs du Figaro, regarde l’ensemble des faits et gestes de l’actuel président des Etats-Unis, comme une série ininterrompue de blasphèmes et de crimes de lèse Bien-Pensance. Ainsi que l’exprimait si bien ma chère Grand-Mère, « il pourrait faire de l’or, ce serait de la merde« . Dès le départ et avant qu’il ouvre son infecte clappoir pour prononcer sa première parole de candidat à la Primaire Républicaine, nous savions déjà avoir affaire à une sinistre ordure… sauf qu’à l’époque personne n’imaginait le voir, au bout du compte, succéder au Bienheureux Barack-Hussein.
Par voie de conséquence, toute tentative de l’intéressé en vue de réaliser les mesures prévues dans son programme électoral fait l’objet d’une démolition médiatique préalable. Les Juges Fédéraux, pour la plupart farouchement hostiles, se chargent de détricoter tout ce qu’ils peuvent, à commencer par le décret anti-invasion musulmane, et certains députés Républicains, confrontés dans leur circonscription à une opinion publique média-formatée ou supposée telle, prennent position contre les textes proposés par l’affreux rouquemoute. De même que pour construire son mur-frontière avec le Mexique, ce dernier devra compter avec l’anathème frappant les entreprises candidates. Ainsi Lafarge, montré du doigt par les censeurs de la politique convenable, a t-il finalement renoncé, de peur de se retrouver cloué au pilori et écarté des marchés bien-pensants. Et comme chaque fois qu’il met le pied en terrain miné ça lui pète à la figure, Donald se voit peu à peu qualifié d’incompétent, d’andouille et de gros con prétentieux tout juste capable de confondre ses désirs avec une réalité dont il se trouve bien en peine d’appréhender la complexité. Reste à savoir si l’œuvre de désagrégation entreprise à son encontre portera ses fruits jusqu’au plus profond de l’Amérique obscure, là où se sont trouvés les présumés abrutis qui l’ont élu. Tout va dépendre des résultats de la politique trumpienne en matières économique et fiscale. Nous en saurons plus dans quelques mois. En attendant, comme dirait Hank Hulley, let piss the mérinos, in God we trust… plus ou moins. De toute façon, eux, quoi qu’on puisse en penser, ils ont leur président… nous c’est autre chose…

Je me résume: dans quatre semaines, heure pour heure, nous commencerons à consulter « La Libre Belgique » ou la « Dépèche de Genève » pour savoir qui, de Fillon ou de Macron, affrontera la mère Tapedur au second tour de la présidentielle. Autant dire, au train ou vont les choses, que nous y voilà déjà quasiment. A en croire les multiples organes de désinformation tous plus ou moins acquis à la cause du petit protégé des gens bien comme il faut, c’est lui qui tient la corde avec l’assurance de mettre plusieurs longueurs dans la vue à l’infâme Sarthois corrompu jusqu’au plus profond du caleçon en soie sauvage. Ce dernier a beau rester droit dans ses Weston,  dénoncer les basses manœuvres Élyséennes, le « cabinet noir » de Hollandouille, la mafia judiciaire de mèche avec Bercy et Beauveau -les deux mamelles des complots de l’Exécutif- rien n’y fait, les sondages restent de marbre et le mari de Brigitte toujours au coude à coude avec la progéniture de Jean-Marie. On le voit bien, pourtant, que Fillon a succédé à Sarko (lequel ne gêne plus personne) dans le laminoir à opposants. Même service d’enquête, même Parquet, mêmes magistrats, mêmes journalistes destinataires des informations couvertes par le secret de l’instruction! Tout pareil! Sans compter qu’elle est grosse la ficelle: tout se passe entre copains idéalement placés, le Directeur de Tracfin, celui des Affaires Criminelles, les cinq juges d’instruction préposés à la lutte contre l’adversaire politique. Rien n’échappe à la machine à broyer, jusqu’à Vallsounet! A l’époque où ce dernier pouvait encore présenter un danger, il avait eu droit à l’investigation qui tue…heureusement ou hélas pour lui, Petit Caudillo s’est vite révélé pétard mouillé…dossier classé sans suite! Ils se sont même payé le luxe de sacrifier Chicorée Premier, dites donc, le gros bovin de la Place Beauveau! Liquidé en trois heures, le mec, pour avoir embauché sa fifille, alors lycéenne, en tant qu’attachée parlementaire grassement payée. Ça ne mange pas de pain, vu que Le Roux personne n’en a rien à foutre, mais la preuve est ainsi faite que chez les Socialos le coup de pied au cul suit immédiatement le doigt pris en flagrant délit dans le pot de confiture…tout le monde ne peut pas en dire autant, pas vrai?
Alors, bon, cela saute aux yeux, le lynchage de Fillon procède des petits accommodements entre les réseaux personnels du Président, du Ministre des Finances et d’un certain nombre de leurs amis bien placés depuis 2012,  l’appareil de l’État, dévoué en quasi-totalité à la cause socialiste, se voyant opportunément utilisé. L’unique qui puisse se révéler assez niais pour soutenir le contraire c’est Bayrou! Pour lui pas de complot, que dalle, il croit à la rectitude des gens concernés et à l’indépendance de la Justice, le mec! C’est le seul qui assume le culot d’avancer pareille calembredaine… Toujours pareil « les cons ça ose tout… » un pur génie, ce Audiard!
Seulement voilà: Pénélope relève malheureusement du réel, le pognon du contribuable a bel et bien fini dans les poches des costards à cinq-mille balles de son époux. Et ça, pour s’en dépêtrer ce sera dur d’autant que le Franchouille est jaloux, envieux, près de ses sous, bref peu enclin à pardonner ce genre de comportement. Pour équilibrer le jeu autant que possible, il faudrait chercher quelques poux dans la tronche à Macroncron, retrouver les trois millions perdus de vue qu’il aurait gagnés chez Rotschild, éclaircir un peu ses dépenses de Ministre de l’Économie, regarder de plus près les dîners à Las Vegas, tout ça… Oui mais il conviendrait à cette fin de disposer des moyens d’investigation adéquats… ceux qui se trouvent entre les petites mains potelées de Hollandouille, vous voyez ce que je veux dire? J’espère me gourer, bien sûr, mais à mon humble avis Fillon c’est foutu…que voudriez vous qu’il fît contre tous ces salopards-là? Qu’il mourût? Ou qu’un beau désespoir alors le secourût?

Attendez,  je vous sors ça à cause du Traité de Rome, enfin de son soixantième anniversaire, vous voyez? Non? Bon, ça va, j’explique.
Le 25 Mars 1957 fut signé, à Rome, au Capitole, dans la Salle des Horaces et Curiaces, le traité qui fonda la Communauté Économique Européenne, autrement dit l’Europe des Six, le Marché Commun si vous préférez. Ce truc, qui devint au fil du temps l’Union Européenne, avait semble-t-il besoin d’un bon coup de boost, d’où l’idée de revenir en ce lieu éminemment symbolique pour signer, mais à vingt-sept ce coup-ci, une espèce de renouvellement de promesses, un peu comme feu Eddy-Barclay organisait en son temps des confirmations de mariage quand il commençait à en avoir ras la piste à mouches de divorcer juste pour convoler encore un nouveau coup.
Adoncques nos chefs d’états et de gouvernements Européens -Britanniques exceptés- se sont ils retrouvés hier, dans ladite salle des Horaces et compagnie, afin de signer une sorte de feuille d’émargement censée relancer l’Europe pour une nouvelle palanquée de décennies, sinon pour l’éternité -mais il convient de se méfier des ambitions démesurées, n’est il pas? Je ne saurais personnellement y trouver à redire, vu que les conneries symboliques, même si elles coûtent un peu cher, n’engagent à rien. En revanche j’apprécie le lieu, ça me rappelle plein de souvenirs et me fait remonter des tas de réminiscences (je suis Romaine hélas puisque  Horace est Romain- j’en ai reçu le titre en recevant sa main…) et ainsi de suite jusqu’au fameux morceau de bravoure de ce vieux con de Horace, déplorant que son dernier fils ait sauvé sa peau… jusqu’à ce qu’il comprenne, soulagé, que le petit rusé était parvenu à zigouiller successivement ses trois adversaires. N’y voyez cependant aucun parallèle avec la situation de Fillon, seul contre le Pouvoir et ses accessoires judiciaire et médiatique. Il aura du mal à courir assez vite pour les semer les uns après les autre, le pauvre pénélopisé, même s’il a pu démontrer, à tout le moins, une énorme capacité de résistance…le combat des voraces contre le coriace, en somme…

Allez, veuillez m’excuser et n’en passez pas moins une bonne semaine.
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

A quoi tiennent les choses…

Cette fois-ci on va pouvoir le prendre à la rigolade, vu qu’à part un énorme bordel dans le trafic aérien, l’affaire n’a produit qu’un seul mort, l’ordure d’agresseur. Un de moins, c’est toujours ça de gagné, ça va dans le bon sens. Mais bon, ne nous emballons pas, le triste sire présentait un profil tellement commun qu’il s’en trouve des centaines de milliers d’exemplaires par tout le pays. Neuf condamnations au casier judiciaire, soupçonné de « radicalisation » au point d’avoir fait l’objet d’une perquisition au début de l’état d’urgence…mais, et c’est là qu’on voit tout l’intérêt du truc, infructueuse la perquisition! Z’ont rien trouvé les poulets! Alors, bon, pas la peine de le surveiller particulièrement, le gus, d’autant qu’il se trouvait déjà sous contrôle judiciaire pour vol à main armée! Un garçon bien ordinaire, en somme. Français que plus c’est pas possible: né à Paris en 1978, parmi les tout premiers fruits du regroupement familial, merci les Giscard-Chirac! Une belle « Chance pour la France », voilà! Un chouette multirécidiviste musulman fanatique qui se balade en parfaite liberté, tire sur les flics et agresse une petite soldate pour lui piquer son fusil d’assaut – Joli pays où l’on confie aux femmes le soin de protéger la population les armes à la main (ouh, flûte, je n’aurais peut être pas dû l’écrire, ça…enfin tant pis, au point où j’en suis…)-  Dieu merci les collègues de la petite, vu qu’un militaire, même chez nous, ça dispose encore un peu du droit de tuer l’ennemi, n’ont pas loupé l’occase d’expédier le salopard au paradis d’Allah…où d’ailleurs ce corniaud, infoutu de dézinguer le moindre chien d’infidèle, devra se contenter d’un strapontin de troisième classe. Sous le nez, les soixante douze vierges! Même pas à la moindre pute paradisiaque il aura droit, ce con! Maladroit va! Si au moins tu t’en étais pris à des flics, jamais ils n’eussent osé te flinguer, pauvre cloche, avec les Juges qui n’attendent que ça pour les embastiller! En pareil cas, tu nous zigouillais facile une bonne douzaine de voyageurs et tu partais pour la félicité éternelle, andouille, faut réfléchir, un peu, avant de s’embarquer n’importe comment pour le Djihad! M’enfin!

Bien entendu, comme à chaque fois en pareille occurrence, le cirque médiatique installe illico son chapiteau. BFM TV, notamment, ressort ses baratineurs de choc, les spécialistes de mes deux, genre Feltzer, le retraité d’Air France, qui débitent leurs spécialisteries à la con alors même qu’ils n’en savent pas plus que vous et moi; les Cazevide-Le Roux-Bignolle qui se pointent à Orly histoire de faire le tour du propriétaire, serrer quelques paluches de troufions et autres poulagas; le bouffon-bouffi Hollandouille, enfin ce qu’il en reste, qui salue le courage des Forces Armées… Et Marine Le Pen, joliment inspirée, qui évoque un « Gouvernement dépassé, ahuri, tétanisé, comme  un lapin dans les phares d’une voiture« … sans compter qu’au fond ils n’en ont plus rien  à secouer, ces branquignols, dans un mois ils disparaissent de la circulation. Enfin pas tous, peut être, vous en avez, comme Le Driant, qui espèrent encore sauver leur maroquin grâce à la providence macronnesque… et aux costards de François Fillon. Tout cela n’aura pas empêché le Premier Ministricule, d’appeler Mme. Le Pen à un minimum de dignité. Il ne se voit pas en chef-lapin,même à titre intérimaire, le nabot!
En attendant, avec le palmarès qu’il trimballe, Cazevide, il lui serait loisible de fermer sa pauvre gueule et de s’occuper de finir les cartons. C’est sous son règne à l’Intérieur que tout s’est passé! A part Merah, le précurseur, le déchaînement de la violence islamiste en France c’est tout pour sa pomme à ce con. Vallsounet, lui, grosso-modo il s’est sorti de Matignon avec une victoire morale sur les dangereux extrémistes de la Manif Pour Tous et le K.O. technique de l’affreux Dieudonné, mis à terre en même temps que la liberté d’expression et compté dix, comme on dit autour des rings, avec la bienveillante complicité  de M. Stirn du Conseil d’Etat. L’emballement subséquent des assassins musulmans fanatiques, depuis les frères Kouachi jusqu’aux ignobles ordures du Bataclan et de la Promenade des Anglais en passant par tous les autres qu’on finit par oublier tant ils nous enfoncent dans une espèce de routine mortifère, restera à jamais comme le glorieux bilan du petit chapeauté chafoin… Ce n’est pas pour rien que Hollande l’a bombardé Premier Ministre, c’est le symbole du quinquennat, Cazevide! Le roi du coup foireux, le prince du loupé, l’empereur de l’impéritie verbeuse! A tel point que, pour se donner l’air moins couillon par comparaison, il a trouvé le moyen d’en coller un pire que lui sur le poste: Chicorée Premier, Prince de Beauveau! Fallait la faire celle-là. Comme l’écrivait si admirablement Audiard pour « Le Cave se rebiffe »: « tu le reconnaîtras facilement, s’il existait un mètre étalon de la connerie, il serait à Sèvres« !

Et voilà donc feu Zied Ben Belgacem, l’assaillant à la manque d’Orly-Sud, le brillant représentant de la deuxième génération, qui vient lui enjoliver la fin de mandat, à Bruno Le Roux, ça lui manquait un petit attentat Djihadiste! Fort heureusement celui-là s’est révélé aussi minable que le ministre en cause, complètement à côté de la plaque! Deux nullités qui se rencontrent, dont une gentiment allongée sur le pavement de l’aérogare… Grâce à deux braves petits soldats, il fait désormais partie des bons islamistes, Zied, les islamistes morts! Et Le Roux-Ston, lui, il conviendra bientôt de le ranger parmi les anciens d’un gouvernement dont nous n’eûmes jamais l’impression qu’il existât vraiment, celui de Cazeneuve Le Bref (dans tous les sens du terme), le mandataire-liquidateur de la présidence clownesque de Pépère-Culbuto!

Qu’est-ce qu’il lui disait, ce dernier à Trump, déjà, la semaine dernière? Ah oui, j’y suis, un truc du genre « Monsieur, en France, on ne tire pas sur les gens à tout bout de champs ». Putain, en l’espace de vingt-quatre heures, appréciez la démonstration! Entre le camarade Ben Belgacem hier et le petit lycéen de Grasse voilà guère plus de deux jours, ça flingue tout public et tout azimut, pire que Columbine! Les morts en moins mais ça c’est le coup de pot. Un fils d’immigré Tunisien et un enfant d’élu municipal ripoublicon transfuge du Front National… Aucun rapport? Mais si, le point commun c’est l’invasion… Seulement on ne vous le dira jamais parce qu’il faudrait alors expliquer ce qui se passe dans les Lycées, entre les élèves aborigènes, comme le Killian en question, et leurs petits camarades issus (des pieds) de l’immigration. Dans la mesure où il faudrait entrer dans le détail, évoquer des choses qui fâchent, le quotidien de l’Éducation Nationale, les petites « incivilités » courantes, les harcèlements, les coups vicieux dans les coins, les tabassages à dix contre un, les viols sympas de copains à copines, tout ça quoi, la « vie scolaire » comme ils disent. Alors forcément un jour ou l’autre il s’en trouve un qui craque, qui part en quenouille sans préavis et qui se met à tirer dans le tas, comme aux États-Unis, l’exemple vient d’en haut, c’est bien connu. On n’en parlera pas trop, donc, de cette histoire grassoise, pas la peine de mettre les braves-gens au parfum, c’est-y pas mieux comme ça?

Et puis, vous savez, tout ce merdier ne peut aller qu’en s’aggravant. Ce pauvre vieux pays s’en va en sucette, la chose est désormais certaine et cela ne peut qu’empirer. Regardez donc trente secondes la brochette de trous de balle qui prétendent se présenter à nos suffrages dans le cadre ridicule d’une présidentielle vérolée. Non mais vous vous rendez compte: quatre candidats d’extrême gauche, marxistes, trotskystes, maoïstes, chavezistes, tout y passe! Vous me direz, plus ils seront nombreux moins chacun d’eux recueillera de voix, d’accord mais tout de même, à notre époque ça fait un peu décalé, non?
Après, je vous passe les plaisantins style Cheminade, Asselineau, Lassale ou Dupont-Gnangnan, gens dont on se demande bien ce qu’il viennent foutre en pareille affaire; si le populo avait connaissance des réseaux pourris qui soutiennent ces sortes de candidats, peut être la révolte éclaterait elle enfin…non je vous rassure, je dis ça pour rire.
Restent les trois vrais candidats dont l’un porte tellement de plomb dans l’aile qu’on se demande bien comment il parvient encore à voler… Hélas il se pétera la gueule le  23 Avril prochain, laissant les deux heureux finalistes s’étriper dans la perspective d’un second tour qui s’achèvera deux semaines plus tard par la victoire d’un jeune homme, bien sous tout rapport, paraît-il, mais, en tout cas, manifestement dépourvu des caractéristiques indispensables au redressement du pays. D’aucuns pourraient encore croire au succès de Marine Le Pen. Qu’ils se rassurent: c’est mathématiquement impossible.
Nous continuerons donc à dégringoler, probablement de plus en plus vite, jusqu’à ce que les copains de nos chers criminels salafistes s’emparent du pouvoir pour ne plus le lâcher jamais. C’est curieux mais je pense que les costards du père Fillon nous ont bousillé la dernière chance qui pouvait nous rester d’échapper encore au désastre… A quoi tiennent les choses, tout de même!

A la semaine prochaine en espérant que le Printemps, au moins, sera au rendez-vous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Goràn Avaltàtric

Il est, tout au fond du bistrot, dans un recoin obscur jouxtant la porte des chiottes, une petite table bancale tristement accompagnée d’une seule et unique chaise, grisâtre et abandonnée comme un Fillon en liquidation judiciaire. C’est la place attitrée de Goran Avaltatric, le plus sombre et le plus solitaire des ivrognes du pourtour méditerranéen et de ses dépendances. Un Serbe, le mec, enfin d’origine. Arrivé ici en 63, évadé du chouette paradis marxiste de Tito…mais non, pas Titof, enfin, Tito, le Maréchal, quoi! Comment, que dites vous? Le Maréchal Pétain? Oh pétain de la Bonne Mère, mais ce n’est même plus de l’ignorance, ça, vous frisez la paraplégie cérébrale, faites gaffe! Bon, allez coucher! Laissez nous donc entre vieux, au moins, à nous autres, les souvenirs tiennent lieu de culture!
Il vient de temps en temps, Goran. Lorsqu’il débarque, sans jamais en décoincer une, il se traîne jusqu’à sa table personnelle, toujours vacante et disponible; nul ne songerait à la lui contester, non plus qu’un roturier-paroissien le prie-dieu de Madame la Comtesse à l’église du village… enfin, là aussi je vous parle d’un temps quasi-proustien où diversité et mondialisation n’existaient même pas à l’état de concept embryonnaire… je veux dire avant les smartphones, Twitter, Facebook et tout le toutim, pour ceux qui s’en souviendraient.
Une fois le Serbe assis (et non le serbassis(1), il s’agit juste d’un ablatif absolu, rien de plus) Thérèse lui apporte sa bouteille, également personnelle, de slivovitsa(2) avec un verre à moutarde, après quoi on l’oublie jusqu’à la fermeture. Il suffit alors de le réveiller et Goran se tire, du même pas traînassant et toujours dans le silence le plus hermétique. Un hochement de tronche en guise de salut et il disparaît dans la nuit, le mec, jusqu’à la prochaine; nul ne sait quand, y a pas de règle! Ce n’est pourtant pas faute d’avoir cherché les indices d’une quelconque logique, d’une routine algorythmée, d’une coïncidence directe ou pas avec les phases de la Lune, le retour des saisons, les apparitions périodiques de sauterelles, tampons ou autres termites… que dalle! Il revient quand il revient, le sieur Avaltatric, quand ça lui prend, voilà, aléatoirement… ou alors en vertu d’une horloge biologique réglée sur les ondulations telluriques Belgradoises, un truc dans ce goût-là…allez savoir…

Bref, ce matin, à l’heure du pastaga dominical, nous voilà tous réunis Derrière Napoléon histoire de commenter agréablement une actualité qui ressemble à un mur de pissotière tant elle se couvre d’obscénités au fur et à mesure des jours qui passent.
Et c’est en pleine péroraison de Maître Jean Trentasseur, scandalisé comme un curé du siècle dernier à qui on aurait conchié les burettes, par le culot des Fillonistes résiduels, lesquels osent mettre en doute l’impartialité des Juges, qu’une voix pâteuse au fort accent balkanique se fait soudain entendre depuis le fond crépusculaire de la grande salle.
-« Demande humble pardon, ces Monsieur…moi difficile comprendre situation à la con politique…juste plus savoir faire quoi pour voter dans bordel pas possible érection président… »
Nom de dieu, y cause! Nous voilà tous estomaqués par le scoop! Avaltatric qui rompt des décennies de mutisme! Vous vous rendez compte! Décidément depuis le Brexit et l’élection du camarade Donald, il se passe des trucs qu’on n’aurait même pas osé imaginer en rêve. On va finir par ne plus s’étonner de rien: on verrait la reine d’Angleterre esquisser un streap-tease, Jacques et Bernadette nous danser un tango torride ou François Bayrou devenir subitement intelligent, on n’y prêterait quasiment plus attention, je vous jure! Blasés, impassibles, indifférents à tout, pareils au stoïcien de ce brave Horace « si fractus illabatur orbis, impavidum ferient ruinae » (3)!
Encore plus stoïque que nous autres tous, c’est cependant Jean Foupallour qui se ressaisit le premier:
– » Caisse vous en avez à foute, M’sieur Goret, ça touche pas la Yougoslavie nos merdiers politiques, vous pouvez continuer à picoler tranquille, bilez vous pas… »
-« Goràn, scusez…et puis Yougoslavie fini depuis gros paquet temps, savoir vous? Maintenant Serbie libre et indépendant même si écrabouillé par Occidentaux amis des Musulmans…mais tout ça fini, oublié, on parle plus…sauf saloperie pour nous Kosôvo, mais bon, pas possible fabriquer goulash sans zigouiller bestiaux, pas vrai? Seulement aussi nationalité française 1982 depuis, moi, savoir pas? Alors vote comme citoyen d’ici et pas plus con qu’autre! Un homme une voix, comme dire chez nous…mais là comprends plus peau de balle, alors demande à vous, très forts analyse politique, je toujours entendre même si pas souvent capter cinq sur cinq.
« Impossible voter Marine, anticommuniste viscéral moi, beaucoup morflé quand jeune, dans pays mon… Et puis pas du tout apprécier Islam non plus, connaître oiseaux, dangereux comme pas soupçonner vous, couper couilles, arracher foie, crever zyeux, baiser femmes chrétiennes comme gorilles en rut avec plein foutre pour mettre enceinte…alors pas possible voter Macron, Hamon, Méchancon tout ça copain des Muz. Idée à moi, donc, Monsieur Fillon, bien élevé, propre sur lui, joli président comme tout! Et puis maintenant, tout le monde y pisse dessus pourquoi fait bosser gonzesse, Belsalope…enfin nom comme ça… Moi jamais vu couillonnade énorme comak, plus savoir quoi faire dans isoloir républicain! Vous comprendre, non? »

Nous comprendre en effet. Le doute l’habite comme nous tous. A l’exception toutefois de Maître Trentasseur, lequel, drapé dans sa dignité socialiste, fait l’article pour le petit Macrouillon.
-« Laissez donc tomber vos inquiétudes, Monsieur Bouftabite, venez rejoindre la jeunesse et le dynamisme alliés à la ferme clairvoyance qui caractérise le candidat du progrès bien compris. Votez Macron et oubliez vos haines! Nous combattrons à la fois le capitalisme borné et l’islamisme fanatique, en interdisant simultanément aux plus farouches des gauchistes tout accès à la moindre parcelle de pouvoir. Voilà ce que je vous propose et qu’il convient de faire. N’écoutez pas, s’il vous plaît, tous ces réactionnaire ici présents: ils n’ont à vous proposer que le renoncement et le chaos. Tandis que moi je vous dis: à votre santé, cher Monsieur Gorille! Thérèse, remettez donc une bouteille de vodka à mon ami et de la meilleure, c’est pour moi! »
-« Remercie très beaucoup excellence vôtre, rétorque l’interpellé…mais pas boire vodka moi! Vodka russe, je Serbe! En plus m’appelle pas je Gorille Bouftabite, nom à moi Avaltàtric Goràn, pas confondre…et puis petit trou de cul pédé pas du tout aime-je, grand piège à cons me semble et je pas assez idiote pour laisser niquer moi, scuzémoi! »

Il l’a vexé, dites donc, ce connard de Trentasseur! Sans compter qu’il a ses idées l’ex-taciturne, on ne la lui fait pas! Et du coup c’est le vieux Maurice qui reprend le crachoir au vol.
-« T’as raison, Goran, te laisse pas faire! En politique ou on se fait sa propre idée ou on se fait couillonner… Tu me diras, l’un n’empêche pas l’autre. Tiens, moi par exemple, voilà soixante ans bien sonnés que je vote et autant que je l’ai dans le pétrus. Soit que le peigne-cul pour qui j’ai voté m’a pris pour un con, soit qu’il s’est fait battre à plate couture. Alors j’ai fini par me faire une raison, je vote pour celui -ou celle- qui emmerde un max de monde…tout en sachant très bien que ce faisant je marche encore dans une combine visant, l’air de rien, à en faire élire un autre. Mais que veux tu, mon pauvre vieux débris, c’est la démocratie, ça, personne n’y peut rien!
« Et là, tu vois, l’esprit de contradiction qui me caractérise, me conduit à soutenir l’autre pignouf de Fillon. Moi, les mecs qui se retrouvent seuls contre tous, ça m’a toujours branché, surtout quand ils possèdent un minimum de burnes. Il en trimballe deux grosses le type! Faut dire aussi qu’il n’a plus rien à perdre. Seulement, face aux rats qui s’échappent en hordes du navire, face aux ennemis qui se marrent doucement en assistant au naufrage, il fait front, il résiste. Pendant que ceux qui lui léchaient goulûment tous les accessoire y a pas un mois, le poussent dehors à grands coups de pompe dans le derche, lui il fait venir une chiée de couillons pour remplir l’esplanade du Trocadero et il essaie de donner l’impression qu’il résiste avec l’énergie d’un désespoir bien maîtrisé.
« Alors quand je vois ce gus, ni plus ni moins malhonnête que n’importe lequel de ses collègues, pourchassé par les juges rouges qui ont décidé de lui faire la peau -au même titre que Sarko lorsqu’il était encore dans la course et à qui ils foutent maintenant une paix ségolènesque- quand je vois ses anciens potes qui veulent lui substituer Mohamed Ali, là, le bordelier de Bordeaux dont personne ne veut, hé bien je marche avec lui, voilà! Je vote Fillon s’il est encore là en Avril, ce dont je doute, malheureusement… En tout cas si les Ripoublicons ont le culot de remplacer un mis en examen par un repris de justice, non seulement ils vont se rétamer la gueule mais encore ils se déconsidèreront totalement vis à vis des quatre millions et demi de gogos qui ont raqué quatre Euros pour s’emmerder à aller voter à leur primaire de mes baloches! Après, tu fais ce que tu veux, camarade Sustapine, mais moi je vois les choses comme ça. »
-« Je pas Sustapine, fait le Serbe un peu saoûlé, appelle je Avaltàtric Goràn! »

Bon qu’est-ce qu’on y peut, me dis-je en finissant mon ultime Ricard, nous devrions selon toute probabilité nous farcir un quinquennat Macron -deux dans le pire des cas- tout a été combiné pour et je ne vois pas comment l’affaire pourrait louper. Comme dit Maurice chacun fera un peu comme il voudra. En tout cas nul ne saurait blâmer le citoyen pêcheur du 23 Avril prochain vu que mettre ce jour là un bulletin dans l’urne ça revient à souffler dans un violon, et je reste poli. Et la France dans tout ça? Eh bien elle continue de plus belles à partir en couilles… c’est la démocratie qui le veut, pas vrai?
Au fond, il se complique la vie pour pas grand chose, Goran Avaltatric, en réalité il n’y a rien à comprendre, il y a juste à subir.

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1)Serbassis: démon chef de légions, une sorte de centurion des Enfers.

(2)Slivovitsa: alcool de prune des campagnes serbes, la vraie cogne 80°!

(3) »Si fractus illabatur orbis impavidum ferient ruinae » vers d’Horace qui prétend que le stage stoïcien resterait impassible même si le ciel lui tombait sur la gueule. Pour nous faire marrer mon vieux prof traduisait par « il n’est pas vide, il ne fait rien qu’uriner », c’est sans doute pour cela que je m’en souviens encore.

On l’a dans le Fillon!

« Holy shit! me fit judicieusement observer Hank Hulley, il ne se passe pas un jour depuis le début des primaires en 2015, sans que les media tous ensemble ne cognent à bras raccourcis sur Don la Tignasse, dis donc! J’ai regardé par curiosité, y aurait de quoi écrire des volumes. Et depuis qu’il est devenu Président des États-Unis, non seulement ça n’a pas cessé mais encore ils bastonnent de plus belles, ces bloody-bastards, incroyable! On aurait pu penser qu’ils respecteraient au moins la Fonction, que le patriotisme l’emporterait sur l’esprit de vengeance et le gauchiardisme viscéral de tous ces sons of a bitch; eh bien non, jamais de la vie, ils veulent sa peau à l’albinos, sa tronche, ses couilles, son scalp, tout je te dis! Et ils n’arrêteront que le jour où ils lui joueront le coup de l’impeachment, comme lorsqu’ils ont liquidé ce pauvre Nixon, dont on ne saura jamais, soit dit en passant, s’il n’aurait pas été un petit peu victime d’un coup monté par tous ces motherfuckers de journalistes of my ball-sack!
« Alors tu sais, old geezer, il y a une bande de scumbags milliardaires, qui dépense des fortunes pour contrer systématiquement toutes ses initiatives, au carotty-hayred! C’est comme ça qu’ils l’ont baisé sur le décret anti-muslimmigration, avec la complicité des fucking judges nommés par les Bien-Pensants! Une armée d’avocats, tous plus chers et plus vicelards les uns que les autres, ils ont engagé, et ces poobags se font les goldy balls avec cette combine à pétrole! Nous autres on a voté, pas vrai? Sur un programme clair et précis, t’es d’accord? Et on a gagné, goddamit!à la régulière et sans contestation possible! D’ailleurs ils n’ont pas contesté, personne n’a contesté, il l’a écrabouillée, la meuf à Clinton, comme une merde, voilà! Eh bien jamais de la vie, ne crois pas ça! Il est élu d’accord, mais pas par le Suffrage Universel, rien à voir! Qu’est-ce tu crois Benoît? L’élection de Clinton nous la devons à Putin, Vladimir parfaitement, avec l’aide du Directeur du FBI, en plus! Voilà ce qu’ils viennent te sortir, ces pédés, avec la bénédiction de Bill Gates, de Mothersucker, là, celui de Facebook et l’appui inconditionnel de tout Hollywood, à l’exception notable de Clint Eastwood, lequel se retrouve, depuis lors, réputé gâteux, alzeimerisé à bloc et financé par le Ku Klux Klan de surcroît: il ne s’en relèvera jamais, le poor lonesome old Cow-Boy, il ne lui reste plus qu’à la jouer comme votre obèse de choc, là, Dipardiou…demander l’asile politique à la Russie!
« Pour résumer, chez nous c’est la guerre. La guerre entre les seigneurs qui pensent correctement et les saletés de tarés abrutis qui marchent avec le Président. Voilà ce qui se passe quand on ne vote pas comme il faut! Nous aurions élu un bon républicain, genre couille-molle comme Mc Cain, à la rigueur ça passait. Mais un trublion facho-réac: non! No way, ce n’est plus de la démocratie, ça, vu que ça fait horreur aux Démocrates! Tu te rends compte, ce type à le culot de vouloir empêcher les Djihadistes de venir chez nous; le front de construire un mur pour arrêter l’invasion des latinos qui déferlent avec l’intention bien arrêtée de nous tondre la laine sur le dos; et, pour faire bon poids, la vacherie de mettre en cause l’exemple d’une France ouverte à tous les vents pire qu’une pissotière et qui ressemble désormais à un gigantesque bordel arabe! Alors, pour bien leur faire comprendre qu’il les emmerde tous, Trump, il va les laisser faire leur Gala des Correspondants de la Maison-Blanche entre gens de bonne compagnie, sans lui quoi, de toute façon elle est devenue trop blanche pour eux, la maison.
« Qu’ils aillent donc se faire foutre, tous autant qu’ils sont: les media, Hollywood, les Bobos de New York et de San Francisco, en compagnie de tous les condegôches du monde entier qui nous pissent dessus sous prétexte qu’on aurait misé sur le mauvais bourrin. L’Amérique profonde a dit ce qu’elle avait à dire et elle espère une seule chose: que son malotru de big-boss fasse le job comme il l’a promis et en se foutant comme d’une guigne de tous ces dirty fagets qui l’ont morflée, que ça leur plaise ou non, deep into the asshole! »

Furax l’Amerloque, pas vrai? Mais somme toute il aurait peut être un peu raison, non? Qu’est-ce que c’est que cette dictature de droit divin qui édicte des codes de bien-pensance et qui châtie les contrevenants comme Allah les irrespectueux du Coran? Bizarre, non? On entend plein de cloches, il y aurait même pléthore, mais un seul et unique son, celui de l’orthodoxie politiquement correcte.
Chez nous c’est vrai aussi mais en beaucoup plus subtil.
Vous avez des media, gentiment blottis entre les douces mains de discrets personnages bien planqués en coulisse, de petites choses comme Le Monde ou BFM TV, entre autres, et qui vous distillent artistement un poison au goût si délicieux qu’il faut avoir vraiment l’esprit mal tourné pour ne s’en point délecter.
Souvenez vous, les Primaires de Droite, vous savez quelques jours avant le premier tour, quand après avoir fait mine de nous vendre Juppé, ces chers media se sont mis tout soudain à faire l’article pour Fillon. Et du coup, tiens, on a voté Fillon! Même moi, pas plus malin que les autres, au second tour il fallait bien éliminer le camarade Ali, pas vrai? Et du coup, vous avez trois millions de gogos qui se sont précipités tous seuls dans la nasse! Comme des écrevisses dans une rivière de Transylvanie (y a plus que là qu’on en trouve en quantité, allez savoir pourquoi)! Ensuite il ne restait qu’à refiler le bébé à ce brave Canard, toujours prêt à niquer la Droite dans les grandes occasions, et l’affaire se trouvait pliée: un boulevard pour Macronibus! Fillon! Le plus vérolé de tous, ils nous ont fait choisir ces enfoirés, comme ça pas de problème le plan fonctionnait à la perfection, et sans risque! Dans un monde honnête on aurait fait péter Pénélope avant les Primaires, voyez vous… mais bon, honnête et Monde, dans ce pays, ça fait plutôt mauvais ménage.
Et nous voilà donc parfaitement couillonnés, bananés, bloqués, truandés, grugés et, par dessus le marché complètement désorientés. Pas de « plan B », comme ils disent ces salopards et le choix, au premier tour, entre, d’une part, voter Fillon malgré tout, sachant qu’il possède à peu près autant de chances d’atteindre le second que votre serviteur de gagner le prochain, de Tour (Tour de France veux-je dire), et, d’autre part, glisser dans l’urne le bulletin de Marine, garantissant ainsi, le 7 Mai prochain, l’élection triomphale du petit protégé de ces messieurs-dames. Bien joué, non? Un montage tellement parfait, un si bel exemple de démocratie appliquée, qu’il sera je l’espère enseigné pendant des siècles dans toutes les écoles de science politique.
Il ne leur reste plus, désormais, à nos maîtres à penser de l’ombre, qu’à démolir systématiquement le candidat pénélopisé, histoire de bien enfoncer le clou et parallèlement, à faire semblant de combattre bec et ongles la mère Tapedur du FN, tout en lui servant la soupe en sous-main pour enlever des voix à Fillon. Qu’elle se maintienne solide en pole position la gravosse…on sait qu’un Grand Prix se gagne la plupart du temps dans les stands… Et d’ailleurs, qui c’est-y la seule chaîne qui diffusait le meeting nantais de la fifille à Jean-Marie, cet aprèm’? Eh oui, BFM TV, parfaitement, une autre façon de dégager la voie de l’Elysée pour le petit Manu, le nouveau pote de Bayrou!
En voilà un tenez, le terreux béarnais, avec son air niais et sa parole hésitante, qui aura, sa vie durant, trouvé son picotin dans tous les râteliers possibles! Balladur, Chirac, Ségo-la-Pintade, Hollandouille et maintenant Micron! Un véritable Arlequin (qui serait con comme un panier), un caméléon de basse-cour, le roi du louvoiement politicard! Oh, bien sûr, il ne pèse plus grand chose, quelques vieux électeurs-ventre-mou encore plus mous du bulbe… mais bon, à cheval donné on ne regarde pas les dents, pas vrai? Et puis il se contentera de ce qu’on voudra bien lui refiler, trois ou quatre circonscriptions plus ou moins prenables, peanuts, en somme. En même temps il amorce la pompe, l’ours cavernicole des Pyrénées! Beaucoup de Socialos, à l’image de Caresche, l’homme à tête de suppositoire, envisagent de quitter le navire marxiste du camarade Benoît, le grand rival de François pour la dernière place du podium…la troisième! Et maintenant cette vieille guédoufle de Borloo qui commence à pointer le bout de son mufle vers la mangeoire à Macroncron…à croire qu’il entame une collection de has-been ringards bons pour les caves du musée, le futur petit président de mes deux, un connaisseur, le mec, surtout qu’ils les aura tous à bon marché. Cela dit, pour un trader il la joue petit bras, ce genre d’article ne risque guère de prendre de la valeur, vous pouvez me croire, les Bayrou-Borloo, ce n’est pas du spéculatif…même pas du décoratif, encore moins!

En conséquence, mes chers amis, je me trouve au regret de vous le confirmer: le piège s’est bel et bien refermé et nous n’en sortirons que macronisés jusqu’à l’os. Et très franchement, il faut le reconnaître parce que le fair-play fait partie de la bonne éducation, il s’agit là d’un coup de maître, chapeau les artistes! A l’instar des électeurs amerloques de la mère Clinton, comme dit Hank qui sait de quoi il parle, nous l’avons deep into the asshole…
En bon français: on l’a dans le Fillon!

Allez, bonne semaine quand même…et puis vous savez, il ne faut jamais désespérer de la Divine Providence…
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

De profundis Macronibus

Vous le connaissez, Jean Foupallour, il ne s’agit pas du genre de mec qui laisse les copains éponger les tournées sans participer. Tout au contraire il a toujours fait preuve en la matière de l’inépuisable énergie qui caractérise le pilier de comptoir, convaincu des multiples vertus que possède toute boisson alcoolisée consommée sans la moindre modération… Et cependant aujourd’hui il carbure au Vichy, Jeannot! « Cherchez l’erreur » comme dit l’ami Grauburle, un peu scandalisé devant une attitude aussi insolite, surprenante et même irresponsable. Pochetron ça implique des obligations: il faut tenir son rang, que diable, surtout ne pas déroger sous peine de déchéance! L’aristocratie bistrotière possède son code d’honneur et elle y tient, vous pouvez me croire, et ce n’est pas Derrière Napoléon (1) qu’on va commencer à laisser de telles valeurs s’en aller à vau l’eau, comme le premier gouvernement français venu l’intérêt bien compris du pays.
Toujours attentive à la santé de sa clientèle enracinée, la brave Thérèse, derrière son vieux comptoir à la patine séculaire, ne manque pas de s’inquiéter d’une éventuelle saloperie genre cirrhose, susceptible de mettre un terme prématuré au relations amicales qu’elle entretient depuis des décennies avec l’olibrius en question. L’hypothèse apparaît d’autant plus crédible qu’elle se révèle en parfaite adéquation avec le look du camarade Foupallour, lequel, maigre comme un stockfisch de la Rue Pairolière, trimballe cependant un durillon de comptoir à faire péter les boutons de sa chemise distendue. « On dirait une ficelle avec un nœud » comme disait je ne sais plus qui à propos d’une nana squelettique enceinte de huit mois! Sans parler d’un teint à la Omer Simpson révélateur d’un foie plus accoutumé à filtrer le pastaga que l’eau minérale, fût elle naturellement gazeuse.
« C’est pas ça, les amis, nous rassure illico l’intéressé, moi ça va, mais on ne peut pas en dire autant de mon permis. Figurez vous que l’autre jour j’avais pris la bagnole pour aller faire trois courses à l’hypermarché, vous savez, histoire de soulager un peu bobonne vu qu’elle commence grave à donner de la bande, et v’la-t-y pas qu’elle m’appelle au téléphone pour me dire qu’elle avait oublié de marquer les croquettes du chat sur la liste! Moi, vous savez, j’ai déjà du mal à faire une seule chose à la fois, alors téléphoner et conduire ça me fait trop, forcément. Du coup, le putain de feu rouge qui se pointait juste pour me faire chier je ne l’ai pas vu…et les deux saloperies de motards planqués derrière non plus, naturellement! Bref, je ne vous fais pas un dessin, feu rouge oublié plus téléphone, déjà, ça va chercher vachement plus loin qu’un simple tabassage de flic par petit « jeune » contrôlé sur la voie publique. Seulement, en plus, les cognes ne loupent jamais pareille occase de vous faire souffler dans leur merderie de ballon…et ceux là, ils ne l’avait pas oubliée leur machine à niquer les ivrognes, comme notre vieux pote Rouquidant(2), vous vous souvenez… ah le brave homme! »
Il en a les yeux tout humides de l’évocation, Jeannot, ce qui ne l’empêche nullement, après une gorgée de Vichy suivie de la grimace y afférente, de nous conter la suite: l’éthylomètre, évidemment vira au rouge, d’où prise de sang et, coup de pot faut reconnaître, vu qu’on se situait même pas à neuf heures du matin, dose à peine supérieure au plafond autorisé. Un vrai miracle! Les poulets l’ont laissé repartir mais son permis, par le fait, ne tient plus qu’à un fil. Alors comme tout à l’heure il s’en va rendre visite à sa tante, laquelle frise les cent ans tout en vivotant dans un bled de montagne à soixante douze bornes d’ici, eh bien il boit de l’eau, Jeannot! Voilà à quoi nous en sommes réduits de nos jours avec toutes les ligues de mes deux contre la « violence routière ». Bon d’accord, c’est vrai, au volant il représente un danger public pire que Mesrine en son temps, mais à jeun ou bourré comme un cochon c’est du pareil au même…voire pire, vu que la soif ça le déconcentre!
Le vieux Maurice, lui, l’aventure de ce pauvre Jeannot le met au comble de l’excitation!
« Dis donc, encore heureux que tu ne l’avais pas volée la bagnole, sans quoi tu faisais carton plein! Mais bon, faut quand même pas pousser, elle n’a rien d’autre à foutre, la flicaille, que de courir après les vieux soiffards qui roulent à quarante à l’heure maxi dans leurs guimbardes du siècle dernier? Un gus comme voilà Jeannot, c’est sûr qu’il carbonise un peu les feux de signalisation mais ce n’est tout de même pas grand chose à côté de ce qui se passe dans les banlieues, merde! Là bas c’est pas les feux qu’ils crament, ce sont carrément les flics! Mais pour les poulagas à moto, pour sûr que c’est plus paisible de courser le Foupallour plutôt que Mohamed et Mamadou dans leur repaire! Et regardez un peu l’autre petite tarlouze, là, le Macron de ces messieurs-dames, z’avez vu? Lui histoire de dire un truc il prévoit de remettre la « police de proximité » dans les quartchiers sans-cible! La police de proximité! Y en a vraiment, je vous jure! Elle va bricoler quoi la police en question, hein, je vous le demande? Ben moi je vous le dis, au mieux elle va jouer au foot avec les petits nenfants pas encore en âge de faire la chouffe à l’orée des cités, au pire elle va participer comme tout le monde au trafic de stups en garantissant, par son autorité déléguée, la tranquillité du commerce. En revanche on voit mal comment ils pourraient envisager de jouer les shériffs, les bourres de proxo, vu qu’à la première tentative ça aboutirait à des funérailles solennelles en présence du présidenticule Macroncron soi-même… Avec des idées comme celles-là, on pressent qu’il va pisser loin, le règne à Manu Belle-Gueule, y va nous résoudre l’insécurité par l’absurde, comme on lui a appris à Polytechnique, vous allez voir… et le reste aussi, m’est avis: comme perspectives, avec ce zigomar on est blindés!
« Et attention, hein, vous l’avez entendu, l’autre jour à Alger, ce merdeux? Crimes contre l’humanité qu’il a dit le mec en parlant de la colonisation! Crime contre l’humanité! Non mais les couilles m’en tombent dans les souliers ma parole! Avec les copains, quand on se farcissait les Fellouzes dans les Aurès, jamais on aurait imaginé une saloperie pareille! Il était même pas encore dans le slip de son papa, le petit connard, qu’on se faisait enterrer dans le sable avec la bite dans la bouche après que les charmants ancêtres de nos petits beurs tueurs de flics, nous aient sorti les yeux des orbites avec une petite cuiller! Crime contre l’humanité! Pédé va! Je ne parle pas des sub-sahariens, vu que là je ne sais pas trop; en revanche les copains d’Algérie, je vous les garantis sur facture, en fait de crimes contre l’huma ils ne craignent personne, ceux-là. Et je ne vous parle même pas des emmerdements qu’ils nous ont causés à longueur de siècles, quand ils débarquaient sur nos côtes, à ramasser des pauvres types et des gonzesses en vue de les vendre comme esclaves dans leur saloperie de bled! Pour les arrêter on n’avait trouvé que la colonisation: on faisait peut être suer le burnous mais au moins on sauvegardait la tranquillité chez nous… Et je vous ferai respectueusement remarquer que les tuiles ont recommencé à nous tomber sur la gueule en averses tropicales depuis la décolonisation. Vu qu’aujourd’hui, carrément, les colonisés c’est nous, faudrait peut être qu’il se remette les pendules à l’heure, le futur président de mes deux, qu’il regarde un peu où il met les pieds avant de foncer, ça lui éviterait des soucis…
« Sans compter que par dessus le marché, il se fout ouvertement de leurs gueules, aux Pieds-Noirs! « Je vous ai compris » il leur a sorti, hier, à Toulon! Non mais vous vous rendez compte! Comme Charlot Gros-Pif quand il les avait sodomisés à sec et sans vaseline! Faut le faire ça, tout de même! La provocation portée à ce niveau-là, de deux choses l’une, c’est soit de la connerie supersonique, soit du grand art… J’inclinerais plus volontiers vers la première hypothèse mais je peux me gourer… Et c’est ce morpion qu’on veut nous refiler en Mai prochain! Alors moi je vous le dis, on était déjà au trente-sixième sous-sol, ben là va falloir commencer à creuser, y a de l’ouvrage en perspective!
« Mes amis, cul-sec à la santé des cons qui votent! Et tu nous remets une tournée, Thérèse, en mémoire de mes potes criminels contre l’humanité, torturés, mutilés et massacrés par les Fellaghas!
« Allez, avec moi, tous en cœur: de profundis, Macronibus, lalalalalalalalalalala, lala… »

Bonne semaine à tous, n’écoutez pas trop les media…

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Le système WordPress m’ayant privé de toute possibilité d’insérer des liens, je vous renvoie à mon lamentable ouvrage « Derrière Napoléon » que vous trouverez tout en haut de la page, ou bien encore, à droite sous la rubrique « PAGES », suffit de cliquer.

(2)Le jour où, saouls comme des bourriques dans la 4L de Grauburle, nous tombâmes sur le Brigadier Rouquidant qui avait oublié les éthylomètres à la caserne (Derrière Napoléon-Chapitre IX)

Matraquage

Ah, si vous aviez connu le Carnaval des années cinquante-soixante! Un joyeux boxon dans toute la ville, le populo par milliers qui défilait joyeusement, des zigotos déguisés un peu n’importe comment, des jeunes pas très recommandables qui coursaient les filles en vue de leur faire bouffer des confetti à poignées, des corsi bigarrés truffés de fanfares déconnantes et de grosses têtes aux évolutions erratiques, rivalisant de grotesque avec les énormes chars tout coruscants de carton pâte bariolé. Le tout baignant dans la bonne humeur pépère des braves gens qui mettaient l’occase à profit pour se lâcher un peu avec, bien souvent, l’assistance propitiatoire des bouteilles de cancaron (1) dont les cadavres innombrables débordaient des grosses poubelles en tôle étamée .
Par la suite, bien sûr, au fur et à mesure de la diversification des populations, l’évènement a progressivement perdu en spontanéité, pour devenir enfin ce qu’il est aujourd’hui: un exercice convenu, confiné au périmètre hyper-sécurisé de la Place Masséna et tout juste bon à donner le change aux troupeaux de vieux touristes blafards déversés par cars entiers dans des tribunes soldées à prix de gros. Il apparaît bien évident que le danger potentiel résultant des dizaines de milliers de « Chances Pour la France » qui grouillent dans les faubourgs de la ville, ne saurait nous autoriser à festoyer sereinement à l’instar de nos chers ancêtres. Le 14 Juillet dernier l’a prouvé de la manière la plus magistrale: ces petites joyeusetés bien de chez nous sont désormais à classer sans suite dans nos mémoires incertaines de vieux kroumirs.
Quel dommage, dites vous? Oui, j’en conviens, mais reconnaissons toutefois qu’on ne peut pas avoir le beur, la religion du beur, et les gaités de la vie d’avant! Il fallait y penser bien plus tôt, voilà plus de quarante ans, lorsque Giscard et Chirac, à peine constitués en couple exécutif promis à un divorce aussi rapide que conflictuel, décrétaient le « regroupement familial ». De Gaulle, autant que Pompidou, résistant aux pressions constantes d’une Gauche peut être encore plus hermétique au bon sens que celle d’aujourd’hui, refusèrent fermement de se laisser embarquer dans l’aventure invasive qu’on cherchait à leur imposer. Nos deux fringants petits nouveaux, sous prétexte de changement modernisateur, ne manquèrent pas, sitôt les élections bouclées, d’ouvrir tout grand les robinets du remplacement de population. On savait bien, pourtant, que les Maghrébin de l’époque croissaient et multipliaient dans des proportions hallucinantes, les familles de douze enfant et plus étant monnaie courante et bien connues notamment des services de la Sécu, lesquels crachaient déjà aux bassinets des petits papas immigrés. Mais qu’importe l’invasion pourvu qu’on mette un terme à la « misère sexuelle » de ces derniers! Que tout ce petit monde débarque chez nous, on se poussera un peu et la France retrouvera un dynamisme démographique qui s’émoussait grave depuis la fin du baby-boom! Sans parler du fabuleux enrichissement culturel qui devait à l’évidence en résulter… Alléluia les choux sont gras! Et c’est ainsi que le tsunami commença pour de bon… si vous buvez la tasse aujourd’hui, au moins savez vous à qui vous le devez!

Tout naturellement, depuis le milieu des années soixante-dix, la flotte passée sous nos jolis ponts a du mal à rivaliser avec l’ampleur de la marée humaine qui nous a déboulé dessus. Les chouettes cités H.L.M. dont nos politicards se montraient auparavant si fiers, évoluèrent très rapidement en territoires réservés aux immigrés, les infortunés européens qui y vivaient heureux jusque-là se voyant fortement incités au départ, en raison notamment d’un décalage civilisationnel insupportable. Ainsi, depuis la survenance, au sein desdites cités, des nouvelles générations de petits français généralement bi-nationaux et de plus en plus hostiles à leurs concitoyens aborigènes, une population spécifique s’est constituée, avec ses mœurs, son langage et ses lois propres, désormais suffisamment forte et nombreuse pour se trouver en mesure de damer le pion à l’État. Les « jeunes » d’origine maghrébine forment le noyau dur de cette nation concurrente, les sub-sahariens, généralement musulmans, gravitant autour de ces derniers en orbite basse, les Antillais et les « petits blancs » résiduels apparaissant en quelque sorte comme les métèques des précités, tenus de faire leurs preuves pour se voir tolérés.
Par surcroit, les complexes nourris par nos soi-disant élites depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ont conduit celles-ci à considérer le simple constat ci-dessus évoqué, comme haïssable, voire pénalement condamnable en vertu des lois particulières votées contre « le racisme » par un parlement inféodé aux tenants de l’immigration bienfaisante. Dans un tel contexte les media de masse, totalement noyautés par ces derniers, n’ont cessé de mener une guerre sans merci aux lanceurs d’alerte qui tentaient de mettre en évidence les risques liés à l’invasion. Le « racisme anti-immigrés » se trouvant constitué en mal absolu, malheur à qui s’en verrait accusé par le tribunal médiatique. Durant quatre décennies, non seulement la France, mais également l’Europe et même l’Occident dans son entier, ont vécu sous un véritable matraquage publicitaire destiné à promouvoir l’immigré, vaguement regardé -sans le dire- comme le « bon sauvage » à la Rousseau, victime expiatoire de la méchanceté de nous autres, les sales néo-colonialistes inavoués. Sous un tel matraquage et la sourde terreur qui en découle, impossible de maîtriser l’évolution d’une situation dont on voit bien aujourd’hui le piège mortel qu’elle représente pour nos pays et singulièrement pour la France qui est la plus gravement frappée par le phénomène.

Alors quand par hasard la matraque change de mains et quand le matraquage s’applique au fondement d’un « jeune » de banlieue, le grand scandale éclate et l’émeute -légitimée par le diktat médiatique- le suit de près. Et nous avons l’affaire Théo!
Cette histoire à la con dont nous savons à peu près comment elle a commencé, tout en étant bien incapables d’en prédire la fin, n’est jamais que le dernier produit en date des quarante années de masochisme élitaire ci-dessus évoqué. Théodule, ou Théodore, on ne sait pas trop, garçon de bonne famille antillaise contrainte par les duretés de la vie caraïbe à s’exiler en Métropole, aperçoit tout à coup, à quelques encablures de sa déambulation, un contrôle de police. Les contrôlés étant, bien entendu, des petits « jeunes » de la cité de Théo, ou de Dudule, si vous préférez… d’ailleurs moi je préfère, alors comme je fais ce que je veux, à partir de cet instant, que cela vous plaise ou non, on va l’appeler Dudule, ce garçon, voilà!
Cela étant acté, le contrôle se passait mal, vu que les poulets s’obstinaient à vouloir contrôler alors que les jeunes gens manifestaient avec violence une intention rigoureusement contraire. A cette vue, le sang de notre Dudule ne fit qu’un tour et il s’en alla, fort courageusement, se mêler à l’altercation afin de prendre la défense des ses petits camarades injustement agressés. Mal lui en prit, car nos saloperies de flics eurent alors la malencontreuse idée de tenter de contrôler aussi la sienne d’ identité, à ce brave Dudule… De facto, après la fuite des petits jeunes bien heureux d’une aubaine qui leur aura évité une fouille au corps susceptible de déboucher sur une perte de temps devant un juge admonestateur, l’affaire tourna à l’arrestation musclée de notre héros. Alors, hic jacet lepus, Dudule, grand balaise n’étant pas homme à se laisser maltraiter fût-ce par des représentants de l’Ordre -surtout, même- commença à distribuer beignes et gnons tout azimut, ce qui entraîna l’ennemi à riposter grave. A un contre quatre, en dépit de son exceptionnelle vigueur, Dudule ne pouvait que succomber sous le nombre à l’issue d’une résistance héroïque. Et c’est au cours de cet affrontement bref mais violent que l’arme de l’un des roycos devint momentanément la grosse matraque à Dudule, vu que ce dernier hébergea un instant l’objet, paraît-il, au plus profond de son intimité. Que se sera t-il passé exactement, ne comptez pas sur moi pour vous le dire, je n’y étais pas, Dieu merci. En revanche l’Inspection Générale de la Police nationale, dont la mansuétude à l’égard des flics épinglés n’est toutefois pas la qualité première, conclut à une sodomisation accidentelle, sans doute liée aux paroles proférées par Dudule dans le feu de l’action: « ta matraque je m’assois dessus! » Là-dessus -enfin si j’ose dire- la résistance de Dudule fléchit, ce qui se comprend aisément et les volatiles purent alors lui passer les menottes et l’embarquer au poste. Comme un vulgaire malfaiteur!
Il fallut cependant se rendre à l’évidence, le troufignard de notre jeune ami avait passablement souffert de l’aventure, ce qui conduisit le commissaire à le confier au corps médical, mieux à même que lui de pallier les conséquences de cette sorte de bobo. A l’hosto, le jeune garçon raconta l’affaire à sa façon, les folliculaires commencèrent à s’y intéresser et, ce qui n’était jusque-là qu’une banale altercation de quartier, vira très vite à l’affaire d’état. Les télés publièrent une vidéo de l’arrestation, et bien qu’on n’y vît nullement le coup de la grosse matraque à Dudule, se mirent illico, dans un assourdissant concert médiatique, à hurler au viol, à dénoncer les violences policières et à réclamer justice pour Dudule, enfin pour Théo. Ce qu’entendant, l’ami Culbuto, n’ayant plus grand chose à foutre, se précipita au chevet du jeune homme… on prétend même qu’il lui aurait apporté un tube de vaseline, à toute fins utiles, pour une éventuelle prochaine fois… En tout cas on notera surtout qu’il n’en rate pas une, Pépère, il fonce et réfléchit après, comme pour Léonarda…il y en a que l’expérience n’enrichit pas, il n’écoute toujours que son petit cœur, le cher Homme. Plait il? Comment dites vous? Ah, non, l’histoire ne dit pas si pour gagner du temps il s’est vraiment rendu à l’Hôpital sur son scooter, je crois qu’il s’agit là d’une rumeur invérifiable.

Et voilà, donc! Depuis lors le matraquage médiatique n’a pas cessé une seconde et, profitant de la lumière aveuglante du gros projecteur, la banlieue s’embrase, l’émeute gronde à Bobigny et les cités sans-cible semblent en passe de nous refaire 2005. Observons seulement que tout ce qui compte dans ce pays, jusqu’au plus haut sommet de l’État, n’a eu de cesse de considérer a priori le jeune homme comme victime des violences policières. Le fait -avéré- qu’il ait attaqué des flics en service, ses refus d’obtempérer, sa rébellion manifeste contre les Forces de l’Ordre, les coups qu’il a portés aux poulagas, toute ces choses-là ne comptent en aucune façon. Dans ce pays, toute racaille dispose du droit d’agresser la Police, alors que réciproquement celle-ci a le devoir de se laisser faire sans protester. Seuls les honnêtes-gens restent tenus de respecter un tant soit peu les représentants de l’Autorité Républicaine… ce qui explique surabondamment pourquoi cette dernière part complètement en quenouille!

Et vous voyez, vous, par dessus le marché, Macron Président? C’est pour le coup qu’on y aurait droit pour de bon, nous aussi, à la grosse matraque à Dudule!

Bonne semaine, amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Le Cancarone est un petit vin de Ligurie, pas bien terrible, d’où le fait que par chez nous on appelait « cancaron » un pinard de mauvaise qualité.

I lictor, adliga ad palum!

L’air de rien, tranquillement, sans à-coup, dans les brumes indistinctes d’un crépuscule blafard, la « Droite Républicaine », comme ils disent, se fait éjecter du jeu démocratique. L’ami Culbuto, sur un coup de génie passé un peu inaperçu, l’avait bien annoncé: « le changement c’est maintenant »! Un visionnaire, le mec: après avoir détruit son Parti Socialiste, ce dont la postérité lui saura gré un jour ou l’autre, il assiste, plus ou moins goguenard et sarcastique, au naufrage des vieux frères ennemis, « Les Républicains » ou « Les Ripoublicons » si vous préférez. Un vrai désastre! Les pauvres, ils s’y voyaient déjà! Et ceux, genre Ciotti, qui s’étaient gourés de canasson, s’empressaient de récupérer le bon ticket afin de transférer leur mise sur l’outsider arrivé premier au poteau. En fait de poteau, il s’agissait de celui d’exécution… « I lictor, adliga ad palum! » (1) comme on disait dans les grammaires latines de mon enfance, en cinquième, voilà près de soixante piges… Mince alors! Plus personne, sans doute, n’a conservé pareille réminiscence au fond de sa cervelle torturée, la culture du Rap et du Slam ayant définitivement supplanté les « Humanités »… Cicéron n’emmerde plus les petits potaches trop occupés à surfer sur ces putains de smartphones et autres tablettes magiques. Dommage…quoique, foutus pour foutus, autant qu’ils prennent leur plaisir là où ils le trouvent, nos petits jeunes, au regard de ce que l’avenir, hélas, leur réserve ce sera toujours ça que les Imams n’auront pas.

Je vous disais donc « le changement c’est maintenant »; hé oui: plus de socialos, plus d’UMP (enfin l’autre machin, quoi), finis, foutus, fourbus, dézingués tous les deux les vieux mastodontes traditionnels qui nous trustaient les élections depuis un paquet de décennies. Ça y est, voilà que ça se recompose sans crier gare, tout à trac, juste avec un petit coup de Fillon et une dose massive de Pénélope. Un candidat écrabouillé comme merde de chien sous un soulier de Black-Bloc, à droite et une espèce de ludion ahuri, complètement hors-sol, à gauche…et les nominés sont: Macron et Le Pen! Les nouveaux mammouths de la politicaillerie hexagonale! La seconde on la voyait venir depuis un sacré bail, bien aidée par Mousident qui rêva longtemps de l’affronter au second tour, ce fada! Mais le premier c’est vraiment le perdreau de l’année qui a évité par miracle la gerbe de plomb. Du coup il poursuit son envol comme un grand le canaillou, et apparemment ça arrange plein de monde si l’on en juge par le battage médiatique qu’il suscite, cet oiseau-là. La coqueluche des media et l’enfant chéri des baisés de la Gauche centripète ainsi que des paumés de la Droite mollassonne: Micron, Macroncron, Macronmagnon, Macronmignon, Potimacron, enfin comme vous voudrez, voilà le personnage qu’on veut à tout prix nous coller comme big boss! Une espèce de Général Boulanger de notre époque miteuse, jeune, beau et réputé super-intelligent, démerdez vous avec ça!
A tel point qu’on nous fait passer tous les jours les clichés les plus repoussants possibles de ses adversaires: Marine, son air revêche et ses rides incrustées, Méluche avec son dentier trop grand et ses yeux injectés de gros rouge qui tache, Hamon arborant niaisement sa coupe de crétin alpestre par dessus ses yeux hallucinés…Et à côté de ça le joli petit candidat rotschildisé avec sa silhouette racée, ses beaux yeux, sa peau de pêche, ses costards sur mesure, impeccables! Comme on dit vulgairement: « y a pas photo »…enfin si justement, il y a mais c’est fait pour. Tout cela semble tellement cousu de fil blanc qu’on pourrait dores et déjà lui filer le poste au jeune premier, ça gagnerait du temps et un paquet de pognon.

Il faut donc se faire une raison, mes amis, une page se trouve bel et bien tournée, Gauche et Droite traditionnelles ont sombré dans l’opprobre et le ridicule, alors même que, de toute façon, ce qui les rapprochait finissait par apparaître bien plus important que leurs divergences quelque peu artificielles. L’électeur, désormais, conscient ou non, s’intéresse au clivage beaucoup plus actuel qui distingue les mondialistes à tendance bobo, des franchouillistes à base populo-prolo. En gros les rupins des beaux quartiers sans immigrés et les pauvres des hachloums infestés. Alors me direz vous, les premiers succomberont forcément sous le nombre des seconds et la cause semble donc entendue…voire…

Le problème réside dans la passivité et dans la veulerie du corps électoral, toujours prêt, quoi qu’on en dise, à voter pour celui qu’on lui désigne et, par ailleurs, pétochard comme un lapin de garenne. En outre, si les partis dits « de gouvernement » s’en vont en quenouille, ce n’est pas pour autant que les blocs de « sensibilité politique » ont disparu. Ainsi le bloc de gauche, avec ses quarante pour cent incompressibles et le ventre-mou des centres gauche et droit, grosso-modo vingt pour cent, existent-ils toujours assez pour se regrouper au second tour sur l’adversaire de Le Pen. Je vous donne rendez- vous le 1er Mai 2017 au matin, vous pourrez constater, face à l’exceptionnelle ampleur des défilés, l’effet des pesanteurs socio-économico-syndicalo-politiques. Compte tenu du bourrage constant que subiront nos pauvres crânes au cours des trois prochains mois, je ne vois pas comment l’ex-petit-conseiller de Culbuto pourrait nous faire moins de cinquante-cinq à soixante pour cent au second tour de la présidentielle.
A l’heure où je mets sous presse nous pouvons donc estimer pour le moins à neuf chances sur dix la probabilité que nous nous farcissions cette espèce de Rastignac à la sauce Bercy comme prochain chef de l’État. A force de dire qu’on est foutu, je vous prie de croire, pour le coup, que nous laisserons ainsi passer notre dernière chance de nous tirer un tant soit peu du bourbier où nous ont enfoncés les salopards à qui nous confions depuis plus de quarante ans le soin de gouverner le pays. Pour nous y engloutir définitivement vous pouvez faire confiance à Macronou, on ne sait pas encore très bien comment il s’y prendra vu qu’il se montre plutôt avare de précisions sur ses véritables intentions, mais je puis vous garantir qu’il y parviendra sans problème, il est doué le garçonnet!

Alors, et c’est là que l’affaire tourne au comique, le seul qui pourrait peut être arrêter le morveux dans sa « En Marche » triomphale, reste ce grand couillon de Bayrou. Même avec une capacité de mobilisation un peu riquiqui, il serait bien capable, le bégayeur, de lui piquer quatre ou cinq pour cent de vieux centristes pas très regardants sur la qualité du produit. Du coup ça lui couperait les ailes au perdreau et, pour peu que le comique issu de la « Belle Alliance Populaire » en reprenne encore un chouïa à ce guignol de Méluche, on se retrouverait avec un second tour Hamon/Le Pen…auquel cas ça changerait drôlement de musique: quarante pour cent d’abstentions au bas mot et une chance très sérieuse de voir débarquer la mère Tapedur à l’Elysée! Seulement, voulez vous que je vous dise? Le retour du Béarnais prodigue je n’y crois guère. Vu les sommes et l’énergie dépensées par… va savoir qui… pour assurer l’élection du bel Emmanuel, il ne pèsera pas lourd le vieux schnock, à croire qu’il tente le coup juste pour faire un peu monter les enchères!
Et, d’ailleurs, sans vouloir sombrer dans le complotisme, je vois tout de même sous l’affaire Pénélope, la marque d’un plan savamment préparé par des professionnels de l’arnaque politique. On nous a drôlement couillonnés, faut reconnaître, en nous laissant choisir, comme des cons, le chevalier blanc aux gros sourcils broussailleux! Il fallait le faire, ça, de le laisser s’installer dans sa position de monarque quasi-intronisé et puis de lui cisailler les jarrets au moment ou personne ne s’y attendait, trop tard pour trouver une position de repli, avec pour toute perspective la candidature par raccroc d’un vieux repris de justice dont personne ne voudrait plus désormais, même à usage de pissotière. Pour faire le lit du jeune mari de dame Brigitte on ne pouvait s’y prendre de manière plus habile…alors ce pauvre Bayrou, dans tout ça, il me paraît compter autant que roupie de sansonnet!

Bon, que voulez vous que je vous dise moi? Bien sûr, me sachant pessimiste invétéré vous pourriez penser, par exemple, « voilà encore cet emmerdeur de Nouratin qui vient nous casser le moral en collant une grosse couche bien épaisse de goudron sur le tableau noir ». Ou bien encore « ne croyez pas cet animal, depuis le temps qu’il prétend que nous serions foutus, comme vous pouvez le constater nous sommes toujours là, l’œil vif et le pied ferme ». Bon, et vous auriez peut être raison, après tout, je le souhaiterais même vivement, n’était le principe avéré qu’afin de s’épargner de cruelles désillusions mieux vaut éviter de croire au Père Noël. Pensez donc à ce pauvre bougre injustement condamné à Messine (sans pêcher la sardine) par ce salaud de Verrès, un magistrat corrompu, pire qu’un Social-Démocrate de Bucarest, un spécialiste du détournement de fonds publics à côté duquel l’époux de Pénélope passerait pour un parangon de vertu. Le malheureux innocent croyait échapper au supplice en excipant de sa qualité de citoyen romain, c’était mal connaître le Verrès en question qui, pour toute réponse, vociféra le fameux « I lictor, adliga ad palum! » Et le type se morfla une flagellation gratinée avant de se retrouver agonisant sur la croix…ça se faisait beaucoup à l’époque de Cicéron…
Ben nous c’est pareil! Nous pourrons toujours gueuler comme quoi nous sommes des Citoyens Français, et même voter, pour aller jusqu’au bout du raisonnement, eh bien nous aurons quand même Macron, faut pas se faire d’illusion: I lictor…Désolé…

Tenez le coup René, nous sommes avec vous!

Bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Va licteur, attache le au poteau (Cicéron- Verrès)

Ça rime à quoi, ça, Pénélope?

En attendant, tous ces gros futés médiatiques qui prédisaient un repli stratégique de Trump, lequel, prétendument, ne se trouverait jamais en mesure d’appliquer son programme, se sont encore une fois foutu le doigt dans l’œil jusqu’à s’en perforer le slip. Ils n’ont pas de chance, les folliculaires, avec le camarade Donald, depuis le début ils se plantent à chaque coup et dans les grandes largeurs, des Primaires jusqu’à l’investiture en passant par l’élection proprement dite, le morceau de bravoure. Nous allions voir, n’est-ce pas, le Congrès ne manquerait pas de lui calmer les ardeurs à ce gros cochon, et, confronté aux réalités objectives, il allait ramener ses prétentions à plus juste mesure… Nous avons vu!
Une semaine de Maison Blanche et déjà, un paquet monumental de décrets et d’ordonnances qui réalisent très précisément, à la virgule près, ses promesses de campagne. Pas besoin du Congrès, il se débrouille tout seul, le zigoto! Tenez par exemple, il n’avait même pas pris le temps de poser ses valises qu’il déboulait dans le Bureau Ovale pour signer à tout berzingue l’arrêt de mort de l’Obamacare… pour tout dire, il a fait quoi l’albinos…il a juste modifié le montant de l’amende infligée aux fortes têtes qui refusent de s’affilier à la Sécu de Barack-Hussein… Zéro dollars, désormais, et le tour est joué! Un brutal, le quarante-cinquième président, pour faire dans la dentelle faudra attendre un peu… huit ans probablement si les petits Bien-Pensants ne lui dégottent pas une bonne cause d’impeachment de derrière les fagots, mais ça, croyez moi, ce n’est pas encore fait!
Il avance donc tranquillement, à la manière des chars de Patton, écrabouillant tout sur son passage. Le Mexique qui d’une façon ou d’une autre financera leur chouette mur mitoyen et qui, en plus, se verra privé des petites délocalisations étasuniennes si rémunératrices pour un pays quasi-sous-développé. L’Etat Islamique dont les jours en Syrie apparaissent désormais comptés en vertu de la coopération militaire qui s’instaure entre Ruskofs et Amerloques. L’avortement qui se prend un bon gros décret dans les galoches. Et puis, surtout, les Muz fanatiques désormais interdits d’accès au territoire U.S.
Là, nous avons affaire à du très lourd, du jamais vu depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le leader de l’Occident qui décide enfin de se protéger contre les invasions barbares! Bien entendu la pilule ne passe pas, tout ce que le monde compte de politiquement correct, ce qui fait beaucoup, pousse des cris d’orfraie pendant que les Juges nommés par Obama ou par Clinton, suspendent à tours de bras les décisions d’expulsion prises en vertu du décret scélérat. Mais il s’en balance, Trump, il poursuit sa progression à toute allure et personne ne semble actuellement en mesure de l’arrêter. L’interdiction d’entrer aux États-Unis s’applique bel et bien au ressortissants des sept pays concernés, y compris à l’Iran pour faire plaisir à Israël. Juste un petit détail intéressant, parmi les pays dangereusement islamisés certains sont oubliés dont notamment la France, je ne sais pas s’il faut y voir un geste amical ou bien un signe de ramollissement de la part de ce garçon, peu habitué semble t-il à faire du sentiment, en tout cas c’est bien aimable à lui… cela dit, n’ayant aucune intention de traverser l’Atlantique, je ne vous cache pas que je m’en fous complètement.
Toujours est il, en un mot comme en cent, que les compatriotes de Donald et de Hank Hulley ont bien de la chance de pouvoir mettre des milliardaires à la tête du pays. Au moins ces pourris de fric ignorent-ils la tentation de taper dans la caisse comme peuvent hélas le faire la plupart des politicards de chez nous, lesquels pour vivre ne disposent que de l’argent du contribuable et des moyens de s’en fourrer plein les fouilles. Après il faudrait être idiot pour s’étonner que les moins véreux d’entre ces gens-là trimballent quelque épée de Damoclès toujours prête à leur choir sur la gueule en cas de besoin…

C’est bien le cas de ce pauvre Fillon! Il a beau donner l’impression de faire face, jouer les pucelles effarouchées et, simultanément, tenter mettre les petits retraités de son côté en leur promettant un solide arrosage, on le voit bien chanceler grave sous le coup qu’il vient de morfler en pleine poire, en pleine gloire! Soit dit en passant, je trouve curieux de la part d’un personnage de ce calibre, habitué depuis quarante ans à traîner ses Weston dans tous les souks de la République, qu’il n’ait pas vu venir le coup et tenté au minimum de se réserver une position de repli en cas d’attaque frontale. Quelle naïveté curieuse que de laisser son épouse pérorer tous azimuts comme quoi jamais de sa vie elle ne s’était mêlée de la carrière politique de son époux, alors qu’elle émargeait paisiblement à cinq-mille boules par mois en qualité d’assistante parlementaire. C’est bien se chercher les verges pour se faire en… je veux dire battre! On connaît la combine, certes, mais tout de même quand on s’en sert et qu’on nourrit de hautes ambitions, on prend un max de précautions, c’est bien la moindre des choses. Sans compter que l’électeur Lambda, lui, la combine, non seulement il ne la connaît pas forcément mais encore il n’a aucun moyen d’y accéder. C’est frustrant et donc ça donne envie d’aller voter ailleurs…à condition d’en trouver un qui, à défaut d’avoir le nez propre, ne traîne pas encore à ses basques une batterie de cuisine en acier inoxydable massif. Le genre Macroncron, par exemple…d’autant qu’à celui-là personne dans la gent médiatique ne semble véritablement décidé à lui chercher les poux!
Et voici donc encore une fois le candidat de la Droite traîné dans le fumier par cette Institution de la République que constitue dans toute sa majesté intangible Le Canard Enchaîné. Après Chaban-Delmas et sa déclaration d’impôts, Giscard d’Estaing et ses diamants, Balladur et son histoire Maréchal-Schuller, toutes affaires largement bidon et montées dans le seul but de démolir l’adversaire dangereux, voici venir la casserole Pénélope, celle qui risque bien d’interrompre à jamais le vol victorieux du Faucon Sarthois, lequel apparaît désormais nettement plus vrai. Il a bien du plomb dans l’aile, le pauvre François, cela m’a inspiré une petite élégie que je ne résiste pas à la tentation de vous confier malgré des imperfections poétiques manifestes.
Voici:

Quand souffle un vent mauvais, quand la rumeur galope,
Le pauvre candidat désolé et marri
Remis par Le Canard au niveau des pourris,
Traîne comme un boulet sa pauvre Pénélope.

Il ne fréquentait pas les milieux interlopes,
Il mangeait du poisson, toujours, le Vendredi,
Il allait à l’église et communiait, pardi!
Jamais il n’eût trompé la douce Pénélope!

Plus droit qu’un Myrmidon, plus ferme qu’un Dolope,
Il semblait sur le point de gagner son pari,
Son triomphe devait l’emmener à Paris
Loger à l’Élysée flanqué de Pénélope.

Manque de pot le sort, prompt comme une antilope
L’aperçoit tout soudain et aussitôt bondit,
Le fait alors passer pour un sombre bandit,
Seulement pour avoir fait bosser Pénélope!

Jamais elle n’eût manié ni rabot ni varlope,
Elle pouvait à peine assister son mari
Qui, pour si peu, se voit cloué au pilori,
Affligé par surcroît des pleurs de Pénélope.

Et, dans l’œil du cyclone ou celui du cyclope,
Le malheureux comprend que sa chance l’a fui,
Hélas la vérité en surgissant du puits
A pris vicieusement les traits de Pénélope!

Je vous ferai respectueusement observer la retenue dont j’ai fait preuve dans la rédaction de cette œuvrette, en évitant certaines rimes telles qu' »escalope », un peu trivial à mon goût, voire « nyctalope » qui risquait de déclencher bien inutilement les foudres des associations L.G.B.T.
Je ne saurais en effet ajouter à la peine de ce couple dont les difficultés soudaines m’inclinent à la sympathie solidaire voire à la compassion. Je sais bien, moi, ce que sont les difficultés de fin de mois lorsqu’il faut à la fois faire bouillir la marmite, financer les hautes-études des gosses et faire réparer le toit de la maison qui pisse comme un panier. Ne possédant même pas de château, j’imagine à peine les frais que pourrait engendrer ce genre de demeure. Je comprends donc parfaitement la réaction du type qui dispose à portée de main d’une élégante solution à ses difficultés. Que voulez vous qu’il fît contre la tentation de rémunérer Pénélope, hein? Je vous le demande! Sans compter qu’il n’y a rien, là, de répréhensible, il s’agit d’une pratique courante et autorisée par le règlement… d’autant qu’il est fait par les bénéficiaires, le règlement, alors!
Le seul bémol, bien sûr, reste que lorsqu’on se permet de jouer les pères-la-vertu la moindre des précautions, je l’ai déjà dit, consiste à assurer ses arrières, surtout lorsqu’ils naviguent dans les parages d’un Canard flamberge au vent! En cas d’impossibilité mieux vaut alors la ramener un peu moins, la jouer un ton en dessous, éviter de faire référence au Général de Gaulle…lequel toutefois avait fait beaucoup mieux, n’en déplaise à l’époux de Pénélope, qu’une vulgaire mise en examen: une condamnation à mort pour trahison, atteinte à la sûreté de l’État et désertion, par l’autorité légitime (1), ça vous a tout de même une autre gueule, pas vrai?

Alors, pour conclure, je ne saurais vous cacher à quel point ce contretemps me contrarie. Jusqu’ici nous avions un boulevard tout tracé pour récupérer à la tête de l’État un bonhomme à peu près au niveau et susceptible de remettre quelque ordre dans le patacaisse républicain. Désormais, en admettant que ce type disposait d’un potentiel de vingt-cinq pour cent des électeurs en vue du premier tour ce qui paraît vraisemblable, je le vois parti pour perdre deux ou trois points au profit du petit Macronmagnon et à peu près autant au bénéfice de Marine Le Pen. Moyennant quoi les deux derniers cités se retrouveraient au second tour avec une victoire assurée pour le petit rigolo de chez Rotschild! Ça vous branche, vous, Macrounet Président de la Répupu?
Tout ça pour vous dire que la pauvre Pénélope, même si elle n’y est pas pour grand chose, dans le genre instrument de la fatalité (je ne dis pas « femme fatale » faut pas déconner) on ne pourrait pas trouver mieux! Et nous voilà de nouveau dans un sacré pétrin!
Comment, que dites vous…et la Primaire, alors? Mais quelle Primaire enfin? Ah oui, la Primaire des Socialos… Bof…

Amitiés à tous et bon courage pour la suite.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1)Ben oui, quoi, le Maréchal Pétain, Président du Conseil, avait bien reçu les pleins pouvoir des mains des Élus de la Nation, non?

Pussy hat

Après la gueule enfarinée du mois dernier, voilà la bonne claque au Petit Caudillo! Ce type me semble mal vu, non, ne croyez vous pas? Ou alors mal protégé, allez savoir... En pareil cas je ne saurais lui jeter la pierre, ni la farine du reste, ni même les œufs pourris, car, en campagne au sein de la "Belle Alliance Populaire" il apparaîtrait malséant voire déplacé qu'il fît assurer sa sécurité par une équipe de gorilles rémunérés dans des conditions aussi opaques que douteuses. L'ex-sinistre de l'Intérieur du gouvernement Ayrault et ci-devant Premier Ministre à gauche en sortant des toilettes, se contente de la bonne flicaille basique et républicaine, celle qui intervient toujours en décalé, un peu comme les carabiniers d'Offenbach mais en un tout petit peu plus dégourdis, si vous voyez ce que je veux dire. Que voulez vous, nous sommes la France, n'est-ce pas, à chacun selon ses moyens, Trump vole en Boeing privé et roule en Lincoln blindée, Vallsounet prend le train et traverse à découvert, pedibus, les espaces publics truffés d'individus frondeurs, hostiles et revanchards. Il n'a pourtant rien fait de mal, le petit Catalan, les femmes en tant que telles ne possèdent aucune raison de lui en vouloir, les homos encore moins qui lui doivent la répression sauvage exercée à l'encontre des grands-mères de la Manif Pour Tous... Oui mais reste la tache indélébile du 49.3 qui permit à la loi "Travail" -forcément scélérate vu son objet- de se voir adoptée, certes conformément à la Constitution, mais à l'encontre de la volonté affirmée des Gauchiards les plus sectaires, les seuls qui, par définition ont toujours raison à l'instar de tous les abrutis qui se respectent.

C’est bien le problème de la Gauche, ça! Voilà des gens qui se foutent le doigt dans l’œil depuis plus de deux siècles, nous enfonçant chaque fois un peu plus dans la fiente, et qui continuent contre toute évidence à avoir raison. C’est y pas miraculeux, ça? Plus chouette encore que la multiplication des petits pains ou les inexplicables guérisons dues à la flotte enchantée de Bernadette Scoubidou! Et vous observerez, si vous le voulez bien, les admirables constantes du comportement de ces braves-gens: quand le Suffrage-Universel leur refile le pouvoir, ils commencent systématiquement par mettre en œuvre leurs promesses idéologico-démagogiques, après quoi, au bout de quelques mois totalement calamiteux, ils réalisent l’impérieuse nécessité d’arrêter les conneries et engagent, en conséquence, ce que leurs électeurs appellent une « politique de droite ». Avec une casserole de ce calibre Manuel n’a pas fini de s’en prendre plein la gueule; pour peu qu’il atteigne le second tour de leur primaire à la Pyrrhus, je ne serais pas surpris qu’il se fasse uriner dessus voire pire encore. Grandeur et servitude socialiste! Grandeur et décadence des taureaux dans l’arène auxquels on finit généralement par couper, à l’issue d’un combat perdu d’avance, les deux oreilles et la queue…pauvre Manolito!

Ainsi donc, la Gauche ne se trompe jamais. Voilà pourquoi elle ne se Trumpe pas non plus lorsqu’elle décide souverainement de présenter le nouveau Président sous les traits d’un gros beauf décérébré animé de sentiments racistes, xénophobes, misogynes et réactionnaires. Une ordure de la pire espèce que tout Bien-Pensant se doit de vouer aux gémonies, manifestations à l’appui et imprécations médiatiques permanentes en fond sonore. Voilà pourquoi, dans un mouvement merveilleusement unanime, les radio-tv-feuilles de chou du monde entier ont décidé d’une sorte de boycott informatif tendant à présenter l’investiture du Président-goujat-facho comme un flop retentissant doublé d’un bide historique. Ce dernier Vendredi, les tribunes et les rues de Washington brillaient d’une effarante vacuité, les quelques débiles mentaux interviewés démontrant par leurs tronches d’ahuris et la stupidité crasse de leurs propos, l’ignoble bassesse de l’électorat trumpiste.En substance, les gens qui ont élu ce pignouf apparaissent à la fois cons et peu nombreux alors que ceux, innombrables, qui défilent dans les rues du monde entier la tronche agrémentée du « Pussy hat », ce joli bonnet rose à oreilles de chaton, détiennent à l’évidence le monopole du cœur et de la clairvoyance bienséante. Comme le tweete si bien Donald: « tiens, c’est bizarre, j’étais persuadé que nous avions voté ».
Je n’ai pas manqué, tout naturellement, de m’en ouvrir à l’ami Hank Hulley dont les analyses politiques dans le style bulldozer se révèlent toujours frappées au coin du bon sens.
-« On s’en fout, Old Chap, de toutes ces connasses et de tous ces connards qui nous font suer depuis des mois avec leurs protestations de mes deux. Ils étaient où pendant le scrutin, hein? A la pèche, peut être? M’enfin bordel, ils ont perdu, voilà tout, c’est la démocratie, ça, et quand on se dit Démocrate, comme tous ces fucking leftists de merde, la moindre des corrections consiste à respecter la démocratie! Y me semble! Alors, quand je vois cette grosse salope de Madonna, entre autres, prendre le micro pour prêcher la révolution anti-Président, je me dis qu’on a vachement bien fait de voter Trump, il était temps de fermer leurs gueules à tous ces enfoirés et de recommencer à travailler pour le bien du pays! Pense un peu à tout ce qu’ils ont pu raconter sur la soi-disant chasse aux sorcières du temps de Mc Carthy, hein? A l’époque nous étions en guerre contre le Communisme et en même temps ça grouillait de communistes dans certains milieux, dont cette saloperie de Hollywood; alors il fallait les laisser faire, ces shitty assholes, ou se défendre? Eh bien à l’époque on a choisi la seconde solution et on s’en est pris plein la musette, encore maintenant ils en parlent comme s’il s’agissait d’un crime contre l’humanité, ces motherfuckers du show-biz! Aujourd’hui c’est pareil, on recommence à se défendre, alors ils nous en balancent plein la poire et nous, les salopards de base, on les laisse gueuler, défiler, tempêter, s’égosiller…on n’en a rien à branler: le mec qu’on a envoyé à la Maison Blanche va faire le job et les choses iront de mieux en mieux, à l’inverse de l’époque Bamboula! Tiens, parlons en de celui-là! Ah comme ils étaient heureux tous ces burning pederasts, lorsqu’il a posé son cul dans le fauteuil de Lincoln ce fils de muz! Le martien qui serait venu à débarquer aurait pu croire au retour de Jésus-Christ en majesté, dis donc… enfin si par hasard il avait lu la Bible, je veux dire! Eh bien on a vu, hein! Huit ans après il a foutu le bordel partout, le Prix Nobel de la Paix, jamais les choses n’ont aussi mal évolué, même du temps de Peanuts Carter (voir http://onefoutus.over-blog.fr/article-36271920.html ). Pourquoi? Parce qu’on ne fait pas marcher les affaires avec de grandes idées généreuses à la con et la tronche dans les étoiles, mais bien avec du bon sens et les pieds sur terre. Il n’est peut être pas très sympathique, Donald, mais lui il ne perd pas le nord, il l’a abondamment prouvé en soixante-dix ans de vie. De plus, n’en déplaise à cette pimbêche de Meryl Slip et à cette fucking whore de Madonna, il s’est tapé au cours de ce laps de temps des gonzesses drôlement plus belles que toutes le deux réunies et en quantités astronomiques, c’est-y pas une preuve ça? Alors merde, hein, on va laisser pisser le mérinos et bosser le rouquemoute, pas vrai, America first, comme il dit! Et les autres pétasses, elles peuvent défiler tant qu’elles veulent avec leurs pussy-cats (1) sur la tête, grand bien leur fasse, ça leur passera avant que ça me reprenne! »

God bless America!  Serein le mec, pas affecté pour deux sous par la levée en masse des troupes anti-Trump. Il a raison, je pense, il fallait avant tout écarter la bien-pensance du pouvoir, après ils peuvent gueuler tant qu’ils veulent, les chiens aboient la limousine passe! On retiendra seulement que la démocratie c’est quand on vote à gauche, nous le savions bien mais la confirmation apparaît aujourd’hui éclatante. Voilà pourquoi, nous autres Franchouilles, avons le choix depuis des tas de décennies entre la Gauche de gauche et la Gauche de droite. Par conséquent, chez nous c’est devenu un bordel innommable dont nous ne pourrons nous extirper, hélas, qu’avec l’arrivée au pouvoir des Musulmans purs et durs. Ici nous ne trouverons pas de Trump. Nos rares milliardaires, tous exilés en des lieux plus hospitaliers, ont compris depuis très longtemps que la politique franchouille appartient aux rigolos qui en vivent, plus ou moins grassement selon leur fromage, et que nul personnage providentiel ne saurait venir perturber jamais l’équilibre de ce petit monde. Estimons nous heureux si en Mai prochain, nous récoltons Fillon, ça limiterait un peu les dégâts…et Madonna n’y trouverait rien à redire.
En tout cas vous connaissez la coiffure tendance du moment, encore plus fort que le bonnet rouge à la con des Bretons: j’ai nommé le pussy-hat…vous allez voir, ça va faire führer -oups, je voulais dire fureur- par ces temps de frimas!

Que la semaine vous soit paisible et n’attrapez pas froid.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) »Pussy », bien sûr, désigne le sexe féminin, la « chatte » si vous préférez…moi ça m’est égal vous savez, peu importe l’appellation.