Sur l’honneur!

S’il est bien une chose que je n’ai plus jamais faite depuis l’âge de dix-neuf ans, c’est de me bourrer la gueule en suisse. Ce genre de passe-temps solitaire ne présente d’autre intérêt qu’une sombre mélancolie, rapidement doublée d’un état semi-comateux débouchant en fin de course sur la restitution malodorante des produits ingérés. Le tout comportant en conséquence finale une gueule de bois de première bourre, propre seulement à aggraver le spleen générateur premier du phénomène. Donc je déconseille vigoureusement. Bon, je dis cela à l’intention de tous ceux qui, à la suite des mesures prophylactiques annoncées ce jeudi dernier par le brave Cachsex, notre premier ministre gascon (comme un panier), ressentiraient un manque d’alcoolisation conviviale susceptible de les pousser à picoler tout seuls. C’est vrai, paraît-il, pour nos petits étudiants frappés de plein fouet par un couvre-feu vespéral excessivement rigoriste, ça l’est aussi pour des malheureux comme Marcel Grauburle, contraints de se claquemurer en compagnie d’une mégère inapprivoisable, à l’heure où d’habitude il vide quelques verres en sympathique compagnie. Voilà un garçon, Grauburle, qui dans les temps heureux d’avant-coronavirus, passait le plus clair de son temps DERRIERE NAPOLEON, son abri anti-atomique, enfin anti-Germaine plus précisément, cette dernière n’ayant rien, toutefois, d’une bombe atomique, si ce n’est le caractère explosifissime de toute daronne acariâtre dûment blanchie sous le harnois à bigoudis. Pour ce qui est des jeunes étudiants isolés, je leur reconnais volontiers une incontestable légitimité à déprimer quelque peu; quand on sait tout ce qu’ils loupent et ne retrouverons jamais il y a de quoi, naturellement, la trouver saumâtre, convenons-en. Toutefois, plutôt que de se biturer à la bière, ce qui, certes, n’est ni très onéreux ni particulièrement nocif (demandez donc à l’ami Maurice, quatre-vingt-cinq hivers pieusement entretenus au demi-pression) mais qui reste tout de même une méthode à proscrire en ce qu’elle peut conduire à l’addiction et, partant, à une dilatation pathologique de la vessie! plutôt qu’une telle déviance, disais-je, on pourrait leur conseiller, par exemple, d’un peu étudier, à ces charmants bambins…après tout cela leur changerait à la fois les idées et les habitudes. Bien sûr, n’est-ce pas, chacun fait ce qu’il veut, et moi ce que j’en dis c’est juste des paroles de vieux kroumir sorti du coup depuis lurette.
En revanche, pour mon pote Marcel je m’inquiète un peu car je le trouve morose et, pour tout dire, il me semble percevoir une sensible aggravation de son habituelle sénilité. Ce genre de symptôme traduit bien souvent l’alcoolisme secret des types qui n’ont d’autre but dans l’existence que de taper en douce dans la gourde (non, pas du tout, il n’est pas question de Germaine, là!). Désormais il sort peu, le pauvre malheureux, juste pour faire les courses -les commissions, comme il dit- sa moitié (grosse moitié, tout de même), lui ayant intimé défense itérative de ramener le virus à la maison et ce, sous peine de lui pourrir la vie encore plus grave que de coutume. La terreur révérentielle par laquelle elle le tient, produit l’effet escompté: il se confine… Et que voudriez-vous qu’il fît, alors, pour survivre? Ben oui, cassuler en loucedé, seule solution envisageable…nom d’un chien, il ne faudrait pas qu’elle perdure encore longtemps, leur épidémie à la mords moi la seringue, sans quoi on va à l’irréparable!
Remarquez, c’est bien ce que dit le précité Premier Ministre, lui, il demande plein de choses à tout le monde, y compris j’en suis sûr, au Bon Dieu, Ce Dernier étant forcément détenteur de la clé de toutes ces emmerdes! Il suffirait qu’il ordonne au Covid d’aller se faire foutre et l’affaire s’en trouverait pliée illico-prestissimo…oui mais voilà, vu que cette saloperie, il y a de grandes chances qu’elle nous soit envoyée par Le Tout Puissant, Le Miséricordieux (à ses heures, toutefois) pour nous punir de nos ignominies, ainsi, comme dirait Greta Thunberg, que pour nous faire passer l’envie de bousiller la planète. Bref, si l’ami Cachsex compte sur le Très-Haut pour s’enlever les emmerdes, il peut boire de l’eau… avec la certitude, contrairement à Grauburle, de n’être jamais saoul. Sans compter que, pour aggraver encore la situation, le Conseil Français du Culte Musulman, CFCM pour les intimes, vient de sortir sa « Charte des Principes de l’Islam de France » aux termes de laquelle on peut parfaitement musulmer en parfait accord avec les Valeurs de la Répupu, l’égalité homme-femme et tout le bordel, vous voyez? Et comment il va prendre ça, Allah, à votre avis? De deux choses l’une, ou bien Il considère que l’affaire s’inscrit parfaitement dans la stratégie de conquête et Il écrase le coup, ou bien à l’inverse Il la regarde comme une tentative de putsch et Il se fâche tout rouge. J’aurais tendance à pencher pour la première hypothèse car, somme toute, ces gens du CFCM connaissent bien leur Charia et savent comment manœuvrer pour niquer les Kouffar en douceur, sans offenser Allah le moins du monde, la fin justifiant, pour Lui aussi, les moyens.
D’ailleurs Il a toutes les raisons de se montrer satisfait, le Bon Dieu des Muz, même Outre-Atlantique ses actions remontent en flèche. L’abominable Trump fait ses valises et le dhimmi Biden, digne représentant de tout ce qui pense correctement aux States, annonce dores et déjà la couleur. Première urgence, à peine débarqué dans le Bureau Ovale -même pas le temps de s’enfiler un petit whisky derrière la cravate- abroger sans délai le Muslim Ban! C’est sa première urgence au camarade Robinette, déchirer rageusement le décret visant à protéger le pays de l’entrée des terroristes! Comme ça, ils vont pouvoir à nouveau connaître les joies de l’attentat islamique, les compatriotes de Hank Hulley! Ça devait leur manquer, vu que depuis l’arrivée de Trump ils se voyaient contraints à la portion congrue, les Amerloques, obligés de se contenter des émeutes fomentées par les suprémacistes noirs, ce qui n’est tout de même pas la même chose. Voilà où il en est arrivé, le Président élu! Pour donner des gages concrets aux gauchiards forcenés qui font désormais la pluie et le beau temps chez les Démocrates, il baisse la garde, le vieux Joe, il baisse même carrément son froc mais ça, manifestement ça ne le dérange pas, il a l’habitude, près de soixante ans de compromission politique ça vous blinde son homme. En revanche, s’il voulait jeter un bon gros baril de pétrole sur le feu qui couve chez les partisans du gros Donald, il ne s’y serait pas pris autrement. Parce que ces petits blancs, ulcérés de s’être fait couillonner et persuadés que les Démocrates leur ont subtilisé la victoire, avaleront difficilement une provocation de cette envergure; ce genre de coup c’est carrément un ferment de guerre civile, nous verrons bien ce qu’il en sortira mais leur sacro-sainte démocratie trimballe désormais du plomb dans l’aile. Il a du souci à se faire le pauvre Robinette, ça va lui procurer une fin de vie agitée…bon, remarquez quelque chose me dit qu’il fera surtout la sieste, les autres, genre la mère Kamala Harris, auront à cœur de le laisser autant que possible en dehors des affaires sérieuses, dame, il faut bien l’économiser si on veut qu’il tienne quatre ans…après on verra…
Donc, en gros et si l’on y regarde bien, la mode serait plutôt à la grande ouverture des frontières. Dans de telles conditions, comment voudriez vous que nous autres franchouilles, toujours à l’avant-garde, nous nous mettions à jouer les rétrogrades? Alors, pour tout vous dire, quand l’équipe de choc des Macron-Castex, pour contrer les variants exotiques du Covid, fait savoir qu’elle renforce les contrôle aux arrivées des aéroports, il convient de ne pas prendre la chose au tragique. On met en place une procédure -chose que notre admirable Administration maîtrise à la perfection- aux termes de laquelle les voyageurs devront présenter un test PCR et s’engager sur l’honneur à respecter une semaine de quarantaine. Vous voyez tout de suite, j’en suis sûr, l’effet que ces mesures vont provoquer chez Mohamed, ou Mamadou, ou Joao, enfin les personnes concernées, quoi. Oui, parce que le test, vrai ou faux, récent ou pas, peu importe, on n’y regardera pas de trop près…quant à l’honneur, oh sacrebleu, je les entends d’ici rigoler comme des baleines, les trois précités. L’honneur! Vous vous rendez compte? Mais ça ne fait rien, allez, de toute façon, comme disait naguère le camarade Présipède le virus n’a pas de passeport…et même s’il en avait un, pas sûr qu’on le contrôlerait, faut pas déconner!
Voilà, ce sera tout pour aujourd’hui, que la semaine prochaine vous soit douce et ne vous inquiétez pas trop, après tout il faut bien mourir de quelque chose.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Le variant anglais

Comme dit si bien l’ami Hank Hulley, « tu sais old frog, Trump n’a rien organisé du tout; il n’a pas non plus appelé à l’invasion du Capitole, il a juste confirmé l’arnaque électorale dont le fruit blet est Robinette Biden, le vieux combinard, ex-sous-fifre de Bamboula, une espèce d’ectoplasme sorti des son néant gâteux pour calmer les gauchiards sans effaroucher le gros des électeurs démocrates. Évidemment ça ne peut pas leur faire plaisir, à tous ces supporters Trumpistes, de réaliser qu’ils l’ont dans le baba, et bien profond, ce n’est pas le genre de la maison. Toutefois, de là à s’en aller mettre à sac le temple de la démocratie amerloque, un bourge comme Donald ne l’eut jamais imaginé. Après, faut reconnaître, ils avaient de quoi se fâcher tout rouge, ces gros ploucs, la prétendue victoire des bien-pensants, pour eux c’est non seulement un camouflet, mais encore la certitude de perdre tout ce qu’ils avaient pu récupérer grâce au rouquemoute, à commencer par l’appui de l’État contre les envahisseurs. Les temps qui arrivent marqueront le retour des jours sombre pour les petits blancs. Tu auras remarqué, sans doute, l’histoire de la bonne femme qu’un flic du Capitole a flinguée à bout portant? Extraordinaire, non, le silence absolu des media! Pas le moindre article, pas la moindre explication, absolutely nothing, le silence et la nuit! En revanche, le premier malfaiteur noir trucidé par les flics, là c’est tout de suite la révolution, le branle-bas de combat, l’indignation généralisée, les vociférations, les criailleries, les tribunes, les articles enflammés, les « j’accuse! », les sportifs tronche basse qui mettent un genou à terre, les politicards qui se croient obligés d’en faire autant, bref la levée de bouclier de tout ce qui pense comme il faut dans le monde entier. Chez vous, les Frogs, c’est encore pire, à la simple idée d’égratigner un tant soit peu une racaille basanée ou d’éborgner légèrement un activiste de gauche, vous baissez carrément vos frocs et laissez libre cours à la violence criminelle de tous les malfaisants qui s’avisent de descendre dans la rue. En revanche une pauvre daronne qui meurt sous les balles d’un flic (non, je parle de projectiles d’armes à feu, qu’allez-vous chercher!) on s’en fout à un point où ça en devient carrément exemplaire. En gros, les blancs de droite ça peut crever, c’est pratiquement une bonne action de les bousiller, ces salauds-là! Et qu’il s’agisse d’une femme, sans arme, juste un peu énervée mais totalement inoffensive, ne présente aucune importance, c’est pareil, qu’elle crève dans l’indifférence générale et que les autres n’y reviennent plus, voilà! Vous imaginez, vous, l’effet produit, au cas où l’un de vos poulets se mettrait à tirer à balles réelles sur les manifestants…oui, enfin les gauchiards, bien sûr, les autres ne manifestent qu’à titre tout à fait exceptionnel, comme le mariage par derrière, avec son cortège de grands mères asphyxiées aux gaz lacrymogènes. Eh bien vos media, la mort de cette nana, ils s’en foutent comme de leur première sniffette, vos humanitaristes bien comme il faut ça leur en touche une sans faire bouger l’autre, comme disait un de vos rigolos de présidents d’avant…aujourd’hui il n’y aurait manifestement pas grand chose à faire bouger! »
Furax, donc, mon vieux copain d’outre-atlantique. Remarquez qu’il y a de quoi, voici maintenant venir la sanction suprême à l’encontre du président sortant: excommunié de Twitter, voilà, et puis aussi de Facebook et autres Youtube! Bien fait pour sa gueule, pas vrai? Avec un adversaire proclamé vainqueur par CNN on reste dans la plus parfaite continuité…et Robinette, sa victoire c’est bien aux media qu’il la doit! Une fois officialisé par les incontestables arroseurs universels en infos judicieusement travaillées, il ne restait plus aux autorités constituées qu’à se débrouiller pour suivre, ce qui fut rondement mené. Quant à Donald, que vouliez-vous qu’il fît contre la vraie puissance, le pouvoir absolu des GAFAM, les monstres écrasants du numérique qui ont fait d’une poignée de petits merdeux californiens les maîtres incontestés de la planète. Un président des States, en comparaison de ces gens là, n’est que roupie de sansonnet, ça ne compte pas, surtout quand il arrive en bout de course, cocu, battu et finalement résigné. Après son dernier coup de gueule mal terminé et la bronca médiatique qui s’en est suivie, il a fini par comprendre; désormais, comme le lion de la fable « il attend son destin sans faire aucune plainte« , à peine se fait il porter absent pour l’investiture de Robinette, ce qui lui est immédiatement reproché comme une inadmissible entorse à la tradition. Et pour finir en beauté, la dernière idée lumineuse d’une bande de connards parmi lesquels on trouve sans surprise nos enfoirés de France-Culture (l’esprit forfaiture), qui suggèrent son éviction immédiate afin d’éviter qu’il ne mette à profit les dix jours qui lui restent pour déclencher le feu nucléaire, or something else, ainsi que l’ajoute finement le camarade Hank! Mieux vaut n’en plus jamais parler, cette parenthèse Trump, sans lendemain, apparaît comme une énormité dans le monde policé de la gentille démocratie bien-pensante et franc-maçonne, humanitariste et vérolée jusqu’au trognon. C’est ce que je me suis dit après avoir raccroché ce merveilleux Whatsapp qui nous met si aisément en contact avec le bout de la Terre. Whatsapp partie intégrante de cet empire Zuckerberg qui nous bouffera un jour ou l’autre si Google ou Amazon n’y sont pas parvenus avant. Je vous écris ça sur un blog ressortissant audit empire, ce qui m’ennuie beaucoup, certes, vu que mon choix avait consisté à quitter Over-Blog, cet hébergeur franchouille qui faisait une chasse impitoyable aux sites de droite et les supprimait sans préavis à la première incartade…un peu comme Twitter et Fesse-Bouc viennent de procéder à l’encontre du père Donald… moi qui croyais qu’avec les Amerloques on ne risquait rien! Il faudrait les boycotter, tous ces salopards… et on fait comment, à votre avis? C’est un peu comme si nous décidions de faire la grève de l’oxygène en cessant de respirer, c’est mort, quoi, ils ont gagné les petits Californiens! Et nous l’avons dans l’os! Encore heureux que je ne me sois jamais servi de Twitter, au moins ceux-là je les enquiquine, c’est toujours ça que les geek n’auront pas. Exit le gros mal embouché et voici venir Robinette, ouf, tout va enfin rentrer dans l’ordre!

Tout? Oui enfin pas tout à fait. L’ordre règne à Washington, certes, un peu moins à Varsovie parce que là, notamment, siègent les sales populistes du Groupe de Visegrad, ces méchants Européens qui refusent de se laisser envahir; mais en tout cas ce qui règne avant tout en ce début 2021, c’est le Covid. Allumez n’importe quelle chaîne d’info, même celle de Bolloré -grâce soit rendue à ce Monsieur qui tente de rétablir un minimum d’impartialité sur les ondes et se fait donc traiter de facho- vous n’entendrez parler que de virus et, corollairement, de vaccination. Notez bien que le sujet m’apparaît de plus en plus sérieux, les copains qui en claquent, de cette saloperie, commencent à se faire un peu trop nombreux à mon goût. L’affaire vire carrément au critique, ne nous y trompons pas, car notre destin se trouve entre les mains de zigotos du genre Véran ou, encore pire, Salomon. Avec des pointures de ce calibre vous pouvez numéroter vos abattis et espérer que cette saloperie vous passera à côté sans vous repérer; dans le cas contraire priez, c’est votre seul recours.
D’autant qu’en attendant ses collègues sud-africain et brésilien, réputés encore pires, le variant anglais est dores et déjà parmi nous… Mais non, pas le gland avarié, Jeannot le « variant anglais », je ne rigole pas, là, et puis elle est foireuse ta contrepèterie, il manque un « A ».( Il se révèle souvent drôle, Jean Foupallour, mais c’est quand il ne le fait pas exprès!) Donc, foin de cette interruption mal à propos! Je vous disais donc que le variant rosbif, bien plus infectieux que son ancêtre chinetoque, se trouve en passe de nous contaminer à toute blinde. Nous le savions (j’allais dire « de Marseille » mais ça ne marche qu’avec le présent) depuis l’affolement manifesté par Boris Johnson juste avant la Noël. Et pour qu’il panique, celui-là, je vous garantis qu’il en faut! Sauf que, bien entendu, forts du principe macronnien aux termes duquel « le virus n’a pas de passeport« , nous évitâmes alors de fermer la frontière. Tout juste nos élites ont elles décidé de bloquer à Douvres les pauvre camionneurs, dans leurs centaines de bahuts agglutinés, contraints de se fourrer un écouvillon dans le pif…voire  ailleurs, en attendant un résultat dont la fiabilité apparaissait nécessairement douteuse. Quoi qu’il en soit le mutant en question se trouve bel et bien, désormais, sur le territoire de la Répupu. Il compte manifestement y prospérer paisiblement et supplanter dare-dare son prédécesseur. A tel point qu’avec une vigueur inattendue le nouveau maire socialo de Marseille vient de lancer une opération inédite visant à tester-tracer-isoler l’ensemble de la population! Avec le concours des marins-pompiers et, sans aucun doute, la participation active de l’institut présidé par notre vieux pote Didier, le savant de Marseille, il s’agit de traquer le nouveau virus et de le circonscrire autant que possible. On leur souhaite bien du plaisir aux susdits pompiers de marine, les quartiers-nord les attendent de pied ferme!

Bonne semaine à tous et faites gaffe au virus britannique, ces gens-là ne nous ont jamais fait de cadeaux qu’empoisonnés.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Ô connards de l’an II!

Pour clôturer une année bizarre, nous ne pouvions pas faire moins qu’une Saint-Sylvestre insolite. Moi, je m’en fous un peu, vous savez, du passage de relais entre un an périmé à un autre tout neuf, finalement on ne perçoit pas la différence, un peu comme les frontières dans la cambrousse, j’en connais plein comme ça, vous changez de pays et ça reste pareil…tout cela n’est que conventions et artifices, rien qui vaille la peine de festoyer. Alors, bon, 2021 ça ressemble furieusement à 2020, avec juste, pour les privilégiés des départements concernés, un couvre-feu avancé à six heures du soir…faut faire avec, on n’est pas à une ânerie près. Cela dit, on sait déjà grosso-modo ce que nous réserve le nouveau millésime: le règne du coronavirus pendant encore au moins six mois, voire plus pour peu qu’on se loupe sur une vaccination qui, même pas commencée, semble déjà trimballer un paquet de plombs dans l’aile. Suivant comment ce coup-là va tourner, on n’aura plus qu’à passer toute l’année à moitié confinés, masqués et gélifiés…oui, parce que le gel hydroalcoolique, invention tout à fait géniale, nous ne sommes pas près de nous en défaire, ce sera notre compagnon des mauvais jours, même quand on en aura fini avec les mesures les plus contraignantes, ça va rester, ça; le masque j’en suis moins sûr, mais le truc plus ou moins gélatineux dont on s’enduit les pognes je lui pressens un avenir long et radieux, y a pas de raison! Une fois qu’on est bien habitué à se désinfecter, je vois mal comment on s’arrêterait, avec toutes les saloperies qui se baladent (non, je parle juste des microbes et des virus, nos amis de la Diversité n’ont pas grand chose à voir là dedans). Rien que la gastro, tenez, l’hydroalcoolisation nous en préservera à coup sûr, faut juste continuer, et si ça ne marche pas avec le SIDA, pour des raisons évidentes, ça peut nous faire aussi d’autres trucs. Et pourquoi pas la grippe, pas vrai, depuis le gel hydro et les masques on n’en parle même plus…remarquez heureusement parce que pour le coup, si on comptait sur le vaccin idoine, si vivement conseillé naguère par les comiques qui nous gouvernent, on en serait déjà tous claqués! Plus une seule dose disponible depuis le moins de Novembre, dites donc, à croire qu’il ont mieux à faire que le vaxigrip, nos labos…il est vachement plus cher, non, le covivaxid…la question ne se pose même pas…Plaît-il? Ah oui, les types qui pètent du Covid, si ça se trouve c’est de la grippe? Bon, moi vous savez je n’en sais que ce qu’on veut bien m’en dire dans les media…oui, des mensonges, vous avez tout à fait raison mais cela ne fait pas avancer le schmilblick, vu que si nous connaissons le mensonge, la vérité, en revanche, bien malin qui pourrait la débusquer, c’est réservé à une élite, vous savez…et encore…
Donc, pour en revenir à mon propos initial, je vous parlais d’une Saint-Sylvestre insolite, pour vous introduire (m’enfin, laissez moi donc finir avant de persifler fielleusement!), pour vous introduire, vous disais-je au récit de ma fin d’année personnelle. Que vous vous en foutiez ou pas, du reste, vous y aurez droit! Mais vous allez voir, rien de bien méchant, rassurez-vous, tristounet, certes, j’en conviens… Pour tout vous dire c’est l’ami Blaise Sanzel qui nous a lancé les invitations. Proprio d’un vaste appartement -il est bien le seul, nous autres donnons plutôt dans le deux-pièces étriqué- l’ami Blaise nous convia donc à un apéro dînatoire, le 31 Décembre à 17 heures pétantes vu qu’il convenait de cesser toute hostilité vers les sept heures et demie, le temps pour tout le monde de rentrer à la maison avant les 135 balles d’amende. Ce soir-là il fallait en effet numéroter ses abattis, les forces de l’ordre étant sur le pied de guerre, prêtes à dégainer le carnet à souche à la moindre silhouette vacillante de vieillard perdu dans les rues après les vingt heures fatidiques. Et croyez moi si vous voulez mais un cacochyme déambulant à huit heures cinq, ça se coxe beaucoup plus facilement que deux-mille teufeurs, camés à bloc, occupés à raver deux jours et deux nuits consécutifs. La consigne apparaissait donc tout à fait claire, la fiesta blaisienne s’achèverait quatre heures et trente minutes avant 2021…voilà la rançon du Covid et de l’élection de Présipède, deux calamités de ce calibre comment voulez vous qu’on s’en sorte indemnes, pas vrai?

Cela dit, à l’heure prescrite nous étions tous là, le ban et l’arrière ban de DERRIERE NAPOLEON, non seulement le noyau dur, je veux dire les trois mous-à-terre, Foupallour, Grauburle, le vieux Maurice et votre serviteur, mais encore dame Thérèse, toute pomponnée, comme au temps de sa splendeur prostitutive, mais avec un effet nettement moins vendeur, les deux pétroleuses Marlène et Pompy, Maître Jean Trentasseur toujours fringant derrière sa rosette, et même notre ami Yves Rognes, descendu de son ermitage Trounazéen en dépit d’une météo un peu disgracieuse. Tout ce petit monde s’employa donc à déquiller sans barguigner, les Cristal-Roederer du père Blaise. Es qualité de puissance-invitante, ce dernier ne manqua pas de monopoliser le crachoir, il adore se raconter, Blaise Sanzel, c’est là son moindre défaut. L’ennui c’est que nous savons d’avance ce qu’il va nous déballer- enfin c’est ce que nous croyions- mais en même temps, à quatre-vingt-quinze balais on peut gâtouiller un peu, le contraire paraîtrait presque inquiétant. Et puis, c’est tout de même un personnage! Un type qui est fier d’avoir fait son beurre, c’est le cas de le dire, dans le marché-noir! Tout jeune, il préférait déjà ramasser un max de blé plutôt que d’aller se faire trouer la peau en compagnie de communistes abrutis et malodorants. Mais content de lui aussi quand il raconte son prompt retournement de veste au moment opportun juste avant la libération, ses aventures africaines inavouables aux derniers temps coloniaux et tout le reste aussi, notamment sa conversion au mitterandisme quand il lui apparut opportun de se placer du côté où ça pourrait payer. Bref, toute une vie de honteuses compromissions que la plupart enterrerait sous plusieurs couches d’oubli avec la seule inquiétude de tomber sur des affranchis capables de ressortir le fumier de sous le tapis. Blaise, lui, il ne craint plus rien de ce genre, vu que tous les témoins sont cannés depuis belle lurette, et de toute façon il s’en fout et s’en est toujours foutu: sa vie il y tient, il la trouve chouette, il vous la fait donc partager sans tact ni mesure…et après tout il a bien raison, il a tout traversé le mec, avec un sens de l’équilibrisme qui, non seulement lui a toujours sauvé la mise mais encore l’a rendu absolument plein aux as, pété de thunes à ne savoir qu’en faire! Son fils unique et sans descendance se révélant désormais trop vieux pour profiter sainement du pactole, il nous a annoncé sa décision de créer une fondation pour venir en aide aux petits africains issus des amours coloniales…il imagine qu’il en existe forcément des dizaines, voire des centaines, au bout de cinq bonnes générations, qui trimballent ses propres gènes au cœur de l’Empire perdu de la Répupu. Sur le tard ça le travaille, ce sacré Blaise, voilà ce que c’est que de devenir trop vieux, on se pose des questions, on se découvre des remords, on voudrait réparer si c’était encore possible, ne pas laisser pisser le mérinos, partir le cœur plus léger, en somme…tout le monde ne se contente pas d’une bonne absolution pour se dégrever la conscience.
Bref, du coup il nous aurait plutôt coupé la chique, l’ancêtre fondateur de la tribu des Sanzeliens, qu’aurions nous pu raconter après ce genre de révélation? Pas facile…nous vîmes bien le Maître Trentasseur proposer ses services pour l’aspect juridique des choses, mais trop tard, le vieux avait déjà tout réglé par l’entremise d’un cabinet parisien spécialisé dans ce genre de montage. La Fondation Sanzel a pris corps, elle existe, il n’y a plus qu’à l’arroser afin qu’elle pousse vigoureusement, ce que nous fîmes jusqu’à 19h30 en cette Saint Sylvestre de l’an 2020, dit également l’An 1 du Covid. La parole appartient désormais aux soldats de l’an 2, armés de leurs piquouses à vaccin surgelé.

Ô connards de l’an 2! Ô guerre! Ô bastringue!
Contre le corona tirant ensemble leurs seringues,
Ministre branquignols,
Confinement maudit, couvre feu de mes burnes,
Présipède ahuri, erreur sortie des urnes,
Suivi de ses guignols!
………………………………………………………………….

Chacun de son côté regagna ses pénates,
De ce premier janvier nous oublierons la date,
Et pour finir la nuit privée de réveillon,
Sans le moindre bisou, le moindre cotillon,
Je m’en fus me coucher tout seul dans mon plumard
Avec un vieux bouquin de Frédéric Dard,
Même s’il manque un pied je n’en ai rien à foutre,
Vu le covid ambiant je préfère passer outre,
Pour ce coup-ci voilà , vraiment ce sera tout,
De cet an à la con je suis venu à bout!

Bonne année à tous et ne vous en faites pas trop pour l’an 2, il n’y aura peut être pas d’an 3…enfin, espérons-le…

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Le Covid nouveau est arrivé!

Voilà Noël déjà passé! A vrai dire on ne s’en est pas trop aperçu, chacun s’est cantonné dans ses quartiers et, malgré une levée un peu hasardeuse du couvre-feu le 24 décembre, la morosité a régné sur la ville. Il faut bien dire qu’avec tous les troquets fermés, les restos aussi, pas de cinoche, pas de théâtre, pas de boîtes, enfin rien à foutre dehors en somme, on voit mal comment il en eût été autrement. Les réunions familiales, en outre, faisant l’objet de consignes drastiques assorties de prédictions terrorisantes en cas d’infraction à la doctrine officielle, se limitèrent à la plus simple expression, les vieux crevant de trouille et les jeunes manquant de l’envie, déjà peu vigoureuse en temps normal, d’aller biser leurs aïeux. Pour couronner le tout, les Rosbifs nous ayant sorti de derrière les faggots (1) un super virus muté, vachement plus contagieux que son ancêtre chinetoque, la frousse obsidionale s’en est trouvée revigorée, reboostée, fortifiée, peut être pas décuplée mais au bas mot doublée, à l’instar de la transmissibilité du covid nouveau. Annoncée par l’ami Boris avec sa plus belle tête d’enterrement, la survenance tonitruante de ce dernier (pas Johnson, m’enfin, le virus mutant!) jaillit dans les chaumières comme une giclée de foutre, grâce à l’intervention immédiate et massive de media toujours à l’affut du coup susceptible de semer la panique dans le landerneau coronoviral. Assortie de mesures de confinement extrêmes dans le Sud-Est de la perfide Albion, la nouvelle se traduisit immédiatement par un blocage à Douvres des camionneurs Européens dont un gros paquet de franchouilles, désireux de rentrer au bercail pour Noël et du coup baisés en canard par des autorités françaises plus regardantes sur le retour de ses nationaux que sur l’accueil au Pays des Droidlom des »réfugiés » islamiques. L’exigence d’un test PCR immédiat, réalisé dans la cabine même du quarante-tonnes avec prélèvement par les intéressés eux-mêmes, faute de personnel, les petites infirmières anglaises n’étant pas toutes enthousiastes à l’idée de s’en aller, dans l’intimité feutrée des bahuts, chatouiller les narines à des routiers sympa en manque d’affection depuis plusieurs jours, dans le meilleur des cas. Cela dit, l’auto- prélèvement risque de produire des résultats aléatoires, les pauvres malheureux, derrière leur volant n’ayant pas forcément bien assimilé le principe. Aussi en a-t-on vu un, à la télé, qui se collait le coton-tige dans la bouche… et la probabilité que la plupart s’écouvillonnent au petit bonheur la chance les divers orifices dont la nature pourvoit tout un chacun, pourrait bien prendre des valeurs très élevées, rendant ainsi la négativité des tests quelque peu hasardeuse. C’est bien encore des combines à la Cachsex, ça! Mais en tout cas les files interminables de gros-culs en attente de franchissement du Chanel n’ont pas manqué de produire leur petit effet dans les foyers crevant de trouille.Faut il y voir aussi un quelconque rapport avec la conclusion concomitante du Brexit-Deal? Je n’en sais trop rien mais je vous avoue que, les coïncidences étant rarement le fruit du hasard, je ne puis me défendre d’un petit doute, tout en ayant quelque peine à déceler une intention claire…nous allons donc laisser aux braves défenseurs de nos frontières -bien qu’au dire de leur big-boss le virus n’ait pas de passeport- le bénéfice du doute. En tout cas l’alerte au virus nouveau est bel et bien lancée! Le réveillon de Noël s’est donc révélé aussi insipide que la Messe de Minuit du Pape Bergoglio, avancée à 19heures 30 et bâclée avant vingt-deux heures, devant une poignée clairsemée de pistonnés masqués et pas bien rassurés. Seul le petit Jésus en porcelaine conservait sur son visage poupin un air de sérénité enjouée, impropre toutefois à détendre une atmosphère plombée par la pétoche des postillons pontificaux.
Cela dit, pas de panique, nous avons désormais le vaccin. Dès ce matin à Sevran, en plein cœur de ce neuf-trois si joliment marqué par la diversité coranisée, la première vaccinée, une pauvre vieille d’hospice, prénommée Mauricette, passait sans préavis d’un anonymat croupissant à une célébrité fulgurante! Mauricette c’est la vedette! Bon, pour l’instant, vu qu’on dispose d’une soixantaine de doses on se contentera de limiter la piquouse à deux ehpad judicieusement choisis, mais l’essentiel c’est de participer, comme on dit, et désormais nous participons au mouvement général de diffusion de la souche Pfizer-Biontech, alléluia, les choux sont gras!
Toutefois, attention, ne comptez pas sur moi pour dénigrer, je sais qu’en disant cela je vais me mettre plein de monde à dos mais tant pis: il est évident qu’un virus se balade et qu’il est potentiellement dangereux, en conséquence s’il existe un moyen de s’en prémunir, profitons-en. Moi, en tout cas, je ne manquerai pas de me faire vacciner à la première occase, j’en ai plus qu’assez des confinements, des couvre-feus et de toute cette litanie médiatique qui nous empoisonne l’existence depuis près d’un an. Et pour tout vous dire, ma seule crainte dans l’affaire, vient de la capacité de cette saloperie à muter tout le temps, ce qui pourrait réduire à néant les espérances vaccinales. Pour le moment c’est encore à peu près le même virus qu’au démarrage de l’épidémie mais rien ne dit qu’une variante n’apparaîtra pas un jour ou l’autre qui se foutrait complètement des anticorps des camarades Pfizer et autres Moderna. J’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer, la nature possède des moyens de défense que nous ne soupçonnons même pas; quand il s’agit de se débarrasser d’une espèce hyper-invasive et terriblement nocive du calibre de la nôtre, les mécanismes d’équilibre qui se mettent en œuvre doivent y parvenir, y a pas de raison, c’est juste une question de temps. Alors, ce virus là ou un autre ça finira bien par nous foutre en l’air, vous savez, tôt ou tard, c’est tout à fait probable. Depuis un peu moins d’un siècle l’humanité s’est dotée des moyens de défense les plus efficaces, mais le combat reste inégal et nous le perdrons forcément. Une maladie à la con ou quelque autre calamité apocalyptique finiront par nous avoir la peau!
Alors, vous vous demandez sans doute ce qui me prend, comme ça, à jouer les prophètes de malheur et, j’en conviens, c’est là une question tout à fait pertinente. Bon, c’est juste que j’en ai ras la calvitie de tout ce que je lis et entends depuis le début de cette histoire de coronavirus. Chacun dit la sienne, les branquignols qui nous gouvernent perdent complètement les pédales, confinent, déconfinent, reconfinent à tours de bras, les profs de médecine, qui n’en savent guère plus que le commun des mortels, pontifient allégrement, qui pour vanter la chloroquine, qui pour la dézinguer, et au final ce tohu-bohu sans queue ni tête se traduit par une catastrophe économique, probablement sans précédent, dont nous allons payer le prix pendant plusieurs années, désormais. Les seuls qui tiennent la route dans ce bordel-arabe restent les laboratoires à vaccins, ceux-là fonctionnent sur la base d’une logique rigoureuse, basée sur la perspective de vendre des milliards de doses, ce qui représente un jackpot d’autant plus juteux que les États assureront la solvabilité d’une demande quasi illimitée.Pourquoi voulez vous, alors, qu’ils cherchent à nous empoisonner, ces braves labos? Tuer la poule aux œufs d’or, vous savez, c’est tout à fait contraire aux principes de base de l’économie de marché! Pour tout vous dire, les types qui font ce genre de calcul économique en vue de s’en coller plein les fouilles m’inspirent confiance, à moi, alors qu’en revanche, les désintéressés de tout poil qui ratiocinent dans le vide me laissent toujours éminemment sceptique. Les gagneurs de sous ont les pieds sur terre, eux, c’est même à ça qu’on les reconnaît le mieux…pour paraphraser mon vieux pote Audiard.

Adoncques, pour en revenir à mon propos initial, le covid nouveau made in England est arrivé! Nous avons déjà un Tourangeau expatrié qui nous l’a rapporté, j’imagine qu’il n’est pas le seul, vu le nombre de camionneurs en manque qui ne cessent de débarquer à Calais munis de leur viatique en forme de test négatif bidon. Ces types-là, on ne sait pas trop ce qu’ils ont fabriqué dans le pays de la Queen Elizabeth mais je puis vous garantir qu’en ce qui concerne les gestes-barrière il ne faudra pas trop compter sur eux, après des jours et des jours de confinement en cabine avancée! Ils vont nous le diffuser à la vitesse du cheval au galop, le virus modifié, vous pouvez me faire confiance! Et comme il s’est révélé deux fois plus infectieux, il va bien nous aider les Véran et autres Professeur Défraîchi, à proposer au Chef de l’État de nous donner de ses nouvelles, retour de Brégançon où il doit se geler les glaouirs vu le froid polaire qui nous tombe dessus! La mémère Bribri risque la fluxion de poitrine dans cette vieille forteresse pleine de courants d’air, c’est bien pour l’été, comme maison de vacances, mais pour les frimas ça manque d’isolation… à se demander s’il ne l’aurait pas un peu fait exprès, ce coquin de Présipède!
En tout cas, je ne sais pas ce qu’il nous racontera pour la Saint-Sylvestre, ce garçon, mais il aura l’embarras du choix! Gageons qu’il ne nous reconfinera pas tout de suite, en guise de vœux ça la foutrait mal; il laissera ce soin à son couillon de Premier Ministre, après comptage des bagnoles cramées pour fêter le nouvel an, ça lui fera un sujet de conversation au Gascon. On n’a pas fini, c’est moi qui vous le dis!

Alors finissez bien l’année…enfin comme vous le pourrez, dans la conjoncture il ne faudra pas être trop regardant.
Je vous dis à l’an prochain, si tout va bien, et je vous souhaite de commencer 2021 le mieux possible…pour le moment on se contentera de ça…

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Oui, en réalité ça ne veut pas du tout dire la même chose, comme disait mon prof d’anglais des années cinquante « il faut se méfier des faux amis »… c’est valable pour tout, vous savez.

Justice Immanente

On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, vous savez, par les temps qui courent (qui courent à la catastrophe, même) il importe de se débrouiller tant bien que mal… les moyens du bord, nous autres marins qui savons (de Marseille, je ne vous le cache pas) ce que parler veut dire, ça nous évoque! Imaginez donc un peu vous trouver en plein milieu de l’anus du Père Tout Puissant, avec un immense rond de mer plus ou moins malveillante tout autour et un immense rond de ciel plus ou moins courroucé tout au dessus, eh bien c’est là qu’ils prennent vraiment leur sens, les moyens du bord! Débrouillez vous avec, vous n’avez pas d’autre choix, ou alors crevez, vous mordez le topo? Ben là, aujourd’hui c’est un peu pareil, en moins tragique, bien sûr, mais on retrouve l’idée, « faute de grives on mange des merdes », comme le dit si bien Jean Foupallour…Eh bien justement, c’est en compagnie de ce dernier, du vieux Maurice et aussi de Marcel Grauburle, que nous décidâmes enfin de faire front, d’attaquer la réalité par son flanc le plus faible et d’utiliser le terrain, un peu comme Napoléon lorsqu’il avait encore Joséphine pour lui insuffler le génie, parce que dans certains cas, lorsque c’est vraiment du très lourd, l’amour peut produire ce genre d’effet. Et vous remarquerez -si vous voulez, n’est-ce pas, sans quoi vous pouvez aussi aller m’attendre un peu plus loin- qu’il a commencé à partir en quenouille du jour où il l’a répudiée, sa nana, ce n’était plus ça, voyez vous, les victoires foudroyantes, genre Austerlitz, n’appartenaient plus qu’au passé; il ramait, Napo, et puis il a fini par couler à pic, comme un rafiot sans mazout et sans gouvernail, drossé sur les récifs, foutu, désenchanté… Notez bien que c’eût été perdu de toute façon, tôt ou tard, car nous ne gagnons jamais contre les Anglo-saxons, l’autre rigolo de Barnier finira bien par s’en apercevoir lui aussi… Sauf qu’il s’en tamponne, Barnier vu qu’en toute hypothèse personne ne l’enverra croupir à Sainte-Hélène, celui-là; quelle que soit l’issue de ses négociations à la con il en sortira toujours avec les félicitations du jury, une promo, un gros paquet de pognon récupéré au passage et du matériau costaud pour le chouette bouquin qu’il publiera un jour ou l’autre pour se faire plaisir, même si tout le monde s’en fout comme de sa première capote.
Bref, je ne digresserai pas plus longtemps. Je vous disais donc que ce matin, avec mes trois potes précités, nous prîmes la décision de réagir. Le sort funeste qui nous bouffe les plus belles années de nos vieillesses à force de confinements, de restrictions, de couvre-feu et de gestes barrière, ne saurait plus longtemps priver nos gosiers de l’apéro convivial du dimanche matin. Si, par la faute de ce malencontreux virus, notre base avancée, Derrière le pauvre empereur précité, nous fait grave défaut, nous ne nous laisserions pas, pour autant, dégringoler de plus en plus vite la pente lubrifiée qui mène à la neurasthénie, à la dépression, au désespoir voire au suicide. Comme dit Grauburle, « si on continue comme-ça on n’aura plus qu’à commander le cercueil, c’est Mémène qui serait obligée de raquer pour l’enterrement et ça la ferait tellement renauder qu’elle serait foutue de me chier sur la tombe! » D’où l’idée d’une contre-attaque de grand style pour rompre enfin l’encerclement! L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme, comme le versifiait admirablement ce con de Totor, le vieux cochon génial qui aimait tellement les petites boniches que de nos jours il eût fini sans doute en victime expiatoire des Femen et de Me Too. Une sorte de Minou-la-Tringlette mâtiné de Weinstein, sauf que le père Hugo, lui, n’appartenait pas le moins du monde au Peuple Élu et, en dépit d’un conformisme intellectuel qui lui mettait les yeux un peu à côté des trous, restera à jamais comme un monument immense pour l’humanité tout entière et ses dépendances. Remarquons au passage qu’il n’y a désormais plus personne pour nous faire ce genre d’honneur, vous voyez Bernard-Henry Lévy en génie universel, vous? Remarquez bien que si la Répupu n’avait pas fait massacrer la fine fleur de notre jeunesse entre 14 et 18, vous savez « La République nous appelle, sachons vaincre ou sachons mourir… », ils ont bien su mourir, les jeunes de cette triste époque, ce qui a permis à tout un tas de gens arrivés d’un peu partout de s’emparer des places vides…voilà pourquoi, aujourd’hui, nous récoltons tout un tas de génies plus ou moins frelatés mais au goût étrange venu d’ailleurs, comme l’infecte boisson qui s’en vantait naguère.
Bon, c’est pas tout ça mais l’heure avance et il faudrait sans doute en venir au fait. Alors voilà, ce matin, avec mes trois vieux machins, nous décidâmes de fêter, contre vents et marées, le dernier jour de l’Automne. Et pourquoi pas, hein, vu que demain l’hiver arrive, avec son cortège de vent, de pluie et de neige (comme disait une petite poésie dans le genre de celles que, laborieusement, on apprenait en CE 2, au temps où l’école laïque et républichose enseignait encore quelques vagues trucs aux morpions). Ne voulant surtout pas laisser passer l’occase, nous nous mimes donc en tête de casser la gueule à une petite roteuse, afin de célébrer l’événement…pour être tout à fait franc, la prudence nous conduisit à en prévoir une seconde, au cas où. Bien nous en prit car, selon la maxime métaphorique en vogue dans le monde des pochetrons, « on ne marche pas sur une patte ». Cela dit, afin de respecter les consignes de Cachsex et consorts, l’idée nous vint d’utiliser à cette fin le garage de Grauburle, seul local susceptible de nous accueillir tous les quatre dans l’absolu respect des distances de sécurité. Une fois sortie la 4L il nous restait à nous installer confortablement sur les deux banquettes de celle-ci, dûment démontées, car à l’époque les concepteurs d’automobiles pensaient à ce genre de choses, ils prévoyaient le pique-nique (ta mère!), voyez vous, et fournissaient à l’heureux acquéreur de la bagnole un moyen facile et astucieux de s’asseoir confortablement en toute circonstance. Les bouteilles et les verres dûment posées sur une poubelle retournée nous pûmes commencer à arroser comme il convient, à la douce lumière d’une antique lampe à pétrole, le jour le plus court.
C’est Foupallour qui a le mieux résumé la situation.
-« Vous savez, les mecs, on se serait installé dans un tombeau, finalement, ça nous aurait évité les odeurs d’essence. C’est pas pour dire qu’elle pue, ta chignole, Marcel, mais on respire moyen dans ce gourbi…bon, à la vôtre quand même, fait il en se votant une belle rasade de Champagne, si on sort d’ici avec mal à la tronche faudra peut être pas trop incriminer la boisson, vous ne croyez pas? »
-« Ben oui mais qu’est-ce que vous voulez, rétorqua l’automobiliste ainsi mis en cause, on n’y peut rien, à nos âges le principal c’est d’éviter de choper cette saloperie de Covid, vous savez ce qu’on dit, pas vrai, passé soixante-dix balais si on se pointe à l’hosto, on a droit au couloir de gauche, celui qui conduit direct à la morgue sans passer par la case départ! Alors, vous vous rendez compte, un garçon comme Maurice qui tutoie les quatre-vingt-cinq! Ils le collent au frigo tout de suite, même pas y z’attendent qu’y soye claqué! C’est tout de même moins risqué de respirer un peu d’huile moteur, enfin personnellement je trouve… »
Moi, occupé à couper les tranches de saucisson appuyé sur la poubelle, j’avais dans l’idée qu’un peu de rusticité ne saurait nuire au bien être de celui qui a sa conscience pour lui, mais en même temps, comme dit l’autre corniaud, je regrettais amèrement le bistrot, son confort douillet, et puis, aussi, il faut bien le dire, les présences féminines, dans le genre Pompy, qui agrémentent si joliment la conversation, surtout quand elles ferment leurs ravissantes gueules. Là, ensevelis dans le garage de Grauburle, nous ne pouvons que pester contre le virus et les contraintes qu’il engendre, quant à Maurice, lui, il voit les choses un peu plus simplement.
-« Bon moi, vous savez, crever finalement, je n’en ai rien à foutre. De toute façon, ça va arriver, et plus le temps passe plus ça se rapproche, alors… Mais ça me fait suer de voir comment les choses se passent! Regardez un peu Présipède, tiens, ce petit merdeux prétentieux a fini par se choper la pistouille, vous l’auriez cru, vous? Voilà un gamin qui vous fait la leçon, comme quoi faut se laver les pognes cinq fois par jour au moins, comme les arabes la bite, vous voyez! Et qui prêche la prudence, les gestes barrière, la non-fréquentation des lieux clos, tout ça! Et puis il se la chope! C’est-y pas beau ça? Après avoir rigolé en douce à propos de la contamination de son gros collègue des Etats-Unis! Comment il a attrapé ça, ce petit con, vous avez une idée? Un mec protégé comme le Saint Sacrement! On ne m’enlèvera pas de l’idée qu’il a dû faire des trucs en loucedé, genre visite nocturne d’un quelconque Benalla, sinon vous expliquez comment? Ce n’est pas au Conseil de l’Europe, comme on a pu raconter sur les media de mes deux, qu’on se contamine! Vous ne me ferez jamais croire ça! Ou alors…ou alors ce serait un coup de la Justice Immanente, quelque chose de plus fort que nous tous, lui compris… Parce que, finalement voilà un gamin qui est entré par effraction dans le dispositif démocratique à la con, une sorte d’imposteur légitime, je ne sais pas si je m’explique bien, mais je le sens, ce coup-là! Alors, juste avant il venait de lancer l’idée d’un référendum qui pue la magouille foutraque à plein pif, une combine à pétrole pour essayer d’emmouscailler le gros Larcher, Pruneau Retaillé, tous ces mecs du Sénat qui constituent le dernier rempart de la République -non, je déconne- bref, une saloperie de trop et hop, la Justice Immanente qui lui en file un grand coup sur le museau histoire de lui apprendre les bonnes manières… Ça se pourrait bien, vous savez, en tout cas moi je vois les choses dans ce genre-là… A la votre, il n’est pas cochon, ce petit roteux…

Bref, après avoir torché les deux bouteilles, nous nous empressâmes de sortir du local pestilentiel, vu le mal de tronche et la nausée! La Justice Immanente, aussi, sans doute… Vivement qu’ils rouvrent les troquets, sans quoi ça finira très mal cette histoire de Covid… On a longtemps attendu la réouverture des claques, d’accord on n’y compte plus, okay, mais au moins les bistrots peuchère, comme dirait Didier l’embrouille, enfin Raoult, quoi, le savant de Marseille!

Allez, assez déconné, passez un joyeux Noël confiné, faites gaffe au virus et à ceux qui le trimballent…et remettez vous-en à la Justice Immanente, ou à la Divine Providence, comme vous voudrez, ça ne contamine pas ces choses-là, au moins!
A Dimanche prochain, enfin j’espère…

Et merde pour qui ne me lira pas.
NOURATIN

Le veau laid de l’insécurité

Un vaccin contre le Coranovirus? Bien sûr, c’est prévu, vous pensez! Nous en avons trois en préparation, vous voyez bien, n’est-ce pas, l’efficacité! Le plus avancé, c’est le vaccin de sécurité globale, celui-ci se trouve déjà au stade expérimental, à part quelques petits problèmes d’allergie, notamment chez les sujets d’extrême-gauche qui développent une antiflicardite aigüe avec des poussées de black-blockase, voire de mélanchoconnerisme, la mise sur le marché devrait intervenir très vite, à condition que le Senatus-Larcheris ne bloque pas trop, histoire d’emmerder le monde présipédique. Après, vous avez une deuxième molécule, très spécifique celle-là, que nous appellerons provisoirement vaxiséparatiste, l’appellation définitive étant forcément édulcorée, le projet lui même se révélant déjà remarquablement insipide. L’idée étant que tout le monde puisse l’avaler sans difficulté, à commencer par les plus gravement atteints. Ce vaccin s’attaque directement au coranovirus en l’empêchant de se développer…ou tout au moins en essayant, n’est-ce pas…, cela n’a rien d’ un remède de cheval, jusqu’à la mort, en effet, nous resterons fidèles au politiquement correct, pas d’amalgame, fût-ce chez le dentiste, pas de discrimination, pas de stigmatisation…du coup, évidemment, ce serait plutôt une sorte de placébo, voyez-vous? On va nous l’inoculer, le vaxiséparatiste, mais cela fera sur la maladie l’effet d’un cautère sur une jambe de bois, comme disait ma chère grand-mère. Mais, ainsi que le suggérait également cette dernière (la pauvre, si elle voyait ce que nous sommes devenus, depuis soixante ans qu’elle s’en est allée) « faire et défaire c’est toujours travailler »… Moi, comme devise des Macrouille-Cachsex, je dis qu’on aurait du mal à trouver mieux…
Reste un troisième projet, pas encore très abouti, pas très innovant, qui vise lui, plutôt, à noyer le poisson, enfin je veux dire le poison, n’est-ce pas, une démarche qui fonctionna par le passé et dont nos gouvernants attendent beaucoup, je veux parler du « Beauvau de la sécurité ». C’est quoi encore ce truc? me direz-vous…je vous répondrai juste qu’il s’agit de s’attaquer, non pas au coranovirus même, mais bien plutôt de réfléchir à l’un des moyens de le contrecarrer, à savoir la Police. L’idée consiste à mettre plein de gens -masqués et respectant les distances, je vous rassure- autour d’une grande table, au Ministère de l’intérieur, lequel se trouve sis place Beauvau, comme chacun sait…d’où le nom du produit ( voir http://onefoutus.over-blog.fr/article-revolution-122675987.html, ça n’a qu’un lointain rapport mais c’est amusant), pour phosphorer en cœur sur l’organisation de la flicaille. Donc, nous eûmes le Grenelle de l’environnement, le Ségur de la santé et, dès le 8 Janvier de l’année qui arrive, nous récolterons le Beauvau de la sécurité, voilà. Je ne suis pas certain d’avoir bien appréhendé l’exacte qualité des résultats produits par les deux premiers, mais je suis bien convaincu de l’avenir radieux qui découlera du bestiau en question. Belle bête, assurément! Trop tôt pour savoir précisément s’il s’agit d’un broutard ou d’un gentil veau de lait, mais il se révèlera forcément succulent puisqu’il s’agira d’un beau veau élevé sous la mère (sous la mère Bribri s’entend) dans un lieu si proche de la demeure du couple présidentiel qu’il suffira à ce dernier de traverser la rue pour aller porter son grain de sel au vif du débat sécuro-vitellien. Est-ce que le fruit des réflexions de tous ces gens partis pour penser en commun à l’avenir des Forcedelordres de la Répupu nous apportera de nouveaux espoirs en vue de l’éradication d’une maladie sournoise qui nous ravage les tripes depuis près de trente ans? Non seulement j’en doute, mais encore je trouve bien saugrenu, à la réflexion, de poser pareille question! Qui donc pourrait imaginer une telle merveille? Pas Clémenceau, en tout cas, qui disait « si vous voulez enterrer un problème, créez donc une commission! » Ce n’est pas trop ma tasse de thé, Clémenceau, mais ce type connaissait à fond la nature humain et savait pertinemment qu’on ne produit rien de bon en discutant à plusieurs, chacun dit la sienne, tous les avis, bons ou mauvais, judicieux aussi bien que parfaitement stupides, se trouvent placés sur le même plan et feront également l’objet d’une synthèse qui ne pourra que nous conduire dans le mur. Rien ne vaut la décision d’un homme seul, ça va vite et ça percute immédiatement… sauf si l’homme en question est un gros con, ce qui de nos jours ne nous manque pas, et c’est peu dire! Bien sûr, donc, le Beauvau de la sécurité c’est purement de la foutaise, juste une grosse pantalonnade pour amuser la galerie, un peu comme le grand débat… de Macrounette, vous vous souvenez? Moi, je vous fous mon billet qu’au lieu d’un Beauvau de la sécurité, nous récolterons nécessairement un salmigondis de couillonnades sans lendemain et qui nous ramènera à ce que nous connaissons bien et rencontrons tous les jours que Dieu fait: un veau-laid de l’insécurité!
Donc, si la vaccination contre le coronavirus s’approche de nous à marche forcée, celle contre son cousin précité risque bien de nous péter entre les doigts comme un vieux préservatif craquelé. Ne nous faisons pas d’illusions et gardons la tête froide, il va nous falloir vivre avec la calamité sans espoir de s’en débarrasser un jour, tout est en place pour en assurer la pérennité, les remèdes et les vaccins du macronnisme n’y changeront rien et j’avoue commencer à désespérer de voir surgir celui -voire celle- qui pourrait nous en débarrasser, il faudrait pour cela qu’il ou elle fût doté(e) d’une stature immense, les démocraties se révèlent bien incapables de susciter ce type de phénomène, c’est cuit, ne nous faisons par d’illusions.
On constate d’ailleurs un peu la même chose dans le cas de la pandémie de Covid. Vous avez d’un côté les démocraties occidentales qui s’empêtrent, pataugent, piétinent et s’engluent lamentablement, alors qu’à l’inverse les Chinetoques, les Coréens, les Japonais, tout ça, pour eux c’est quasiment fini! La liberté c’est beau, c’est grand, c’est exaltant, c’est tout ce qu’on voudra, mais dans cette sorte de cas c’est surtout le bordel, chacun pour soi et le virus pour tous. Et lorsque s’ajoutent à cela les grands principes d’un humanitarisme ancré dans l’Union Européenne comme une tique sous le poil de Médor, ça devient totalement injouable, tout le monde peut se balader à sa guise, »le virus n’a pas de passeport », comme disait naguère Présipède, et du coup l’épidémie prospère comme yop la boum! Je vous parlais du Japon, ceux-là n’ont pas pris de gants, ne laissant plus entrer personne dans leur bled ils ont évacué l’épidémie à tout berzingue et sans même connaître de deuxième vague! Les choses de la vie -comme disait l’autre- quand elles s’y mettent vraiment, peuvent très vite exiger de la détermination et même de l’inflexibilité, continuer à faire dans la mollesse et la douceur, comme si de rien n’était, c’est l’assurance de récolter les pires emmerdements, ça se vérifie aussi bien dans le cas du coronavirus que dans celui du coranovirus! Si vous baissez un tant soit peu la garde (ou le pantalon, vous avez le choix), vous êtes liquidé…voilà pourquoi, comme je le radote depuis un sacré bout de temps désormais, on est foutu!
Nous ne manquerons pas de payer au centuple toutes les âneries mortifères accumulées depuis la première homélie présipédienne sur la guerre déclarée au virus chinetoque; le principe du « quoi qu’il en coûte », c’est à dire la ruine pour demain, le premier confinement en grande partie inutile car à l’époque le virus ne s’était pas encore infiltré partout, mais ce dernier ne laissa pas échapper l’occasion de rattraper le coup à la faveur du déconfinement, cette belle réussite du sieur Castrex, lequel s’en vit ensuite récompensé par l’attribution d’une fonction de Premier Ministre qui lui sied à peu près comme une robe du soir de Valentino en soie sauvage à une truie de batterie. Le Sénat veut se payer Salomon pour la virtuosité avec laquelle il a géré le coup des masques, certes l’idée tombe sous le sens, mais ce type n’est somme toute que le lampiste de l’affaire. J’espère que le sort de Présipède se réglera dans les urnes en mai 2022…j’espère mais sans trop y croire, vous savez, la démocratie nous a déjà réservé bien des surprises et bien des déceptions…reste seulement à souhaiter que les virus de tout poil nous foutront un peu la paix jusqu’en 2027…après, je suis à peu près sûr que ce ne sera plus mon problème…

Amitiés à tous et bonne semaine au coin du feu (couvrez-le bien et vous aussi).

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Le pire de tous!

Erdogan, on peut en penser ce qu’on veut, surtout du mal car, il faut bien l’avouer, le personnage ne saurait attirer la moindre sympathie en dehors du monde musulman, et encore pas partout, loin s’en faut. Toutefois, reconnaissons-le honnêtement, ce type peut parfois se révéler de bon conseil, même quand il fourre son sale nez dans les affaires qui ne le regardent pas. Ainsi vient-il de nous inviter, nous autres franchouilles, à nous débarrasser le plus vite possible de Présipède! C’est-y pas une bonne idée, ça? Ben oui, que voulez vous, il collectionne les conneries, ce petit rigolo, si vous y réfléchissez deux secondes, vous vous apercevrez qu’il a fait bien pire, en trois ans et demi de magistrature suprême, comme on dit, que son prédécesseur en cinq ans! L’autre pignouf de Hollandouille, finalement, n’avait provoqué que des dégâts mineurs par l’accumulation de couillonnades tenant pour beaucoup à sa personnalité de comique-né, et pour le reste à sa qualité de socialo bon teint. Toutefois cela ne pissait pas bien loin et nous aurions pu nous en tirer sans trop de casse si un président digne de ce nom lui avait succédé, je ne vise personne mais bon, n’oubliions pas l’intervention providentielle des juges, toujours prompts à marquer contre le camp de la France et dont l’action, prompte autant que déterminée, permit l’élimination du seul candidat capable, peut-être, de remettre un peu d’ordre dans le bouzbir. Du coup Macrounette l’emporta et tout espoir de remettre le vieux train, poussif et brinquebalant, sur de meilleurs rails, s’envola simultanément. Bien sûr, toute la bien-pensance, réjouie de l’arrivée du blanc-bec sur le devant de la scène, applaudit à tout rompre, soutenue en cela par les media, convaincus pour d’excellentes raisons, principalement alimentaires, que nous venions de toucher le quintet dans l’ordre. Et depuis qu’il trône à Élysée, il les collectionne au point qu’on ne reconnaît même plus le pays, lequel s’en va en quenouille dans tous les compartiments du jeu. Alors, même si l’abominable Erdogan répond à des considérations qui sont à l’opposé des nôtres, je propose tout de même, pour cette fois, qu’on prenne son idée en considération. Macrouille est un nocif, un dangereux, un toxique et un irresponsable. Ce jeune présomptueux borné, confronté à des difficultés qu’il ne pouvait même pas soupçonner et ne comprenant absolument rien à l’essentiel d’un environnement au sein duquel il se trouve brinquebalé comme un lot de slips sales dans le tambour de la machine à laver, nous entraîne irrésistiblement vers le désastre. Nous n’en sommes pas loin, vous savez, du désastre, entre les « mesures covid » qui ruinent l’économie de toutes les manières possibles, et l’autorité de l’Etat, battue en brèche par l’action conjuguée des gauchiards de tout poil, des « jeunes » de banlieue, des musulmans fanatiques, des trafiquants de drogue, des « migrants » envahisseurs et d’une coterie internationale vivement intéressée à notre dégringolante décadence, je vois mal comment, barrés comme nous le sommes par un petit merdeux mal voyant, nous parviendrions à y échapper. Nous fonçons droit sur les récifs, la barre bloquée et la machine sur full speed, en général ce genre de plaisanterie se termine en grosse cagade genre Titanic.
Vous vous souvenez, pour les plus grisonnants d’entre nous, du vieux temps de « Giscard à la barre »? Certes nous étions déjà à l’époque plutôt mal barrés, cependant le bien nommé Raymond Barre la tenait tout de même et arrivait à garder un cap susceptible de nous conduire plus ou moins à bon port. Le Président s’employait à amuser la galerie, à caresser les gauchiards de l’époque dans le sens du poil (on sait combien ça lui a réussi), pendant que le Premier Ministre faisait son boulot autant que possible, en dépit des crachats, des lazzi et des critiques imbéciles d’une presse toute dévouée à la promotion de Tonton, triomphateur souhaité de la présidentielle suivante. En ces temps déjà fort anciens, ce qui ne nous rajeunit pas, la raison l’emportait encore à peu près, au sommet de l’État, en tout cas sur l’essentiel. L’économie se trouvait préservée, les finances restaient parfaitement saines, le pays ne progressait plus, certes, mais il n’avait pas encore commencé à reculer, cela viendrait, bien sûr, dès l’arrivée au pouvoir du successeur précité, lequel se fit élire en lâchant à la grande famille de gauche un lest précieux, définitivement perdu en dépit d’un changement de cap survenu après deux ans de dilapidation et de déconnages en tout genre. Le Tonton flingueur fut à ce titre le premier fossoyeur de la France sous la cinquième répupu, alors que son prédécesseur n’en fut que le premier président-clown, un précurseur, tout de même, reconnaissons-le, car nous connûmes par la suite trois de ses disciples qui parvinrent, chacun avec son talent propre, à faire encore mieux que lui: le defunessien Sarko, le bourvillesque Hollandouille et le palmadoïde Macreux, lesquels demeureront sûrement dans l’histoire au même titre que leurs modèles du show-biz, sauf que, bien entendu, ils nous aurons coûté infiniment plus cher. Quant à Giscard, il restera à jamais l’homme de l’avortement en vente libre et celui du regroupement familial; celui qui permit à nos femmes de cesser d’enfanter, tout en favorisant l’éclosion d’une population nouvelle, française par la grâce du droit du sol et grassement financée par nos cotisations sociales. Un chouette bilan, certes, que Giscard regretta amèrement par la suite mais le mal était fait et devait être lourdement aggravé par ses successeurs de gauche, ceux dits « de droite » s’étant contentés de gérer le truc tant bien que mal, plutôt mal d’ailleurs si l’on en juge par l’évolution avant-après. Aussi bien les douze ans de Chirac que les cinq de Sarko, se sont-ils soldés par la progression constante et immaîtrisée de l’invasion. Ce n’est pas le Président qui est en cause, c’est bel et bien la Répupu, elle est comme ça, elle nous drosse tranquillement sur les récifs par la grâce de ses Valeurs, de ses substrats jacobins et de ses rigidités obtuses.
Cela dit, pour en revenir à notre petit Présipède actuel, comme je vous le disais c’est une véritable calamité. Ce type nous a trouvé la « guerre » contre le covid, le « quoi qu’il en coûte » (quoi qu’il vous en coûte, parce que lui, il s’en sortira), le virus dépourvu de passeport et je ne sais plus quelles autres âneries, vu qu’il en produit comme qui la jette, un vrai bonheur. Mais désormais, il a décidé d’aller encore plus loin dans la forfaiture crétinifère. Le mec vient en effet de donner une interview à Brut… Ah? Ça ne vous dis rien ça, Brut? Mais non, pas comme le Champagne, ça n’a rigoureusement rien à voir. Brut (sans e final mais ça pourrait), apparaît comme un medium « jeune », un truc à base de vidéos, vu qu’aux jeunes il faut des images, sans quoi ils lâchent de suite, incapables de capter ce que l’école de la Répupu a cessé depuis belle lurette de leur apprendre. De petits malins plus ou moins issus de Canal+, si ça se trouve des potes de notre joli président, ont mis au point en 2016 ce bidule destiné à bourrer le mou, par réseaux sociaux interposés, aux petits merdeux utilisateurs de smartphones… et accessoirement de se faire un max de pognon. L’histoire ne dit pas si le machin fonctionne, ce n’est pas parce que jamais auparavant nous n’en entendîmes parler qu’il faut en déduire le contraire, mais en tout cas, pour Présipède la question ne se posait pas, Brut serait le vecteur de sa pensée profonde à destination des générations bi-milléniales… et aussi bisexuelles, oui, pourquoi pas?
Et donc, j’y viens, qu’est-ce qu’il leur a raconté, aux merdeux, pendant deux bonnes heures? Eh bien écoutez, d’abord je vous sors la plus belle (mais non, voyons, je ne dis pas cela, sans compter que ce serait prétentieux de ma part), figurez vous qu’il a déclaré, s’adressant aux jeunes issus de l’immigration trimballant la nationalité franchouille « vous êtes une chance pour la République »! Ça vous la coupe, non? Voilà bien longtemps que personne n’avait osé la proférer, celle-là, eh bien lui oui! Quand je vous le dis qu’il ne recule devant aucune énormité! Notez qu’il a adapté la formule, n’est-ce pas, « chance pour la France » devient avec lui « chance pour la République », vous saisissez la nuance? Oui, évidemment ce n’est pas la même chose, la Répupu a des intérêts propres et ils sont la plupart du temps contraires aux intérêts du pays, donc, ce qui constitue une chance pour la première peut très bien apparaître comme une malédiction pour le second, il y a de la logique là dedans, ça tient la route si on regarde bien.
Et après, il a dit essentiellement deux choses, Présipède, sur les ondes Brutales, la première c’est que les contrôles au faciès sont une réalité incontestable et la seconde qu’il se propose de mettre en place une plateforme téléphonique pour offrir aux « jeunes », malheureuses victimes desdits contrôles, l’opportunité de dénoncer les sales flics qui les ont pratiqués. Et pendant qu’on y est, on pourra aussi s’en servir pour signaler tous les salauds d’employeurs et de propriétaires présumés discriminateurs… Nous allons connaître les joies du totalitarisme fasciste à la sauce République en Marche (ou crève)! S’ajoute à cela que Macrouille évalue à environ cinq pour cent des Forces de l’Ordre, les effectifs de policiers racistes et violents, l’idée émise étant « 95% des poulets sont à peu près corrects »…sauf qu’ils contrôlent quand même au faciès! Et après cela vous voudriez qu’ils matent les manifs de gentlemen de gauche encagoulés, vous, ces pauvres condés? Voilà donc en substance ce que la plus haute autorité de l’État s’est permis d’aller proférer sur une proto-chaîne d’info douteuse autant que probablement séditieuse. Ce type parvient à nous faire regretter tous ses prédécesseurs, feu Giscard, bien sûr et même -pas-encore-feu- Hollandouille! Avouez qu’il fallait le faire!
C’est bien le pire de tous, non, vous ne croyez pas?

Allez, faites vous bien gras et portez vous comme des charmes…et méfiez vous surtout du Coranovirus !

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Un producteur de musique

Alors que le monde occidental regarde d’un œil distrait les chrétiens du Haut-Karabagh, évincés, martyrisés et dépecés par les musulmans d’Azerbaïdjan aimablement appuyés par les troupes de l’État Islamique en rupture de Syrie, nous nous apprêtons, nous autres franchouilles, à entrer dans une phase plus ludique du confinement à la mords-moi le covid. On ne peut pas courir, en effet, plusieurs lièvres à la fois, les Arméniens, parlons clair, on s’en fout comme de l’an quarante avant le néolithique; pour nous ce qui compte essentiellement se sont les déclarations des Macron-Castex et les petits bouts de liberté que ces derniers nous lâchent au compte-goutte, un peu comme les morceaux de sucre qu’on refile parcimonieusement à Médor histoire de lui entretenir l’obéissante fidélité. Donc, nous allons pouvoir désormais faire nos courses de Noël et préparer quasi-normalement les fêtes de fin d’année. Certes Papy et Mamy devront-ils manger dans la cuisine, conformément aux directives du Professeur Rémi Salomon, qu’il ne faut pas confondre avec son homonyme décompteur de macchabées à la télé. Ce Salomon-là, Rémi, donc, encore plus ahuri, si c’était possible, que l’autre précité, nous expliquait tranquillement qu’une stricte séparation inter-générationnelle devait présider aux repas de fête des Goyim. Noël, fête a priori chrétienne, ne saurait être prétexte à clusters synonymes d’embouteillages hospitaliers et d’embolie des services de réanimation (ce qui apparaîtrait comme un comble)… pour ce qui est de Hanoukka, en revanche, on peut y aller franco, les cacochymes du Peuple Élu feront table commune avec leurs descendants, l’Eternel en assumera la responsabilité. Face aux protestations indignées des braves incirconcis qui ne manquèrent pas de trouver fort peu catholique cet ostracisme prophylactique anti-vieux, le Salomon en question s’empressa toutefois de s’excuser et l’on n’en parla plus.
Cela dit, nous devrions peut être, quand même, nous désintéresser un peu moins du sort des pauvres Arménoches de là bas. Des types qui se font virer de chez eux à coups de canon par les mahométans de service, ça devrait nous parler, vous savez, c’est probablement ce qui nous pend au nez comme un sifflet de deux sous. Moi, quand je vois ces pauvres gens contraints de brûler leur bicoque avant de foutre le camp dieu sait où pour échapper à l’avancée des zigomars en question, ça me fait de la peine, mais pas seulement, ça me fout la trouille pour ce qui tombera sur la gueule de nos successeurs. Nous avons complètement perdu le sens des réalités, les signes avant-coureurs de nos prochains gros soucis, nous les ignorons superbement, stupidement plutôt. Pourtant ça saute aux yeux, c’est aveuglant, on en prend plein la vue chaque jour et pourtant, comme disait feu Chirac, « notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». Il ne se passe pas un jour sans qu’on n’ait à déplorer des flopées d’atteintes au Droit, ne parlons même pas des actes délictueux, on n’en finirait pas, contentons nous des crimes, ils sont monnaie courante. Les agressions de toute nature, les guets-apens pour flics et pour pompiers, les tirs de mortier sur forces de l’ordre, les incendies volontaires, les viols en réunion, j’en passe, toutes plaisanteries passibles des Assises mais tellement banalisées qu’on n’y prête même plus attention. Il faut dire que le silence des media offre au populo une douce quiétude, certes trompeuse mais bien confortable. Nous crèverons pépères, c’est moi qui vous le dis, dormons tranquilles, Gérald-Moussa Darmanin veille…enfin il veille surtout à ne pas prendre de risques avec la bien-pensance, celui-là, on n’est pas pour rien le stipendiaire de Présipède!
Oui parce que dans l’affaire du tabassage de la rue des Renaudes, il n’a pas attendu les résultats de l’enquête pour condamner de facto les poulets. Intéressante, cette histoire, à y regarder d’un peu près. Vous avez là un sieur Michel Zecler, qualifié « producteur de musique » par le chœur des media… ne vous méprenez pas, attention, on ne parle pas de Mozart, ni de Beethoven, ni même de Gershwin, allez, rien de tout cela, non, lui son truc c’est franchement la zicmu, si vous voyez; pour vous dire, il a une pointure comme le génial Stomy Bugsy dans son catalogue…plaît il? Stomy Bugsy connais pas? Pardon, c’est long comme lacune! (oups, excusez moi, une remontée de contrepèterie). Donc, puisque vous semblez l’ignorer, j’éclaire votre lanterne; ce Bugsy est à la fois le Ravel et le Baudelaire du rap, avec un paquet de cordes à son arc, sinon à sa targui! Il fait à la fois dans le hip-hop, le gangsta-rap, le rap hardore, tout ça, quoi, un pur artiste, un précurseur, un virtuose, faudra le coller au Pathéon, celui-là, on va juste attendre un peu qu’il claque, faut pas confondre vitesse et précipitation! Mais M. Zecler possède aussi une autre pointure, dans son écurie, le dénommé Rohff! Ça ne vous dit rien, Rohff? Mais si, voyons, Rohff, le grand ennemi de Booba!…Bon, je veux bien que votre culture rapeuse frise le zéro absolu, mais souvenez vous donc un peu de la bagarre des rappeurs, à Orly, le jour où deux bandes rivales, celles du charmant duo antagoniste précité, s’étaient mis sur la gueule avec une violence quelque peu excessive, vous savez, ils avaient démoli une douzaine de boutiques et fait des dégâts chiffrables en millions, juste pour vider leur différend, certes parfaitement ésotérique mais clairement compris, sans doute, dans le petit monde clos de la poésie annonée-rythmée pour arriérés mentaux. Voilà donc le genre de « musique » que notre producteur produit… Mais bon, après tout des goûts et des couleurs (mais non, pas des gousses et des enculeurs, m’enfin!) il ne faut point discuter. Le rap c’est de la musique, point final…et après tout la prose de votre serviteur c’est bien de la littérature, non? Ah, non, pas vraiment? Bon, vous avez sans doute raison…Mais la question n’est pas là.
Donc, notre producteur de musique de (pot de) chambre, apparaît depuis deux jours comme l’innocente victime d’une barbarie flicarde, horriblement aggravée par la connotation raciste du passage à tabac qu’il a subi. Bon, c’est vrai puisque les media l’ont décidé, immédiatement suivis en cela par deux membres éminents de l’équipe de France de fouteballe, avec l’appui, dans la foulée, du Ministricule de l’Intérieur et enfin de Présipède soi-même, tout ce joli monde hurlant à sa France qui a mal, à sa Répupu qui a honte et à l’immonde barbarie de quatre salopards qui déshonorent l’uniforme de cette dernière, jetant l’opprobre sur tout un corps dont, pourtant, l’immense majorité des membres montre un dévouement et un sens des responsabilités au dessus de tout éloge. Fermez le ban!
Or, on s’aperçoit en allant un peu plus au fond des choses, que l’innocente victime trimballe un passé judiciaire plus lourd qu’une locomotive à vapeur compound, qu’il a tiré des années de taule pour vol à main armée et association de malfaiteurs et que son interpellation par la volaille n’était sans doute pas aussi gratuite que le Tribunal Médiatique cherche à le laisser supposer. Un type qui se balade en pleine nuit, encapuchonné, chargé d’une grosse sacoche qui pue la beuze à pleins naseaux, n’a probablement rien à voir avec l’image idéalisée du digne producteur de musique qui sue l’honnêteté par tous les pores. Et quand le type en question se met à piquer un sprint effréné à la vue de la patrouille, pour s’engouffrer in-extremis dans sa belle boîte à zicmu du XVIIème (arrondissement veux-je dire), on peine à imaginer qu’il réponde à une envie de pisser aussi subite (de cheval) qu’impérieuse. Après, bien sûr, les images vidéos de l’intérieur de l’usine à rap montrent les poulagas occupés à foutre une branlée homérique à notre producteur de musique, lequel, manifestement, se rebiffe grave. La fin de la récré arrivera avec un lancer de grenade suivi d’un gros panache de fumée. Comme seule explication de ce dernier fait on n’a que les dires des policiers selon lesquels la résistance musclée du camarade Michel et l’arrivée à sa rescousse d’une bande de « jeunes » plus ou moins rappeurs issus du fond de la boutique, mettaient en grand danger leur sécurité.
Cela dit, encore une fois, on ne tiendra aucun compte du rapport des poulets, qu’est-ce qu’on en a à foutre! Ce qui compte ce sont les dires du doux Producteur de musique. Et qu’est-ce qu’il dit, le gentil Producteur en question ? Et bien il dit deux choses: « ils m’ont traité de sale nègre et ils m’ont tabassé ». Voilà. Avec, à l’appui, une chouette photo de sa chetron ensanglantée qui démontre bien, s’il le fallait encore, que la victime de la sauvagerie raciste policière c’est lui et qu’il faudra des sanctions d’une extrême sévérité, ainsi que le promettent les Macron-Darmanin brothers. Le ¨Pouvoir Médiatique a rendu le service qu’il convenait d’en attendre, il appartient maintenant au Pouvoir Judiciaire de prendre le relais et de finir le boulot en collant aux quatre infâmes racistes désonhorateurs de police républicaine, les impitoyables condamnations qu’ils méritent. Pour cela on peut faire confiance aux Juges! Encore les policiers indignes ont-ils du pot qu’on ne fusille plus, sans quoi ils pouvaient s’attendre à se retrouver collés au mur!
Cela dit, hier après-midi, les manifestations contre la loi à la con dite de « sécurité globale », se soldèrent par soixante deux blessés dans les rangs des Forcedelordres dont notamment un pauvre flic dont le lynchage par les braves gendegôches, à coups de bâtons et de tatanes, s’est miraculeusement interrompu avant décès, grâce à l’intervention rapide de ses collègues. Mais ça, voyez vous, ce n’est pas bien méchant. Après tout, n’est-ce pas, manifester est un droit constitutionnel, en tout cas c’est ce qu’on prétend…et puis, taper sur un condé, comme on disait dans le temps, c’est beaucoup moins grave que frapper un inoffensif producteur de musique, surtout s’il est noir! Black lives matter! White lives of cops…on s’en branle!

Bien amicalement à vous et bonne semaine, si vous allez à l’Église ne manquez pas de vous compter, faudra évaluer les mètres cubes et calculer à combien vous pourrez tenir sans risquer les violences policières.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN.

Quand le Pitalugue s’en mêle

Moi, pour tout vous dire, j’ai le travail en horreur. Enfin, ce que j’appelle travail, quoi, ces choses compliquées qu’on fait avec les mains, les bras, parfois les pieds, à l’aide d’un tas de trucs vicieux, les outils, qui n’en font généralement qu’à leur tête et se foutent allègrement de la vôtre. Tous ces ustensiles pervers prirent généralement un malin plaisir, pour les rares occasions où je me vis contraint d’en faire usage, à m’emmerder de toutes les manières possibles, à me faire mal, comme cette saloperie de marteau qui, un jour funeste, m’échappa des mains pour me sauter violemment sur les balloches, lesquelles s’en trouvèrent inaptes à tout service durant près de deux semaines. Je ne vous parle même pas des résultats, toutes mes tentatives se soldèrent la plupart du temps par des échecs plus ou moins cuisants. Jamais ne pus-je m’enorgueillir, comme la plupart de mes potes, de réalisations impeccables dans des domaines aussi variés que la peinture en bâtiment, la plomberie-zinguerie, la maçonnerie (pas la franc, la vraie), les installations électriques et autres actions d’éclat propres à assurer la satisfaction morale de leur auteur et l’admiration éperdue des incurables maladroits de mon espèce. Pour vous permettre d’évaluer mon niveau d’incapacité, j’ajoute que toutes les nanas avec lesquelles je parcourus un bout de chemin, toutes sans exception me firent défense itérative de la moindre tentative de bricolage! Ça vous parle ça? Alors qu’un individu tel que, par exemple, Marcel Grauburle, se trouve contraint par l’intransigeante puissance de Germaine (1), sa mégère jamais apprivoisée, de bosser comme un Chinetoque sans papiers aussitôt que la fantaisie lui prend de changer quelque chose à l’ordonnance de leur deux-pièces-cuisine. Le malheureux s’est tout tapé, dans leur gourbi, depuis les papiers-peints jusqu’au mobilier, en passant par la salle de bains et les chiottes, ces derniers, en dépit de l’étroitesse du local dédié, s’apparentant en termes de luxueuse perfection aux lieux d’aisance de Buckingham Palace, tout au moins pour ce que les media nous en laissent imaginer.
Ces précisions posées, le Pitalugue (2) subit dans la nuit de Vendredi à Samedi, l’assaut malhabile d’un probable candidat squatter, lequel trouva le moyen, sans parvenir, Dieu merci, à entrer dans la cabine, de m’esquinter irrémédiablement la serrure, laquelle je dus finir à la perceuse pour arriver enfin à ouvrir la porte. Non seulement ce connard loupa sa tentative de violation maritimo-domiciliaire, mais encore réussit-il l’exploit de m’en interdire, deux heures durant, l’entrée! Bref, je me retrouvai hier avec mon fier navire ouvert à tous les enfoirés du port et de ses environs, ce qui me parut suffisamment intolérable pour me convaincre de tenter un remplacement de serrure. Avec un peu de patience et un gros coup de bol, sans doute pourrais-je y parvenir, me susurrè-je in petto pour me tromper l’angoisse. Et j’enfourchai donc mon vélo pour me rendre, non sans y être préalablement et expressément autorisé par l’établissement du formulaire dérogatoire idoine, à la grande surface de bricolage la plus propre à m’assurer un peu d’exercice physique, vu qu’elle se situe à quinze bons kilomètres. Muni dudit viatique dûment signé par l’autorité compétente, à savoir moi même, il me fut loisible, ainsi, de m’exonérer du devoir de tourner en rond, comme un con, dans le rayon d’un kilomètre autour de mon domicile adoré (les restes de mon éducation musicale).
Et parvenu à destination, hier sur le coup de seize heures, je pénétrai dans ce temple du bricolage dont je tairai le nom n’ayant aucune raison valable pour lui assurer la moindre publicité clandestine; je concède n’avoir pas les mêmes scrupules vis à vis de Ricard, par exemple, parce que Ricard c’est bon, sinon pour la santé du moins pour la soif et pour le moral. Adoncques, vous contè-je, j’entrai dans l’immense local de Leroy-Merlin…oh, flûte, ça m’a échappé!…et là, estomaqué, halluciné, médusé, effaré, je me trouvai emporté par la foule, qui m’entraîne, qui me traîne, écrasés les uns contre les autres nous ne formions plus qu’un seul corps, et le flot, sans effort, me poussa dans la direction opposé du rayon serrurerie que j’eus le plus grand mal à rejoindre par la suite! Oh nom de dieu, le chouette confinement, dites-donc! Je me retrouvai plongé dans la marée plus ou moins humaine, avec plein de gens, tous masqués, certes, mais portant le plus souvent leur bout de tissu cradingue sous le pif, voire sous le menton et tripotant avec leurs sales mains pleines de doigts tous les objets susceptibles de répondre à leurs besoins ou d’attirer leur convoitise! Si le Covid existe, il devait se trouver là, à profusion, en quantités astronomiques, hier après-midi dans l’immense hangar du marchand de bricoles précité, je vois mal comment il eût pu en être autrement… Cela dit, attention, hartung! Défense d’aller au bistrot ni, a fortiori, à l’église, gaffe, c’est dangereux ces trucs-là, le risque de contamination est énorme! Remarquez, quand on voit la gueule du pauvre Cachsex, notre bien aimé premier ministricule, on conçoit que la stupidité administrative ait encore plein de beaux jours devant elle.
Cela dit, je parvins sans trop de peine à dégotter la serrure de mes rêves. Après une bonne demi-heure de queue à piétiner devant la caisse, agglutiné à d’autres malheureux logés à la même enseigne, dont statistiquement un nombre non négligeables d’affectés du coronavirus, certes impossibles à détecter, ainsi, il faut bien le dire, que quelques porteurs du coranovirus, ces dernier, en revanche, parfaitement détectables par leur allure et leur accoutrement, je parvins à quitter ce lieu de perdition muni de mon précieux achat…et fort probablement aussi d’une cargaison de virus. En conséquence, ne donnant désormais pas cher de ma peau, je décidai d’agir rapidement afin de sécuriser mon bateau avant l’expiration de la période incubatoire. L’incertitude quant à la durée de cette dernière me conduisit à agir ce matin même, dès le lever du soleil.

Et je me trouvai donc à pied d’œuvre dès huit heures, muni de ma belle serrure flambant neuve et de tout l’outillage présumé nécessaire afin d’en assurer la pose dans les meilleures conditions possibles. Me connaissant et donc prévoyant large, je fixai rendez-vous à Grauburle et à Foupallour afin qu’ils me rejoignent à bord sur le coup des onze heures. L’idée de base consistant à arroser l’évènement car ce n’est pas tous les jours, loin s’en faut, que le Pitalugue bénéficie d’une amélioration telle que l’installation, par les soins de votre serviteur, d’une serrure de sécurité vendue pour inviolable. Immédiatement au travail, je commençai illico à réaliser que trois heures ne seraient pas de trop, ce qui se confirma par la suite. Cependant, aux alentours des onze heures moins le quart, la serrure se trouvait en place, un peu de guingois, certes, mais opérationnelle puisqu’en soulevant légèrement le chambranle à l’aide d’un pied de biche (également qualifié « pince monseigneur » si ma mémoire est bonne) tout en forçant un peu du soulier sur le bas de la porte et du coude sur le haut, on parvient aisément à l’ouvrir et même à la fermer. Satisfait du résultat, je soignai dare-dare les deux ou trois blessures ouvertes de ma main droite ainsi que le coup de perceuse malencontreux qui vint me handicaper du talon gauche entraînant ainsi une claudication -au demeurant peu gênante en raison de l’exiguïté des lieux- et je me mis sans plus tarder à préparer l’apéro en vue d’accueillir dignement les deux andouilles sus-mentionnées.

Lesquels ne manquèrent pas de se pointer en temps et en heure, toujours prêts à se bourrer la gueule sans bourse délier! Je me rendis compte très vite de la bévue impardonnable constituée par une telle invitation . En effet, au premier coup d’œil, cette lamentable paire de quenouilles partit de concert dans un fou-rire de type rabelaisien propre à leur faire péter la sous-ventrière. L’appréciation de mon boulot par Marcel Grauburle, notamment, fut de nature à me vexer au plus haut point « Ben dis donc, fit il après essuyage des larmes dont il venait d’imbiber le pont du bateau, si j’ai besoin d’un manche à couilles je t’appelle, mieux que ça j’aurai du mal à trouver » ce qui décupla l’hilarité de l’autre con de Jeannot, au point qu’il se vit contraint d’uriner d’urgence par dessus bord afin d’éviter in extrémis d’inonder son futal.
Après leur avoir fait observer tout le bien que je pensais de leur amitié et des plaisirs exquis qu’elle m’apportait, je ne leur en servis pas moins les pastagas prévus au programme, ce qui nous permit de terminer la matinée sans autre incident, les deux salopards ayant fini par me promettre de replacer correctement ma serrure à l’occasion d’une prochaine resucée apéritive. Après tout, ce sera sans doute mieux comme cela.
En tout cas, cette sombre affaire à base de bricolage m’aura permis d’éviter pratiquement tous les sujets d’actualité qui nous pourrissent l’existence par media interposés. Les conneries du style loi de sécurisation globale avec son article 24 déchaîneur de passions gauchiardes, ou, bien entendu, la prochaine allocution télévisée présipédique et ses perspectives de déconfinement à géométrie variables, toutes choses qui, très franchement, me sont de moins en moins supportables. Comme on ne peut plus picoler au bistrot, et ce pour quelques mois encore, je me rabattrai sur le Pitalugue, puisqu’aussi bien personne encore ne nous défend l’accès au port. On n’a juste pas le droit de naviguer, vous savez, c’est beaucoup plus dangereux que Leroy-Merlin un Samedi, la mer, c’est bourré de coronavirus!
En attendant le vaccin qui lui, au moins fait l’unanimité chez ceux qui nous dictent notre conduite, même le Professeur Défraîchy y croit, alors vous pensez…

Bonne semaine et amitiés à tous, faites bien attention en traversant, les automobilistes c’est pire que le covid!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) DERRIERE NAPOLEON chapitre III (notamment)

(2)Ibid. chapitre II

Pope-cornes

Quelle année à la con, dites-donc, on a du mal à trouver ne fut-ce qu’un embryon de bonne nouvelle! Depuis le coup du virus chinetoque, en Janvier, rien ne va plus, tout part en quenouille. Et nous voilà rendus quasiment à Décembre avec la gueule de bois, mal aux cheveux, l’estomac en dessous des burnes et le moral dans les godasses. Dans l’intervalle nous avons à peu près tout dégusté, un confinement irrationnel au printemps, un déconfinement mal foutu en été, suivi d’un reconfinement psychédélique en automne et probablement d’une récréation de fin d’année, remboursable en 2021. Entre-tant nous échangeames Barbapoux, notre ancien premier ministre, contre un nouveau, Cachsex (ou Castrex, si vous préférez). Le partant avait eu le tort d’acquérir un niveau de popularité inversement proportionnel à celui de Présipède plutôt branché sur ses nougats; l’arrivant, un gros plouc de fonctionnaire archétypal, ne présentait aucun danger de cette nature étant à l’évidence sous-dimensionné au regard de la fonction. Ce dernier point a pu se vérifier amplement par la suite. Et puis, tout au long de l’année, des attentats à tire-larigot, tous évidemment le fait de musulmans fanatiques, à une exception près, toutefois, l’affaire de l’archiprêtre orthodoxe de Lyon, Nikolaos Kakavelakis.

Ce dernier, Père Kaka pour ses paroissiens, fut il y a peu flingué en pleine journée et en pleine rue par un clampin muni d’un fusil de chasse à canon scié, arme redoutable lorsqu’elle est utilisée à bout portant, ce qui fut le cas au grand dam du malheureux ecclésiastique. Tout de suite, vu que l’affaire survenait le lendemain de l’attentat de Notre-Dame, à Nice, nous crûmes à une nouvelle attaque terroriste. Un infortuné maghrébin qui n’en pouvait mais fut alors arrêté, mis en garde à vue, puis relâché avec de vagues excuses lorsque sa totale innocence fut avérée. Les soupçons se tournèrent alors contre un personnage sulfureux -c’est le terme qu’il convient d’employer lorsqu’il s’agit de qualifier un sympathisant de l’ex-Front -désormais Rassemblement- National- Outre cette caractéristique éminemment culpabilisante par nature, ce personnage, un moine défroqué, excusez du peu, avait pendant des années harcelé le Père Kaka en lui collant sur le dos, via les réseaux sociaux, tous les péchés d’Israël et autres lieux. Au point que le type fut pour cela condamné, en première instance puis en appel, à une petite amende et à un euro symbolique de dommages-intérêts. Manque de pot pour la flicaille, l’intéressé fit valoir un alibi en béton armé qui le plaça aussitôt hors de cause. Il fallut donc attendre le réveil du pauvre Kaka. Celui-ci, aussitôt sorti du coma put déballer le paquet, orientant ainsi les limiers sur une piste, certes inattendue, mais cependant tout à fait sérieuse.
Il convient, à ce point du récit, de savoir que le Père Kaka jouissait, c’est bien le cas de le dire, d’une réputation de chaud lapin qui avait depuis belle lurette largement dépassé les frontières du diocèse. Dans tout le Lyonnais, des plus obscures traboules aux coteaux verdoyants des monts du Beaujolais, en passant par les cités sans-cible de Villeurbane ou de Vaulx en Velin, fort peu de monde ignorait la réputation de notre archiprêtre, catalogué chaud-lapin, dès son affectation à la paroisse du VIIème. arrondissement de chez Guignol. Un vrai pistachier, comme on dit plus au sud, le bon Père! Porté sur la chose comme pas un, toujours prêt à draguer la paroissienne pour peu qu’elle lui paraisse comestible et pas trop à cheval sur le sixième commandement, et queutard comme un séminariste de première année en dépit de sa cinquantaine bien sonnée. Pour le coup, il avait jeté son dévolu sur une jolie Géorgienne de trente-cinq ans, manifestement très pieuse, vivant en couple, mère de deux enfants et répondant au doux prénom de Lela. Le derrière de Lela et le reste de sa personne avaient inspiré au prêtre des sentiments sans doute peu liturgiques mais assez vifs, toutefois, pour que ce coquin lançât sur la dame une attaque de grand style. Avec une technique éprouvée, très élaborée, bâtie sur la notion d’indulgence plénière accordée à celle qui, charitablement, vient assister l’Homme de Dieu en détresse, le vil suborneur emporta le morceau en deux temps-trois mouvements, enfin, façon de parler parce que, question mouvements, il y en eut certainement beaucoup plus… toutefois l’enquête n’apporte aucune précision quant à ce point particulier.
Pendant deux bonnes années nos tourtereaux purent batifoler tout à leur aise, quoique dans le plus grand secret eu égard aux liens conjugaux qui unissaient, devant Dieu et devant les hommes (les Orthodoxes, surtout), le Pope à la mère de ses enfants. Tout aurait pu continuer ainsi sans la terrible jalousie du jules de la petite nana. Ce dernier, un quadragénaire géorgien prénommé non pas Jules mais Giorgi, découvrit un moche jour son infortune. Comment il l’apprit, nul ne le sait à ce stade des investigations, mais ce fut pour lui un choc terrible! Le malheur s’abattait sur sa tronche en même temps qu’il sentait pousser dessus icelle une ramure de vieux cerf. Vous savez ce que c’est…ou pas… d’ailleurs, tout le monde n’a pas forcément subi cette sorte d’expérience qui rend fou de douleur, malheureux au delà de toute imagination, et qui instille au plus profond de l’âme une envie de tuer à laquelle on résiste le plus souvent mais pas toujours. En tout cas, notre Géorgien, un peu connu, il faut bien le dire, des services de police, ne possédait manifestement pas les qualités requises pour parvenir à se contrôler un tant soit peu. Personnage plutôt fruste mais très déterminé, il se saisit illico de son fusil de chasse, non sans en avoir préalablement scié les canons, histoire de se balader avec sans risque de se faire gauler, et partit direction l’église planquer en attendant le Père Kaka. Dès l’apparition de ce dernier, le cocu se précipita dans sa direction et fit feu à deux reprises. Le drame était consommé!

Alors, me direz vous, lorsqu’il y a une merde dans ce pays, il faut toujours d’une manière ou d’une autre, qu’il s’agisse d’un immigré. En pareille hypothèse, vous observerez que, par dessus le marché, l’individu en cause se trouve systématiquement en délicatesse avec les forces de l’ordre. Je ne saurais en disconvenir car il n’entre pas dans mes habitudes de nier l’évidence. Toutefois, le cas qui nous occupe devrait, à mon humble avis, se voir traité comme une exception. Le drame passionnel n’a pas de patrie, voyez vous, et je vous garantis qu’une mésaventure de ce genre peut arriver à tout le monde. L’amour a ceci de très particulier qu’il frappe au hasard, sans discernement, sans distinction d’origine ethnique ou de niveau social. C’est une bête féroce, dès qu’il vous prend pour cible vous êtes foutu et vous n’y pouvez rien! Après, si vous avez la chance d’une certaine réciprocité vous pourrez peut être en tirer un peu de bonheur pendant quelques temps, mais dans le cas contraire ce sera forcément très dur pour vous, une sorte d’enfer si vous voyez un peu ce que je veux dire. En pareil cas, on peut aussi tenter de faire avec, le prendre soft, essayer tant bien que mal de rattraper le coup, jouer la parade amoureuse, faire la roue comme un con de paon, par exemple, cependant vos chances de succès se révèleront forcément limitées, quand ça foire au premier essai, le handicap se révèle souvent insurmontable. Sans compter qu’ensuite, que ça ait fonctionné ou non, le jour où vous constaterez qu’il y a quelqu’un d’autre sur le coup et qu’il a emporté le morceau, là attendez vous à morfler grave. En pareil cas, je vous conseille de vous asseoir dare-dare, parce que ça coupe les jambes, croyez-moi, et quand vous aurez retrouvé une certaine stabilité physique vous tomberez immanquablement dans un gouffre moral. C’est à ce stade qu’on observe des différences de réaction en fonction du niveau de civilisation, du tempérament, du courage, de la sensibilité, de la maîtrise de soi ou, le cas échéant, de la santé mentale. La brute ira chercher son fusil, en sciera les canons et se précipitera sur le rival pour lui faire bouffer sur le champ son extrait de naissance. Le civilisé vicieux cherchera le moyen de se venger aussi méchamment que possible. Le commun des mortels se contentera de souffrir, en silence ou pas, comme le Boulanger de Giono et celui de Pagnol -le même mais ce dernier interprété par Raimu- « cocu c’est un joli mot, un mot rigolo, un mot pour les riches, moi si ça m’arrivait je ne serais pas cocu, je serais malheureux« .

Oui, je le sais bien, tout cela semble totalement dépourvu de rapport avec les réalités du moment, les tribulations du coronavirus, celles du Coranovirus, la victoire un peu bricolée de Robinette Biden, les voltes faces de l’autre escroc qui accusait Sarko d’avoir pris quelques enveloppes chez son pote Muhammar, tout ce salmigondis de cochonneries insupportables propres à m’empoisonner une existence dont je vois bien chaque jour qu’elle se réduit comme peau de chagrin. Ainsi, pas plus tard que demain, il y aura douze ans déjà que j’écrivais les premières couillonnades de mon premier Blog onefoutus. L’air de rien, si les douze prochaines passent aussi vite -ce qui semble plus que certain- l’avenir commencera vraiment à virer au détestable!

N’en passez pas moins une bonne semaine confinée, faites comme moi, relisez vos classiques, ce n’est pas désagréable du tout et c’est moins nocif que le pastis.
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN