Griveauoiseries

Oserais-je vous l’avouer, loin de m’indigner comme tout bon démocrate conscient et politiquement correct, j’ai eu du mal à réprimer un fou rire -certes de fort mauvais aloi- en écoutant le petit candidat macronnique retirer sa candidature à la Mairie de Paris. La mort dans l’âme, la larme quasiment à l’œil et le verbe atone, le garçon expliquait Vendredi dernier, jour de la Saint-Valentin, qu’on lui faisait trop de misères pour qu’il se sente de continuer sa course à l’échalote, par ailleurs perdue d’avance si l’on en croit les sondages. On ressentait bien, en cette fête des amoureux, à quel point la Roche Tarpéienne jouxte le  Capitole! Il croyait sincèrement que c’était arrivé, le petit bonhomme, en ce jour béni de Mai 2017 où son pote Manu emportait la Magistrature Suprême. Propulsé au gouvernement dont il devint rapidement le porte-parole, notre Benjamin adoré, avec son air de se foutre tout le temps de la gueule du monde, sa tête à claques et sa morgue de vainqueur par procuration, avait tout lieu de croire à une carrière politique qui s’annonçait fructueuse et dégoulinante de gloire. Voilà pourquoi, sûr de lui et vivement encouragé par son mentor présidentiel, l’ex-socialo se lança résolument à la conquête de l’Hôtel de Ville, le voisin du bazar éponyme. Et, fort du soutien en béton de son illustre compère Élyséen, il se fit introniser sans coup férir candidat officiel de la Répupu qui Marche, balayant sur son passage les Mounir Mahjoubi et autres Villani, même si ce dernier, têtu comme un psychopathe siphonné des mathématiques, maintint contre vents et marée une candidature tout aussi indépendante que regrettée en Haut Lieu. En attendant il partait au combat, Griveaux, adoubé par le Grand Jupiter et fort du score fabuleux de ce dernier dans les urnes d’un Paris qui lui fut tout acquis lors de son élection en 2017. Manque de pot la donne politique a quelque peu changé, les gilets jaunes, tout ça…sans compter qu’il passe mal, le Benjamin, même un Parigot, bobo et tout ce que vous voudrez s’aperçoit confusément qu’il a affaire à un faisan. Et voilà pourquoi, la candidature Villani aidant, le petit rigolo s’est fait distancer dans les sondages, loin derrière la Mémaire Hidalgo et même sa challenger Rachida qu’on n’attendait pas à pareille fête. Il a eu beau promettre de raser la Gare de l’Est pour installer Central Park à la place, envisager de refiler cent-mille Euros à tout acquéreur insuffisamment-pécunieux d’un appartement intra-muros, rien n’y fit, toujours de plus en plus largué, le Benjamin à son Manu!

On en était là lorsque éclata la bombe atomique! Tout le monde le savait plus ou moins qu’il s’agissait d’un gros branleur, mais de là à voir le phallus de Griveaux en plein auto-astiquage s’étaler sur Internet accompagnée de petits messages coquins manifestement destinés à une personne du sexe! Plutôt bien monté, le Benjamin, sur ce point on ne peut pas trouver à redire, mais tout de même, hein, ça fait un peu désordre, beaucoup, même, trop, pour être lucide! Donc, petit coup de fil à l’Élysée, dans le style « Patron on est mal, qu’est-ce que je fais? »… Je vous laisse imaginer la réponse!
Du coup, évidemment, communiqué illico: « On massacre ma vie privée, ma femme, mes gosses, ma concierge, ma pôv Moman qui s’en remettra pas, tout ça! Donc je me casse, adios muchachos, démerdez vous sans moi! Je la remets dans ma culotte et je m’en vais recoller les pots cassés dans l’intimité familiale, si Bobonne ne me fout pas dehors à grands coups de pompe dans le baigneur…pas gagné cette affaire! »  Et depuis lors:

« Les yeux battus, la mine triste et les loues blêmes,
Il ne dort plus, il n’est que l’ombre de lui même,
Seul dans la rue il rode comme une âme en peine,
Et tous les soirs sous l’Élysée on peut le voir!

Il est foutu sans Macron, le Griveaux, le Griveaux
Il a l’air d’un pauvre con, le Griveaux, le Griveaux,
Et aussi d’un hypocrite, le Griveaux, le Griveaux,
Fallait pas qu’il montre sa bite! »

Bref, la Bérézina griveautesque! Sauf que tout de suite après que le pauvre malheureux a jeté l’éponge, on a vu apparaître sur le devant de la scène un personnage nouveau, aussi pittoresque qu’inattendu, le dénommé Piotr Pavlenski. Un réfugié politique Russe… qualifié « artiste » par les media, débarqué chez nous en 2017 et membre de réseaux d’ultra-gauche proches de certains gilets-jaune. Déjà, l’artiste en question c’est le type qui s’était cousu les lèvres pour soutenir les Femen Russes et qui, un peu plus tard avait cloué, à grands coups de marteau, la peau de ses burnes sur le mausolée de Lénine. En France son œuvre s’est complétée par la mise à feu à la Banque de France, place de la Bastille, ce qui lui valut une peine de prison dont, bien sûr, il fut dispensé comme tout le monde sauf Balkany. Donc un artiste un peu particulier mais artiste tout de même, enfin faut dire comme ça.
Et voilà-t-il pas, donc, que le Russe en question se vantait dès Vendredi dernier, d’avoir publié la vidéo du pénis Griveautien pour parer à tout risque d’élection (le risque d’érection étant pour sa part pleinement réalisé) dudit candidat au poste de « chef de paris » (sic). Il ajoutait, badin, « d’ailleurs j’en ai un stock, de vidéos, sur plein d’autres politicards, et je les balancerai dans la nature quand il m’en prendra l’envie »… Je ne voudrais pas, en ce moment-ci, être à la place des caleçons d’un certains nombre d’éminents personnages, ça doit paniquer grave sous les lambris dorés de la Répupu!
Mais dans la foulée, nous apprîmes que le susnommé Piotr n’était autre, aussi, que l’amant d’Alexandra, la destinataire des petites vidéos romantiques illustrées par la quéquette turgescente du camarade Benjamin. Une plus ou moins avocate de vingt-neuf ans, bien ancrée dans les milieux gauchiards en dépit d’un goût prononcé pour les sacs à main à cinq-mille Euros. Donc on comprend bien l’articulation de tout ce bigntz, le petit Griveaux, Ministre de la Répupu en Marche, approche la greluche en question au cours d’une quelconque soirée bobo; pas farouche pour deux sous, elle se laisse embarquer, passe à la casserole républicaine et le pote à Macron se retrouve accro au point de ne plus penser qu’à elle. D’où les petites vidéos…il a dû y en avoir plein, je suppose… Nous ne sommes sans doute pas au bout de nos visionnages! Juste une précision, Griveaux, malin comme un renard qu’une poule aurait niqué, disposait d’un logiciel permettant de détruire ses  messages au fur et à mesure… Sauf que, prudente, Alexandra s’empressait de les sauvegarder tout de suite! Comme quoi elle devait avoir une petite idée derrière la tête, l’avocate!
Et puis, pour compléter le tableau, apparut simultanément un autre avocat, celui du sieur Piotr, Maître Juan Branco, encore un ultra-gauchiard de derrière les fagots, proche des milieux black-blocks et mouillé jusqu’au trognon dans l’activisme anti-macron. Il figurait même au plus près des défonceurs de la porte du ministère Griveaux, en Janvier 2019! Elle est pas belle, la vie?
Aux dernières nouvelles, à la suite du placement en garde à vue des amants fatidiques, Alexandra et Piotr, Maître Branco devait assurer leur défense… Or le parquet s’y oppose formellement, chose qui ne se produit que dans les cas graves, complicité avérée notamment… On nage en plein marécage crapoteux! Comme disait le Médécin-Major de mon paternel: « Il y en a qui vont fourvoyer leur zigomar à coulisse dans des endroits où je ne voudrais pas mettre le bout de ma canne! » Je veux parler de notre copain Griveaux, n’est-ce pas, mais bon, il ne s’agit après tout que d’un socialiste formé au cabinet de Strauss-Kahn, dit Minou la tringlette  il a des excuses, ce pauvre garçon!

Tranquille, cependant, Mme. Lévy née Agnès Buzin se porte candidate pour remplacer ce dernier dans l’élection parigote…Bon choix certainement dicté par l’ami Présipède qui devait commencer à trouver le temps long. Là, nous avons la candidate idéale, lisse et bien propre sur elle, impeccable comme ministre de la santé, poste auquel elle s’est rendue tellement irremplaçable que notre Premier-Ministre Barbapoux n’aura aucun mal à la remplacer. Et puis, pas de casserole, voyez vous, ça compte beaucoup ça…bon, à la rigueur quelques « liens d’intérêt » avec l’industrie pharmaceutique, et puis aussi, à la rigueur, un petit coup de népotisme pour propulser son mari à un poste de Conseiller d’État pour lequel il ne dispose d’aucune compétence… mais qu’est-ce qu’on en a à foutre de la compétence des Conseillers d’État en service extraordinaire, c’est juste un truc qu’on refile aux copains pour s’arrondir les fins de mois, vous savez.
Tout va donc pour le mieux dans la meilleure des Macronnies possibles, exit Benjamin, Agnès arrive, on verra bien la suite, de toute façon ça ne changera absolument rien au bordel ambiant!

Bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Beugs démocratiques

Allez savoir pourquoi, parfois la Démocratie, dont nul n’ignore qu’elle ne se trompe jamais, par construction, par définition, par tout ce que vous voudrez, connaît des dysfonctionnements bien embêtants. Souvenez vous, par exemple, du 21 Avril 2002, date qui équivaut pour le gauchiardisme franchouille à celle de l’assassinat de Louis XVI vis à vis des Royalistes, ou bien encore au 18 Juin 1815 (1) des Bonapartistes. En dépit d’un résultat finalement défavorable au Papa de la Marine, ça les a marqués comme au fer rouge, nos compatriotes gaucho-bien-pensants, ce 21 Avril de sinistre mémoire! Fallait voir, d’ailleurs, la levée en masse des troupes à l’occasion du 1er Mai qui a suivi! Ça, croyez-moi, je ne suis pas près de l’oublier! Le ban et l’arrière-ban de tout ce qui est censé posséder les idées convenables! J’ai vu des gens, dans ce cortège fabuleux, dont jamais je n’eusse imaginé, dans ma bonhommie naïve, qu’ils puissent défiler aux côtés d’abrutis à grosse-caisses et trompettes tonitruantes, au milieu de la masse effrayante des démocrates ulcérés, des connards endoctrinés et des gros hypocrites qui se devaient d’être vus ce jour-là en si avantageuse compagnie. Au fond, tous ces minables défilaient bel et bien contre le suffrage universel, pour justifier leurs fromages et pour faire en sorte qu’il perdure au delà du second tour. Personne ne croyait vraiment à un éventuel succès de l’affreux mais tous étaient révulsés à l’idée que leur candidat bien aimé, Jospin de la Jospinette, ait pu se gameler face à l’indicible représentant haineux des HLPSDNH (2). La sacro-sainte Démocratie avait foiré! Impensable, un cauchemar, vivement qu’on se réveille, nom de dieu! Curieusement, quand la rejetonne de l’infâme en question se retrouva, elle aussi, au second tour en 2017, les mêmes indignés, sans doute rétamés par l’âge et le naufrage de la Gauche, se montrèrent beaucoup plus discrets. Le 1er Mai 2017 fut quelconque et le second tour régla la question conformément aux fondamentaux de la République, lesquels ne sauraient tolérer l’élection de fachos, si dédiabolisés soient-ils.

Donc, l’infaillibilité de la Démocratie, postulat assez comparable à celui, de même nature, qui s’applique au Pape, ne saurait en aucun cas se voir mise en cause. Vous comprenez bien à quel point, ce faisant, on démolirait d’un seul coup l’ensemble des fondations sur lesquelles reposent nos Institutions Politiques d’inspiration maçonnique, les seules qui se respectent! Un peu comme si, en Chine, on se permettait de discuter des petits inconvénient du Parti Communiste. Inimaginable, évidemment! Oui, certes, seulement comment fait on, avec des présupposés pareils, à expliquer l’élection de Trump, hein? Tant que des urnes sortent des gens bien comme il faut, tout baigne, on peut y aller franco (oui, mais sans majuscule, faut pas déconner). En revanche, dans certains cas, l’infaillibilité précitée devient difficile à démontrer. Et c’est bien ce qui les chiffonne, tous les penseurs orthodoxes, de temps à autre ça beugue au point d’assurer l’arrivée au pouvoir de vils nauséabonds, genre Orban, Salvini, Bolsonaro, enfin les Populistes, quoi, cette nouvelle vérole qui nous court depuis quelques temps sur le suffrage. A tel point que Baverez soi-même, le libéral-bien-pensant de service, en a bavé un nouveau bouquin, « L’Alerte Démocratique » dites donc, ça vous a une sacrée gueule, ça, pas vrai? Rien que le titre vous dispense pratiquement de lire le reste, vous connaissez déjà le contenu! Bien sûr, je ne lis pas cette sorte d’opuscule propagandiste, cependant j’en ai ouï parler, l’idée c’est « les salopards populistes se servent de la démocratie pour se faire élire, après quoi ils confisquent le pouvoir, comme en leur temps Mussolini et son pote Hitler« , voyez vous? Et la conclusion ce serait à peu près « pas de démocratie pour les ennemis de la démocratie« . Donc, chouette programme en vérité…ben oui mais comment on fait? Et c’est là que ça se complique, on reboucle sur l’intangibilité, un citoyen-une voix et la Démocratie reconnaîtra les siens! L’idéal, qui consisterait à interdire l’isoloir à ceux qui votent mal, apparaît comme une vue de l’esprit, comment voulez-vous? Resterait la possibilité d’interdire les candidatures qui puent, ce qui pourrait résoudre le problème. Certes mais, là encore, comment on fait, hein? On ne peut tout de même pas remettre en service l’homologation des candidatures, comme au temps du Consulat à Vie, par exemple! Ah non! Pas question! Il faudrait tellement changer les Constitutions, les déclarations des Droidlom, tout ça, qu’on finirait par se contredire au point de n’y plus rien comprendre. Alors, il est bien sympa, Baverez, de tirer la sonnette d’alarme, mais ça va où son alerte, je vous le demande? Resterait encore l’idée de dissoudre les partis politiques mal pensants, ceux qui présentent les candidats populistes qui sentent mauvais… Ben oui mais alors il faudrait commencer par le Parti Républicain Amerloque, celui de Trump! Parce que le gros du problème, qu’on le veuille ou non, il vient de là (mais non, il ne vient pas du blues, qu’est-ce que vous racontez!), cette visqueuse anomalie de Trump, ce pelé, ce galeux, ce gros n’importe-quoi! C’est lui le phare du populisme international! Lui qui s’arrange avec la démocratie, avec les Institutions, qui a tout pourri le système U.S., si joli au temps béni de Saint Barack-Hussein, qui salit tout ce qu’il touche à commencer par White House, le symbole jusque-là immaculé (pas de mauvais esprit SVP!) de la plus belle démocratie du monde…et non pas « au monde » pour ne pas céder au peigneculisme à la mode. Il a tout salopé, l’infâme, la Maison Blanche, le Sénat, la Cour Suprême, tout vous dis-je! Et lorsque les gentils Démocrates (eh oui, « démocrates » ce n’est pas par hasard…) qui lui courent aux basques depuis son élection -car avant-même qu’il ait commencé quoi que ce soit, ils voulaient sa peau ces braves-gens- lui foutent un procès en impeachment, le sinistre fumier n’a même pas la décence de se laisser condamner! Au contraire, il se sert de sa majorité sénatoriale pour obtenir un scandaleux acquittement, l’ordure! C’est, comme dit le camarade Baverez, un abus de démocratie, voilà! Quand on est accusé par des Démocrates, bordel, on n’en appelle pas à la démocratie, on se laisse condamner, crédieu! Vous voyez la saloperie que c’est, ce Donald, n’est-ce pas?

Le malheur c’est qu’il fait école, le saligaud, avec son mur anti-invasion il en séduit beaucoup, des sales fachos, à commencer par les mauvais Européens, ceux qui ne veulent pas se laisser envahir, genre groupe de Visegrad mais aussi, aujourd’hui, la Thuringe.
La Thuringe, dans le domaine des couacs démocratiques, on peut la considérer comme un cas d’école. Figurez vous, que dans ce land Est-Allemand, le candidat de la CDU s’est fait élire avec les voix de l’AfD, les néo-nazis, vous savez, la Peste Brune, ceux qui s’opposent à l’invasion de l’Allemagne par les gentils migrants. Bien entendu, déjà qu’on n’a pas le droit de mal penser à ce point, ces charognes-là, pour faire bon poids, on les accuse de vouloir remettre le Führer au pouvoir, avec solution-finale et tout le toutim. Bon, c’est assez con, vu que le sieur Hitler sera difficile à ressusciter et que de toute manière le danger, pour ces ignobles, vient des Musulmans et non pas des Juifs. Mais bon, on s’en fout, l’essentiel étant de les discréditer complètement (les AfD, pas les juifs, voyons!).
En tout cas, elle a vu rouge, la mère Angela, c’est le cas de le dire puisque ses alliés socio-démocrates ayant exigé la tête du dirigeant élu avec les voix qui puent, elle a obtempéré aussi sec tout en virant, en supplément de programme, un secrétaire d’état coupable d’avoir adressé des félicitations à ce dernier. Et puis, tiens, il va falloir re-voter, en Thuringe, quand la démocratie infaillible se goure, il faut remettre le couvert, que voulez vous! Juste un truc: comment faire pour que les électeurs mal-votants changent d’opinion en l’espace d’un mois?…Eh oui, pas évident! A part mettre un feldgendarme dans chaque isoloir… On va bien finir par y arriver, vous savez, sans quoi on finirait par se les récolter partout, les Populistes au pouvoir! Pas d’autre solution! Vous n’envisageriez pas une seconde, j’espère, de mettre un coup d’arrêt à l’immigration! Faut pas déconner! Alors oui, le feldgendarme…et pourquoi pas, après tout, quand on a des opinions présentables on n’a rien à cacher, que diable, et surtout pas dans l’isoloir! Et puis si la Démocratie est à ce prix, n’est-ce pas…

Que ladite Démocratie étende ses bienfaits sur vous tous et qu’elle vous ait en sa Sainte Garde.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Waterloo, pardi!

(2)Les Heures Les Plus Sombres De Notre Histoire, comme on dit…

Un petit coup de Charia

Super-bonne nouvelle, le nombre de morts par accident de la route baisse encore en 2019! Neuf de moins que l’année précédente, dites-donc! Eh bien vous savez, c’est grâce aux quatre-vingts kilomètres-heure, voilà, autrement dit il s’agit de l’œuvre de Barbapoux, notre bien aimé Premier-Ministre -ex et sans doute futur maire du Havre- dont l’opiniâtre volonté a su imposer cette mesure automobilo-salvatrice. En même temps, comme dirait Présipède, la destruction de milliers de radars par des Gilets-Jaunes dépourvus du moindre sens civique mais résolus à conserver coûte que coûte leurs permis de conduire, aurait dû au contraire, entraîner une hécatombe circulatoire. Enfin cela paraît logique puisque chaque appareil à piéger les automobilistes évite censément un ou plusieurs décès chaque année. Vu qu’environ 2000 de ces saloperies se trouvent désormais hors-service, le nombre de macchabées aurait dû suivre et donc croître dans les mêmes proportions… Voilà qui paraît bien curieux, tout de même… Alors on se résume, 331 décès prétendûment évités par les quatre-vingts à l’heure, chiffre aimablement proposé par la Sécurité Routière, contre…allez, disons gentiment 1000 cannés de plus suite au bouzillage des radars, on devrait se retrouver avec au moins 669 morts supplémentaires et non pas neuf de moins… Bizarre, ne trouvez vous pas? Je ne vois qu’une explication, les copains Gilets-Jaunes, conscients de leur responsabilité, ont concentré l’effort sur les machines impropres à éviter des accidents mortels…comme quoi il devait y en avoir un sacré paquet! Partant de ce constat, il apparaîtrait incongru de réparer les matériels en cause…c’est pourtant ce que font nos Autorités présumées compétentes…Des fois, je vous l’avoue, on a du mal à comprendre…
En tout cas, radar ou pas radar, la seule catégorie qui enregistre une recrudescence de zigouillés de la route ça reste les vélos. Remarquez, cela ne m’étonne absolument pas, et ce pour deux raisons, la première étant que la petite-reine (comme on disait avant-guerre) devient l’arme absolue des Bobo-Ecolos; la seconde raison provenant de l’inattention totale portée par la plupart des conducteurs de bagnoles au pauvre couillon de cycliste: pour le chauffeur moyen, la bicyclette n’existe pas, il l’ignore totalement et donc lui roule dessus, je vis cela tous les jours et ne parviens à m’en sortir que grâce à une méfiance naturelle qui me fait trouver des ruses de sioux pour échapper à ces abrutis du volant. Et voilà pourquoi le Bobo-Ecolo sus-visé ne dispose pratiquement d’aucune chance d’échapper aux tueurs à quatre roues, il est trop con! En attendant, si les Pouvoirs Publics entendent favoriser la circulation à vélo, il va falloir qu’ils se penchent sérieusement sur le problème…et l’installation de radars n’y suffira pas!

Remarquez bien qu’ils en ont plein, ces pauvres Pouvoirs, des trucs embêtants à gérer, une vraie calamité, ça fuse de tous les côtés! Prenez la question du blasphème, tiens, au hasard, en voilà un pastis! Comment fait-on pour interdire d’insulter Allah et Son Prophète dans une Répupu qui ne jure que par la laïcité et le droit de conchier  impunément les religions? Compliqué, pas vrai? La mère Belloubête s’est pris les pieds dans le tapis de prière, la petite Schiappa se trouve bien embêtée au point de la fermer hermétiquement, contrairement à ses habitudes. Et c’est bien vrai qu’on nage en pleine contradiction! D’une part le Pays des Droidlom est censé faire respecter le droit de proférer n’importe quelle saloperie à propos des religions, toutes les religions…sauf qu’au départ de l’action, il n’y en avait qu’une de concernée, c’est bien le problème; mais d’autre part, dans un pays que la dhimmitude gauchiarde a laissé envahir et qui compte aujourd’hui une bonne quinzaine de millions de Musulmans, on ne peut tout de même pas laisser les gens raconter sur les réseaux sociaux qu’ils entendent mettre un doigt dans le trou de balle d’Allah! Ça ne se fait pas, ces choses là, m’enfin! Vous comprenez, Jésus on peut le sodomiser autant qu’on voudra sans la moindre retenue, Bouddah pourquoi pas, encore que personne n’y songe vraiment, Yaveh, bon, faut se méfier mais en tout cas, officiellement, nul ne saurait être inquiété pour l’avoir couvert d’ignominies quelles qu’elles fussent. En revanche, Allah, non! Vous n’y pensez pas! Et puis vous avez vu ce qui est arrivé aux rigolos de Charlie Hebdo, tout de même! Alors hein? On fait quoi en pareil cas? Non, je vous assure, là il y a un gros souci, faut choisir, les mecs, ou bien on continue à la jouer laïcarde et on accepte de facto le bain de sang, ou on pond carrément une loi anti-blasphème, quitte à ce qu’elle s’applique à tout le monde, même aux Catholiques…bon, d’accord, si on peut éviter…! Moi, je pense qu’il arrive un moment où il importe d’assumer, quand on a craché en l’air il faut bien que ça retombe, d’accord là le mollard est gros mais, que voulez-vous, fallait y penser avant! Donc, croyez-moi, il est temps de mettre fin aux faux semblants et cesser de reculer devant la palinodie, un petit coup de Charia, allez, il n’y a que le premier pas qui coûte.

Il convient, en effet, de regarder les choses comme elle sont. Dans l’affaire Mila, celle qui -discrètement- défraie la chronique en ce moment, plusieurs éléments doivent faire l’objet d’un examen attentif. D’abord l’affaire prend sa source dans les réseaux sociaux, Instagram en l’occurrence, la fille en question évoque son homosexualité ce qui lui attire une bordée d’injures du type « sale gouine », « sale blanche », « sale française », « j’espère qu’Allah notre Dieu, le seul, le vrai, t’enverra brûler en enfer » et autres joyeusetés du même acabit. Ensuite, au lieu de se le tenir pour dit, la petite Mila réplique bien imprudemment en des termes un peu trop risqués, du style « l’Islam c’est de la merde », « le Coran c’est de la merde » et « votre Allah je lui mets le doigt dans le trou du cul ». Troisième point, elle ne peut plus, en conséquence, aller à l’école, je veux dire l’Ecole de la République, n’est-ce pas, l’Education Nationale, quoi. Non, si elle y va, elle est morte, voilà… Mais, bien entendu, tout cela relève d’une minorité, quelques dizaines de milliers de messages de menace, sur des millions potentiels, tout cela apparaît en effet ultra-minoritaire…donc pas bien grave après tout, bien moins que d’inciter à la haine de l’Islam, comme disait la Garde des Sots avant de « rétropédaler ». Après, bien sûr, arrive la polémique: « d’accord elle n’aurait pas dû dire ces vilaines choses, mais c’est permis! Notre Droit n’interdit pas de dire du mal d’Allah ». « Oui mais alors on laisse insulter les Musulmans, comme ça, y a rien à faire? » Et après la polémique, l’étouffement de l’embrouille! Vous en avez entendu parler, vous, dans les grands media? Moi pas! En revanche, sur les « rapatriés » du virus chinetoque là je puis tout vous dire de A jusqu’à Z, nous n’en avons pas raté une miette depuis leur transfert en avion jusqu’à leur enfermement bien sympa à Cary le Rouet, le fief de Fernandel. Et maintenant, au tour du second avion qui en ramène une autre cargaison à Aix, voilà… Mais sur l’histoire de Mila, pas un mot…circulez y a rien à voir! Ils sont tous bien embarrassés, ces braves-gens, vous comprenez, les « chances pour la France » tout ça…En fait de chances…
En somme, vu qu’il y en a tellement qu’on ne pourrait plus les virer tous -même si par impossible on le voulait- et qu’il y en aura de plus en plus, c’est inéluctable, il ne nous reste plus qu’à nous adapter, voyez-vous? Et donc, comme je vous le disais, un petit coup de Charia…en attendant le grand coup qui finira un jour ou l’autre par nous atterrir sur la gueule. Allahou akbar! Vous voyez, on y arrive bien.

Allez dans la paix retrouvée du Saint-Livre et bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Le coup du virus chinetoque

Il y avait longtemps qu’on ne nous l’avait fait, le coup du virus jaune! Tout petit, je me rappelle, nous avions déjà la « grippe asiatique », une saloperie qui faisait frémir dans les chaumières! Je me souviens des vieilles, elles imputaient le phénomène, qui à la bombe atomique, qui à la malveillance soviétique, qui à la vengeance d’un Bon Dieu, vachement en rogne de voir ses ouailles déserter les églises, déjà… Remarquez, ladite grippe avait fait entre deux et cinq millions de morts selon les estimations, un peu comme pour les manifs, vous savez, la vérité pourrait se situer à mi-chemin…et puis, après tout on s’en fout des épidémies d’il y a soixante ans! Si vraiment on veut se faire peur, alors on n’a qu’à exhumer la « grippe espagnole » de 1918, plus de victimes à elle seule que la grande-guerre, c’est tout dire! Voilà pourquoi le virus d’aujourd’hui, avec ses cinquante petits décès de rien du tout, ne m’impressionne pas, pour moi c’est juste un sujet à occuper les media, lesquels nous bassinent avec, à longueur de journée, à tire-larigot, sans débander le moins du monde. On flanque une bonne trouille aux braves-gens et simultanément ça leur évite le souci de penser à autre chose. D’une paire de…je veux dire, d’une pierre deux coups!
En même temps, soyons justes, un jour ou l’autre ça finira bien par tourner à la grosse catastrophe, ces histoires de virus qui mutent, qui essaient plein de solutions pour nous niquer la gueule à nous autres, espèce invasive et immensément délétère. Je me dis comme ça que la Nature, dans sa grande sagesse, a toujours su mettre un terme à ce qui pouvait lui poser problème. Question d’équilibre. Quand il existe un quelconque déséquilibre quelque part, quelque chose se passe toujours pour remettre le système d’aplomb. De nos jours, j’ai l’impression que le processus naturel défensif pourrait bien travailler sur les virus, c’est à peu près la seule cochonnerie contre laquelle l’humanité se trouve un peu dépourvue, mal armée, sans recette miracle pour y faire face et s’en débarrasser. Ça cherche, vous dis-je, à chaque nouvelle affection virale, on subodore qu’il s’agit d’un essai, pour vérifier si ça fonctionne ou pas. Par exemple l’actuel, celui de Wu Han, se révèle infiniment trop faiblard pour éradiquer l’espèce humaine, il élimine juste les plus vieux et les plus malades, certes c’est bon pour les retraites et pour la Sécu mais elle s’en fout, la Nature, là n’est point son souci, elle voudrait bien, je pense, nous faire disparaître avant qu’il ne soit trop tard…elle pourrait y arriver, sans doute, à force de mutations… D’ailleurs il paraît, à en écouter les chaînes où s’expriment les ex-paires, que le petit dernier en question n’arrête pas de se modifier, il tourne, il vire, il mute en permanence, un peu comme le furet du bois-mesdames (1) et si ça se trouve, un beau jour sans crier gare, comme Saint Lazare, il se lève, il marche et il nous dézingue tous les uns après les autres sans nous laisser la moindre chance de continuer à foutre le bordel dans l’ordonnancement naturel de notre chouette planète! Ce qui m’amuse dans ce style de probabilité c’est que tout le monde y passerait, Greta Thunberg comme Donald Trump, Ségo la Pintade comme Marine Le Pen, Présipède comme Méluche, Yannick Jadot comme Dupont Gnan-Gnan! Tous, dites donc, nettoyés, éliminés, éradiqués! la Gauche, la Droite, les Verts, les Rouges, les Gris, les Blacks! La grande lessive, quoi, la vraie, la big punition divine, l’Apocalypse, now or after! Moi, j’y crois sincèrement, vous savez, je ne vois pas comment nous pourrions encore longtemps continuer comme ça, impossible! Le moment finira bien par arriver un jour ou l’autre, où il faudra rendre la terre aux animaux, aux plantes, aux saloperies d’insectes grouillants, aux petits oiseaux qui gazouillent et qu’on entend de moins en moins, aux éléphants et aux baleines, tout ça, quoi, y a pas de raison!
C’est vrai que les moyens de nous foutre en l’air ne manquent pas; une bonne grosse comète, un superbe astéroïde qui viendraient nous percuter tout à trac, un réveil généralisé des volcans, ou même, tout bêtement, l’atmosphère rendue irrespirable par toutes les dégueulasseries que nous y déversons. Certes. Toutefois ce serait dommage, trop de dégâts collatéraux, alors qu’il suffirait de bousiller une seule espèce et tout rentrerait aussitôt dans l’ordre… Non, croyez moi, la solution c’est le virus, le jour où il aura dégotté la bonne mutation l’affaire tombera tout seule dans le sac… et nous avec! Remarquez, ce n’est pas tellement que je le souhaite, ce qui d’ailleurs serait particulièrement stupide de ma part, n’est-ce pas, mais bon, ça me paraît logique, et quand il existe une solution adaptée au problème, elle parvient généralement à se mettre en place, tôt ou tard.
Dans le temps la Nature se débrouillait à nous tenir en respect grâce aux bactéries. Ça marchait très bien! Dès que la population humaine prenait un peu trop d’ampleur, une bonne épidémie de peste et le tour était joué. Et, il n’y a pas même si longtemps, des trucs comme la tuberculose, le choléra ou le palu, régulaient les populations en mode plus ou moins endémique et sans faire trop d’histoires, naturellement quoi… Et puis, malins comme nous sommes, nous avons fait la grosse trouvaille, les antibiotiques! Quand je dis nous, bien entendu, je parle des Occidentaux, les autres ils n’ont jamais trouvé grand chose, à part le moyen de nous emmerder la vie. Seulement, au lieu de les garder pour nous, les antibios, ce qui, somme toute, n’aurait pas eu de conséquences bien méchantes, il a fallu qu’on les refile au monde entier! Résultat des courses, personne ne meurt plus et on se retrouve avec des milliards et des milliards d’abrutis qui salopent l’environnement à qui-mieux-mieux. Et voilà pourquoi Mère Nature a dû se rabattre sur les virus… Ce n’est évidemment pas par hasard qu’elle les fait apparaître en Asie, voire en Afrique, parce que la surpopulation se joue là, essentiellement… Elle sait bien ce qu’elle fait, allez, la mère Nature…
Donc, si vous voulez, le petit virus de Wu Han, avec son air con et sa vue basse, ne me semble pas pour l’instant se présenter comme un candidat sérieux à l’harmaguédon, tout juste un tir d’essai pour vérifier la hausse… En revanche c’est un pas de plus vers la solution finale, pas celle du rigolo à moustache carrée, non, l’autre, la vraie, celle qui ne fait pas de différence et qui nous mettra d’accord, des Juifs aux Muz, en passant par tous les autres, nous compris. Ça viendra quand ça voudra…rappelez vous la formule de Jésus « je viendrai comme un voleur« , à mon avis il pensait déjà au virus. Donc ça peut se produire demain, comme dans cent ans ou dans mille ans…sauf que ça m’étonnerait qu’il attende aussi longtemps…enfin moi, ce que j’en dis…

Cependant, je vais arrêter là parce que, voyez vous, avec ce genre d’article je risque quand même un peu de me mettre tout le monde à dos!
N’oubliez pas de regarder les résultats de l’élection d’Emilie-Romagne, en Italie, ça pourrait se révéler croustillant…
Bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Une jolie contrepèterie visant l’Abbé Dubois et ses petites habitudes à la Minou la Tringlette

 

Les mœurs du Seigneur sont impénétrables

Je serai bref; une fois n’est pas coutume, et puis, allez savoir, je dispose à la fois d’un temps de plus en plus limité et d’une inspiration proportionnellement décroissante. Soyons lucides, je me répète, certes, mais il n’y a plus grand chose de passionnant à observer, ni même de foncièrement drôle. Prenez Ségolène, tiens, au hasard, reconnaissons lui, dans le passé, une extraordinaire force comique! Une nana qui nous avait comblé de bonheur désopilatoire à l’occasion de la campagne présidentielle 2007, singulièrement lors de son débat avec l’autre rigolo, là, Sarko, où elle suggérait entre autres trouvailles de faire raccompagner les fliquettes après le service, sans doute par d’autres nanas qu’il eût également fallu escorter back to home, ce qui au bout du compte pouvait permettre une baisse drastique du chômage. Souvenez vous, aussi, de Ségotine Raubryal et puis également de Ségo la Pintade,  autre époque…désormais c’est le pathétique qui caractérise la pauvre tordue avec ses foutaises minables d’ambassadrice polaire fainéante et de candidature improbable à une présidence de la répupu qui lui échappa, somme toute de peu en 2007…comme quoi la démocratie recèle des réserves de connerie réellement insondables. Mais désormais c’est fini, la mode a changé, le vent a tourné, l’effet de surprise ne jouera qu’en faveur d’autres sinoques, peut être du même calibre, mais jamais plus pour la mémère Royal, elle fait partie de l’histoire dérisoire de ce pays d’andouilles, elle appartient à l’ancienne génération, elle est périmée!

Et à part ça il nous reste quoi? Ben pas grand chose, que voulez vous, Présipède qui se fait un peu secouer au théâtre…bof, pas de quoi fouetter un chat, rien à voir avec les grands moment genre attentats de Cadoudal ou du Petit Clamart, juste un misérable  chahut à la dimension infime du personnage. Et pour l’emmerder, ces cons, ils foutent le feu à La Rotonde! Moi je l’aime bien La Rotonde, du coup ils m’enquiquinent aussi, pourtant je ne leur ai rien fait! Même pas voté Macron, dites donc, Dieu m’en préserve! Et je vous fous mon billet que parmi tous ces abrutis qui s’acharnent à lui secouer les puces, à Macrounette, vous en trouveriez plein qui lui ont apporté leur suffrage, voire se sont abstenus, ce qui revient à peu près au  même. Mais bon, trêve de balivernes, les évènements en question manquent à la fois de grandiose et de risible, c’est juste de la roupie de sansonnet, à la hauteur d’une époque pusillanime et bébête, à la hauteur des gens qui nous gouvernent, tous plus lamentables les uns que les autres, à la hauteur de nos maîtres à penser médiatiques, pratiquement tous formatés à la bien-pensance activiste. Rien de tout cela ne mérite vraiment notre attention. Cherchons ailleurs…

Sachant que les variations Trumpo-Xiginpinguesques sur le commerce américano-chinetoque apparaissent un peu trop techniques pour constituer un bon sujet, que les affaires d’Iran, on ne peut tout de même pas en parler à tout bout de champ et que je ne comprends rien aux histoires libanaises, excepté l’affaire Ghosn déjà exploitée, je ne vois pas grand chose à me coller sous la plume.
Il y aurait bien les aventures fabuleuses du Duc et de la Duchesse du Sucesex, les ineffables Harry et Megan, cependant nous n’en avons strictement rien à secouer! Ah oui, au temps d’Edouard VIII, là on trouvait de la matière, du flamboyant! Le Roi qui envoie tout péter pour l’amour d’une femme! Je crois qu’on n’a plus rien observé d’aussi chouette depuis lors, moi en tout cas ça me fascine totalement, je le comprends à bloc, l’Edward en question! Et on pourra lui reprocher tout ce qu’on voudra, y compris le copinage présumé avec les Nazis, rien ne m’empêchera de le considérer comme un frère, ce mec, un frère heureux, lui, heureux comme la grande masse des imbéciles qui n’y ont rien capté. Sans atteindre un tel niveau, l’histoire de Diana aussi avait de la grandeur, romantique à souhait, superbe! Mais Harry et Mégane, le rouquemoute et la…je veux dire l’actrice de séries à la con… avec leurs velléités de fuite sans renoncer complètement aux petits avantages matériels de la famille. Vous trouvez quelque chose à raconter là dessus, vous?

Allons donc! Pas la peine d’en rajouter, ça pédale dans la choucroute de partout… Ouh, au fait, à propos de pédale, j’en ai quand même vu une bien bonne dans le genre ignoble mais riche d’enseignements. Une espèce de petite fiotte qui chantait, sur France Inter, bien sûr, la radio qu’on paye à prix d’or pour nous enfler la tronche à la propagande gaucho-islamiste. Alors le zigomar en question nous gratifiait d’une parodie de « Jésus reviens » ce chant idiot qui servit longtemps à ridiculiser les catholiques et le catholicisme, mais avec des paroles tout à fait inédites, jugez plutôt:

« Jésus, Jésus, Jésus est pédé,
Membre de la LGBT,
Y a qu’à voir comme il est fringué,
Pourquoi l’avoir cloué et pas enculé?
Y a pas que l’hostie qu’il faut sucer »
Etc, etc…

Dans le studio du Service Public ça rigolait à gorge d’employé (comme disait Béru) pendant que le petit merdeux s’égosillait! A la fin, l’animatrice en chef, essuyant ses larmes et réprimant enfin son hilarité, s’est efforcée de bien préciser le caractère imprescriptible autant qu’absolu du droit au blasphème. C’est une merveille, ça, le droit au blasphème, faudrait même l’inscrire dans la Constitution… sauf, toutefois, qu’il importerait alors de préciser « droit au blasphème anti-chrétien », sans quoi on irait vers  des ennuis vachement lourds…
Alors oui, moi à la limite elle ne m’aurait pas gêné sa chanson de merde, à la petite tarlouze, à condition qu’il rajoute juste un petit vers de rien du tout, vous voyez, genre:

Jésus, Jésus, Jésus et pédé,
Mahomet l’a sodomisé...

En plus ça rime bien et, au fond, il y a beaucoup de vrai… Oui, seulement là ça ne le ferait pas, vous voyez, d’abord nul ne songerait plus à se fendre la poire, dans le studio, mais encore sonnerait illico le téléphone de Delphine Ernotte et les sanctions tomberaient à sceau comme une pluie d’Automne sur le Sud Cévenol! Faut pas déconner avec le Prophète! En revanche Jésus, c’est permis, on peut y aller joyeusement et sans limite!
Donc, comme je vous le disais, ça se marrait bien dans le studio…sauf que ça n’a pas duré  longtemps, il a quand même sonné, le téléphone! Parce que si le droit au blasphème anti-Jésus, pas de problème, ça joue à fond, en revanche le droit de dire « pédé » ça non alors! Pas question, c’est défendu, interdit, prohibé, contraire à tous les principes bobos de la bienséance gaucho-universo-germanopratine! Il a fallu qu’il s’excuse platement, le petit chanteur à la croix dans le fion, et les petits rigolards du studio aussi, et même la mère Delphine! M’enfin, quand même, y a des limites à la libre expression, ce n’est pas toujours celles que tout un chacun pourrait imaginer de prime abord, voilà tout! Comme quoi, si les voies du Seigneur sont impénétrables, ses mœurs présumées le semblent presque autant… mais c’est juste une question de vocabulaire…

Bonne semaine et amitiés à tous,

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

 

On l’a pas descendu exprès le Boeing!

Alors, vous avez l’enturbanné de service: « Oups, ben oui, on s’excuse, vous savez ce que c’est ces engins-là, ça part tout seul, on l’a pas fait exprès, vous imaginez! Mais aussi, c’est quand même bien la faute à cette charogne de Trump, crédieu…enfin je veux dire, qu’il soit maudit jusqu’à la cinquantième génération, si Allah n’a rien contre! Qu’est-ce qu’il avait besoin, ce grand satan à peau de cochon malade, d’aller nous zigouiller l’Immense  Général Souleimani! Vous vous rendez compte! Ça nous a foutu le Guide Suprème dans une rogne de chien enragé…enfin épouvantable, quoi, si Dieu le veut, et du coup il a mis la pression, le Saint-Homme, à force de secouer les puces à ses potes des Hautes-Sphères vous comprenez bien l’ambiance, un vrai capharnaum, l’adrénaline coulait à flots en permanence. Vu la tripotée de croyants (ben oui, on dit comme ça mais ça signifie tout le monde, parce que les ceusses qui croivent pas, on les a expédiés en enfer depuis lurette) qui sont venus au zobe-sec du feu-Général, on a bien compris que ça allait sharkler grave, par le fait. Le Peuple pissant la colère par tous les orifices et les Forces étant sur le pied de guerre avec armes, bagages et doigt sur la gachette, vous imaginez ce que ça peut donner dans une atmosphère aussi électrique! Ben là ça n’a pas loupé, le préposé aux missiles sol-air, voyant un objet volant pas bien identifié sur son écran-radar, son sang n’a fait qu’un tour! Bon il a bien tenté d’appeler son supérieur mais, manque de pot, panne de téléphone! Vous vous rendez compte de la poisse, hein! Et comme il n’avait plus de temps, hé ben mauvaise pioche! Il a appuyé sur le joystick – lequel s’est révélé plutôt sadness-stick vu les cent-soixante seize couillons qui ont laissé les quilles dans l’opération, sans compter un joli Boeing ukrainien presque neuf! Toutefois, rassurez vous, le type en question on va la lui faire payer sa précipitation incontrôlée, on va lui couper les baloches et les lui coller dans la bouche, après quoi on l’écorchera vif, sans préjudice qu’ensuite lui seront arrachés au bulldozer tous les membres l’un après l’autre, les bras, les jambes et, pour finir en beauté, le scoubidou décapoté, le restant sera, évidemment, jeté aux chiens errants, y a pas de raison qu’y se régalent pas aussi les pauvres bêtes… Oui mais attention, hein, tout ce que je vous dis là, seulement après un jugement d’au moins deux heures et en parfaite conformité avec les exigences des Conventions Internationales machin-truc, hein, on n’est pas des sauvages! Il aura même droit à un avocat agréé par les Ayatollahs, c’est vous dire! Donc, bon, après ça j’espère que vous aller cesser de nous casser les roubignoles à propos de ce regrettable incident… Et  puisqu’on vous dit qu’on l’a pas fait exprès, m’enfin! »

Bon, moi je veux bien tout ce qu’on voudra mais faut quand même pas pousser mémé, pas vrai, des olibrius de ce calibre mieux vaut éviter de les laisser se bricoler tranquillement une bombe atomique. Et encore une fois, désolé, les faits donnent raison à Trump! On voit bien le danger qu’ils représentent ces mecs-là, il semblerait plus raisonnable d’attendre qu’ils se dotent d’un gouvernement non inféodé aux fanatiques pour discuter le bout de gras avec eux. En même temps, on risque d’attendre longtemps étant donné, pour ceux qui s’en souviennent, la manière dont ils se sont débarrassés du pauvre Shah! Et une fois encore, il a fallu que notre belle Répupu, giscardienne à l’époque, se distinguât en fournissant un asile bien pépère à l’Ayatollah Khomeini, celui par qui le malheur islamico-chiite est arrivé. En outre, n’oublions pas ce théorème fameux de Jean Foupallour, ce sage parmi les sages: les Chiites font chier et les Sunnites suer.
Cela reste tout à fait d’actualité, plus que jamais, dirais-je. Les Sunnites, c’est vrai, tiennent généralement le haut du pavé, il ne se passe pas une minute sans que quelque part dans le monde ils ne sèment peu ou prou la panique, le bordel ou la terreur. Plus discrets, en revanche, les Chiites, dont nos amis les Ayatollahs constituent le gratin élitaire, ne se manifestent que dans les grandes occasions. Celle-ci en est une! Ainsi, après la sombre histoire du Boeing descendu en flammes, de très nombreux Iraniens, principalement des étudiants, descendirent-ils dans la rue pour rendre hommage aux victimes et aussi pour prier le gouvernement de bien vouloir aller se faire foutre afin de laisser le champ libre à des gens sérieux et responsables. A noter que l’Ambassadeur de sa très gracieuse majesté The Queen, lequel s’était joint à l’hommage populaire, se trouva pris dans la manif et embastillé sans ménagement par la Garde Ayatollesque, dépêchée dare-dare pour rétablir l’ordre d’Allah. Ils l’ont gardé une heure, le diplomate-voltigeur (1) et l’ont ensuite relâché avec un bon coup de pied dans le cul! Inutile de préciser que cela fait désordre! Si l’histoire ne donne pas encore le nombre des décédés et autres blessés relevés à l’issue de cette petite rébellion populaire -pour mémoire celle de novembre dernier avait produit trois-cents morts- l’Iran en prend dores et déjà un gros paquet dans les galoches. Non seulement ces pignoufs abattent par mégarde les avions civils, non seulement ils répriment dans le sang les manifs de rue, mais par dessus le marché ils piétinent allégrement les règles les plus élémentaires du droit international! L’ambassadeur britannique au trou comme le premier gilet-jaune persan venu! Des impairs de cette nature, il reste à souhaiter que le pouvoir de Téhéran en commette encore des tonnes; ainsi peut être les plus farouches admirateurs du régime des Mollah, gens de cette gauche anti-sioniste et musulmanophile à qui les media occidentaux laissent si volontiers la parole, finiront-ils par fermer quelque peu leurs grandes gueules… remarquez, je dis ça mais, bien sûr, je n’y crois pas une seconde. En revanche, les Démocrates amerloques peuvent désormais se brosser de la grande offensive parlementaire qu’ils envisageaient à l’encontre du camarade Donald pour l’empêcher d’agir en Iran… à moins qu’encore une fois ils n’aient envie de passer pour des cons… Attendons la suite, le spectacle, à mon humble avis, ne fait que commencer, espérons seulement que cela ne nous fasse pas trop grimper le prix du gazoil, déjà qu’on a du mal à en trouver dans les stations-service (comme on disait de mon temps)… Remarquez que c’est mon altruisme invétéré qui s’exprime ici, parce que pour rouler à vélo, je n’utilise aucun carburant, à l’exception de ceux que l’on pompe joyeusement, accoudé au zinc de Thérèse.

Et par ailleurs, pour vous le dire très franchement, qu’il s’agisse des tribulations syndicales sur fond de retraite plus ou moins réformée, des pivotements de l’âge pivot,  des compromis à la Barbapoux, ou même, dans un autre registre, des vieilles histoires de gauchiards pédophiles genre Con-Bandit, Mitterrand (pas Tonton, Tata) voire des minableries de Kouchner , celui qui signe les pétitions sans regarder parce que c’est Jack Lang qui demande (2), tout cela ne m’inspire pas grand chose. De la bouillie pour vieux débiles, c’est notre lot quotidien!

J’en resterai donc là. Amitiés à tous et à Dimanche prochain si Allah le veut bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Petite subtilité vaseuse à l’intention des anciens fumeurs de l’époque SEITA

(2)Bernard Kouchner: « Ah oui, j’ai signé le manifeste en faveur des camarades pédophiles parce que c’était Jack qui me le demandait, mais j’avais pas lu… » (no comment)

D’où l’expression « se faire la malle »

–« Bof, la routine, fait il en ponctuant le propos d’un claquement de langue évocateur de la qualité du petit Muscadet actuellement en service. Par rapport à l’an dernier on ne voit pas trop de changement. Les trains qui ne roulent pas, les déséquilibrés-Allahou-akbar qui zigouillent les braves-gens, les Amerloques et les Ayatollah qui se mettent sur la gueule pour faire monter le prix du baril, Présipède et ses sbires qui poursuivent l’œuvre à la con entreprise en vue d’aggraver la situation des retraites, l’Australie qui voit enfin arriver la pluie pour arrêter de cramer de partout, bref rien de spécial, en somme, la routine, je vous dis… Ah, si, tout de même, y a bien un truc marrant et pas ordinaire, une histoire comme on aimerait en entendre plus souvent… Comme avant, quoi, lorsqu’il arrivait des choses, quand on prenait connaissance avec délectation des journaux du matin… Je vous parle des années soixante-soixante-dix, vous voyez, ça ne nous rajeunit pas mais à l’époque -je ne sais pas si j’embellis pour cause de ma jeunesse foutue- on assistait tout le temps à plein d’évènements réjouissants, petits ou gros, peu importait du moment qu’on rigolait bien. On voyait des personnages extraordinaires, des Krouchtchev martelant le pupitre de l’ONU avec sa godasse, des Krazucki bourrés comme des cochons à se mélanger les pinceaux entre les millions et les milliards, des Marchais beuglant à télé « allez Bobonne, fais les valoches ou rentre à Paname« , tout des denrées de ce calibre, vous comprenez… On ne voit plus ça, aujourd’hui, dommage, ça ne coûte pas grand chose mais ça met de la vie dans le médiatique… »
Et du coup, on capte qu’il a perdu son fil, le père Grauburle, il sent bien qu’il allait quelque part mais avec sa digression nostalgique il butte sur du blanc, le trou de mémoire . Alors, sans autre forme de procès, le voilà qui s’enfourne une paire d’huitres dans le corgnolon et envoie par dessus une grosse rasade de Muscadet. Spectacle fascinant, personne ne moufte, on attend la suite…laquelle ne manque pas de survenir sous la forme d’un gros rot barytonesque…
-« Ah, ben voilà, j’y suis, ça me revient, reprend-il rasséréné, moi aujourd’hui le chouette évènement de derrière les fagots, c’est Ghosn, Carlos Ghosn, le type qui a niqué les Jaunes comme des bleus! Vous vous rendez compte, le mec, évanoui dans la nature sous le nez de tous ces Nippons acharnés à lui enfoncer la tronche dans le tas de fumier? Que du feu, ils n’y ont vu, les Japonais! Un coup je te vois, un coup je te vois plus! Filé à l’anglaise, ce qui pour un Brésilo-Franco-Libanais, constitue un exploit sans précédent…surtout que des mecs avec trois nationalités de ce calibre ça ne court pas les rues, ce doit être un exemplaire unique, à tous les coups! Et faut voir comment il s’est barré, le Carlos, dans une énorme caisse, dites donc! Ça me rappelle un vieux film où l’on voyait Marielle, je crois, installé dans une grosse malle cabine, pour s’évader de je ne sais plus quel bled pourri…Encore une réminiscence du bon temps, tiens, quand on allait au cinoche pour bien s’amuser et non pas, comme aujourd’hui, se farcir des pelloches de propagande à la gloire des immigrés et autres « réfugiés » de tout poil! Donc, Ghosn s’est fait la malle au sens propre du terme et moi, je ne sais pas vous, mais je trouve ça superbe, magnifique, resplendissant… Rien que de voir la tronche des sujets du Mikado, ça me réconcilie avec la vie, tiens, ça voudrait presque dire qu’on n’est pas encore tout à fait foutus, qu’il reste un peu d’espoir, quoi, un tout petit résidu, peut-être, allez savoir… »

-« Pas idiot, ce que tu racontes, Marcel, réplique Jean Foupallour tout en déglutissant sa fine de claires, sauf que nous n’y sommes pour rien dans l’aventure de ce mec. Sa fuite il l’a organisée avec des Amerloques, et destination Beyrouth! La France, sur ce coup-là, on n’en cause même pas. D’ailleurs la confiance en Macrounette et son équipe, faudrait qu’il ait pété un plomb pour la conserver, loin de Carlos l’idée de se réfugier chez nous, tu parles, on serait même foutus de trouver un joint pour le retourner aussi sec au pays des matins calmes! Après avoir bossé chez Michelin, il a remis Renault sur la voie de la réussite, il en a même fait le premier constructeur du monde (et non pas « au monde » comme ils disent maintenant tous ces petits cons). Mais va te faire foutre, la Répupu le laisse tomber comme une vieille chaussette, ce type, elle n’a jamais bougé le petit doigt! Heureusement pour lui, le zigoto s’est engrangé une montagne de pognon, il en a tellement qu’il peut se permettre d’abandonner la caution de quinze millions grâce à laquelle les jaunes l’on laissé sortir de taule! Pour lui quelques millions ça ne représente même pas les cent balles que ce pauvre Marcel réussit à planquouzer discrétos tous les mois pour pouvoir aller au bistrot sans éveiller les soupçons de Mémaine! Si, je vous jure! Du coup, avec deux ou trois autres petits millions de rien du tout il a foutu son camp, Ghosn, et malgré ça, il reste toujours aussi riche qu’avant! Pas con, le mec, y  a aucun doute! »

-« Vous savez, ajoute Blaise Sanzel, ce Ghosn, au fond, doit être regardé comme ce qu’il est fondamentalement, un chrétien maronite Libanais. Ces gens-là ont bien plus d’un tour dans leur sac! Habitués à se dépatouiller dans un environnement hostile, truffé de musulmans, ils ont toujours réussi à tirer leur épingle du jeu. Là bas ils tiennent l’argent, un peu comme chez nous les Israélites, si vous voulez, et par conséquent ils maîtrisent la situation, pour le moment en tout cas. Voyez le type en question, élevé chez les Jésuites de Beyrouth il n’a pas eu de mal à accéder à Polytechnique, à Paris, puis à intégrer l’Ecole des Mines d’où il a rejoint Michelin qui l’a envoyé remettre en ordre ses affaires au Brésil, pays natal du jeune ingénieur. Succès éclatant! Du coup, le voilà qui reçoit la responsabilité de l’Amérique du Nord: succès encore plus flamboyant, il fusionne avec Goodrich et fait de Michelin le numéro un mondial du pneu!  Et pour continuer, je vous la fais courte, Renault, puis fusion avec Nissan, puis rachat de Mitsubishi…et puis au trou parce qu’il commençait à devenir un peu encombrant pour les Samouraïs! Heureusement pour lui, il s’est montré assez malin pour se faire la malle, comme dit si bien Marcel, sans quoi il finissait ses jours dans un cul de basse fosse à la merci des matons aux yeux bridés, dont tout le monde sait qu’ils sont les plus vicieux de l’Univers entier. En résumé, un fabuleux créateur de richesses, ce Ghosn, dont la France a bien profité au temps de sa splendeur. Toutefois, notre beau pays ne manquerait pas, s’il s’avisait d’y revenir, de le foutre en taule pour lui faire payer ses petites festivités louisquatorziennes au Château de Versailles. La gratitude n’étant pas le fort de la République, il a bien fait, ce Monsieur, de ramasser un maximum de pognon, ainsi, il n’aura jamais besoin de la France pour se sortir du pétrin… c’est préférable, vous savez, cela s’est toujours vérifié, si vous avez besoin d’emmerdes, adressez vous à notre beau pays, vous ne serez pas déçus; sinon, dépatouillez vous tout seuls, vous vous en porterez bien mieux!
Allez, j’offre une tournée générale en l’honneur de Carlos Ghosn, de sa grosse valise et de son tas de fric! Comme disait si bien l’ami Napoléon, l’âme de céans: « voilà un brave« !  »

Bonne année à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Finissez la bien!

Bon, ben voilà, encore une d’effacée, dites-donc! Au train d’enfer où vont les choses on va se retrouver au XXIIème siècle, sans avoir le temps de s’en apercevoir, vous verrez…oui, enfin, vous, vous ne verrez rien du tout, ni moi non plus d’ailleurs, mais les autres, hein, ceux qui naissent maintenant, j’en connais un, et qui se coltineront quatre-vingts balais au bout de la série 2000! Hé bien, pour tout vous dire, ceux-là je les plains de tout mon cœur. Si Dieu leur prête vie ils subiront probablement l’enfer d’un monde peuplé d’abrutis métissés, digitalisés autant qu’islamisés; un monde ou l’on ne pourra plus lâcher une caisse sans que l’évènement se trouve analysé, enregistré, algorithmisé par les petits malins qui tirent les ficelles en loucedé, sans que personne s’en rende compte si peu que ce soit.
Remarquez, je dis ça mais après tout je n’en ai, au fond, pas la moindre idée. Je me trouve dans la posture du clampin de 1920 lorsqu’il lui prenait la hardiesse d’imaginer l’an 2000 et qu’il se foutait le doigt dans l’œil jusqu’à s’en crever le fond du knickerbockers…mais au fait, y avait-il des knickerbockers en 1920? On s’en fout, me direz vous à juste titre, à l’occasion je demanderai à Tintin, il doit savoir, lui, à quand remonte son futal qui lui remontait à mi-mollet…bien pratique pour faire du vélo et pourtant ça s’appelait « pantalon de golf » quand j’étais petit, allez savoir…okay, ça nous écarte, j’entends bien… en dépit d’un début de presbyacousie, laquelle, comme son nom l’indique, fait partie intégrante de l’ensemble des éléments constitutifs d’une décrépitude dont l’insensible montée conduit plus ou moins rapidement à l’Ehpad, prélude abject au repos éternel. Nous disions donc, j’y reviens, qu’est-ce qu’il imaginait le birbe d’il y a cent ans quand il envisageait l’an 2000? En gros, des aéroplanes de partout, un monde de machins volants qui se croisaient et se recroisaient à n’en plus finir! Pas totalement faux mais un peu excessif tout de même…il voyait jusqu’au facteur distribuer en avion un courrier-papier calligraphié au stylo-plume. L’exercice apparaît donc forcément voué à l’échec, en quatre- vingts ans tout évolue dans des directions tellement imprévisibles que le tableau final reste hors de portée des futurologues les plus avertis, lesquels ne sont forcément qu’une bande de charlatans mâtinés d’escrocs.
Cela dit, à beaucoup plus court terme, les grosses emmerdes on les voit en revanche bien arriver. Le climat part en quenouille, l’immigration prospère yop-là boum, l’Islam suit le mouvement voire le précède, la Répupu porte de plus en plus loin les bornes du couillonnisme afin d’agrandir un domaine dont l’immensité le dispute déjà à la vacuité, l’économie mondiale vit sur l’illusion d’une croissance financée on ne sait plus très bien comment et Présipède, détesté de tous, s’en va cahin-caha vers une réélection dont la probabilité demeure prééminente. Calamités à tous les étages, en quelque sorte. Mais bon, en gros tout le monde semble plus ou moins satisfait, ça durera ce que ça durera, après nous le déluge.

Pour peu qu’on examine, même grossièrement, les dix années qui viennent de s’écouler, 2010 à 2019, on est rapidement édifié: nous n’allons pas vers le bon! Au début, le très adoré Barack-Hussein soufflait sa première bougie tandis que Sarko, détesté de tous, préparait sa petite réforme  personnelle… et qu’est-ce qu’il réformait, en 2010, le gentil rigolo à sa Carlita? Eh oui, pardi, gagné! Il réformait les retraites! Ou plus précisément, il sauvait ce merveilleux régime que le monde entier nous envie et que la Macrouillie recommence à sauver dix ans après. En résumé, si l’on y regarde de plus près, nos retraites doivent faire l’objet d’une opération de sauvetage grosso-modo chaque décennie. Mitterrand en 81, s’arrangea pour foutre en l’air le système grâce à la « retraite à soixante ans ». Après quoi Balladur, afin de sauver les meubles en allongeant les durées de cotisations, pondit en douce un petit décret au mois d’Août 1993 pendant que les franchouilles se faisaient dorer la bedaine au soleil d’été… Au retour, c’était trop tard pour engager les hostilités, le mal étant fait; tout le monde y compris la CGT se l’est collé dans la poche avec le mouchoir par dessus… Un joli coup, vraiment! Évidemment les électeurs le lui ont fait payer deux ans après, à Balladur, toutefois ce type me semble avoir été nettement moins con que les autres, c’est sans doute pour cela que nous nous en sommes débarrassés…au profit d’un Chirac qui allait ensuite nous montrer toute l’étendue de son talent en nous gratifiant d’une loi d’Août 2003 qui exigeait quarante ans de cotisations y compris pour les fonctionnaires, mais avec tout un tas de modalités alambiquées de nature à émasculer la réforme !
D’ailleurs, à chaque coup, les mesures adoptées au final se révélaient très en dessous des besoins de financement à long terme. On n’osait pas y aller carrément à cause des syndicats…on n’ose toujours pas, d’ailleurs, Macrounette et ses sbires en font depuis quelques mois l’amère expérience. Et comme je le rabâche depuis des décennies, tout cela supposerait en plus que Mohamed et Mamadou consentissent à nous financer les retraites… l’avenir sur ce point me semble irrémédiablement compromis!

Alors pour ce qui concerne la décennie qui s’achève, le mieux reste encore de la déplorer. Un vrai désastre! Sarko, aidé en cela par l’illustre Bernard-Henry Levy, s’est débrouillé pour foutre en l’air le fragile équilibre libyen et déclencher ainsi le raz de marée migratoire. L’incroyable successeur de Sarko, le camarade Hollandouille, cherchait, pour sa part, l’appui de Barack-Hussein en vue de bombarder Damas et favoriser ainsi l’expansion de L’État Islamique, sans Vladimir l’affaire était dans le sac! En dehors des affaires graves, il nous aura tout de même bien fait rigoler, le Président Culbuto! Ses amours à croissants et scooter, la pantalonnade Léonarda j’en passe des tonnes, ça exigerait plusieurs volumes!
Et le plus étrange, dans cet espèce de gros merdier informe, c’est encore que celui d’après nous l’a fait regretter, le petit gros comique. L’arrivée en fanfare de Présipède constitua un moment grandiose, un monument de stupidité prétentiarde à conserver précieusement au musée des grosses farces républicouilles! La suite a confirmé, nous avions encore touché un sacré numéro, le type qui réussit en quelques mois à foutre le pays à feu et à sang et qui continue de plus belles, juste pour sa gloriole personnelle! Le grand homme qui sera parvenu à réformer la France! Il veut rester dans l’Histoire, ce guignol, c’est son obsession! Et comme, évidemment, tout lui foire entre les pattes, il s’énerve et s’obstine de plus belles…personne aujourd’hui n’est capable de prévoir vers quelle sorte de catastrophe son délire mégalomaniaque nous conduira. Et, comme je le prédisais plus haut, sans grand risque ni mérite, ce type restera presque sûrement jusqu’en 2027…Il faudrait un miracle, la survenue d’un homme providentiel…un peu comme lui en 2017… Bon, après tout mieux vaut encore qu’on se le fume jusqu’au filtre, lui au moins on le connaît, le suivant pourrait être pire… Si, si, je vous assure, c’est possible!

Alors, voyez vous, je vais en rester là pour cette année. J’aurai fait ma part de boulot, tant bien que mal, en dépit d’un dégout de plus en plus marqué pour mes contemporains et leurs comportements consternants. Avec l’âge on trouve de moins en moins de saveur à l’existence mais la vue s’améliore, qui l’eût cru, on voit clairement les défauts…on ne voit même plus que ça! Les années qui passent, au fond, sont des douleurs qui s’accumulent, rien d’autre. Nous allons bientôt nous en coltiner une nouvelle. En attendant de vous la souhaiter bonne et heureuse, sans grande conviction, je vous souhaite de bien terminer celle qui s’achève…

Bonne fin d’année, amitiés à tous et à l’année prochaine,

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

Hank Hulley pour Noël!

– » Fucking, funny frogs! Ne changez surtout pas, restez comme vous êtes, ça me rappelle ma jeunesse au Quartier Latin dans les années soixante-dix! Qu’est-ce que j’ai pu rigoler à vous observer en ce temps-là! Ben aujourd’hui pareil… Non, encore beaucoup mieux, vous avez vachement renforcé le côté crazy, l’élargissement du spectre, c’est ça! A l’époque on voyait tout le temps des communistes, des gauchistes, des trotsko, des maoïstes, même!… Eh oui, faites pas semblant d’oublier, ils tenaient le haut du pavé les maoïstes, c’était la dernière tendance à la mode, surtout à Saint-Germain! Ils se foutaient des curés avec leurs bréviaires, mais eux se trimballaient munis de leur petit livre rouge! Qu’est-ce que c’était con! Du bullshit à la chinetoque, le dernier degré de la crétinerie et pourtant ils lui vouaient un véritable culte, au Grand Timonier of my balls, tous ces motherfuckers, si ça se trouve ils ne l’ouvraient même pas leur little red shit, l’important c’était qu’on le voie en leurs blanches mains… la rigolade, quoi! Chez vous les communistes de tout poil constituent le socle de la société, les fondations de la Maison France, votre raison d’être, en quelque sorte. Parce que ça reste vrai, même aujourd’hui, je le vois bien; y a pas trois heures que j’avais mis le pied à Roissy que j’entendais déjà à la radio l’interview d’une espèce de vague secrétaire du PCF, je n’ai pas saisi le nom, d’ailleurs on s’en fout, l’important, l’extraordinaire c’est que vous donnez toujours la parole à ces gens-là! La tribune et l’espace public leur sont offerts alors même que plus personne, nobody absolutly, ne vote coco. Pour vous, on pourrait croire le mur de Berlin encore debout et l’Empire Soviétique aussi vivace qu’au temps de Krouchtchev! Et puis, en supplément de programme, vous entretenez la tradition des grosses grèves avec encore plus de ferveur que les youpins leur loi hébraïque! Alors ça, pour cesser le boulot vous n’avez pas votre pareil! Fabuleux, prodigieux, pharaonique! Personne ne vous arrive à la cheville!
Le plus admirable, je trouve, c’est le pouvoir écrasant que vous donnez aux abrutis de la SNCF, un prodige bien de chez vous! Voilà des types qui vous coûtent la peau des fesses et des burnes en impôts, vu que leur truc fonctionne -très mal évidemment- avec trois fois trop de personnel, grassement payés et comblés d’avantages de toute sorte. Bon. En plus de ça vos big bosses ont investi des sommes folles, le pognon de la sueur de votre front,  afin de créer des infrastructures et fabriquer à grands frais des trains aussi rapides que des avions…pour, au bout du compte confier l’ensemble à d’affreux gauchiards qui s’empressent à la première occasion d’en faire une machine à chantage! Excepté vous, les froggies,  personne au monde ne comprend pourquoi vous tolérez pareilles avanies! Ces types abusent scandaleusement de la situation, plantent un bordel pas possible en vous privant des moyens de déplacement qui vous appartiennent, et personne ne moufte, vous laissez faire, vous subissez en silence! Et le plus chouette ça reste encore la raison de tout ce patacaisse: le gouvernement qui voudrait leur sucrer les privilèges! Les hurluberlus en question se gobergent sur votre dos, partent à la retraite dix avant vous, pendant que vous marnez comme des cons pour la leur payer et vous trouvez ça très bien, tout à fait normal! On en connaît même plein, des franchouilles baisés, qui trouvent légitimes les grèves à répétition de ces enfoirés: cocus et contents! Il n’y a que chez vous qu’on assiste à pareille pantalonnade, la Comédie Italienne, en comparaison c’est les pompes funèbres réunies! »

Le voilà donc de retour, ce cher Hank Hulley, cela faisait un bail que nous ne l’avions aperçu, la dernière fois, si ma mémoire est bonne, il débarquait encore pour se foutre de nous, au printemps, en plein boxon des gilets jaunes. Finalement son truc c’est ça, venir voir sur place cet espèce de déconnage permanent qui, selon ses dires, constitue la nature profonde du pays de Jeanne d’Arc et de Napoléon. Derrière Napoléon , justement, on le voit toujours débarquer avec plaisir, certes mais non sans une certaine curiosité, il va nous sortir quoi ce vieux bouffeur de chewing-gum? Là, c’est vrai, avec les grèves SNCF il a du grain à moudre, le Missourien, toutefois on aimerait bien qu’il nous raconte un peu autre chose que nos travers ridicules, ce brave garçon; et c’est  notre cher vieux Maître Jean Trentasseur, le socialo macronnisé, qui s’y colle.

-« J’entends bien, cher ami, votre discours de vieux réac des vastes plaines ploucardes du centre amerloque.  Je le prends comme tel et ne saurais m’en offusquer. Cependant vous pourriez peut être aussi nous donner quelques nouvelles du gros paillasse emperruqué de jaune qui vous sert de président. Parce que vous avez bonne mine à vous gausser des Frogs, comme vous dites, encore faudrait-il que vous fussiez exempt de critique, mon bon monsieur! Quand on élit un Donald Trump, la honte de l’humanité, le rebut absolu de la politique, le plus sinistre grossier personnage qui ait jamais encrassé la fonction présidentielle de votre vieille et belle démocratie, on a au moins l’humilité de baisser le ton! Moi, à votre place, je n’oserais même plus en placer une, surtout depuis que votre gros clown s’est retrouvé mis en accusation par la représentation nationale, quasiment pour trahison! Pire que Nixon, si vous voyez, celui-ci, au moins, avait eu la sagesse de partir la queue basse se faire pendre ailleurs! Un Président sous le coup de l’impeachment ça se démet , pour peu qu’il ait un minimum de respect humain…ce qui, j’en conviens, ne saurait être le cas du polichinelle en question… »
Et, sur ces bonne paroles, il se vote un gorgeon bien mérité de son Mac Ron favori, histoire de saluer une de ces diatribes à la manière de Cicéron, dans le genre de celles qui, en son époque de robe, enquiquinaient si aimablement les prétoires.

Avant même, toutefois, que l’ami Hank ait eu le temps de déglutir sa coupette, le vieux Maurice, une fois descendu son éternel demi, jugeait nécessaire d’intervenir.
– » Dites-donc, Maître, vous oubliez de nous en coller une couche sur votre adoré Barack-Hussein, celui qui vous fait tellement regretter le bon temps du « Premier-Président-Noir » le bien-aimé des bobos, des media et des politicards bien-pensants, vous voyez? Celui que Mr. Hank Hulley ici présent appelle Bamboula, vous vous souvenez? Le prix nobel de la paix par avance sur recettes! Ben oui, parce que ça se fait, ça, c’est bien vu, vous savez, dans le beau monde. Par exemple, l’autre soir chez ce gauchiard de merde de Canteloup, vous aviez la petite pute Alessandra Sublet qui balançait son trait d’esprit politiquement correct d’un air entendu, dans le genre Obama reviens, pareil que la chanson sur Jésus, vous voyez? D’ailleurs aujourd’hui, pour avoir la cote il devrait être black et mahométan, ce pauvre Jésus! Voilà pourquoi, sans doute, on n’a même plus le droit d’exposer la crèche! Même que si vous jetez un œil vers le fond du bistrot, vous constaterez que Thérèse, cette année, en a installé une pour de bon; juste pour le plaisir de renouer un petit coup avec nos vielles traditions à nous, celles qu’ils veulent nous enfoncer dans le troufignard à grands coups de pompes républicaines! Voilà pourquoi, avec Grauburle et Jean Foupallour nous avons donné le coup de main à la patronne pour reconstruire Bethléem au fond du bistrot; et tous ceux à qui ça déplairait, eh bien on les emmerde, à pieds, à cheval et en voiture! »

-« Et, ajoute la brave Thérèse tout en essuyant ses verres, après demain vous êtes conviés à arroser ça… en attendant de mettre le petit Jésus dans la crèche, ça me fera plaisir… »

-« Sans compter qu’il sera tout blanc et blond, le petit Jésus, et chrétien par dessus le marché, ajoute Marcel Grauburle, rond comme un camembert, faut en profiter tant qu’on peut encore! »

– » Et pour rassurer Maître Fuckyoursister, je m’en vais vous faire une confidence, conclut Hank Hulley, mais ne le dites à personne, ça pourrait se répéter… Voilà, je crois que les démocrates vont pouvoir se le mettre bien-bien profond, leur impeachment! Même qu’il pourrait en plus se trouver réélu, l’an prochain, l’affreux Donald…oui je sais Maître, c’est dur à entendre! Mais peut être un miracle pourrait-il vous le ramener, votre cher  Bamboula… Écoutez, Mardi à minuit, quand on déposera Jésus dans sa mangeoire on lui demandera, on ne sait jamais, des fois qu’il aurait envie de vous faire plaisir, c’est le Dieu de tout le monde, vous savez, y compris celui des Franc-Maçons-Macron, ne leur en déplaise! »

Joyeux Noël à tous, sans exception, c’est l’Esprit…

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Delevoye…de garage!

Désolé! Mais quelle déception tout de même! Pas plus tard que la semaine dernière je vous annonçais triomphalement avoir déniché un politicard parfaitement clean, vierge de toute turpitude à incidence financière, bref l’oiseau rare, celui qui démentit tous les ragots, à commencer par les déclarations du Merdepot alias Bayrou, relatives à l’incompatibilité entre fonctions électives et virginité judiciaire. L’exception éclatante, enfin il y a huit jours, c’était Delevoye, le presque-ministre des retraites-pour- bloquer-les-trains, l’auteur du projet à la con qui nous fout la pagaille dans tout le landerneau franchouille! Et patatras, à peine avais-je eu le temps de grattouiller mon article de Dimanche dernier, qu’on voyait sortir dans les gazettes une petite info comme quoi le gros Cht’i en question aurait omis de déclarer son poste d’administrateur au sein d’un obscur institut de formation des assurances… Pas de quoi fouetter un chat, n’est-ce pas, un simple oubli bien excusable vu son âge avancé, soixante treize balais le mois prochain, ce qui, à lui au moins, eût autorisé une paisible retraite depuis belle lurette. C’eût été ne point tenir compte du dévouement sans faille qui soutient ce pur héros pour servir la Répupu et ses nombreux accessoires.
Oui, parce que cette semaine a permis d’en trouver un gros paquet d’autres, de postes non déclarés à la Haute Autorité machin-chouette! Figurait vous qu’il siégeait aussi au Conseil de la Fondation SNCF, elle n’est pas mauvaise celle-là, pas vrai? De la sorte on fait d’une paire deux c…je veux dire d’une pierre deux coups: non seulement nous apprenons l’existence de la fondation en cause, de son joli petit budget -cinq millions par an- de l’action solidaritesque qu’elle conduit en faveur des réfugiés et du vivre-ensemble, tout ça quoi, vous voyez le truc…En d’autre termes, non seulement cette grosse merde de SNCF nous coûte des tas de milliards, juste pour voir la bande de salopards censée faire rouler les trains manquer à tout bout de champs à cette obligation fondamentale, mais encore en rajoute-t-elle de petites couches bien discrètes histoire d’arroser un peu les copains sous des prétextes humanitaristes à la mords-moi le nœud ferroviaire! Delevoye qui émarge à la SNCF, vous l’auriez imaginé, vous, un scoop pareil, et par les temps qui courent, encore? Surtout qu’on n’a pas arrêté d’en apprendre, au moins un oubli par jour dites-donc, Alzheimer dans toute son horreur! Au bout du compte pas moins de treize petits fromages bien sympas que notre pote Haut Commissaire au Maroilles se dégustait en loucedé, sans rien dire à la Haute Autorité Trucmuche qui d’ailleurs ne lui demandait rien.  En plus, il préside l’Observatoire Régional de je ne sais plus quoi, ce qui ne l’empêche pas de siéger au Conseil d’Orientation de…mes burnes ou quelque chose comme cela…Bref, vu le nombre incalculable d’officines à la con engendrées par notre système vérolé jusqu’au trognon, rien ne permet d’affirmer qu’on n’en dégottera pas encore, des petites planquettes de ce style, rien du tout, je vous jure!
Ah oui, mais gaffe, les mecs, tous ces trucs c’est bénévole, hein, confondons pas, il fait ça juste pour donner un coup de paluche à des camarades, le gros Jean-Paul, on ne va tout de même pas lui reprocher d’aider les amis sur son temps libre, sauf qu’il ne devrait pas lui en rester beaucoup du temps libre…oui mais quand on aime on ne compte pas ses heures, c’est bien connu. Bien sûr, certains mal intentionnés pourraient gloser comme quoi bénévolat ne serait pas forcément synonyme de gratuité, vu qu’il existe plein d’indemnités et autres chouettes avantages pour compenser un tant soit  peu l’admirable  dévouement des clampins concernés et leur folle dépense d’énergie présumée. Certes mais ce serait remettre en cause tout un fouillis de superbes combines à vocation sociale, humanitaire, culturelle, éducative et autres merveilles d’action solidaire, bref des choses dont notre très cher pays ne saurait se passer vu le nombre astronomique des enfoirés qui en profitent peu ou prou. Mais si vous même ne faites pas partie de la cohorte des copains qui se sucrent bénévolement, rassurez-vous, vous y participez tout de même parce que, d’une façon ou d’une autre, c’est vous qui crachez au bassinet.. Réconfortant, pas vrai?
Toutefois, n’accablons pas ce brave garçon, il fait dans le bénévolat et accumule les trous de mémoire, sont-ce là des raisons de lui jeter la pierre? Naturellement non, m’enfin, un si grand honnête homme, comme dit la dame Sibeth la Porte Parole au look exotique, vous savez… Oui, sauf qu’entre autres petites omission il s’en trouve une un peu plus craignos que les autres: son beau fauteuil de président du Think Tank Parallaxe… une sombre combine à prétexte d’éducation… Sauf que sur ce coup-là il prenait du pognon, le grand-honnête-homme…Oh, pas grand chose, vous savez, cinq-mille-trois-cents balles par mois, une misère…faut dire que ça ne devait pas lui bouffer beaucoup de temps… En tout cas, sur ce trou de mémoire là il est bien embêté, le pauvre, au point de rendre tous les sous qu’il a perçus à ce titre, soit cent-vingt à cent-quarante mille Euros au total! L’air de rien ça vous creuse  un trou dans le budget, des sommes pareilles…mais ne vous faites pas de bile pour lui, il a de quoi payer cash! Un Grand-Honnête-Homme avec majuscules alors! Chapeau, le mec, il a su mettre un peu d’argent de côté, vous voyez, un écureuil en somme, ça lui aurait bien complété la retraite mais il se refera, vous savez, il a de la ressource, le Haut Commissaire, même si son projet s’en va un peu en quenouille. Sans compter que sa place au Gouvernement, à l’allure où vont les choses, il ne va pas tarder à se la carrer où vous pensez…en guise de suppositoire!

Oui, me direz vous, mais alors le projet retraite qu’il portait avec tant d’ardeur, il devient quoi, dans cette affaire? Je suggèrerais bien qu’il se dirige tranquillement vers la poubelle, mais ce serait aller trop vite en besogne. On voit bien la volonté farouche de la toute-puissance macronnesque pour garder le cap coûte que coûte; il s’agit d’une idée de Présipède soi même et, en tant que telle, il faut lui assurer quelque chose qui pourrait, autant que possible, passer pour un succès. Voilà pourquoi Barbapoux, notre sympathique Premier Ministre, prend désormais le problème à bras le corps en vue de promouvoir une sorte de clause du Grand-Papa améliorée, avec une entrée en vigueur qui s’éloigne de plus en plus dans le temps. A ce train là, comme on dit chez nos amis cheminots, nous parlerons bientôt de clause du trisaïeul, sachant que dores et déjà nous voilà rendus de 1963 à 1975, pour de qui concerne l’année de naissance des premiers baisés de la réforme. Et ce n’est sans doute pas fini vu l’obstination indécrottable des conducteurs de locomotives. Vous verrez qu’avec un peu de chance, on passera sans doute à une pleine application au siècle prochain, et avec tellement d’exceptions qu’on ne verra même plus la différence avec le boxon actuel. Cependant, quand on s’est bêtement embarqué dans une galère trouée avec des rameurs qui refusent de toucher l’aviron, la seule solution pour ne pas perdre complètement la face reste d’accoster n’importe où, n’importe comment, le tout étant de mettre pied à terre avant de finir engloutis corps et biens.
Il a déjà lâché sur les retraites de la flicaille, Barbapoux! Et l’autre jour, sur fond de mur atrocement lézardé symbolisant à merveille la Répupu, ce dernier haranguait un parterre de profs de Meurthe et Moselle à tronches de post-soixante-huitards attardés, et tâchait, sans grand succès, de les convaincre qu’avec sa réforme il allaient gagner un max de blé…. Encore un petit coup de grève des trains pour Noêl et il cèdera aussi sur les privilèges SNCF, le pauvre bougre… le tout sera de parvenir à faire passer une déroute en rase campagne pour un compromis admirablement négocié au bénéfice des Franchouilles et du régime par répartition à la Ponzi-Madoff que le monde entier et ses cuisines et dépendances leur envient.

Et pendant ce temps-là, nos voisins et plus ou moins amis d’Outre-Manche votaient…au grand dam de toute la bien-pensance politicarde et médiaticonne de chez nous! Parce qu’ils  votaient mal, ces cochons-là! Ils accordaient à ce sacré Boris une de ces majorités comme le Parlement de Sa Gracieuse Majesté n’en avait plus connu depuis des chiées de décennies! Nettoyés, déblayés, évacués, émondés, poubellisés, jugulés, les socialos du vieux Corbin, si joliment favoris de Nozélites! Il va le faire, son Brexit, et enquiquiner l’Europe entière, le gros blondasse! Comme quoi lorsqu’on n’est pas bête et qu’on sait où l’on va, chez les Rosbifs ça marche… Chez nous ça se révèle forcément plus dur: vous comprenez on a les hommes d’État qu’on mérite, eux c’est BoJo, nous c’est Macrounette, Barbapoux, Delevoye… Delevoye sans issue, oui! Ou bien encore, ainsi que le diraient nos aimables grévistes des Chemins de Fer, Delevoye de garage… comme l’avenir de son projet-retraites, en somme…

Je vous souhaite à tous une joyeuse semaine d’Avent, faites donc un peu de régime si vous le pouvez, la semaine d’après ce sera plus dur!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN