Delevoye…de garage!

Désolé! Mais quelle déception tout de même! Pas plus tard que la semaine dernière je vous annonçais triomphalement avoir déniché un politicard parfaitement clean, vierge de toute turpitude à incidence financière, bref l’oiseau rare, celui qui démentit tous les ragots, à commencer par les déclarations du Merdepot alias Bayrou, relatives à l’incompatibilité entre fonctions électives et virginité judiciaire. L’exception éclatante, enfin il y a huit jours, c’était Delevoye, le presque-ministre des retraites-pour- bloquer-les-trains, l’auteur du projet à la con qui nous fout la pagaille dans tout le landerneau franchouille! Et patatras, à peine avais-je eu le temps de grattouiller mon article de Dimanche dernier, qu’on voyait sortir dans les gazettes une petite info comme quoi le gros Cht’i en question aurait omis de déclarer son poste d’administrateur au sein d’un obscur institut de formation des assurances… Pas de quoi fouetter un chat, n’est-ce pas, un simple oubli bien excusable vu son âge avancé, soixante treize balais le mois prochain, ce qui, à lui au moins, eût autorisé une paisible retraite depuis belle lurette. C’eût été ne point tenir compte du dévouement sans faille qui soutient ce pur héros pour servir la Répupu et ses nombreux accessoires.
Oui, parce que cette semaine a permis d’en trouver un gros paquet d’autres, de postes non déclarés à la Haute Autorité machin-chouette! Figurait vous qu’il siégeait aussi au Conseil de la Fondation SNCF, elle n’est pas mauvaise celle-là, pas vrai? De la sorte on fait d’une paire deux c…je veux dire d’une pierre deux coups: non seulement nous apprenons l’existence de la fondation en cause, de son joli petit budget -cinq millions par an- de l’action solidaritesque qu’elle conduit en faveur des réfugiés et du vivre-ensemble, tout ça quoi, vous voyez le truc…En d’autre termes, non seulement cette grosse merde de SNCF nous coûte des tas de milliards, juste pour voir la bande de salopards censée faire rouler les trains manquer à tout bout de champs à cette obligation fondamentale, mais encore en rajoute-t-elle de petites couches bien discrètes histoire d’arroser un peu les copains sous des prétextes humanitaristes à la mords-moi le nœud ferroviaire! Delevoye qui émarge à la SNCF, vous l’auriez imaginé, vous, un scoop pareil, et par les temps qui courent, encore? Surtout qu’on n’a pas arrêté d’en apprendre, au moins un oubli par jour; dites-donc, Alzheimer dans toute son horreur! Au bout du compte pas moins de treize petits fromages bien sympas que notre pote Haut Commissaire au Maroilles se dégustait en loucedé, sans rien dire à la Haute Autorité Trucmuche qui d’ailleurs ne lui demandait rien.  En plus, il préside l’Observatoire Régional de je ne sais plus quoi, ce qui ne l’empêche pas de siéger au Conseil d’Orientation de…mes burnes ou quelque chose comme cela…Bref, vu le nombre incalculable d’officines à la con engendrées par notre système vérolé jusqu’au trognon, rien ne permet d’affirmer qu’on n’en dégottera pas encore, des petites planquettes de ce style, rien du tout, je vous jure!
Ah oui, mais gaffe, les mecs, tous ces trucs c’est bénévole, hein, confondons pas, il fait ça juste pour donner un coup de paluche à des camarades, le gros Jean-Paul, on ne va tout de même pas lui reprocher d’aider les amis sur son temps libre, juste qu’il ne devrait pas lui en rester beaucoup du temps libre…oui mais quand on aime on ne compte pas ses heures, c’est bien connu. Bien sûr, certains mal intentionnés pourraient gloser comme quoi bénévolat ne serait pas forcément synonyme de gratuité, vu qu’il existe plein d’indemnités et autres chouettes avantages pour compenser un tant soit  peu l’admirable  dévouement des clampins concernés et leur folle dépense d’énergie présumée. Certes mais ce serait remettre en cause tout un fouillis de superbes combines à vocation sociale, humanitaire, culturelle, éducative et autres merveilles d’action solidaire, bref des choses dont notre très cher pays ne saurait se passer vu le nombre astronomique des enfoirés qui en profitent peu ou prou. Mais si vous même ne faites pas partie de la cohorte des copains qui se sucrent bénévolement, rassurez-vous, vous y participez tout de même parce que, d’une façon ou d’une autre, c’est vous qui crachez au bassinet.. Réconfortant, pas vrai?
Toutefois, n’accablons pas ce brave garçon, il fait dans le bénévolat et accumule les trous de mémoire, sont-ce là des raisons de lui jeter la pierre? Naturellement non, m’enfin, un si grand honnête homme, comme dit la dame Sibeth la Porte Parole au look exotique, vous savez… Oui, sauf qu’entre autres petites omission il s’en trouve une un peu plus craignos que les autres: son beau fauteuil de président du Think Tank Parallaxe… une sombre combine à prétexte d’éducation… Sauf que sur ce coup-là il prenait du pognon, le grand-honnête-homme…Oh, pas grand chose, vous savez, cinq-mille-trois-cents balles par mois, une misères…faut dire que ça ne devait pas lui bouffer beaucoup de temps… En tout cas, sur ce trou de mémoire là il est bien embêté, le pauvre, au point de rendre tous les sous qu’il a perçus à ce titre, soit cent-vingt à cent-quarante mille Euros au total! L’air de rien ça vous creuse  un trou dans le budget, des sommes pareilles…mais ne vous faites pas de bile pour lui, il a de quoi payer cash! Un Grand-Honnête-Homme avec majuscules alors! Chapeau, le mec, il a su mettre un peu d’argent de côté, vous voyez, un écureuil en somme, ça lui aurait bien complété la retraite mais il se refera, vous savez, il a de la ressource, le Haut Commissaire, même si son projet s’en va un peu en quenouille. Sans compter que sa place au Gouvernement, à l’allure où vont les choses, il ne va pas tarder à se la carrer où vous pensez…en guise de suppositoire!

Oui, me direz vous, mais alors le projet retraite qu’il portait avec tant d’ardeur, il devient quoi, dans cette affaire? Je suggèrerais bien qu’il se dirige tranquillement vers la poubelle, mais ce serait aller trop vite en besogne. On voit bien la volonté farouche de la toute-puissance macronnesque pour garder le cap coûte que coûte; il s’agit d’une idée de Présipède soi même et, en tant que telle, il faut lui assurer quelque chose qui pourrait, autant que possible, passer pour un succès. Voilà pourquoi Barbapoux, notre sympathique Premier Ministre, prend désormais le problème à bras le corps en vue de promouvoir une sorte de clause du Grand-Papa améliorée, avec une entrée en vigueur qui s’éloigne de plus en plus dans le temps. A ce train là, comme on dit chez nos amis cheminots, nous parlerons bientôt de clause du trisaïeul, sachant que dores et déjà nous voilà passés de 1963 à 1975, pour de qui concerne l’année de naissance des premiers baisés de la réforme. Et ce n’est sans doute pas fini vu l’obstination indécrottable des conducteurs de locomotives. Vous verrez qu’avec un peu de chance, on passera sans doute à une pleine application au siècle prochain, et avec tellement d’exceptions qu’on ne verra même plus la différence avec le boxon actuel. Cependant, quand on s’est bêtement embarqué dans une galère trouée avec des rameurs qui refusent de toucher l’aviron, la seule solution pour ne pas perdre complètement la face reste d’accoster n’importe où, n’importe comment, le tout étant de mettre pied à terre avant de finir engloutis corps et biens.
Il a déjà lâché sur les retraites de la flicaille, Barbapoux! Et l’autre jour, sur fond de mur atrocement lézardé symbolisant à merveille la Répupu, ce dernier haranguait un parterre de profs de Meurthe et Moselle à tronches de post-soixante-huitards attardés, et tâchait, sans grand succès, de les convaincre qu’avec sa réforme il allaient gagner un max de blé…. Encore un petit coup de grève des trains pour Noêl et il cèdera aussi sur les privilèges SNCF, le pauvre bougre… le tout sera de parvenir à faire passer une déroute en rase campagne pour un compromis admirablement négocié au bénéfice des Franchouilles et du régime par répartition à la Ponzi-Madoff que le monde entier et ses cuisines et dépendances leur envient.

Et pendant ce temps-là, nos voisins et plus ou moins amis d’Outre-Manche votaient…au grand dam de toute la bien-pensance politicarde et médiaticonne de chez nous! Parce qu’ils  votaient mal, ces cochons-là! Ils accordaient à ce sacré Boris une de ces majorités comme le Parlement de Sa Gracieuse Majesté n’en avait plus connu depuis des chiées de décennies! Nettoyés, déblayés, évacués, émondés, poubellisés, jugulés, les socialos du vieux Corbin, si joliment favoris de Nozélites! Il va le faire, son Brexit, et enquiquiner l’Europe entière, le gros blondasse! Comme quoi lorsqu’on n’est pas bête et qu’on sait où l’on va, chez les Rosbifs ça marche… Chez nous ça se révèle forcément plus dur: vous comprenez on a les hommes d’État qu’on mérite, eux c’est BoJo, nous c’est Macrounette, Barbapoux, Delevoye… Delevoye sans issue, oui! Ou bien encore, ainsi que le diraient nos aimables grévistes des Chemins de Fer, Delevoye de garage… comme l’avenir de son projet-retraites, en somme…

Je vous souhaite à tous une joyeuse semaine d’Avent, faites donc un peu de régime si vous le pouvez, la semaine d’après ce sera plus dur!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Retraite aux flambeaux

Comme dit ce brave Bayrou, l’ineffable Merdepot aux portugaises éléphantesques, si vous arrivez à dénicher un politicard jamais mis en examen, vous me le foutez illico dans un musée! Ben oui, qu’est-ce que vous voulez, il faut bien qu’il prenne son mal en patience, le pauvre Dumbo, on lui avait déjà collé au trou la moitié du Moudem, ce qui représente au moins trois ou quatre personnes, il fallait bien qu’il y passe aussi, c’était inéluctable! En revanche, même s’il exagère un peu il voit juste, pour une fois, le Conbéarnais, la démocratie engendre la faute pénale comme la Répupu Franchouille les prélèvements obligatoires! Pour arriver à sortir tout à fait clean de la vie politique, le mieux consiste encore à éviter d’y entrer; une fois que vous y êtes, tôt ou tard vous partez en vrille dans la triche à incidences financières lourdes, forcément, pas moyen d’y échapper! En l’occurrence les Juges reprochent à nos sympathiques Moudemistes Bayrouxiens l’utilisation détournée d’assistants parlementaires européens au profit de leur sympathique petit parti, comme la Marine, tiens, pareil! Et comment voulez vous qu’ils fassent tous ces braves députés de l’Europe? L’Europe c’est bien le cadet de leur souci, leur fromage, certes, mais la vache à lait reste bien en France, elle, la source de toute existence électorale demeure dans l’Hexagone, donc leurs assistants à la con c’est là qu’ils doivent bosser pour faire rentrer les voix et la thune, pas dans les sphères éthérées d’une Union technocratico-bruxelloise.
Cela dit, il exagère tout de même un peu l’ex-garde des sceaux (deux bonnes semaines) de Macrounette, viré pour cause de future mise en examen…il a fallu un peu de temps, la Justice se révèle moins pressée pour Bayrou que pour Fillon ou Sarko, mais cela se justifie parfaitement, le premier étant moins à droite que les deux autres…du point de vue des affichistes du Mur des Cons l’évidence saute aux yeux comme un syndicaliste de la magistrature à la gorge du bourgeois! Il existe cependant des politicards inconnus de l’Autorité Judiciaire, pas beaucoup, certes, mais il y en a… faut bien les chercher, voilà tout. Et je viens d’en dégoter un du premier coup, figurez vous: Delevoye! L’eusses tu cru! Le zigomar en question a le même âge que moi et le même casier judiciaire! Vierge comme la Maman du Petit Jésus en personne, tout ce qu’il y a de plus officiellement, donc. Après quarante-cinq ans de bourlingage politique, faut le faire!

Voilà peut être la raison pour laquelle Présipède lui a confié le dossier des retraites. Un vieux briscard comme lui, Ch’ti par dessus le marché, ça doit faire passer à peu près n’importe quelle couillonnade; avec minimum de persévérance il finira bien par nous sortir un compromis buvable, non? Vous ne croyez pas? Ah bon…ben moi non plus remarquez, mais dans les coulisses de la Répupu qui Marche on y croit encore…enfin on fait semblant, notamment Barbapoux, notre fabuleux Premier Ministre qui s’escrime à dire plein de trucs dans les micros, sans toutefois qu’on aperçoive un tant soit peu où il veut en venir…ce qui paraît normal, vu qu’ à l’évidence il l’ignore lui même.
Reprenons donc l’affaire depuis le début, on va tout résumer, je vous rassure. Au départ, vous avez les comités Théodule, style COR et autres je ne sais plus quoi, qui tirent la sonnette d’alarme, comme on dit: « gaffe, ça part en sucette du côté des retraites, on est déjà dans le rouge malgré la réforme Sarko, laquelle était censée tout remettre sur les bons rails ».
Jetez donc un coup d’œil ici et vous pourrez constater à quel point ça reste pareil au fil du temps; la démocratie c’est l’art de faire durer les problèmes éternellement tout en se donnant l’air de les résoudre! Or donc Présipède décide d’y aller, sur les retraites, avec sa manière à lui, à la hussarde! Sauf que les Hussards, les Dragons, la Garde, tout ça, c’est fait pour les vrais cavaliers, pas les petits rigolos désarçonnés au premier coup de cul du bourrin. Et, nonobstant les gilets jaunes toujours en embuscade et les syndicats qui n’attendent qu’une opportunité pour se refaire la cerise, le petit bonhomme s’en va-t-en guerre en refilant au Maréchal Delevoye, le nouveau Turenne élevé au Maroilles, la direction de l’assaut. Superbe dans sa grandiose simplicité, le plan de bataille consiste à tout foutre en l’air ce qui existait jusqu’à présent pour mettre à la place un régime unique, pareil pour tout le monde et basé sur l’égalité absolue, un système à points, si vous voyez, comme pour le permis de conduire mais à l’envers et sans les radars.
Partant de là, le fond du problème c’est qu’on a grave besoin de pognon, pour essayer de faire tenir encore un peu notre combine de retraite par répartition qui n’est rien d’autre, rappelons-le, qu’une grosse pyramide de Ponzi . Et au bout du compte, chacun voit bien ce qu’il a à y perdre, surtout les super-privilégiés des « régimes spéciaux », sans qu’à l’inverse nul ne perçoive les avantages nébuleux d’une réforme aux allures de gloubiboulga.
En d’autres termes, Présipède aurait voulu faire un cadeau princier aux syndicats qu’il ne s’y serait pas pris autrement. Il n’y a qu’à regarder les tronches émerveillées de Martinez et consorts, pour comprendre le don du ciel que représente, à l’égard de ces salauds-là, cette réforme de Décembre qui rappelle si joliment le Plan Juppé de 1995. Du pur bonheur! Surtout la SNCF, là on voit la félicité qui se peint sur les visages, certains, comme le chef de Sud-Rail, en arrivent carrément à remercier Macrouille! Grâce à lui les voilà repartis pour une vraie grève, celle qui dure et qui fout le souk el arab dans tout le pays, celle qui emmerde à bloc les pauvres-gens, lesquels, malgré tout, se déclarent solidaires, va comprendre… Tous ensemble, tous ensemble, ouais, ouais! D’un coup on se retrouve vingt-quatre ans en arrière, la jeunesse revient, l’envie de crever le capitalisme et ses stipendiaires du Gouvernement, l’enthousiasme collectif des luttes ouvrières,  la révolutionnette quoi! Nul, à la CGT, à FO, à l’UNSA, tout ce bordel, n’aurait osé imaginer pareille fête, la retraite aux flambeaux, en quelque sorte! Noël cet année brillera de tous les feux de la victoire. Parce qu’il ne faut pas se foutre le doigt dans l’œil, bien sûr, quand, SNCF en tête, les Transports ne transportent plus, il ne faut pas plus de deux ou trois semaines pour faire plier n’importe quel gouvernement. Alors vous pensez, celui des Macrotte-Barbapoux…

Pour conclure, si vous voulez mon avis -dans le cas contraire rendez vous direct la semaine prochaine- ce n’est pas encore sur ce coup-là que la Providence, fût elle véhiculée par La Répupu En Marche, nous sauvera les retraites. D’ailleurs, ce système admirable que le monde entier -paraît-il- nous envie, peut-il encore perdurer quelques temps? Si l’on en croit, en tout cas, l’éminent spécialiste de la question, le camarade  Delevoye précité, la réponse pourrait être positive, sous réserve d’urgente transfusion….
Je m’explique: ce truc est en train de se péter la gueule parce qu’il n’y a pas assez d’actifs cotisants pour payer leurs pensions aux retraités. En effet, au train (c’est le cas de le dire) où vont les choses, on va finir par avoir plus de vieux qui se reposent que de jeunes qui bossent. Avant d’en arriver là, évidemment il faut faire quelque chose, mais quoi? Eh bien c’est tout simple, aux grands mots les grands remèdes, c’est Delevoye qui détient la solution: vu qu’on manque de cotisants, il faut dare-dare aller s’en procurer un bon stock! Où ça? M’enfin, élémentaire mon cher Macron, l’immigration c’est pas fait pour les chiens, non? Alors! On fait venir cinquante-millions d’immigrés et le tour est joué, voilà! Vous voulez vous enquiquiner à réformer les retraites vous? Cherchez pas, ce sont les gentils migrants qui vont nous les financer, il suffit d’ouvrir grand l’entrée du Pays… Comment? Ah oui, c’est déjà fait… Ben alors pourquoi ils nous bassinent avec leur réforme pour bloquer les trains, tous ces branquignols? Vous avez raison, une seule explication, comme on disait plus haut ce doit être pour offrir un joyeux Noël aux syndicats, après tout ils l’ont bien mérité avec toutes les misères que les Gilets-Jaunes leur bricolent depuis plus d’un an. Allez on y va! Attention une-deux: C’est la lutte finale, armons nous et demain…Mohamed et Mamadou nous paieront les retraites!
Vous voyez, la réforme Delevoye, c’est l’art de faire d’une pierre deux coups, on ne s’embête plus avec le problème de l’immigration, ça devient une solution et même, n’ayons pas peur des mots, une chance pour la France, et avec on va sauver les retraites… En d’autres termes, Delevoye c’est surtout l’art de joindre l’inutile au désagréable. Joli coup, Présipède, et encore bravo! Et puis, vous vous en foutez, vous ne prenez jamais le train, vous…

Bonne semaine si vous restez pépère chez vous et bon courage dans le cas contraire!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

A couteaux tirés

En tant qu’ancien navigateur hauturier -et aussi roturier, l’un n’empêche pas l’autre- je puis vous l’affirmer: nous sommes mal barrés. Vachement très mal, en dépit du bon sens, carrément! Oui, j’entends bien, il ne s’agit pas là d’un scoop, ni même d’un éclairage nouveau sur les situations quelque peu chaotiques du pays, de l’Europe, de l’Occident et même du monde entier, tant qu’on y est, vu que c’est le même prix. Pour corser un peu la difficulté, on ne sait même pas vraiment qui tient la barre… personne, si ça se trouve, voilà qui serait de nature à expliquer le côté ivre du bateau, sa façon inquiétante de danser sur les flots, plus léger qu’un bouchon, comme disait l’autre (1). A la rigueur, vous avez les États-Unis qui gardent un cap à peu près cohérent, vu que dans ce cas on sait qui tient la barre, bien fermement et avec une tendance marquée à débarquer manu-militari les passagers clandestins. Du coup on lui en veut à mort, enfin, quand je dis « on » je parle de toutes les forces de progrès du monde entier, celles qui, précisément, nous emmènent  full speed progresser vers les hauts-fonds et leurs récifs naufrageurs. Cela dit, évidemment, l‘impeachment du timonier à la jaune tignasse reste aussi improbable que l’élection de Bayrou (le Merdepot) à la prochaine présidentielle, seuls les Démocrates amerloques semblent y croire, la nostalgie de l’époque Nixon sans doute… Sinon, ça part dans l’erratique et le hasardeux, même en Chine, vous vous rendez compte, ils merdent lamentablement les Magots, entre Hong-Kong en révolte, Huawei qui se vend de plus en plus mal et leur masse salariale qui, n’arrêtant pas de gonfler, les expose désormais à la concurrence farouche des très redoutables Viêts dont on connaît la légendaire frugalité. Quand les types d’à côté se contentent de trois grains de riz par jour, mieux vaut éviter les appétits pantagruéliques, ça déséquilibre le commerce!

Alors nous, évidemment, petit pays totalement sclérosé au sein d’une Europe qui l’est à peine moins, question navigation sur l’océan des déconnages à plein tubes nous nous posons carrément en exemple. C’est Présipède qui tient la barre! Vous me direz, avec ses prédécesseurs, le navire glissant sur les gouffres amers (2) donnait sacrément de la bande. En revanche Macrounette, parti pour remettre le barlu dans la bonne direction tout en pompant vigoureusement le fond de sa quille (contrepèterie, je vous l’accorde, mal adaptée au cas qui nous occupe), apparaît désormais tout aussi manche que les autres; les évènements qui nous attendent à partir de Jeudi prochain ne manqueront pas de le démontrer. Le gros temps arrive, préparez les chaloupes!  La SNCF, la RATP, l’Éducation dite Nationale, sans compter les transports en tous genres, les agriculteurs, les derniers gilets-jaunes et autres despérados de tout poil, décidés à bloc, tous autant qu’ils puissent être, à foutre le plus beau bordel possible, et ce dans une atmosphère de grosse colère prête à exploser sans limite… Il a du souci à se faire, le petit bonhomme sur sa dunette! Avant nous avions un capitaine de pédalo qui ne se risquait pas trop à sortir du port; là, avec notre amiral de sous-préfecture en pleine tempête faisons gaffe aux paquets de mer (oui, enfin…), tout le monde en prendra plein la gueule! Je vais donc laisser la question de côté jusqu’à la prochaine fois, puis qu’aussi bien, à présent, nous naviguons dans le calme trompeur, celui qui précède le déchaînement des flots et des cieux furibards. Nous n’avons même pas le moindre attentat, dites donc, rien ne bouge…mince alors, on va drôlement déguster, c’est certain!

Alors, bien sûr, pas le moindre attentat, je veux dire en France. Dans notre doux pays, pour le moment nous pleurons les morts du Mali -souvent des larmes de crocodile, certes… Mais tout le monde ne chiale pas, je vous rassure, par exemple chez nos amis de Charlie Hebdo on rigole! Le sens de l’humour de ces braves-gens les conduit à se foutre de la gueule du militaire -ça c’est normal chez des gauchiards-anars- surtout quand il laisse sa peau en opération, que voulez vous, on ne peut pas aller à l’encontre des vieilles traditions et, comme disaient les autres cons « Je suis Charlie« ! Parce que dans ce pays on a le droit de tout déballer, pas vrai? Sauf Zemmour et les salauds qui pensent comme lui, naturellement, mais ça c’est l’exception qui confirme la règle.
Pas le moindre attentat, vous confiais-je donc. Non, ici pas de problème, des attentats il s’en produit tout autour mais pas chez nous…respirez les amis! Des copains muz qui zigouillent du passant au couteau, on en a trouvé ces jours-ci en Allemagne, aux Pays Bas et puis, surtout, en Angleterre. Je dis surtout parce que ce dernier a fait beaucoup parler de lui dans les officines genre BFM TV. L’intérêt de la chose venait surtout de la qualité de l’auteur,  terroriste notoire condamné à seize ans de taule et remis en liberté après seulement six ans…comme quoi la connerie judiciaire n’apparaît pas comme une exclusivité franchouille, les autres aussi savent faire! Rien que la photo du « fidèle » en question, vous l’auriez gardé sous mandat jusqu’à la fin des temps; une pub pour Al Qaïda et l’État Islamique à lui tout seul,  feu Usman Kahn, il n’avait qu’à se montrer! Sans compter qu’il s’appelait Kahn comme le Maire de Londres, pareil, peut être un cousin à lui, qui sait? Il faut dire que chez nos amis d’Outre Manche, l’invasion n’est pas non plus un vain mot, les scories de la colonisation, que voulez vous… Sauf qu’ils ont la mer tout autour, eux, le gros des envahisseurs vient se casser le pif sur Calais et la barrière plus ou moins infranchissable que nous autres connards de haut vol y avons installée. D’où vous pouvez déduire finement la conclusion suivante: chez les Rosbifs l’immigration clandestine se réduit aux excellents nageurs, les autres meurent dans les camions! En revanche, chez nous, braves républicains d’ascendance massonico-communiste, on entre toujours comme dans une pissotière, parfaitement! Et depuis que Salvini a tourné les talons, je vous garantis que ça déferle de nouveau à guichet ouvert, plus de limite! Suffit de demander aux gens qui prennent le train, le matin, à la gare de Menton…les voyageurs en provenance de Vintimille ont voit bien qu’ils viennent de plus loin, de beaucoup plus loin… Et pour leur éviter tout souci superflu, la flicaille leur fout une paix royale…entrez, bonne gens, la France et ses prestations sociales vous accueillent à bras ouverts, vous savez Open Arms comme disent nos amis des ONG, les associés des passeurs!
Cela dit, ce ne sont pas ceux-là qui se lancent dans les agressions de rue, en tout cas pas tout de suite, d’abord il leur faut se reposer un peu, profiter du confort d’un accueil républicain, vous voyez? A La Haye, par exemple, les témoins du massacre avorté signalent « un homme au teint légèrement basané« , sans doute un batave de grosse souche retour d’un long séjour aux caraïbes, ou quelque chose comme ça, donc pas de problème, circulez y a rien à voir, d’ailleurs on n’en a même pas causé sur BFM, c’est dire… Quant à ce qui s’est produit en Allemagne, ce dernier Vendredi, ma foi, impossible de savoir, j’ai vu ça passer en catastrophe, sur le moment, et puis plus rien, black-out total…j’ai dû rêver, vous savez, ou alors Alzheimer fait-il son œuvre… allez savoir…Ça devait faire trop, sans doute, trois attaques au couteau simultanées en pleine rue, l’Europe n’a pas besoin de ça en ce moment, avec Noël qui approche! On ne peut tout de même pas laisser penser que nos hôtes du Sud vivent chez nous à couteaux tirés, ça risquerait en plus de polluer la promo du film éponyme qui vient de sortir! On ne va pas se coller Hollywood à dos, par dessus le marché, déjà qu’ils passent le plus clair de leur temps à cracher sur Trump, faudrait tout de même pas qu’ils nous assimilent! Non, allez, « A couteaux tirés » c’est du chouette cinéma et ça ne parle même pas d’immigration…enfin je ne crois pas… et d’ailleurs je n’irai pas le voir car je ne fous jamais les pieds dans les salles obscures… On ne sait pas trop à côté de qui on va se trouver… pour peu qu’on ait affaire à un Hollandais légèrement halé…
Allez, bonne semaine à tous et pour Jeudi, prenez votre mal en patience, ça va durer!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Rimbaud, naturellement.

(2) Et maintenant c’est le tour de Baudelaire!

Mutisme

Alors là, vraiment, pour le coup, je ne trouve pas la moindre broutille à raconter, que dalle, absolument! Vous m’en voyez désolé, bien sûr, mais le fait est là, plus rien ne m’intéresse dans tout ce méli-mélo de niaiseries débitées à tours de micro par la coterie des andouilles médiatiques, de Présipède à Méluche en passant par Castapiane, Belle-ou-Bête et autres Muriel Pinnocchio! Je vous le confierais même volontiers, le Bullshit politicard diffusé à tire larigot par tous ces corniauds patentés me donne des envies mitigées entre le meurtre et l’indigestion à fusée gerbiphore. Ce genre de panne m’était déjà arrivé par le passé, mais là, ça tourne carrément à la saturation ainsi qu’à la répulsion paroxystique. Jusqu’à présent je pouvais toujours me rabattre sur l’étranger, avec des personnages pittoresques, style Trump ou Johnson, des types qui tranchent carrément sur la grisaille bien pensante-politiquement correcte franchouille, mais même là je ne trouve plus grand chose à me coller sous la dent. Il me reste quoi, alors? A fermer mon clavier? A prier Allah qu’il me balance un petit coup d’inspiration?… Oui, parce que Dieu, je suis désolé mais on ne peut plus compter dessus, il nous laisse tomber comme de vieilles chaussettes! Vous avez vu le Pape qu’il nous a balancé, le Mec? M’enfin! Un pur désastre! Et il l’a fait exprès, Dieu, j’en suis convaincu, parce qu’au fond Il doit en avoir ras l’auréole de nous autres pauvres minables, idiots utiles des Mahométans triomphants, adorateurs de la sacro-sainte diversité, thuriféraires de l’immigration-chance-pour-l’Occident repu, impie et complexé! C’est vrai ça, après tout, on Le comprend, Dieu, on se met à Sa place! Qu’est-ce que vous voulez qu’Il en ait à foutre de gens comme nous? Des peigne-culs même pas foutus de distinguer une bonne sœur d’une fatma bâchée? Parce que maintenant, voilà, nous nous sommes fait avoir jusqu’au trognon! Totalement! On prohibe le voile? Eh bien c’est bon pour tout le monde, de la religieuse à la vieille à foulard, si ça continue les Savoyards vont se voir interdire le passe-montagne, tant pis, vous vous démerdez, on veut pas le savoir! Vous vous rendez compte, un peu, du piège à crétins dans lequel on s’enferme tout seul! Alors Dieu, évidemment, qu’est-ce que vous voulez: « allez, bande de nazes, fumez vous le Pape François! En voilà un qui vous va à merveille, un serviteur zélé des Muz, un dhimmi, comme vous tous! Débrouillez vous avec, Moi je me désintéresse, allez donc vous faire lanlaire! » Dommage, évidemment, mais ça devait arriver un jour ou l’autre; la bêtise, poussée jusqu’au point où nous la pratiquons aujourd’hui ça frise le blasphème, parce qu’insulter l’intelligence équivaut à cracher à la gueule de Celui qui nous l’a offerte en fabuleux cadeau. Donc, s’Il reprend ses billes, Dieu, faut pas trop s’étonner, Il refile le bébé à son collègue du Sud, le Miséricordieux qui châtie comme Il respire, et Il prend désormais une retraite amplement méritée. Ne comptons plus sur Lui, va falloir faire sans…d’accord, nous avons la Répupu, mais franchement ça ne remplace pas!

Pour ce qui concerne votre serviteur, la cause est entendue depuis longtemps, tout ce qui se passe en ce bas monde me donne envie d’aller au refile! Rien ne tient vraiment la route, notre univers part en quenouille! On sent bien, petit à petit, venir le bordel absolu, celui où les braves-gens gardent juste le droit de fermer leurs gueules tout en crachant au bassinet, alors que la racaille, investie de tous les pouvoirs, dicte sa loi partout où ça lui chante. Les corniauds investis par le suffrage universel se prosternent servilement devant les représentants d’une Nouvelle France dont la légitimité proclamée les rend invulnérables.
Une sorte de gourou d’origine malienne à tronche de balayette à chiottes usagée, se proclame cinéaste et pond un film à la gloire des voyous de banlieue: le voilà récompensé au delà de toute espérance, primé au Festival de Cannes et adulé dans tout le pays comme le nouveau Victor Hugo, vu que l’œuvrette en question s’intitule « Les Misérables », excusez du peu! Et le zigoto, du coup, ne se sentant plus d’orgueil diversifié, s’en prend, avec sa faconde banlieusarde, à la connasse et à l’enculé fils de pute, à savoir Zineb El Rhazoui et Eric Zemmour, tous deux qualifiés de terroristes pour avoir manqué de respect aux petits camarades des quartchiers sans-cible.
Parallèlement, vous avez le rappeur Rhoff, de son vrai nom Hosni Mkouboi, condamné à cinq ans de prison pour avoir lynché grave les employés d’une boutique appartenant à son éternel rival, l’illustre Booba… Libéré après cinq petits mois de taule, le charmant Hosni! Tranquille comme baptiste! « Il va pouvoir reprendre sa carrière » comme le dit si bien son avocate! Allez en paix et rappez de bon cœur, crachez sur les Keufs, les meufs et les Kouffars! Qu’Allah et la Répupu vous aient en leurs saintes gardes! Il sera resté moins longtemps au trou que le très détesté Balkany! Même sans professer quelque tendresse particulière pour ce dernier, on peut se poser des questions, non?
Et je ne vous parle même pas de Kobili Traoré…mais si, souvenez vous, le charmant massacreur de la pauvre vieille Sarah Halimi, rouée de coups et balancée par la fenêtre aux cris d’Allahou Hakbar! Voilà, ça vous revient, pas vrai? Eh bien ce charmant garçon, loin d’avoir cédé à une poussée de haine anti-juive, n’avait agi que sous l’impulsion d’une « bouffée délirante » provoquée par une consommation quelque peu excessive de cannabis! C’est en tout cas l’argumentation retenue par le Parquet Général pour conclure à l’abolition du discernement et donc à l’irresponsabilité pénale de cette abominable ordure! Elle est pas belle la vie? Reste à espérer que la Cour d’Assise ne suive pas aveuglément…

Ben oui, voilà, que voulez vous que je vous raconte, moi? La grosse grève pour dans dix jours? Les Jeux Olympiques de 2024? Les Municipales de Mars prochain? Les beaux discours de Macrounette, lequel nous trouve un peu « négatifs« ? Les approximations vaseuses de Castapiane? Les certitudes bécassinesques de Marlène Schiappa? Les bonnes idées à la con de Mme. Buzin épouse Lévy? Les Fourberies de Scapin?
Non, décidément je ne trouve vraiment rien d’intéressant à écrire, vraiment! J’en suis bien embêté et je vous prie de me pardonner ce manquement à ma petite tradition personnelle.

Avec mes amicales excuses et tous mes vœux de bonne semaine.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN.

Anniversaires…

Les potes Black-Bloks n’ont pas loupé l’occase, fallait voir la grosse teuf hier, Place d’Italie! Premier anniversaire des manifs de Gilets Jaunes, il importe de marquer ce genre de coup, on ne peut pas faire à moins. Et donc ce fut, comme d’habitude, la foire d’empoigne; bien sous tout rapport, avec casse de vitrines et de mobilier urbain suivie de pillage de type razzia par les petits « Jeunes » déboulés de leurs cités sans-cible pour passer un après midi aussi plaisant que fructueux.  Du haut de son petit nuage, le Maréchal Juin, dont le monument fit largement les frais de l’opération, dut se sentir quelque peu désorienté en voyant les activistes en noir desceller à la barre à mine ses moellons et ses stèles afin de les balancer joyeusement sur une flicaille plutôt passive, voire amorphe. Cela dit, l’avantage du quartier par rapport à l’Étoile, c’est qu’il n’y a pas d’Arc de Triomphe. La Répupu et ses valeurs n’auront donc à souffrir d’aucun outrage, dans la mesure où le Maréchal en question nul ne sait plus ni de qui il s’agit, ni ce qu’il a bien pu accomplir pour se retrouver là, ni même l’époque à laquelle il vécut… sans compter que tout le monde s’en fout éperdument! Et puis, maréchal ça sonne mal aux oreilles de ceux qui pensent comme il faut, ça rappelle vachement les Heures les Plus Sombres et toute la catéchèse gaucho-républicouille qui tourne autour. Donc, au bout du compte, le bidule érigé en l’honneur d’un zigoto à képi, vaguement suspect de va savoir quoi, ça laisse tout le monde froid; la Répupu, au fond, en tout cas celle d’aujourd’hui, sans mémoire, sans idées, sans rigueur, sans discernement, sans gloire, sans couilles, n’en a rigoureusement rien à branler du Maréchal Trucmuche de la Place d’Italie. Donc, on laisse bousiller le monument, on lève bien haut les boucliers et on attend l’arrivée des petits morceaux de Juin, transformés en projectiles, en espérant n’en morfler qu’un minimum sur la gueule.
En revanche, les héros présomptifs du jour, je veux dire les Gilets Jaunes, ceux-là on ne les a même pas vus, en tout cas ni sur BFM TV, ni même sur C News, la chaîne de Bolloré, celle qui propose Zemmour à des téléspectateurs en nombre croissant…enfin, quand je dis croissant, j’espère que nos amis musulmans ne s’en sentiront pas stigmatisés, c’est juste le participe présent de croître, du français quoi, pas du céfran, je m’escuse! Donc, disais-je, l’anniversaire, en tout cas a Paris, fut fêté par les gauchistes, antifas et autres anars qui, il faut bien le dire, engrangent depuis le début l’essentiel des bénéfices d’un mouvement, certes populaire, mais tellement bordélique et disparate qu’il n’a jamais possédé la moindre chance de tenir la distance. Le moment de remettre le souk reviendra peut être le 5 Décembre prochain, avec cette fois l’ensemble des Forces de Progrès, celles qui, au cours du dernier demi-siècle, sont parvenues à transformer un pays qui promettait beaucoup en un conglomérat innommable de prolos abrutis venus d’horizons souvent peu recommandables. La prospérité gaullo-pompidolienne s’est, grâce au Forces en question, muée en misère crasseuse sur fond d’immigration débridée, de dette abyssale et de fiscalité confiscatoire. Ils en remettront un bonne couche bien épaisse au début du mois prochain, voire bien plus si la mayonnaise gilet-jauno-syndicale venait à prendre. L’anniversaire des Gilets Jaunes, même un peu en retard, ce sera donc forcément notre fête à tous, à commencer par ceux qui essaieront de se déplacer, surtout si leurs vies en dépendent auquel cas on ne saurait donner cher de leur peau…de profundis à l’avance!

Hier, toutefois, se commémorait aussi, mais dans la discrétion la plus totale et l’anonymat le plus absolu, la création, voilà onze ans révolus, du premier blog de votre serviteur. Tant bien que mal, Onefoutus, le machin en question, avait tenu jusqu’en Décembre 2014 date à laquelle, fatigué des imperfections et des méthodes inquisitoriales de l’hébergeur franchouille, je m’étais enfin décidé à m’en aller chez les Amerloques de Facebook, plus professionnels et moins regardants. Ces gens-là, pour le moment, me reçoivent et me foutent la paix. Je ne leur demande rien d’autre.
En revanche, je conserve une affection paternelle pour ces débuts un peu chaotiques de fin 2008. A l’époque je cherchais une voie, une forme, une raison d’être. Pendant quelques mois ce fut un peu la valse hésitation, sans conséquence fâcheuse, d’ailleurs, l’absence totale de lecteur annihilant toute forme de responsabilité écrivassière. Les copains commencèrent à se pointer plus tard, en 2010 époque où le rythme hebdomadaire à publication dominicale aboutit à réserver une toute petite place, un strapontin médiatique, à Onefoutus, par ailleurs catalogué fachosphère par Le Monde. Cet infâme torchon me fit en effet l’honneur, en Juillet 2011, de sortir une cartographie des blogs politiques avec Onefoutus bien ancré dans la zone brune, celle des ordures immondes de l’ekstraimdrouate! Les nauséabonds!  Une sorte de consécration, si vous voulez, mais qui n’eût pas pour effet de booster les audiences, lesquelles demeurent depuis lors à un niveau hautement confidentiel. En même temps, cette quasi-invisibilité m’a évité bien des ennuis, à commencer par les visites domiciliaires et autres gardes à vue de la Gestarépupu dont on connaît l’extrême virulence à l’égard de ceux qui pensent de travers. Les opinions hétérodoxes nuisent gravement à la tranquillité de ceux qui les professent, encore faut-il connaître les règles applicables en la matière…

Il existe, en gros, trois types de pensées condamnables. L’extrême-gauchiste, d’abord, en constitue le premier niveau. Pas si mal vue que cela, à vrai dire, puisqu’elle apparaît très répandue au sein de la magistrature. Par conséquent, le mal pensant relevant de cette classification s’en sort toujours très bien, il peut tout démolir sur son passage, foutre le feu au mobilier urbain, aux bagnoles de flics et même aux préfectures, il s’en sortira la plupart du temps sans aucun ennui et au pire des cas avec une réprimande amicale. Ainsi, la destruction des ouvrages plus ou moins littéraires de l’ex-président Hollandouille dans la cour d’honneur d’une faculté de lettres, ne donne lieu, malgré son petit air d’auto da fe connoté relents nauséabonds, à aucune poursuite. Circulez y a rien à voir, on passe à autre chose.
Le niveau deux, parfois relié, d’ailleurs, au précédent, concerne la promotion de l’Islam. Le côté condamnable ne se trouve constitué qu’en cas de manifestation violente de la pensée en cause, si pensée il y a, ce qui ne semble pas toujours évident. On peut dire à peu près tout ce qu’on veut dans ce domaine sans risquer quoi que ce soit. Les Imams apparaissent tous comme de respectables prêcheurs, les endoctrinements, menaces et autres imprécations qu’ils peuvent être amenés à proférer ne sauraient en aucune façon donner lieu à poursuites. Seul l’attentat islamiste, à condition toutefois qu’il entraîne la mort d’une ou plusieurs personnes justifiera une certaine répression, mais seulement si l’auteur des faits a loupé la montée expresse au Paradis d’Allah, dans ce dernier cas évidemment, la justice de la République s’effacera devant la récompense divine du martyre.
Enfin, le troisième type de pensée coupable, la nauséabonderie facho, exige la répression la plus intraitable et la punition la plus sévère! Pas question de tolérer quoi que ce soit! Le principe remonte à la victoire alliée de 1945, c’est dire à quel point cela s’incruste dans l’ADN de nos belles Institutions. Le péché originel de Vichy corrompt par construction toute idée non conforme à la doxa marxo-socialo-humanitariste. Si vous avez le malheur d’appartenir à cette sorte d’obédience de l’esprit, numérotez vos abatis, rasez les murs et fermez vos gueules. Faites en sorte que cela ne se sache pas, sans quoi, que vous manifestiez ou non vos opinions, vous voilà foutu, excommunié, exclu de la communauté nationale, balancé à la poubelle des ordures mal-pensantes et collé au ban de la société. Si d’aventure vous vous trouviez confronté à la Justice, croyez-moi, vous récolteriez le maximum! Pour la clémence et l’indulgence vous pourriez toujours vous brosser. Vive la République!

Moi qui entre dans ma douzième année bloguesque, je vous garantis que ce à quoi je tiens par dessus tout, c’est l’anonymat…et surtout la discrétion confidentielle, parce qu’une fois verrouillé dans le collimateur, votre adresse IP vous rendra aussi transparent que l’eau claire avant versement dans le pastis. A votre bonne santé…et faites bien gaffe.

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

 

Taisez vous…méfiez vous…

On peut croire tout ce qu’on nous raconte, après tout c’est confortable, ça évite de faire fonctionner les méninges et aussi de se faire traiter de tous les noms d’oiseau par ceux qui nous bourrent le mou à longueur de temps. Ces derniers, d’ailleurs, ressortissent principalement à deux grandes catégories, les Bien-Pensants, l’élite de l’intelligence internationale, vous savez, en d’autres termes les gens très bien, et puis, seconde catégorie, beaucoup plus crade et fort mal considérée dans les sphères convenables, j’ai nommé les Complotistes. Dans les deux cas, vous avez affaire à des détenteurs de la vérité révélée, réfractaires à quelque contradiction que ce soit sur le terrain de leurs certitudes absolues.
Le Bien-Pensant, c’est celui qui nous dit en substance que toute personne venue du tiers-monde pour se goinfrer à la mamelle de l’Europe nourricière constitue pour celle-ci une opportunité fabuleuse, une chance exceptionnelle à ne laisser passer sous aucun prétexte.
Le Complotiste, lui, observant une situation dont il perçoit clairement l’effrayante absurdité, s’interdit d’en rechercher les causes dans la bêtise crasse de ses contemporains et les errements de toute nature qui en découlent; non, pour satisfaire sa confiance absolue dans l’intelligence humaine il imagine une alliance des Puissants -les vrais bien entendu, ceux que l’on ne voit pas- visant à organiser le chaos à des fins de domination du monde.
Dans les deux cas il faut, évidemment, trouver des preuves de nature à étayer le propos, ce qui conduit les intéressés à recourir allègrement à la baliverne, à la calembredaine, voire, dans les cas extrêmes, à la carabistouille. D’où les développement savants qui vous assurent que l’immigration aurait plutôt diminué en France depuis les années cinquante et que notre pays compte environ cinq millions de musulmans, chiffre rigoureusement invariable au fil des décennies. D’où, également, les thèses, fondées, par exemple, sur les prospérités croissantes de l’ours polaire ainsi que de l’orang-outan d’Indonésie, et concluant au caractère éminemment contestable de la fonte des glaces, voire même, carrément, du réchauffement de la Planète. Dans les deux cas, vous trouvez une ribambelle de preuves, toutes plus pertinentes les unes que les autres et qu’il serait fort mal venu de remettre en cause si peu que ce soit. La tranquillité d’esprit exige, comme je vous le disais, de croire béatement, comme au temps des Curés tout puissants, sans chercher à faire preuve du moindre esprit critique. Et, pour aller jusqu’au bout du raisonnement, si vous voulez vraiment avoir la paix, je vous conseille d’adhérer plutôt aux théories bien-pensantes, les complotistes se révélant d’un rapport qualité-prix beaucoup moins avantageux.

Cela dit, dans l’hypothèse où, pour des raisons qui vous regardent, vous choisiriez malgré tout de penser par vous même, attendez vous à de sérieux mécomptes. La discrétion, pour vous, sera de rigueur. Imaginez donc un instant que vous fassiez part, dans un salon mondain, du fruit de votre analyse économico-politique des États-Unis et profériez à la ronde un truc du genre « Barack Obama c’était un gros con, Trump, lui, au moins il fait bien son boulot de président ». Certes, ce n’est pas faux, sauf que sur un coup pareil vous vous fermez toutes les portes et qu’il vous faudra par la suite transporter votre vie sociale Chez Marcel, le bar-tabac qui fait l’angle des rues Lénine et Henri Krazucki; à moins que vous n’ayez la chance insigne de vous faire admettre DERRIERE NAPOLEON, si jamais Thérèse vous prenait à la bonne. Dans ce dernier cas, il vous serait loisible, alors, d’exprimer des points de vue iconoclastes du genre de celui que vient de porter à notre connaissance, l’ami Yves Rognes, descendu de sa montagne entre deux bourrasques afin de se renouer pour quelques jours avec la modernité urbaine. Voilà ce qu’il dit, Yves Rognes, après avoir sifflé son cinquième Ricard.

-« C’est quand même couillon, pour ces pauvres Espagnols! Les voilà qui s’en retournent aux urnes pour la deuxième fois en six mois et avec même pas la certitude que ce coup là ça marchera! Alors vous savez, nous autres on a un pote, Rodrigo y s’appelle, comme le Cid (mais non, Jeannot, pas de Normandie!), eh bien ce garçon regrette Franco! Incroyable, pas vrai? D’après lui, on a raconté ce qu’on a voulu, bien sûr, mais au temps du Caudillo ça se passait bien, l’ordre au lieu du bordel, la tranquillité au lieu de l’inquiétude, bref la belle époque. D’accord ils étaient assez pauvres, vu que les chouettes démocraties lui coupaient un peu les vivres au sale facho, mais l’un dans l’autre ils s’y faisaient plutôt bien, les Espanches, ils vivaient pépères, quoi, sans souci ni emmerdes. Alors qu’aujourd’hui on trouve la chienlit partout, les Basques qui menacent de foutre des bombes, les Catalans qui veulent faire sécession, les gauchiards qui répandent la merde à l’envi et le camarade Sanchez qui a finalement renoncé à s’asseoir, pour éviter de se retrouver le cul par terre! La démocratie, quoi, autant dire la foire d’empoigne! A la vôtre! »

-« C’est comme ma copine Doriana, intervient Marlène, la femme du peintre, vous savez, celle qui m’avait si aimablement pissé dessus au second chapitre du bouquin précité. Doriana, poursuit-elle, c’est une Roumaine, sympa et tout, mais figurez vous, nostalgique de Ceausescu! Elle raconte que, dans le fond, à choisir entre le Conducator et les saloperies actuelles d’anciens communistes qui ont pris le pouvoir grâce à la démocratie, elle préfère encore le premier! En ce temps là, ils avaient un peu de pognon mais rien à acheter, maintenant, il y a de tout sauf qu’ils n’ont plus un rond pour se le procurer! La frustration en plus, quoi! La corruption bouffe tout et l’incapacité des dirigeants fait le reste. Au moins, avant, ils se marraient bien, ils faisaient de belles parades sur la grand-place, des trucs comme-ça, quoi, ça les occupait agréablement, surtout qu’à ce genre d’occase les Autorités distribuaient de la bouffe, c’était la fête…aujourd’hui ils se cognent la soupe à la grimace avec expatriation à la clé pour les plus courageux, ceux qui essaient de s’en sortir! »

-« Intéressant, tout cela, intervient Blaise Sanzel, parce qu’à l’occasion du trentième anniversaire de la chute du Mur de Berlin, grande opportunité pour les media de nous casser les baloches jusqu’à plus soif avec le catéchisme démocratico-bien-pensant, on a entendu quelques voix dissonantes de vieux Chleus de l’Est, genre au fond c’était pas si mal que ça, avec les cocos, on vivait bien, pépères, sans luxe mais sans chômage! On a du mal à le croire mais c’est un fait, la démocratie et la liberté, au fond, ne correspondent pas tant que cela à nos aspirations profondes. Les braves-gens se trouvent parfois plus heureux sous les régimes autoritaires, ils savent à quoi s’en tenir et font avec! Vous ne pouvez pas savoir la proportion des Allemands et des Italiens de ma génération – maintenant ils sont quasiment tous cannés- qui eussent ardamment souhaité le retour d’Hitler ou de Mussolini! Ils aimaient bien, je vous jure, il y avait du style et du décorum, avec de chouettes spectacles et puis, surtout, de la tranquillité publique… Bon d’accord, je ne vous parle pas des Juifs, ni des pédés, ni des communistes, bien sûr, mais les autres ils s’y retrouvaient, je vous assure, mieux qu’en démocratie bordelifère, je reconnais volontiers que c’est consternant, certes, cependant je vous dis la réalité toute crue! Il veut quoi, au fond, le populo? Ben oui, l’ordre et la certitude des choses, le fait de savoir comment se comporter pour avoir la paix… Vous me direz que ça s’est mal terminé, dans les deux cas mais justement, c’est ça qu’ils nous reprochaient, les anciens dont je vous parle, que nous ayons mis fin à leur belle ordonnance fasciste… Remarquez, je leur expliquais toujours qu’ils n’avaient pas à nous en vouloir, à nous autres Franchouilles, on aurait été tout seuls sur le coup, le Führer et le Duce seraient encore là fidèles aux postes…enfin façon de parler, hein, vous voyez ce que je veux dire… »

-« Eh oui, conclut amèrement Marcel Grauburle, déjà passablement détérioré par une imprégnation alcoolique qu’à l’évidence il supporte de moins en moins bien, nous finalement, on aurait dû garder Pétain! Avec lui, je vous jure, on ferait pas, sur les Boulevards, des grands défilés de salopards qui soutiennent les Frères Musulmans et autres islamistes de mes deux, tiens, je vous en fous mon billet! D’ailleurs la question ne se poserait pas, vu que des Musulmans, avec le Maréchal, y en aurait sans doute en Bougnoulie, en revanche, ici que tchi! A la rigueur un ou deux par ci- par là sur les chantiers, mais ce serait le bout du monde, garanti sur facture! Je ne veux pas dire qu’on a déconné, d’accord…mais tout de même ça pose question, non? »

-« Non, Marcel, je lui réponds aussi sec! Non, surtout pas! Et puis tu sais,  ferme ta gueule, tu veux que je finisse en taule, ou quoi? A balancer sur mon blog des horreurs pareilles! M’enfin! »

J’aime autant vous dire que je n’ai pas demandé mon reste! Salut la compagnie et hop, sur le vélo direction ma piaule! Non mais des fois, ils s’imaginent quoi, les mecs? Nous sommes en démocratie, que diable, on ne peut pas tenir ce genre de propos, c’est pénalement réprimé, ça! Non seulement faut pas le dire mais même pas le penser, flûte! La République plaisante avec des quantités de choses, souvent épouvantables, mais pas avec la nostalgie des Heures les Plus Sombres, il y en a des tas qui ont morflé douze balles dans le buffet pour moins que ça… Taisez vous… méfiez vous…

A la semaine prochaine en rasant les murs et amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Ce n’est que partie remise!

Que vois-je ici paraître? Diable, un sondage! Et pas n’importe lequel, vous savez, c’est pour la présidentielle de dans deux ans et demi… Oui d’accord, on la voit arriver de loin, celle-là, comme les prévisions météo du mois prochain en quelque sorte, un pronostic nécessairement faux et dont, qui plus est, nul n’a rien a foutre dans la mesure où l’intérêt se révèle, en pareils cas, inversement proportionnel au délai restant à courir. Cela dit, le sondage en question révèle toutefois de petites choses plutôt intéressantes. On nous dit « Macron et Le Pen au coude à coude » le premier avec 27 à 28%, la seconde avec 28%. Déjà, l’ordre semble quelque peu inversé, ce qui en dit long sur l’amertume du sondeur… de là à penser qu’il eût préféré obtenir un résultat différent, il n’y a qu’un petit pas que je ne saurais toutefois franchir. Il ne faut pas jeter le discrédit sur une profession qui nous divertit tellement, n’est-ce pas, et si vous commencez à suggérer qu’une dose de subjectif  se cacherait dans les chiffres publiés cela pourrait nous entraîner très loin, jusqu’à imaginer par exemple une minoration artificielle au détriment de l’une, voire l’inverse au profit de l’autre, bref des choses horribles que notre belle démocratie ne saurait, bien évidemment, tolérer.
Donc, en un mot comme en cent, Marine arrive devant Présipède dans les sondages! Oui, bon d’accord, c’est brutal et propre à écorcher les oreilles de tous les braves-gens qui pensent bien, mais que voulez vous, il convient d’appeler un chat un chat et le Journal Du Dimanche un torchon. Plus déplaisant encore se trouve la prévision de second tour qui donne un bon 55/45… mais non, tout de même, faut pas déconner, c’est Macrounette qui reste devant, attendez, on est sérieux, là! Cependant, si j’ai bien compté ça lui présagerait une sacrée progression à Mémère, par rapport à 2017! Elle se trouverait à cinq points de la bascule, la gravosse, vous mordez le topo, pas vrai? Ce serait-y pas que le populo en aurait vraiment ras la casquette ce coup-ci? Qu’à force d’en prendre plein la gueule et de voir les envahisseurs tirer les marrons du feu, le bon franchouille se balancerait à la désespérée dans les bras puants des forces du mal? Parce que tout de même, au train où vont les choses, quelques point supplémentaires ça se trouve, vous savez, pour peu qu’on nous fasse encore arriver d’ici 2022 quelques délicieuses cargaisons supplémentaires de « Chances Pour la France » et que Mohamed et Mamadou continuent de foutre, dans la joie et la bonne humeur, le feu à la Répupu… On se prend à regretter, tout de même de posséder pour tout potage, une aussi piètre candidate à opposer à nos sympathiques politicards de Gauchedroite. En même temps c’est voulu, je sais bien, « c’est étudié pour » comme disait le très regretté Fernand Raynaud…enfin, très regretté par ceux qui s’en souviennent, les nona-octo-septuagénaires, si tant est qu’ils n’ont pas encore chopé Alzheimer. Le jour où l’on verra débarquer quelqu’un de vraiment crédible et capable de fédérer tous ceux qui considèrent l’islam comme un avenir merdeux pour le pays et la Gauche sous toutes ses formes comme une calamité affreuse, là oui, les Macrouille et consorts morfleront la déculottée du siècle! Sauf que ce jour là les poules auront des dents et les Muz boulotteront du sauciflard! C’est étudié pour, vous dis-je, impossible voilà tout, le truc est verrouillé en conséquence…et pourtant, même comme ça, on arrive à des estimations proches de l’égalité de second tour! J’aime autant vous dire que ça craint grave pour les mecs de la Bien-Pensance, il va falloir concilier immigrationnisme et Le Pen bashing (comme on dit aujourd’hui).
C’est ce qu’essaie de réaliser notre petit Présipède en allant se faire questionner chez Valeurs Actuelles… au grand dam de la Grande Famille de Gauche dont les cris d’orfraie n’ont cependant pas changé grand chose à l’équation élyséenne.
Si on est bien emmerdé, dans les coulisses du Palais Présidentiel, la raison n’est pas à rechercher dans les état d’âme des bobo-gauchiards de service qui intellectualisent le truc pour mettre en avant leur amour inconditionnel de l’humanité basanée, non. Là où ça coince vraiment c’est du côté de la SNCF. Là oui, on se coltine du lourd! Vous comprenez, le Macron-Réformateur dont la mission proto-divine consisterait à mettre bon ordre dans tout ce qui foire, en France, depuis des décennies, est en train de se prendre le projet-retraite dans les rails sacrés de la SNCF. Et ça, je vous le garantis, il y a de quoi foutre la trouille à n’importe quel détenteur du pouvoir, surtout lorsqu’il envisage de remettre son titre en jeu à échéance pas très lointaine. La perspective d’un remake de Décembre 1995 ne présente d’attraits que pour les foules énervées propres à venir gueuler tous ensemble- tous ensemble sous les fenêtres dorées des palais républicouilles. Pour ce qui est de Macron et de ses acolytes, la punition apparaîtrait bien trop sévère et ce d’autant plus qu’il y a vingt-quatre ans, au temps de feu Chirac, il se trouvait un Juppé à jeter en pâture à la populace et qu’on en était encore au septennat… Sauf qu’on a vu, aussi, ce qui s’est produit deux ans après: arrivée en fanfare du Sire de la Jospinette! Faut pas déconner, je crois bien qu’elle est morte la réforme des retraites, même en la reportant aux calendes grecques ça ne suffira pas à ces enfoirés de Cheminots, tellement frétillants à l’idée de remettre un coup de bordel dans le pays. Une bonne grève reconductible le mois prochain leur ferait l’effet d’un merveilleux présent  de Papa Noël. D’ailleurs c’est décidé, réforme ou pas réforme ils nous la colleront dans les gencives, leur grève, juste comme ça, pour qu’on ne les oublie pas dans nos prières! Ils sont là, ces ordures de Cégétistes à roulettes, qu’on se le dise! Et comme le bon peuple est avec eux…à ce que prétendent les précités sondeurs…y a pas de raison qu’ils prennent des gants, y a pas de raison! Juste que je me demande tout de même comment ils font, nos compatriotes, pour accepter pareille sodomie sans broncher…faut croire qu’ils aiment, pas vrai? Ou alors qu’ils trimballent une imbécillité congénitale et incurable… Faudra un jour qu’on m’explique…
Et puis, au fond, tout le monde accepte tout, c’est juste une question de mentalité, vous savez. Depuis bientôt un demi-siècle l’invasion la plus sournoise nous a été imposée par une élite de pervers vicieux, nous mesurons bien aujourd’hui l’énormité du désastre mais nous continuons comme un seul homme à voter pour ceux qui nous l’ont mise à sec et bien profond! Et la Marine ne dépassera sûrement pas les quarante-cinq pour cent en 2022, ce sera déjà un miracle si elle les atteint…ce qui n’emporterait, bien sûr, pas la moindre conséquence, ils auront encore gagné, on n’en retiendra rien d’autre!
Dans le même ordre d’idée, vous avez même Tapie, le vieux Nanar  dans sa lutte inégale contre un crabe vachement mal intentionné,  il accepte sans barguigner sa chronique funèbre! Le Monde, cet excrément journalistique que le monde entier nous envie, a laissé partir dans ses colonnes un « Décès de Bernard Tapie » du plus heureux effet…manque de pot, c’était prématuré! Remarquez, si ça pouvait inciter tous les gogos qui croient malin de lire ce tas de papier sale à faire preuve d’un peu de sens critique au lieu de tout gober comme vérité révélée…Mais bon, ne rêvons pas, cette saloperie de  feuille de choux continuera à faire des ravages, elle a tellement contribué à tous nos malheurs depuis la Libération… Tu parles d’une libération! Quant à Nanar, lui, il a juste répondu à ceux qui lui demandaient si ça l’avait embêté de se voir mort avant l’heure « Bof, vous savez l’annonce de ma mort est très exagérée » Manque de pot, celle-là Mark Twain l’avait déjà faite, ça devait sans doute être un coup du New York Times ou du Washington Post, les merdes journalistiques de l’autre côté de l’Océan…mais bon, il a des excuses Tapie, ça fatigue de mourir à petit feu… Cela dit, les jounalopes du Monde, n’ont pas trop de souci à se faire, à eux on ne saurait rien reprocher, c’est de la presse inattaquable, ça, pas comme Valeurs Actuelles et ses abjects fachos…et puis, dans le fond, la mort de Bernard Tapie, ce n’est que partie remise, alors hein, on leur reprocherait quoi, au Monde, un excès de vitesse, peut être?

Allez, amitiés à tous et à la semaine prochaine si Dieu le veut, de toute façon, moi je n’intéresse pas Le Monde…alors…

Adieu Marie…

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Giono

La semaine prochaine Giono déboule à l’affiche du MUCEM, musée national de Marseille, parallélépipède noir, laid et prétentieux posé sur un coin du Vieux Port, fief de bobos-gauchos nourris à la mamelle d’un Ministère de la Culture pétri de bien-pensance et apôtre du politiquement correct artistique! Cette pustule financée avec notre pognon de contribuables dépourvus de voix au chapitre républicouille… sauf pour voter, bien sûr… toutefois, vous l’aurez sans doute remarqué, on ne demande jamais à l’électeur son avis sur ce genre de sujet. Il a d’autres chats à fouetter, l’électeur! Et puis, la culture, forcément, c’est l’Education Nationale qui s’est chargée de la lui inculquer, j’aime autant vous laisser évaluer le résultat… Du coup, ils magouillent à leur idée, les cultureux officiels, ils se font plaisir! Un vrai paradis pour masturbés de la pensée conforme. Sans compter qu’en plus, ils se reproduisent, enfin je veux dire qu’ils se cooptent, se choisissent, excluent tout ce qui serait susceptible de penser de travers, restent bien pépères entre gens de bonne compagnie! Et comme ça dure, peu ou prou, depuis l’illustre et flamboyant Jack Lang, vous voyez d’ici la pépinière de champions! Donc, cette bande de joyeux camarades budgétivores nous tient lieu de maître es-bon goût artistique. Cela donne notamment les expositions d’insanités obscènes à Versailles et de plug anal géant Place Vendôme, sans parler du théâtre scatophile comme on peut l’adorer en Avignon, par exemple, où si l’on fait partie des privilégiés du premier rang, on peut à l’occasion morfler une giclée d’excréments en pleine poire. Bon, je ne vous la fais pas plus longue, sachez seulement que le Ministère de la Culture, généralement tenu par un homosexuel -c’est un peu la règle, vous savez- ça fait plein de trucs bizarroïdes qui mériteraient sans doute qu’on s’en occupe un peu plus. Si vous connaissez des Gilets-Jaunes, vous pouvez toujours leur conseiller de s’y intéresser, juste pour rigoler un coup, bien sûr, sans intention méchante… Il me revient par ailleurs à l’esprit qu’au temps de Malraux nous avions un Ministère des Affaires Culturelles, c’est très différent, croyez-moi…la distance qui sépare le grand homme des peigne-cul-turels d’aujourd’hui!

Pour en revenir, au MUCEM l’ordre du jour c’est Giono. Qu’est-ce qu’ils peuvent y comprendre, tous ces petits cons prétentiards, à Giono? Mince alors, ce n’est pas leur pointure, ça! Je crains le pire, d’autant que « l’exposition explore la symbolique cachée au plus profond de l’œuvre…à travers quatre installations d’art contemporain, créées spécialement… » Ho putain! Je ne sais pas si vous vous rendez bien compte mais là, sans déconner, on va carrément au désastre! Des « installations d’art contemporain » et pour « explorer la symbolique etc... ». On cracherait sur sa tombe à Giono, je crois qu’on lui ferait moins de mal! Je boirai le calice jusqu’à la lie, j’irai voir, nom de dieu! Les « installations » en question, ça doit forcément dépasser le dégueulasse pour atteindre à l’atrocité, au bas mot! On peut toujours faire rimer Giono avec Bobo, cependant quand la rime n’est pas riche le poème ne vaut guère plus que de la merde, je vous raconterai peut être…peut être pas, inutile, au fond, je vous épargnerai cette purge, j’en ai déjà assez parlé!

En revanche, puisque nous y sommes, Giono je vous en dis deux mots, c’est le moins que je puisse faire. Moi, je l’ai découvert en 62, quand sortit son film Crésus, le seul qu’il ait intégralement et personnellement réalisé. J’en suis resté comme deux ronds de flan, dites donc, totalement sous le charme et depuis je n’en ai rien oublié, même sans le revoir jamais. Vous me direz, à cette époque quand on avait Fernandel en vedette on faisait nécessairement un carton, je pense que ce fut le cas, mais l’œuvre sort tellement de l’ordinaire qu’on n’a pas forcément bien compris. Crésus, contrairement aux apparences, c’est un film noir, la noirceur de l’âme humaine, le fond mauvais des hommes, tout cela traité comme une fable d’une irrésistible drôlerie, mais sarcastique, sardonique, sinistre autant que désopilante. Une pépite, je vous le recommande, ça vaut bien plus que tout ce que je pourrais vous en raconter…sauf que je ne l’ai trouvé, sur You Tube, qu’en italien sous-titré en Anglais, vous vous rendez compte! Il faudra sans doute lancer une recherche approfondie…
Giono, voyez vous, on ne le connaît pas, on n’en parle pas, on le regarde un peu comme l’écrivain provençal de service, dans l’ombre d’un Pagnol grandiose et éclatant, c’est une injustice criante! Ce type fait partie des très grands de la littérature française, un des quatre ou cinq auteurs majeurs du siècle passé, seulement il a fauté…
En gros, pour ne pas trop vous bassiner, Giono a subi la guerre de 14/18, toute la guerre, d’un bout à l’autre, et dans les tranchées, carrément, le pire, il l’a raconté dans Le grand troupeau.  Il y parle aussi de ce qui se passait à la campagne, sans les hommes dont on apprenait, de temps à autre, la mort au Champ d’Honneur, au champ d’horreur! Par on ne sait trop quel miracle, il s’en est sorti sans blessure, « juste un peu gazé » mais pas de quoi y laisser complètement les soufflets. Donc sans blessure mais pas indemne, loin s’en faut, parce qu’on ne passe pas quatre années d’horreur absolue sans en être traumatisé à vie, c’était son cas, sans aucun doute.
A la sortie, on le retrouve pacifiste, ça se comprend aisément. On va même l’apercevoir  débarquer un temps chez les communistes; toutefois, ayant rapidement flairé le piège à cons,  il se retirera très vite dans sa maison de Manosque pour se consacrer à l’écriture, le seul vrai plaisir quand on en possède la passion et le génie. Sauf qu’il se faisait une idée très claire de la valeur relative des choses, ce brave homme, dans ses bouquins il mettait en avant la Terre Nourricière, la supériorité de la civilisation paysanne, l’enracinement, toutes choses qui aujourd’hui le colleraient d’autorité dans la catégorie détestable des nauséabonds! Et figurez vous qu’à la libération ils le lui ont fait payer, les vainqueurs de la vingt-cinquième heure. Au trou, ils l’ont collé, comme un criminel, comme tous les malheureux qui ont dû subir les foudres de l’épuration! On ne l’a pas fusillé comme Brasillach, Giono, il est passé moins près du peloton que Céline, certes, mais on l’a humilié, mortifié, embastillé… Vous pensez, entre ses écrits du genre Refus d’obéissance et ses déclarations comme « je préfère être un Allemand vivant qu’un Français mort » ils n’allaient pas le louper, ses anciens camarades éphémères. Sans compter qu’à cette époque affreuse, les héros de la Résistance d’après la bagarre avaient instauré le Comité National des Écrivains pour désigner ceux qui avaient le droit d’écrire et les autres, les puants! Notre homme se trouva opportunément dans la seconde catégorie, à l’instar des Montherlant, Guitry, Marcel Aymé, entre autres prétendus sales collabos, il s’est payé une belle traversée du désert pendant laquelle la plupart des copains d’avant l’ont lâché.

Voilà pourquoi, après tout, même si les petits mignons du MUCEM n’ont aucune chance de jamais rien comprendre à Jean Giono, je les remercie sincèrement de l’avoir ressorti du tiroir poussiéreux où il croupissait. Un peu de lumière lui fera du bien. En toute modestie j’ai plaisir à y participer dans la minuscule mesure de mes moyens, il est des nôtres!

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Que ferions nous sans eux…

– » Faut pas oublier, tout de même, que voilà deux-trois semaines, grand max, ils étaient tous à gueuler comme quoi la sécheresse, tout ça, les nappes frénétiques qui se vidaient, les bestiaux qui manquaient grave de foin, enfin la cata, quoi, pas la fin du monde mais tout près; de quoi chialer à verse histoire d’humecter un peu la nature, pas qu’elle se dessèche à bloc. Horreur, trouille et panique au programme des réjouissances, le supplice de la soif! Ben justement, tiens, tu nous en remets une, Thérèse, histoire de se reconstituer la nappe souterraine avant qu’on se transforme le gosier en vallée de la mort! »
Il a raison, Jean Foupallour, dans sa bonhommie naïve à tendance poétique, la pluie, on l’attend comme le messie (mais non, pas Messi le footballeur de mes choses, enfin!) et puis quand enfin elle arrive, au bout de deux ou trois jours on se prend doucement à regretter l’été sec et brûlant si propice à l’ingestion délicieuse du pastis salvateur, ce breuvage tant associé au tintement frais des glaçons, sur fond de grattouillage cigaléen.
Derrière Napoléon la survenue un peu brutale de l’Automne presque un mois après l’équinoxe, corrode un tantinet le moral des vieux pochetrons accoudés à l’antique zinc « usé, lustré, splendide« , comme disait ce vieux cochon de Totor en évoquant son banc d’école. Il avait bien raison, le barbu lubrique, les sièges d’écoliers ont cela de commun avec les comptoirs de bistrot, qu’à force d’y frotter qui sa culotte, qui ses manches, ils acquièrent, au fil du temps, une brillance patinée du plus heureux effet. C’est pour cette raison, peut être, qu’on qualifie de « lustre » une période de cinq années! Le rade se lustre au fur et à mesure que passent les lustres, voilà pourquoi celui de Thérèse présente ce fabuleux poli-brillant! Son bistrot, je le fréquente depuis dix lustres bien tassés et il était déjà là, tout pareil, depuis probablement autant! La force des survivants provient de leur lustre passé qu’ils communiquèrent, sans le faire exprès, aux choses auxquelles ils se frottèrent tout au long de leur existence. Les choses, hein, je dis bien, parce que les gens ce serait plutôt le contraire, vous avez beau vous y frotter tant que vous voulez, pour le lustre vous pouvez vous brosser jusqu’à plus soif, ça ternit à vue d’œil!

Dehors, donc, il pleut comme vache qui pisse, le ciel qui présente une grosse fuite, on dirait, et le Bon Dieu qui nous viderait ses seaux sur la gueule pour évacuer, si vous voyez. Donc, ici bas on compense comme on peut. Maurice, sempiternellement à la bière, pose un instant son demi-pression et chope le crachoir au vol.
-« Moi, les Octobres pluvieux, j’en ai connu plein, et des plus vieux, pardi, sans déconner! Y a pas à tortiller, c’est la poisse, vous avez la mer qui se refroidit moins vite que l’air, vous comprenez, alors ça produit de l’évaporation et ça nous retombe sur la gueule en trombes! En revanche, l’avantage ça devient le gros temps, la haute houle qui se forme bien comme il faut et la navigation qui prend une tournure plus délicate. Dès que le vent forcit, surtout l’Est, la sagesse exige de rester à terre. Ça vaut pour les pêcheurs, bien sûr, mais pas seulement, les candidats à l’invasion aussi, ils ont intérêt à la mettre en veilleuse parce que les pneumatiques, à partir de force six on peut les considérer comme perdus avant même l’arrivée des Humanitaires; peut être que les passeurs pourront en envoyer quelques uns, histoire de tenter le coup et de faire vibrer la corde sensible à l’issue du naufrage mais bon, faut pas en abuser de la combine, sans quoi la pratique aura vite fait de se défiler. Finalement, vous savez, le passage de crou…je veux dire de migrants, c’est comme tous les commerces, faut respecter le client, le mettre au premier rang des préoccupations, et dans le cas qui nous occupe, donc, éviter de le noyer, ces choses-là se savent très rapidement et vous avez tôt fait de paumer votre réputation! Cela dit, ne nous berçons pas d’illusion, il en faudra plus qu’une météo merdeuse pour nous éviter la déferlante! Ils sont déjà là tellement nombreux qu’on n’a plus notre chance, les calamités font toujours boule de neige, enfin de neige un peu crade en l’occurrence… Bon, bref, on y aura droit de toute façon, les choses, peu à peu, se mettent en place pour nous organiser la submersion définitive, nous le savon de marseille… Non, je veux dire, nous le savons de Gaudin, le Maire de Marseille!
« Oui, il vocifère, le vieux bougre (1), comme quoi le Gouvernement se prépare à désigner  le port illustre de la Cité Phocéenne en vue de l’accueil des migrants trans-Méditerranée. Le mois dernier ça s’est décidé à Malte, en douce évidemment, on va leur envoyer des bateaux style Open Arms, aux descendants des César, Panisse et autres Marius! Les bars à chicha ont déjà largement remplacé celui de La Marine – à ne pas confondre avec la fille aînée de Jean-Marie, quoique-… Mais aujourd’hui, la volonté de Macrounette et de ses sbires, semble concentrer le tir sur la Ville de la Bonne Mère! Elle doit s’arracher les cheveux, la pauvre Madonne! Déjà qu’ils leur ont collé un centre d’accueil pour Islamistes retour du Djihad, les potes à Présipède, maintenant ils leur débarquent carrément les cargaisons de Muz à deux pas de La Joliette! Alors, forcément Gaudin rouspète, même qu’il regretterait, dit-on du côté de La Canebière, d’avoir si gentiment servi la soupe à notre adorable Chef de l’État; ce n’est pas tellement contre l’arrivée des « réfugiés » qu’il peste, le brave Jean-Claude, c’est surtout parce qu’avec des mesures de ce calibre le Rassemblement National pourrait bien rafler la Mairie, l’an prochain. Des Africains mahométans, il y en a déjà sept-cent-mille à Marseille, alors, un peu plus un peu moins, pas vrai… Mais les nauséabonds du Front, ça non, alors! Faut à tout prix éviter le danger, bordel, vous vous rendez compte, si jamais ils s’emparaient du big fromage! »

-« Mais, nom d’une pipe, j’espère bien, s’étouffe alors Jean Trentasseur en déglutissant de travers sa gorgée de Mac Ron, un facho comme cet infâme Ravier, Maire de Marseille! Rendez vous compte, enfin! La honte absolue face au monde entier consterné! Vous pouvez me raconter ce que vous voudrez, mes pauvres amis, pour moi Marseille ça reste le symbole de l’intégration réussie, du vivre-ensemble dans la tolérance et la concorde, bref l’image de la France de demain, diverse et apaisée. Alors, surtout, qu’on n’aille pas nous détruire ce fleuron éclatant du métissage. Pourvu que les tenants de la haine, de la stigmatisation et de l’amalgame, butent, comme à l’habitude, sur notre belle démocratie, accueillante, laïque et républicaine! »

-« Amen! Lance Grauburle rigolard, vous, Maître fait il à l’intention du précédent orateur, on peut dire que vous avez de la suite dans les idées, y a pas de bon dieu! Depuis le temps que ça sent la fiente à plein nez, vous continuez à renifler comme s’il s’agissait des parfums subtils de l’Arabie heureuse…l’Arabie, je ne dis pas, mais heureuse pas encore, faudra avant qu’ils nous éliminent complètement, ces braves gens!
« Remarquez, à la manière dont ils s’y prennent, je sens que ça vient. Y a qu’à regarder les histoires de voile, là, qui reviennent sur le tapis depuis l’incident fameux du Conseil Général de Bourgogne. Tout le monde le sait qu’il s’agit d’un coup monté, tout le monde sauf vous et vos potes de la Gauche caviar macronnisée! On l’a bien vu que la petite maman voilée c’est une proche des Frères Musulmans, mais personne ne le dit, vous pensez, faut pas appeler à la haine raciale du foulard noir, c’est pas permis ça, verboten! Seulement, je vais vous dire, moi, les amis, on nous prend pour des buses avec ces âneries de voile! Ils sont tous là à gueuler comme des cochons qu’on égorge « Laïcité, laïcité » mais pendant ce temps-là, au nom de leur merderie de laïcité républicouille, on continue de raquer des allocations familiales! Je m’en fous, moi, de leur voile à la con, c’est pas le voile qui me gêne, c’est ce qui se trouve dessous! Rappelez-vous, Boumediene en soixante-quatorze, c’est pas d’hier, ce mec avait proclamé gourbi et zobi (2) qu’ils gagneraient contre nous grâce au ventre de leurs femmes! Vous vous en souvenez de ça, tout de même? Eh ben il avait raison, Houari, il voyait juste, lui! Et nous, en guise de réponse, un an après on décrétait le « regroupement familial »! Si c’est pas du sui-génocide programmé, ça, faut reconnaître, ça y ressemble beaucoup, bordel de dieu,! Un demi siècle après il suffit de regarder tout autour de nous pour voir qu’on a déjà perdu, forcément, c’est mathématique! Eh bien nous, pauvres cons de tordus aveugles, on continue à disserter sur le voile, c’est y pas beau ça?
 » Et d’ailleurs, de toute façon, l’islam, le voile, les mosquées, le djihad et les djihadistes, les « radicalisés », les « quartchiers défavorisés », les Imams de banlieue, les boucheries halal, les directrices d’école agressées par les parents d’élèves, les internes des hôpitaux dézingués pour avoir touché une fatma, les conducteurs de bus qui ne veulent pas s’asseoir sur le siège chauffé par leur collègue femme, j’en passe tout plein sans quoi on se retrouverait complètement bourrés avant d’avoir fini la liste! En un mot comme en cent, dans ce pays on ne parle quasiment plus que de ça. Le « débat public », comme il dise, c’est que du jus de musulman, pratiquement à cent pour cent! Qu’est-ce qu’on se raconterait s’ils n’étaient pas là, dites donc? Qu’est-ce qu’on ferait sans eux… »

A la semaine prochaine, mes amis… si Dieu le veut, bien sûr, va falloir compter une fois de plus sur Son Infinie Misericorde.
Salam aleïkoum.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Au sens premier du terme, je vous laisse le soin de chercher.
(2) Version actualisée de Urbi et Orbi.

Faux Dupont, vrai bordel républicain!

Ah la tuile, dites donc! Ce n’était pas Dupont de Ligonnès! Mais tant pis, vous savez, ça nous fait quand même les choux gras des chaînes de désinformation continue! Vendredi soir, grande merveille, on l’a retrouvé, le Dupont, vivant et en pleine santé, et vas-y que je t’en tartine des kilomètres, avec tous les experts à la con, tous les témoignages de merde, tous les retours en arrière sur l’histoire du monstre de Nantes, avec détails bien croustillants sur les cadavres retrouvés planqués sous la terrasse, tout ça quoi, un vrai pain béni… Pour tout vous dire, il voyageait sous une fausse identité, l’enflure, avec un passeport falsifié, parfaitement, un « faux grossier » qu’ils ont dit, les grands sachants, pour causer comme maintenant! Et puis, Samedi matin voilà-t-y pas le doute qui commence à s’installer…en début de journée c’était bien lui mais changé, on a du mal à le retapisser, on dirait qu’il a pris un gros paquet d’années sur les endosses! Pour corser un peu, figurez vous qu’il n’a plus du tout la même tronche, plus du tout! A tel point que les mecs qui s’y connaissent vachement en chirurgie esthétique font de chouettes exposés sur les véritables miracles que nos bistouris modernes se révèlent capables de réaliser! Bref, on explique tout bien comme il faut…sauf que plus le temps passe, plus on sent nos médiatiques se demander, anxieux, si c’est du lard ou du cochon …
Enfin, vers les midi il faut bien se rendre à l’évidence, comme les poulagas franchouilles, eux, se sont rendus en Écosse aux fins d’identifier le soi-disant fugitif. Et patatras, voilà que tout s’écroule! Ho flûte, ben c’était pas lui, dites donc, juste un pauvre couillon de retraité des Yvelines qui se rendait en villégiature à Glasgow! Mais vous n’imaginez tout de même pas qu’ils auraient écrasé le coup avec leur mouchoir par dessus, les journalopes de la TV, oh que non point, au contraire! Et là c’est reparti pour tout un tsunami d’explications alambiquées comme quoi, avec les techniques d’aujourd’hui plus rien ne saurait échapper aux enquêteurs. L’ADN ne ment pas, lui, contrairement à nos informateurs chéris, et puis aussi la reconnaissance faciale, grâce à l’intelligence artificielle, celle qui servira de prothèse, bientôt, à l’ensemble des crétins qui forment l’essentiel de nos populations. Contrairement aux empreintes digitales, technique grossière autant qu’obsolète, ça prend une chiée de points sur la trombine d’un clampin et ça les compare à sa photo, vous vous rendez compte? Infaillible!
Vous me direz, dans le cas du présumé parricide nantais, vu qu’il se coltine treize ans de moins  tout en mesurant vingt centimètres de plus que le septuagénaire arrêté à Glasgow, on pouvait difficilement croire, tout de même, à un exploit chirurgical à ce point époustouflant; d’autant que le vieux birbe ressemble autant à Dupont que votre belle-mère à un cheval de course, et peut être même encore moins! Bien entendu, nul ne parle plus du fameux passeport falsifié, jeté sans commentaire dans la poubelle des inventions journalistiques, à côté du couteau en céramique du camarade Harpon et autres gadgets bricolés ad usum stulti telespectatori (1).  Sans compter qu’au surplus, les voisins de l’infortuné vieillard Yvelinien protestent unanimement de son existence absolue en tant que lui même, sans probabilité aucune qu’il puisse être quelqu’un d’autre, fût-ce le monstre de Loire Atlantique! On ne compte même plus les braves bougres qui attestent le connaître depuis les culottes courtes, avoir assisté aux mariages et enterrements d’un nombre incalculables de parents et alliés du faux Dupont, et taper avec ce dernier, qui les boules en été, qui le carton au Café du Commerce en hiver.  Plus de place pour la moindre ambiguïté, cela va de soi! En somme une grosse pantalonnade qui n’eût toutefois revêtu aucune importance et serait passée inaperçue, n’était l’effroyable empressement des media à sauter sur toute occasion de nous gaver avec  n’importe quoi, sans prudence, sans modération et, en un mot, sans le moindre scrupule. Pourvu que ça fasse le buzz, et ce jusqu’à l’indigestion, voire l’occlusion intestinale!
A l’heure où j’écris ces lignes, ils en sont encore à gloser sur les causes d’une pareille foutraquitude policière, la fiabilité douteuse des empreintes digitales, l’incompétence présumée des flics écossais dont l’ébriété quasi-permanente est suggérée en filigranes dans le gloubiboulga de la logorrhée médiatique. Et encore des experts comme s’il en pleuvait, à croire qu’on arrive dans ce pays à dégotter des spécialistes hyper-compétents, capables de traiter au débotté d’à peu près tous les sujets. Une fois retirés les lieux communs, les âneries, les contre-vérités et les approximations fuligineuses, il ne reste plus grand chose à se coller sous la dent…mais on s’en fout, on a meublé à bloc et, compte tenu de l’attrait, certes un peu morbide mais tout à fait extra-ordinaire quand même, exercé par Xavier le Massacreur sur les foules sentimentales, on aura comptabilisé un putain d’audimat que je ne vous dis que ça! On entend d’ici dégringoler le jackpot dans les escarcelles télévisuelles! Alors, dans le fond, du moment que ça fait plaisir au bon peuple, ça ou autre chose, pas vrai, tout ce qui rentre fait ventre, comme disait Mémé. Il faut des pisse-vinaigres comme votre serviteur pour rouspéter comme quoi on nous prend pour des jambonneaux incapables de démêler le vrai du bidonné… à juste titre d’ailleurs, alors pourquoi s’en plaindre?

Oui, pourquoi? En réalité, tout ce bordel de sous-préfecture, ce souk el arab, ce caravansérail de pacotille, fait partie d’un vaste ensemble, un peu incohérent mais bien solide quand même, que l’on désigne sous le nom sacré (sacré nom!) de démocratie. Le gros connard de base, qualifié « citoyen » par notre droit hérité des révolutionnaires de quatre vingt neuf, disons plutôt de quatre vingt treize -nombre manifestement maudit à plus d’un titre- est censé détenir la puissance souveraine, laquelle il délègue, dans nos régimes, à des représentants élus de temps à autres par ses soins. Le zigoto en question, non seulement il apparaît, neuf fois sur dix, comme un parfait abruti, mais encore, si par impossible il tentait de s’informer des évènements susceptibles d’influer sur la chose publique, il se trouverait à la merci des BFM TV et autres media trafiqués qui lui colleraient dans la tronche du n’importe quoi bien emballé dans un somptueux papier d’argent. Il n’a aucune chance, le citoyen-électeur, de sortir un jour de son caca: imbécillisé par l’Éducation Nationale, trompé par les politicards de toute obédience et désinformé par la presse, qu’elle soit écrite, parlée, télévisée ou internetisée, il demeurera un pauvre niais jusqu’au cercueil! Entre-tant, il aura « fait son devoir » en se rendant aux urnes à cinquante reprises au moins…je ne vous raconte pas les dégâts, vous n’avez qu’à regarder alentour pour les constater.

Désormais avance l’après midi de ce Dimanche de mi-Octobre. On ne parle déjà presque plus du quiproquo écossais, la vie médiatique est ainsi faite qu’un clou chasse l’autre avec une célérité relativiste, comme dirait le père Einstein. On a vidé le cas Dupont de Ligonnès, dont la carcasse doit, selon toute probabilité, finir de se déliter dans quelque coin obscur et reculé; il faut maintenant trouver autre chose.
Ils ont trouvé! Bon, c’est moins sexy, plus ordinaire, plus clivant aussi, mais pour finir la journée ça fera la rue-michel: l’affaire du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté! Oh, rien qui arrive à la cheville de l’embrouille précitée, mais tout de même, de quoi faire pérorer quelque peu sur les plateaux. En résumé, une délégation de petites mamans des écoles de la Répupu accompagnant leurs moutards dans le grand hémicycle du Conseil susvisé. Parmi les intéressées, une « dame », comme ils disent, portant un chouette voile islamique. A ce spectacle, le sang du Président du Groupe Rassemblement National ne fait qu’un tour, il enjoint illico à la personne en cause de retirer son voile, lequel n’a rien à foutre, selon lui, dans une enceinte laïque autant que républicaine. Aussitôt, dans le public, on s’emploie à pincer copieusement les fesses des bambins afin d’obtenir un concert de pleurs et de cris du plus heureux effet. Et voilà le sale facho mis en accusation publique, cloué au pilori médiatique et lâché, même, par ses potes du R.N. bien décidés à ne pas se laisser re-diaboliser, fût-ce pour soutenir un copain en difficulté. On ne touche pas au voile islamique, qu’on se le dise, surtout si ça vient des Nauséabonds et que ça fait pleurer les petits nenfants. Voilà! Je suis bien d’accord avec vous, tout cela ne présente d’autre intérêt que de démontrer, une nouvelle fois, à quel point nous vivons dans un pays de déments suicidaires livrés à la merci de folliculaires inféodés à la bien-pensance, de politicards dépourvus des testicules qui leur permettraient de faire correctement leur boulot, et d’un système mortifère qui les conduits tout doucement à la Charia…
Qu’est-ce qu’on lui reproche, déjà, à Dupont de Ligonnès? Ah oui, d’avoir zigouillé tous les siens…en même temps c’est un peu ce qu’elle est en train de nous faire, la Répupu, non?

Bon courage à tous pour la suite!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) « A l’usage du con de téléspectateur » (Sénèque le Cynique)