Faux Dupont, vrai bordel républicain!

Ah la tuile, dites donc! Ce n’était pas Dupont de Ligonnès! Mais tant pis, vous savez, ça nous fait quand même les choux gras des chaînes de désinformation continue! Vendredi soir, grande merveille, on l’a retrouvé, le Dupont, vivant et en pleine santé, et vas-y que je t’en tartine des kilomètres, avec tous les experts à la con, tous les témoignages de merde, tous les retours en arrière sur l’histoire du monstre de Nantes, avec détails bien croustillants sur les cadavres retrouvés planqués sous la terrasse, tout ça quoi, un vrai pain béni… Pour tout vous dire, il voyageait sous une fausse identité, l’enflure, avec un passeport falsifié, parfaitement, un « faux grossier » qu’ils ont dit, les grands sachants, pour causer comme maintenant! Et puis, Samedi matin voilà-t-y pas le doute qui commence à s’installer…en début de journée c’était bien lui mais changé, on a du mal à le retapisser, on dirait qu’il a pris un gros paquet d’années sur les endosses! Pour corser un peu, figurez vous qu’il n’a plus du tout la même tronche, plus du tout! A tel point que les mecs qui s’y connaissent vachement en chirurgie esthétique font de chouettes exposés sur les véritables miracles que nos bistouris modernes se révèlent capables de réaliser! Bref, on explique tout bien comme il faut…sauf que plus le temps passe, plus on sent nos médiatiques se demander, anxieux, si c’est du lard ou du cochon …
Enfin, vers les midi il faut bien se rendre à l’évidence, comme les poulagas franchouilles, eux, se sont rendus en Écosse aux fins d’identifier le soi-disant fugitif. Et patatras, voilà que tout s’écroule! Ho flûte, ben c’était pas lui, dites donc, juste un pauvre couillon de retraité des Yvelines qui se rendait en villégiature à Glasgow! Mais vous n’imaginez tout de même pas qu’ils auraient écrasé le coup avec leur mouchoir par dessus, les journalopes de la TV, oh que non point, au contraire! Et là c’est reparti pour tout un tsunami d’explications alambiquées comme quoi, avec les techniques d’aujourd’hui plus rien ne saurait échapper aux enquêteurs. L’ADN ne ment pas, lui, contrairement à nos informateurs chéris, et puis aussi la reconnaissance faciale, grâce à l’intelligence artificielle, celle qui servira de prothèse, bientôt, à l’ensemble des crétins qui forment l’essentiel de nos populations. Contrairement aux empreintes digitales, technique grossière autant qu’obsolète, ça prend une chiée de points sur la trombine d’un clampin et ça les compare à sa photo, vous vous rendez compte? Infaillible!
Vous me direz, dans le cas du présumé parricide nantais, vu qu’il se coltine treize ans de moins  tout en mesurant vingt centimètres de plus que le septuagénaire arrêté à Glasgow, on pouvait difficilement croire, tout de même, à un exploit chirurgical à ce point époustouflant; d’autant que le vieux birbe ressemble autant à Dupont que votre belle-mère à un cheval de course, et peut être même encore moins! Bien entendu, nul ne parle plus du fameux passeport falsifié, jeté sans commentaire dans la poubelle des inventions journalistiques, à côté du couteau en céramique du camarade Harpon et autres gadgets bricolés ad usum stulti telespectatori (1).  Sans compter qu’au surplus, les voisins de l’infortuné vieillard Yvelinien protestent unanimement de son existence absolue en tant que lui même, sans probabilité aucune qu’il puisse être quelqu’un d’autre, fût-ce le monstre de Loire Atlantique! On ne compte même plus les braves bougres qui attestent le connaître depuis les culottes courtes, avoir assisté aux mariages et enterrements d’un nombre incalculables de parents et alliés du faux Dupont, et taper avec ce dernier, qui les boules en été, qui le carton au Café du Commerce en hiver.  Plus de place pour la moindre ambiguïté, cela va de soi! En somme une grosse pantalonnade qui n’eût toutefois revêtu aucune importance et serait passée inaperçue, n’était l’effroyable empressement des media à sauter sur toute occasion de nous gaver avec  n’importe quoi, sans prudence, sans modération et, en un mot, sans le moindre scrupule. Pourvu que ça fasse le buzz, et ce jusqu’à l’indigestion, voire l’occlusion intestinale!
A l’heure où j’écris ces lignes, ils en sont encore à gloser sur les causes d’une pareille foutraquitude policière, la fiabilité douteuse des empreintes digitales, l’incompétence présumée des flics écossais dont l’ébriété quasi-permanente est suggérée en filigranes dans le gloubiboulga de la logorrhée médiatique. Et encore des experts comme s’il en pleuvait, à croire qu’on arrive dans ce pays à dégotter des spécialistes hyper-compétents, capables de traiter au débotté d’à peu près tous les sujets. Une fois retirés les lieux communs, les âneries, les contre-vérités et les approximations fuligineuses, il ne reste plus grand chose à se coller sous la dent…mais on s’en fout, on a meublé à bloc et, compte tenu de l’attrait, certes un peu morbide mais tout à fait extra-ordinaire quand même, exercé par Xavier le Massacreur sur les foules sentimentales, on aura comptabilisé un putain d’audimat que je ne vous dis que ça! On entend d’ici dégringoler le jackpot dans les escarcelles télévisuelles! Alors, dans le fond, du moment que ça fait plaisir au bon peuple, ça ou autre chose, pas vrai, tout ce qui rentre fait ventre, comme disait Mémé. Il faut des pisse-vinaigres comme votre serviteur pour rouspéter comme quoi on nous prend pour des jambonneaux incapables de démêler le vrai du bidonné… à juste titre d’ailleurs, alors pourquoi s’en plaindre?

Oui, pourquoi? En réalité, tout ce bordel de sous-préfecture, ce souk el arab, ce caravansérail de pacotille, fait partie d’un vaste ensemble, un peu incohérent mais bien solide quand même, que l’on désigne sous le nom sacré (sacré nom!) de démocratie. Le gros connard de base, qualifié « citoyen » par notre droit hérité des révolutionnaires de quatre vingt neuf, disons plutôt de quatre vingt treize -nombre manifestement maudit à plus d’un titre- est censé détenir la puissance souveraine, laquelle il délègue, dans nos régimes, à des représentants élus de temps à autres par ses soins. Le zigoto en question, non seulement il apparaît, neuf fois sur dix, comme un parfait abruti, mais encore, si par impossible il tentait de s’informer des évènements susceptibles d’influer sur la chose publique, il se trouverait à la merci des BFM TV et autres media trafiqués qui lui colleraient dans la tronche du n’importe quoi bien emballé dans un somptueux papier d’argent. Il n’a aucune chance, le citoyen-électeur, de sortir un jour de son caca: imbécillisé par l’Éducation Nationale, trompé par les politicards de toute obédience et désinformé par la presse, qu’elle soit écrite, parlée, télévisée ou internetisée, il demeurera un pauvre niais jusqu’au cercueil! Entre-tant, il aura « fait son devoir » en se rendant aux urnes à cinquante reprises au moins…je ne vous raconte pas les dégâts, vous n’avez qu’à regarder alentour pour les constater.

Désormais avance l’après midi de ce Dimanche de mi-Octobre. On ne parle déjà presque plus du quiproquo écossais, la vie médiatique est ainsi faite qu’un clou chasse l’autre avec une célérité relativiste, comme dirait le père Einstein. On a vidé le cas Dupont de Ligonnès, dont la carcasse doit, selon toute probabilité, finir de se déliter dans quelque coin obscur et reculé; il faut maintenant trouver autre chose.
Ils ont trouvé! Bon, c’est moins sexy, plus ordinaire, plus clivant aussi, mais pour finir la journée ça fera la rue-michel: l’affaire du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté! Oh, rien qui arrive à la cheville de l’embrouille précitée, mais tout de même, de quoi faire pérorer quelque peu sur les plateaux. En résumé, une délégation de petites mamans des écoles de la Répupu accompagnant leurs moutards dans le grand hémicycle du Conseil susvisé. Parmi les intéressées, une « dame », comme ils disent, portant un chouette voile islamique. A ce spectacle, le sang du Président du Groupe Rassemblement National ne fait qu’un tour, il enjoint illico à la personne en cause de retirer son voile, lequel n’a rien à foutre, selon lui, dans une enceinte laïque autant que républicaine. Aussitôt, dans le public, on s’emploie à pincer copieusement les fesses des bambins afin d’obtenir un concert de pleurs et de cris du plus heureux effet. Et voilà le sale facho mis en accusation publique, cloué au pilori médiatique et lâché, même, par ses potes du R.N. bien décidés à ne pas se laisser re-diaboliser, fût-ce pour soutenir un copain en difficulté. On ne touche pas au voile islamique, qu’on se le dise, surtout si ça vient des Nauséabonds et que ça fait pleurer les petits nenfants. Voilà! Je suis bien d’accord avec vous, tout cela ne présente d’autre intérêt que de démontrer, une nouvelle fois, à quel point nous vivons dans un pays de déments suicidaires livrés à la merci de folliculaires inféodés à la bien-pensance, de politicards dépourvus des testicules qui leur permettraient de faire correctement leur boulot, et d’un système mortifère qui les conduits tout doucement à la Charia…
Qu’est-ce qu’on lui reproche, déjà, à Dupont de Ligonnès? Ah oui, d’avoir zigouillé tous les siens…en même temps c’est un peu ce qu’elle est en train de nous faire, la Répupu, non?

Bon courage à tous pour la suite!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) « A l’usage du con de téléspectateur » (Sénèque le Cynique)

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Harponnage

Mais, bien sûr, le criminel c’est Zemmour, ce pelé ce galeux d’où vient tout le mal! Hé oui, vous comprenez, cela n’est plus possible, comment pourrait-on admettre que ce sinistre individu continue d’ouvrir sa sale gueule pour proférer ses abominations nauséabondes, oui, comment? Mais vous vous rendez compte de ce qu’il a sorti, là, comme ça, froidement, comme si de rien n’était, à la tribune de la Convention de la Droite, la semaine passée? « La double peine » il a dit, parfaitement! Un truc de ouf! Un blasphème contre la France terre d’asile (de fous), la négation absolue des Valeurs de la Répupu, l’extinction des Lumières, l’insulte au Progrès Maçonnique voire Macronnique, la pire abjection depuis les H.L.P.S.D.N.H. (1)! La « double peine« , vous réalisez, un peu, l’épouvante? Il a osé, l’ordure, proférer à la tribune, en citant Drieu La Rochelle, merde, je vous assure, rien ne l’arrête cet immonde salaud, « tous nos problèmes, aggravés par l’immigration, sont aggravés par l’Islam« , voilà ce qu’il entend par « double peine » cet espèce de sale j… oh, putain, non, attendez, sale quoi…oui facho, voilà! Et encore le mot est faible, c’est le Duce et le Führer réincarnés dans un même petit corps souffreteux surmonté d’une gueule de rat enrhumé! Mort à l’affreux ! En pareil cas, on peut y aller, tout est bon, l’attaque sur le physique, sur la calvitie, sur la scoliose, sur la religion…ah, non, ça non, on peut pas… l’exception qui confirme la règle! L’immigration et l’Islam, double peine! Faut-il avoir l’esprit complètement dérangé, tordu, belzébuthique, nazi, pour imaginer pareille absurdité et en faire profiter la terre entière! L’immigration et l’Islam, enfin, tout ce qui nous enrichit, nous rend meilleurs, nous conduit vers l’éclatant progrès de la France diversifiée! Double peine! Faut que ça s’arrête quand même! On n’en est même plus au scandale, là, on touche à l’indicible…brrrrr c’est l’ombre noire d’Auschwitz qui s’étend sur la peste brune.
Et bien entendu, le déchaînement de toutes les forces du Bien, du Progrès, de la Pensée Conforme, s’accompagne de l’anathème médiatique, en attendant les sanctions judiciaires qui ne manqueront pas de tomber plus tard, aussi sûrement que la poire blette oubliée sur son poirier natal. RTL et le Figaro s’empressent de proscrire l’infect sur ordre des comités de rédaction, LCI, coupable d’avoir diffusé l’infâme discours, se voit menacé des foudres du CSA et présente de plates excuses, c’était « inapproprié« ! Sous la plume d’un certain Noiriel, penseur hyper-convenable, Le Monde, toujours à la pointe du combat pour la liberté conditionnelle d’expression bien-pensante, évoque Goebbels, Édouard Drumont et dégaine carrément l’accusation suprême: « délinquance de la pensée« … Eh oui, nous y voilà, la pensée coupable au sens pénal du terme, à quand les camps de redressement par le travail, le goulag à la franchouille? Cela ne saurait tarder au train où vont les choses, un vrai TGV! Alors qui va avoir l’inconscience de laisser  Zemmour poursuivre son discours abject, au moins pendant qu’il se trouve encore en liberté? Bolloré peut être? On prétend, en ville, qu’il trimballerait une grosse paire de testicules, ce brave Vincent, mais pour ce qui est de signer le contrat de Zemmour à C News il paraîtrait qu’il se tâte…il possèderait donc le matos pour en avoir plein les mains…attendons la suite…

Cependant, manque de pot, alors que l’exécution capitale de Zemmour semblait se présenter sous les meilleurs auspices, voilà que nous déboule dessus tout à trac l’affaire de la Préfecture de Police! Le sieur Mickaël Harpon, musulman converti depuis onze ans et activiste islamiste patenté, n’en exerçait pas moins la noble fonction d’agent administratif au Service Maintenance Informatique de la Direction du Renseignement, avec, pour enjoliver le tout, une habilitation « secret-défense ». C’était bien sûr un très bon élément puisque Antillais d’origine; on lui connaissait bien une petite affaire de violences conjugales en 2009 -mais n’oublions pas les préceptes du Coran « si ta femme te désobéit frappe-là… »- et puis aussi, un minuscule blâme administratif en 2012, rien de spécial, quoi, un garçon tout à fait digne d’occuper le poste hyper-sensible que la Répupu lui avait confié et, naturellement, de conserver son habilitation « secret-défense », cela va de soi. Bon, d’accord, d’aucuns l’entendirent en 2015 manifester son approbation du massacre de Charlie Hebdo, mais s’agissant de propos à caractère privé il eût été injuste d’en tirer quelque conséquence, faut pas déconner! Vous voyez, un mec bien, quoi, sous tout rapport, y compris de police.
Et donc, ce sympathique fonctionnaire au dessus de tout soupçon, arrive tranquillement Jeudi dernier, comme chaque matin, en la prestigieuse maison dirigée d’une main de fer un peu rouillé par l’ineffable Préfet Lallement, celui qui fut nommé en Mars dernier pour faire rendre gorge aux Gilets-Jaunes. La matinée de ce brave Mickaël, se passe normalement, au rythme de travail habituel dans le Service. Il échange, pendant le boulot, une petite cinquantaine de SMS, essentiellement avec sa tendre épouse (l’histoire ne dit pas s’il s’agit de la même qu’il bastonnait naguère). Il lui prescrit, notamment, à la brave dame de « suivre notre Bien Aimé Prophète Muhammad et de méditer le Coran, Allahou Akbar! ». Après quoi, sur les choses de midi et quelques, il s’en va tranquillement au bazar du coin afin d’y acquérir deux couteaux, dont un à huitres (ben oui, les huitres, du moment que c’est ouvert par un musulman, c’est hallal). Bien entendu, contrairement aux âneries qu’on nous a serinées deux jours durant sur les media de mes deux, il ne s’emmerde pas la vie ni le porte monnaie à choisir du couteau en céramique, inutile, on ne va tout de même pas le contrôler à l’entrée de la Maison Poulaga, on le connaît Harpon! Ainsi armé d’un couteau de cuisine en excellent acier, doté d’une lame de vingt centimètres (pas l’ouvre huitres, attention, l’autre), notre Harpon se mit tout de suite à l’ouvrage, afin de harponner le plus grand nombre possible de mécréants, Allahou Akbar encore un coup! En sept minutes montre en main il en a égorgé cinq, dites donc, d’infidèles, quatre se trouvent déjà en enfer et la dernière fait tout son possible, en dépit d’interventions médicales soutenues, pour s’éviter le voyage sans retour. A cause d’un jeune flic stagiaire plutôt rapide sur la détente, l’épopée harponienne cessa ensuite. Flingué proprement et envoyé illico dans le Paradis d’Allah pour toucher ses soixante et onze vierges règlementaires, il aura eu son apothéose de martyr, Mickaël… Quant au stagiaire, longuement entendu par l’IGPN,  il a été laissé en liberté, en attendant la suite. Voilà donc, selon les propres indications du Procureur anti-terrorisme, la petite histoire vraie du carnage de la Préfecture de Police.

Cette affaire fait tout de même un peu désordre, on ne peut pas dire le contraire. Le Procureur, en son exposé médiatisé, n’a pas eu besoin d’en rajouter, les faits apparaissent suffisamment éloquents pour foutre la trouille à tout citoyen normalement constitué. N’en déplaise à MM. Philippe, dit Barbapoux et Castapiane, son rigolo de l’Intérieur, il n’a peut être pas tout à fait tort, Eric Zemmour, quand on voit jusqu’où ils peuvent aller, les djihadistes franchouilles, on a de quoi s’inquiéter un petit peu tout de même, non? Je ne serais pas tellement surpris que nous trouvions parmi nous une sorte de cinquième colonne assurant, entre autres, le noyautage du cœur de notre chouette État de Droit, comme ils disent. La manière dont ces fidèles d’Allah s’insinuent discrètement au plus profond des services censés garantir  la sécurité du pays en dit long sur les risques insensés que nous font courir ceux-là mêmes qui se drapent dans leur « principe de précaution » à la con. Alors, je veux bien que la population du pays compte environ cinq millions de Musulmans, chiffre stable depuis dix ans en dépit de l’arrivée chaque année d’au moins deux-cents mille petits nouveaux et des naissances fort nombreuses dont notre démographie s’enorgueillit -à juste titre, cela va de soi-. Voilà justement une décennie, comme le temps passe, j’avais déjà pondu un  petit machin  à ce sujet, on pouvait déjà constater la gravité du désastre. Nos gouvernants de tout poil  n’en ont pas moins continué de plus belles à charger la barque… Eh oui, tout ça c’est incontestablement la faute à Zemmour, ce pelé, ce galeux… celui qui doit crever la gueule ouverte!
On va quand même le citer un petit peu, l’ignoble, histoire de voir si, par hasard, il n’y aurait pas un infime soupçon de vrai, sait-on jamais, dans son discours de la semaine passée…attention, hein, ne vous méprenez pas, juste pour voir, comme ça quoi, sans arrière pensée aucune…

Alors voilà: « Les jeunes Français vont ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres? Si oui, ils méritent leur colonisation, sinon ils devront se battre pour leur libération. » Oui, hein? je suis bien d’accord, ça pue vachement le nauséabond, ça, une véritable infection! Sans compter qu’à la fin, en évoquant la manière vaselinesque dont les braves politicards que nous avons élus depuis plus de quarante ans nous ont gentiment décapsulé les arrières sur le sujet de l’invasion,  Zemmour s’est permis de citer Bernanos! Jugez plutôt: « L’optimisme est la fausse espérance des lâches et des imbéciles, la vraie espérance est le désespoir surmonté. » Ce n’est pas dans le Coran mais ça fait réfléchir tout de même, ne trouvez vous pas?

Allez, bon courage à tous, en attendant le prochain harponnage.
Amitiés.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

(1) Les Heures Les Plus Sombres de Notre Histoire. Il s’agit bien sûr des années 40 à 44,…provisoirement, je le crains, car du sombre qui se profile à l’horizon j’en vois un sacré paquet!

 

Le bruit et les odeurs

Aujourd’hui les Autrichiens se rendent aux urnes. La belle affaire me direz vous, alors que notre chouette pays de France pleure son bien aimé ante-ante pénultième président… enfin bien aimé depuis sa triste retraite, avant on le détestait avec une vigueur peu commune, pire que ses successeurs ce qui n’est pas peu dire. Mais bon, moi, vous savez, je préfère vous parler des législatives autrichiennes… Pourquoi un tel parti pris qui frise l’iconoclastie?
Eh bien voilà, un décès est toujours chose fort triste; surtout quand le rôle principal revient à un type plutôt sympa, vachement politicard, certes, chargé de gros boulets assez terribles, notamment sa signature au bas de l’acte fondateur du regroupement familial, le pire à mes yeux, mais bon garçon au fond, enfin pas plus mauvais qu’un autre… Enfin bref, pour tout vous dire, ça m’ennuierait de vous exposer ce que je pense vraiment de Jacques Chirac, ça ferait tache, et le moment me semble plus propice au recueillement… en tout cas au silence. Et puis, vous savez, plus on s’approche du petit jardinet sur le ventre, moins on a envie de dénigrer les copains clamsés, fussent ils de vieilles crapules, de parfaits abrutis ou de simples corniauds tout-venant. La vedette d’aujourd’hui n’appartenait assurément  pas aux deux dernières catégories, je le laisse donc s’apprêter tranquillement à un repos définitif dont il avait, de toute évidence, récolté un sérieux avant-goût ces dernières années, le pauvre bougre… En conséquence, je lui fiche la paix, la paix éternelle, que son âme s’en aille où elle pourra, à Dieu, à Bouddah, enfin des gens comme ça, miséricordieux et indulgents, oui vachement indulgents même, sans quoi ça ne le fera pas! Amen.

Mais revenons à nos moutons, plus précisément à nos Autrichiens, lesquels ne se révèlent pas si moutonniers que cela, moins que nous en tout cas puisqu’il semblent avoir pris l’habitude de voter en se foutant pas mal du baratin lénifiant des humanitaristes bien pensants; si nous en avions fait autant nous n’en serions pas là. Ce coup-ci, le Conseil National -chambre des députés- s’est retrouvé dissous (et dissous c’est pas cher, comme disait le regretté Bourvil) à la suite d’une sombre histoire de tractation russo-douteuse impliquant le sieur Strache, chef du parti d’ekstraimdrouatte et principal allié de Sebastian Kurz, jeune patron du Gouvernement Autrichien. Ce dernier a rompu illico sa coalition parlementaire et démissionné aussi sec. Contrairement à Matarella, son collègue rital, le Président autrichien ne s’est pas chatouillé pour provoquer des élections anticipées, c’est aujourd’hui que ça se passe.
Alors, les Autrichiens vous en pensez ce que vous voulez, vous pouvez toujours ressortir des souvenirs remontant aux années quarante et même rappeler que cette nation engendra un jour Hitler, mais en tout cas ces gens-là ne se laissent pas impressionner, ça se confirme avec éclat, ils vont voter pareil que la dernière fois! Parfaitement! Encore mieux, même, si l’on en croit les sondages qui donnent une très large majorité à Kurz, environ trente-cinq pour cent des suffrages, et placent en deuxième position, qui donc? Eh oui, les nauséabonds du FPÖ! En d’autres termes: dans l’os, les progressistes bien pensants! Dans le dos, dans le baba, dans tout ce qu’il leur plaira! C’est-y pas beau ça? Ça fait-y pas envie? Un corps électoral de cette qualité, nous en aurions un tout pareil je vous jure que notre pays présenterait une autre gueule! Sauf que, bien sûr, il nous faudrait un Kurz et aussi un FPÖ, des gens sérieux, pas des rigolos style Marine et autres Wauquier, Bellamy ou Jacob! Et curieusement, il nous faudrait aussi, semble-t-il, un autre mode de scrutin qui reste toutefois à imaginer. Le bidule uninominal majoritaire à deux tours musèle la moitié des électeurs, la proportionnelle c’est le bordel assuré comme au vieux temps de la Quatrième et le mélange des deux, personne ne voit très bien, ni comment le faire, ni ce sur quoi il pourrait déboucher. Notre problème, en réalité, procède d’une inadaptation totale à la démocratie. Seuls les monarques autoritaires réussirent, pendant quelques temps, à assurer un minimum de tranquillité publique. Voyez donc ces braves Autrichiens, ils savent ce qu’ils veulent, en tout cas une majorité d’entre eux, il veulent un pouvoir capable de les protéger contre l’immigration, voilà tout. Le reste ils s’en chargent eux mêmes, puisque le pays se révèle d’autant plus prospère que l’État met le moins possible son gros pif dans les affaires privées, Donc, plus d’un tiers des électeurs votent Kurz, un conservateur vrai, pas un branquignol genre « Les Républicains » et par surcroît vingt pour cent au moins restent fidèles aux nauséabonds du FPÖ. Remarquez bien l’extrême discrétion dont les media font preuve à l’égard de cette journée de vote, elle est due à la probabilité incontournable d’une catastrophe: la victoire écrasante de la peste brune en dépit des espoirs désormais fanés d’une bien-pensance profondément dépitée. Les rares journalopes qui en parlent tentent vaguement de nous faire gober la possibilité d’une alliance de Kurz avec les Verts, en pleine ascension à ce qu’on raconte, c’est juste un baroud d’honneur à la con, personne ne croit à pareille calembredaine! Il y aura bien, à l’issue des négociations habituelles, un gouvernement autrichien de droite, clairement mandaté pour tenir bon face à l’immigrationnisme ambiant. Ces choses-là gagnent à ne pas être connue du grand public franchouille, des fois que ça lui donnerait des idées…

Et il est vrai, aussi, que chez nous les choses bougent un peu. La Droite s’ébroue comme un vieux clébard sous la pluie, elle tente quelque chose de nouveau: le regroupement des pires mal-pensants sous la houlette du couple improbable Marion-Zemmour. Ceux-là sont manifestement d’une autre trempe, c’est l’intelligence qui prend le relais, ça pourrait nous changer un peu la politique, en tout cas le discours adopte une nouvelle couleur, assez foncée pourrait-on dire, ça ne va pas plaire du tout à ceux qui, jusqu’à présent, prétendent penser à notre place!
Parce que en effet les choses apparaissent maintenant de plus en plus claires: le clivage, comme ils disent, entre la Droite et le reste de l’offre politique, s’opère sur la question de l’immigration. Cela arrive hélas un peu tard mais je crois que nous y parvenons enfin. Il n’y aura donc plus, je pense, de faux semblant; les hurluberlus qui se prétendent de droite tout en prônant la diversité et le vivre ensemble, nous allons désormais les classer à leur place, à gauche. Quand je dis nous, bien sûr, je parle des gens sérieux et non de tous les pantins qui écrivent des fadaises humanitaristes dans les journaux et distillent leur prêchi-prêcha bien pensant sur les ondes hertziennes. La rigolade s’arrête-là, il va nous falloir désormais passer aux choses sérieuses, et ça, c’est une autre paire de manches! Reste à savoir de quelle manière les acteurs du drame vont procéder. Si des gens comme Marion et Zemmour apparaissent capables de fédérer pas mal de monde autour d’eux, on voit mal, aujourd’hui, comment ils vont pouvoir monter sur un ring où la mère Le Pen tient fermement le rôle de challenger du futur vainqueur, Présipède le Grand. Il va bien falloir parvenir à une alliance des nauséabonds, depuis Dupont-Gnangnan jusqu’à Ménard, en passant par des hurluberlus comme Collard, lequel cherche lui aussi à tenir sa partie dans le concert. Bref, ce n’est pas gagné, il y a du chemin à faire avant que nous voyions arriver au pouvoir quelqu’un ou quelqu’une qui voudra vraiment faire le boulot. Il est d’ailleurs à craindre que cela n’arrive trop tard.
En attendant, c’est la première fois, à ma connaissance, depuis 1945, que nous voyons surgir une Convention de la Droite. Il n’est jamais trop tard pour bien faire! Et l’on observera avec intérêt que le Premier Ministre Barbapoux soi-même s’est empressé de saluer l’évènement en condamnant avec sa fermeté habituelle de mollusque rocardien  modifié UMP, « les discours nauséabonds » tenus par les différents orateurs à ladite Convention. Avec un label de ce calibre, l’affaire me semble admirablement lancée!

Sauf que pour le moment, nous en sommes aux discours. Il en faut, d’accord, mais pour arriver à quelque chose il conviendra de pousser plus loin, de passer aux actes et d’essayer de faire prévaloir, dans les isoloirs, le bon choix comme disait ce vieux paillasse de Giscard. Ce n’est pas gagné! Souvenez vous du propos, éminemment condamnable lui aussi, d’un type qui évoquait le bruit et les odeurs, vous savez, le bruit et les odeurs qui rendaient fou l’ouvrier franchouille sur son palier de HLM. C’était en 1991 et c’était Jacques Chirac, le type en question, il avait fait le buzz, pour parler comme aujourd’hui et s’était attiré les foudres abominatoires de tout ce qui, alors, refusait qu’on touchât à son pote et chantait les louanges enflammées des Chances pour la France. Entre 1995 et 2007 il a eu douze ans pour faire quelque chose, ce brave Chichi! On s’est brossés, pas vrai? Et le voilà aujourd’hui dans la Cour d’Honneur des Invalides avec un beau drapeau sur le cercueil et plein de franchouilles -dont pas mal d’ouvriers qui ont dû s’échapper depuis de leur HLM envahie- venus lui rendre hommage… pas rancuniers les mecs!
Espérons quand même, c’est ça qui fait vivre…

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

Raisonnablement laxiste?

C’est lui qui l’a dit, le mot, c’est Présipède, parfaitement! Qui l’eût cru, n’est-ce pas? Un garçon si bien comme il faut, propre sur lui et tout! Et puis vachement bien-pensant, hé oui! Qui jusqu’aujourd’hui s’aviserait de soutenir le contraire? Depuis deux ans et demie, bientôt, qu’il nous la joue chef de l’État, jamais personne n’aurait douté de sa loyauté immigrationniste, personne! Au contraire, il a donné les gages les plus incontestables de son adhésion profonde aux idées lumineuses du vivre-ensemble et de la diversité triomphante! C’est tout de même lui qui avait fait du jeune Benalla un petit potentat élyséen, avec plein de passeports diplomatiques et de téléphones cryptés, ce n’est pas rien ça, surtout quand on connaît la suite de l’histoire. Lui aussi qui osa se dresser devant l’abominable Salvini, le Mussolini du nouveau siècle, l’affreux qui ferma ses ports aux vaisseaux de la Coterie Humanitariste  Pour l’Invasion de l’Europe. Souvenez vous qu’ils s’étaient déclarés réciproquement ennemis, les deux oiseaux, et avec une sincérité confondante de part et d’autre. Macrounette c’est l’anti-Salvini, absolument! Depuis 2017 les données relatives à l’immigration ont explosé, en France, celle que l’on qualifie de régulière apparaît plus florissante que jamais, les demandes d’asile ont fait un bond historique, les charges de l’AME dépassent largement le milliard, bref carton plein pour nous autres, terre d’asile, terre de conquête islamique, terre de pauvres corniauds incapables de la défendre.

Et cependant, tout à trac, au moment où l’on s’y attendait le moins, voilà notre bien aimé petit Guide qui nous sort incontinent, en plein milieu d’un joli discours bien ficelé comme à son habitude: « En prétendant être humaniste, on est parfois trop laxiste« . Attention, n’est-ce pas, là il causait immigration, pas tauromachie ou PMA pour toutes, non! Immigration, absolument! Vous vous rendez compte? Alors, s’il peut y en avoir qui pensent que, dans le fond, cette connerie de République qui Marche ce serait plutôt un parti de droite…si, si, je vous assure, ça existe des gens qui gobent cette sorte de calembredaine… eh bien maintenant, vu la réaction des affidés du parti présidentiel, il va falloir qu’ils se détrompent! Une véritable bronca, voilà ce qu’il a déclenché dans ses rangs, le petit Manu! D’aucuns m’ont même rapporté avoir cru entendre un « Macron, facho, le peuple aura ta peau!« , scandé  –mezzo-voce, faut pas déconner-  par certains militants-marcheurs, ulcéreusement scandalisés par le propos présipédique.
La discorde met ainsi les pieds dans le plat macronicole! « Tout de même, disent les uns, il ne présente même plus l’immigration comme une richesse, une chance pour la France!« , et d’autres encore d’ajouter « à ce train là, au prochain second tour, il pourra donner des leçons de frontisme à la Marine« ! Rares, au bout du compte, restent ceux qui, dans ses rangs, lui concèdent une certaine habileté manœuvrière sur ce coup-là.
Il a pourtant analysé le truc avec finesse, le petit futé. Il part d’un postulat: les bourges n’en ont rien à branler de l’invasion, ils ne la voient pas et donc s’en foutent complètement; en revanche le populo, lui, il vit avec! Et il déguste! Peu à peu c’est l’enfer qui s’installe dans les périphéries prolétariennes, chose qui défrise l’électeur au point de le faire basculer dans les bras de l’ekstraimdrouatte!
-« Alors, qu’il leur fait Macrouillette aux républicains marcheurs, on est quoi nous autres, un parti bourge ou un parti prolo, hein? Déjà qu’on m’a collé président des riches, si je ne fais pas un minimum dans la démagogie anti-immigrés il va nous arriver des bricoles, vous verrez! Le nouveau  progressisme sera identitaire ou ne sera pas, c’est moi qui vous le dis, parce que l’électeur du seizième, de même que celui de Neuilly, il votera toujours pour nous, vu qu’il a la trouille de l’aventure; en revanche, le petit manard de banlieue, l’employé de base et même le cadre moyen qui prend le RER tous les jours, ceux-là, en leur caressant gentiment la glande anti-mohamed ça leur évitera d’aller se baguenauder du côté des bulletins bleu-marine! »
Pour lancer l’opération, sera organisé un chouette débat au parlement Lundi en huit, histoire de bien causer de tout ça entre gens de bonne compagnie. Ne parleront que ceux qui auront obtenu la parole, forcément, ce qui exclut d’office le R.N. lequel, dépourvu de groupe, sera autorisé à fermer sa gueule. Toutefois, ne nous faisons pas la moindre illusion, tout cela restera sans aucun doute au niveau de l’échange de jolis mots et de belles idées. Un débat, grand ou petit, ça ne débouche en aucun cas sur rien de concret, ce n’est jamais que de la poésie à deux balles, de la poudre aux yeux du con-citoyen et du vent pour emporter la poussière ténue des velléités bien vite passées à la trappe.

Sans compter qu’au fond, il a dit quoi, précisément, Macrounette? Si on la regarde bien attentivement, sa sortie sur l’invasion, elle se borne à avancer qu’à se prétendre humaniste on en devient parfois trop laxiste. Alors donc c’est juste parfois, pas tout le temps n’est-ce pas, une fois par-ci, une fois par-là, voyez vous, et puis surtout, le point essentiel du discours on le trouve dans le trop de trop laxiste. Ainsi, suivez moi bien, pour notre bon Président de la Répupu ça ne commence à puer dans le domaine migratoire que lorsque on devient excessivement laxiste. Un peu laxiste ça passe sans problème, même raisonnablement laxiste ça marche aussi très bien; en revanche trop de laxisme nuit gravement à l’humanisme immigrationniste! Qu’on se le dise au plus profond des cabinets ministériels! Le secret de tout cela consiste dans le dosage: jusqu’à quel point peut on se montrer laxiste sans basculer du mauvais côté de l’humanitarisme… C’est là qu’il est malin, le petit Présipède, il ne donne pas la posologie, ainsi chacun continuera à administrer le laxisme comme il l’entend, le malade crèvera sûrement mais on s’en fout un peu, de toute façon il est condamné…

En d’autres termes, soyez tranquille, nous continuerons à consommer du laxisme migratoire avec notre modération habituelle, c’est à dire avec droit du sol,  regroupement familial, naturalisation par mariage, aide médicale d’état, et condamnation impitoyable de tout ceux qui tenteraient de s’opposer de quelque façon que de soit à cette construction, harmonieuse autant qu’unique au monde, de bêtise congénitale à la française.
Quant à Présipède, ce genre de déclaration sans lendemain séduira sûrement un sacré paquet de gogos. Surtout que les media se sont empressés de mettre en lumière le « courage » du chef, qui ne recule pas devant le propos iconoclaste du moment qu’il s’agit de faire prévaloir l’intérêt national. Décidément, il n’y a pas d’inquiétude à nourrir, il sera sûrement réélu en 2022… Pour moi, je m’en fous allègrement, ça me fera soixante-seize balais, j’aurai largement fait le plus gros…c’est pour les autres que je m’inquiète, car lorsque tout cela nous aura conduits à la Charia, nos chefs muz du futur, vous croyez, vous,  qu’ils se montreront raisonnablement laxistes?

En attendant, que la Providence vous ait en sa Sainte Garde, et vous permette de passer plein de bon temps, amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

 

 

Rentrée judiciaire

Notre ami Présipède, on peut en penser ce qu’on veut -plutôt du bien, tout de même, si on souhaite éviter les embêtements- mais pas question de remettre en cause sa volonté sincère de réformer le Pays! C’est en tout cas ce que me confiait récemment une relation à moi, qui le connaît d’assez près et trouve avantage à lui cirer amoureusement les godasses. Je ne saurais donc, même si je navigue sous pseudo, remettre en cause pareille affirmation; d’autant qu’on rencontre en effet, chez le petit bonhomme de l’Élysée, des tendances à la table rase…bien vite transformée en réformettes démocratiquement acceptables, toutefois.
Sauf que, ce coup-ci, il s’attaque à l’Everest, carrément! Le voilà parti pour l’expédition de tous les dangers, la rivière sans retour, le Pont de Remagen, la mort aux trousses, une saison en enfer! Enfin le gros casse-gueule, le piège à cons pour militaire isolé, le grand bond en avant dans le gouffre sans fond… je veux dire la réforme des retraites, vous m’aurez compris.
Il faut du courage, voire de l’inconscience pour se lancer sur un tel projet avec pour ambition l’unification totale du système, c’est à dire la disparition des régimes spéciaux. Parce que, ce faisant, vous vous attaquez à la SNCF ainsi qu’à la RATP, c’est à dire tout ce qu’il y a de plus performant pour foutre le bordel dans le pays. J’oublie les notaires et les avocats, lesquels manquent un peu, pour ce qui les concerne, de puissance de feu mais je m’empresse de rappeler les fonctionnaires, également concernés par les visées présipédiques. Nous avons là un fort joli panel de grévistes potentiels sans prise de risques; c’est ce qui fit, pour ceux qui s’en souviennent, le succès fabuleux de la révolte de Décembre 95 contre le Plan Juppé dont il faut rappeler qu’il comportait des objectifs grosso-modo semblables. Certes les générations ont changé mais les principes demeurent: « tous ensemble, tous ensemble, ouais, ouais… » on fout le boxon partout! Avec la conviction de « sauver leurs retraites », le côté récréatif de la bonne petite révolutionnette des camarades, et le sentiment jouissif de la mettre bien profond au capitalisme tant détesté, je vois mal comment les mêmes causes ne produiraient pas les mêmes effets, fût-ce à vingt-quatre ans d’intervalle. Sans compter qu’ils ont confié le pilotage des opérations au Haut Commissaire Delevoye. C’est qu’il a de sacrées références Delevoye! Ainsi, comme ministre de l’ineffable Raffarin, ce garçon conduisit jadis la réforme des retraites des fonctionnaires…Oui, d’accord, personne alors ni jamais depuis ne s’en aperçut, sauf lui, et encore… Un peu comme Sarko lorsqu’il proclama à sons de trompes avoir résolu l’épineux problème des Régimes Spéciaux! Nous constatons dans les deux cas, le caractère quelque peu illusoire des opérations en cause puisqu’il faut aujourd’hui une volonté farouchement affirmée de notre petit Président adoré, pour remettre sur le métier un ouvrage qui, manifestement, n’a guère avancé depuis 1945.
Nous voilà donc partis pour un nouveau round, avec, bien sûr, concertation syndicalo-politique et, chose absolument délicieuse, « consultation citoyenne » par le biais d’Internet. Il aime ça, notre Guide de l’Elysée, les « Grand Débat », les « Consultation citoyenne », tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la démocratie directe, sans toutefois présenter les inconvénients majeurs du referendum, tels que nos amis Britanniques les mettent en lumière au travers du processus de Brexit. Nul ne sait ce qui sortira des préliminaires ci-dessus énoncés mais le nouveau système de retraites doit apparaître dans sa forme définitive d’ici l’été 2020. Tout cela nous promet une petite année d’agitations et de désordres en tout genre! Les hostilités ont démarré dès Vendredi dernier par une grève massive de la RATP bien décidée à défendre bec et ongles ses « avantages acquis »… disons les privilèges invraisemblables de ses employés… Sauf qu’avec l’affaire Balkany elle est passée inaperçue, la grève d’avant-hier!

Oui, enfin, pour les pauvres couillons qui prenaient le Métro, fût-ce à Pont de Levallois, la grève restait perceptible, c’est le moins qu’on puisse dire. En revanche, pour les BFM TV et consorts, la nouvelle de l’embastillement surprise du zigoto en question n’a pas manqué d’atomiser tout le reste de l’actualité; seul un scoop de dimension mondiale, un truc énorme quoi, le Pape sodomisé par Donald Trump, voyez, ou bien la Reine d’Angleterre en maillot de bains deux-pièces traversant Trafalgar Square au pas gymnastique, enfin vraiment du surchoix sans équivalent, pour prendre le pas sur la décision du Tribunal Correctionnel de Paris. Aussitôt tombé le verdict, plus rien d’autre n’existait que le mandat de dépôt délivré à l’encontre de l’édile tant abhorré par la Grande Famille de Gauche dans son ensemble.
Alors, disons le tout net, ce M. Balkany ne mérite ni l’importance qu’on lui accorde, ni le déchaînement de haine qu’il provoque chez les Gauchiards, ni la sanction manifestement vengeresse que des juges probablement proches du mur des cons viennent de lui infliger. C’est un maire bien installé dans son fauteuil, qui a su, en arrosant à droite et en passant la pommade à gauche, enfin façon de parler, se faire apprécier d’une majorité de ses administrés, lesquels ont bien profité de la bonne réputation de la ville, de sa situation géographique, quasiment à Paris et du bon côté. Sans compter, aussi, le prix du mètre carré en constante augmentation depuis des décennies. Le bon bourge de Levallois, enrichi par une évolution des choses lui paraissant favorable et, pourquoi pas, imputable à la bonne gestion du Maire, tient à ce dernier comme à la prunelle de ses yeux, il n’en changerait pas pour un empire… Surtout qu’il voit, tout à côté, l’exemple de la Capitale, vaste caravansérail dirigé par une bande de branquignols à moitié sinoques avec, à leur tête, une ex-inspectrice du travail marxiste (pardonnez le pléonasme). Face à Annie Dalgaud, Patrick le Balkanique fait figure de génie de la gestion municipale!
Manque de pot, ce dernier aime beaucoup le pognon, au point de tout mettre en œuvre pour éviter de s’en séparer, aidé en cela par sa tendre épouse, tout aussi acharnée à soustraire le blé aux attentions délétères du Fisc. N’oublions tout de même pas que M. Balkany et Mme. née Smadja, ont reçu tous deux en héritage une culture très orientée -sinon orientale- les conduisant à toujours faire fructifier sans jamais dilapider.
Manque de pot, encore, ce brave couple de gens, somme toute assez ordinaires, sans intérêt particulier ni quelconque génie, se sont trouvés rapidement étiquetés « saloperies de droite », vieux potes de Sarkozy et donc, parfaitement haïssables. Le feuilleton judiciaire qui les a trimballés depuis plusieurs années a fait le reste, les Balkany sont devenu un symbole de l’ignoble bourgeoisie oppressive et malfaisante, encore heureux si l’on n’y ajoute aucune référence confessionnelle. La Gauche adore les symboles, elle ne vit même que de cela, et le sort des deux époux, thénardisés par l’opprobre gauchiard, s’en est trouvé scellé sans espoir de retour. En conséquence, les Juges ont suivi la pente de leur sentiment profond et de leur pieuse conviction , en condamnant le pauvre Patrick bien plus lourdement qu’ils ne l’avaient fait, par exemple, dans le cas Cahuzac pourtant encore plus grave, si l’on y regarde de près. La Justice de classe est passée, que voulez vous! Selon que vous serez, ou non, convenablement placé sur l’échiquier politique, les jugements de la Répupu vous rendront blanc ou noir.

Sûrement pas, nous dit-on! La Justice se montre parfaitement impartiale! Il suffit pour s’en convaincre de s’en référer à la mise en examen du Président de l’Assemblée Nationale. Socialo recyclé macrouillesque, franc maçon, mutualiste de souche! Et pourtant traîné devant les Juges d’Instruction comme le premier facho venu! Si cela ne vous suffit pas, qu’est-ce qu’il vous faut, alors?
Alors? Eh bien d’abord, rappelons donc un peu les raisons pour lesquelles il en arrive là, le beau Richard du perchoir enchanté. Une escroquerie évidente et scandaleuse, un trafic d’influence patent, avec enrichissement personnel au détriment de l’Organisme Mutualiste dont il assumait la Direction Générale. Une combine tellement grosse et tellement évidente qu’elle ferait rigoler un gamin de maternelle-supérieure, fût-il issu de l’immigration comme l’écrasante majorité de ses petits camarades. Le type fait acheter par sa femme un bien sur lequel la mutuelle a jeté son dévolu, après quoi ladite mutuelle le prend en location pour un loyer couvrant largement le remboursement du prêt, et ensuite y réalise à grands frais des travaux de rénovation. Le tout décidé par un conseil d’administration gentiment manipulé, qui gobait tout ce que lui présentait son cher, très cher, directeur.
Le dossier initial ayant bien vite fait l’objet d’un classement sans suite par le Procureur de Brest, l’Association Anticor prit l’heureuse initiative de déposer une nouvelle plainte, mais cette fois-ci avec constitution de partie civile et devant le Doyen des Juges d’Instruction du Pôle Financier de Paris! Celui-ci, après s’être longuement grattouillé la pensarde, a fini par constater les dégâts, pas moyen de faire autrement que de donner suite, c’est trop gros, trop évident, trop inadmissible aussi! Et du coup, bien sûr, il se retrouve inculpé -comme on disait avant- Ferrand, c’est bien la moindre des choses…mais rassurez vous, il pourra encore percher tranquillement, ce Monsieur, l’instruction sera longue! J’irai même jusqu’à pronostiquer qu’il ne sera pas condamné avant la sortie de taule du sieur Balkany…si le malheureux ne décède pas avant, bien entendu… les volontés de l’Éternel sont insondables…

Que la vie continue à vous être douce, et, vous autres qui me lisez (ce qui pourrait bien constituer un délit, vous savez), faites bien attention, évitez de traîner à proximité des Palais de Justice, passez bien au large…
A bientôt.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

No deal!

Actuellement, le sujet favori des folliculaires de media-intox c’est Villani. Vous savez, le mathématicien macronniste qui a une araignée au plafond. Soyons précis, jusqu’à ces derniers temps il portait ladite bestiole placardée sur son poitrail étique d’intello un peu secoué, mais il l’a désormais soustraite à notre vue, cela risquait d’effaroucher les rombières bobo qui votent si bien à Paris. Moi, je vous l’avoue, avant même que ce zigomar ne s’engage en macronnerie politicarde j’ai toujours pensé qu’il lui manquait quelques rivets. Déjà, un pur matheux, juste pour la beauté des équations, ça fait peur, enfin à moi, en tout cas. L’élégance du raisonnement mathématique, l’esthétique des formules cabalistiques qui sortent des tronches surmultipliées de ces olibrius, tout cela m’échappe totalement. Attention, tout de même, d’une certaine façon j’admire, ça me réveille le complexe d’infériorité, souvenir de l’époque atroce du passage au tableau, vous savez, quand il fallait, devant tous les copains rigolards, essayer de démontrer je ne sais quelle fonction à la con, sous les quolibets d’un prof sadique autant qu’incapable d’expliquer simplement des chose pas si compliquées, somme toute, qu’il n’y paraissait. J’en ai tellement sué qu’à la fin j’ai fini par m’éclipser en douce avant la classe de math, ce qui n’a évidemment pas arrangé les choses. Alors, évidemment il en impose à bloc le type qui jongle avec les dérivées, les intégrales, les sinus et les cosinus, enfin tous ces machins ésotériques réservés aux intelligents du dessus, ceux qui possèdent des Q.I. à rendre malade de jalousie n’importe quel littéraire tout juste bon à souffler du vent approximatif. Et, en plus, il a sorti des travaux fabuleux, Villani, il a notamment fait progresser la science dans le domaine de l’entropie, c’est à dire en termes vulgaires, du désordre…voilà sans doute ce qui lui a donné l’idée de s’embarquer dans la Répupu en marche, l’entropie macronienne lui a rappelé le temps où il servait un peu à quelque chose, à l’arachnophile, voilà sans doute l’explication.
Et puis, il a attrapé le melon, cette grosse tête, une fois député il y a pris goût; on peut dire plein de conneries, on est bien payé, bien considéré, c’est cool, comme il convient désormais de dire jusqu’à ce que cela passe de mode et tombe dans le domaine du parler vieux-con. Par conséquent, en sa qualité d’énorme intelligence, il s’est dit, l’ex-mathologue, qu’en faisant parler de lui il arriverait sans doute à faire fructifier son petit capital de notoriété démocratico-combinarde. Et ça marche à bloc! Le coup de la candidature à la Mairie de Paris fonctionne à tout berzingue! Non seulement il fait la nique à ce petit miteux de Grivaux, mais encore il défie ouvertement Présipède. Du coup c’est l’affolement dans la volière médiatique, on nous cuisine du Villani à toutes les sauces. Il a déjà gagné, le surdoué, même si ses chances de succéder à la Maire Hidalgo -qu’il soutenait en 2014, c’est vous dire- apparaissent plutôt faiblardes, en tout cas il crève les écrans et enquiquine tout le monde, y compris le parti macrouilliste qui n’a même pas eu le courage de l’exclure pour outrage à Magistrat Suprême. Allez savoir, parti comme le voilà, où il va finir, le sinoque à la grosse araignée! Si ça se trouve, à l’Elysée, tiens, on en a vu des pires…enfin non pas des pires, mais des équivalents, oui, tout le temps! Réputé hyper-cerveau, parfaitement bien-pensant, suffisamment philanthrope pour séduire à la fois le Germanopratin et le Maçon de loge provinciale, politiquement correct au point de rappeler à tous qu’algèbre vient de l’arabe littéraire, ce qui en dit long sur le potentiel caché des petits Beurs en ce domaine éminent de la science pure, le petit bonhomme a tout ce qu’il faut pour briller au firmament de notre belle démocratie franchouille.

Remarquez, j’ai l’air de critiquer comme ça -et pas seulement l’air, à dire le vrai- mais dans le fond, française ou bien d’ailleurs, la Démocratie ça reste la Démocratie. Comme toute initiative sociétale de l’esprit humain il s’agit d’un machin vachement aléatoire, mal branlé, vaseux, biscornu et propre à faire face aux situations qui ne posent aucun problème. Dès que surgit le moindre imprévu, elle part illico en quenouille, la Démocratie, elle se transforme en monstre apathique, amorphe, abruti, hostile, incapable de dégager la moindre solution idoine. Bien sûr, elle finit toujours par trouver un truc, un bidule à la mords moi le nœud histoire de débloquer, parce que lorsqu’elle débloque, elle débloque à bloc, la Démocratie, et la plus vieille, la plus titrée de toutes, la Britannique, nous en administre en ce moment la preuve magistrale.
Tous les aspects les plus caractéristiques du système se trouvent là, résumés en une sorte de tragédie antique avec unité de temps, de lieu et d’action. L’Europe d’aujourd’hui, vaste lupanar à ciel ouvert, théâtre du Brexit! Premier acte bien démocratique, tout ce qu’il y a de plus orthodoxe et légitime: les Rosbifs votent à leur referendum de Juin 2016. Voilà donc plus de trois ans. Une courte majorité sort des urnes, un peu moins de 52 % de votants souhaitant quitter l’Union Européenne. D’accord, ça laisse 48% de couillons sur le carreau, sans compter les habituels abstentionnistes dont nul, par la force des choses, ne sait ce qu’ils pensent…mais souvent ils n’en pensent pas moins! En gros, une forte minorité des gens de là bas, venait de décider d’abandonner l’Europe à son triste sort, afin de s’émanciper des multiples contraintes inhérentes à l’organisation foireuse des États du Continent. Donc, en démocratie c’est la règle, la décision prise s’imposait à tous, satisfaits ou pas. Et là, logiquement, il eût été nécessaire d’en tirer les conclusions: « au revoir et merci, on s’en va! » Et la réponse polie des cons qui restent eût alors été: « bon vent les amis, n’oubliez pas de bien refermer la porte derrière vous pour éviter les courants d’air ». Ainsi la question se trouvait réglée, la vox populi respectée et le boxon actuel évité.
Oui, mais non! Alors là pas du tout, vous êtes loin du compte! C’est qu’ils sont là depuis le temps de Pompidou, les Britiches, vous vous réalisez l’amoncellement de scories de toute nature que ça peut créer, un demi-siècle d’appartenance à l’Europe? Inextricable, la situation! Il fallait y penser avant de poser la question au populo, me direz vous… Oui, bien sûr, sauf qu’à l’époque ils avaient parié sur la victoire du Bremain, le contraire du Brexit! Et vous ne pouvez pas imaginer à quel point c’est joueur, les Rosbifs! Cameron, le Premier Ministre qui avait lancé le truc a donné sa démission, il avait perdu, point final! Sauf que depuis lors c’est le bordel arabe sauce londonno-bruxelloise, personne n’en voit l’issue, ni clairement, ni même vaguement: un combat de nè… enfin je veux dire de personnes de couleur…ah, non, ça aussi, vaut mieux éviter? Bon, allez, merde, un combat de personnes dans un tunnel! Okay, l’image perd beaucoup en puissance évocatrice, ça ne veut même plus rien dire du tout, mais force reste ainsi à la Loi! C’est y pas l’essentiel?

Au début, au lieu de cravacher, perdu pour perdu, ils se sont donné deux ans pour couper le cordon! Deux ans! Une paille! Et pendant ce confortable délai, non seulement ça a discuté le bout de gras avec les gens de Bruxelles, Barnier en tête, mais encore le chaudron britannique s’est mis à bouillir entre les pro-brexit et leurs adversaires qui reprenaient du poil de la bête au fur et à mesure que le temps passait. Résultat des courses, à la fin des deux ans on en était quasiment au point de départ. Il fallut donc rallonger la période afin de négocier encore et encore, jusqu’à ce que, de prolongation en prolongation et à force de rejets successifs de ses projets, la pauvre Thérésa May finisse par démissionner, laissant la place à un  Boris Johnson  gonflé à bloc.
Ce dernier, convaincu de la nécessité de siffler la fin de la récréation, décida alors de se débarrasser du boulet démocratique le temps d’en finir avec le feuilleton Brexit et de sortir enfin, à la date fixée du 31 Octobre prochain. Donc, il a mis les parlementaires en congé d’office, le gros Bobo, parce que depuis le début des négociations ledit parlement a toujours tout refusé, les accords négociés par la brave Thérésa tout autant que l’éventualité d’une sortie sans accord, le fameux No deal qui semble bien constituer la seule solution réalisable, quel que puisse en être le coût. Pour arriver enfin à quelque chose il faut donc momentanément neutraliser le Parlement, c’est à dire la sacro-sainte Démocratie… Je ne sais pas ce qu’il se figurait, Boris, mais en s’attaquant ainsi de front à la Statue du Commandeur, il apparaissait inévitable qu’il se prît un véritable tsunami à travers la gueule! Ça n’a pas loupé. Aujourd’hui, il n’a plus de majorité, ses potes le laissent tomber les uns après les autres, jusqu’à son propre frère qui quitte le navire comme un rat pressentant l’incendie! Le voilà sommé de retourner à Bruxelles en vue de négocier un deal dont tout le monde sait qu’il serait rejeté comme les autres… Pour jouer sa dernière carte il demandera Lundi aux Communes de se dissoudre afin d’aller à de nouvelles élections… Il ne l’obtiendra certainement pas! La démocratie aura tellement bien parlé que ce pauvre Johnson ne disposera d’autre choix que la démission…laquelle pourrait peut être déboucher sur de nouvelles élections…même pas sûr! Quand on veut noyer le gros toutou, on l’accuse de la rage et tout le monde s’y met, la carpe s’allie au lapin et le conservateur au travailliste. L’essentiel étant de se débarrasser de l’empêcheur de démocratiser en rond… Vous avez vu ce qui est arrivé à Salvini?… Affaires à suivre…

Bonne semaine à tous, amitiés bien démocratiques.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Dorian

Un monstre absolu arrive en Floride…Pardon? Comment?…Mais non! Pas Donald Trump! Vous vous croyez où, dites donc? Vous vous trumpez…je veux dire trompez! Ici vous n’êtes pas dans la presse convenable, m’enfin! Si vous voulez déguster cette sorte de lieu commun vous allez voir l’Obs, ou bien encore Le Monde; là oui, vous pourrez hurler avec les loups, cracher sur Donald, lapider Matteo, haïr Jaïr, fusiller Viktor, bref vous faire plaisir à peu de frais en emboîtant le pas à la Bien-Pensance et à ses délicieuses  détestations tout à fait comme il faut. Pas chez moi, en revanche. Ici, avant de dénigrer on essaie de comprendre, d’analyser un tant soit peu, bref de taquiner l’objectivité sans prétendre à l’atteindre totalement, mais tout de même un peu plus que les autres, ce sera déjà ça!
Non, moi je vous parlais de l’ouragan Dorian, un gigantesque rouleau compresseur prêt à écrabouiller tout ce qui lui tombera sous le vortex; suffisamment redoutable pour conduire, justement, Trump à annuler un voyage chez ses potes nauséabonds de Pologne. On peut en penser ce qu’on veut, de ce type, il trimballe à peu près tous les défauts, si vous voulez, en attendant il fonctionne parfaitement en phase avec la démocratie. En l’occurrence, vu qu’il joue sa réélection de l’an prochain et que la Floride apparaît comme une des clés du succès, il saute à pieds joints sur l’occase de se montrer en Président qui veille sur le bon peuple avec amour et sollicitude, et ce avant toute autre considération, fût elle d’importance stratégique majeure. Sa mission, chèrement acquise d’un suffrage universel par nature versatile, il la remplit avec un dévouement proche du sacerdoce. Il n’a pas oublié, je pense, la campagne unanime qui visa Deubeulyou, l’ex-Président Bush jr. le jour maudit où Katrina s’abattit sur la Nouvelle Orléans. Ledit Deubeulyou ayant un peu sous-estimé le phénomène, toute la presse lui est tombée dessus! S’agissant d’un salaud de Républicain, en pareil cas il est d’usage de le démolir à grands coups de brûlots enragés. Évidemment ce serait encore pire avec le Président d’aujourd’hui, ès qualité d’ordure de sale populiste nauséabond! Seuls les Démocrates, bien étiquetés à gauche, peuvent se permettre à peu près tous les écarts; je ne vous parle même pas de Barack-Hussein Obama qui fut, aux yeux des pisse-copie du monde entier, l’équivalent en mieux de Jésus Christ, voire de Mahomet et aussi de Bouddha, les trois réunis arrivant péniblement à la cheville du-Premier-Président-Noir!
Du coup, il a désormais intérêt, le gros vieux à la jaune tignasse, à ce que le déferlement  de Dorian sur Miami et ses voisines se solde par une catastrophe épouvantable. Si jamais ce con d’ouragan s’avisait de passer à côté, c’est alors que les critiques se mettraient à lui pleuvoir dessus en averses cataclysmiques! Parce qu’évidemment, il n’a pas droit à l’erreur, lui, tout ce qu’il pourra dire et faire se retournera toujours contre lui, le manichéisme médiatique est ainsi conçu qu’il ne pardonne jamais rien à ceux qui ne présentent pas le moindre embryon de sensibilité de gauche. Loin de moi l’idée de souhaiter la dévastation complète de ce coin de paradis pour snobinards friqués mais peut être Trump, lui, en rêve-t-il secrètement; dans le registre de l’aide humanitaire à l’électeur sinistré il pourrait sans doute crever l’écran et  récolter ainsi un avantage décisif sur un challenger encore dans les limbes démocratiques. Il lui restera juste à éviter l’écueil de l’exagération poétique dans le style de Kouchner avec son faux sac de riz sur les endosses. Ce serait toutefois faire injure à ce pauvre Donald que de lui prêter un tel niveau de stupidité, il faut en laisser l’apanage à nos amis les gendegôches.

Reste que, le réchauffement climatique se révélant comme un puissant booster d’ouragans, de cyclones et de typhons en tout genre, on sent confusément l’alliance objective du climatosceptique qui préside les States et du dérèglement provoqué par la hausse des températures. Sans aller jusqu’à dire que Trump, ça l’arrange, il faut bien reconnaître qu’un super coup de vent de force douze pourrait bien lui faciliter la victoire aux élections prochaines. Alors pourquoi voudriez vous, après tout, qu’il s’embête à respecter les accords de Paris signés par son prédécesseur bronzé, hein, je vous le demande? Sans compter que lorsqu’on aura réussi à faire fondre le Pôle Nord, on pourra récupérer l’énorme stock de pétrole qui se trouve dessous, ce sera la fête pour les petits malins qui auront su se placer…Après tout, pourquoi croyez vous qu’il cherche à acheter le Groenland, Pépère? Pour aller skier sur les glaciers fondus?

Alors, vous allez me dire que j’ai l’air de souscrire aux thèses du GIEC et que j’avance comme vérité révélée le réchauffement dû à l’activité humaine. Ben oui, je suis sincèrement désolé pour les copains qui vont me traiter de suppôt des comploteurs de l’intox climatique, mais j’en suis tout à fait convaincu. N’étant pas qualifié pour juger de la validité d’une thèse ou d’une autre, j’ai juste mon pifomètre empirique et fort usagé pour me faire une idée sur la question.
En substance je vois, depuis l’époque de mon jeune temps, la mer de glace descendre trente mètres plus bas, le glacier des Bossons remonter sur quelques kilomètres, laissant à sa place un énorme tas de cailloux, et mes chères montagnes du Valais perdre leur capuchon de neiges éternelles pour ressembler, dès la fin du Printemps, aux cimes pelées qu’on trouve juste au dessus de chez moi. Si vous ajoutez à cela les étés de plus en plus caniculaires, le pinard qui prend trois degrés et se vendange en Août, bref l’évolution que tout un chacun a pu constater en quelques décennies, moins d’une vie d’homme, vous en arrivez forcément à la conclusion que tout cela n’est pas dû seulement aux variations de l’activité solaire. Ça va beaucoup trop vite pour relever d’un processus naturel. Si vous croyez dur comme fer le contraire, libre à vous, question de foi… Mais la croissance exponentielle de la population et la consommation d’énergie qui l’accompagne, l’hallucinante quantité de saloperies carbonées balancées à chaque instant dans l’atmosphère, tout cela confronté au constat du réchauffement accéléré, laissent difficilement place au climatoscepticisme, lequel apparaît comme pure opinion politique, à l’instar de son ennemi juré, l’écologisme gauchiard. Me refusant à faire assaut de stupidité avec Gréta machin sur son petit bateau à la con, je préfère prendre en compte les réalités et en déduire que nous sommes dans un beau pétrin sans avoir aucun moyen d’en sortir; ce ne sont ni les vociférations des Jadot, Con-Bandit et consorts, ni les pactes dérisoires issus des COP cérémonielles autant qu’incantatoires, qui apporteront la solution. De solution il n’y en a pas! Vous voyez, vous, un politicard quel qu’il soit, imposer l’arrêt des centrales à charbon, à gaz et à pétrole, le retour à la navigation à voile, la suppression du trafic aérien, l’interdiction du chauffage central et des climatiseurs, les toilettes sèches généralisées et le vélo obligatoire de sept à soixante dix sept ans,  le tout assorti d’une limitation de vitesse à zéro kilomètres/heure pour les bagnoles? Eh, non, pas vrai, c’est le progrès tout ça, le sacro-saint progrès divinisé par la pensée « progressiste »…alors vous pouvez toujours vous brosser pour qu’on y renonce, plutôt crever! Sans compter que ce sont les enfants de nos enfants qui crèveront, ils ne votent pas ceux-là, enfin pas encore…du coup hein, dans le fond de nos intangibles principes démocratiques, qu’est-ce qu’on en a à foutre? Alors, la Gauche va rester dans l’incantation et la Droite dans le déni…après eux le déluge… Ah, ils peuvent se foutre de Louis XV, ils sont mille fois pires…d’autant qu’il n’a jamais dit ça, le pauvre Roi tant vilipendé par la Répupu maçonnique!

Nous allons donc continuer comme cela, tranquillement. Les pays du Sud deviendront progressivement de moins en moins habitables et leurs habitants nous déferleront sur le râble beaucoup plus vite et beaucoup plus fort qu’aujourd’hui. De nos jours, il crèvent un peu de faim et nous les attirons par notre relative opulence, demain c’est pour éviter la noyade ou bien encore la combustion lente qu’ils migreront par centaines de millions. Il ne sera plus temps alors d’embastiller les Identitaires parce qu’ils tentent de barrer le passage aux envahisseurs; on en viendra même un jour ou l’autre à couler les embarcations en pleine mer, vous verrez…enfin non, vous ne verrez pas, ni moi non plus, mais ça viendra, forcément, inéluctablement… Alors, de vous à moi, un Afghan demandeur d’asile qui égorge un peu les passants, la routine quoi, même pas la peine d’en parler, BFM TV s’en charge… Ce n’est pas par esprit de contradiction, vous savez, mais je crois qu’en termes de conséquences à long terme, l’ouragan Dorian et ses collègues qui suivront, c’est du beaucoup plus lourd!

Ne m’en veuillez pas trop et passez tout de même un bon Dimanche.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN.

Week-end en Pays Basque

Après tout pourquoi pas? Au point où nous en sommes, cent-cinquante Africains de plus ou de moins c’est comme la puce sur le dos du toutou, perdue dans la masse de ses congénères, autant dire inoffensive, l’animal n’en sera piqué ni plus ni moins. Cela dit, la comparaison va s’arrêter là, les parasites canins on peut lutter contre, pulvériser des produits insecticides au sein du pelage, ceindre le cou du bestiau d’un collier répulsif , lui faire bouffer des pilules idoines, enfin tout un arsenal susceptible, au bout du compte, de débarrasser Médor de ses hôtes indésirables. Pardon, que dites vous? Ah, oui, ne me faites surtout pas dire ce que je n’ai pas dit! Je me permettais juste une petite digression, comprenez vous? Loin de moi l’idée d’assimiler les malheureux sauvés des eaux méditerranéennes par l’Ocean Vicking, au siphonaptère piqueur-suceur dont se trouve infesté votre petit compagnon des bons et des mauvais jours, faut pas déconner! Moi, ce que j’en disais c’était histoire de minimiser le truc, vous savez, la décision de donner asile, encore une fois, aux gentils envahisseurs que nos potes ONG vont chercher au large de la Libye afin de nous les refiler, à nous autres Européens… que nous le voulions sincèrement, comme la Merkel à une certaine époque, ou bien un peu moins franchement, comme aujourd’hui notre petit Présipède empêtré dans les contradictions subtiles de sa politique gaucho-droitière, ou vraiment pas du tout à l’instar de Salvini, suivi en cela par une majorité désormais bien établie de ses compatriotes. Évidemment, d’aucuns objecteront, « ils se cherchent les puces pour se gratter », certes on peut considérer les choses ainsi mais, reconnaissons-le, ces histoires de puces risquent au bout du compte de choquer les bien-pensants, voire de m’attirer les foudres de la Loi Gayssot (hygiénique), laquelle, entre les mains de juges style Mur des Cons, apparaît susceptible de créer beaucoup de misère à l’infortuné justiciable. Donc, nous allons nous contenter de saluer l’initiative humanitaro-compatible du Chef de l’État, tout en regrettant, in petto, le nouveau signal ainsi envoyé vers les candidats Africains à l’envahissement du Vieux Continent… d’ailleurs qui dit « Vieux Continent » dit, nécessairement « Vieux Con… » , ça nous irait plutôt pas mal, ça, ne trouvez vous pas?

Et pourtant c’est bien chez nous que se réunit le G7! A Biarritz, n’en déplaise aux braves commerçants de ce joli coin de Pays Basque, lesquels se voient carboniser la moitié du chiffre d’affaire d’Août, sécurité oblige. Décision de Présipède, Biarritz, l’idée lui a plu, il s’agit, après tout, d’un lieu chargé d’histoire, marqué à tout jamais par l’Empereur…non, pas celui-là, l’autre, le numéro trois, voilà, c’est cela, l’époux d’Eugénie! Justement, c’est pour cette dernière qu’il a promu Biarritz, Badinguet (1), pour qu’elle y vienne souvent se rapprocher de son Espagne natale… Par la même occase, ça lui laissait du mou, à Sa Majesté Bonaparte, pour s’envoyer en l’air sans haine et sans crainte… sinon ça servirait à quoi de se décarcasser à faire empereur, hein? Je vous le demande!

Cela dit, pour en revenir à nos moutons, enfin je veux dire à nos potes du G7, tout semble se passer à merveille, il bouffent comme des princes, leurs gonzesses visitent la région et leur foutent ainsi la paix, ceci exception faite pour dame Merkel, dont le jules préfère reste en Bochie, peut être pour des raisons napoléonnesques, qui sait? Les discussions se passent à merveille. Macrounette et Donald se tapent dans le dos à tours de bras, Johnson sort le grand jeu blagueur tout en maintenant ferme le point sur le « i » du brexit, l’Amazonie qui brûle réchauffe l’atmosphère, tout ce petit monde se déclarant d’accord sur le fait que c’est très embêtant. La grosse Angela précitée s’abstient, pour le moment, de toute crise de tremblote et Giuseppe Conte sourit comme il peut; bien que renversé par son parlement, il récupère désormais une certaine respectabilité vu qu’il a cessé d’être copain avec le nauséabond Salvini.
On a beaucoup causé Iran, ce matin, avec des point d’accord tout à fait intéressants, notamment nul ne souhaite que l’Iran puisse se doter de l’arme atomique, qui l’eût cru! Notre bien aimé Présipède aurait pour mission de faire passer le message aux Ayatollah… on le sait rompu au dialogue avec les Muz, c’est sans doute pour ça… Sauf que Donald, lui, précise que le petit franchouille racontera ce qu’il voudra aux enturbannés ça n’engagera personne d’autre que lui même. Bref, l’ordre qui règne à Biarritz apparaît quelque peu dispersé mais on s’en fout, ça n’empêche pas le sentiment.
Et dans le fond, c’est tout ce qui compte, le sentiment, l’important reste que ces gens-là se voient, se fassent des bouffes, deviennent potes, tout ça! Si ça peut nous éviter des guerres à la con comme en ont connu nos parents et nos aïeux ce sera déjà beaucoup. Après, bien sûr, qu’ils nous prennent pour des corniauds en menant leurs combines en loucedé, ma foi, cela me semble inévitable. Quand c’est vous qui tenez le manche, vous en profitez pour naviguer à votre idée, logique! Évidemment comme on nous entortille joliment le bâton merdeux avec du papier de soie démocratique, ça nous fait un peu drôle de subodorer à quel point on nous bidonne le truc…mais bon, c’est le jeu, comment voudriez vous qu’il en fût autrement?

Alors, bien sûr, vous avez aussi tous ceux qui gueulent comme des cochons égorgés contre le G7 et ses membres honnis, stipendiaires du grand capital et ennemis de la planète. D’accord. Sauf que ceux-là, à bien y regarder, se révèlent encore pires que les grands de ce monde. Les altermachins de mes burnes, écolos et autres ONG humanitaristes, ces olibrius ne sont jamais que ceux qui n’y sont pas arrivés, le rebut de la démocratie, en somme. Vous avez vu la mère Duflot, Gros-Cul pour les intimes? Directrice Générale d’OXFAM-France, là voilà désormais! Cékoidon l’OXFAM? Bonne question, deux minutes, je jette un coup d’œil à Wikipédia… Et voilà, il s’agit d’une organisation internationale qui vise à « mobiliser le pouvoir citoyen contre la pauvreté« ! Textuel! C’est-y pas beau ça? Et ça se finance comment, ce petit bijou? Cherchez pas, c’est vous qui raquez, les revenus de Mme. Cécile Duflot c’est tout vos impôts, et depuis toujours, vous savez, alors prenez-en soin, elle est un peu à nous tous, la mémère! Sauf que là, bien sûr, après avoir foutu le bordel en tant que ministre du camarade Hollandouille, la voilà toute embarquée dans la lutte altermondialiste contre les salopards qui nous gouvernent! Et, comme de bien entendu, les media lui ouvrent l’antenne afin qu’elle puisse débiter ses âneries et que nul n’en ignore.

Rien que ça, moi, ça me donne envie de partir quelque part, n’importe où mais dans un endroit vierge de tout ce genre de pollution par la bêtise crasse gaucho-bien-pensante. Je ne sais pas moi, la Patagonie, peut être…ah, non, y a Florent Pagny, là bas, ça a beau être grand, la Patagonie, avec le bol que j’ai je serais foutu de tomber dessus… Qu’est-ce qui reste alors, d’à peu près vivable? Ah ben oui, vous avez raison, la Hongrie, en voilà une idée qu’elle est bonne! Pas loin et paisible, défendu contre les envahisseurs et contre les media bien comme il faut, l’idéal, en somme, sans compter que depuis l’émigration des Sarkozy on n’y risque plus trop la mauvaise rencontre! Bon, je m’en vais y songer, m’y préparer, je pense, on ne peut tout de même pas s’embarquer sans biscuits, il va falloir apprendre un minimum de magyar sans doute…ouh, zut, ça m’a l’air bien compliqué, comme sabir, ce truc, on dirait presque du basque…ainsi qu’on dirait à Biarritz, me voilà parti pour parler magyar comme un Basque-Espagnol, tiens donc! Bon, le temps que j’arrive à m’y coller je boufferai les pissenlits par la racine! Je vais rester ici, qu’est-ce que vous voulez, de toute façon j’ai largement fait le plus gros, alors autant s’éviter la fatigue…

Amitiés à tous et portez vous aussi bien que vous le pourrez.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Surnom de Napoléon III, pour ceux qui l’auraient oublié.

A bras ouverts!

Il serait tout de même temps que M. le Président de la Répupu se décide enfin à interdire les armes à feu! Ben oui, quoi, ils gueulent tous comme des veaux pour l’exiger de Trump, lequel ne fait rien en ce sens…comme son prédécesseur d’ailleurs, que je sache, mais ici, chez nous, personne ne moufte à ce sujet, que dalle, pas un mot! Et pendant ce temps là vous avez des braves gens à scooter qui bloquent les balles perdues, à Ollioules, et, pas plus tard qu’hier, un loufiat de Noisy le Grand flingué à bout portant par un quidam mécontent pour cause de lenteur dans le service! Alors, hein, ça va continuer encore longtemps comme ça? Partis comme nous voilà, nous n’allons pas tarder à voir arriver les fusillades gratuites qui tirent dans le tas, comme aux States; d’ailleurs ce qui se passe là bas finit tôt ou tard pas débouler ici. Ça nous pend au nez comme un sifflet de deux sous, croyez moi, il y a urgence, agissez, Monsieur Présipède, l’Hexagone éternel et diversifié vous en saura gré! Je vous en conjure, vous êtes beau, vous êtes fort, vous êtes la Lumière de l’Humanité, tout le contraire du gros facho mal embouché d’outre-atlantique, alors démarquez vous un peu, flûte, qu’on en finisse avec ce scandale!
Pardon? Plaît-il? Que dites vous? Les armes à feu sont déjà interdites en France? Ah bon? Parbleu on ne le dirait pas! Interdites à qui? Ah oui, d’accord, à vous et moi, bien sûr, naturellement, suis-je bête! C’est défendu pour les braves gens, ceux qui de toute façon ne s’en serviraient pas, d’accord, okay, certes…mais je ne parlais pas de ça, moi, j’évoquais seulement les gadgets en vente libre dans nos quartiers périphériques, vous savez, les truc genre kalachnikov, je ne sache pas que ce soit interdit, ça… Ah vous trouvez, vous? Mettons que je n’aie rien dit, alors…mais bon, comme interdiction ça s’apparente un peu en termes d’efficacité à celle qui s’impose aux instits ainsi qu’aux ecclésiastiques d’initier, comme disait Con Bandit, les petits nenfants à la sexualité.

Il faut dire aussi qu’on ne peut plus raisonner aujourd’hui, comme dans le courant des années soixante, en termes de Répupu une et indivisible. C’est terminé, ça, cuit, liquidé, effacé, mort! Aujourd’hui, nous sommes revenus en quelque sorte au bon vieux temps de l’Édit de Nantes, tellement regretté par nos chers amis de la Grande Famille de Gauche. Le Pays apparaît désormais coupé en deux, d’un côté la bonne vieille mère Patrie, finissante, à bout de souffle, qui ne survit plus que sous perfusion d’illusions pathétiques et de l’autre, les places fortes de la population importée. Ces dernières jouissent de fait du privilège d’exterritorialité, avec tout ce que cela comporte au regard des lois de la Répupu, lesquelles cessent de s’appliquer aussitôt franchis les barrages qui contrôlent l’accès aux Cités Sans-Cible. Au sein de ces mystérieux réduits, ce qui se passe nous est étranger, nous n’en savons rien, nous l’imaginons seulement tout en restant vraisemblablement à cent lieues de la réalité. Nous autres indigènes, je veux dire Céfrans, quoi, faces de craie, kouffars, comme ces gens-là nous appellent, nous en apercevons tout juste l’écume, les indices qui sourdent par les pores des quartchiers fermés, par exemple les armes à feu dont nous parlions à l’instant. Rien toutefois de précis quant aux réalités juridiques de la société des Chances Pour la France, juste des inquiétudes, bien calmées par la coalition des Pouvoirs Publics et des media, dont l’action conjuguée assure l’omerta absolue qui entoure les enclaves en question. Tout est constamment mis en œuvre pour faire oublier aux cons citoyens, l’existence toute proche de nids de frelons prêts à fondre sur le Vieux Pays s’il s’avisait jamais de mettre le nez dans les affaires banlieusardes ou bien encore de fermer le robinet des prestations sociales.
Un exemple récent et parfaitement caractéristique: la pantalonnade des prénoms les plus fréquemment attribués aux nouveaux nés du pays. Pas un seul blaze mahométan dans le top cinquante, tant des filles que des garçons! Non mais on se fout de qui, là? Alors qu’on nous montre parallèlement les écoles, avec leur chères têtes crépues parmi lesquelles, de ci de là vous en remarquez une blonde, noyée dans la masse! Alors qu’on voit bien dans nos rues les fatmas bâchées comme des Berliet de l’ancien temps, pousser des voiture d’enfant fréquemment biplaces, les frères et sœurs plus grands trottinant à côté! Vous croyez vraiment qu’ils s’appellent tous Gabriel, Paul ou bien encore Louise, ces charmants bambins? Hé bien il faut croire que oui! Je dis bien il faut croire, y a intérêt! Sans crédulité point de salut, dans ce pays mourant! Alors croyons! Croyons toutes les calembredaines qu’on nous déverse à flots continus et puissants dans la cervelle, cela nous évitera de nous poser les mauvaises questions, celles qui font illico basculer dans la catégorie nauséabond, salfacho, HLPSDNH (1)! Croyons dur comme fer et nous serons sauvés de la malpensance politiquement-incorrecte…et tant pis pour les serveurs trop lents dans la préparation des sandwiches-kébab!

Et nous voyions, pas plus tard qu’hier soir, notre petit Présipède, tout bronzé à Bormes les Mimosas, discourir comme quoi « Notre pays parfois se divise…il faut savoir…en…sortir… » et autres lieux-communs du même tabac! Consternant, certes, mais en même temps, comme il dit, la France ouvre les bras aux migrants de l’Open Arms nous en récupèrerons quelques-uns, bien sûr, juste pour conforter la stratégie des ONG si bien intentionnées qui s’en vont récupérer les pseudo-naufragés, laissés par les passeurs à la limite des eaux libyennes.
– » Allo  salam Sabine, j’y viens comme d’habitude aux coordonnées GPS comme ça qu’on a dit?
-« Parfaitement, Mohamed, essaie de m’en coller une bonne centaine, ce coup-ci, avec dans toute la mesure du possible des femmes et des enfants… comment ça t’en a pas? Ben tu te démerdes pour m’en trouver, zut, pas besoin d’un gros stock, quoi, juste pour sensibiliser l’opinion, c’est quand même pas la mer à boire…enfin, je veux dire… Bon, bref, et tu me les colles sur un pneumatique trop petit, tu vois? Que ça déborde bien de tous les côtés, je ne te fais pas un dessin! Pigé, ce coup-ci? Allez, exécution, ce sera cinquante-mille en petites coupures, comme d’hab! »
Attention, hein, là nous sommes dans la fiction la plus fictive, pas vrai? Toute ressemblance avec quiconque ne serait que pure coïncidence! Faut pas déconner tout de même, à mon âge la prison c’est redoutable pour la santé!

Cela dit, le simple fait d’ancrer un navire rempli de transfuges de l’Afrique miséreuse à quelques encablures de Lampedusa, suffit à caractériser la manœuvre de l’ONG espagnole armatrice de l’Open Arms, le vaisseau amiral de la flotte bien pensante en ce moment-ci. On vient chatouiller Salvini sous les roustons, voilà tout! Et c’est chaque fois la même chose, il y a un peu plus d’un mois le rôle était tenu par le Sea Watch 3 avec le même genre de chantage: « la situation devient explosive, les malheureux veulent se jeter à la mer, alors même qu’ils ne savent pas nager, sans compter qu’ils se tapent dessus, entre eux, ces braves gens, il y aura bientôt des morts, ça ne fait pas un pli… »
Et Salvini qui résiste autant qu’il peut aux pressions venues de toute part, l’Europe, les media, la Justice ritale, son propre gouvernement même, lequel en loucedé lui cisaille la branche; il lui a déjà fallu laisser débarquer vingt-sept « mineurs isolés »…faut voir les gros bébés!  Bref, tout cela pue la combine politico-médiatique. Plus encore aujourd’hui même! Car le camarade Sanchez, le chef du gouvernement espagnol, celui qui, faute de majorité expédie les affaires courantes, comme on dit, vient de proposer à l’Open Arms de rejoindre le port d’Algesiras où il serait accueilli à bras ouverts, comme son nom l’indique… Eh bien figurez vous qu’elle a refusé l’ONG en question; le navire restera fidèle au poste sous le gros sale nez de Matteo l’horrible facho! Raison officielle: ils sont trop mal en point pour naviguer encore cinq ou six jours, les noirs! On va donc les laisser croupir en attendant qu’il cède, le salaud, qu’il perde, qu’on lui fasse bouffer son chapeau, son T shirt, ses godasses, ses testicules, tout! La noblesse du combat saute aux yeux, c’est la Vérité Révélée contre ce que le monde compte de plus ignoble, en un mot le racisme! Intenable la situation du barbu de l’Intérieur! Ses compatriotes ritals peuvent en penser ce qu’ils veulent et même être d’accord avec lui, si ça se trouve… de toute façon force restera à la dictature de la Bien-Pensance Universelle!
Présipède en prendra quarante, de migrants Open Arms, plus la ribambelle de ceux qui se débrouilleront à franchir clandestinement nos frontières…mais tout cela n’est rien en comparaison des flux migratoires continus qui nous dégringolent dessus en permanence sans même qu’on nous demande notre avis… Rectification, on nous le demande de temps à autre et, en pareil cas, nous votons Macron! Alors, accueillons donc, accueillons open arms, à bras ouverts, quoi…non, pas à bras d’honneur, j’ai dit « ouverts », m’enfin!

Bonne continuation, conservez vous bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

(1) Les Heures Les Plus Sombres De Notre Histoire

Zucchetto bianco, bianco zucchetto!

-« Il a beau se balader torse nu avec son gros bide à l’air, Salvini, en attendant il manœuvre plutôt pas mal. Avec un peu de chance c’est la Droite qui va ramasser le tapis en Octobre prochain et à partir de ce moment-là on va pouvoir commencer à bosser pour de bon, sans les potes du gros rigolo Grillo pour mettre des bâtons dans les roues! Avec un peu de chance, vous dis-je, parce qu’aujourd’hui une élection verrait une victoire de la Ligue tellement large qu’il pourrait gouverner quasiment seul, Salvini, et là, je vous jure, on envisagerait les choses avec un peu plus d’optimisme…rien qu’à imaginer  la tronche de tous les bien-pensants-politiquement-corrects et de tous les Bruxellois enfiévrés qui commencent déjà à s’oublier dans leurs frocs! Espérons juste que ça se passera de la sorte…qui vivra verra, pas vrai? En attendant remettez nous donc une tournée sur mon compte, Madame Thérèse, par ces chaleurs une petite coupette ça rafraîchit mieux qu’un coup de pied au derrière! A votre bonne santé, les copains! »

Ça faisait un bail qu’on ne l’avait pas vu  Derrière Napoléon.  ce cher Umberto Cazzoficca, cette fois il passe en coup de vent, un vrai météore! On ne sait pas trop ce qu’il fabrique exactement mais il continue sans aucun doute à fonctionner dans les affaires bizarroïdes, voire douteuses, du coup, là nous étions sur sa trajectoire, une petite halte s’imposait, c’est un fidèle le Rital, on ne croirait pas…
Et le voilà donc tout émoustillé à l’idée de voir enfin les nauséabonds de La Ligue sur le point de prendre le pouvoir en Italie, au grand dam de tout le fatras gauchiard qui fait encore un peu la pluie et le beau temps dans l’Union. Parce qu’à l’évidence, l’Italie, membre fondateur historique de l’Europe, qui bascule dans le camp du mal ça décoiffe grave vous savez. J’irais même jusqu’à qualifier l’évènement d’historique, sauf que comme il dit, Umberto, ça reste à faire. Avec la démocratie, on ne sait jamais! Certes, une partie de plus en plus importante du corps électoral Italien, a bien compris, si l’on en croit les sondages, tout l’intérêt qui pourrait s’attacher à confier le Pays à ceux qui veulent le sauver de l’invasion; et même si les bonnes âmes hollywoodiennes, style Richard Gere, le bellâtre sur le retour aux succès fabuleux dans les films à la con, tentent d’expliquer aux populations péninsulaires les mérites incomparables de l’immigration musulmane, l’effet risque de s’en trouver atténué par les réalités tangibles du phénomène. L’Italien, c’est là son moindre défaut, pense d’abord à sa famille, ensuite à son village, vaguement à sa région, et, s’il en reste encore un peu, à son pays. Ce dernier, d’ailleurs, doit son unification à une bande d’exaltés de l’avant-dernier siècle, sans qu’on puisse en déduire un sentiment national puissant et généralisé. Le Sud envie le Nord qui le méprise et le Piémontais conserve un peu de mal à fraterniser avec le Calabrais. En revanche, l’envahisseur leur déplaît à tous! Le type qui se pointe dans le genre ôtez vous de là que je m’y mette est moins chaleureusement accueilli sur les bords du Tibre que sur les quais de la Seine. Ce sont des réalistes, nos -plus ou moins- amis Transalpins. Une très vieille civilisation qui a connu toutes les misères imaginables et qui s’en est toujours dépêtrée, tant bien que mal mais sans jamais perdre son âme. Or l’arrivée en masse des transfuges de la misère africaine c’est bel et bien la promesse d’une disparition annoncée, l’absorption à petit feu par la masse innombrable des nouveaux arrivants! Ils n’y tiennent pas du tout, nos voisins de la Botte, tellement qu’ayant vu leur Ministre de l’Intérieur s’atteler à la tâche, contre vents et marées et en dépit d’une désapprobation quasi universelle, ils tendent à lui faire confiance, plus, en tout cas, qu’aux politicards de pacotille dont ils ont pu apprécier la nocivité. Tous autant qu’ils puissent être, les Berlusconi, Renzi, Monti et autres bateleurs de tribunes tout en gueule et rien dans le futal, répondent d’une dégringolade infernale qui a démarré au moins avec l’Euro. Maintenant ils voient arriver un type qui joint le geste à la parole, qui ferme les ports  au déferlement des sub-sahariens et qui semble capable d’aller dans les instances internationales faire entendre une parole susceptible de faire écho à celles de Trump, de Johnson, d’Orban et autres ignobles populistes bien décidés à sauver l’Occident.

L’Occident! Voilà bien le problème. Jusqu’à un passé récent, si vous regardez bien, il parlait d’une seule voix, monocorde et bien-pensante. Quelques trublions, nouveaux arrivants de l’Est à peine sortis du carcan soviétique, les PECO (1) comme on dit, Groupe de Visegrad (2) en tête, tentaient bien de tirer le signal d’alarme pour arrêter le train des âneries suicidaires orchestrés par la mère Angela, accueilleuse à bras ouverts de « réfugiés » patibulaires (mais presque). Toutefois, on regardait ces hurluberlus avec le mépris des riches cultivés pour les ploucs mal dégrossis et le train du désastre poursuivait sa route vers l’abîme insondable de la submersion démographique.
Enfin Donald vint! Et, avec lui, le gros choc, la tremblote, l’incompréhension panique, la frousse indignée! Comment la bien aimée Démocratie Amerloque, la plus vieille du monde, celle qui jaillit un beau jour du sacro-saint creuset maçonnique, avait elle pu engendrer pareille monstruosité? Ils ont bien essayé d’avoir sa peau mais sans succès, il est toujours là, l’affreux, fidèle au poste et capable, sait-on jamais, de se faire ré-élire l’an prochain! Sauf que, depuis trois ans bientôt, il a marqué le monde de son empreinte, le gros puant, il décomplexe un peu les autres, il montre la voie: l’immigration diminue en flèche, le chômage tend vers zéro, la croissance frise les quatre pour cent, les affaires n’ont jamais été aussi florissantes, même sous Reagan… Finalement le « populisme » n’est peut être pas si épouvantable que cela…certains électeurs se le disent in petto, en Italie notamment… Et Salvini entend bien capitaliser là dessus, il a réussi à s’accrocher, il tient bon sur l’essentiel, la perspective de faire quarante pour cent aux législatives anticipées apparaît plutôt raisonnable. Donc il y va!

-« Eh oui, bien sûr, il y va, reprend le camarade Cazzoficca, sauf que les autres vont tout faire pour qu’il se plante, porco dio, c’est couru d’avance! Ils vont jouer la carte Mattarella, le Président de la République, un ventre-mou de la democristiana (3), le type qui a déjà tout essayé, avec ses pouvoirs constitutionnels, pour empêcher la coalition 5 Etoiles-Ligue! On peut compter sur lui pour freiner des quatre fers, il va mettre en branle l’ensemble des dispositions susceptibles de retarder l’échéance afin que dans l’intervalle le nécessaire soit entrepris pour démolir l’ignoble Mattéo dans la tronche des électeurs. Le Pape s’y mettra lui aussi, vous pouvez en être certains, il est plus écouté que Richard Gere, croyez moi! Et d’ailleurs il a déjà commencé, Bergoglio, c’est vous dire s’il prend l’affaire à cœur. Une interview à La Stampa pour expliquer tout bien comme il faut que le souverainisme et le populisme sont les deux mamelles des heures les plus sombres de l’histoire de l’Europe! Ça ne vous dit rien, ça? Il a carrément ressorti Hitler, je vous jure, juste pour insinuer que le Führer et Salvini (sans nommer ce dernier, pas la peine) ce serait zucchetto bianco et bianco zucchetto (4)! Les Nazis et La Ligue, même discours « Nous d’abord, nous, nous …ce sont des pensées qui font peurcela rappelle l’Allemagne de 1934 » dixit le Souverain Pontife! Vous vous rendez compte de l’effet sur nous autres, qui pour un oui ou pour un non nous signons trois ou quatre fois d’affilée? Qui ne passons pas devant la moindre église sans tomber la casquette? Qui continuons à croire au Ciel et même à l’Enfer, dans les cas les plus extrêmes? Le représentant de Dieu sur terre, pour les gens de chez moi ça reste un monument tabou, indéboulonnable, vous savez; alors quand il prononce ce genre d’anathème, Francesco, vous pouvez compter les voix perdues, ça vaut pratiquement excommunication! Et contre un tel rouleau compresseur, pas moyen de se défendre! Contrairement à votre Mme. Le Pen, Salvini n’a pas protesté, que dalle, silence absolu, on ne polémique pas avec le Vicaire de Notre Seigneur, porca madonna! Vous, dans un sens, vous avez du bol de vous être débarrassés de cette dictature du spirituel, mais en même temps vous en avez récolté une autre, probablement encore pire, celle de la toute puissante pensée humanitaro-gauchiarde… Au final, c’est encore mieux en Italie, vu qu’il va sur les quatre-vingts-trois balais le calotté du Vatican, nous en serons débarrassés largement avant que vous ne parveniez à vous démerder de votre endoctrinement congénital…le tout sera de toucher un Pape moins dangereux le prochain coup, souhaitons que la Divine Providence y pourvoie, vecchio dio! En attendant, il nous reste à prier pour que la Ligue fasse le plein aux prochaines élections, amen! »

Ce sur quoi, il repose délicatement sa coupe, fait la bise à tout le monde et se barre comme il était venu… une sorte d’ange de la miséricorde catholico-politique, cet Umberto! Y a pas de bon dieu, ces gens là sont quand même très spéciaux, pas vrai?
Moi aussi, alors, je me barre. Allez dans la paix du Christ et évitez le Pape, c’est de toute évidence un émissaire de la Sorosphère!

A la semaine prochaine…si Dieu le veut.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Pays de l’Europe Centrale et Orientale.

(2) Groupe de Visegrad: Pologne, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie: les anti-immigration débridée.

(3) La Démocratie Chrétienne, parti de centre-droit proche du Vatican, désormais disparu.

(4) Le Zucchetto, en français la courgette, désigne la calotte papale, donc ici l’équivalent de « bonnet blanc-blanc bonnet ».