On ne peut plus rêver

« Nous autres, là haut, nous ne captons même pas Internet! La télé on pourrait mais vu que la parabole a joué les paratonnerres en Novembre dernier, depuis on se brosse…Pour téléphoner faut crapahuter jusqu’au col, alors vous comprenez, avec la neige ça relève de l’impossible et même quand elle a fondu, faut vraiment qu’on ait besoin. Et puis vous savez, nous disposons de ce qu’il faut pour voir la vie en rose…si vous en voulez j’en ai plein le sac à dos, n’hésitez pas! Alors du coup j’avais réservé la date pour descendre voter Sarko… oui moi je l’aime bien ce mec, il me rappelle De Funès en plus rigolo… Enfin bref je suis resté con, quoi! Qu’est-ce que vous me racontez, là, Fillon? Le petit toutou de mon pote Nico-les-talonnettes? Y se présente? Vous me la baillez belle! Et contre qui? Macron? Qui c’est ça Macron? Vous ne vous foutez pas de moi? Sûr? Ah oui, en effet, c’est dans les baveux! Oh putain, va falloir me reconditionner le carburateur, les amis! Les temps ont changé, il paraît, depuis Octobre! Et je fais quoi, moi maintenant? Fillon? Ah bon, c’est tout ce que vous m’avez gardé en magasin, les amis? Ah, oui, Marine aussi…ça je connais: un peu raide pour moi, la mémère, elle voulait interdire le shit, vous savez? Comment ça c’est déjà interdit? Ah, oui, mais non, moi je vous dis sérieux, quoi, avec les Gendarmes de montagne qui viennent faire suer le pauvre monde jusque dans le trou du cul du Bon Dieu… Oui, bon, vous avez raison, le danger reste limité, même avec la blondasse, elle aura d’autres chats à fouetter qu’à venir nous flairer les plantations, tout juste Auguste; mais vous pensez qu’elle aurait ses chances d’aller au bout, la gravosse? Aucune? Ben alors qu’est-ce que vous m’emmerdez avec, filez moi une vraie solution, bordel, que je ne me farcisse pas la route pour la peau, à mon âge, tout de même! Soyez sympa, allez, les copains, expliquez moi tout bien comme il faut, après je me ferai une religion, pas vrai? Catholique, oui, enfin modérément mais ça reste le meilleur choix par les temps qui courent… et puis c’est pas la question, merde, vous foutez pas du pauvre plouc des montagnes! Allez Thérèse, ressers nous une tournée, histoire de les mettre en condition, sans quoi je m’isolerais comme un con dans l’isoloir et je serais foutu de voter Cheminade, c’est le seul dont j’ai vaguement entendu parler! »

Faut se mettre à sa place à ce pauvre Yves Rognes, descendu spécialement de Trounaze,  (voir DERRIERE NAPOLEON), avec ses Pataugas des années cinquante et sa musette T.A.P. bourrée de cannabis, juste pour remplir son devoir de citoyen. C’est beau comme l’antique, non? Vu l’expédition, ça demande un sacré wagon d’abnégation! Digne de Caton l’ancien, le brave vieux, sauf qu’évidemment le jeu n’en vaut pas la chandelle vu la bande des branquignols qui participent à la course… Mais on ne va tout de même pas lui dire ça, à notre vieux pote! Et puis ça nous fait tellement plaisir de le revoir, l’animal. Alors nous allons lui brosser le tableau. Il n’est que temps vu que ce matin,  au bistrot, tout le monde ou presque a dores et déjà balancé son suffrage; car chez le vieillard à durillon de comptoir,  l’acte civique se pratique le plus rapidement possible, n’est-ce pas…on n’est jamais tout à fait certain d’être encore de ce monde à la fin de l’heure qui suit… Alors on crache son venin carrément dès l’ouverture des bureaux, pour peu que la miction se soit correctement déroulée… et aussitôt après l’effort dans le cas contraire.

Manque de pot, toujours prompt à saisir la moindre occase d’évangéliser les brebis égarées, c’est Jean Trentasseur qui s’y colle en premier, avant même réception du double whisky on the rocks, généreusement servi par la brave patronne.
« Ecoutez moi, cher ami, et oubliez d’avance ce que pourront vous raconter tous ces réactionnaires patineurs de zincs: votez Macron! Ce garçon c’est notre avenir. Il a tout pour lui, intelligent, jeune, beau… »
« Pédé, même, c’est tout dire, l’interrompt Jean Foupallour, aussitôt foudroyé du regard par Maître Trentasseur…Oups, scusez moi, je ne dis plus rien… »
« Laissez pisser le mérinos, Yves, reprend l’avocat socialiste sur le retour, les chiens aboient, la caravane pisse…je veux dire passe! Oui, Macron, voilà la solution! Et puis de toute façon nous n’avons pas le choix, vous savez, Fillon, vous avez vu sa tronche, hein? On dirait un sacristain! Eh bien quand je vous aurai dit qu’il dévalisait les troncs, le bedeau, vous comprendrez qu’on ne saurait apporter son suffrage à pareil suborneur de deniers publics. Un hypocrite de la plus belle eau, en plus, capable de jouer les pères la vertu tout en piquant dans la caisse superbement vêtu des costards de luxe offerts par un de mes confrères les moins recommandables sur la place de Paris! Croyez moi, oubliez-le celui-là et oubliez également la mère Le Pen dont je ne vous ferais pas l’injure de croire un seul instant que vous pourriez songer à l’élire. Cette personne, digne fille de son abominable père, apparaît comme la honte de notre démocratie et le repoussoir des valeurs de la République. Après, vous auriez le choix entre voter pour le sieur Mélanchon, celui qui veut aligner la France sur le Vénézuela, où règne désormais la famine et qui n’évite la guerre civile qu’en raison du caractère implacable de la dictature bolivarienne imposée par le camarade Maduro, l’héritier de feu Chavez, le mentor de Méluche! Et pour ce qui reste, en vérité je vous le dis, vous pouvez voter pour qui vous voudrez ou foutre les bulletins à la corbeille, l’effet sera le précisément même… Y compris Hamon, oui, le candidat socialiste, parfaitement, un accident de l’histoire! Ainsi je vous prouve à quel point mon discours procède du plus pur désintéressement. A votre bonne santé. »

 » Ah ben mon zob, tiens, dans le genre gonflé vous ne manquez pas d’hélium dites-donc, Maître, réplique le vieux Maurice en reposant délicatement son demi à peine entamé sur le coin du comptoir! Attends, Yves, faut savoir que l’éminent bénévole qui vient de t’astiquer l’article, fait partie de ces innombrables Socialos qui ont viré leur cuti et soutiennent sans état d’âme le mignon en question. Il n’y a plus de P.S. tu sais Yves, bon débarras, Hollandouille lui a eu la peau, on lui devra au moins ça! Le remplaçant c’est Macroncron, le type qui remplace le beurre et la vaseline, celui qui sourit en même temps aux centristes, aux droitistes mous et aux socialos style gauche caviard -je ne vise personne, hé, mais t’en a un spécimen pas bien loin- le chéri des économistes bien-pensants, des Rotschild et consorts, l’ami du petit déjeuner comme du souper fin d’après spectacle. Au dessus des partis, l’éphèbe, un peu comme le morpion si tu vois l’image! »

« Sans compter, surenchérit Foupallour, qu’il ne faudra pas compter sur cet olibrius pour remettre un semblant d’ordre dans le pataquès républicouille. Merde, il ne se passe pas un jour sans qu’on chope un muz fanatique en train de zigouiller du monde, ou tout au moins d’essayer. T’as vu sa gueule au godelureau, un enfant de cœur, je te jure, et laïc, en plus, évidemment! Avec ce genre de pèlerin-mondialiste y sont tranquilles les mahométans, lui tout ce qu’il veut c’est leurs voix et pour ça il leur refilerait la lune en croissant, avec des ribambelles de mosquées et même des minarets plus hauts que la Tour Eiffel. Macron comme baratineur c’est le meilleur de tous, il raconte plein de trucs mais au bout du compte on en sait moins après qu’il a terminé qu’au début.
Alors maintenant, faut parler clair: depuis des mois on nous enfume avec des tas de sondages pipeautés, comme pour bien nous enfoncer dans la chetron le prochain président inévitable avec ses allures de tapette et sa first lady sexagénaire. Seulement depuis le silence radio de fin de campagne, on en voit arriver d’autres, des enquêtes plus ou moins occultes. La dernière en date, publiée ce matin par « La Libre Belgique » -une fois- nous dit…vous êtes bien assis? Alors: Le Pen 26%- Fillon 22% et Micron…21%. Parfaitement! Alors qu’est-ce qu’on lui dit au Jeannot, hein? Faut rappeler que depuis l’attentat des Champs Élysées, avec en vedette l’ami Karim Cheurbi, dernier avatar d’une longue lignée qui a commencé avec Mérah et n’est pas près de finir. Multirécidiviste, criminel condamné quatre fois, vingt mentions au casier judiciaire, parti en Algérie sans prévenir alors qu’il se trouvait en probatoire, arrêté tout récemment pour menaces de mort sur les Flics… Et toujours en liberté! Tranquille comme Baptiste! Le Parquet, les Juges d’application, tout ça: pas de problème M’siou Cheurbi, et bonjour chez vous! Alors qu’est-ce que vous voulez, les braves-gens ça les inquiète un peu ces méthodes bisounoursiques, ils aimeraient bien qu’on passe a du plus costaud… Par conséquent, il pourrait s’en trouver pas mal qui glissent de Macron à Fillon… Et peut être même à Marine! Encore un petit effort, les Muz, et le 7 Mai on sable le champagne! »

 » Bon, ben moi je vais vous dire »… nous sort Yves Rognes en s’allumant un pétard gros comme ma cuisse, aussitôt escamoté par une Thérèse complètement estomaquée -« Non mais ça va pas, l’ours des Carpates? Tu te crois où? A l’Ariane (1)? Tu veux la mort des derniers petits commerces? Assassin!  »
« Bon bref, poursuit le fumeur contrarié, de tout ce que vous m’avez raconté je déduis juste un truc: y a comme de l’incertitude dans cette affaire…Pour moi ce sera un gros Ricard, ça me fera passer le manque, et pour votre élection à la flanc, j’irai voter cet après-midi…si je me réveille… en tout cas, c’est bête, dites donc, on ne peut même plus rêver à ç’theure! »

Je ne le sens pas trop, vous savez, ce coup-là…

Alors en attendant les décisions de ce connard de Peuple Souverain -ou prétendu tel- je vous souhaite une bonne soirée électorale…enfin la meilleure possible.
Et une excellente semaine en dépit des envieux, comme disait à peu près Rabelais.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Le quartier des « pludéfavorizés »

Ô Temps, suspends ton vol

On ne le dirait pas, ici, en Franchouillie, avec nos petites saynètes à base de logorrhées présidentipètes à onze joueurs de champs et de Gaulle en filigrane genre Statue du Commandeur écœuré, mais il se passe plein de trucs intéressants dans le vaste monde. Rendons à Donald ce qui lui revient, c’est surtout lui qui met l’ambiance. Moi, on ne me l’enlèvera pas de l’idée, la Démocratie Américaine, en portant ce mec là sur le trône washingtonien, vient d’administrer au monde entier une bonne leçon de fantaisie imaginative de nature à dépoussiérer grave la politique de papa dont le réveil strident a sonné en même temps que l’arrivée de l’albinos à White-House. Vain Dieu le maelström dites donc! Le type vous bombarde l’aviation d’Assad, tout en envoyant sa marine chatouiller sous les roustons le petit schtroumpf jaunâtre de Pyongyang, alors même qu’il reçoit chez lui le Chinetoque en chef, sans omettre de  préparer simultanément la pulvérisation des Djihadistes planqués en Afghanistan au moyen de la plus énorme bombe non-nucléaire du monde, dix tonnes dont neuf d’explosifs!  Et dans le même temps, le gus vous balance à tire-larigot une palanquée de tweets visant à commenter l’action en temps réel à destination du monde entier, Urbi et Orbi, comme dit le Pape, mais en version numérique…c’est moins joli qu’un grand baratin au balcon de Saint-Pierre, toutefois ça revient beaucoup moins cher et question efficacité y a pas photo.
Du coup, les folliculaires de l’univers mediatique n’arrivent même plus à suivre. Complètement paumés, les journalopes! Comment voulez vous, pas vrai? Il en a mis plein la gueule à Bachar, Trump, et pour faire bon poids il s’est permis de propulser Vladimir sur les roses! Ils ne s’y attendaient pas, les media bien-pensants qui regardaient l’affreux comme un suppôt de Satan, vachement facho, mal embouché et capable d’envoyer tout le temps les mains, voire plus si affinités, sous les jupons de ces dames. Une parfaite ordure en somme! Sauf que si l’individu se place tout à coup du côté des Forces du Bien, on fait quoi, hein? On ne peut tout de même pas le critiquer, personne n’y capterait plus rien! Vous mordez le dilemme, n’est-ce pas? Alors c’est vrai qu’il part en même temps risquer la guerre nucléaire avec Kim Jung Un (deux… à trois j’appuie sur le bouton rouge). D’accord, il s’agit d’un communiste, certes, mais spécial vous en conviendrez! Et avec toutes les avanies qu’on déverse depuis des lustres sur le régime des sales autocrates affameurs du peuple de Corée du Nord, on ne peut tout de même pas refiler à Trump le rôle du méchant sur ce coup-là, faut pas déconner! Bon, reste l’opportunité de l’accuser de prendre des risques, de mettre en péril la paix sur la terre des hommes de bonne volonté et des autres par la même occase, de vouloir faire péter la Planète juste pour flatter son égo surdimensionné de gros rouquemoute malappris…
Entendu, je veux bien, mais pendant ce temps là vous avez le gnome à nuque rasée, avec sa tronche de mongolien frappé de nanisme asiate, qui vous fait défiler à grands renforts de soldatesque au pas de l’oie, des missiles intercontinentaux bourrés d’ogives nucléaires chargées jusqu’à la gueule. Même si le premier qu’il a voulu essayer lui a explosé  dans le melon comme un vulgaire pétard, ça reste impressionnant,  on jurerait un meeting hitlérien de la grande époque, modifié Place-Rouge et amélioré Mao Tsé Toung (à part les petites militaires en bermuda qui apparaissent sans conteste comme une spécialité Nord-Coréenne)! Vous ne pouvez tout de même pas aller reprocher au big-boss des States de balader un index menaçant sous le pif de ce petit trou du cul nucléaire, pas vrai? Ou alors, comme je vous disais, juste pour lui dire de faire gaffe à ne pas trop énerver le sale morpion, mais ce n’est pas pareil, comprenez vous? A peine une petite prière péteuse: attention, Monsieur Trump, avec ce genre de capricieux trop gâté faut marcher sur des œufs, il aurait vite fait de nous larguer ses bombes atomiques au premier coup de rogne… Seulement tout le monde sait qu’on navigue en pleine intox, là, alors on n’y croit pas vraiment, personne, surtout pas la Chine qui fait semblant de s’inquiéter tout en montrant au petit voisin, en loucedé,  la main qui lui donne à bouffer et qu’il pourrait bien se morfler en pleine poire à la moindre incartade. On ne va pas se biler pour si peu, non? D’ailleurs la guerre ça n’existe plus, on la voit seulement à la télé! Et la dernière vraie remonte à tellement longtemps que seuls les quasi-moribonds s’en souviennent…
Et puis vous savez, nous autres, de toute façon, bien calfeutrés dans notre bulle hexagonale nous ne saurions nous inquiéter d’éventuelles retombées radioactives, vu qu’en plus on va fermer Fessenheim, pour compenser, c’est Ségo la Pintade qui l’a dit. Alors! En revanche je ne vous dis pas les soucis qu’on se trimballe, ma pôv dame, on ne pourrait pas trouver pire mouscaille, dites donc: y a Méluche qui n’en finit plus de grimper et, maintenant, Marine qui la joue marée basse!

Eh oui, que voulez vous, il faut bien y venir en ce jour de Pâques, grande fête pour « les Chrétiens » comme ils disent à la télé franchouille et comme le soulignent si gentiment les petites têtes crépues de La Courneuve délicatement interrogées par le corniaud Hamon (« Pourquoi elle est méchante, Le Pen? Parce qu’elle est chrétienne!). Il faut bien y venir à cette couillonnade présidentielle qui nous empastisse les burnes depuis plus de six mois passablement révolus. Il faut bien y venir à cette espèce d’imposture démocratico-médiatique truquée à bloc par les juges, par les media et par les instituts de sondage.
Alors j’y viens, mais juste pour dire, car, si vous le voulez bien, j’attache plus d’importance à ce qui se passe à Washington, aux Moyen et Extrême Orients, voire même en Turquie, qu’à notre petit happening à base de Poutou, de Cheminade et de Méchancon. De toute façon, les moins niais d’entre nous savent parfaitement qu’il importe de ne se faire aucune illusion sur les changements qui sortiront des urnes. Quel que soit le résultat il ne faut en attendre que du mauvais. Macron, vainqueur probable, nous apportera tous les emmerdements du monde plus « l’Islam En Marche », comme dit la pétroleuse du FN, et l’outsider enfariné Fillon, si par miracle il s’imposait, ne parviendrait jamais à réaliser un programme dont on pressent à la fois les qualités et les réactions qu’il provoquerait dans les sphères syndicalo-gauchiardes. Bardé de casseroles et catalogué comme détourneur éhonté d’argent public, ce mec ne disposera jamais de l’autorité nécessaire au redressement du pays. Donc ce sera le bordel…ou le bordel! Finalement on aurait dû garder Hollandouille, en termes de conneries il avait réalisé l’essentiel, lui président un second coup nous ne risquions plus grand chose.

Encore une petite semaine à entendre âneries sur niaiseries, à ingurgiter des sondages manipulatoires, à subir le suspens insoutenable distillé avec un professionnalisme au dessus de tout éloge par tous ces bateleurs qui sont censés nous informer… et ce sera fini. Enfin! Dans sept jours nous connaîtrons le nom du nouveau rigolo de l’Elysée…allez, je n’en dirai pas plus, pour une fois j’aime autant ranger ma plume. Dimanche j’irai glisser dans l’urne, avec la conviction du constipé qui s’arme d’un rouleau de Lotus bleu, un bulletin marqué François Fillon. C’est grotesque comme un acte de résistance désespéré mais je vois mal ce qu’on peut trouver de moins pire… On se fera plaisir au second tour, voila!

Et puis je n’écouterai pas non plus le Pape. Il commence à me gonfler celui-là à nous foutre la honte parce que nous n’accueillons pas avec une joie apostolique ces pauvres Musulmans qui viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes. Il n’en a manifestement rien à foutre que ce soient eux ou nous, le Souverain Ton Pif, lui, l’Europe il s’en astique le petit Jésus, c’est clair, tout ce qu’il voit c’est la charité chrétienne avec fourniture de vaseline en supplément gratuit. Pour ce Sud-Américain, charité bien ordonnée commence par l’invasion du vieux continent! Eh bien qu’il aille se faire voir lui aussi… Chez les Coptes tiens, par exemple, ils lui expliqueront, les pauvres, en quoi consiste l’accueil bienveillant des disciples de Mahomet… Mais grouille toi Francesco, cours-y vite pendant qu’il en reste encore quelques uns!

Allez va, pour ce coup-ci je vous laisse, je connais un gigot dont le  fumet m’appelle à un autre genre de préoccupation.
A votre bonne santé à tous et rendez vous au soir des urnes…

Joyeuses Pâques!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Au fait, pourquoi j’ai intitulé ça « ô temps suspends ton vol » moi? Ben je vais vous dire, je n’en sais rien moi même, c’est Lamartine qui a dû prendre le volant deux minutes, j’ai pas fait gaffe… On s’en fout non? Après tout il est vachement chouette, l’Alphonse, c’est autre chose que Maître G’ims ou Grand Con Malade, ne trouvez vous pas?

Tout en camion

Combien de temps encore l’Europe va-t-elle tolérer pareil scandale, flûte enfin! Nice, Berlin et maintenant Stockholm! Qu’est-ce qu’ils attendent pour sortir une directive, un texte quoi, un truc pour arrêter le massacre? Les braves citoyens de nos chers vieux pays ne peuvent même plus se balader tranquillement sans risquer à tout instant de se faire écrabouiller comme des merdes, et personne ne bouge: le laxisme, toujours le laxisme! Jusqu’à quand, hein, M’sieur-Dames de Bruxelles, allez vous laisser pisser le Manneken? Parce que tout de même, on voit clairement, désormais, où se trouve le péril, non? Pas la peine de nous faire un dessin, ça devient courant, habituel, récurrent, et nous récoltons ce que nous avons semé, pas vrai, ce n’est pas faute de l’avoir chanté sur tout les tons depuis des années et des années que nous voyons croître le phénomène sans que nul ne s’en préoccupe au sein des Instances représentatives de notre belle Union, laissant ainsi les populations totalement démunies face à un danger mortel que, pour ma part, je dénonce depuis lurette: c’en est trop maintenant, coquin de sort, prenons une bonne fois pour toutes le taureau, par les cornes, par les burnes, par ce qu’il vous plaira, on s’en fout mais finissons-en, que diable! Alors, d’accord, je prends des risques, je le sais, bien sûr, je vais encore me faire des tas d’ennemis, finir en prison, peut être, mais tant pis, je me lance! Tenir un blog c’est un apostolat, il faut l’assumer au besoin jusqu’au martyre. Alors a Dieu vat, plus d’hésitation, assez d’atermoiements, passons à l’action, de suite, coûte que coûte… j’y vais:
-il faut absolument interdire les camions!
Voilà! Ho putain, ça fait quelque chose d’écrire des brûlots de ce calibre!
Cela dit, vous le voyez bien, il se trouve là, le danger, pas ailleurs. Lorsqu’à Nice, le camarade Mohamed Lahouaiedj-Bouhlel, tuait quatre vingt six malheureux et en blessait des centaines d’autres dont beaucoup estropiés pour la vie: le camion! Lorsqu’à Berlin le sieur Anis Amri zigouillait froidement un pauvre chauffeur polak pour lui piquer son poids lourd et dézinguer une douzaine de badauds qui n’en pouvaient mais: le camion!  Lorsque, pas plus tard que Vendredi dernier, un -a priori- gentil musulman Ouzbek bien connu des services de police, lançait en plein centre de Stockholm, rue piétonne, le gros-cul qu’il venait de dérober devant la brasserie du coin, avec quatre morts et quinze blessés à la clé: le camion! Alors, il crève les yeux, bordel, le dénominateur commun de tous ces massacres!  Eh oui, pardi: le camion, voilà l’ennemi, le risque majeur pire que le Front National et même pas écolo, en plus, pollueur pire que tout, plein de particules à gazoile, sale, encombrant et mortel Et on continuerait à laisser ces saloperies là nous foutre en l’air les uns après les autres? Merde alors! Non fini, y a qu’à manifester contre, mettre nos pays à feu et à sang, comme en Guyane, tiens, et on y arrivera! Inch Allah!

Bon, ça va mieux, allez, depuis le temps que ça me brûlait les lèvres… Il faut dire, aussi, que dans le monde où nous vivons, ça stresse de partout, le grabuge, comme disait François 1er -qui savait de quoi il parlait, vu le souk qu’il avait planté dans les affaires européennes de l’époque- règne en grand patron dans le monde entier. Il faut bien, dans ces conditions, décompresser, s’accorder de menus plaisirs histoire de se rétablir autant que possible l’équilibre des hormones. Prenez l’ami Donald, par exemple, vous vous rendez compte un peu des responsabilités qu’il se trimballe, le mec, tout à trac, là, depuis deux mois? Non mais c’est dingue, vous savez! Voilà un zigomar qui est passé de la promotion immobilière pimentée par la production d’émissions de télé-réalité destinées aux débiles légers et moyens, à l’inextricable guerre du Moyen-Orient, sans escale ni transition. Du coup, un beau soir, devant sa télé, entre la poire et le pop-corn, il se morfle en pleine gueule les images atroces des petits Syriens arrosés au gaz sarin. Son sang ne fait qu’un tour et, sans autre forme de procès il envoie les F16 balancer leurs tomahawks sur l’aviation de ce salaud de Bachar…dont on pourrait, toutefois, douter qu’il se révèle assez con pour commettre pareilles saloperies. Le fût il, d’ailleurs, qu’on voit mal le camarade Vladimir laisser ce type -qui lui doit tout- déconner à ce point. Mais que voulez vous, il arrive un moment où l’on ressent l’envie irrépressible de faire le beau, de montrer les biceps et de se présenter sous le jour le plus favorable, ne serait-ce que pour impressionner sa gonzesse. Et puis, quand vous tapez sur un plus petit que vous, objet, par surcroît, d’une détestation quasi-universelle, vous passez pour le justicier au grand cœur,  dans le registre de John Wayne lorsqu’il tabassait grave les infectes crapules qui pesaient cent kilos de moins que lui. Faut tout prendre en compte lorsqu’on aborde la psychologie amerloque, et surtout ne jamais sous-estimer l’absolue primauté du héros de western dans l’inconscient collectif de ces gens-là. Du coup, alors même qu’il héberge dans sa somptueuse datcha floridoise le Chef Suprême du Parti Communiste Chinetoque, il trouve le moyen, l’albinos, d’expédier un porte-avion conséquemment escorté d’une tripotée de destroyers et autres croiseurs, vadrouiller en mer du Japon histoire de tenter une petite resucée digitale de la guerre de Corée. Évidemment il joue le contraste aussi, rapport à son prédécesseur Prix Nobel de la Paix dont on a bien vu l’aptitude pour le moins limitée à montrer les dents autrement que pour balancer de jolis sourires en direction des appareils de prise de vues. Espérons juste que ce brave Trump ne nous fasse pas partir incontinent une petite ogive nucléaire sur les gueules qui ne lui reviennent pas. Mais bon, j’ai confiance moi, il a beau trimballer une tronche de sinoque, le Président U.S. je le crois suffisamment futé pour éviter la connerie irréparable. En attendant il marque des points et se fait respecter par les gens sérieux, ceux qui ne reconnaissent que la force. C’est qu’il y a de mieux à faire lorsqu’on est le patron, non?

Et la force c’est ce qui nous manque le plus, à nous autres Franchouilles. La force et le pognon, naturellement. Alors vous savez, l’importance du choix qu’il nous appartiendra d’opérer dans quinze jours, mieux vaut la relativiser. D’autant qu’après tout, comme je le faisais observer la semaine dernière, les dés sont pipés et la victoire finale du petit Macronibus, programmée et quasi-inévitable; même si l’on nous balade avec la remontée de Fillon dans les sondages et, encore plus grotesque, la percée de Méchancon, lequel serait censé tailler des croupières au dernier cité. Le résultat du premier tour, je vous le donne ici et maintenant, à condition que vous n’en parliez à personne, bien sûr, c’est secret, ça. D’accord? Alors c’est bon: Le Pen 27/28%, Macron 22/23% et Fillon 20/21%! Les autres on s’en fout, ils font tapisserie. En d’autres termes, si les deux challengers se trouvent encore dans la marge d’erreur, c’est quand même le jeune éphèbe qui tient la corde et, sauf miracle, il finira devant. C’est ainsi, que voulez vous, le candidat des Ripoublicons, enchaîné par le Canard, a perdu sur sa droite et sur sa gauche. Les deux autres ont ramassé les morceaux, surtout l’Emmanuel de ces messieurs-dames, avantagé en outre par un candidat P.S. totalement hors course. Avec, en supplément gratuit, l’appui de ce connard de Bayrou, l’homme qui fit élire Hollandouille en 2012 et qui s’apprête à récidiver au profit de l’héritier présomptif (poil au pif)! Oh, ce n’est pas qu’il pèse bien lourd, le Béarnais, deux à trois pour cent tout au plus, et parmi les plus handicapés du bulbe évidemment, mais en démocratie cela peut souvent se révéler déterminant. Dans le cas qui nous occupe Bayrou fera encore une fois basculer l’élection, vous verrez! Le « génie français » qu’est ce que vous voulez…

De toute façon, et voilà pourquoi, en dépit du côté antipathique du personnage, je pense que Donald agit comme il convient, nous autres Occidentaux assistons sans moufter, comme des crétins de village, à notre propre liquidation systématique. Voyez ces andouilles de Suédois, tiens, par exemple: on vient les massacrer chez eux et ils répondent par une « manifestation pour l’amour »! Ah oui, on va pas se laisser faire, pas vrai? On va continuer à rester ouverts au monde entier, voilà! En dépit des envieux, comme disait Rabelais! Eh bien continuez, bande de cons, faites comme nous, laissez venir à vous les petits camions! Bravo, les mecs, vous ferez beaucoup pour la prospérité des pompes funèbres scandinaves… »les petits macchabées ronds et prospères », vous savez…
Et puis regardez les Coptes, un peu, ceux qui explosent pendant la Messe au pays de Toutânkhamion, ça vous donnera un aperçu des joyeusetés qui nous attendent… quand nous serons noyés au milieu des Musulmans majoritaires et de tous leurs camions!

Bonne Semaine Sainte…enfin on va dire comme ça, histoire de finir sur un trait d’humour…
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

On s’est drôlement fait niquer!

Et voilà! Trois semaines encore à déguster les calembredaines campagneuses des onze hurluberlus! Sans oublier leurs porte-paroles, leurs porte-valises, leurs porte-flingues, leurs soutiens divers, voire même de leurs soutien-gorges -pour les deux pétroleuses- encore que ces trucs-là, au moins, ne s’expriment guère, même si, parfois, ils peuvent faire roucouler le sein comme les bas de soie du temps jadis faisaient chanter la jambe. A présent,  le temps se trouve suspendu comme nous le sommes aux lèvres de toute cette bande de pignoufs de choc, acharnés à nous gaver de leurs démocratiqueries avec la vigueur du cul-terreux Gersois bourrant frénétiquement le gosier de ses volatiles au mépris du « vide sanitaire » désormais imposé par arrêté ministériel. Plus rien, ou presque ne semble se passer dans l’univers entier, lequel gravite exclusivement autour du petit Macroncron et de ses challengers foutus d’avance. Il peut arriver n’importe quoi en Syrie, en Colombie, voire en Guyane; les Équatoriens, les Serbes et les Bulgares peuvent se démerder avec leurs propres élections: rien à foutre! Ce qui compte c’est la remontée de Méluche qui joue les vases communicants avec l’électorat de ce couillon de Hamon, l’élu de la « Belle Alliance Populaire »! Elle est belle en effet, leur alliance populaire, à ces cons de Socialos: ils se barrent tous, Carèsche, Cuvillier, Braillard, Le Driant, Vallsounet, Delanoé, Poignant (le conseiller de Hollandouille), sans parler de tous les autres, six-cents élus socialistes déclarés à ce jour! Belle Alliance! Pas fous, les types, ils savent où va se trouver la gamelle… Un peu comme Estrosi, si vous voulez, sauf qu’il se contente, celui-là, de recevoir dignement le futur patron, en lui serrant la paluche avec le beau sourire qui enjolivera les photos ; et comme Fillon a le pied droit dans la tombe et le gauche dans le cercueil, y a pas de raison de prendre des chaussettes…je veux dire des gants, pas vrai? César (celui de Pagnol) le disait déjà au temps béni du Bar de la  Marine : « l’honneur c’est comme les allumettes, ça ne sert qu’une fois »… et il a déjà cramé toute la boîte le Motodidacte, l’ultime remontant à son élection régionale avec les voix -dûment quémandées- de la Gauche Provençale (« les Provençales sont sales et les Provençaux, sots » comme disait jadis un vieux copain dont je tairai le nom). Comme quoi, dans une République bien comprise, les engagements n’engagent que ceux qui sont susceptibles d’en profiter… Plaît il, comment dites vous? Ah oui, en effet, comme scoop on a déjà fait mieux, veuillez me pardonner.
Peu à peu, donc, les ralliements s’accumulent et les reniements s’additionnent. Il faut, que voulez vous, se rendre à l’évidence: celui qui voudra, dans cinq semaines, se retrouver côté mangeoire, a tout intérêt à se placer dès maintenant; après ça va se bousculer et pour les places au premier rang il pourra toujours se brosser. Alors, qu’est-ce qu’il fait le politicard conscient et organisé? Ben oui, il la joue sur le calcul des probabilités, parfaitement! Or, à l’heure actuelle et en fonction des données disponibles, nous pouvons raisonnablement considérer qu’il existe au moins huit chances sur dix de trouver Macronmagnon sur l’une des deux premières positions le 23 de ce mois et donc, en vertu de la mécanique des fluides, président de la Répupu quinze jours plus tard. En conséquence, pour ceux qui tiennent à conserver un fromage digne de ce nom, autant y aller tout de suite pendant qu’il reste encore quelques écuelles disponibles. Du coup, en raison d’un phénomène de type boule de neige, plus il en rappliquera et plus la cote du petit protégé de ces messieurs-dames augmentera… En gros, c’est plié. Si vous voulez mon avis (si vous ne le voulez pas, c’est vous qui voyez mais ça n’y changera pas grand chose), nous allons nous fumer l’éphèbe pendant cinq ans, voire dix si affinités. Que cela ne nous empêche pas de voter selon notre fantaisie, bien sûr, tout au contraire même… mais en sachant pertinemment que l’effet produit équivaudra au cautère sur une jambe de bois, ainsi que l’eût remarqué Mémé, laquelle ne proférait jamais la moindre connerie… Voilà pourquoi, sans doute, la pauvre vieille n’aurait jamais pu faire carrière dans la démocratie.

Amusons nous, donc, bien gentiment, au spectacle qui nous est offert -façon de parler vu que la plaisanterie doit friser le milliard d’Euros en comptant tout- de cette bande de comiques de cirque qui font encore semblant d’y croire. Je passe sur les second couteaux, style Méluche, Hamon, Dupont-Gnangan, lesquels se bagarrent pour essayer d’exister encore un peu sur la scène du grand-guignol politique. Quant aux figurants, les Arthaud, Asselineau, Cheminade, Lassalle, Poutou, (par ordre alphabétique, ça ne vaut pas plus) bande de nazes tout juste bons à nous enquiquiner la vie à partir du  10 Avril, date à laquelle les temps de parole devront se mesurer à la micro-seconde, j’aime autant les ignorer souverainement, car, à mon âge, il ne faut jamais se prendre le coquin de dieu sur la digestion, c’est mauvais pour le palpitant.
Reste ce brave Fillon, le cocu de la farce, celui qui y a cru…comme nous, du reste, et qui s’est fait coxer à son propre piège; il voulait gagner sa vie comme les copains, lui, grassement! Mais ça, c’est réservé à ceux qui savent y faire et qui magouillent dans des sphères autrement plus élevées que les petites combines miteuses consistant à secouer en loucedé la cassette parlementaire. Tenez, au hasard, visez donc un peu Les costards de Macroncron,  encore plus chouettes que ceux de Fillon, je vous jure, alpaga, soie sauvage et grand tailleur! Eh bien il l’avait dit lui même à une espèce de chomedu abruti qui le cherchait sur ses fringues: il suffit de travailler, mon ami, et vous pourrez vous acheter le même! Personne ne les lui offre, à Manu Belle-Gueule, ses oripeaux, il les achète, lui, et voilà pourquoi il a craqué tous les millions grattés chez Rotschild!  A quinze mille Euros le complet, plus les Berlutti, plus les à-côtés, l’artiste capillaire, l’esthéticienne, tout ça, on a vite fait de se ruiner, je vous assure… Bon même si, de temps en temps, l’ami Bergé y va d’un petit lot de chemises Saint-Laurent sur mesure avec cravates assorties, quoi, une bricole pour marquer le coup, pas de quoi en faire un fromage, on est entre gens de bonne compagnie! Pour en revenir à ce pauvre Fillon, il va l’avoir là où je ne saurais dire, et bien profond, croyez moi. Alors, faisons preuve de charité chrétienne, mes amis, votons pour lui dans trois semaines, évitons lui au moins la suprême humiliation de se faire doubler par Méchancon pour la dernière place sur le podium… Ils aimeraient tant, nos amis des media!

De toute façon, tout cela n’est pas sérieux. On nous amuse, voilà, c’est une absolue évidence! On nous balade avec le suffrage universel, le Peuple Souverain, le verdict des urnes et toutes ces niaiseries qui nous convainquent de marcher dans la combine, d’aller bien docilement coller notre bulletin dans une jolie boîte en plexy, alors même que les jeux sont faits depuis belle lurette.
L’affaire s’est décidée le jour où Hollandouille a compris qu’il se planterait grave à la présidentielle. Voilà certainement plus d’un an! Alors il a sorti le « plan E.M. », celui qui plaît à tout le monde et surtout aux « commanditaires ». L’affaire étant déjà bien préparée… au cas où, n’est-ce pas…il a suffi de lancer le petit protégé dans le grand bain tout en donnant le change avec l’éventualité d’une primaire socialo, histoire de bien amuser la galerie. Restait à se débarrasser du rigolo qui sortirait des urnes de la droite en Décembre… Pas de problème! Juppé ne passerait pas la rampe avec ses sympathies musulmanes, ses mollassonneries centristes et, en cas de besoin ses vieilles casseroles de l’époque Chirac…voire de plus récentes, on ne sait jamais… Sarko, les Juges l’attendaient l’arme au pied, avec pour instruction de le dézinguer à la moindre velléité. Les autres, personne n’y croyait sérieux. Sauf que lorsqu’ils ont vu émerger Fillon, le Champagne Élyséen s’est mis à couler à flots: avec le dossier qu’on détenait sur ce mec-là le tour était joué, alléluia! Le reste, évidemment, n’est que littérature. Du mouron pour les petits oiseaux, si vous préférez. Cui-cui…cuit-cuit!
Alors, tout ce que je vous raconte-là, naturellement, n’est que le fruit de mon imagination enfiévrée et tout rapport avec des personnes existant ou ayant réellement existé apparaîtrait rigoureusement fortuit, n’en doutez pas une seconde!

Bon, cela dit, tout de même, on s’est drôlement fait niquer, ne trouvez vous pas?

Bien amicalement à vous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

Les voraces et le coriace

Fallait voir, hier matin, la joie et l’allégresse qui régnaient au sein de la médiasphère internationale unanime! Il s’est planté, le gros albinos! La gamelle de sa vie, dites donc! Pour niquer l’Obamacare il repassera, Donald, qu’il aille se faire voir chez Mickey, l’enflure! On se serait cru dans la cour de récréation des Maternelles, dites donc:
Oh l’incapable,
C’est qu’un gros minable,
Il est puni,
C’est bien fait pour lui!
En même temps, bien sûr, les rôteuses qui ont pété dans les salles de rédactions contenaient autre chose que du Champomy, mais la bonne humeur et l’optimisme des journalopes, alléchés par la perspective des emmerdements qui attendent encore le gros cochon rose de la Maison Blanche, procédaient manifestement de la candeur enfantine, voire de l’innocente cruauté des comploteurs en culottes courtes. Tout cela apparaît bien naturel, voyez vous, la puissance symbolique de la sécu mise en place par Saint Obama le Grand, l’Intangible, celui qui restera pour jamais le Premier-Président-Noir, ne saurait autoriser l’abominable Trump à l’effleurer si peu que ce fût avec ses sales mains pleines de doigts. Tout ce qui pense comme il faut en ce bas monde, depuis le dernier crados de ZAD jusqu’au plus chic des rédacteurs du Figaro, regarde l’ensemble des faits et gestes de l’actuel président des Etats-Unis, comme une série ininterrompue de blasphèmes et de crimes de lèse Bien-Pensance. Ainsi que l’exprimait si bien ma chère Grand-Mère, « il pourrait faire de l’or, ce serait de la merde« . Dès le départ et avant qu’il ouvre son infecte clappoir pour prononcer sa première parole de candidat à la Primaire Républicaine, nous savions déjà avoir affaire à une sinistre ordure… sauf qu’à l’époque personne n’imaginait le voir, au bout du compte, succéder au Bienheureux Barack-Hussein.
Par voie de conséquence, toute tentative de l’intéressé en vue de réaliser les mesures prévues dans son programme électoral fait l’objet d’une démolition médiatique préalable. Les Juges Fédéraux, pour la plupart farouchement hostiles, se chargent de détricoter tout ce qu’ils peuvent, à commencer par le décret anti-invasion musulmane, et certains députés Républicains, confrontés dans leur circonscription à une opinion publique média-formatée ou supposée telle, prennent position contre les textes proposés par l’affreux rouquemoute. De même que pour construire son mur-frontière avec le Mexique, ce dernier devra compter avec l’anathème frappant les entreprises candidates. Ainsi Lafarge, montré du doigt par les censeurs de la politique convenable, a t-il finalement renoncé, de peur de se retrouver cloué au pilori et écarté des marchés bien-pensants. Et comme chaque fois qu’il met le pied en terrain miné ça lui pète à la figure, Donald se voit peu à peu qualifié d’incompétent, d’andouille et de gros con prétentieux tout juste capable de confondre ses désirs avec une réalité dont il se trouve bien en peine d’appréhender la complexité. Reste à savoir si l’œuvre de désagrégation entreprise à son encontre portera ses fruits jusqu’au plus profond de l’Amérique obscure, là où se sont trouvés les présumés abrutis qui l’ont élu. Tout va dépendre des résultats de la politique trumpienne en matières économique et fiscale. Nous en saurons plus dans quelques mois. En attendant, comme dirait Hank Hulley, let piss the mérinos, in God we trust… plus ou moins. De toute façon, eux, quoi qu’on puisse en penser, ils ont leur président… nous c’est autre chose…

Je me résume: dans quatre semaines, heure pour heure, nous commencerons à consulter « La Libre Belgique » ou la « Dépèche de Genève » pour savoir qui, de Fillon ou de Macron, affrontera la mère Tapedur au second tour de la présidentielle. Autant dire, au train ou vont les choses, que nous y voilà déjà quasiment. A en croire les multiples organes de désinformation tous plus ou moins acquis à la cause du petit protégé des gens bien comme il faut, c’est lui qui tient la corde avec l’assurance de mettre plusieurs longueurs dans la vue à l’infâme Sarthois corrompu jusqu’au plus profond du caleçon en soie sauvage. Ce dernier a beau rester droit dans ses Weston,  dénoncer les basses manœuvres Élyséennes, le « cabinet noir » de Hollandouille, la mafia judiciaire de mèche avec Bercy et Beauveau -les deux mamelles des complots de l’Exécutif- rien n’y fait, les sondages restent de marbre et le mari de Brigitte toujours au coude à coude avec la progéniture de Jean-Marie. On le voit bien, pourtant, que Fillon a succédé à Sarko (lequel ne gêne plus personne) dans le laminoir à opposants. Même service d’enquête, même Parquet, mêmes magistrats, mêmes journalistes destinataires des informations couvertes par le secret de l’instruction! Tout pareil! Sans compter qu’elle est grosse la ficelle: tout se passe entre copains idéalement placés, le Directeur de Tracfin, celui des Affaires Criminelles, les cinq juges d’instruction préposés à la lutte contre l’adversaire politique. Rien n’échappe à la machine à broyer, jusqu’à Vallsounet! A l’époque où ce dernier pouvait encore présenter un danger, il avait eu droit à l’investigation qui tue…heureusement ou hélas pour lui, Petit Caudillo s’est vite révélé pétard mouillé…dossier classé sans suite! Ils se sont même payé le luxe de sacrifier Chicorée Premier, dites donc, le gros bovin de la Place Beauveau! Liquidé en trois heures, le mec, pour avoir embauché sa fifille, alors lycéenne, en tant qu’attachée parlementaire grassement payée. Ça ne mange pas de pain, vu que Le Roux personne n’en a rien à foutre, mais la preuve est ainsi faite que chez les Socialos le coup de pied au cul suit immédiatement le doigt pris en flagrant délit dans le pot de confiture…tout le monde ne peut pas en dire autant, pas vrai?
Alors, bon, cela saute aux yeux, le lynchage de Fillon procède des petits accommodements entre les réseaux personnels du Président, du Ministre des Finances et d’un certain nombre de leurs amis bien placés depuis 2012,  l’appareil de l’État, dévoué en quasi-totalité à la cause socialiste, se voyant opportunément utilisé. L’unique qui puisse se révéler assez niais pour soutenir le contraire c’est Bayrou! Pour lui pas de complot, que dalle, il croit à la rectitude des gens concernés et à l’indépendance de la Justice, le mec! C’est le seul qui assume le culot d’avancer pareille calembredaine… Toujours pareil « les cons ça ose tout… » un pur génie, ce Audiard!
Seulement voilà: Pénélope relève malheureusement du réel, le pognon du contribuable a bel et bien fini dans les poches des costards à cinq-mille balles de son époux. Et ça, pour s’en dépêtrer ce sera dur d’autant que le Franchouille est jaloux, envieux, près de ses sous, bref peu enclin à pardonner ce genre de comportement. Pour équilibrer le jeu autant que possible, il faudrait chercher quelques poux dans la tronche à Macroncron, retrouver les trois millions perdus de vue qu’il aurait gagnés chez Rotschild, éclaircir un peu ses dépenses de Ministre de l’Économie, regarder de plus près les dîners à Las Vegas, tout ça… Oui mais il conviendrait à cette fin de disposer des moyens d’investigation adéquats… ceux qui se trouvent entre les petites mains potelées de Hollandouille, vous voyez ce que je veux dire? J’espère me gourer, bien sûr, mais à mon humble avis Fillon c’est foutu…que voudriez vous qu’il fît contre tous ces salopards-là? Qu’il mourût? Ou qu’un beau désespoir alors le secourût?

Attendez,  je vous sors ça à cause du Traité de Rome, enfin de son soixantième anniversaire, vous voyez? Non? Bon, ça va, j’explique.
Le 25 Mars 1957 fut signé, à Rome, au Capitole, dans la Salle des Horaces et Curiaces, le traité qui fonda la Communauté Économique Européenne, autrement dit l’Europe des Six, le Marché Commun si vous préférez. Ce truc, qui devint au fil du temps l’Union Européenne, avait semble-t-il besoin d’un bon coup de boost, d’où l’idée de revenir en ce lieu éminemment symbolique pour signer, mais à vingt-sept ce coup-ci, une espèce de renouvellement de promesses, un peu comme feu Eddy-Barclay organisait en son temps des confirmations de mariage quand il commençait à en avoir ras la piste à mouches de divorcer juste pour convoler encore un nouveau coup.
Adoncques nos chefs d’états et de gouvernements Européens -Britanniques exceptés- se sont ils retrouvés hier, dans ladite salle des Horaces et compagnie, afin de signer une sorte de feuille d’émargement censée relancer l’Europe pour une nouvelle palanquée de décennies, sinon pour l’éternité -mais il convient de se méfier des ambitions démesurées, n’est il pas? Je ne saurais personnellement y trouver à redire, vu que les conneries symboliques, même si elles coûtent un peu cher, n’engagent à rien. En revanche j’apprécie le lieu, ça me rappelle plein de souvenirs et me fait remonter des tas de réminiscences (je suis Romaine hélas puisque  Horace est Romain- j’en ai reçu le titre en recevant sa main…) et ainsi de suite jusqu’au fameux morceau de bravoure de ce vieux con de Horace, déplorant que son dernier fils ait sauvé sa peau… jusqu’à ce qu’il comprenne, soulagé, que le petit rusé était parvenu à zigouiller successivement ses trois adversaires. N’y voyez cependant aucun parallèle avec la situation de Fillon, seul contre le Pouvoir et ses accessoires judiciaire et médiatique. Il aura du mal à courir assez vite pour les semer les uns après les autre, le pauvre pénélopisé, même s’il a pu démontrer, à tout le moins, une énorme capacité de résistance…le combat des voraces contre le coriace, en somme…

Allez, veuillez m’excuser et n’en passez pas moins une bonne semaine.
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

A quoi tiennent les choses…

Cette fois-ci on va pouvoir le prendre à la rigolade, vu qu’à part un énorme bordel dans le trafic aérien, l’affaire n’a produit qu’un seul mort, l’ordure d’agresseur. Un de moins, c’est toujours ça de gagné, ça va dans le bon sens. Mais bon, ne nous emballons pas, le triste sire présentait un profil tellement commun qu’il s’en trouve des centaines de milliers d’exemplaires par tout le pays. Neuf condamnations au casier judiciaire, soupçonné de « radicalisation » au point d’avoir fait l’objet d’une perquisition au début de l’état d’urgence…mais, et c’est là qu’on voit tout l’intérêt du truc, infructueuse la perquisition! Z’ont rien trouvé les poulets! Alors, bon, pas la peine de le surveiller particulièrement, le gus, d’autant qu’il se trouvait déjà sous contrôle judiciaire pour vol à main armée! Un garçon bien ordinaire, en somme. Français que plus c’est pas possible: né à Paris en 1978, parmi les tout premiers fruits du regroupement familial, merci les Giscard-Chirac! Une belle « Chance pour la France », voilà! Un chouette multirécidiviste musulman fanatique qui se balade en parfaite liberté, tire sur les flics et agresse une petite soldate pour lui piquer son fusil d’assaut – Joli pays où l’on confie aux femmes le soin de protéger la population les armes à la main (ouh, flûte, je n’aurais peut être pas dû l’écrire, ça…enfin tant pis, au point où j’en suis…)-  Dieu merci les collègues de la petite, vu qu’un militaire, même chez nous, ça dispose encore un peu du droit de tuer l’ennemi, n’ont pas loupé l’occase d’expédier le salopard au paradis d’Allah…où d’ailleurs ce corniaud, infoutu de dézinguer le moindre chien d’infidèle, devra se contenter d’un strapontin de troisième classe. Sous le nez, les soixante douze vierges! Même pas à la moindre pute paradisiaque il aura droit, ce con! Maladroit va! Si au moins tu t’en étais pris à des flics, jamais ils n’eussent osé te flinguer, pauvre cloche, avec les Juges qui n’attendent que ça pour les embastiller! En pareil cas, tu nous zigouillais facile une bonne douzaine de voyageurs et tu partais pour la félicité éternelle, andouille, faut réfléchir, un peu, avant de s’embarquer n’importe comment pour le Djihad! M’enfin!

Bien entendu, comme à chaque fois en pareille occurrence, le cirque médiatique installe illico son chapiteau. BFM TV, notamment, ressort ses baratineurs de choc, les spécialistes de mes deux, genre Feltzer, le retraité d’Air France, qui débitent leurs spécialisteries à la con alors même qu’ils n’en savent pas plus que vous et moi; les Cazevide-Le Roux-Bignolle qui se pointent à Orly histoire de faire le tour du propriétaire, serrer quelques paluches de troufions et autres poulagas; le bouffon-bouffi Hollandouille, enfin ce qu’il en reste, qui salue le courage des Forces Armées… Et Marine Le Pen, joliment inspirée, qui évoque un « Gouvernement dépassé, ahuri, tétanisé, comme  un lapin dans les phares d’une voiture« … sans compter qu’au fond ils n’en ont plus rien  à secouer, ces branquignols, dans un mois ils disparaissent de la circulation. Enfin pas tous, peut être, vous en avez, comme Le Driant, qui espèrent encore sauver leur maroquin grâce à la providence macronnesque… et aux costards de François Fillon. Tout cela n’aura pas empêché le Premier Ministricule, d’appeler Mme. Le Pen à un minimum de dignité. Il ne se voit pas en chef-lapin,même à titre intérimaire, le nabot!
En attendant, avec le palmarès qu’il trimballe, Cazevide, il lui serait loisible de fermer sa pauvre gueule et de s’occuper de finir les cartons. C’est sous son règne à l’Intérieur que tout s’est passé! A part Merah, le précurseur, le déchaînement de la violence islamiste en France c’est tout pour sa pomme à ce con. Vallsounet, lui, grosso-modo il s’est sorti de Matignon avec une victoire morale sur les dangereux extrémistes de la Manif Pour Tous et le K.O. technique de l’affreux Dieudonné, mis à terre en même temps que la liberté d’expression et compté dix, comme on dit autour des rings, avec la bienveillante complicité  de M. Stirn du Conseil d’Etat. L’emballement subséquent des assassins musulmans fanatiques, depuis les frères Kouachi jusqu’aux ignobles ordures du Bataclan et de la Promenade des Anglais en passant par tous les autres qu’on finit par oublier tant ils nous enfoncent dans une espèce de routine mortifère, restera à jamais comme le glorieux bilan du petit chapeauté chafoin… Ce n’est pas pour rien que Hollande l’a bombardé Premier Ministre, c’est le symbole du quinquennat, Cazevide! Le roi du coup foireux, le prince du loupé, l’empereur de l’impéritie verbeuse! A tel point que, pour se donner l’air moins couillon par comparaison, il a trouvé le moyen d’en coller un pire que lui sur le poste: Chicorée Premier, Prince de Beauveau! Fallait la faire celle-là. Comme l’écrivait si admirablement Audiard pour « Le Cave se rebiffe »: « tu le reconnaîtras facilement, s’il existait un mètre étalon de la connerie, il serait à Sèvres« !

Et voilà donc feu Zied Ben Belgacem, l’assaillant à la manque d’Orly-Sud, le brillant représentant de la deuxième génération, qui vient lui enjoliver la fin de mandat, à Bruno Le Roux, ça lui manquait un petit attentat Djihadiste! Fort heureusement celui-là s’est révélé aussi minable que le ministre en cause, complètement à côté de la plaque! Deux nullités qui se rencontrent, dont une gentiment allongée sur le pavement de l’aérogare… Grâce à deux braves petits soldats, il fait désormais partie des bons islamistes, Zied, les islamistes morts! Et Le Roux-Ston, lui, il conviendra bientôt de le ranger parmi les anciens d’un gouvernement dont nous n’eûmes jamais l’impression qu’il existât vraiment, celui de Cazeneuve Le Bref (dans tous les sens du terme), le mandataire-liquidateur de la présidence clownesque de Pépère-Culbuto!

Qu’est-ce qu’il lui disait, ce dernier à Trump, déjà, la semaine dernière? Ah oui, j’y suis, un truc du genre « Monsieur, en France, on ne tire pas sur les gens à tout bout de champs ». Putain, en l’espace de vingt-quatre heures, appréciez la démonstration! Entre le camarade Ben Belgacem hier et le petit lycéen de Grasse voilà guère plus de deux jours, ça flingue tout public et tout azimut, pire que Columbine! Les morts en moins mais ça c’est le coup de pot. Un fils d’immigré Tunisien et un enfant d’élu municipal ripoublicon transfuge du Front National… Aucun rapport? Mais si, le point commun c’est l’invasion… Seulement on ne vous le dira jamais parce qu’il faudrait alors expliquer ce qui se passe dans les Lycées, entre les élèves aborigènes, comme le Killian en question, et leurs petits camarades issus (des pieds) de l’immigration. Dans la mesure où il faudrait entrer dans le détail, évoquer des choses qui fâchent, le quotidien de l’Éducation Nationale, les petites « incivilités » courantes, les harcèlements, les coups vicieux dans les coins, les tabassages à dix contre un, les viols sympas de copains à copines, tout ça quoi, la « vie scolaire » comme ils disent. Alors forcément un jour ou l’autre il s’en trouve un qui craque, qui part en quenouille sans préavis et qui se met à tirer dans le tas, comme aux États-Unis, l’exemple vient d’en haut, c’est bien connu. On n’en parlera pas trop, donc, de cette histoire grassoise, pas la peine de mettre les braves-gens au parfum, c’est-y pas mieux comme ça?

Et puis, vous savez, tout ce merdier ne peut aller qu’en s’aggravant. Ce pauvre vieux pays s’en va en sucette, la chose est désormais certaine et cela ne peut qu’empirer. Regardez donc trente secondes la brochette de trous de balle qui prétendent se présenter à nos suffrages dans le cadre ridicule d’une présidentielle vérolée. Non mais vous vous rendez compte: quatre candidats d’extrême gauche, marxistes, trotskystes, maoïstes, chavezistes, tout y passe! Vous me direz, plus ils seront nombreux moins chacun d’eux recueillera de voix, d’accord mais tout de même, à notre époque ça fait un peu décalé, non?
Après, je vous passe les plaisantins style Cheminade, Asselineau, Lassale ou Dupont-Gnangnan, gens dont on se demande bien ce qu’il viennent foutre en pareille affaire; si le populo avait connaissance des réseaux pourris qui soutiennent ces sortes de candidats, peut être la révolte éclaterait elle enfin…non je vous rassure, je dis ça pour rire.
Restent les trois vrais candidats dont l’un porte tellement de plomb dans l’aile qu’on se demande bien comment il parvient encore à voler… Hélas il se pétera la gueule le  23 Avril prochain, laissant les deux heureux finalistes s’étriper dans la perspective d’un second tour qui s’achèvera deux semaines plus tard par la victoire d’un jeune homme, bien sous tout rapport, paraît-il, mais, en tout cas, manifestement dépourvu des caractéristiques indispensables au redressement du pays. D’aucuns pourraient encore croire au succès de Marine Le Pen. Qu’ils se rassurent: c’est mathématiquement impossible.
Nous continuerons donc à dégringoler, probablement de plus en plus vite, jusqu’à ce que les copains de nos chers criminels salafistes s’emparent du pouvoir pour ne plus le lâcher jamais. C’est curieux mais je pense que les costards du père Fillon nous ont bousillé la dernière chance qui pouvait nous rester d’échapper encore au désastre… A quoi tiennent les choses, tout de même!

A la semaine prochaine en espérant que le Printemps, au moins, sera au rendez-vous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Goràn Avaltàtric

Il est, tout au fond du bistrot, dans un recoin obscur jouxtant la porte des chiottes, une petite table bancale tristement accompagnée d’une seule et unique chaise, grisâtre et abandonnée comme un Fillon en liquidation judiciaire. C’est la place attitrée de Goran Avaltatric, le plus sombre et le plus solitaire des ivrognes du pourtour méditerranéen et de ses dépendances. Un Serbe, le mec, enfin d’origine. Arrivé ici en 63, évadé du chouette paradis marxiste de Tito…mais non, pas Titof, enfin, Tito, le Maréchal, quoi! Comment, que dites vous? Le Maréchal Pétain? Oh pétain de la Bonne Mère, mais ce n’est même plus de l’ignorance, ça, vous frisez la paraplégie cérébrale, faites gaffe! Bon, allez coucher! Laissez nous donc entre vieux, au moins, à nous autres, les souvenirs tiennent lieu de culture!
Il vient de temps en temps, Goran. Lorsqu’il débarque, sans jamais en décoincer une, il se traîne jusqu’à sa table personnelle, toujours vacante et disponible; nul ne songerait à la lui contester, non plus qu’un roturier-paroissien le prie-dieu de Madame la Comtesse à l’église du village… enfin, là aussi je vous parle d’un temps quasi-proustien où diversité et mondialisation n’existaient même pas à l’état de concept embryonnaire… je veux dire avant les smartphones, Twitter, Facebook et tout le toutim, pour ceux qui s’en souviendraient.
Une fois le Serbe assis (et non le serbassis(1), il s’agit juste d’un ablatif absolu, rien de plus) Thérèse lui apporte sa bouteille, également personnelle, de slivovitsa(2) avec un verre à moutarde, après quoi on l’oublie jusqu’à la fermeture. Il suffit alors de le réveiller et Goran se tire, du même pas traînassant et toujours dans le silence le plus hermétique. Un hochement de tronche en guise de salut et il disparaît dans la nuit, le mec, jusqu’à la prochaine; nul ne sait quand, y a pas de règle! Ce n’est pourtant pas faute d’avoir cherché les indices d’une quelconque logique, d’une routine algorythmée, d’une coïncidence directe ou pas avec les phases de la Lune, le retour des saisons, les apparitions périodiques de sauterelles, tampons ou autres termites… que dalle! Il revient quand il revient, le sieur Avaltatric, quand ça lui prend, voilà, aléatoirement… ou alors en vertu d’une horloge biologique réglée sur les ondulations telluriques Belgradoises, un truc dans ce goût-là…allez savoir…

Bref, ce matin, à l’heure du pastaga dominical, nous voilà tous réunis Derrière Napoléon histoire de commenter agréablement une actualité qui ressemble à un mur de pissotière tant elle se couvre d’obscénités au fur et à mesure des jours qui passent.
Et c’est en pleine péroraison de Maître Jean Trentasseur, scandalisé comme un curé du siècle dernier à qui on aurait conchié les burettes, par le culot des Fillonistes résiduels, lesquels osent mettre en doute l’impartialité des Juges, qu’une voix pâteuse au fort accent balkanique se fait soudain entendre depuis le fond crépusculaire de la grande salle.
-« Demande humble pardon, ces Monsieur…moi difficile comprendre situation à la con politique…juste plus savoir faire quoi pour voter dans bordel pas possible érection président… »
Nom de dieu, y cause! Nous voilà tous estomaqués par le scoop! Avaltatric qui rompt des décennies de mutisme! Vous vous rendez compte! Décidément depuis le Brexit et l’élection du camarade Donald, il se passe des trucs qu’on n’aurait même pas osé imaginer en rêve. On va finir par ne plus s’étonner de rien: on verrait la reine d’Angleterre esquisser un streap-tease, Jacques et Bernadette nous danser un tango torride ou François Bayrou devenir subitement intelligent, on n’y prêterait quasiment plus attention, je vous jure! Blasés, impassibles, indifférents à tout, pareils au stoïcien de ce brave Horace « si fractus illabatur orbis, impavidum ferient ruinae » (3)!
Encore plus stoïque que nous autres tous, c’est cependant Jean Foupallour qui se ressaisit le premier:
– » Caisse vous en avez à foute, M’sieur Goret, ça touche pas la Yougoslavie nos merdiers politiques, vous pouvez continuer à picoler tranquille, bilez vous pas… »
-« Goràn, scusez…et puis Yougoslavie fini depuis gros paquet temps, savoir vous? Maintenant Serbie libre et indépendant même si écrabouillé par Occidentaux amis des Musulmans…mais tout ça fini, oublié, on parle plus…sauf saloperie pour nous Kosôvo, mais bon, pas possible fabriquer goulash sans zigouiller bestiaux, pas vrai? Seulement aussi nationalité française 1982 depuis, moi, savoir pas? Alors vote comme citoyen d’ici et pas plus con qu’autre! Un homme une voix, comme dire chez nous…mais là comprends plus peau de balle, alors demande à vous, très forts analyse politique, je toujours entendre même si pas souvent capter cinq sur cinq.
« Impossible voter Marine, anticommuniste viscéral moi, beaucoup morflé quand jeune, dans pays mon… Et puis pas du tout apprécier Islam non plus, connaître oiseaux, dangereux comme pas soupçonner vous, couper couilles, arracher foie, crever zyeux, baiser femmes chrétiennes comme gorilles en rut avec plein foutre pour mettre enceinte…alors pas possible voter Macron, Hamon, Méchancon tout ça copain des Muz. Idée à moi, donc, Monsieur Fillon, bien élevé, propre sur lui, joli président comme tout! Et puis maintenant, tout le monde y pisse dessus pourquoi fait bosser gonzesse, Belsalope…enfin nom comme ça… Moi jamais vu couillonnade énorme comak, plus savoir quoi faire dans isoloir républicain! Vous comprendre, non? »

Nous comprendre en effet. Le doute l’habite comme nous tous. A l’exception toutefois de Maître Trentasseur, lequel, drapé dans sa dignité socialiste, fait l’article pour le petit Macrouillon.
-« Laissez donc tomber vos inquiétudes, Monsieur Bouftabite, venez rejoindre la jeunesse et le dynamisme alliés à la ferme clairvoyance qui caractérise le candidat du progrès bien compris. Votez Macron et oubliez vos haines! Nous combattrons à la fois le capitalisme borné et l’islamisme fanatique, en interdisant simultanément aux plus farouches des gauchistes tout accès à la moindre parcelle de pouvoir. Voilà ce que je vous propose et qu’il convient de faire. N’écoutez pas, s’il vous plaît, tous ces réactionnaire ici présents: ils n’ont à vous proposer que le renoncement et le chaos. Tandis que moi je vous dis: à votre santé, cher Monsieur Gorille! Thérèse, remettez donc une bouteille de vodka à mon ami et de la meilleure, c’est pour moi! »
-« Remercie très beaucoup excellence vôtre, rétorque l’interpellé…mais pas boire vodka moi! Vodka russe, je Serbe! En plus m’appelle pas je Gorille Bouftabite, nom à moi Avaltàtric Goràn, pas confondre…et puis petit trou de cul pédé pas du tout aime-je, grand piège à cons me semble et je pas assez idiote pour laisser niquer moi, scuzémoi! »

Il l’a vexé, dites donc, ce connard de Trentasseur! Sans compter qu’il a ses idées l’ex-taciturne, on ne la lui fait pas! Et du coup c’est le vieux Maurice qui reprend le crachoir au vol.
-« T’as raison, Goran, te laisse pas faire! En politique ou on se fait sa propre idée ou on se fait couillonner… Tu me diras, l’un n’empêche pas l’autre. Tiens, moi par exemple, voilà soixante ans bien sonnés que je vote et autant que je l’ai dans le pétrus. Soit que le peigne-cul pour qui j’ai voté m’a pris pour un con, soit qu’il s’est fait battre à plate couture. Alors j’ai fini par me faire une raison, je vote pour celui -ou celle- qui emmerde un max de monde…tout en sachant très bien que ce faisant je marche encore dans une combine visant, l’air de rien, à en faire élire un autre. Mais que veux tu, mon pauvre vieux débris, c’est la démocratie, ça, personne n’y peut rien!
« Et là, tu vois, l’esprit de contradiction qui me caractérise, me conduit à soutenir l’autre pignouf de Fillon. Moi, les mecs qui se retrouvent seuls contre tous, ça m’a toujours branché, surtout quand ils possèdent un minimum de burnes. Il en trimballe deux grosses le type! Faut dire aussi qu’il n’a plus rien à perdre. Seulement, face aux rats qui s’échappent en hordes du navire, face aux ennemis qui se marrent doucement en assistant au naufrage, il fait front, il résiste. Pendant que ceux qui lui léchaient goulûment tous les accessoire y a pas un mois, le poussent dehors à grands coups de pompe dans le derche, lui il fait venir une chiée de couillons pour remplir l’esplanade du Trocadero et il essaie de donner l’impression qu’il résiste avec l’énergie d’un désespoir bien maîtrisé.
« Alors quand je vois ce gus, ni plus ni moins malhonnête que n’importe lequel de ses collègues, pourchassé par les juges rouges qui ont décidé de lui faire la peau -au même titre que Sarko lorsqu’il était encore dans la course et à qui ils foutent maintenant une paix ségolènesque- quand je vois ses anciens potes qui veulent lui substituer Mohamed Ali, là, le bordelier de Bordeaux dont personne ne veut, hé bien je marche avec lui, voilà! Je vote Fillon s’il est encore là en Avril, ce dont je doute, malheureusement… En tout cas si les Ripoublicons ont le culot de remplacer un mis en examen par un repris de justice, non seulement ils vont se rétamer la gueule mais encore ils se déconsidèreront totalement vis à vis des quatre millions et demi de gogos qui ont raqué quatre Euros pour s’emmerder à aller voter à leur primaire de mes baloches! Après, tu fais ce que tu veux, camarade Sustapine, mais moi je vois les choses comme ça. »
-« Je pas Sustapine, fait le Serbe un peu saoûlé, appelle je Avaltàtric Goràn! »

Bon qu’est-ce qu’on y peut, me dis-je en finissant mon ultime Ricard, nous devrions selon toute probabilité nous farcir un quinquennat Macron -deux dans le pire des cas- tout a été combiné pour et je ne vois pas comment l’affaire pourrait louper. Comme dit Maurice chacun fera un peu comme il voudra. En tout cas nul ne saurait blâmer le citoyen pêcheur du 23 Avril prochain vu que mettre ce jour là un bulletin dans l’urne ça revient à souffler dans un violon, et je reste poli. Et la France dans tout ça? Eh bien elle continue de plus belles à partir en couilles… c’est la démocratie qui le veut, pas vrai?
Au fond, il se complique la vie pour pas grand chose, Goran Avaltatric, en réalité il n’y a rien à comprendre, il y a juste à subir.

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1)Serbassis: démon chef de légions, une sorte de centurion des Enfers.

(2)Slivovitsa: alcool de prune des campagnes serbes, la vraie cogne 80°!

(3) »Si fractus illabatur orbis impavidum ferient ruinae » vers d’Horace qui prétend que le stage stoïcien resterait impassible même si le ciel lui tombait sur la gueule. Pour nous faire marrer mon vieux prof traduisait par « il n’est pas vide, il ne fait rien qu’uriner », c’est sans doute pour cela que je m’en souviens encore.

On l’a dans le Fillon!

« Holy shit! me fit judicieusement observer Hank Hulley, il ne se passe pas un jour depuis le début des primaires en 2015, sans que les media tous ensemble ne cognent à bras raccourcis sur Don la Tignasse, dis donc! J’ai regardé par curiosité, y aurait de quoi écrire des volumes. Et depuis qu’il est devenu Président des États-Unis, non seulement ça n’a pas cessé mais encore ils bastonnent de plus belles, ces bloody-bastards, incroyable! On aurait pu penser qu’ils respecteraient au moins la Fonction, que le patriotisme l’emporterait sur l’esprit de vengeance et le gauchiardisme viscéral de tous ces sons of a bitch; eh bien non, jamais de la vie, ils veulent sa peau à l’albinos, sa tronche, ses couilles, son scalp, tout je te dis! Et ils n’arrêteront que le jour où ils lui joueront le coup de l’impeachment, comme lorsqu’ils ont liquidé ce pauvre Nixon, dont on ne saura jamais, soit dit en passant, s’il n’aurait pas été un petit peu victime d’un coup monté par tous ces motherfuckers de journalistes of my ball-sack!
« Alors tu sais, old geezer, il y a une bande de scumbags milliardaires, qui dépense des fortunes pour contrer systématiquement toutes ses initiatives, au carotty-hayred! C’est comme ça qu’ils l’ont baisé sur le décret anti-muslimmigration, avec la complicité des fucking judges nommés par les Bien-Pensants! Une armée d’avocats, tous plus chers et plus vicelards les uns que les autres, ils ont engagé, et ces poobags se font les goldy balls avec cette combine à pétrole! Nous autres on a voté, pas vrai? Sur un programme clair et précis, t’es d’accord? Et on a gagné, goddamit!à la régulière et sans contestation possible! D’ailleurs ils n’ont pas contesté, personne n’a contesté, il l’a écrabouillée, la meuf à Clinton, comme une merde, voilà! Eh bien jamais de la vie, ne crois pas ça! Il est élu d’accord, mais pas par le Suffrage Universel, rien à voir! Qu’est-ce tu crois Benoît? L’élection de Clinton nous la devons à Putin, Vladimir parfaitement, avec l’aide du Directeur du FBI, en plus! Voilà ce qu’ils viennent te sortir, ces pédés, avec la bénédiction de Bill Gates, de Mothersucker, là, celui de Facebook et l’appui inconditionnel de tout Hollywood, à l’exception notable de Clint Eastwood, lequel se retrouve, depuis lors, réputé gâteux, alzeimerisé à bloc et financé par le Ku Klux Klan de surcroît: il ne s’en relèvera jamais, le poor lonesome old Cow-Boy, il ne lui reste plus qu’à la jouer comme votre obèse de choc, là, Dipardiou…demander l’asile politique à la Russie!
« Pour résumer, chez nous c’est la guerre. La guerre entre les seigneurs qui pensent correctement et les saletés de tarés abrutis qui marchent avec le Président. Voilà ce qui se passe quand on ne vote pas comme il faut! Nous aurions élu un bon républicain, genre couille-molle comme Mc Cain, à la rigueur ça passait. Mais un trublion facho-réac: non! No way, ce n’est plus de la démocratie, ça, vu que ça fait horreur aux Démocrates! Tu te rends compte, ce type à le culot de vouloir empêcher les Djihadistes de venir chez nous; le front de construire un mur pour arrêter l’invasion des latinos qui déferlent avec l’intention bien arrêtée de nous tondre la laine sur le dos; et, pour faire bon poids, la vacherie de mettre en cause l’exemple d’une France ouverte à tous les vents pire qu’une pissotière et qui ressemble désormais à un gigantesque bordel arabe! Alors, pour bien leur faire comprendre qu’il les emmerde tous, Trump, il va les laisser faire leur Gala des Correspondants de la Maison-Blanche entre gens de bonne compagnie, sans lui quoi, de toute façon elle est devenue trop blanche pour eux, la maison.
« Qu’ils aillent donc se faire foutre, tous autant qu’ils sont: les media, Hollywood, les Bobos de New York et de San Francisco, en compagnie de tous les condegôches du monde entier qui nous pissent dessus sous prétexte qu’on aurait misé sur le mauvais bourrin. L’Amérique profonde a dit ce qu’elle avait à dire et elle espère une seule chose: que son malotru de big-boss fasse le job comme il l’a promis et en se foutant comme d’une guigne de tous ces dirty fagets qui l’ont morflée, que ça leur plaise ou non, deep into the asshole! »

Furax l’Amerloque, pas vrai? Mais somme toute il aurait peut être un peu raison, non? Qu’est-ce que c’est que cette dictature de droit divin qui édicte des codes de bien-pensance et qui châtie les contrevenants comme Allah les irrespectueux du Coran? Bizarre, non? On entend plein de cloches, il y aurait même pléthore, mais un seul et unique son, celui de l’orthodoxie politiquement correcte.
Chez nous c’est vrai aussi mais en beaucoup plus subtil.
Vous avez des media, gentiment blottis entre les douces mains de discrets personnages bien planqués en coulisse, de petites choses comme Le Monde ou BFM TV, entre autres, et qui vous distillent artistement un poison au goût si délicieux qu’il faut avoir vraiment l’esprit mal tourné pour ne s’en point délecter.
Souvenez vous, les Primaires de Droite, vous savez quelques jours avant le premier tour, quand après avoir fait mine de nous vendre Juppé, ces chers media se sont mis tout soudain à faire l’article pour Fillon. Et du coup, tiens, on a voté Fillon! Même moi, pas plus malin que les autres, au second tour il fallait bien éliminer le camarade Ali, pas vrai? Et du coup, vous avez trois millions de gogos qui se sont précipités tous seuls dans la nasse! Comme des écrevisses dans une rivière de Transylvanie (y a plus que là qu’on en trouve en quantité, allez savoir pourquoi)! Ensuite il ne restait qu’à refiler le bébé à ce brave Canard, toujours prêt à niquer la Droite dans les grandes occasions, et l’affaire se trouvait pliée: un boulevard pour Macronibus! Fillon! Le plus vérolé de tous, ils nous ont fait choisir ces enfoirés, comme ça pas de problème le plan fonctionnait à la perfection, et sans risque! Dans un monde honnête on aurait fait péter Pénélope avant les Primaires, voyez vous… mais bon, honnête et Monde, dans ce pays, ça fait plutôt mauvais ménage.
Et nous voilà donc parfaitement couillonnés, bananés, bloqués, truandés, grugés et, par dessus le marché complètement désorientés. Pas de « plan B », comme ils disent ces salopards et le choix, au premier tour, entre, d’une part, voter Fillon malgré tout, sachant qu’il possède à peu près autant de chances d’atteindre le second que votre serviteur de gagner le prochain, de Tour (Tour de France veux-je dire), et, d’autre part, glisser dans l’urne le bulletin de Marine, garantissant ainsi, le 7 Mai prochain, l’élection triomphale du petit protégé de ces messieurs-dames. Bien joué, non? Un montage tellement parfait, un si bel exemple de démocratie appliquée, qu’il sera je l’espère enseigné pendant des siècles dans toutes les écoles de science politique.
Il ne leur reste plus, désormais, à nos maîtres à penser de l’ombre, qu’à démolir systématiquement le candidat pénélopisé, histoire de bien enfoncer le clou et parallèlement, à faire semblant de combattre bec et ongles la mère Tapedur du FN, tout en lui servant la soupe en sous-main pour enlever des voix à Fillon. Qu’elle se maintienne solide en pole position la gravosse…on sait qu’un Grand Prix se gagne la plupart du temps dans les stands… Et d’ailleurs, qui c’est-y la seule chaîne qui diffusait le meeting nantais de la fifille à Jean-Marie, cet aprèm’? Eh oui, BFM TV, parfaitement, une autre façon de dégager la voie de l’Elysée pour le petit Manu, le nouveau pote de Bayrou!
En voilà un tenez, le terreux béarnais, avec son air niais et sa parole hésitante, qui aura, sa vie durant, trouvé son picotin dans tous les râteliers possibles! Balladur, Chirac, Ségo-la-Pintade, Hollandouille et maintenant Micron! Un véritable Arlequin (qui serait con comme un panier), un caméléon de basse-cour, le roi du louvoiement politicard! Oh, bien sûr, il ne pèse plus grand chose, quelques vieux électeurs-ventre-mou encore plus mous du bulbe… mais bon, à cheval donné on ne regarde pas les dents, pas vrai? Et puis il se contentera de ce qu’on voudra bien lui refiler, trois ou quatre circonscriptions plus ou moins prenables, peanuts, en somme. En même temps il amorce la pompe, l’ours cavernicole des Pyrénées! Beaucoup de Socialos, à l’image de Caresche, l’homme à tête de suppositoire, envisagent de quitter le navire marxiste du camarade Benoît, le grand rival de François pour la dernière place du podium…la troisième! Et maintenant cette vieille guédoufle de Borloo qui commence à pointer le bout de son mufle vers la mangeoire à Macroncron…à croire qu’il entame une collection de has-been ringards bons pour les caves du musée, le futur petit président de mes deux, un connaisseur, le mec, surtout qu’ils les aura tous à bon marché. Cela dit, pour un trader il la joue petit bras, ce genre d’article ne risque guère de prendre de la valeur, vous pouvez me croire, les Bayrou-Borloo, ce n’est pas du spéculatif…même pas du décoratif, encore moins!

En conséquence, mes chers amis, je me trouve au regret de vous le confirmer: le piège s’est bel et bien refermé et nous n’en sortirons que macronisés jusqu’à l’os. Et très franchement, il faut le reconnaître parce que le fair-play fait partie de la bonne éducation, il s’agit là d’un coup de maître, chapeau les artistes! A l’instar des électeurs amerloques de la mère Clinton, comme dit Hank qui sait de quoi il parle, nous l’avons deep into the asshole…
En bon français: on l’a dans le Fillon!

Allez, bonne semaine quand même…et puis vous savez, il ne faut jamais désespérer de la Divine Providence…
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

De profundis Macronibus

Vous le connaissez, Jean Foupallour, il ne s’agit pas du genre de mec qui laisse les copains éponger les tournées sans participer. Tout au contraire il a toujours fait preuve en la matière de l’inépuisable énergie qui caractérise le pilier de comptoir, convaincu des multiples vertus que possède toute boisson alcoolisée consommée sans la moindre modération… Et cependant aujourd’hui il carbure au Vichy, Jeannot! « Cherchez l’erreur » comme dit l’ami Grauburle, un peu scandalisé devant une attitude aussi insolite, surprenante et même irresponsable. Pochetron ça implique des obligations: il faut tenir son rang, que diable, surtout ne pas déroger sous peine de déchéance! L’aristocratie bistrotière possède son code d’honneur et elle y tient, vous pouvez me croire, et ce n’est pas Derrière Napoléon (1) qu’on va commencer à laisser de telles valeurs s’en aller à vau l’eau, comme le premier gouvernement français venu l’intérêt bien compris du pays.
Toujours attentive à la santé de sa clientèle enracinée, la brave Thérèse, derrière son vieux comptoir à la patine séculaire, ne manque pas de s’inquiéter d’une éventuelle saloperie genre cirrhose, susceptible de mettre un terme prématuré au relations amicales qu’elle entretient depuis des décennies avec l’olibrius en question. L’hypothèse apparaît d’autant plus crédible qu’elle se révèle en parfaite adéquation avec le look du camarade Foupallour, lequel, maigre comme un stockfisch de la Rue Pairolière, trimballe cependant un durillon de comptoir à faire péter les boutons de sa chemise distendue. « On dirait une ficelle avec un nœud » comme disait je ne sais plus qui à propos d’une nana squelettique enceinte de huit mois! Sans parler d’un teint à la Omer Simpson révélateur d’un foie plus accoutumé à filtrer le pastaga que l’eau minérale, fût elle naturellement gazeuse.
« C’est pas ça, les amis, nous rassure illico l’intéressé, moi ça va, mais on ne peut pas en dire autant de mon permis. Figurez vous que l’autre jour j’avais pris la bagnole pour aller faire trois courses à l’hypermarché, vous savez, histoire de soulager un peu bobonne vu qu’elle commence grave à donner de la bande, et v’la-t-y pas qu’elle m’appelle au téléphone pour me dire qu’elle avait oublié de marquer les croquettes du chat sur la liste! Moi, vous savez, j’ai déjà du mal à faire une seule chose à la fois, alors téléphoner et conduire ça me fait trop, forcément. Du coup, le putain de feu rouge qui se pointait juste pour me faire chier je ne l’ai pas vu…et les deux saloperies de motards planqués derrière non plus, naturellement! Bref, je ne vous fais pas un dessin, feu rouge oublié plus téléphone, déjà, ça va chercher vachement plus loin qu’un simple tabassage de flic par petit « jeune » contrôlé sur la voie publique. Seulement, en plus, les cognes ne loupent jamais pareille occase de vous faire souffler dans leur merderie de ballon…et ceux là, ils ne l’avait pas oubliée leur machine à niquer les ivrognes, comme notre vieux pote Rouquidant(2), vous vous souvenez… ah le brave homme! »
Il en a les yeux tout humides de l’évocation, Jeannot, ce qui ne l’empêche nullement, après une gorgée de Vichy suivie de la grimace y afférente, de nous conter la suite: l’éthylomètre, évidemment vira au rouge, d’où prise de sang et, coup de pot faut reconnaître, vu qu’on se situait même pas à neuf heures du matin, dose à peine supérieure au plafond autorisé. Un vrai miracle! Les poulets l’ont laissé repartir mais son permis, par le fait, ne tient plus qu’à un fil. Alors comme tout à l’heure il s’en va rendre visite à sa tante, laquelle frise les cent ans tout en vivotant dans un bled de montagne à soixante douze bornes d’ici, eh bien il boit de l’eau, Jeannot! Voilà à quoi nous en sommes réduits de nos jours avec toutes les ligues de mes deux contre la « violence routière ». Bon d’accord, c’est vrai, au volant il représente un danger public pire que Mesrine en son temps, mais à jeun ou bourré comme un cochon c’est du pareil au même…voire pire, vu que la soif ça le déconcentre!
Le vieux Maurice, lui, l’aventure de ce pauvre Jeannot le met au comble de l’excitation!
« Dis donc, encore heureux que tu ne l’avais pas volée la bagnole, sans quoi tu faisais carton plein! Mais bon, faut quand même pas pousser, elle n’a rien d’autre à foutre, la flicaille, que de courir après les vieux soiffards qui roulent à quarante à l’heure maxi dans leurs guimbardes du siècle dernier? Un gus comme voilà Jeannot, c’est sûr qu’il carbonise un peu les feux de signalisation mais ce n’est tout de même pas grand chose à côté de ce qui se passe dans les banlieues, merde! Là bas c’est pas les feux qu’ils crament, ce sont carrément les flics! Mais pour les poulagas à moto, pour sûr que c’est plus paisible de courser le Foupallour plutôt que Mohamed et Mamadou dans leur repaire! Et regardez un peu l’autre petite tarlouze, là, le Macron de ces messieurs-dames, z’avez vu? Lui histoire de dire un truc il prévoit de remettre la « police de proximité » dans les quartchiers sans-cible! La police de proximité! Y en a vraiment, je vous jure! Elle va bricoler quoi la police en question, hein, je vous le demande? Ben moi je vous le dis, au mieux elle va jouer au foot avec les petits nenfants pas encore en âge de faire la chouffe à l’orée des cités, au pire elle va participer comme tout le monde au trafic de stups en garantissant, par son autorité déléguée, la tranquillité du commerce. En revanche on voit mal comment ils pourraient envisager de jouer les shériffs, les bourres de proxo, vu qu’à la première tentative ça aboutirait à des funérailles solennelles en présence du présidenticule Macroncron soi-même… Avec des idées comme celles-là, on pressent qu’il va pisser loin, le règne à Manu Belle-Gueule, y va nous résoudre l’insécurité par l’absurde, comme on lui a appris à Polytechnique, vous allez voir… et le reste aussi, m’est avis: comme perspectives, avec ce zigomar on est blindés!
« Et attention, hein, vous l’avez entendu, l’autre jour à Alger, ce merdeux? Crimes contre l’humanité qu’il a dit le mec en parlant de la colonisation! Crime contre l’humanité! Non mais les couilles m’en tombent dans les souliers ma parole! Avec les copains, quand on se farcissait les Fellouzes dans les Aurès, jamais on aurait imaginé une saloperie pareille! Il était même pas encore dans le slip de son papa, le petit connard, qu’on se faisait enterrer dans le sable avec la bite dans la bouche après que les charmants ancêtres de nos petits beurs tueurs de flics, nous aient sorti les yeux des orbites avec une petite cuiller! Crime contre l’humanité! Pédé va! Je ne parle pas des sub-sahariens, vu que là je ne sais pas trop; en revanche les copains d’Algérie, je vous les garantis sur facture, en fait de crimes contre l’huma ils ne craignent personne, ceux-là. Et je ne vous parle même pas des emmerdements qu’ils nous ont causés à longueur de siècles, quand ils débarquaient sur nos côtes, à ramasser des pauvres types et des gonzesses en vue de les vendre comme esclaves dans leur saloperie de bled! Pour les arrêter on n’avait trouvé que la colonisation: on faisait peut être suer le burnous mais au moins on sauvegardait la tranquillité chez nous… Et je vous ferai respectueusement remarquer que les tuiles ont recommencé à nous tomber sur la gueule en averses tropicales depuis la décolonisation. Vu qu’aujourd’hui, carrément, les colonisés c’est nous, faudrait peut être qu’il se remette les pendules à l’heure, le futur président de mes deux, qu’il regarde un peu où il met les pieds avant de foncer, ça lui éviterait des soucis…
« Sans compter que par dessus le marché, il se fout ouvertement de leurs gueules, aux Pieds-Noirs! « Je vous ai compris » il leur a sorti, hier, à Toulon! Non mais vous vous rendez compte! Comme Charlot Gros-Pif quand il les avait sodomisés à sec et sans vaseline! Faut le faire ça, tout de même! La provocation portée à ce niveau-là, de deux choses l’une, c’est soit de la connerie supersonique, soit du grand art… J’inclinerais plus volontiers vers la première hypothèse mais je peux me gourer… Et c’est ce morpion qu’on veut nous refiler en Mai prochain! Alors moi je vous le dis, on était déjà au trente-sixième sous-sol, ben là va falloir commencer à creuser, y a de l’ouvrage en perspective!
« Mes amis, cul-sec à la santé des cons qui votent! Et tu nous remets une tournée, Thérèse, en mémoire de mes potes criminels contre l’humanité, torturés, mutilés et massacrés par les Fellaghas!
« Allez, avec moi, tous en cœur: de profundis, Macronibus, lalalalalalalalalalala, lala… »

Bonne semaine à tous, n’écoutez pas trop les media…

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Le système WordPress m’ayant privé de toute possibilité d’insérer des liens, je vous renvoie à mon lamentable ouvrage « Derrière Napoléon » que vous trouverez tout en haut de la page, ou bien encore, à droite sous la rubrique « PAGES », suffit de cliquer.

(2)Le jour où, saouls comme des bourriques dans la 4L de Grauburle, nous tombâmes sur le Brigadier Rouquidant qui avait oublié les éthylomètres à la caserne (Derrière Napoléon-Chapitre IX)