Pâques aux tisons

Vous la connaissez la Répupu, tout de même! Déjà ses présidents, si ça ne vous suffit pas y a plus qu’à tirer l’échelle, flûte! Vous voyez bien le bordel que c’est, ou alors on se demande ce que vous avez dans les yeux, m’enfin! Je vous disais, les présidents, en voilà un indicateur pertinent comme on dit là où ça grouille de gens hyper-compétents qui phosphorent. Rien que des clowns, les présidents, surtout depuis l’instauration du quinquennat…tiens, si ça se trouve y aurait un lien de cause à effet, non? Allez savoir… Ainsi, donc vous prenez les trois derniers et vous comprenez tout de suite qu’il y a un souci, un gros souci, même. Sarko, dit Talonnettes, je ne vous fais pas un dessin, inutile, superflu, un comique de cirque comme on n’en avait plus rencontré depuis le regretté Zavatta! Encore plus fort, Hollandouille! Le paillasse par excellence! Même pas besoin de le grimer, il vous fait marrer au naturel, un don absolu! Un bijou du niveau de Bourvil, de Fernandel ou de Paul Préboist, voyez vous? On se pisse dessus rien qu’à le regarder débouler dans notre espace vital, surtout avec un casque sur la tronche et un petit sac de croissants à la main, un vrai bonheur! Et puis, le dernier en date, Présipède, alors lui c’est autre chose, ridicule, certes, mais pas comique du tout, même pas tragique, d’ailleurs, juste imbuvable, déplacé, saugrenu! Un pur produit de notre belle démocratie, en somme, l’archétype de l’erreur de casting…l’élu de deux tiers des votants à la dernière présidentielle, tout de même… si ça ne vous donne pas une haute idée de la Répupu, alors, c’est à désespérer de l’Esprit des Lumières et de la franchouillerie éternelle. A l’image de ses Chefs d’État, la République c’est tout ce que vous voulez sauf sérieux, la pétaudière, la bouzbir, le lupanar, le souk, la foire d’empoigne, le Chabanais, le foutoir, le boxon, le pince-cul, le bastringue, le bobinard, le claque, le capharnaüm…et on lui confie les Cathédrales!

Non mais vous vous rendez compte? Conséquence fâcheuse parmi tant d’autres de la sacro-sainte Grande Révolution Française et de la loi de ces connards de Combes et Aristide Briand, l’État s’est approprié les Cathédrales, à charge pour lui d’en assumer la préservation…tu parles! Ça me rappelle l’époque où l’on me priait gentiment de prêter mes beaux jouets à une sorte de petit morpion malappris genre Benoît Brisefer, l’assurance du désastre annoncé! Et vous vous étonnez qu’elle ait fini par laisser cramer Notre Dame de Paris, la Répupu? Moi ce qui me surprend le plus c’est qu’elle ait survécu jusqu’à présent, la pauvre, neuf siècles traversés, les Sans-Culottes, les Communards, tout ça… Un vrai miracle! Il a fallu attendre le règne de Macrounette… Attention, je ne dis pas que c’est de sa faute, à ce pauvre gamin, seulement les circonstances ont fait que le malheur survienne à présent. Et ça, comme tuile on pouvait difficilement rêver pire. Parce qu’après tout, qu’elle ait pris feu, la Cathédrale de Paris, c’est un désastre irréparable, certes, mais ça devait arriver un jour ou l’autre, pour les raisons ci-dessus énoncées. En revanche, la catastrophe épouvantable, réside dans le petit Présipède soi-même! Cette espèce de freluquet mal fini s’est collé dans la tronche de prendre l’affaire en main, de s’occuper en personne du cas Notre-Dame. On ne pouvait pas imaginer pire scenario! Il veut la reconstruire « encore plus belle« , l’enfoiré, vous réalisez? Et qui plus est, « en cinq ans » l’enflure! On ne lui demande rien, à ce pignouf, il n’y comprend manifestement que dalle ce guignol, « encore plus belle » mais ça veut dire quoi ça, connard, « encore plus belle »? Et dans les plus brefs délais, siouplaît, tout juste s’il n’a pas ajouté, « faut qu’elle soit prête pour les Jeux Olympiques« , mais ça c’est la bonne espagnole, la merdeparis qui s’en est chargée, histoire d’ajouter l’obscène à l’incongru! Seule la démocratie apparaît capable de porter des andouilles de ce calibre à des postes d’un tel niveau, ce serait à se taper sur les cuisseaux si on ne naviguait pas dans le dramatique absolu! Nom de Dieu mais ces saloperies-là, trouvent le moyen de profiter de l’occase pour essayer de tirer la couverture, c’est à se les prendre et à se les mordre jusqu’au sang!
Donc, je me résume, Macrouille aux commandes de la restauration de Notre Dame de Paris. Pourquoi, on ne sait pas… parce que tel est son bon plaisir, voilà tout. Et attention, ce con, une fois qu’il a parlé, plus question de la ramener, la contradiction il ne tolère pas, Présipède, il ne viendrait à l’idée de personne, dans les hautes sphères de la Répupu, de lui expliquer qu’il se fout le doigt dans l’œil jusqu’à s’en perforer le caleçon, vous pensez, faudrait trouver un suicidaire, ça ne court pas les corridors des palais dorés de la Cinquième! Alors Notre Dame on la fera plus belle, riche idée, vivement que ça brûle un peu de partout, qu’on enjolive tout ça un bon coup! Tiens, supposez que la Pyramide de Chéops s’offre un chouette incendie…bon d’accord la probabilité reste faible, mais admettons, pas vrai? Ben, aucun problème, on en refait une autre encore plus chouette et le tour est joué! Et ça marche avec tout, vous savez. Le Colisée qui s’écroule, par exemple,  vous imaginez? Eh bien avec un bon concours d’architecte on vous en construit un vachement plus joli et tout neuf, par surcroît, aussi beau que le Stade de France, avec un peu de pot! Y a qu’à faire appel à Jean Nouvel et l’affaire est dans le sac! Si ça lui prend il vous le bricole en plastique translucide, pour obtenir un rendu encore plus contemporain! Faudrait vraiment être bouché à l’émeri, voire charcutier à Tel Aviv,  pour s’en priver!
Pour Notre Dame la cause est entendue; un concours d’architecte et cinq ans maxi, pour la faire plus sympa qu’avant, il a décidé comme ça, le merdeux élyséen. Bien sûr, au douzième siècle, ils procédaient différemment, sans concours d’architectes vedettes, ils prenaient leur temps, ces ancêtres, se foutaient pas mal de crever avant la fin, les générations d’après achèveraient le boulot, de toute façon, et Dieu ne leur en voulait pas de faire de la qualité sans garantir le délai de livraison…Du coup elle a tenu huit cent cinquante ans, la belle église! Et il a fallu va savoir quelle connerie, sous le règne de Macron Dernier (le risque d’héritier mâle apparaissant comme négligeable…et même femelle, tiens, ne lésinons pas), pour foutre tout ça en l’air. Sans oublier qu’elle tient  encore debout, la vieille bâtisse…un coup de pot, sinon on avait droit à va savoir quelle monstruosité pour remplacer. Là, ça se limitera, semble-t-il à la flèche…on  a déjà vu des images inquiétantes, une rutilante pique en aluminium doré, des pointes multiples en inox massif! Et pourquoi pas, alors, un plug anal du sculpteur Mc Carthy, ça s’est déjà fait naguère Place Vendôme, une super-idée pour rajeunir l’édifice! Avec nos petits génies de la Répupu, Macron en tête et l’autre lopette de ministre de la culture merdique, successeur miteux du flamboyant escroc Lang de pute, on peut s’attendre à tout, surtout au pire!

Les Cathédrales remontent à une époque d’immense dévotion. On avait peur de l’enfer et comme la mort arrivait très vite, il fallait dare-dare se crever la paillasse pour gagner son salut, le passeport pour le Paradis. Du coup, ces édifices fabuleux ne sont rien moins que des prières, des témoignages magnifiques de foi, un peu naïve, bien sûr, mais tellement achevés qu’on n’envisagerait même pas, en nos temps de gilets-jaunes, de consentir le centième de l’effort que les bâtisseurs médiévaux purent consacrer à la longue édification des chef d’œuvre de l’architecture catholique. Aujourd’hui on ne croit plus au Ciel, ni au Christ, ni à la Sainte Vierge; on croit à l’augmentation du SMIC, à la TVA-zéro-pour-cent comme le yaourt et à l’ISF-pour-faire-payer-les-riches, voilà tout. Dans le même temps, les Mahométans conservent une trouille bleue de l’enfer…et ils attendent l’heure de nous faire subir, à nous autres minables, le sort de Notre Dame.

On est foutu, évidemment. Même sans croire aux signes du destin, il faut bien constater le côté symbolique de l’affaire. Nous, les Occidentaux, perdons chaque jour une partie de ce qui nous rendait tellement supérieurs au reste de l’espèce humaine. Nous nous bêtifions peu à peu, nous laissons envahir par les barbares et  asphyxier par l’abrutissement technologique. Notre passé se délite, nous ne le méritons même plus, notre civilisation part en quenouille et le Pape, lui même, prêche avec une ferveur suspecte pour ceux qui accourent dans le but avoué de nous piquer la place après nous avoir fait raquer tripes et boyaux. Ce qui vient d’arriver à Notre Dame de Paris, quelle qu’en puisse être la cause, c’est plus ou moins ce qui nous pend au nez à tous. Comme disait un ancien Président de la Répupu, rarement si bien inspiré mais aujourd’hui plutôt  évasif, « notre maison brûle et nous regardons ailleurs« … »cha ché ben vrai, cha », eût ajouté fort à propos l’infiniment regrettée mère Denis.

Joyeuses Pâques tout de même, Pâques aux tisons d’une divine charpente défunte! Soyez tous bénis, urbi, orbi et partout où cela pourra vous plaire…profitons en tant qu’il en reste un peu encore!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

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Les dubitations de Hank Hulley

-« Hi, old frogs, toujours aussi drunkards? Incroyable, on dirait bien que ça conserve, c’est fou ça! Allez Mrs. Thérèse, remettez nous ça, c’est ma tournée, pour une fois que je me pointe par chez vous, autant que je m’immerge dans les coutumes locales, pas vrai? Okay, vous avez le climat pour vous, c’est plus sympa que le Missouri finalement, ça doit venir de là, je ne sais pas… Bon, en tout cas je m’attendais à trouver la révolution, chez vous mais non, absolutely quiet, peaceful, un vrai petit paradis! En définitive les fake news frappent de partout! Bon j’ai bien vu deux types en yellow-vests, mais assis sur une sorte de brouette surmontée d’un balai et pas agressifs pour deux cents, les mecs, ils cassaient la croute gentiment…et pas que la croûte, ils cassaient aussi la gueule à une bouteille de rouge, à l’allure où ils débitaient, les types, on imagine la puissance de travail emmagasinée et les opérations de nettoyage par le vide qui pouvaient s’ensuivre! Amazing! Well, bref ça va plutôt pas mal à ce que je constate, et chez vous, du moment qu’il y a de quoi se rincer la gargamelle (Hank fut un lecteur attentif de Rabelais, dans le temps N.D.L.R.) le reste, finalement, on n’en a pas grand chose à grattouiller! ».

Les visites de Hank Hulley constituent forcément un évènement, la rareté et le côté pittoresque de l’Amerloque, sans doute, ainsi que sa propension naturelle à se foutre de nos gueules pour tout un tas de raisons, somme toute parfaitement justifiées. Là, il nous causait « gilets-jaunes » mais comme une mise en jambe, un échauffement si vous voulez, on sent bien que le reste suivra, y a pas de raison!
Sauf que la curiosité de Jean Foupallour, déjà rendu à son cinquième Ricard, n’a pas manqué de le pousser à s’enquérir des raisons motivant la présence parmi nous du Missourien en goguette. En réponse, l’intéressé nous fait savoir qu’il se trouve invité par le congrès des grossistes en pommes de terre du Middle-West, évènement qui se déroule cette année à San Remo pour des raisons sur lesquelles l’ami Hank demeure plutôt évasif.
– » Ah, ouais, vous faites dans la patate à présent? » Interroge le brave Jeannot juste avant de lancer une attaque en règle contre le sixième petit jaune.
-« Mais pas du tout, voyons, c’est mon jeune frère Deck qui négocie dans cette sorte d’affaire. Vous savez, la pomme de terre ça paye vachement mais c’est du boulot, faut suivre les cours tout le temps, acheter, vendre, faire gaffe que ça ne germe pas inopinément, tout ça… Alors du coup, là ils décompressent un peu, les congressistes. Et moi j’ai sauté sur l’occase, il m’emmène en tant que conseiller spécial, Deck, comme ça je viens vous visiter un peu, c’est toujours un plaisir, je me marre bien quand je vous revois… »
-« Ben fallait nous l’amener, le frangin, on aurait fait sa connaissance et réciproquement, si la génétique déconne pas il doit valoir son pesant de tubercules, lui aussi! »
-« Je le lui ai bien suggéré mais, pas moyen! Vous n’imaginez pas le nombre de putes qui naviguent autour du potatoes-congress, y en a bientôt plus que de congressistes! Toutes plus chouettes les unes que les autres! Alors vous savez, ce brave Deck, ça le change de Topeka, son bled, et d’Abigail, sa bobonne, il en profite à bloc, d’autant que le financier ne le freine pas, le fucking-boy, il se les fait en or dans son bizness à la mords moi le rhizome! Si le cœur ne lâche pas il reviendra bien déstressé, le Kid des vastes plaines. »
-« Et puis, après tout, ajoute Blaise Sanzel avec son air de ne pas y toucher, on ne peut avoir simultanément Hank Hulley et Deck Hulley, il importe de choisir. Cela se conçoit d’autant mieux qu’on déduirait volontiers de vos propos un côté nettement primesautier chez votre sympathique congressiste patatoïde. Sans compter qu’après tout, quand on connaît votre Président, lequel n’aurait jamais loupé la moindre occase de tremper le biscuit, on se dit que tout le monde, aux States, n’a pas forcément la rigueur morale de feu Abraham Lincoln…encore que celui-là, si ça se trouve, il devait faire ses coups en douce, il n’y a pas pires vicelards que les barbus dépourvus de moustache, tous des pervers hypocrites, vous pouvez en croire ma vieille expérience, j’en ai connu plein de cette espèce! »

Ça l’amuse bien, Hank, la réflexion du vieux birbe. Il faut dire que lui aussi, sujet de l’Oncle Sam mais modéré dans ses adorations démocratisantes, on le sent plutôt sceptique en ce domaine, le culte d’Abraham lui fait moins d’effet que celui de feue Marilyn. En revanche certaines choses lui tiennent désormais à cœur…
-« Lincoln on s’en fout un peu, vu qu’il bouffe les pissenlits par la racine depuis cent-cinquante ans. Donald, en revanche, il est toujours là et bien là. Et j’oserais ajouter, si vous me le permettez, que je souhaite vivement sa réélection l’an prochain. Ce type a fait beaucoup pour les affaires, ce qui me semble bien et, par surcroît, m’a fait gagner pas mal de pognon, ce qui est encore mieux. Les USA ne se sont jamais aussi bien portés depuis l’époque Reagan, c’est dire!
« Et je vous ferai respectueusement observer, à vous autres Européens, les aspects parfaitement dégueulasses des campagnes menées pour avoir la peau du rouquemoute, fort bien relayées, d’ailleurs, de ce côté-ci de l’Atlantique. Vous dites, Mister Blaise, qu’il n’a jamais raté une occasion de tirer un coup…possible mais au fond qu’en savez vous? Manifestement rien, n’est-ce pas, ça vient de tous les racontars balancés par les media et orchestrés par la Gauche, les Démocrates de mes deux en tête! Vous n’imaginez tout de même pas que si ces gens-là avaient pu trouver la moindre vétille de cul ou autre à lui reprocher, à l’affreux pas beau ignoble, il serait encore-là pour leur faire la nique? Souvenez vous de Nixon, Messieurs, tout ce qu’ils ont pu trouver contre lui ils l’ont exploité à bloc pour le faire tomber. Et ça a marché! Impeachment garanti, même si, convenons-en, ce type avait fait le boulot plutôt mieux qu’un autre, à en juger par ses successeurs, genre Peanut’s- Jimmy, le marchand de cacahuètes de Plains (Georgie)…Georgia, Georgia, the whole day through, just an old sweet song… Ah, ils ne l’ont pas impeached, celui-là, vous pensez! Le roi des cons, certes, mais bien pensant, lui au moins…
« Je vous disais donc, à propos du gros Trump, à quel point il doit se révéler irréprochable dans tous les compartiments du jeu. Un saint, pratiquement! Sans quoi l’impeachment il y aurait déjà eu droit depuis belle lurette, j’en mettrais ma main à couper, et même autre chose, s’il le fallait absolument! Aucun risque! Et d’ailleurs, vous avez vu, j’espère, les conclusions du rapport Mueller, le proc. désigné pour essayer d’avoir sa peau dans l’histoire des prétendus magouillages de campagne électorale, les interférences russes, vous savez: eh bien rien à signaler, rien trouvé! Aussi clean que le petit Jésus, l’ami Donald! Vous vous rendez compte qu’ils l’ont emmerdé pendant plus de deux ans avec leurs insinuations de merde, à lui empoisonner les relations diplomatiques, à lui mettre des bâtons dans les roues dans sa discussion normale avec Vladimir Putin, tout ça à l’encontre des intérêts bien compris des États Unis! Quand je pense qu’ils voulaient nous coller Hillary (comme une baleine) à la place! On aurait fait quoi, avec Hillary (comme un bossu), je vous le demande? Une gourde de ce calibre, je vous jure, on en sortait les pieds devant, c’est moi qui vous le dis! Il avait déjà fallu se farcir le mari pendant huit ans, et celui-là, oui alors, comme baise-à-tout-va vous ne pouviez pas trouver son pareil! Mais à part ça, complètement nul, le mec, impuissant…enfin non, ce n’est pas le bon terme, n’est-ce pas…incompétent, voilà, incapable!…Mais Démocrate, qu’est-ce que vous voulez, ça sauve tout! Un peu comme chez vous, du moment qu’on accueille tous les Africains à bras ouverts, on a bonne réputation. C’est pour ça que lorsque je me balade dans vos rues j’ai l’impression de me trouver à Marrakech…en moins propre, évidemment, vu que leurs balayeurs à eux boivent du thé! Mais pas de problème, vous savez, avec votre joli petit Président, vous ne craignez rien ni personne, n’est-ce pas? C’est pas comme ces cons de Rosbifs qui, tout en sortant de l’Europe, s’apprêtent à voter pour leurs représentants au Parlement Européen! J’ai vu ça dans les journaux ce matin, j’avoue mal comprendre, quelqu’un pourrait m’expliquer? »
-« Cherchez pas, M’sieur Enculé, rétorque Foupallour, ça c’est la logique européenne, un peu comme les choux, vous savez…de Bruxelles, quoi, ça change tout! Allez, à la bonne votre, encore une que les potes à Thérésa May n’auront pas! »

Bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Cataclysmes et roupie de sansonnet

On rigole, on rigole, mais finalement on va tranquillement vers une de ces catastrophes dont nul aujourd’hui n’ose imaginer l’énormité. D’ailleurs personne n’en parle. Les politicards, bien sûr, leur combine consiste grosso-modo à laisser croire aux lendemains qui chantent, les media pareil, avec le souci de bien faire passer les pilules distribuées par les mystérieux zigotos qui tirent les ficelles, et du coup pas un ne moufte, dormez bonnes gens  Simone Veille, comme on disait au temps de sa splendeur controversée (après c’est devenu Sainte Simone de l’Enfant J’l’ai Plus). Aujourd’hui, en effet, tout le monde regarde au loin, jusqu’au bout de son pif, et y voit forcément des jours meilleurs, pour peu qu’on se donne un soupçon de mal, qu’on défile dans la rue en gueulant, qu’on vote judicieusement et qu’on croie dur comme fer au progrès, le sacro-saint Progrès, dont nous ignorons absolument où il nous entraîne, mais qui nous tient lieu de divinité depuis que le Bon Dieu des Catholiques git au fond de la poubelle.
Alors, vous voyez, nous partons complètement en quenouille. Tous les constituants de l’apocalypse se trouvent dores et déjà réunis en germe: le désastre financier mondial, la catastrophe migratoire et le déchaînement climatique. A côté de cette joyeuse trilogie l’expansion de l’Islam en Europe de l’Ouest apparaîtrait presque aussi dérisoire que le hard-brexit dont on nous rebat les oreilles depuis des mois, histoire de nous empêcher de regarder le reste.

Dans l’ordre financier…enfin plutôt le désordre devrais-je écrire, un de ces coups de trafalgar de derrière les fagots se met doucement en place dans une indifférence générale, laquelle masque totalement l’inquiétude grandissante de quelques observateurs lucides qui commencent à se sentir la tripe un peu agitée. On voit bien les gouvernements occidentaux, particulièrement le nôtre, bien sûr -mais à lui tout seul il ne ferait pas bien peur- surendettés à bloc et obligés de continuer la fuite en avant pour tenir à tout prix les engagements inconsidérés de l’État-providence. Il faut entretenir ceux qui ne foutent rien, c’est clair, dont essentiellement les vieux et les immigrés, deux catégories en pleine expansion et donc de plus en plus ruineuses. Bien sûr, les premiers tout le monde s’en foutrait pas mal, s’ils ne votaient aussi assidûment… ce qui implique tout de même un minimum d’attention politicarde. Quant aux seconds, ne me demandez pas pourquoi mais il semblerait qu’un désir fondamental de les attirer chez nous existe, quelque part dans le tréfonds des idées ésotériques nourries par les super-puissants occultes qui nous encultent. Il faut en conséquence cracher au bassinet, et toujours plus, comme disait jadis l’illustre François des Water-Closets (1)! Manque de bol supplémentaire, tout cela se finance plus ou moins grâce aux impôts payés par les braves manards qui bossent et qui, depuis six mois bientôt, endossent le gilet-jaune pour exiger leur part du joli gâteau illusoire. Il apparaît clairement que la France fait école dans ce domaine les mêmes causes produisant, dans des circonstances à peu près identiques, les mêmes effets.
Ainsi, donc, il faudra encore lâcher du lest puisqu’il n’est pas question d’économiser, ce qui impliquerait de taper grave sur les deux catégories coûteuses précités. Présipède a bien tenté de s’en prendre aux vieux -aux immigrés nul n’y songerait sérieusement- mais c’est en train de lui retomber sur la gueule, il l’a constaté au nombre de manifestants chenus qui défilaient le samedi tout en occupant les ronds points le reste du temps, et il s’en mordra encore plus les jolis petits doigts au soir du 25 Mai prochain. Et puisqu’on ne peut agir ni sur les recettes ni sur les dépenses, il reste quoi? Ben oui, la bonne vieille planche à billets! Qu’on l’appelle comme on veut – aujourd’hui c’est le quantitative easing– la recette fonctionne à bloc. Nos chers états surendettés jusqu’au trognon se financent en fausse monnaie et, par dessus le marché (financier), à taux quasiment nuls. L’argent ne vaut plus rien et il ne rapporte plus rien, en d’autres termes l’argent n’est plus rien! Sauf que tout, absolument tout, repose dessus, c’est à dire sur une illusion, un malentendu, un tour de passe-passe, une cavalerie pire que la charge de la brigade légère! Vous croyez que ça pourra durer encore longtemps, vous, ce numéro de prestidigitation? Moi, personnellement, n’y connaissant que pouic je n’en sais rien. Je suis seulement convaincu d’une chose: le jour où tout va s’effondrer ça nous fera un cataclysme auprès duquel le Jeudi Noir de Wall-Street et la faillite de Lehman-Brothers prendront des allures de pet de lapin nain!

Pas de quoi se taper sur les cuisses en chantant « demain sera parfait », pas vrai? Sauf que l’écroulement du système financier, somme toute, on y survivra; mal, sans doute, mais tout de même. Plaie d’argent n’est pas mortelle, nous le savons (de Marseille). Enfin en tout cas c’est ce que prétend la « Sagesse des Nations »… connaissant les Nations en question, je me demande s’il est bien raisonnable de se fier à leur sagesse, mais bon, on s’en fout ce n’est pas le problème! Le problème, en revanche, enfin le plus mahousse auquel nous allons devoir faire face, et en comparaison duquel le pré-cité ferait presque rigoler, c’est, sans conteste, l’énorme raz de marée d’immigration qui nous pend au nez. En effet, dans ce domaine où nous croyons naïvement avoir déjà touché le fond, en vérité je vous le dis, mes pauvres amis: nous n’avons encore rien vu!
Si vous voulez vous faire une idée aussi juste que possible de la capacité de prolifération dont fait preuve aujourd’hui l’espèce humaine, invasive et nocive à bloc, souvenez vous donc de la chanson que nous chantait Dutronc, dans les années soixante, oui, vous savez: « Sept-cent millions de Chinois et moi, et moi et moi… » Eh bien, malgré la politique dite « de l’enfant unique » assortie d’un contrôle des naissances féroce, en dépit de la quasi-disparition des petites filles dont les parents ne voulaient plus, en raison du poids des traditions à la con, la population chinetoque a doublé! Aujourd’hui il se verrait obligé de susurrer, le Jacquot, avec son air de ne pas y toucher « Un milliard quatre cents millions de Chinois », ce qui lui ferait quatre pieds de trop…remarquez avec ce qu’il picole, le mec, ça lui rendrait peut être service question stabilité!
Alors, figurez vous un peu l’Afrique! Pendant que les Chinois se multipliaient par deux, nos copains d’outre Méditerranée quadruplaient! Et ça s’accélère tout le temps! Parce qu’avec les Africains, pas de risque de limitation des naissances et encore moins de politique de l’enfant unique, là bas c’est open bar, ça y va tant que ça peut! Et ça peut vachement, illimité quasiment! Des tempéraments comme ça on n’en fait plus nulle part, même pas aux Indes! Du coup, forcément, avec un milliard et trois cents millions au bas mot à l’heure actuelle, on atteindra les deux milliards d’ici vingt ans, à l’aise et décontractés! Alors vous comprenez, déjà qu’ils sucent les cailloux en 2019, va y avoir de plus en plus de trop plein! Attendez vous à la submersion pour de bon. Et n’imaginez pas qu’en leur donnant des moyens financiers pour se développer vous pourriez arranger le coup, pas du tout, au contraire, ça leur servira à venir chez nous plus facilement! Un Africain avec quatre sous, ça se finance le voyage en Europe; au besoin c’est tout le village qui se cotise pour envoyer un grand garçon un peu dégourdi qui renverra l’ascenseur par virement international. En plus ils savent tout sur la vie facile en Occident, le confort, les prestations sociales et, cerise bien rouge sur le joli gâteau vachement délicieux, les femmes qui, en Europe, sont toutes rien que des putes, y a qu’à envoyer la main et le reste suit, pour ainsi dire! Partis comme nous voilà et avec les dirigeants dont nous avons eu le bon goût de nous doter, il va y a avoir du déferlement au large des côtes…vous pouvez être sûrs que le flux les apportera par millions. Ne comptez pas sur le reflux…

Sous cette vague là, il apparaît donc évident que nous autres, naturels du pays, nous retrouverons submergés à une échéance de quelques décennies. On est foutu, c’est absolument clair! Et ce d’autant plus que le climat s’apprête à booster à l’affaire par le biais d’un de ces coefficients multiplicateurs dont nous n’avons même pas idée aujourd’hui. Là aussi c’est une question de démographie. Plus il y aura d’hommes (et aussi de gonzesses, cela va de soi) plus ils consommeront d’énergie. Et comme les besoins s’accroissent au fur et à mesure des aspirations au bien-être, le phénomène s’amplifiera de lui même sans que personne, écolo ou pas, y puisse quoi que ce soit. Et pour satisfaire tout cela il n’existe pas trente-six solutions, actuellement et pour longtemps encore, ce sont les énergies fossiles qui vont s’y coller, le reste n’est que littérature! Parallèlement, tous ces braves gens qui grouillent par milliards voudront bouffer, ne comptez pas sur l’émergence d’un amour de la nature qui les conduirait à crever volontairement la faim. Il va donc falloir continuer à déforester à tout va, planter des tas de saloperies genre palmiers à huile, bref aggraver le phénomène de dérèglement climatique, lequel va s’amplifier avec la fonte des glaces et la moindre réflexion de chaleur qui en résulte. Par suite, nos régions tempérées vont peu à peu cesser de l’être, mais surtout les pays tropicaux prendront l’allure de fournaises invivables. Avec la montée des eaux, une partie des territoires encore habitables disparaîtra et les réfugiés climatiques viendront grossir le flux de leurs homologues économiques…inutile de vous dire que pour nous, ça ne va par rigoler, mais alors pas du tout!

Tout ça pour en conclure que les macronneries, les gilets jaunes et les grands débats débiles, franchement c’est juste de la roupie de sansonnet.

Amitiés consternées.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Ce cher François de Closets, Walter pour les intimes, s’est découvert, en dépit de ses 85 balais, un amour éperdu en faveur des radars routiers. Son truc c’est « sur le moment ça fait râler mais comme ça économise plein de vies c’est con de les détruire ». Sauf que le cher homme n’est pas obligé de se coltiner sa bagnole pour aller marner tous les jours en risquant la prune à chaque radar vicieux placé là où il est pour ramasser un max de fric. Au bout de la dixième lettre verte et lorsqu’on a perdu tous ses points, sans compter le montant cumulé des contredanses, on ressent une envie bien légitime d’aller bousiller du radar, n’en déplaise à Walter Closets.

 

Vive les Pie!

Petite précision comme suite à la remarque d’une fidèle autant que bien aimée lectrice, à propos du prénom, quelque peu inusité, de mon pote Sassi. Pie sent son vieux temps, bien sûr, cependant à mon époque on le trouvait encore porté par des jeunes-gens de bonne famille chrétienne, mon ami Sauli, par exemple, un natif de l’île de Beauté, et aussi l’illustre Cedeboue, bien connu dans les cercles interlopes pour sa manière personnelle d’arroser la Canebière et autres lieux propices. Mais surtout, Pie était l’appellation contrôlée des Souverains Tompifes de la grande époque, celle où l’on ne rigolait pas avec la Religion, toujours attaquée mais jamais abattue (poil où vous voudrez). C’était au temps où nos Pie numérotés de Un (ça remonte tout de même au deuxième siècle) à Douze, ce dernier ayant laissé des souvenirs précis dans mon esprit, ainsi que des traces dans l’histoire, surtout celle écrite par les béotiens qui l’accusent de collusion avec les légions d’Adolf lorsqu’elles occupaient Rome. C’était l’époque où le Pape se faisait trimballer à dos de curetons (San Antonio dixit), parmi les foules de fidèles extatiques. Reconnaissons-le, cette fameuse Sedia Gestatoria, ancêtre grandiose de la Papamobile, finissait par faire un peu rigoler! Un trône coruscant, incrusté d’or et de pierreries, hissé sur les épaules de quatre ecclésiastiques, choisis pour leur musculature puissante assortie d’une taille standard, le mètre quatre-vingt-dix plus ou moins deux centimètres maxi pour ne pas déséquilibrer la charge, je veux dire l’Évêque de Rome, vieillard mitré, cacochyme et podagre, balancé tout en haut, selon le rythme de la déambulation des porteurs à soutane. Il lui fallait un estomac en béton armé, au Pie, pour résister au mal de chaise… De temps en temps il devait probablement dégueuler tripes et boyaux, le pauvre mesquin! Il disposait sans doute d’un petit sac, comme dans les avions, c’est tout de même mieux adapté que la mitre pour éviter les fusées gestatoriales. Autre temps, autres papes, celui d’aujourd’hui se balade dans une camionnette en plastique anti-balles! Même plus Rital, le mec, reste à savoir s’il demeure toujours catholique avec sa façon de lécher sans arrêt le derche aux Musulmans.
Ils produisaient tout de même un autre effet, les Pie! Le célèbre Pie VII, tenez, en voilà un qui ne se faisait pas dessous, comme son nom l’aurait pu laisser croire. Tenir tête à Napoléon Premier quand celui-ci dominait l’Europe et bouffait tout le monde au passage! Fallait avoir grave les testiculos bene et panentes (1) règlementaires! Je vous parle à peine des autres, sans quoi on n’en finirait plus: Saint Pie V, l’inventeur de la messe qui ressemblait à quelque chose, celle de Mgr. Lefèbvre, Saint Pie X, le pourfendeur de la Loi Combes, l’ennemi juré de la Répupu anti-cléricale, canonisé pour miraculisation de deux bonnes sœurs! Rien que des pointures, ces Pie, pas l’oiseau genre la tête de liste des Macronnistes aux Européennes…Oui, je sais, Nathalie Loiseau ne saurait susciter la moindre confusion papale et n’eût jamais, vraisemblablement, ne serait-ce qu’effleuré la queue de Pie! C’est juste manière de causer, quoi, le passage à l’heure d’été ça éprouve!

Comme je le suggérais un peu plus haut, nous gagnerions sans doute à revenir au temps des Pie, ce serait en tout cas moins vache pour nous autres Catholiques Européens! Ces Papes-là défendaient leur beefsteak, c’est à dire, en gros, la Chrétienté. L’actuel, lui, se porte au secours des envahisseurs; son dada c’est les Migrants! Il vient encore d’en remettre une couche par un discours bien senti prononcé au Maroc devant un parterre de sub-sahariens judicieusement sélectionnés. Il a signé le Pacte de Marrakech, François, et, contrairement à nos gouvernants qui en minimisent la portée, il lui trouve des palanquées d’avantages. Pour Bergoglio ce texte va permettre la mise en application de son programme, lequel tient en quatre verbes: accueillir, protéger, promouvoir et intégrer. On les reçoit comme de vieux potes, on les met à l’abri bien pépères, on propage l’idée que les nouveaux arrivants constituent une richesse pour l’Europe -comme les « chances pour la France » de l’époque regroupement familial- et puis on fait de la place pour leur « culture » afin de leur permettre de s’adapter en souplesse à notre civilisation. Voilà ce qu’il pense, Francesco Bisounoursico! Un pur rêveur ou bien un salopard absolu? Je ne saurais me prononcer. On pourrait lui accorder le bénéfice du doute, par charité chrétienne, sauf que lui il zappe complètement la charité bien ordonnée, celle qui commence par soi même! Il veut quoi, l’Argentin, la Charia en Europe? Comme ça on transfère le Vatican à Buenos Aires et le tour est joué?
Bien sûr oui, je sais, Jésus disait à ses Apôtres un paquet de trucs comme quoi nous sommes tout frères, qu’il ne faut laisser personne sur le carreau, qu’il convient d’aimer son prochain comme soi même…ce qui, au passage, suppose de s’aimer soi même à égalité, ni plus ni moins! Et puis enfin, bordel de dieu, les temps ont changé depuis l’Époque Christique! Le monde comptait alors grosso-modo entre cinquante et soixante millions d’habitants, sans l’Amérique, bien entendu, dont on ignorait l’existence, et une Afrique sub-saharienne où personne n’avait encore mis les pieds, hormis les naturels du pays qui devaient se compter par quelques dizaines de milliers à tout péter. Ils pouvaient y aller sans état d’âme, Jésus et ses disciples, à ce compte-là vous accueillez, vous protégez, vous promouvez, vous intégrez tout le monde si ça vous chante, ça ne mange pas de pain ou si peu… Mais de nos jours, vous vous rendez compte du monstrueux tsunami qu’il nous prépare, le Représentant de Dieu sur terre? On fait quoi, nous, avec les deux milliards d’Africains qui vont nous débouler sur les endosses dans les trente ans qui viennent si on écoute le Pape? Un fou, ce type, manifestement! Ou bien alors une cinquième colonne musulmane à lui tout seul!
En tout cas si vous comptez sur le pasteur pour veiller sur ses brebis, vous pouvez toujours vous brosser! François ce serait plutôt le protecteur du loup, vous voyez? Il l’accueille, le loup, il le protège, il le promeut et même il essaie de l’intégrer…et d’une certaine façon ça marche, il enrichit le troupeau, Canis Lupus, il le dévore et ça lui fait ventre, une brebis par ci, un agneau par là, rien de tel pour garder la forme! Bon appétit Ysengrin, Dieu reconnaîtra les siens…
Dans la vraie vie de notre époque, vous trouvez des tas d’amis du loup, des bobo-gauchos-écolos bien installés à côté de leurs pompes, des citadins hors-sol, donc, qui ne connaissent les moutons que par oui-dire. En revanche, pour trouver un berger ami du loup, vous pouvez toujours vous fouiller! Moi j’en connais, pour eux le bon loup c’est celui à qui ils viennent d’administrer une infusion de chevrotines et qui pourrit sagement sous les branchages au creux du vallon. Normal, ils aiment leurs bêtes ces types, ils ont à cœur de les protéger, l’indemnité qu’on leur refile sur nos impôts pour pallier les coups de dents du fauve dans la bidoche ovine laisse intacte leur colère contre les bien-pensants sus-mentionnés.
Le seul berger qui se fout de ses ouailles, qui les envoie se faire bouffer avec le sourire du Jésuite satisfait du devoir accompli, c’est le pasteur des âmes, le camarade François!

Voilà pourquoi je les regrette, les Papes Pie, ceux-là faisaient leur boulot. Ça s’est arrêté brutalement avec Pie XII, dont le successeur, Jean XXIII, ne trouva rien de mieux  à faire que de désacraliser l’Église en la plongeant dans la vulgarité triviale. Après cela, bien sûr, rien ne pouvait plus fonctionner comme avant. Jean-Paul II, avec sa personnalité écrasante, réussit quelque temps à jouer son rôle avec talent et efficacité, mais la machine était grippée, elle ne pouvait plus que partir en quenouille, d’où le Pape François, l’ami du loup!
Au Maroc, nouvelle route de l’invasion depuis la fermeture des ports par l’abominable Salvini, le salaud qui protège les Ritals au lieu des Africains, il a donné sa pleine mesure, le Pape, son message est clair: laissez venir à nous les petits Muz, elle est bonne fille l’Église, elle se laissera égorger comme l’agneau pascal, sans moufter!

Vive les Pie, comme disait la vache!
Bonne semaine et amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) La proclamation du nouveau Pape exige un certain nombre de conditions dont une paire de baloches « bien pendantes » et ce depuis le regrettable incident de la Papesse Jeanne; l’Église ne fait pas encore dans la parité mais au train où vont les choses, cela ne devrait pas tarder.

Le monologue à bulles de Pie Sassi

Notre ami Sassi, Pie de son prénom, n’a pas manqué l’occasion de nous rendre une petite visite protocolaire. L’arrivée de Xi Jinping impliquant de sa part une descente vers chez nous, un détour du côté de DERRIERE NAPOLEON s’imposait, forcément, car ce politologue de renom fait partie des amis d’enfance, ça remonte à la Communale, c’est vous dire si ça nous remet loin… Politologue, certes, mais mal pensant, je veux dire vraiment de droite, bien sûr, donc un peu obligé d’aller respirer ailleurs un air plus salubre que celui de notre chouette Pays des Droits de l’Homme de Gauche. Fils d’immigrés ritals, débarqués ici après-guerre histoire d’amasser un gros max de pognon en bossant dix-huit heures par jour comme des bestiaux, Pie Sassi s’en est retourné aux origines, il se partage entre Milan et Rome, entre la presse et l’édition, entre l’Université et les conférences grassement rémunérées. Il semble, en effet, que la vie intellectuelle transalpine (de cheval) tolère les opinions, si diverses fussent-elles, du moment qu’elles se trouvent exprimées par des personnes de qualité… nous, ce serait plutôt le contraire!

Toujours est-il que nous voilà, tous, le ban et l’arrière ban des piliers du zinc de Thérèse, réunis en cette jolie matinée de printemps, autour d’un nombre assez considérable de roteuses, propres à faciliter les pourparlers internationaux. A la troisième coupe notre invité, personnage prolixe autant qu’attachant, nous fait part de son sentiment sur les questions fondamentales qui constituent généralement le fond de conversation indispensable à la vie bistrotière.

-« Vous savez, attaque-t-il en réprimant habilement le rot consécutif à l’ingestion d’une grosse gorgée, la démocratie c’est un peu notre problème à tous. Pour filer la métaphore audacieuse, je la comparerais à une superbe bagnole, genre Ferrari, équipée d’un moteur de 2 CV, avec une direction qui tourne dans le vide et quatre pneus à plat. C’est beau tant que c’est à l’arrêt, après, forcément, ça se gâte.
Regardez les Anglais, par exemple, voilà même pas trois ans ils décidaient…non, en réalité ils ne décidaient rien du tout, simplement un peu plus de la moitié des types qui glissèrent un bulletin dans l’urne se prononça en faveur d’une sortie de l’Union Européenne. Le fameux Brexit ainsi acté, une espèce de tragi-comédie débutait qui allait peu à peu virer en eau de boudin. Personne n’est foutu de se mettre d’accord sur les modalités du divorce! La démocratie représentative coince complètement, les députés votant systématiquement contre le plan du Premier-Ministre pourtant issu de leur majorité, la mère May. Quant à la démocratie directe, le populo descend dans la rue pour réclamer un nouveau referendum, comme si une première connerie ne suffisait pas et qu’il convenait d’en rajouter une seconde…y a pas de raison que ça s’arrête! D’ailleurs, les centaines de milliers de clampins déboulés hier dans les rues de Londres ne représentaient qu’une infime partie de ceux qui naguère votèrent « non » au Brexit; autant dire qu’on nage en pleine foutaise!
« Cela posé, mes chers amis, vous n’êtes pas non plus en reste. Nous, devrais-je dire puisqu’en vertu d’une nationalité qui me fut attribuée à l’insu de mon plein gré, dès ma venue au monde, je reste français et certainement plus que vos nouveaux concitoyens Mohamed et Mamadou. Toutefois, reconnaissez que dans le genre démocratique la France, malgré ses Lumières, sa big Révolution et tout le décorum clinquant qui les porte aux nues, ce serait plutôt le bordel arabe genre Panier Fleuri de Sidi Bel Abbès dans les années vingt. Voilà même pas deux ans, une écrasante majorité d’entre nous élisait un président de la République si joli, si jeune, si cultivé, si intelligent, si dynamique, si tout, quoi, que le monde entier et ses environs nous l’enviait. Une pure merveille! Élu, cependant, sans que les électeurs se soient donné la peine de chercher à comprendre à qui ils avaient affaire… il eût pourtant mieux valu car la partie obscure du personnage et sa survenance subite au plus haut sommet de la machine à suffrages, laissaient présager du pas normal, voir de l’inquiétant. Mais bon, c’est passé comme lettre à la poste. Une fois le candidat de la Droite molle dézingué à grands coups de pénéloperies costardisées, ne restait plus en face de lui que l’épouvantail d’ekstraimdrouatte, la pauvre Marine avec ses tares familiales et ses insuffisances de matrone fourvoyée sur le ring des gros-bras. Donc, sacre triomphal du freluquet dans la liesse générale et l’adoration universelle, un peu comme lorsque les Amerloques élurent l’illustre Barack-Hussein, promesse d’une transcendance effervescente de l’Humanité tout entière et, en même temps, prédécesseur de l’affreux Donald… va comprendre, Charles!
 » Pour en revenir, donc, reprend Pie Sassi après engloutissement d’une nouvelle rasade appuyée d’un claquement de langue appréciateur, le petit Macrounnet si joliment intronisé, se retrouve désormais honni par les trois quarts du pays. Ils ont fini par comprendre, ou tout au moins par réaliser, que les miracles se produisent seulement à Lourdes, et encore pas bien souvent. Nous avons donc -collectivement s’entend, la « volonté générale » comme disent les philosophes à la con- joué un coup démocratique imbécile. Sauf que lorsque le vin est tiré il faut le boire -à votre santé- ce qui implique en traduction juridico-politique, de garder le petit galapiat jusqu’à la fin de son mandat. Vous n’en voulez plus? Eh bien il fallait y penser plus tôt! Maintenant tout ce que vous pourrez faire contre lui sera marqué du sceau de l’illégalité anti-démocratique! Et ces soi-disant « citoyens » qui se lamentent devraient prendre au moins conscience de leur responsabilité. On ne peut pas avoir simultanément le beurre et l’argent du beurre! Tous ces rigolos qui demandent plus de démocratie devraient évaluer ce qu’elle leur a coûté la démocratie! Ce qui se passe aujourd’hui n’est que le produit de décennies de décisions prises par la Nation à l’occasion d’élections parfaitement régulières. A partir du moment ou vous acceptez de jouer, vous validez la règle du jeu et si vous perdez vous n’avez à vous en prendre qu’à vous même! Par votre participation « citoyenne » vous avez tout validé, depuis le regroupement familial jusqu’aux mesures sociales à la con qui vous coûtent, aux dires mêmes de votre Présipède, un pognon de dingues. Alors quand les « Citoyens » prennent leurs airs de pucelle effarouchée pour venir demander à ce dernier, des sous, des baisses d’impôt, plus de services publics et tout le toutim, avec comme seule contrepartie le rétablissement d’un ISF qui ne rapporte même pas le centième des exigences revendicatives, excusez moi mais c’est à la fois irresponsable et stupide. Les « Citoyens » se sont collés dans la panade avec l’aide de leur sacro-sainte démocratie, c’est leur responsabilité qui est en jeu, pas seulement celle des corniauds qu’ils ont choisis pour les représenter! Je ne dis pas que c’est notre faute, je dis simplement que les foules sont encore plus bêtes que les individus qui les composent, elles ne réfléchissent pas, et celui qui sort une grosse ânerie bien enveloppée dans un joli paquet cadeau prendra toujours le pas sur le raisonnement étayé de l’observateur lucide. En d’autres termes, il ne faut pas exiger à la fois une saine gestion des affaires publiques et la démocratie, c’est rigoureusement antinomique.
« Bien sûr, il peut y avoir des exceptions, des coups qui marchent, des opérations électorales à valeur ajoutée non négative. Ça arrive parfois. Les Italiens, en portant Salvini au pouvoir, ont réussi à résoudre leur problème d’envahissement, c’est assez remarquable pour être signalé comme un succès. Les Hongrois semblent plutôt satisfaits d’Orban puisqu’ils l’ont élu trois fois à une large majorité, ce qu’on n’a jamais vu en France. Mais les cas que je vous cite constituent des anomalies, des gens qui ont les pieds sur terre et ne s’embarrassent pas de principes humanitaro-gauchiards; d’ailleurs, aussi bien Orban que Salvini se font cracher à la gueule par tous les autres politicards, les bien-pensants de l’Europe convenable.
A part ça, vous trouvez aussi des démocraties qui fonctionnent à peu près, la suisse…mais les Helvètes sont un peuple à part, doté d’un sens civique à peu près sans équivalent; l’américaine, aussi, d’une certaine façon, parce qu’elle repose sur de vieux principes auxquels personne n’ose toucher, notamment la règle selon laquelle l’État n’a pas à fourrer son nez dans les affaires privées, ce qui évite bien des couillonnades.
« Mais d’une façon générale, ça ne fonctionne pas. Si vous voulez un pays qui marche bien, confiez le à un despote, c’est à dire la version noble du dictateur. Tant que vous chercherez à grattouiller dans le démocratique vous irez à la catastrophe, c’est particulièrement vrai pour la France, condamnée à la démagogie de gauche depuis au moins l’Affaire Dreyfus, c’est vous dire si ça fait longtemps… on est là dans l’indélébile…
Je vous remercie, c’est gratuit pour vous…versez moi juste une petite coupette assortie d’une ou deux tranches de ce divin saucisson et ça fera la rue michel! »

Que voudriez vous ajouter à cela, pas vrai?
Alors bonne semaine à tous, que la paix soit avec vous et surtout qu’on me la foute!
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

La récré de Castapiane

Les plaisanteries les plus courtes sont les moins longues, affirmait un disciple de La Palisse au temps de ma jeunesse folle. C’est ma foi vrai, sauf que là, après le dix-huitième épisode de révolutionnette parigote, on commence à trouver qu’elle a suffisamment duré, la plaisanterie. Qu’est-ce-que c’est, en effet, que cette pantalonnade qui consiste à offrir, aux Black-Blocs, Antifas, Anars et autres trotskos de tout poil, l’occasion de foutre le bordel chaque Samedi que Dieu fait? Ils ne comprennent pas, les quelques pauvres andouilles qui s’obstinent à trimballer leur tenue de bord d’autoroute, qu’ils se déconsidèrent tout en servant la soupe à leur ennemi juré, le camarade Présipède? Parce qu’un coup comme celui d’hier, c’est pain bénit pour les media  macronophores, l’occasion de bien expliquer aux populations médusées le côté un peu criminel sur les bords des défileurs du samedi. Ils foutent le feu, désormais! Hier il s’en est fallu d’un poil de ce que vous voudrez qu’ils n’assassinent une jeune maman et ses petits, sauvés de justesse par d’héroïques sapeurs pompiers tout pleins d’abnégation et de dévouement sans limite. Pendant ce temps-là il skiait paisiblement, Macrounette, le temps et les exactions des manifestants travaillant pour lui, il aurait bien tort de ne pas les laisser faire.  Bien sûr, maintenant il écourte son séjour à la Mongie, abnégation et sens des responsabilités obligent! Et puis surtout, peu à peu, l’opinion publique commence à basculer, sinon en sa faveur, au moins contre les fauteurs de trouble assimilés vite fait aux « gilets jaunes ». Tout s’accorde à diaboliser un Mouvement qui s’éternise dans des soubresauts de grenouille décérébrée. Ça part en sucette! Pour réussir, ce genre de coup exige de la décision et de la vitesse, il n’y a plus désormais ni l’une ni l’autre, seuls les activistes gauchiards et les racailles de banlieues sauront tirer profit du gros bordel hebdomadaire. Il n’est que temps d’arrêter les conneries!

Tranquilles, cependant, les organisateurs du Grand Débat, le gros concours d’âneries pour gâtouillards en rupture d’Ehpad, se préparent à organiser je ne sais trop quelles conférences citoyennes à la con, pour extraire du tissu de billevesées récoltées, une substantifique moelle visant à anesthésier le bon populo. Une foutaise de première grandeur, forcément! Un certain Nicolas Lecaussin, un Roumain d’origine qui connut le régime de Ceausescu, déclarait récemment que ça lui rappelait les premiers temps après la chute du Conducator: tout le monde voulait de la démocratie et ça palabrait de tous les côtés, chacun disait la sienne, d’où une cacophonie de niaiseries sans queue ni tête. Ici c’est pareil…sauf qu’en plus les débats sont truqués! En substance le résultat final se révèle d’une simplicité biblique: on veut du pognon, faites payer les riches! Somme toute, exactement l’objectif que les media prêtent aux résidus de gilets jaunes qui continuent leur lutte dérisoire sans voir à quel point ils se foutent le doigt dans l’œil. Moi, je veux bien que le Peuple soit un peu limité dans sa compréhension du monde où nous évoluons comme des cafards sur du goudron fondu, mais tout de même! Pas un mot à propos de l’énorme malheur qui nous frappe, qui saute aux yeux et qui constitue la quasi-totalité du problème: l’invasion. Vous ne trouvez pas étrange, vous autres, que pas une question, pas une ligne de doléance, n’ait trait aux conséquences épouvantables de l’immigration massive qui nous est infligée depuis quarante-cinq ans? Faut tout de même pas déconner, tout le monde le connaît ce désastre, même le plus naïf des bisounours de beaux quartiers! Alors, le fait même que personne ne l’évoque, ne serait-ce qu’au détour d’une petite question relative aux dépenses publiques, retire toute légitimité à cette grossière diversion macronnienne. Pourtant, je me répète, il y a plus de milliards à récupérer par la remise à plat de ce qui se passe dans les quartchiers sans-cible, qu’en essayant de faire raquer tous les plein de sous de la création, GAFA compris. Naturellement le récent massacre de Nouvelle Zélande vient à point nommé nous rappeler à l’ordre: les salauds ce sont l’extrême-droite, les adeptes de Renaud Camus d’Eric Zemmour, voire de Michel Onfray, l’extrême-droitiste de gauche . Gare à celui qui parle ouvertement d’invasion ou de grand remplacement! Sous prétexte qu’un psychopathe des antipodes vient de cartonner un max de mahométans en faisant référence à l’envahissement de la France par leurs coreligionnaires, nous voilà, nous autres sales nauséabonds, encore mis un peu plus à l’index, comme le préservatif du Pape! Évitons surtout d’observer que deux mosquées à Christchurch  c’est aussi saugrenu, au moins, qu’une cathédrale à La Mecque; nous ne ferions qu’aggraver notre cas.

Encore, donc, un bon coup de « conférences citoyennes » et nous morflerons en pleine gueule le résultat de tout ce patacaisse bien de chez nous. En gros, si j’ai bien suivi, tout cela devrait se traduire par une admirable augmentation d’impôts. On nous y prépare gentiment depuis des mois, sous couvert de « justice fiscale »… En d’autres termes ceux qui paient déjà paieront encore plus. Échapperont seulement au super-ratiboisage les très riches et les très pauvres. Les premiers parce qu’ils se révèleront toujours intouchables, les autres parce qu’ils vivent des impôts payés par les copains. Ah, pardon, j’oubliais une catégorie qui s’en tirera aussi: les petits futés qui bossent au black, ceux-là récupèrent toutes les aides sociales, à commencer par le RSA et en même temps se gavent tranquillement sans refiler le moindre kopeck au percepteur; les mêmes d’ailleurs qui vocifèreront contre la faiblesse de leurs retraites… pour lesquelles ils n’auront jamais cotisé!
Voilà donc le résultat attendu de la grosse révolte populaire qui partait du prix du gazoil. On aura du mal à me faire gober le bon côté de la chose, d’autant qu’à force de foutre le souk, ça commence vraiment à se voir et à faire assez mauvais effet. L’étranger nous regarde en rigolant creuser le trou dans lequel nous finirons par nous ensevelir. Il serait donc temps de siffler la fin de la récré. Oui mais non! Il n’est pas pressé Présipède, comme je vous le disais plus haut, son intérêt consiste à laisser perdurer pour qu’on finisse par l’implorer. Il l’a laissé entendre: « moi ou le chaos »! La voila sa stratégie. Du coup, après avoir fait voter sa fameuse « Loi anti-casseurs », il se dépêche de la déférer au Conseil Constitutionnel. Comme il est à sa main, le Concon, surtout depuis l’arrivée du brave Juppé, on va bien constater ce qu’il en sortira, pour le moins un retard dans la mise en place de mesures indispensables au maintien de l’ordre. Pendant ce temps-là, la chie en lit se poursuit de plus belles et, si les poulets arrivent à arrêter quelques Black-Blocs un peu moins rapides que leurs complices, on peut faire confiance à leurs camarades Magistrats pour les rendre aussitôt à la liberté. La déconsidération des « Gilets Jaunes » finira ainsi par être totale et le mignon de l’Élysée se sortira du pétrin mortel dans lequel il s’était mis comme un petit con prétentieux, ce qu’il est sûrement encore. En revanche, pour ce qui nous concerne, nous ne sommes pas près d’en sortir, on s’enfonce, on s’enfonce!

Et puis, pour terminer sur une note optimiste, on va jeter un coup d’œil du côté de Castapiane, notre bon Ministre le l’Intérieur. Alors lui, dans son genre, il parvient à porter encore plus loin les bornes du couillonnisme afin d’étendre son domaine, lequel le dispute en immensité et en désolation aux plaines de la Taïga sibérienne. Figurez vous que l’autre Samedi, histoire de se changer les idées après la dix-septième des Gilets, le type a décidé d’aller en boîte. Pas n’importe-où, au Noto, un lieu super-branché pour VIP friqués. Et là, tout tranquillement, notre estimé Ministre, un peu éméché, a retrouvé Clara, une bonne copine de la Répupu qui Marche, la trentaine bandante et le bisou facile. Les deux illustres marcheurs n’ont cessé pendant un bon bout de temps de se bécoter en se tripotant tendrement sur la piste de danse, faisant ainsi le bonheur de tous les smartphones alentour, lesquels n’en ont pas raté une miette. Un sacré tempérament, notre Premier Flic de France, lui au moins il maintient bien haut le flambeau de notre légendaire galanterie! En comparaison tous ses prédécesseurs, depuis Chevènement jusqu’à Gnafron de Lyon en passant par Pasqua et Cazevide, ont l’air d’impuissants prostatiques! Comme quoi, le combat sans merci contre les méchants en jaune criard, n’exclut pas le repos du guerrier. Dieu merci! Il a bien droit à sa petite récré, ce brave Castapiane… tout ce qu’on peut lui souhaiter c’est de ne pas s’en choper une pour de bon, il ne lui manquerait que ça!

Que la paix de la République qui marche (un peu en crabe) soit avec vous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Péril jaune

Qui s’en souvient encore? Quelques vieux de mon espèce, peut être…même pas sûr, les grosses vedettes laissent des marques indélébiles dans les tronches du populo, les petites, plus confidentielles, finissent toujours dans les oubliettes du temps qui fout son camp avec une constance méprisante. Celui-là je l’aimais bien, il m’amusait beaucoup avec son air de ne pas y toucher. Il racontait des histoires un peu loufoques mais pas tant que ça, désopilantes, en tout cas, et en français, qui plus est, de quoi estomaquer tous les humoristes à la flanc de notre époque de merde! Écoutez moi donc la panse de brebis farcie vous m’en direz des nouvelles! Jacques Bodoin possédait une inestimable richesse  qui s’est bel et bien perdue depuis un bon demi-siècle: l’esprit au sens ou, alors, on employait ce mot. Il a beaucoup d’esprit disait-on de quelqu’un qui savait faire rire avec élégance, sans en rajouter ni basculer dans cette vulgarité odieuse qui se vend si bien de nos jours. On ne parle plus ainsi, forcément, vous imaginez prononcer, à propos de Djamel Deux Bouses « il a de l’esprit« ? Totalement antinomique, pas vrai? Et ce que je vous sors là, ce ne sont pas des souvenirs de bourge, quand j’étais petit la classe moyenne parlait un français plutôt châtié et l’écrivait sans fautes -ou presque-  parce que l’École de la Répupu parvenait encore, tant bien que mal , à enseigner le plus gros . Je vous parle des années cinquante/soixante… après,  Soixante-Huit à accompli son œuvre et le regroupement familial a fait le reste.
En voilà encore un qui s’en est allé bouffer les pissenlits par la racine, comme on disait au temps dont je vous parle. Il avait traversé un sacré désert, le brave Jacques Bodoin, depuis quarante ans -au bas mot- on n’en n’avait plus du tout entendu parler… passé de mode, que voulez vous, et probablement pas en odeur de sainteté auprès des nouveaux patrons du PAF, pas baptisé au sécateur, plus bankable sans compter qu’on ne capte rien à ce qu’il raconte le vieux boloss, allez, poubelle, y a Arthur qui attend! Et voilà qu’on apprend sa mort, enfin la vraie, l’autre c’était déjà un peu fait. Remarquez, il s’apprêtait à entrer dans sa quatre vingt dix neuvième année, en pareil cas il est de bon ton de s’éclipser, d’aller se reposer pour de bon.
Cependant, son petit Philibert, victime expiatoire des adultes, de même que Chausseillon , son cancre à l’accent de Montélimar, superbe et inspiré, désormais septuagénaires, doivent se sentir un peu abandonnés, c’est le sort commun des anciens qui voient leur monde partir en quenouille, tout doucement, sans faire de bruit, comme le temps sépare ceux qui s’aiment dans les « Feuilles Mortes », mais sans pitié, sans rémission… Quand Robert Lamoureux, voilà déjà quelques années, passa discrètement l’arme à gauche, j’eus à peu près la même impression, le train de la vie qui laisse les gens sur le quai; on les voit un moment, puis on ne les voit plus, ils disparaissent et bientôt on les oublie, on passe à d’autres gens, à d’autres choses… Ça vaut pour tout le monde mais parfois c’est plus douloureux, parce qu’il s’agit de petits morceaux de nous mêmes qui tombent et qui ne reviendront jamais.

Jean Foupallour, lui, cette sorte de considération, il s’en balance comme de sa première paire de sandales à lanières, celles qui s’accordaient si bien à ses jolies chaussettes à rayures rouges et jaunes. Son problème, à Jeannot, consiste pour le moment à essayer d’apercevoir la petite culotte de Pompy. Cette dernière, perchée sur un haut tabouret devant le comptoir de Thérèse, sirote un chouette cocktail à base de jus de fruits variés additionnés de tout un panel d’alcools divers avec une dominante gin bien marquée. Il l’a attirée au bistrot par ce moyen, Jeannot, la trouvaille du breuvage divin qu’il ne faut surtout pas louper et hop, embarquée la nana! Sauf que, bien sûr, elle n’en a rien à foutre du camarade Foupallour, qu’il le sait lui aussi pertinemment…et c’est pourquoi son plaisir consistera à mater, avec l’espoir que ce soit le jour du string transparent, voire de rien du tout. En attendant, il bave, le brave garçon, Dieu merci dans son verre de pastaga, ça fait tout de même moins négligé que sur le zinc.

Grauburle, en revanche, très attentif à l’actualité politique internationale, prononce en ce moment même une conférence sur la nécessité absolue, selon lui, d’arrêter les Chinois dans leur avancée irrésistible vers la domination universelle.
-« Vous comprenez -annonce-t-il en dévorant une poignée de cacahuètes dont la majeure partie finit, du coup, dans la tronche de Blaise Sanzel qui, en face, déguste son Martini sans rien demander à personne- si on les laisse faire, ces magots, ils vont carrément nous bouffer jusqu’à l’os! Ils sont partout, vous savez, tenez, regardez donc ce machin là, fait-il en brandissant un rutilant smartphone, figurez vous qu’il est piégé! Là bas à Pékin ils savent tout ce que je fais, à tout moment, vous vous rendez compte? »
-« Ben oui, admettons, réplique le vieux Maurice, mais qu’est-ce qu’ils en ont à foutre les Pékisnoient? En quoi ça pourrait les concerner, les Jaunes, les aventures fantastiques de Marcel Grauburle? Faut pas déconner tout de même, c’est pas parce que tu t’es payé un téléphone de jeune à bon marché que ça va leur faciliter la guerre commerciale avec Trump, ni même la conflagration nucléaire, si jamais ça leur prenait! Tu peux dormir sur tes deux oreilles, ma poule, s’ils doivent s’intéresser à quelqu’un, faudrait qu’ils soient devenus complètement abrutis pour que ça tombe sur toi…ou alors des spécialistes du comportement animal, peut être, histoire de comparer avec les pandas… »
-« Oui, fous toi bien de ma gueule, rétorque Marcel, vexé, en attendant, vous verrez ce que je vous dis, ils grouillent de partout, ces magots, ils rachètent à tours de bras tout ce qui leur tombe sous la pogne! Un jour, si ça se trouve, on voudra venir boire un canon chez Thérèse et ça s’appellera « Derrière Mao » et on y bouffera des nems arrosés à l’alcool de jasmin, ce qui doit probablement se révéler dégueulasse! »
Même si l’éventualité fait marrer la brave Thérèse qui a du mal à se voir céder l’affaire à des bistrotiers venus d’extrême-orient, il y en a au moins un qui prend la menace très au sérieux: Goràn Avaltàtric!
-« M’escuse demander pardon vous, Massieurs, fait le Franco-Serbe en décollant deux secondes le cul de sa vieille chaise tout au fond de la salle, vous parler vrai quand dire Chinetoques très redoutables dangereux saloperie. Communistes à la con avec méthodes capitalistes dures comme pines de négros, terrible péril jaune, finir partout, même ici, et nous autre baisés en canard, pas voir venir sale coup, comme Russes après guerre d’avant dernière de merde! Très malins, vous pas savoir, vous l’introduisent tout doucement, avec vaseline et quand vous réaliser, trop tard, l’avez où ça que je pense et très profond! Peut être Madame Patronne, jamais vendre à sales mandarins, peut être pas…des fois on croive commercer à chrétiens et puis, derrière c’est autre, pas savoir souvent se cachent derrière homme blanc et après il sort le jaune, sans crier aérogare! Devez méfier, tous, un seul il a raison faire gaffe, Trump! Lui pas fou, construire murs pour protéger pays…encore idée sortie de Chinois, à la base, Grande Muraille extraordinaire, vingt et un mille kilomètres et pas besoin bloquer administration avec shutdown! Vu hier soir sur Arte, moi; très vieux Empereur Chine grand précurseur et pas emmerdé par démocratie, pareil que successeur d’aujourd’hui Xi Jinping, fait quoi il veut, personne rien dire…et nous autre foutus, un jour l’autre! Vous croire moi, nécessité habituer petit à petit, bientôt nous autres colonisés et devoir bosser esclavage, jusque crever comme cochons! »
Et ces paroles définitives prononcées de sa voix de mêlé-cass galvanisée, comme disait San Antonio, l’ivrogne des Balkans retombe dans son mutisme habituel, baigné par la Slivovitsa (1).

Alors personne ne moufte. Médusés, tels un radeau delacroixien, les habitués du rade! Il faut dire qu’en tout et pour tout on l’aura entendu deux fois, le Goràn en question, mais on ne l’attendait pas sur la dénonciation des visées hégémoniques de l’Empire du Milieu.
Pompy ayant, pendant ce temps, décroisé et recroisé les cuisses, Foupallour, satisfait semble-t-il de la qualité du spectacle et soudainement inspiré en raison d’une absence manifeste de tout sous-vêtement, trouve illico la conclusion.
-« Bon ben alors, si je comprends bien, le danger à ç’t’heure c’est le smartphone Chinois…faudrait quand même pas oublier de se méfier aussi du téléphone arabe, vous croyez pas? Et, regardant avec insistance son verre de Ricard, juste avant de se l’envoyer dans le corgnolon… parce que vous savez, le péril jaune ça n’a pas que des mauvais côtés! »

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1)Alcool de prune balkanique.

Boutez Flika…?

Certains Algériens, sans doute frappés par la Grâce mahométane, ont entendu des voix, un peu comme Jeanne en son temps se sentit appelée par Monsieur Saint Michel et Mesdames Saintes Marguerite et Catherine, lesquels l’engageaient grave à « bouter les Anglais hors de France« . Chacun peut en penser ce qu’il veut, en tout cas la pauvre petite s’est débrouillée pour remplir la mission, si regrettables qu’en puissent résulter aujourd’hui les conséquences, le Brexit n’en constituant à peine que le petit bout de la partie émergée. Alors évidemment, pour ce qui concerne nos amis d’Outre-Méditerranée, l’identification des héleurs présumés apparaît bien plus difficile, et d’ailleurs on s’en fout comme de l’an quarante avant le Prophète; cependant le fait est là et le message clair: il faut « bouter Flika hors du pouvoir« . Plus vulgairement exprimé: dégage vieux débris! Voilà qui, une fois encore, soulève le problème crucial de la démocratie confrontée aux sinistres réalités socio-politiques.
On se souvient, bien sûr, enfin pour ceux qui étaient déjà là et qui ont de la mémoire, des élections législatives de 1991, lesquelles se traduisirent par l’écrasante majorité obtenue par le Front Islamique du Salut raflant 82% des voix au premier tour…il n’y eut donc jamais de second tour! L’armée, bien obligée d’entreprendre à ce moment-là quelque chose pour sauver les meubles, fit le nécessaire en vue d’éviter la prise de pouvoir par les musulmans fanatiques. Un pareil déni de démocratie aurait dû, en principe, provoquer un tsunami de protestations bien-pensantes, une prise de position ferme et implacable des Démocraties Occidentales, une déferlante de protestations médiatiques sans précédent, bref tout ce qu’une ignominie aussi évidente aurait dû entraîner. Une telle spoliation du suffrage universel, une abomination innommable au regard des Doidlom et tout ce qui s’ensuit, semblait  à l’évidence de nature à faire trembler la planète entière et ses environs immédiats. Or il n’en fut rien. Tout le monde, sur ce coup-là, ferma sa gueule, seul l’Ayatollah émit une fatwah pro forma, tout en rigolant dans sa barbouze du mauvais coup porté à ces saloperies de Sunnites de malheur. Le soulagement l’emporta partout, en tout premier lieu en Répupu Franchouille Mitterrandienne, étant entendu que la démocratie c’est sacré, sauf quand ça se menace tout seul! Là, évidemment, l’instauration de la Charia comme principe de gouvernement et la reconnaissance d’Allah comme le seul vrai patron du bizness politique, entraient directement en conflit avec l’intangible laïcité qui seule autorise, dans l’esprit des maçonno-gauchiards de chez nous, la Liberté, l’Égalité et la Fraternité, en un mot la Démocratie bien comme il faut. Sans compter le bordel que pouvaient apporter les Islamistes de là bas (dis) dans cette France, déversoir privilégié des trop-pleins démographico-politiques du Maghreb.
Le viol caractérisé des droits les plus élémentaires du bon peuple Algérien, tout le monde s’est, à l’époque, assis dessus. Tant mieux, sauf que de toute façon, pour nous la suite ne se révéla guère différente de ce qu’elle eût été avec des Mollah au pouvoir à Alger.
Mais depuis lors cet étrange pays connaît une absolue stabilité. Surtout depuis l’arrivée du fameux Bouteflika, voilà vingt ans déjà. Ce brave Abdelaziz, serviteur zélé du Prophète, s’est arrangé pour mettre plein d’huile dans les rouages, à coup d’amnisties et surtout grâce à la paix civile et à l’ordre qui règnent partout, l’armée ayant à cœur de s’y employer. Le revers de la jolie médaille laisserait apparaître une appropriation du pays par la coterie détentrice du pouvoir, ainsi qu’une corruption fabuleusement institutionnalisée…mais nul n’est autorisé à la retourner, la médaille, alors finalement tout baigne. Juste un petit problème lié à l’état de santé du Président qui, depuis des années, fait montre d’une vigueur physique et intellectuelle à mi-chemin entre le poireau et le chou de bruxelles. Sa dernière élection, en 2014, se déroula sans lui, vu qu’il se révélait déjà manifestement incapable d’en décoincer une, ce qui n’empêcha pas un succès triomphal, tel que seules les démocraties dûment pilotées se révèlent capables d’en produire.
Et ce coup-ci, alors que ce pauvre Flika se trouverait, selon certains milieux plus ou moins bien informés, en état de mort cérébrale, l’Algérie, toujours pour des raisons de démocratie bien organisée, s’apprête à reconduire ce qui reste dudit vieillard pour une nouvelle période de cinq ans. Vu de l’extérieur, vous en conviendrez, c’est extrêmement rigolo, ça présente incontestablement un côté théâtre de boulevard à faire tordre les salles, sans occulter complètement les aspects shakespeariens d’une tragi-comédie dont le maître de Stratford upon Avon eût sûrement fait un éclatant chef d’œuvre. En revanche, vu de l’intérieur, c’est une autre paire de quenouilles!
Relativisons, tout de même. Certes les jeunes intellos d’Alger soutiennent mordicus, grosses manifs à l’appui, qu’il faut absolument bouter Flika. Primo parce qu’un président, selon eux, se doit d’être vivant, secundo parce qu’ils souhaitent, comme tous ceux qui ne comprennent rien à la vie, une accession pleine et entière à la démocratie. Le premier point apparaît tout à fait contestable, je puis vous en administrer illico une preuve absolument irréfragable: prenez nos six derniers hôtes de l’Élysée, il me semble tout à fait évident que morts ils eussent fait beaucoup moins de tort à la France. Celui qui soutiendrait le contraire ferait preuve d’une mauvaise foi proche de la haute-trahison! Quant à la seconde assertion, tout le monde pourra constater que les pays bien sous tout rapport  sont ceux qui maîtrisent leur démocratie, cela va de la Chine, qui l’a parfaitement en main, jusqu’aux États-Unis dont on sait qu’ils tiennent encore le truc, vu leur expérience pluriséculaire et leurs spécificités capitalistiques, mais pour combien de temps, nul ne saurait se prononcer là dessus.
Toutefois, en dehors des élites de la pensée algéroise sus-mentionnées, le reste du pays s’en balance. Et je vous fous mon billet que le quasi-cadavre Abdelaziz, fera l’objet d’une réélection tout aussi sympathique que les fois précédentes. En effet, seuls les peuples repus aspirent au changement, ceux qui crèvent un peu la dalle hésitent toujours à se lancer dans des aventures susceptibles de leur vider encore plus la gamelle. Sans compter que le FLN ça reste une valeur sûre dans le bled… et puis on sait qu’il y a intérêt à voter comme il faut, ceux qui l’avaient négligé se sont parfois retrouvés sans oreilles ni pénis, cela incite à privilégier la stabilité…et la stabilité c’est Bouteflika, même empaillé!

Et vous, que feriez vous à leur place? Ah, d’accord, vous vous en battez les aumônières jusqu’à leur imprimer  un mouvement hélicoïdal! Moi je veux bien, vous savez, mais si vous réfléchissiez un tout petit peu, sans doute changeriez vous diamétralement votre vision des choses. Regardez bien: il reste encore plein d’Algériens en Algérie, encore plus que chez nous et ce n’est pas peu dire. La seule différence c’est que, là bas (dis), ils se tiennent bien, vaquent à leurs occupations et, quand ils n’en ont pas, en cherchent histoire de pouvoir se mettre quelque chose sous la dent. Un pays normal, en somme, avec bien entendu des profiteurs du régime… mais à mon humble avis, beaucoup moins que dans notre Répupu hexagonale! Alors, si vous bouleversez tout ce chouette équilibre en boutant Flika, vous savez ce qui vous pend au nez…ben oui, pardi, un surcroît nouveau d’invasion! Et ne comptez par sur Présipède et ses sbires pour mettre le holà, bien au contraire on nous sortira les bonnes vieilles raisons humanitaristes, la France terre d’asile (de fous) et, résultat des courses,  nous verrons déferler sur nous la vague immense des cousins et des copains de ceux qui sont déjà là. Si vous trouvez qu’il n’y en a pas encore assez, libre à vous de vociférer comme quoi il conviendrait absolument de bouter Flika. Dans le cas contraire, je recommande a minima une bienveillante neutralité.
Et puis, vous savez, s’il fallait pour de vrai bouter quelqu’un hors de quelque chose, en cherchant bien on pourrait facilement trouver, du côté du Faubourg Saint Honoré, ou de la Rue de Varenne, ou bien encore de la Place Beauvau, voire du Palais Bourbon, l’embarras du choix, en somme…le mieux consisterait encore à ne pas faire de jaloux…
Alors, longue survie artificielle au camarade Bouteflika!

Abdelaziz dans son cercueil,
Bandait encore comme un chevreuil,
Avec sa bite en arc de cercle,
Il a soulevé le couvercle!

Ah oui, à oui vraiment, Abdelaziz tiendra bien encore cinq ans, il ne risque même plus de trépasser, il a fait le plus gros en tout cas!

Que le souvenir de la Bienheureuse Jeanne vous ait en sa Sainte Garde, nonobstant Fachoda, Mers El Kébir,  le plum-pudding et le Hard-Brexit!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Manifestations

Manifester c’est vachement bien! Démocratique et tout, incontestable, légitime, droidlomesque, bref une véritable perfection issue de toute une vieille tradition républicaine qui fait chaud au cœur du citoyen conscient et sincère dans sa foi personnelle, qu’elle soit de droite, de gauche ou de quelqu’autre nature. Tout cela part de la vieille idée qui consiste à descendre dans la rue. Pourquoi faire? Là l’affaire devient déjà plus compliquée. Dans le temps les choses paraissaient tout à fait claires, on descendait (sauf les habitants du rez-de chaussée et des sous-sols, naturellement) puis, de son côté, le détenteur du pouvoir envoyait l’armée, la garde, enfin tout corps plongé dans une situation insurrectionnelle et susceptible de la faire cesser en tirant dans le tas. Il arrivait parfois que le big-boss se dégonfle un peu, ce qui a débouché sur nos jolies révolutions, la prétendue « grande » de1789 et les deux un peu oubliées de 1830 et 1848. La Commune, pour sa part, constitua un épisode grandiose de ce type, avec évidemment beaucoup de dégâts et une fin de récréation sifflée par  Thiers, lequel fit le nécessaire pour qu’elle cessât dare-dare, les fusils ayant, sur son ordre, parlé de la manière la plus définitive.
Après quoi s’installa la République, notre bonne vieille Répupu des familles, celle qui depuis 1875, nonobstant de petits aménagements de détail, dont notamment trois chouettes constitutions artistement rédigées, règne sur la France avec la bonhommie tranquille des personnes, dites « morales », lesquelles somme toute n’existent pas, ceci expliquant sans doute cela. Avec la Répupu, s’ancrait aussi dans les mœurs et les mentalités la Démocratie à la franchouille, celle qui confère à tout un chacun une partie – sans doute infime mais cependant incontestable- de la souveraineté nationale. Partant de ces admirables principes, l’esprit revendicatif de nos concitoyens trouva alors, par la descente dans la rue, un moyen de manifester leur mécontentement tout en exerçant une pression virtuelle sur les détenteur du pouvoir, afin qu’ils réservent à leurs desiderata une suite favorable. Et progressivement l’habitude se prit d’organiser des déambulations urbaines en grands groupes, sortes de révolutionnettes plus ou moins paisibles, d’abord réprimées, ensuite admises du bout des lèvres par des politiciens de gauche qui se méfiaient tout de même du bon peuple en troupes lâché dans l’espace public. Ainsi Clémenceau déclarait-il en 1907 « Je ne suis pas sûr qu’il y ait un droit de manifestation mais je suis d’avis qu’il doit y avoir une tolérance de manifestation« . On ne s’était donc pas encore rendu compte que la sacro-sainte Déclaration de 89 comprenait en son article 20 quelque chose qu’on pourrait par la suite faire passer pour le fondement (pas le derrière, veux-je dire, mais la base juridique) du droit en question. Normal puisque ce fameux texte se borne à affirmer: «  Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ». On notera au passage ce « même religieuse » particulièrement savoureux… En tout cas, la petite phrase en question évoque sans ambiguïté une manifestation plutôt individuelle d’opinion, bien encadrée par la notion d’ordre public, laquelle, justement, apparaît tout à fait contraire à l’envahissement des rues par des dizaines voire centaines de milliers de tordus énervés. Évidemment, les pères fondateurs de la big révolution  n’eussent pas envisagé une seconde d’avaliser des manifs avec casseurs, black blocs et autres anar-activistes.
Et c’est pourtant ce petit texte que la Répupu finit, à l’issue d’un long processus de maturation politico-syndicale, par bombarder « droit constitutionnel de manifester ». Ensuite bien sûr, toute une palanquée de déclarations internationales de droidlom est venue assurer l’avenir démocratique de cette superbe conquête de l’Humanité, (pas le journal en faillite, l’autre). S’agissant donc d’un droit intangible, imprescriptible et, en un mot, sacré, tout le monde s’en sert avec l’ardeur bon-enfant de celui qui a découvert le nouveau Lotus, le rouleau enchanté dont une seule feuille peut -parfois- suffire.

C’est notamment le cas, désormais, des petits merdeux des Lycées qui suivent la petite merdeuse suédoise égérie des manifs pour sauver la planète. L’idée, au demeurant fort séduisante, consiste à sécher les cours pour s’en aller par les rues gueuler comme quoi il faut absolument arrêter de dézinguer le climat. Comment? Ah oui, ben voilà, alors il convient  d’en finir avec les emballages à usage unique! En tout cas c’est ce que j’ai entendu de la bouche d’une manifestante d’environ quinze ans qui avait l’air de bien s’amuser tout en considérant les adultes comme des irresponsables meurtriers, ce qui, somme toute, n’est pas totalement faux. Cela dit, outre le fait que les emballages en question constituent un élément, certes non négligeable mais pas vraiment central de la dégradation climatique, il faudrait sans doute expliquer à la demoiselle (oh zut, excusez, je ne le ferai plus) à la jeune fille, voulais-je dire, que les choses ne sont pas si simples. Il peut fort bien se trouver, parmi ses petits camarades, des fils et filles de salariés dans le bizness du packaging, comme on dit aujourd’hui, lequel emploie, rien que par chez nous, une ribambelle de populo. Parvenant à ses fins manifestatoires, la douce enfant condamnerait ainsi de sympathiques condisciples à la plus noire des misères, celle qui découle du chômage des parents. Hélas on ne pourra pas compter sur les profs pour faire entrer cette sorte de détail dans les crânes adolescents. L’enseignant apparaît en effet très majoritairement charmé par ce qu’il considère comme une prise de conscience citoyenne tout à fait admirable, de la part des bambins qu’ils sont en principe chargés d’instruire. Du coup, au lieu de faire leur boulot, ces chers suppôts de l’Éducation Nationale encouragent leurs ouailles à manifester pendant les heures de cours. C’est toujours ça de moins à supporter ces petits chieurs et en plus c’est pour la bonne cause, alors…

Et dans le fond, si l’on y regarde d’un peu plus près, c’est quasiment pareil chez nos potes Gilets-Jaunes. Au départ ils protestaient avec la dernière énergie contre l’aveuglement de Présipède, contre son incapacité à comprendre les difficultés des braves gens et contre sa propension à aggraver celles-ci par des mesures fiscales à la con, vaguement peinturlurées aux couleurs de la divine écologie. Que pouvaient ils faire d’autre que de foutre un minimum de bordel, je vous le demande? Jusque là, en somme, rien à dire, le fameux droit de manifester, après tout, autant s’en servir, un peu comme au vieux temps, déjà, de la manif pour tous . Bien, me direz vous, en ces temps-là ça n’avait pas servi à grand chose, de vitupérer le mariage par derrière. Cette « avancée sociale »  si chère à la Taube -vous vous souvenez?- fut adoptée sans barguigner par une majorité hollandouillesque autant qu’écrasante. En revanche, les pauvres ballots de la manif firent l’objet de l’opprobre politico-médiatique, sans parler de la répression implacable mise en œuvre par le Ministre de l’Intérieur, Petit Caudillo, actuel candidat à la Mairie de Barcelone.
En revanche, les porteurs du fameux gilet, eurent plus de chance car Macrounette, sentant le vent du boulet bourdonner à ses oreilles, leur accorda plein de trucs au bout de trois petites semaines de foutoir. Une bonne dizaine de milliards non financés qui allaient s’ajouter à la dette… un peu plus un peu moins…
Seulement ça continue, de plus belles, ni trêve ni repos, n’importe comment, sans savoir où l’on va, mais tant pis, on fonce! Moi, je l’avais tout de suite observé, cette grosse pantalonnade ne tient pas debout. C’est du déconnage débile! On demande des tas d’augmentations, des allègements de charges, des services publics plus étoffés, bref tout une série de dépenses supplémentaires dont ni Présipède ni ses sbires n’ont le premier sou. Ce n’est pas pour me répéter à l’envi -certes j’ai l’âge de radoter mais tout de même-  à force de pousser dans ce sens nous finirons juste par récolter un gros supplément de fiscalité. Vous remarquerez qu’on en parle déjà dans les sphères éthérées du médiatico-politique, après avoir évoqué l’alourdissement massif des droits de succession, on propose maintenant de faire payer l’impôt sur le revenu à tout le monde, jusqu’aux pauvres d’entre les pauvres…pour faire passer la pilule d’une tranche supplémentaire destinée à ratiboiser les hauts salaires… Voilà le bilan prévisible des manifs en jaune!
Ainsi que je vous le disais en Novembre dernier, il vaudrait mieux regarder du côté des dépenses sociales, c’est là que ça devrait se jouer si les Franchouilles disposaient d’un minimum de cervelle. Au lieu de demander à l’État ce qu’il n’a pas les moyens d’accorder, exigeons qu’il cesse de dilapider honteusement notre pognon. Soignons le mal à la racine, débarrassons nous de ceux qui nous coûtent la peau des fesses et en plus nous emmerdent la vie… Rien qu’en faisant le ménage, en expulsant manu, voire pede militari tout une tripotée de racaille étrangère ou bi-nationale à casier bien garni, ou fichés S, je vous promets facilement une bonne trentaine de milliards d’économies… C’est plus qu’il n’en faudrait pour satisfaire grassement toutes les revendications des défileurs du samedi!

Bien sûr, ce que j’en dis c’est juste des paroles qu’emporte le vent parfumé de la bien-pensance républicouille… Vox clamans in deserto, vous savez, le pauvre niais qui prêche dans le désert…

Bonne semaine et amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Bidonnage républicain

Tant qu’on peut le coller sur le dos de l’Ekstraimdrouatt, l’antisémitisme ça reste un bon produit, valorisant et fédérateur, qui ouvre largement la voie à une indignation de bon aloi, pratique, peu onéreuse et acceptée partout. Là où la combine devient moins évidente c’est lorsqu’on a affaire à ces braves gens qui professent la haine la plus farouche et la plus absolue du Juif, tout en appartenant manifestement à l’admirable autant qu’intangible religion du Prophète. Que fait l’Homme (ou la Femme) de Bien, en pareil cas? Il (ou elle, bien sûr) se trouve considérablement emmouscaillé, écatelé par le double impératif de condamner avec la plus grande fermeté, tout en évitant absolument de dire qui l’on condamne. La plupart du temps, il suffit de faire référence à « la bête immonde« , ce qui offre toute garantie de politiquement correct et permet de quitter  l’impasse par le haut. Il peut arriver, cependant, que certaines images ne laissent pas le moindre doute sur l’origine précise des actes à dénoncer. C’est ce qui caractérise justement le dernier en date des faits de cette nature: l’agression d’Alain Finkielkraut par des porteurs de gilets jaunes.
Finkielkraut, on peut en penser ce qu’on veut, plutôt du mal, tout de même -vu que ce garçon ne manque jamais une occase d’évoquer l’identité franchouille mise à mal par l’invasion musulmane-  mais ça reste avant tout un baptisé au sécateur ce qui, forcément lui confère un minimum d’immunité. Fils d’immigrés Polonais, par surcroît, le cher homme ne saurait faire l’objet de la moindre attaque susceptible d’apparaître fondée sur ses origines ethniques ou religieuses. En aucune façon, d’ailleurs, l’idée ne viendrait-elle à quiconque, appartînt-il à la Réacosphère, d’attaquer le pauvre Alain pour autre chose que ses prises de position, parfois un peu convenues, visant à se faire bien voir, malgré tout, par ses voisins Germanopratins.
Manque de pot, hier, quatorzième samedi de manif giletjaunesque, l’académicien en cause tint à venir déambuler du côté de Montparnasse, afin de constater de visu l’étendue du désastre. Il n’a pas accompli le voyage pour rien! Avait il seulement fait trois pas qu’il s’entendait héler par une petite bande d’abrutis mal embouchés au fort accent des Quartchiers. « Sale sioniste de merde », « nique ta mère », « rentre chez toi en Israël », »sale facho » et autres politesses du même tonneau. Couvert d’injures plus ou moins antisémites, bien qu’elles provinssent de garçons aux origines maghrébines peu contestables, l’infortuné allait prendre la tangente quand un personnage plus hardi encore que ses compères se prit à attirer sur lui les foudres d’Allah. Un musulman fanatique tellement caractéristique avec sa barbe à la Mahomet, que les chroniqueurs de BFM en restèrent sans voix, sauf un, invité pour meubler, qui déclara, à chaud, sa certitude d’avoir affaire à un Salafiste. Depuis, bien entendu, des consignes prescrivant l’abstention de toute allusion de cette nature, sont arrivées dans les salles de rédaction. On ne va tout de même pas sacrifier l’antisémitisme-peste-brune des Gilets Jaunes, sous prétexte que ceux-ci se trouveraient infiltrés par nos amis de la Diversité triomphante. Il n’en est pas moins vrai que le barbu en cause, après avoir vomi une bordée d’imprécation, genre « Dieu va te punir, tu vas mourir« , contre Finkielkraut « le haineux » (sic), se mit à vociférer à plusieurs reprises « on est chez nous, on est chez nous« , sous-entendant ainsi que la France est désormais terre d’Islam, ce qui implique un départ rapide des Israélites; les Kouffars , quant à eux, n’ayant d’autre choix que la conversion, la valise, ou le cercueil. Notons que le Monsieur à barbe rousse a fait l’objet d’une prise de vue tellement précise et appuyée que son identification n’a soulevé aucune difficulté…nous verrons bien le sort que lui réservera la Justice … si d’aventure les poulets se risquaient à l’appréhender pour de bon…

En attendant, voilà ou nous en sommes! Dans les manifestations du Samedi, et désormais du Dimanche, on trouve sans doute encore quelques révoltés du week-end de la première heure, mais de plus en plus de gauchiards de tout poil, de Black-Blocs, d’Anarchistes polymorphes et, à l’évidence, une mouvance banlieusarde à caractère communautaire, voire carrément islamiste. Dans de telles conditions, on peut s’interroger sur l’intérêt de continuer encore ce mouvement, parti d’une histoire de prix du gazoil pour en arriver à assurer la promotion de tout un tas de groupuscules aussi douteux que potentiellement malfaisants.
Au bout du compte ces rigolos en arrivent à remettre Présipède et ses sbires en position de se refaire la cerise; à priori ce n’était pas absolument l’objectif recherché! La majorité silencieuse, celle des gens qui se trouvaient au début dans les cortèges et sur les rond-points, glisse doucement vers la répugnance vis à vis d’une action confuse et désordonnée nuisible à la tranquillité publique ainsi qu’à la bonne marche des affaires. Avec leur « grand débat » bidonné à bloc, Macrounette et son Gouvernement en récupèrent une partie, les purs gogos, alors même que le plus grand nombre commence à entrevoir qu’il ne sortira rien de bon de ce vaste carnaval qui dure depuis trois mois. Au bout du compte cela se traduira sans aucun doute par un surcroît d’impôts que les pauvres aussi finiront par payer d’une façon ou d’une autre, vu que les riches sont bien trop peu nombreux pour parvenir à combler le gouffre.

Le plus drôle, dans tout ce bigntz, c’est qu’il parvient à occulter à peu près totalement l’affaire Benalla. Elle en dit long, pourtant, sur les probables turpitudes de la République qui marche. On en apprend un peu tous les jours, et ce qui remonte se révèle croustillant au possible.  Selon les dernières nouvelles, c’est le coup du coffre fort qui revient maintenant à la surface.
Petit rappel des faits: en Juillet la Police doit perquisitionner chez l’ami Alex. Tout le monde se transporte au domicile du jeune homme mais l’opération tourne court  car le pauvre a oublié ses clés. Conséquemment les poulets décident de revenir le lendemain, que voulez vous qu’ils fissent? Manque de pot, pendant le laps de temps, le fameux coffre disparaît. Là où les choses deviennent désopilantes c’est  quand on apprend le nom du déménageur de coffre présumé : le sergent-chef Chokri Wakrim, le compagnon de la Commissaire Poitout, chef démissionnée de la sécurité de Barbapoux, notre bon Premier Ministre. On apprend qu’à l’époque du début de l’affaire, l’été dernier, le couple Poitout-Wakrim aurait logé ce pauvre Benalla, lequel ne pouvait plus rentrer chez lui, un peu comme feu Aznavour. Et comme le sous-off Wakrim, depuis suspendu de ses fonctions militaires, apparaît également dans l’affaire du contrat envisagé avec un oligarque Russe, en compagnie, aussi,  du pote à Alex, Vincent Crase, qui, lui, avait déjà touché un petit acompte de près de trois-cent-mille Euros sur ledit contrat.
On est donc manifestement dans une affaire laissant apparaître le plus haut sommet de l’État comme une véritable association de malfaiteurs. Mais bon, au final tout le monde s’en fout un peu puisqu’il y a des gilets-jaunes qui assurent le divertissement des foules et un « grand débat » pour amuser le reste de la galerie.
Barbapoux lui même, avec son air de ne pas y toucher, fait tout ce qu’il peut pour allumer des contre-feux. La dernière, pour l’instant, concerne le coup des contreparties aux aides sociales. Une proposition d’une audace inouïe, le type envisagerait de faire bosser les bénéficiaires du RSA, vous vous rendez compte? Évidemment tollé à gauche, scandale, horreur! Et comment voulez vous qu’ils puissent se faire du black, ces malheureux, si on les oblige à des travaux d’intérêt général, hein? On vous le demande M. Philippe, ça se voit que vous venez de l’UMP, bougre d’affameur du peuple!  S’en prendre aux Pludéfavorizés  c’est bien la marque de ces salopards-là, tiens!
En attendant, quand on parle de ça, on oublie Mme. Poitout, son petit copain et les amis un peu olé-olé d’icelui… Si bidon que puissent sembler les diversions de cet ordre, elles possèdent le mérite de faire parler dans les télés et donc dans les chaumières. Le reste, en revanche, on l’oublie, c’est y pas mieux comme ça?

Tout ce globiboulga finalement revêt une importance assez dérisoire, il faut en convenir. Dans vingt ans, on n’en parlera même plus, ces broutilles passeront à la trappe comme la totalité des bidonnages républicains de toute nature et de tout époque qui les ont précédées. Ainsi va la démocratie, il n’y a pas de quoi pavoiser mais ça durera encore longtemps, au moins jusqu’à la Charia.

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN