De profundis Macronibus

Vous le connaissez, Jean Foupallour, il ne s’agit pas du genre de mec qui laisse les copains éponger les tournées sans participer. Tout au contraire il a toujours fait preuve en la matière de l’inépuisable énergie qui caractérise le pilier de comptoir, convaincu des multiples vertus que possède toute boisson alcoolisée consommée sans la moindre modération… Et cependant aujourd’hui il carbure au Vichy, Jeannot! « Cherchez l’erreur » comme dit l’ami Grauburle, un peu scandalisé devant une attitude aussi insolite, surprenante et même irresponsable. Pochetron ça implique des obligations: il faut tenir son rang, que diable, surtout ne pas déroger sous peine de déchéance! L’aristocratie bistrotière possède son code d’honneur et elle y tient, vous pouvez me croire, et ce n’est pas Derrière Napoléon (1) qu’on va commencer à laisser de telles valeurs s’en aller à vau l’eau, comme le premier gouvernement français venu l’intérêt bien compris du pays.
Toujours attentive à la santé de sa clientèle enracinée, la brave Thérèse, derrière son vieux comptoir à la patine séculaire, ne manque pas de s’inquiéter d’une éventuelle saloperie genre cirrhose, susceptible de mettre un terme prématuré au relations amicales qu’elle entretient depuis des décennies avec l’olibrius en question. L’hypothèse apparaît d’autant plus crédible qu’elle se révèle en parfaite adéquation avec le look du camarade Foupallour, lequel, maigre comme un stockfisch de la Rue Pairolière, trimballe cependant un durillon de comptoir à faire péter les boutons de sa chemise distendue. « On dirait une ficelle avec un nœud » comme disait je ne sais plus qui à propos d’une nana squelettique enceinte de huit mois! Sans parler d’un teint à la Omer Simpson révélateur d’un foie plus accoutumé à filtrer le pastaga que l’eau minérale, fût elle naturellement gazeuse.
« C’est pas ça, les amis, nous rassure illico l’intéressé, moi ça va, mais on ne peut pas en dire autant de mon permis. Figurez vous que l’autre jour j’avais pris la bagnole pour aller faire trois courses à l’hypermarché, vous savez, histoire de soulager un peu bobonne vu qu’elle commence grave à donner de la bande, et v’la-t-y pas qu’elle m’appelle au téléphone pour me dire qu’elle avait oublié de marquer les croquettes du chat sur la liste! Moi, vous savez, j’ai déjà du mal à faire une seule chose à la fois, alors téléphoner et conduire ça me fait trop, forcément. Du coup, le putain de feu rouge qui se pointait juste pour me faire chier je ne l’ai pas vu…et les deux saloperies de motards planqués derrière non plus, naturellement! Bref, je ne vous fais pas un dessin, feu rouge oublié plus téléphone, déjà, ça va chercher vachement plus loin qu’un simple tabassage de flic par petit « jeune » contrôlé sur la voie publique. Seulement, en plus, les cognes ne loupent jamais pareille occase de vous faire souffler dans leur merderie de ballon…et ceux là, ils ne l’avait pas oubliée leur machine à niquer les ivrognes, comme notre vieux pote Rouquidant(2), vous vous souvenez… ah le brave homme! »
Il en a les yeux tout humides de l’évocation, Jeannot, ce qui ne l’empêche nullement, après une gorgée de Vichy suivie de la grimace y afférente, de nous conter la suite: l’éthylomètre, évidemment vira au rouge, d’où prise de sang et, coup de pot faut reconnaître, vu qu’on se situait même pas à neuf heures du matin, dose à peine supérieure au plafond autorisé. Un vrai miracle! Les poulets l’ont laissé repartir mais son permis, par le fait, ne tient plus qu’à un fil. Alors comme tout à l’heure il s’en va rendre visite à sa tante, laquelle frise les cent ans tout en vivotant dans un bled de montagne à soixante douze bornes d’ici, eh bien il boit de l’eau, Jeannot! Voilà à quoi nous en sommes réduits de nos jours avec toutes les ligues de mes deux contre la « violence routière ». Bon d’accord, c’est vrai, au volant il représente un danger public pire que Mesrine en son temps, mais à jeun ou bourré comme un cochon c’est du pareil au même…voire pire, vu que la soif ça le déconcentre!
Le vieux Maurice, lui, l’aventure de ce pauvre Jeannot le met au comble de l’excitation!
« Dis donc, encore heureux que tu ne l’avais pas volée la bagnole, sans quoi tu faisais carton plein! Mais bon, faut quand même pas pousser, elle n’a rien d’autre à foutre, la flicaille, que de courir après les vieux soiffards qui roulent à quarante à l’heure maxi dans leurs guimbardes du siècle dernier? Un gus comme voilà Jeannot, c’est sûr qu’il carbonise un peu les feux de signalisation mais ce n’est tout de même pas grand chose à côté de ce qui se passe dans les banlieues, merde! Là bas c’est pas les feux qu’ils crament, ce sont carrément les flics! Mais pour les poulagas à moto, pour sûr que c’est plus paisible de courser le Foupallour plutôt que Mohamed et Mamadou dans leur repaire! Et regardez un peu l’autre petite tarlouze, là, le Macron de ces messieurs-dames, z’avez vu? Lui histoire de dire un truc il prévoit de remettre la « police de proximité » dans les quartchiers sans-cible! La police de proximité! Y en a vraiment, je vous jure! Elle va bricoler quoi la police en question, hein, je vous le demande? Ben moi je vous le dis, au mieux elle va jouer au foot avec les petits nenfants pas encore en âge de faire la chouffe à l’orée des cités, au pire elle va participer comme tout le monde au trafic de stups en garantissant, par son autorité déléguée, la tranquillité du commerce. En revanche on voit mal comment ils pourraient envisager de jouer les shériffs, les bourres de proxo, vu qu’à la première tentative ça aboutirait à des funérailles solennelles en présence du présidenticule Macroncron soi-même… Avec des idées comme celles-là, on pressent qu’il va pisser loin, le règne à Manu Belle-Gueule, y va nous résoudre l’insécurité par l’absurde, comme on lui a appris à Polytechnique, vous allez voir… et le reste aussi, m’est avis: comme perspectives, avec ce zigomar on est blindés!
« Et attention, hein, vous l’avez entendu, l’autre jour à Alger, ce merdeux? Crimes contre l’humanité qu’il a dit le mec en parlant de la colonisation! Crime contre l’humanité! Non mais les couilles m’en tombent dans les souliers ma parole! Avec les copains, quand on se farcissait les Fellouzes dans les Aurès, jamais on aurait imaginé une saloperie pareille! Il était même pas encore dans le slip de son papa, le petit connard, qu’on se faisait enterrer dans le sable avec la bite dans la bouche après que les charmants ancêtres de nos petits beurs tueurs de flics, nous aient sorti les yeux des orbites avec une petite cuiller! Crime contre l’humanité! Pédé va! Je ne parle pas des sub-sahariens, vu que là je ne sais pas trop; en revanche les copains d’Algérie, je vous les garantis sur facture, en fait de crimes contre l’huma ils ne craignent personne, ceux-là. Et je ne vous parle même pas des emmerdements qu’ils nous ont causés à longueur de siècles, quand ils débarquaient sur nos côtes, à ramasser des pauvres types et des gonzesses en vue de les vendre comme esclaves dans leur saloperie de bled! Pour les arrêter on n’avait trouvé que la colonisation: on faisait peut être suer le burnous mais au moins on sauvegardait la tranquillité chez nous… Et je vous ferai respectueusement remarquer que les tuiles ont recommencé à nous tomber sur la gueule en averses tropicales depuis la décolonisation. Vu qu’aujourd’hui, carrément, les colonisés c’est nous, faudrait peut être qu’il se remette les pendules à l’heure, le futur président de mes deux, qu’il regarde un peu où il met les pieds avant de foncer, ça lui éviterait des soucis…
« Sans compter que par dessus le marché, il se fout ouvertement de leurs gueules, aux Pieds-Noirs! « Je vous ai compris » il leur a sorti, hier, à Toulon! Non mais vous vous rendez compte! Comme Charlot Gros-Pif quand il les avait sodomisés à sec et sans vaseline! Faut le faire ça, tout de même! La provocation portée à ce niveau-là, de deux choses l’une, c’est soit de la connerie supersonique, soit du grand art… J’inclinerais plus volontiers vers la première hypothèse mais je peux me gourer… Et c’est ce morpion qu’on veut nous refiler en Mai prochain! Alors moi je vous le dis, on était déjà au trente-sixième sous-sol, ben là va falloir commencer à creuser, y a de l’ouvrage en perspective!
« Mes amis, cul-sec à la santé des cons qui votent! Et tu nous remets une tournée, Thérèse, en mémoire de mes potes criminels contre l’humanité, torturés, mutilés et massacrés par les Fellaghas!
« Allez, avec moi, tous en cœur: de profundis, Macronibus, lalalalalalalalalalala, lala… »

Bonne semaine à tous, n’écoutez pas trop les media…

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Le système WordPress m’ayant privé de toute possibilité d’insérer des liens, je vous renvoie à mon lamentable ouvrage « Derrière Napoléon » que vous trouverez tout en haut de la page, ou bien encore, à droite sous la rubrique « PAGES », suffit de cliquer.

(2)Le jour où, saouls comme des bourriques dans la 4L de Grauburle, nous tombâmes sur le Brigadier Rouquidant qui avait oublié les éthylomètres à la caserne (Derrière Napoléon-Chapitre IX)

Matraquage

Ah, si vous aviez connu le Carnaval des années cinquante-soixante! Un joyeux boxon dans toute la ville, le populo par milliers qui défilait joyeusement, des zigotos déguisés un peu n’importe comment, des jeunes pas très recommandables qui coursaient les filles en vue de leur faire bouffer des confetti à poignées, des corsi bigarrés truffés de fanfares déconnantes et de grosses têtes aux évolutions erratiques, rivalisant de grotesque avec les énormes chars tout coruscants de carton pâte bariolé. Le tout baignant dans la bonne humeur pépère des braves gens qui mettaient l’occase à profit pour se lâcher un peu avec, bien souvent, l’assistance propitiatoire des bouteilles de cancaron (1) dont les cadavres innombrables débordaient des grosses poubelles en tôle étamée .
Par la suite, bien sûr, au fur et à mesure de la diversification des populations, l’évènement a progressivement perdu en spontanéité, pour devenir enfin ce qu’il est aujourd’hui: un exercice convenu, confiné au périmètre hyper-sécurisé de la Place Masséna et tout juste bon à donner le change aux troupeaux de vieux touristes blafards déversés par cars entiers dans des tribunes soldées à prix de gros. Il apparaît bien évident que le danger potentiel résultant des dizaines de milliers de « Chances Pour la France » qui grouillent dans les faubourgs de la ville, ne saurait nous autoriser à festoyer sereinement à l’instar de nos chers ancêtres. Le 14 Juillet dernier l’a prouvé de la manière la plus magistrale: ces petites joyeusetés bien de chez nous sont désormais à classer sans suite dans nos mémoires incertaines de vieux kroumirs.
Quel dommage, dites vous? Oui, j’en conviens, mais reconnaissons toutefois qu’on ne peut pas avoir le beur, la religion du beur, et les gaités de la vie d’avant! Il fallait y penser bien plus tôt, voilà plus de quarante ans, lorsque Giscard et Chirac, à peine constitués en couple exécutif promis à un divorce aussi rapide que conflictuel, décrétaient le « regroupement familial ». De Gaulle, autant que Pompidou, résistant aux pressions constantes d’une Gauche peut être encore plus hermétique au bon sens que celle d’aujourd’hui, refusèrent fermement de se laisser embarquer dans l’aventure invasive qu’on cherchait à leur imposer. Nos deux fringants petits nouveaux, sous prétexte de changement modernisateur, ne manquèrent pas, sitôt les élections bouclées, d’ouvrir tout grand les robinets du remplacement de population. On savait bien, pourtant, que les Maghrébin de l’époque croissaient et multipliaient dans des proportions hallucinantes, les familles de douze enfant et plus étant monnaie courante et bien connues notamment des services de la Sécu, lesquels crachaient déjà aux bassinets des petits papas immigrés. Mais qu’importe l’invasion pourvu qu’on mette un terme à la « misère sexuelle » de ces derniers! Que tout ce petit monde débarque chez nous, on se poussera un peu et la France retrouvera un dynamisme démographique qui s’émoussait grave depuis la fin du baby-boom! Sans parler du fabuleux enrichissement culturel qui devait à l’évidence en résulter… Alléluia les choux sont gras! Et c’est ainsi que le tsunami commença pour de bon… si vous buvez la tasse aujourd’hui, au moins savez vous à qui vous le devez!

Tout naturellement, depuis le milieu des années soixante-dix, la flotte passée sous nos jolis ponts a du mal à rivaliser avec l’ampleur de la marée humaine qui nous a déboulé dessus. Les chouettes cités H.L.M. dont nos politicards se montraient auparavant si fiers, évoluèrent très rapidement en territoires réservés aux immigrés, les infortunés européens qui y vivaient heureux jusque-là se voyant fortement incités au départ, en raison notamment d’un décalage civilisationnel insupportable. Ainsi, depuis la survenance, au sein desdites cités, des nouvelles générations de petits français généralement bi-nationaux et de plus en plus hostiles à leurs concitoyens aborigènes, une population spécifique s’est constituée, avec ses mœurs, son langage et ses lois propres, désormais suffisamment forte et nombreuse pour se trouver en mesure de damer le pion à l’État. Les « jeunes » d’origine maghrébine forment le noyau dur de cette nation concurrente, les sub-sahariens, généralement musulmans, gravitant autour de ces derniers en orbite basse, les Antillais et les « petits blancs » résiduels apparaissant en quelque sorte comme les métèques des précités, tenus de faire leurs preuves pour se voir tolérés.
Par surcroit, les complexes nourris par nos soi-disant élites depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ont conduit celles-ci à considérer le simple constat ci-dessus évoqué, comme haïssable, voire pénalement condamnable en vertu des lois particulières votées contre « le racisme » par un parlement inféodé aux tenants de l’immigration bienfaisante. Dans un tel contexte les media de masse, totalement noyautés par ces derniers, n’ont cessé de mener une guerre sans merci aux lanceurs d’alerte qui tentaient de mettre en évidence les risques liés à l’invasion. Le « racisme anti-immigrés » se trouvant constitué en mal absolu, malheur à qui s’en verrait accusé par le tribunal médiatique. Durant quatre décennies, non seulement la France, mais également l’Europe et même l’Occident dans son entier, ont vécu sous un véritable matraquage publicitaire destiné à promouvoir l’immigré, vaguement regardé -sans le dire- comme le « bon sauvage » à la Rousseau, victime expiatoire de la méchanceté de nous autres, les sales néo-colonialistes inavoués. Sous un tel matraquage et la sourde terreur qui en découle, impossible de maîtriser l’évolution d’une situation dont on voit bien aujourd’hui le piège mortel qu’elle représente pour nos pays et singulièrement pour la France qui est la plus gravement frappée par le phénomène.

Alors quand par hasard la matraque change de mains et quand le matraquage s’applique au fondement d’un « jeune » de banlieue, le grand scandale éclate et l’émeute -légitimée par le diktat médiatique- le suit de près. Et nous avons l’affaire Théo!
Cette histoire à la con dont nous savons à peu près comment elle a commencé, tout en étant bien incapables d’en prédire la fin, n’est jamais que le dernier produit en date des quarante années de masochisme élitaire ci-dessus évoqué. Théodule, ou Théodore, on ne sait pas trop, garçon de bonne famille antillaise contrainte par les duretés de la vie caraïbe à s’exiler en Métropole, aperçoit tout à coup, à quelques encablures de sa déambulation, un contrôle de police. Les contrôlés étant, bien entendu, des petits « jeunes » de la cité de Théo, ou de Dudule, si vous préférez… d’ailleurs moi je préfère, alors comme je fais ce que je veux, à partir de cet instant, que cela vous plaise ou non, on va l’appeler Dudule, ce garçon, voilà!
Cela étant acté, le contrôle se passait mal, vu que les poulets s’obstinaient à vouloir contrôler alors que les jeunes gens manifestaient avec violence une intention rigoureusement contraire. A cette vue, le sang de notre Dudule ne fit qu’un tour et il s’en alla, fort courageusement, se mêler à l’altercation afin de prendre la défense des ses petits camarades injustement agressés. Mal lui en prit, car nos saloperies de flics eurent alors la malencontreuse idée de tenter de contrôler aussi la sienne d’ identité, à ce brave Dudule… De facto, après la fuite des petits jeunes bien heureux d’une aubaine qui leur aura évité une fouille au corps susceptible de déboucher sur une perte de temps devant un juge admonestateur, l’affaire tourna à l’arrestation musclée de notre héros. Alors, hic jacet lepus, Dudule, grand balaise n’étant pas homme à se laisser maltraiter fût-ce par des représentants de l’Ordre -surtout, même- commença à distribuer beignes et gnons tout azimut, ce qui entraîna l’ennemi à riposter grave. A un contre quatre, en dépit de son exceptionnelle vigueur, Dudule ne pouvait que succomber sous le nombre à l’issue d’une résistance héroïque. Et c’est au cours de cet affrontement bref mais violent que l’arme de l’un des roycos devint momentanément la grosse matraque à Dudule, vu que ce dernier hébergea un instant l’objet, paraît-il, au plus profond de son intimité. Que se sera t-il passé exactement, ne comptez pas sur moi pour vous le dire, je n’y étais pas, Dieu merci. En revanche l’Inspection Générale de la Police nationale, dont la mansuétude à l’égard des flics épinglés n’est toutefois pas la qualité première, conclut à une sodomisation accidentelle, sans doute liée aux paroles proférées par Dudule dans le feu de l’action: « ta matraque je m’assois dessus! » Là-dessus -enfin si j’ose dire- la résistance de Dudule fléchit, ce qui se comprend aisément et les volatiles purent alors lui passer les menottes et l’embarquer au poste. Comme un vulgaire malfaiteur!
Il fallut cependant se rendre à l’évidence, le troufignard de notre jeune ami avait passablement souffert de l’aventure, ce qui conduisit le commissaire à le confier au corps médical, mieux à même que lui de pallier les conséquences de cette sorte de bobo. A l’hosto, le jeune garçon raconta l’affaire à sa façon, les folliculaires commencèrent à s’y intéresser et, ce qui n’était jusque-là qu’une banale altercation de quartier, vira très vite à l’affaire d’état. Les télés publièrent une vidéo de l’arrestation, et bien qu’on n’y vît nullement le coup de la grosse matraque à Dudule, se mirent illico, dans un assourdissant concert médiatique, à hurler au viol, à dénoncer les violences policières et à réclamer justice pour Dudule, enfin pour Théo. Ce qu’entendant, l’ami Culbuto, n’ayant plus grand chose à foutre, se précipita au chevet du jeune homme… on prétend même qu’il lui aurait apporté un tube de vaseline, à toute fins utiles, pour une éventuelle prochaine fois… En tout cas on notera surtout qu’il n’en rate pas une, Pépère, il fonce et réfléchit après, comme pour Léonarda…il y en a que l’expérience n’enrichit pas, il n’écoute toujours que son petit cœur, le cher Homme. Plait il? Comment dites vous? Ah, non, l’histoire ne dit pas si pour gagner du temps il s’est vraiment rendu à l’Hôpital sur son scooter, je crois qu’il s’agit là d’une rumeur invérifiable.

Et voilà, donc! Depuis lors le matraquage médiatique n’a pas cessé une seconde et, profitant de la lumière aveuglante du gros projecteur, la banlieue s’embrase, l’émeute gronde à Bobigny et les cités sans-cible semblent en passe de nous refaire 2005. Observons seulement que tout ce qui compte dans ce pays, jusqu’au plus haut sommet de l’État, n’a eu de cesse de considérer a priori le jeune homme comme victime des violences policières. Le fait -avéré- qu’il ait attaqué des flics en service, ses refus d’obtempérer, sa rébellion manifeste contre les Forces de l’Ordre, les coups qu’il a portés aux poulagas, toute ces choses-là ne comptent en aucune façon. Dans ce pays, toute racaille dispose du droit d’agresser la Police, alors que réciproquement celle-ci a le devoir de se laisser faire sans protester. Seuls les honnêtes-gens restent tenus de respecter un tant soit peu les représentants de l’Autorité Républicaine… ce qui explique surabondamment pourquoi cette dernière part complètement en quenouille!

Et vous voyez, vous, par dessus le marché, Macron Président? C’est pour le coup qu’on y aurait droit pour de bon, nous aussi, à la grosse matraque à Dudule!

Bonne semaine, amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Le Cancarone est un petit vin de Ligurie, pas bien terrible, d’où le fait que par chez nous on appelait « cancaron » un pinard de mauvaise qualité.

I lictor, adliga ad palum!

L’air de rien, tranquillement, sans à-coup, dans les brumes indistinctes d’un crépuscule blafard, la « Droite Républicaine », comme ils disent, se fait éjecter du jeu démocratique. L’ami Culbuto, sur un coup de génie passé un peu inaperçu, l’avait bien annoncé: « le changement c’est maintenant »! Un visionnaire, le mec: après avoir détruit son Parti Socialiste, ce dont la postérité lui saura gré un jour ou l’autre, il assiste, plus ou moins goguenard et sarcastique, au naufrage des vieux frères ennemis, « Les Républicains » ou « Les Ripoublicons » si vous préférez. Un vrai désastre! Les pauvres, ils s’y voyaient déjà! Et ceux, genre Ciotti, qui s’étaient gourés de canasson, s’empressaient de récupérer le bon ticket afin de transférer leur mise sur l’outsider arrivé premier au poteau. En fait de poteau, il s’agissait de celui d’exécution… « I lictor, adliga ad palum! » (1) comme on disait dans les grammaires latines de mon enfance, en cinquième, voilà près de soixante piges… Mince alors! Plus personne, sans doute, n’a conservé pareille réminiscence au fond de sa cervelle torturée, la culture du Rap et du Slam ayant définitivement supplanté les « Humanités »… Cicéron n’emmerde plus les petits potaches trop occupés à surfer sur ces putains de smartphones et autres tablettes magiques. Dommage…quoique, foutus pour foutus, autant qu’ils prennent leur plaisir là où ils le trouvent, nos petits jeunes, au regard de ce que l’avenir, hélas, leur réserve ce sera toujours ça que les Imams n’auront pas.

Je vous disais donc « le changement c’est maintenant »; hé oui: plus de socialos, plus d’UMP (enfin l’autre machin, quoi), finis, foutus, fourbus, dézingués tous les deux les vieux mastodontes traditionnels qui nous trustaient les élections depuis un paquet de décennies. Ça y est, voilà que ça se recompose sans crier gare, tout à trac, juste avec un petit coup de Fillon et une dose massive de Pénélope. Un candidat écrabouillé comme merde de chien sous un soulier de Black-Bloc, à droite et une espèce de ludion ahuri, complètement hors-sol, à gauche…et les nominés sont: Macron et Le Pen! Les nouveaux mammouths de la politicaillerie hexagonale! La seconde on la voyait venir depuis un sacré bail, bien aidée par Mousident qui rêva longtemps de l’affronter au second tour, ce fada! Mais le premier c’est vraiment le perdreau de l’année qui a évité par miracle la gerbe de plomb. Du coup il poursuit son envol comme un grand le canaillou, et apparemment ça arrange plein de monde si l’on en juge par le battage médiatique qu’il suscite, cet oiseau-là. La coqueluche des media et l’enfant chéri des baisés de la Gauche centripète ainsi que des paumés de la Droite mollassonne: Micron, Macroncron, Macronmagnon, Macronmignon, Potimacron, enfin comme vous voudrez, voilà le personnage qu’on veut à tout prix nous coller comme big boss! Une espèce de Général Boulanger de notre époque miteuse, jeune, beau et réputé super-intelligent, démerdez vous avec ça!
A tel point qu’on nous fait passer tous les jours les clichés les plus repoussants possibles de ses adversaires: Marine, son air revêche et ses rides incrustées, Méluche avec son dentier trop grand et ses yeux injectés de gros rouge qui tache, Hamon arborant niaisement sa coupe de crétin alpestre par dessus ses yeux hallucinés…Et à côté de ça le joli petit candidat rotschildisé avec sa silhouette racée, ses beaux yeux, sa peau de pêche, ses costards sur mesure, impeccables! Comme on dit vulgairement: « y a pas photo »…enfin si justement, il y a mais c’est fait pour. Tout cela semble tellement cousu de fil blanc qu’on pourrait dores et déjà lui filer le poste au jeune premier, ça gagnerait du temps et un paquet de pognon.

Il faut donc se faire une raison, mes amis, une page se trouve bel et bien tournée, Gauche et Droite traditionnelles ont sombré dans l’opprobre et le ridicule, alors même que, de toute façon, ce qui les rapprochait finissait par apparaître bien plus important que leurs divergences quelque peu artificielles. L’électeur, désormais, conscient ou non, s’intéresse au clivage beaucoup plus actuel qui distingue les mondialistes à tendance bobo, des franchouillistes à base populo-prolo. En gros les rupins des beaux quartiers sans immigrés et les pauvres des hachloums infestés. Alors me direz vous, les premiers succomberont forcément sous le nombre des seconds et la cause semble donc entendue…voire…

Le problème réside dans la passivité et dans la veulerie du corps électoral, toujours prêt, quoi qu’on en dise, à voter pour celui qu’on lui désigne et, par ailleurs, pétochard comme un lapin de garenne. En outre, si les partis dits « de gouvernement » s’en vont en quenouille, ce n’est pas pour autant que les blocs de « sensibilité politique » ont disparu. Ainsi le bloc de gauche, avec ses quarante pour cent incompressibles et le ventre-mou des centres gauche et droit, grosso-modo vingt pour cent, existent-ils toujours assez pour se regrouper au second tour sur l’adversaire de Le Pen. Je vous donne rendez- vous le 1er Mai 2017 au matin, vous pourrez constater, face à l’exceptionnelle ampleur des défilés, l’effet des pesanteurs socio-économico-syndicalo-politiques. Compte tenu du bourrage constant que subiront nos pauvres crânes au cours des trois prochains mois, je ne vois pas comment l’ex-petit-conseiller de Culbuto pourrait nous faire moins de cinquante-cinq à soixante pour cent au second tour de la présidentielle.
A l’heure où je mets sous presse nous pouvons donc estimer pour le moins à neuf chances sur dix la probabilité que nous nous farcissions cette espèce de Rastignac à la sauce Bercy comme prochain chef de l’État. A force de dire qu’on est foutu, je vous prie de croire, pour le coup, que nous laisserons ainsi passer notre dernière chance de nous tirer un tant soit peu du bourbier où nous ont enfoncés les salopards à qui nous confions depuis plus de quarante ans le soin de gouverner le pays. Pour nous y engloutir définitivement vous pouvez faire confiance à Macronou, on ne sait pas encore très bien comment il s’y prendra vu qu’il se montre plutôt avare de précisions sur ses véritables intentions, mais je puis vous garantir qu’il y parviendra sans problème, il est doué le garçonnet!

Alors, et c’est là que l’affaire tourne au comique, le seul qui pourrait peut être arrêter le morveux dans sa « En Marche » triomphale, reste ce grand couillon de Bayrou. Même avec une capacité de mobilisation un peu riquiqui, il serait bien capable, le bégayeur, de lui piquer quatre ou cinq pour cent de vieux centristes pas très regardants sur la qualité du produit. Du coup ça lui couperait les ailes au perdreau et, pour peu que le comique issu de la « Belle Alliance Populaire » en reprenne encore un chouïa à ce guignol de Méluche, on se retrouverait avec un second tour Hamon/Le Pen…auquel cas ça changerait drôlement de musique: quarante pour cent d’abstentions au bas mot et une chance très sérieuse de voir débarquer la mère Tapedur à l’Elysée! Seulement, voulez vous que je vous dise? Le retour du Béarnais prodigue je n’y crois guère. Vu les sommes et l’énergie dépensées par… va savoir qui… pour assurer l’élection du bel Emmanuel, il ne pèsera pas lourd le vieux schnock, à croire qu’il tente le coup juste pour faire un peu monter les enchères!
Et, d’ailleurs, sans vouloir sombrer dans le complotisme, je vois tout de même sous l’affaire Pénélope, la marque d’un plan savamment préparé par des professionnels de l’arnaque politique. On nous a drôlement couillonnés, faut reconnaître, en nous laissant choisir, comme des cons, le chevalier blanc aux gros sourcils broussailleux! Il fallait le faire, ça, de le laisser s’installer dans sa position de monarque quasi-intronisé et puis de lui cisailler les jarrets au moment ou personne ne s’y attendait, trop tard pour trouver une position de repli, avec pour toute perspective la candidature par raccroc d’un vieux repris de justice dont personne ne voudrait plus désormais, même à usage de pissotière. Pour faire le lit du jeune mari de dame Brigitte on ne pouvait s’y prendre de manière plus habile…alors ce pauvre Bayrou, dans tout ça, il me paraît compter autant que roupie de sansonnet!

Bon, que voulez vous que je vous dise moi? Bien sûr, me sachant pessimiste invétéré vous pourriez penser, par exemple, « voilà encore cet emmerdeur de Nouratin qui vient nous casser le moral en collant une grosse couche bien épaisse de goudron sur le tableau noir ». Ou bien encore « ne croyez pas cet animal, depuis le temps qu’il prétend que nous serions foutus, comme vous pouvez le constater nous sommes toujours là, l’œil vif et le pied ferme ». Bon, et vous auriez peut être raison, après tout, je le souhaiterais même vivement, n’était le principe avéré qu’afin de s’épargner de cruelles désillusions mieux vaut éviter de croire au Père Noël. Pensez donc à ce pauvre bougre injustement condamné à Messine (sans pêcher la sardine) par ce salaud de Verrès, un magistrat corrompu, pire qu’un Social-Démocrate de Bucarest, un spécialiste du détournement de fonds publics à côté duquel l’époux de Pénélope passerait pour un parangon de vertu. Le malheureux innocent croyait échapper au supplice en excipant de sa qualité de citoyen romain, c’était mal connaître le Verrès en question qui, pour toute réponse, vociféra le fameux « I lictor, adliga ad palum! » Et le type se morfla une flagellation gratinée avant de se retrouver agonisant sur la croix…ça se faisait beaucoup à l’époque de Cicéron…
Ben nous c’est pareil! Nous pourrons toujours gueuler comme quoi nous sommes des Citoyens Français, et même voter, pour aller jusqu’au bout du raisonnement, eh bien nous aurons quand même Macron, faut pas se faire d’illusion: I lictor…Désolé…

Tenez le coup René, nous sommes avec vous!

Bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Va licteur, attache le au poteau (Cicéron- Verrès)

Ça rime à quoi, ça, Pénélope?

En attendant, tous ces gros futés médiatiques qui prédisaient un repli stratégique de Trump, lequel, prétendument, ne se trouverait jamais en mesure d’appliquer son programme, se sont encore une fois foutu le doigt dans l’œil jusqu’à s’en perforer le slip. Ils n’ont pas de chance, les folliculaires, avec le camarade Donald, depuis le début ils se plantent à chaque coup et dans les grandes largeurs, des Primaires jusqu’à l’investiture en passant par l’élection proprement dite, le morceau de bravoure. Nous allions voir, n’est-ce pas, le Congrès ne manquerait pas de lui calmer les ardeurs à ce gros cochon, et, confronté aux réalités objectives, il allait ramener ses prétentions à plus juste mesure… Nous avons vu!
Une semaine de Maison Blanche et déjà, un paquet monumental de décrets et d’ordonnances qui réalisent très précisément, à la virgule près, ses promesses de campagne. Pas besoin du Congrès, il se débrouille tout seul, le zigoto! Tenez par exemple, il n’avait même pas pris le temps de poser ses valises qu’il déboulait dans le Bureau Ovale pour signer à tout berzingue l’arrêt de mort de l’Obamacare… pour tout dire, il a fait quoi l’albinos…il a juste modifié le montant de l’amende infligée aux fortes têtes qui refusent de s’affilier à la Sécu de Barack-Hussein… Zéro dollars, désormais, et le tour est joué! Un brutal, le quarante-cinquième président, pour faire dans la dentelle faudra attendre un peu… huit ans probablement si les petits Bien-Pensants ne lui dégottent pas une bonne cause d’impeachment de derrière les fagots, mais ça, croyez moi, ce n’est pas encore fait!
Il avance donc tranquillement, à la manière des chars de Patton, écrabouillant tout sur son passage. Le Mexique qui d’une façon ou d’une autre financera leur chouette mur mitoyen et qui, en plus, se verra privé des petites délocalisations étasuniennes si rémunératrices pour un pays quasi-sous-développé. L’Etat Islamique dont les jours en Syrie apparaissent désormais comptés en vertu de la coopération militaire qui s’instaure entre Ruskofs et Amerloques. L’avortement qui se prend un bon gros décret dans les galoches. Et puis, surtout, les Muz fanatiques désormais interdits d’accès au territoire U.S.
Là, nous avons affaire à du très lourd, du jamais vu depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le leader de l’Occident qui décide enfin de se protéger contre les invasions barbares! Bien entendu la pilule ne passe pas, tout ce que le monde compte de politiquement correct, ce qui fait beaucoup, pousse des cris d’orfraie pendant que les Juges nommés par Obama ou par Clinton, suspendent à tours de bras les décisions d’expulsion prises en vertu du décret scélérat. Mais il s’en balance, Trump, il poursuit sa progression à toute allure et personne ne semble actuellement en mesure de l’arrêter. L’interdiction d’entrer aux États-Unis s’applique bel et bien au ressortissants des sept pays concernés, y compris à l’Iran pour faire plaisir à Israël. Juste un petit détail intéressant, parmi les pays dangereusement islamisés certains sont oubliés dont notamment la France, je ne sais pas s’il faut y voir un geste amical ou bien un signe de ramollissement de la part de ce garçon, peu habitué semble t-il à faire du sentiment, en tout cas c’est bien aimable à lui… cela dit, n’ayant aucune intention de traverser l’Atlantique, je ne vous cache pas que je m’en fous complètement.
Toujours est il, en un mot comme en cent, que les compatriotes de Donald et de Hank Hulley ont bien de la chance de pouvoir mettre des milliardaires à la tête du pays. Au moins ces pourris de fric ignorent-ils la tentation de taper dans la caisse comme peuvent hélas le faire la plupart des politicards de chez nous, lesquels pour vivre ne disposent que de l’argent du contribuable et des moyens de s’en fourrer plein les fouilles. Après il faudrait être idiot pour s’étonner que les moins véreux d’entre ces gens-là trimballent quelque épée de Damoclès toujours prête à leur choir sur la gueule en cas de besoin…

C’est bien le cas de ce pauvre Fillon! Il a beau donner l’impression de faire face, jouer les pucelles effarouchées et, simultanément, tenter mettre les petits retraités de son côté en leur promettant un solide arrosage, on le voit bien chanceler grave sous le coup qu’il vient de morfler en pleine poire, en pleine gloire! Soit dit en passant, je trouve curieux de la part d’un personnage de ce calibre, habitué depuis quarante ans à traîner ses Weston dans tous les souks de la République, qu’il n’ait pas vu venir le coup et tenté au minimum de se réserver une position de repli en cas d’attaque frontale. Quelle naïveté curieuse que de laisser son épouse pérorer tous azimuts comme quoi jamais de sa vie elle ne s’était mêlée de la carrière politique de son époux, alors qu’elle émargeait paisiblement à cinq-mille boules par mois en qualité d’assistante parlementaire. C’est bien se chercher les verges pour se faire en… je veux dire battre! On connaît la combine, certes, mais tout de même quand on s’en sert et qu’on nourrit de hautes ambitions, on prend un max de précautions, c’est bien la moindre des choses. Sans compter que l’électeur Lambda, lui, la combine, non seulement il ne la connaît pas forcément mais encore il n’a aucun moyen d’y accéder. C’est frustrant et donc ça donne envie d’aller voter ailleurs…à condition d’en trouver un qui, à défaut d’avoir le nez propre, ne traîne pas encore à ses basques une batterie de cuisine en acier inoxydable massif. Le genre Macroncron, par exemple…d’autant qu’à celui-là personne dans la gent médiatique ne semble véritablement décidé à lui chercher les poux!
Et voici donc encore une fois le candidat de la Droite traîné dans le fumier par cette Institution de la République que constitue dans toute sa majesté intangible Le Canard Enchaîné. Après Chaban-Delmas et sa déclaration d’impôts, Giscard d’Estaing et ses diamants, Balladur et son histoire Maréchal-Schuller, toutes affaires largement bidon et montées dans le seul but de démolir l’adversaire dangereux, voici venir la casserole Pénélope, celle qui risque bien d’interrompre à jamais le vol victorieux du Faucon Sarthois, lequel apparaît désormais nettement plus vrai. Il a bien du plomb dans l’aile, le pauvre François, cela m’a inspiré une petite élégie que je ne résiste pas à la tentation de vous confier malgré des imperfections poétiques manifestes.
Voici:

Quand souffle un vent mauvais, quand la rumeur galope,
Le pauvre candidat désolé et marri
Remis par Le Canard au niveau des pourris,
Traîne comme un boulet sa pauvre Pénélope.

Il ne fréquentait pas les milieux interlopes,
Il mangeait du poisson, toujours, le Vendredi,
Il allait à l’église et communiait, pardi!
Jamais il n’eût trompé la douce Pénélope!

Plus droit qu’un Myrmidon, plus ferme qu’un Dolope,
Il semblait sur le point de gagner son pari,
Son triomphe devait l’emmener à Paris
Loger à l’Élysée flanqué de Pénélope.

Manque de pot le sort, prompt comme une antilope
L’aperçoit tout soudain et aussitôt bondit,
Le fait alors passer pour un sombre bandit,
Seulement pour avoir fait bosser Pénélope!

Jamais elle n’eût manié ni rabot ni varlope,
Elle pouvait à peine assister son mari
Qui, pour si peu, se voit cloué au pilori,
Affligé par surcroît des pleurs de Pénélope.

Et, dans l’œil du cyclone ou celui du cyclope,
Le malheureux comprend que sa chance l’a fui,
Hélas la vérité en surgissant du puits
A pris vicieusement les traits de Pénélope!

Je vous ferai respectueusement observer la retenue dont j’ai fait preuve dans la rédaction de cette œuvrette, en évitant certaines rimes telles qu' »escalope », un peu trivial à mon goût, voire « nyctalope » qui risquait de déclencher bien inutilement les foudres des associations L.G.B.T.
Je ne saurais en effet ajouter à la peine de ce couple dont les difficultés soudaines m’inclinent à la sympathie solidaire voire à la compassion. Je sais bien, moi, ce que sont les difficultés de fin de mois lorsqu’il faut à la fois faire bouillir la marmite, financer les hautes-études des gosses et faire réparer le toit de la maison qui pisse comme un panier. Ne possédant même pas de château, j’imagine à peine les frais que pourrait engendrer ce genre de demeure. Je comprends donc parfaitement la réaction du type qui dispose à portée de main d’une élégante solution à ses difficultés. Que voulez vous qu’il fît contre la tentation de rémunérer Pénélope, hein? Je vous le demande! Sans compter qu’il n’y a rien, là, de répréhensible, il s’agit d’une pratique courante et autorisée par le règlement… d’autant qu’il est fait par les bénéficiaires, le règlement, alors!
Le seul bémol, bien sûr, reste que lorsqu’on se permet de jouer les pères-la-vertu la moindre des précautions, je l’ai déjà dit, consiste à assurer ses arrières, surtout lorsqu’ils naviguent dans les parages d’un Canard flamberge au vent! En cas d’impossibilité mieux vaut alors la ramener un peu moins, la jouer un ton en dessous, éviter de faire référence au Général de Gaulle…lequel toutefois avait fait beaucoup mieux, n’en déplaise à l’époux de Pénélope, qu’une vulgaire mise en examen: une condamnation à mort pour trahison, atteinte à la sûreté de l’État et désertion, par l’autorité légitime (1), ça vous a tout de même une autre gueule, pas vrai?

Alors, pour conclure, je ne saurais vous cacher à quel point ce contretemps me contrarie. Jusqu’ici nous avions un boulevard tout tracé pour récupérer à la tête de l’État un bonhomme à peu près au niveau et susceptible de remettre quelque ordre dans le patacaisse républicain. Désormais, en admettant que ce type disposait d’un potentiel de vingt-cinq pour cent des électeurs en vue du premier tour ce qui paraît vraisemblable, je le vois parti pour perdre deux ou trois points au profit du petit Macronmagnon et à peu près autant au bénéfice de Marine Le Pen. Moyennant quoi les deux derniers cités se retrouveraient au second tour avec une victoire assurée pour le petit rigolo de chez Rotschild! Ça vous branche, vous, Macrounet Président de la Répupu?
Tout ça pour vous dire que la pauvre Pénélope, même si elle n’y est pas pour grand chose, dans le genre instrument de la fatalité (je ne dis pas « femme fatale » faut pas déconner) on ne pourrait pas trouver mieux! Et nous voilà de nouveau dans un sacré pétrin!
Comment, que dites vous…et la Primaire, alors? Mais quelle Primaire enfin? Ah oui, la Primaire des Socialos… Bof…

Amitiés à tous et bon courage pour la suite.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1)Ben oui, quoi, le Maréchal Pétain, Président du Conseil, avait bien reçu les pleins pouvoir des mains des Élus de la Nation, non?

Pussy hat

Après la gueule enfarinée du mois dernier, voilà la bonne claque au Petit Caudillo! Ce type me semble mal vu, non, ne croyez vous pas? Ou alors mal protégé, allez savoir... En pareil cas je ne saurais lui jeter la pierre, ni la farine du reste, ni même les œufs pourris, car, en campagne au sein de la "Belle Alliance Populaire" il apparaîtrait malséant voire déplacé qu'il fît assurer sa sécurité par une équipe de gorilles rémunérés dans des conditions aussi opaques que douteuses. L'ex-sinistre de l'Intérieur du gouvernement Ayrault et ci-devant Premier Ministre à gauche en sortant des toilettes, se contente de la bonne flicaille basique et républicaine, celle qui intervient toujours en décalé, un peu comme les carabiniers d'Offenbach mais en un tout petit peu plus dégourdis, si vous voyez ce que je veux dire. Que voulez vous, nous sommes la France, n'est-ce pas, à chacun selon ses moyens, Trump vole en Boeing privé et roule en Lincoln blindée, Vallsounet prend le train et traverse à découvert, pedibus, les espaces publics truffés d'individus frondeurs, hostiles et revanchards. Il n'a pourtant rien fait de mal, le petit Catalan, les femmes en tant que telles ne possèdent aucune raison de lui en vouloir, les homos encore moins qui lui doivent la répression sauvage exercée à l'encontre des grands-mères de la Manif Pour Tous... Oui mais reste la tache indélébile du 49.3 qui permit à la loi "Travail" -forcément scélérate vu son objet- de se voir adoptée, certes conformément à la Constitution, mais à l'encontre de la volonté affirmée des Gauchiards les plus sectaires, les seuls qui, par définition ont toujours raison à l'instar de tous les abrutis qui se respectent.

C’est bien le problème de la Gauche, ça! Voilà des gens qui se foutent le doigt dans l’œil depuis plus de deux siècles, nous enfonçant chaque fois un peu plus dans la fiente, et qui continuent contre toute évidence à avoir raison. C’est y pas miraculeux, ça? Plus chouette encore que la multiplication des petits pains ou les inexplicables guérisons dues à la flotte enchantée de Bernadette Scoubidou! Et vous observerez, si vous le voulez bien, les admirables constantes du comportement de ces braves-gens: quand le Suffrage-Universel leur refile le pouvoir, ils commencent systématiquement par mettre en œuvre leurs promesses idéologico-démagogiques, après quoi, au bout de quelques mois totalement calamiteux, ils réalisent l’impérieuse nécessité d’arrêter les conneries et engagent, en conséquence, ce que leurs électeurs appellent une « politique de droite ». Avec une casserole de ce calibre Manuel n’a pas fini de s’en prendre plein la gueule; pour peu qu’il atteigne le second tour de leur primaire à la Pyrrhus, je ne serais pas surpris qu’il se fasse uriner dessus voire pire encore. Grandeur et servitude socialiste! Grandeur et décadence des taureaux dans l’arène auxquels on finit généralement par couper, à l’issue d’un combat perdu d’avance, les deux oreilles et la queue…pauvre Manolito!

Ainsi donc, la Gauche ne se trompe jamais. Voilà pourquoi elle ne se Trumpe pas non plus lorsqu’elle décide souverainement de présenter le nouveau Président sous les traits d’un gros beauf décérébré animé de sentiments racistes, xénophobes, misogynes et réactionnaires. Une ordure de la pire espèce que tout Bien-Pensant se doit de vouer aux gémonies, manifestations à l’appui et imprécations médiatiques permanentes en fond sonore. Voilà pourquoi, dans un mouvement merveilleusement unanime, les radio-tv-feuilles de chou du monde entier ont décidé d’une sorte de boycott informatif tendant à présenter l’investiture du Président-goujat-facho comme un flop retentissant doublé d’un bide historique. Ce dernier Vendredi, les tribunes et les rues de Washington brillaient d’une effarante vacuité, les quelques débiles mentaux interviewés démontrant par leurs tronches d’ahuris et la stupidité crasse de leurs propos, l’ignoble bassesse de l’électorat trumpiste.En substance, les gens qui ont élu ce pignouf apparaissent à la fois cons et peu nombreux alors que ceux, innombrables, qui défilent dans les rues du monde entier la tronche agrémentée du « Pussy hat », ce joli bonnet rose à oreilles de chaton, détiennent à l’évidence le monopole du cœur et de la clairvoyance bienséante. Comme le tweete si bien Donald: « tiens, c’est bizarre, j’étais persuadé que nous avions voté ».
Je n’ai pas manqué, tout naturellement, de m’en ouvrir à l’ami Hank Hulley dont les analyses politiques dans le style bulldozer se révèlent toujours frappées au coin du bon sens.
-« On s’en fout, Old Chap, de toutes ces connasses et de tous ces connards qui nous font suer depuis des mois avec leurs protestations de mes deux. Ils étaient où pendant le scrutin, hein? A la pèche, peut être? M’enfin bordel, ils ont perdu, voilà tout, c’est la démocratie, ça, et quand on se dit Démocrate, comme tous ces fucking leftists de merde, la moindre des corrections consiste à respecter la démocratie! Y me semble! Alors, quand je vois cette grosse salope de Madonna, entre autres, prendre le micro pour prêcher la révolution anti-Président, je me dis qu’on a vachement bien fait de voter Trump, il était temps de fermer leurs gueules à tous ces enfoirés et de recommencer à travailler pour le bien du pays! Pense un peu à tout ce qu’ils ont pu raconter sur la soi-disant chasse aux sorcières du temps de Mc Carthy, hein? A l’époque nous étions en guerre contre le Communisme et en même temps ça grouillait de communistes dans certains milieux, dont cette saloperie de Hollywood; alors il fallait les laisser faire, ces shitty assholes, ou se défendre? Eh bien à l’époque on a choisi la seconde solution et on s’en est pris plein la musette, encore maintenant ils en parlent comme s’il s’agissait d’un crime contre l’humanité, ces motherfuckers du show-biz! Aujourd’hui c’est pareil, on recommence à se défendre, alors ils nous en balancent plein la poire et nous, les salopards de base, on les laisse gueuler, défiler, tempêter, s’égosiller…on n’en a rien à branler: le mec qu’on a envoyé à la Maison Blanche va faire le job et les choses iront de mieux en mieux, à l’inverse de l’époque Bamboula! Tiens, parlons en de celui-là! Ah comme ils étaient heureux tous ces burning pederasts, lorsqu’il a posé son cul dans le fauteuil de Lincoln ce fils de muz! Le martien qui serait venu à débarquer aurait pu croire au retour de Jésus-Christ en majesté, dis donc… enfin si par hasard il avait lu la Bible, je veux dire! Eh bien on a vu, hein! Huit ans après il a foutu le bordel partout, le Prix Nobel de la Paix, jamais les choses n’ont aussi mal évolué, même du temps de Peanuts Carter (voir http://onefoutus.over-blog.fr/article-36271920.html ). Pourquoi? Parce qu’on ne fait pas marcher les affaires avec de grandes idées généreuses à la con et la tronche dans les étoiles, mais bien avec du bon sens et les pieds sur terre. Il n’est peut être pas très sympathique, Donald, mais lui il ne perd pas le nord, il l’a abondamment prouvé en soixante-dix ans de vie. De plus, n’en déplaise à cette pimbêche de Meryl Slip et à cette fucking whore de Madonna, il s’est tapé au cours de ce laps de temps des gonzesses drôlement plus belles que toutes le deux réunies et en quantités astronomiques, c’est-y pas une preuve ça? Alors merde, hein, on va laisser pisser le mérinos et bosser le rouquemoute, pas vrai, America first, comme il dit! Et les autres pétasses, elles peuvent défiler tant qu’elles veulent avec leurs pussy-cats (1) sur la tête, grand bien leur fasse, ça leur passera avant que ça me reprenne! »

God bless America!  Serein le mec, pas affecté pour deux sous par la levée en masse des troupes anti-Trump. Il a raison, je pense, il fallait avant tout écarter la bien-pensance du pouvoir, après ils peuvent gueuler tant qu’ils veulent, les chiens aboient la limousine passe! On retiendra seulement que la démocratie c’est quand on vote à gauche, nous le savions bien mais la confirmation apparaît aujourd’hui éclatante. Voilà pourquoi, nous autres Franchouilles, avons le choix depuis des tas de décennies entre la Gauche de gauche et la Gauche de droite. Par conséquent, chez nous c’est devenu un bordel innommable dont nous ne pourrons nous extirper, hélas, qu’avec l’arrivée au pouvoir des Musulmans purs et durs. Ici nous ne trouverons pas de Trump. Nos rares milliardaires, tous exilés en des lieux plus hospitaliers, ont compris depuis très longtemps que la politique franchouille appartient aux rigolos qui en vivent, plus ou moins grassement selon leur fromage, et que nul personnage providentiel ne saurait venir perturber jamais l’équilibre de ce petit monde. Estimons nous heureux si en Mai prochain, nous récoltons Fillon, ça limiterait un peu les dégâts…et Madonna n’y trouverait rien à redire.
En tout cas vous connaissez la coiffure tendance du moment, encore plus fort que le bonnet rouge à la con des Bretons: j’ai nommé le pussy-hat…vous allez voir, ça va faire führer -oups, je voulais dire fureur- par ces temps de frimas!

Que la semaine vous soit paisible et n’attrapez pas froid.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) »Pussy », bien sûr, désigne le sexe féminin, la « chatte » si vous préférez…moi ça m’est égal vous savez, peu importe l’appellation.

Donald et les « Droits-Civiques »

Non décidément je n’y arriverai pas. Ce n’est pas que j’y mette de la mauvaise volonté, vous savez, au contraire…enfin je ne fais pas tous mes efforts non plus, cependant tout de même j’essaie un peu, mais sans succès aucun. Nos chers media, pourtant, mettent un point d’honneur à nous en administrer des doses de plus en plus massives…pour ce qui me concerne en pure perte, ils auront beau dire et beau faire c’est égal: je m’en fous complètement. Les tribulations des candidats de gauche, puisqu’il s’agit de cela, leurs débats, meetings, interviews et autres déclarations à la mords moi le nœud, me laissent tellement froid qu’en ce moment même je me demande bien pourquoi je vous en parle. J’espère au moins résister à l’infâme tentation de tirer à la ligne afin de sortir, vaille que vaille, un billet dominical rédigé le samedi pour cause de petit voyage à caractère familial. Je ne saurais tomber aussi bas, je vous rassure…enfin c’est surtout moi que je tente de rassurer…et, ce faisant, ce faisan de Nouratin remplit des lignes pour ne rien dire!
Je cesse immédiatement, d’accord, un peu de rigueur et d’honnêteté, que diable, assez louvoyé comme ça! Juste un mot tout de même, avant d’en venir aux affaires sérieuses, sur les pantalonnades pré-électorales de nos petits politicards gauchiards. Juste pour marquer le coup et démontrer qu’en dépit du désintérêt précité je m’efforce de regarder vaguement ce qui se passe.
Je vois donc, tout à gauche, l’ivrogne communiste enfiévré qui fait son petit spectacle de guignol, lequel attire pas mal les foules, non pas des pauvres gens  -ceux là votent Front National- mais des illuminés de tout poil qui croient encore au Père Noël Soviétique, au Grand Soir, à la Dictature du Prolétariat, voire à la victoire des Républicains Espagnols dans la Sierra de Teruel. A côté de ladite foutaise, laquelle cependant fonctionne à plein régime vu le nombre important de rouges-couillons qui tapissent le fondement du corps électoral, vous avez la « Belle Alliance Populaire ». Alors ça, comme invention je vous jure que ça se pose là! Rien que l’appellation: une trouvaille! « Populaire », déjà, on ne voit pas trop, étant donné que le Peuple les a laissé tomber depuis lurette; « alliance » vu qu’aucun des branquignols en cause ne peut blairer un seul des autres postulants à la branlée de premier tour, il doit s’agir d’un trait d’humour solférinien, je ne vois pas d’autre explication… et « belle », là je dois dire fallait le faire, il n’y a que ces cons-là pour oser à ce point la niaiserie hors de propos! Et donc vous découvrez, au sein de ladite « alliance », sept plaisantins -dont le Premier Ministre à peine sorti de Matignon- débitant à qui mieux-mieux les pires âneries afin d’essayer sans trop y croire de draguer un électorat résiduel dont on se demande bien de quelles sortes de zombies il parviendrait encore à se composer.
Et puis vous avez Macron. Macronmagnon, Potimacron, Macroncron quoi, le météore de service, celui qui balafre le ciel d’un trait fulgurant avant de s’écraser au sol pour s’y disperser en fine poussière. Comme chantait feu Vassiliu « qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a, qui c’est celui-la? »Un mystère, pour moi, le mec (voir déjà Mediamacron et Les costards de Macroncron), une énigme! L’essentiel de la question c’est qui finance et pour quoi faire? Qui? Allez savoir… Pourquoi? Là j’avoue on flirte avec l’absurde… je ne vois pas trop non-plus…à part liquider Hollandouille et Vallsounet…lesquels sombraient tout seuls et sans besoin de personne… Il doit s’agir d’une sorte d’acte gratuit…sauf que là on en est déjà à seize millions d’Euros…Ah oui, au fond j’en connais un sacré paquet qui vont payer: nous autres contribuables pardi! On va lui rembourser la moitié des frais, dites donc, et pour le reste…d’une façon ou d’une autre nous cracherons encore au bassinet! Par le fait, je réponds également à la seconde partie de la question : Pourquoi Macron? Parce qu’on est con! Voilà tout…

Sur ces considérations manifestement dépourvues du moindre intérêt, nous en conviendrons tous je crois, j’aimerais passer à du lourd, à du costaud, à du massif…et là, vous m’excuserez, je ne vois pas comment nous pourrions éviter d’évoquer le camarade Trump.
Ce mec se retrouvera Vendredi prochain investi de la Présidence des Etats-Unis. Vous ne trouverez pas grand monde pour s’en réjouir ouvertement, en revanche ça se bouscule grave pour le couvrir d’opprobre et d’excréments. Tous les media et tout Hollywood, déjà…Ah, non! Sur ce dernier point on entend une petite voix discordante: Nicole Kidman, elle, au moins, prend courageusement le contrepied des loups hurlant en chœur. Gonflée la Damoiselle! « Maintenant c’est lui le Président et nous devons le soutenir », vous vous rendez compte? Un peu comme si vous aviez gueulé « vive le Maréchal » au soir de la Libération (pas la veille, bien sûr, là ça passait très bien). Je me demande à quelle sauce il vont la dévorer la pauvrette; quoi qu’il en soit j’en profite pour lui rendre hommage, sans parler du faible que j’ai depuis fort longtemps pour elle, bien qu’elle me dépasse en taille d’un bon centimètre… mais pour ce que j’en fais, cela ne me dérange pas du tout!
Parce qu’en revanche, elle est grande la compagnie des joyeux démocrates qui veulent faire obstacle à l’investiture de l’affreux Donald! On va jusqu’à l’accuser d’intelligence avec l’ennemi Soviétique remis à flots pour l’occasion, vu qu’on n’en est plus à une incongruité près. Ils lui ont aussi trouvé une sombre histoire de partouze dans la chambre d’hôtel même qu’occupa un soir le délicieux Barack Obama à Moscou -un sacrilège blasphématoire caractérisé!- Bien sûr tout cela sans le moindre commencement de début de preuve mais on s’en fout, quand on est du bon côté de la pensée politique on peut tout se permettre, nul n’y trouvera à redire!

Commence donc, à partir de maintenant, la semaine de lutte acharnée des thuriféraires de la démocratie bien comprise, farouchement opposés à l’investiture du président démocratiquement élu contre l’avis de tous ceux qui pensent comme il faut. Une semaine de bordel, de manifs, de blocages de rues! Dès Samedi un défilé de protestation qui conduira un ramassis de bonnes âmes, du Capitole jusqu’au mémorial de Martin-Luther… King, bien sûr, on est à Washington, là! Et celui qui a tant fait pour la cause des Amerloques foncés, sera pris à témoin à propos de cette épouvantable ignominie qui consiste à mettre un sale blanc, quasiment albinos, raciste et pourri de fric, sur le fauteuil encore tout réchauffé par le derrière bien aimé du Grand Barack-Hussein.
Le Révérend Al Shrapton, connu pour son engagement dans la cause des droits civiques (sans déconner, c’est vrai) prendra la tête de tous ces nobles manifestants afin d’empêcher, autant que possible, le vainqueur de l’élection présidentielle de s’installer dans la fonction à laquelle la lie du populo a eu le mauvais goût de le nommer  conformément aux dispositions de la Constitution des Etats-Unis. L’honorable ecclésiastique en question devrait exiger par la même occase que les électeurs de ce triste sire soient déchus de leurs droits civiques, ce serait bien la moindre des choses!
Et, Vendredi prochain, ledit Révérend souhaite « voir se développer dans cette ville… (Washington)…et dans tout le pays, une rébellion de nature à perturber les cérémonies, et même à empêcher l’investiture » de l’abominable nauséabond . Une révolte contre le suffrage universel, en quelque sorte… C’est curieux, ce genre d’idée n’est jamais venue à personne lors de la prise de pouvoir des précédents Présidents, depuis Georges Washington jusqu’à Barack Hussein Obama… Décidément ce Trump commencerait presque à m’être carrément sympathique!
Bon, après faut tout de même pas exagérer non plus, ce type joue un jeu dont on ne sait pas trop où il va mener le monde. Il choisit délibérément la Russie, ce qui semble infiniment moins idiot que la guéguerre conduite par son prédécesseur. Il choisit délibérément Israël, allant jusqu’à prévoir l’installation de l’ambassade U.S. à Jérusalem, ce qui devrait bien enquiquiner la mouvance Arabe et jeter un peu d’huile supplémentaire sur le brasier…faudra raser les murs dans le XIXème. Arrondissement. Et puis il choisit tout aussi délibérément de tirer un trait sur la politique un tantinet servile de Barack-Hussein vis à vis de la Chine…nous verrons bien ce qu’il en sortira…En tout cas, il choisit, sans se chatouiller les méninges, sans barguigner et en évitant ces atermoiements désastreux dont nous avons pu constater les effets, notamment en Syrie. Il tient le manche et il tient ses promesses contre vents et marées…pour nous, je ne sais pas, mais pour les Amerloques ça sera forcément bénéfique, n’en déplaise aux ayatollah de la Bien-Pensance internationale.

Nous verrons bien…quoi qu’il puisse en être nous n’y pouvons pas grand chose et, pour tout vous dire, ce n’est pas la primaire de gauche qui y changera quoi que ce soit. La Présidentielle, peut être…un peu, sans doute, mais n’attendez aucun miracle, vous seriez cruellement déçus…

Passez quand même un bon Dimanche et que la paix soit avec vous ainsi qu’avec votre esprit…si vous êtes là c’est bien que vous en avez un, vous au moins.

Et merde pour qui ne me lira pas (les autres).

NOURATIN

 

Essai d’ontologie socio-démographique

En définitive, ils ont sûrement raison les Bien-Pensants: l’immense majorité des Musulmans installés dans notre pays ne pose aucun problème. On n’irait pas jusqu’à les dire assimilés, ni même bien intégrés, faut pas déconner, mais bon, la plupart de ces braves gens se comportent en pépères, vivent normalement, font leurs courses à l’hyper-marché, bossent, paient leurs impôts -parfois- envoient leurs chiares apprendre certaines choses à l’École de la République, voire carrément étudier chez les Cathos pour les plus ambitieux, et profitent de leurs congés payés afin de vacancer chez eux et faire la bise aux résidus non émigrés de la famille.
O.K. Seulement ça veut dire quoi « l’immense majorité ». La majorité on sait, ça se monte à cinquante pour cent plus un, sans bavure ni équivoque. Mais « immense », à partir de quel pourcentage, hein? Pas fastoche à définir, croyez moi sur parole! Alors, comme toujours lorsque mon ignorance vient me couper les envolées, je m’en suis allé tout penaud consulter mon vieux copain Paul-Emile… mais non, pas Victor que voudriez vous que j’en foute! Littré, m’enfin! Bon bref, qu’est ce qu’il nous sort le Paulo en question? Je vous le donne en émile : « qui est sans borne, sans mesure »…Ah oui mais alors, si ça ne finit pas et qu’on ne peut pas mesurer, on n’a plus affaire à une majorité, où on va là? Attendez, bougez pas, il nous donne aussi un sens figuré, le dico: « qui est très considérable en son genre »…on a déjà l’air moins bête, ça va le faire, je le sens. Nous avons affaire, en conséquence à une « majorité très considérable »… dans le genre majorité. Youpi, l’horizon s’éclaircit vachement! Sauf qu’on n’est guère plus avancés…bon, je vous la fais courte, pour « considérable » il nous donne « qui mérite considération », le Mimile! Autrement dit, nous avons affaire à une majorité qu’il convient de considérer! Démerdez vous avec ça, tiens!
A partir de quel moment on la considère considérablement, une majorité? En politique, je dirais qu’avec déjà cinquante trois ou cinquante quatre pour cent la cause est entendue, on atteint le niveau respectable…oui mais non! Vous vous rendez compte? Quarante-six pour cent des Muz qui nous foutraient le bordel? Imaginez l’apocalypse! Ça ne colle pas, vous voyez bien, faut taper plus haut, vachement…allez on va dire dans les quatre-vingts pour cent bon poids, une majorité qui mérite plein de considération, zut! Attendez, on navigue à l’allure de Chirac en Mai  2002 tout de même! Et qu’est-ce qu’ils disaient les journaleux de l’époque? « Chirac 82%-Le Pen 18%:une écrasante majorité! » Voilà ce qu’on trouvait sous les plumes enfiévrées des pisse-copie, dans leur soulagement sans borne (pour le coup), leur joie profonde et, cette fois-là, sincère, d’avoir échappé au grand méchant borgne. Écrasant, à mon avis, justifie une très considérable considération, ne croyez vous pas? Allez, la cause est entendue, on va garder ça: « quatre-vingt deux pour cent des Musulmans ne posent aucun problème ». Maintenant nous savons où nous allons: précis et politiquement correct, qui pourrait dire mieux? Même pas « Le Monde », tiens, même pas « L’Obs »! Personne, vous dis-je, nous faisons ici et maintenant, œuvre de sociologie bobo-compatible, à l’aise et décontracté, pas de souci, pas de risque, irréfutable et incontestable. Un vrai boulevard!

Cependant… J’en fais quoi moi, de mon immense majorité, faudrait encore savoir combien ils sont en tout? Parce qu’entre les quatre ou cinq millions généralement avoués par les Bien-Pensants, les « 10% de la population française » estimés par Boubakeur, les douze millions avancés par Deutz et les quinze à vingt millions assénés par Azouz Bégag soi- même, on a bien du mal à évaluer l’ampleur du phénomène. Rien que le fait de poser la question constitue déjà un acte islamophobe, pour vous dire à quel point on a intérêt à écraser le coup, dans ce pays de liberté. Donc si vous voulez vous faire une idée un tant soit peu quantifiée, vous pouvez toujours vous fouiller, sauf à choisir arbitrairement un nombre vraisemblable et, de préférence, bien au dessous d’une vérité qui saute aux yeux pour peu qu’on se promène en ville.
A cette fin, et histoire d’en sortir, nous allons postuler, comme ça, au pif, que la population en cause représente environ quinze pour cent du total des habitants de la France, soit grosso-modo dix millions d’individus. On ne doit pas se trouver bien loin de la vérité et, en plus, ça nous facilitera les calculs.
Sur cette base, nous avons donc notre immense majorité de gentils musulmans sans problème, soit 8,2 Millions de braves gens, et parallèlement notre petite minorité de racailles, salopards, voyous et autres infâmes ordures dont les effectifs s’élèvent tout de même à un million huit cent-mille. Il va de soi que cela fait beaucoup de monde en valeur absolue, surtout pour la Police dont on comprend tout de suite que, succombant sous la multitude, elle préfère, et de loin, passer le plus clair de son temps à emmerder les automobilistes. D’ailleurs si vous comparez ce nombre à celui des places de prison disponibles dans notre beau pays, soit un peu moins de soixante-mille, vous voyez tout de suite le décalage et vous comprenez aisément les raisons du bordel exotique qui règne par chez nous. Avec plus d’un million et sept-cent mille individus potentiellement dangereux qui se baladent en toute impunité, on a intérêt à raser les murs, pas vrai? Surtout si on déambule avec une kippa sur la chetron, ou bien encore habillé en moine catholique comme ce pauvre Père Grégoire, laissé pour mort sur le pavé d’Avignon Lundi dernier, dans la plus grande discrétion médiatique et le silence total du camarade Le Roux (pilleur) nonobstant Ministre des Cultes. Ce dernier n’en a pas dit plus, d’ailleurs, à propos de l’incendie criminel allumé hier soir dans la Cathédrale stéphanoise Saint-Charles… il faut préciser, toutefois, que les petits « jeunes » avaient foutu le feu à la paille de la crèche, on comprend, n’est-ce pas, il devait s’agir d’une réponse citoyenne à la provocation, sûrement… Remarquez bien qu’on ne l’entend pas plus, le rigolo de l’Intérieur, lorsque de pauvres flics un peu trop courageux se font tabasser quasiment à mort lors d’un contrôle d’identité Vendredi dernier… à Bobigny! Faut être sinoque!
Et puis il convient aussi de souligner qu’on ne peut pas parler de tout, on n’arrêterait pas, on n’aurait même pas le temps, vu que chaque minute qui passe nous apporte un nouveau casse, une nouvelle agression, une nouvelle rixe comme ce matin rue de Ponthieu où deux gentlemen venus respectivement du XIX ème et de Bobigny se sont aimablement flingués en pleine rue sans se préoccuper des balles perdues…pas pour le chauffeur de VTC qui passait par là. Ben oui, que voulez vous 1,8 millions de clampins faut bien que ça s’occupe, que ça bouge, que ça fasse de la poussière et du raffut! Ça en représente du monde, vous vous rendez compte? Pratiquement la population de Paris intra-muros…bon enfin c’est juste histoire de donner un ordre de grandeur…

Cela dit, il apparaît tout à fait évident que sur un tel effectif de délinquants et de criminels, vous en avez un certain nombre dont la « radicalisation » -comme on dit puis- les rend infiniment plus dangereux encore que leurs petits camarades ordinaires. Là, j’avoue ne disposer d’aucune indication bien-pensante laissant supposer, par exemple, qu’il s’agirait d’une infime minorité. Non, personne ne moufte à cet égard, à part Beauveau et ses 10 500 « fichés S » pour islamisme dont l’exhaustivité se révèle à l’usage fort sujette à caution. En pareil cas il n’y a que le pifomètre, et le mien personnel me suggère un petit pourcentage, entre cinq et dix, des 1, 8 Millions de méchants précités. Cela impliquerait larga manu un joli effectif de l’ordre de cent à cent-cinquante mille moudjahidines franchouilles en puissance. Alors attention, hein, nous flirtons avec le spéculatif le plus hasardeux, là, surtout ne tirons pas de conclusions hâtives, on peut se tromper lourdement, dans des proportions énormes, peut être d’un facteur dix…remarquez, même en pareil cas, ça nous ferait un minimum vital de l’ordre de quinze mille Mérah, Kouachi, Nemmouche ou Coulibaly, lesquels se promèneraient tranquillement parmi nous, insouciants et sereins, prêts à nous faire péter la gueule à la première occase…

Mais après tout, ça sert à quoi ce que je vous raconte là? A que dalle, on est bien d’accord! Parce que dans le même temps notre admirable Justice, contournant allègrement les lois mollassonnes de la République, relaxe à tours de bras les sympathiques passeurs amateurs qui aident les clandestins par centaines à s’infiltrer chez nous. Vous avez dans la Vallée de la Roya toute une équipe de gauchiards fanatisés dont l’activité principale consiste à accueillir les « migrants » transfuges de l’Italie voisine, à les accompagner à la Gare de Nice et à les coller dans le train pour la destination de leur choix avec un billet gracieusement offert. Et, à quelques encablures de là, vous tombez sur un Tribunal Correctionnel rompu à l’utilisation forcenée d’une disposition taubirate de 2012 qui offre l’immunité à tout passeur non rémunéré, du moment que la vie des clandestins pourrait éventuellement se trouver plus ou moins en danger. Avec une loi de ce calibre les Juges genre mur-des-cons absolvent à tous les coups et la flicaille qui se pèle les noix sur les routes de montagne pour essayer d’endiguer le flux, se retrouve grosjean comme devant et cocue, de surcroît, comme à l’habitude.
Dans de telles conditions, l’importation clandestine de Musulmans reprend de plus belles alors que la légale continue son petit bonhomme de chemin avec ses deux-cent-mille entrées par an bien comptées… Vous savez quoi? Ben oui, la petite minorité n’a pas fini de croître ni, encore moins, de nous pourrir l’existence… forcément. Pour la remettre au pas il n’y aura que la Charia… Un peu de patience, au train où vont les choses cela ne saurait tarder!

Ayez la bonté de former des vœux pour que les honorables Magistrats du Tribunal sus-mentionné n’aient jamais connaissance du présent article dont la rigueur scientifique ne saurait, je le crains, susciter leur mansuétude.
Merci d’avance et bonne semaine.

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas (enfin j’espère).

NOURATIN

 

L’année des affreux

Bon, vous avez bien capté, j’espère: pas de réveillon arrosé, pas de libations bachiques, pas de fumette mal contrôlée, rien, que dalle! Sans quoi vous allez morfler sec, les amis, c’est Bruno Le Roux (bignolles) qui vous le dit. Et ça ne rigole pas, en ce début d’année il se montrera intraitable avec les chauffeurs avinés, le Gugus de l’Intérieur, terrible, inflexible, le châtiment qui attend l’imbibé gaulé par la flicaille n’aura d’égal que celui d’Allah le Miséricordieux à l’encontre des sales mécréants et autres chiens d’infidèles. Alors, me direz vous, est-ce bien le rôle du Ministre d’aller jouer les pères fouettards de la prévention routière? La Police et la Maréchaussée recevraient-elles des blanches-mains de Le Roux (ston), la mission sacrée autant que primordiale d’emmerder les automobilistes en ce jour de l’an 2017, lequel comporte cependant pas mal de risques nettement plus costauds que le petit verre dont la malencontreuse dégustation vous fait dépasser les 0,5% règlementaires?
Eh oui, bien sûr mais que voulez vous, tout péteux qui se respecte s’attaque immanquablement à l’ennemi susceptible d’être vaincu sans péril, puisqu’en toute hypothèse la gloire qui s’attache au triomphe relève désormais de l’habileté des communicants à présenter les choses sous l’angle le plus favorable. On se souviendra avec émotion de l’actuel président des Hauts de France (trois mètres cinquante en moyenne au dessus du niveau de la mer, terrils compris) qui se targuait urbi et orbi de son éclatante victoire contre le tabac, seul mais cependant fabuleux succès qui marqua pour l’éternité son épopée ès qualité de Ministre Chiraquien de la Santé. En d’autres termes, on va espérer que les Djihadistes nous foutront une paix royale et, par ailleurs, il se passera au sein des Cités Sans-Cible ce qui pourra bien s’y passer… en tout cas, l’ordre des alcootests règnera sur les routes, con se le dise! Tout le monde a compris, je pense: entre les probabilités d’attentat, les risques d’agression et l’impitoyable répression policière dirigée contre les honnêtes gens, il importe de se calfeutrer chez soi et d’attendre que s’achèvent la Saint-Sylvestre et le jour de l’an. Avec le Président Mouduchose, le Premier Ministre Cazevide et l’actuel occupant de la Place Beauveau, belle vache socialiste à la tronche de VRP Creusois, nous n’avons plus qu’à attendre les suivants en priant Dieu, voire le Diable, qu’ils nous épargnent de tomber à nouveau sur une bande de branquignols de ce calibre.

Bien sûr, on peut aussi s’alarmer, comme la Bien-Pensance, comme Hollandouille et son fidèle Premier machin, contre la montée épouvantable des extrémismes (de droite, pas déconner), des populismes et de ces espèces de puanteurs fascistoïdes qui nous infectent un peu partout en Occident. Il est là, le danger, bien sûr! Et ce d’autant plus que -allez donc savoir pourquoi- des tas de gens envisagent de voter pour ces affreux. Déjà les Amerloques, par une espèce de tour de passe-passe biscornu, ont ils élu, à une écrasante minorité, on ne le soulignera jamais assez, cet infâme Donald propulsé à la Maison Blanche par deux cent quatre vingt dix Grands Électeurs (contre 220 pour la dame Clinton). Non seulement ces cons d’Étasuniens se trimballent un scrutin mal foutu, et vieux de plus de deux-cents ans, qui fait élire les puants avec moins de voix que leur adversaire convenable, mais encore ils trouvent le moyen de laisser Vladimir et ses hackers s’immiscer dans l’élection!

Parlons-en donc, tiens, de Vladimir Putin! Non content de liquider méthodiquement les braves Djihadistes de Syrie, permettant ainsi à cette saloperie d’Assad de libérer le pays d’un épouvantable joug islamiste, de sauver les Chrétiens, les Chiites et même les Sunnites raisonnables qui demandent seulement qu’on leur foute la paix, il se permet en plus de jouer la magnanimité amusée face aux derniers soubresauts d’un Barack-Hussein au bout du rouleau. Rendez vous compte: ce dernier met à profit les quelques jours qui lui restent pour tenter piteusement de savonner la planche à son successeur en foutant le bordel dans les relations diplomatiques avec la Russie…et qu’est-ce qu’il répond ce putain de Putin? Je vous le donne en mille: « oh, c’est pas bien grave, on va pas en faire un fromage…et puis de toute façon ça ne va pas tarder à passer »! Non mais vous vous rendez compte? Le Prix Nobel de la Paix met tout en œuvre pour relancer la guerre-froide et l’autre dictateur sans foi ni loi qui lui tapote gentiment la joue et le ramène doucement par la main à son petit bac à sable! Non mais on va où, là? C’est le monde à l’envers, moi je vous le dis! Déjà qu’il venait de se prendre un bouillon, ce cher Obama, en laissant passer une résolution anti-israélienne de l’ONU pour faire plaisir à ses potes Muz, petite vacherie dont Netanhiaou lui a tout de suite expliqué qu’il pouvait se la coller où je pense en guise de suppositoire! Mais bon, ça ne lui suffira sans doute pas au Premier (et provisoirement dernier) Président-Noir, le mec semble bien décidé à continuer la tactique du coup de pied  de l’âne pendant les trois petites semaines qui lui restent avant de rendre les clés de White House à l’ignoble rouquemoute qui, depuis sa maudite mais néanmoins démocratique élection, peuple des cauchemars les plus horribles les nuits de la bien-pensance internationale.

Partis comme nous voilà, 2017 se présente à ce qu’il semble comme une année propice aux affreux. Tout en haut du monde trônent maintenant, à l’Ouest celui dont personne ne voulait sauf les électeurs US et, à l’Est, le plus odieux des tyrans démocratiquement élus que la terre ait jamais porté. Bien sûr tout cela est truqué puisqu’on se demande bien par quel aberration les braves citoyens des pays concernés s’en iraient choisir des dirigeants à ce point détestables. Cependant on commence à se dire, même dans les milieux qui pensent comme il convient, qu’en dépit de toutes les explications, de toutes les mises en garde, de tous les bons conseils qu’on peut leur seriner à longueur de temps, les Peuples font preuve, parfois, d’une obstination stupide qui les conduit à prendre le mauvais chemin. On le voit bien depuis quelques temps, les Rosbifs envoient péter l’Europe, les Amerloques la Mère Clinton, les droitistes Franchouilles éjectent l’admirable Juppé qu’on leur servait pourtant sur un plateau, et les Ritals se débarrassent du gentil Renzi comme d’une lingette usagée! Du coup on se demande jusqu’où ça pourrait bien aller ces conneries…putain d’ici qu’en Mai prochain on se voie débarquer la grosse Le Pen à l’Élysée! On a beau se rassurer avec le « plafond de verre » qui bloquerait la mémère sous les cinquante pour cent, on n’en commence pas moins à baliser chez le chroniqueur de France-Inter… et si on se foutait le doigt dans l’œil, hein? On n’ose à peine y penser et ça vous fout des sueurs froides dans le milieu du dos, flûte! Non mais quelle horreur! Il faut dores et déjà organiser la résistance, on n’est jamais trop prudent, surtout que même si on évite la peste brune, y a toutes les chances qu’on se ramasse le père Fillon! Vous vous rendez compte, un mec qui veut décimer -au plein sens du terme- l’Administration! Un fou qui déclare la guerre aux fonctionnaires! Sans compter qu’on risque bien d’être obligé de voter pour lui au second tour… le cauchemar s’épaissit, pas vrai? D’autant que, vous savez, celui-là il y a peu de chance qu’il réagisse comme Chirac en 2002, qu’il se prenne pour l’élu de la gauche, comment voulez vous enfin: un catholique intégriste, merde! Encore un affreux, tiens, et par dessus le marché, cet espèce de calotin on ne l’avait pas vu venir !

Celà dit, ouf, la nuit du Nouvel An s’est passée à merveille, en tout cas c’est l’ami Chicorée (Le Roux, veux-je dire) qui l’affirme. Ben oui quoi, en fin de compte on a emprisonné très peu d’automobilistes bourrés. A signaler toutefois l’arrestation de trois cents « personnes », notamment pour « jets de projectiles » sur les Forces de l’Ordre. Mais rien de grave, vous savez, nos amis les Juges de permanence auront déjà libéré ces gentils jeunes gens gens, on ne va tout de même pas commencer l’année fâchés, n’est-ce pas? Et puis bon, ça se passe un peu comme dans « Le Cid » mais à l’envers: « nous partîmes trois mille mais par la force des choses, nous nous vîmes trois cents en arrivant au commissariat »…alors merde, on ne va tout de même pas condamner des pauvres types parce qu’ils ne courent pas assez vite!
A l’heure où je mets sous presse, nous ne connaissons pas encore le traditionnel chiffre des véhicules brûlés…peut être qu’on réalisera l’impasse finalement, pour cette année ça paraît préférable, ne faisons surtout pas le jeu de Le Pen! Et puis, rassurez vous, ça n’enlèvera rien à la reprise constatée des ventes de bagnoles.

Alors voilà, je vous souhaite une excellente année 2017 à tous, mes chers amis, ça tombe bien, figurez vous, comme ce sera l’année des affreux il se pourrait bien qu’elle nous fût un peu moins défavorable…

Et merde pour qui ne me lira pas!

NOURATIN

Faites tourner le Moulin à Vent!

Sacrée soirée, comme disait le gros pignouf, là… oui c’est cela, le montreur de Miss France et autres petites laissées pour compte du grand marché aux poupées de fin d’année. Nous y étions tous,  DERRIERE NAPOLEON hier après la fermeture. Forcément: inauguration de la crèche, voilà! Parce que cette année Thérèse a décidé de marquer le coup: sur deux tables, au fond du bistrot, juste en dessous du cul de la Fanny, s’élève en petites collines de papier kraft peinturluré dans le style camouflage, une représentation provençalisée du Bethléem de notre vieille Histoire Sainte , avec sa cabane de rondins abritant la Sainte Vierge flanquée de ce pauvre Joseph dont les cornes concurrencent grave celles du brave bœuf censé réchauffer, assisté de son collègue bourricot, un enfant Jésus qui n’attend que minuit pour embarquer dans son petit panier de paille.
Avec Monique elles ont bossé comme des caucasiennes (si je mets « des négresses » je risque la taule, alors…) pour mettre au point dans les délais liturgiques ce petit chef d’œuvre dont la grâce naïve dissimule à peine une volonté manifeste de cracher à la gueule de tous les laïcards, dhimmis et autres salopards bien-pensants acharnés à nous niquer la tradition catholique. Pour bien marquer le coup, les deux mémères n’ont rien trouvé de mieux que de mêler au troupeau de moutons règlementaire, une bonne dizaine de petits cochons, antique cadeau de la Maison Olida, ainsi qu’en témoigne la marque gravée sur les flancs dodus desdits porcelets de plastique rose.

Sachant qu’au programme figurait notamment la fameuse Rosette de Lyon descendue des rives de Saône en compagnie de son pote Moulin à Vent, lesquels précèderont le fabuleux Champagne qui fit tant pour asseoir la renommée de la Taulière, tout le monde est venu. Même Marlène, la Femme du Peintre, dont l’incurable gauchiardisme ne saurait rejeter la symbolique Chrétienne, du moment qu’elle se présente dûment assortie de réjouissantes victuailles. Et, quand vient Marlène, suit généralement la petite Pompy toujours prête, pour les occasions festives, à faire voir les aspects les plus attachants de sa personnalité. Au contraire de la belle saison, l’hiver elle s’habille chaudement, Pompy. En l’occurrence il s’agissait d’un jean taille-basse, bassissime pourrait-on dire, mais déchiré de partout et tellement moulant qu’on pouvait découvrir des détails encore insoupçonnés . Perché sur un haut tabouret, ledit vêtement disparaissait carrément laissant apercevoir, selon les mouvements du somptueux arrière-train, les petits trésors qu’elle réchauffe au beau milieu de ce dernier. Bref la fête démarrait superbement et Foupallour disputait au vieux Maurice, toujours ingambe malgré ses quatre-vingts balais bien sonnés, la place en contrebas du derrière de la petite, poste d’observation idéal pour en morfler plein la vue gratis pro deo.

Personne, donc, parmi les fidèles du rade, n’eût raté l’évènement pour un empire. Le ban et l’arrière-ban de l’aristocratie bistrotière honorait de sa chaleureuse présence les derniers instants de l’Avent, consacrés, en vertu d’une tradition plusieurs fois centenaire, aux agapes, beuveries et autres petits jeux libertins dont nous limitâmes toutefois le périmètre aux regards baladeurs et plaisanteries grivoises qui constituent le minimum acceptable en pareille occasion. Et, cerise confite sur la buche pâtissière,  l’ami Yves Rognes, mettant à profit le manque criant de neige dans le Haut-Pays, descendit avant-hier de sa retraite Trounazéenne (1)  afin de célébrer avec nous la fameuse soirée où, dans un trou de Judée, l’Enfant nous fut donné.

Blaise Sanzel aussi était présent. Mais sombre et éploré comme un Christ de la Miséricorde, le nonagénaire. Venu de son propre aveu pour se ramasser la biture du siècle, il portait sur sa vieille tronche effondrée un inconsolable chagrin lié à la disparition du seul amour profond qu’il connut dans sa vie. Jamais, cependant, le Blaise ne s’était confié sur ce point à quiconque, seulement là, pour le coup, il fallut qu’il s’épanchât pour de bon; parfois quand ça fait trop mal il importe de lâcher un peu de pression sans quoi l’implosion vous guette. Alors il nous a raconté.
A deux reprises, en tout et pour tout, il l’avait rencontrée et ce dans les années cinquante! Croyez le ou pas, la seconde fois, s’étant fait inviter au Festival de Cannes  56, il lui adressa la parole, trente secondes au plus, et elle lui fit aimablement comprendre qu’il pouvait aller se faire voir où bon lui semblerait . Depuis, plus rien, sauf qu’envoûté, ébloui, foudroyé, il l’avait définitivement dans la peau et que jamais, depuis, il ne cessa de penser à elle, jaloux à crever des heureux salopards qui la touchaient de près, attentif en permanence à tout ce qu’il pouvait apprendre de son existence, malheureux comme le clébard galeux chassé de sa maison à coups de pieds au derche, pire sans doute, inconsolable, piégé dans un amour à la fois déraisonnable, unilatéral, impossible et malgré tout indéfectible .
-« Ouais mais bon, camarade, fit observer Jean Foupallour, ça faisait un sacré bail qu’elle avait laissé le sexe à pile au vestiaire, ta Michèle, totalement imbaisable depuis au moins vingt ans, la pauvre vioque, tu vas tout de même pas nous faire une pendule pour une gonzesse qu’à côté la mère Bachelot passerait pour Miss Univers, m’enfin. Faut se montrer réaliste, Blaisou! Alors d’accord elle a passé l’arme à gauche, je dis pas, c’est triste, mais franchement, y a pas matière à pleurnicher, ça changera que dalle au destin de ta bite, vu qu’en plus, si on a bien compris le truc, elle s’en était guère inquiétée de tes émois transis, la grosse coquine! Laisse pisser le mérinos, va, une de jamais trouvée, dix de pas perdues pour tout le monde! »
-« Ta gueule Jeannot, intervint Thérèse, fous lui la paix, tu peux pas comprendre. L’amour -vraiment l’amour, je veux dire, pas la prétantaine à coulisse- c’est tout le contraire de la foupallourderie, tu sais, c’est douloureux, ça brûle et ça ne passe jamais. La vieillesse et la décrépitude n’y changent rien…même la mort, elle désoriente, c’est tout. Blaise, on va lui fignoler sa cuite, on ne peut rien faire d’autre mais ça va le soulager, un peu, le temps de prendre un chouïa de bon temps, jusqu’au réveil… Allez, sus à la rosette et tâtez moi ce pinard, on dirait le petit Jésus qui vous fait pipi dans la gorge… »

Nous autres, les résidus du Baby-Boom, Michèle Morgan ça ne nous évoque pas trop, sinon une grande actrice qui possédait de beaux yeux et qu’on voyait, au temps de notre enfance, dans de bons films, certes en noir et blanc mais non pas métissés pour cause d’avance sur recette comme les navets d’aujourd’hui. Cependant, trop petits pour trouver à la dame un quelconque intérêt dans l’ordre érotique, nous en gardions un souvenir vaguement nostalgique autant que fort respectueux. Pour nous la libido cinématographique s’est éveillée plus tard, avec Brigitte, notamment, mais celle-ci, aujourd’hui, ne fait plus vibrer personne…quoique dans ce domaine on ne puisse jamais affirmer quoi que ce soit. En tout cas, moi je le comprends Sanzel, surtout qu’en fin de compte, les femmes qu’on n’a jamais eues s’incrustent parfois dans nos tronches alors même qu’on oublie les autres, et elles nous font beaucoup plus mal…
Cela dit, voilà encore un pan de notre beau passé qui s’écroule. Il n’en restera bientôt plus qu’un champs de ruines infesté de fantômes sympa, tous ces morts qui nous embellissaient la vie, qui parlaient français et qu’on n’obligeait pas à faire la cour à la racaille banlieusarde ni a l’immigrant clandestin. Elle faisait partie intégrante ce cet ancien monde, la copine de Blaise, elle avait de l’allure, du maintien et du chic, toutes choses qui, en nos temps de rapeurs et d' »humoristes » style Djamel Deux Bouses, sembleraient déplacées, ringardes, obscènes…Il était grand temps qu’elle parte, Michèle Morgan, il ne lui restait plus rien à faire parmi nous autres franchouilles du Vingt et Unième Siècle. Qu’elle repose donc en paix en ce Neuilly bourgeois qui la vit naître temporibus illis, et si possible, qu’elle le laisse donc un peu tranquille maintenant, notre ami Blaise, cher vieux casse-couilles qui mériterait bien, lui aussi, de finir son parcours dans la sérénité.

Comme le dit si justement Maurice : « Cré bon dieu, on boit de bons coups mais ils sont rares! Laisse pas tomber le régime Thérèse, ça s’endort! Et va falloir bientôt mettre le petit Jésus dans la crèche! Allez les potes, passez moi donc un peu la Rosette…et faites tourner le Moulin à Vent! »

Joyeux Noël à tous et finissez bien l’année.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Avis aux éventuels non-initiés: si vous souhaitez ne pas en perdre une miette, lisez donc DERRIERE NAPOLEON,  ça explique bien tout et, en plus, c’est gratos!

 

Vlady, Donald…et les autres

Les clébards de la Bien-Pensance déchaînée aboient comme des malades, la caravane poutinienne passe tranquillement. L’Occident en transes il n’en a rien à foutre Vladimir, il fait la guerre, lui, sans état d’âme parce que la guerre, qu’on le veuille ou non, comme saloperie on n’a jamais trouvé mieux, ça produit du sang, de la souffrance et de la charogne. Mais vous l’évitez comment, vous? Vous recrutez des bataillons de Bisounours? Vous tendez l’autre joue et le derrière en prime? D’ailleurs, avec le palmarès que nous affichons, nous autres Européens et Amerloques, il nous appartiendrait plutôt de fermer nos gueules et de laisser l’affreux Ex-Soviétique régler nos problèmes avec une  efficacité jamais plus constatée depuis Joseph Staline. Quand on a écrabouillé sous des déluges de bombes au phosphore les villes de nos amis Allemands, quand on a volatilisé sous le feu nucléaire les malheureux innocents d’Iroshima et de Nagasaki, quand on a nettoyé au napalm les forêts Vietnamiennes en se foutant pas mal des pôv Niakoués qui s’y réfugiaient, on devrait avoir la décence de la mettre en veilleuse sur les quelque cinq-cents victimes civiles du siège d’Alep. Combattre des Djihadiste pour qui tous les moyens sont bons, spécialement la technique du bouclier-humain, suppose des « dégâts collatéraux » impossibles à éviter… les « conseillers » U.S. d’Irak, dont les drones bombardent au petit bonheur la chance, le savent mieux que personne. Seulement eux: « oups, cent morts! Scusez nous on s’est gourés » et l’affaire est pliée, les media passent à autre chose, Bachar El Assad de préférence.

Alors, on pourra raconter ce qu’on voudra, moi je reste persuadé que la seule conduite raisonnable à tenir c’est celle des Russes. Les soi-disant « rebelles modérés » qui combattent en Syrie au côté de l’État-Islamique ressortissent comme ce dernier à la catégorie des moudjahidins sunnites. Tout ce petit monde lutte pour l’instauration du Califat Universel en passant par l’élimination des Chrétiens, des Chiites, des Kurdes, des Yasidis et en visant la conquête de l’Occident à commencer par celle de l’Europe de l’Ouest déjà pas mal engagée. Avec nos millions de Muz chaque jour un peu plus visibles, chaque jour un peu plus revendicatifs, nous autres Franchouilles devrions nous montrer encore plus attentifs que n’importe quels autres à tenter d’enrayer le processus et donc à nous rapprocher de celui qui, à peu près tout seul, mène notre combat: le boss du Kremlin. Bien sûr, ce mec apparaît profondément antipathique, limite vulgaire, tout le contraire du Germanopratin ou du Bobo New-Yorkais. Bien sûr l’endoffé récupère la Crimée par la force, au mépris du droit international. Bien sûr l’empaffé défend bec et ongles ses compatriotes du Donbass égarés dans une Ukraine quelque peu hostile. Bien sûr! Sans compter les procédés pour le moins douteux utilisés afin de coller des bâtons dans les roues à Dame Hillary (jaune) par l’opportune révélation  des petites affaires foireuses qu’elle dissimulait en loucedé, l’air de rien. Ce salopard-là, avec l’aide de ses hackers de choc, Fancy Bear et Cosy Bear, aurait favorisé l’élection du camarade Donald, dites-donc! Vous vous rendez compte! Et en révélant la vérité, qui plus est! Alors ou allons nous si en démocratie on ne peut plus planquer la merde au chat sous le tapis, je vous le demande. Tout retourné il en était, le brave Obama, qu’un sale facho ruskoff viennent foutre la vérole dans ses élections à lui! Alors du coup, pour son dernier discours (ouf!) il lui en a collé un sacré paquet au Vlady, criminel de guerre, tout le bordel… surtout qu’avec Trump ça va changer de musique chez l’Oncle Sam (fait ch…), et ça, en termes de gravité, c’est autre chose qu’Alep et ses atrocités télévisées, foi de Barack-Hussein!

En même temps on se trouve bien obligé de reconnaître sa suprématie, à l’ours mal léché de Moscou. Par exemple, Forbes -ça vaut ce que ça vaut mais tout de même- vient de le consacrer « personne la plus puissante du monde » pour la quatrième année consécutive. Sans compter que dans ledit classement Trump arrive juste derrière en éjectant proprement la mère Angela d’une seconde position fermement tenue jusqu’à ce qu’elle s’avise, la gourde, d’ouvrir tout grand les bras aux « réfugiés ». Autrement dit, le pouvoir semble bien désormais se retrouver entre les mains des nauséabonds: les deux personnages les plus détestés de toute la sphère mediatico-bien-pensante occidentale concentrent entre leur sales pattes l’essentiel de la puissance! Et comme le premier a donné un petit coup de pouce au second, ils s’entendront comme larrons en foire, voire même comme darons enfoirés, afin de gérer à leur idée les affaires de la planète. La seule nomination aux Affaires Étrangères U.S. de Rex Tillerson, PDG d’Exxon-Mobil et copain comme cochon avec Vladimir, en dit long sur l’harmonie qui règnera bientôt entre nos deux maîtres de l’Univers. Je ne voudrais pas en tirer de conclusions hâtives mais quelque chose me laisse présager pleurs et grincements de dents dans les salles de rédaction…peut être même ira-t-on jusqu’aux révisions déchirantes, qui sait, pour peu que les deux zigotos viennent à montrer les dents…

Coup de pot quasiment historique, les deux prétendants sérieux au trône élyséen, Fion et Marine, n’ont jamais caché leur inclination pour l’ancien du KGB et se disent prêts à bosser avec lui sans état d’âme. Bien sûr la seconde a pris ouvertement parti pour Trump, le premier s’en gardant bien pour le moment, mais l’essentiel, par les temps qui courent, consiste à se rapprocher de la Russie et à faire cause commune avec elle contre l’hégémonisme musulman. Reste à espérer que le probable futur Président de notre Répupu se montre assez costaud pour résister à toutes les pressions et assez malin pour tirer les marrons du feu… Ne croyant pas une seconde aux chances de dame Le Pen en Mai 2017, je ne vous cacherai pas le degré très modéré de ma crédulité à cet égard. On peut éventuellement pardonner… mais oublier… (cf. http://onefoutus.over-blog.fr/article-youpi-on-fait-payer-les-riches-82456203.html ).
Ne nous faisons donc pas trop d’illusions. Par exemple quand on voit le camarade Chartier, « conseiller spécial » du successeur présomptif de Hollandouille, commencer à revenir sur les engagements d’une campagne achevée depuis une petite semaine, il y a tout lieu de s’inquiéter. D’abord en raison du manque de réflexion du candidat, lequel n’avait aucun besoin, pour se faire choisir par un électorat vieux et conservateur, d’aller s’en prendre à la Sécu. On ne touche pas à la Sécu, ou alors un tout petit peu, par décret et au mois d’Août, comme Balladur pour les retraites. Et ensuite parce qu’un engagement de campagne, fût-il imprudent et mal calculé, c’est un contrat passé avec les couillons qui ont déboursé deux Euros pour vous désigner. Ces choses-là ne se rayent pas d’un simple coup de micro de « conseiller spécial » à tronche de sacristain hépatique. Il commence plutôt mal, Fion et le pire c’est qu’il n’a même pas commencé; qu’est-ce que ce sera lorsqu’il se retrouvera avec les Syndicats sur le dos, les lycéens dans la rue et les media accrochés à ses basques comme des cohortes de poux sous les bérets de la même origine!
Non, vraiment, voyez vous, ce n’est pas encore cette fois que je vous ferai le coup de l’optimisme béat… Mais ça va mieux quand même: Obama va se barrer, Trump sera élu demain, Alep est en train de tomber et Dimanche prochain nous mettrons le petit Jésus dans la crèche, tant pis si ça emmerde les laïcards et autres dhimmis de tout poil! Tant mieux, je dirais, même, c’est un prêté pour un rendu, avec ce que ces olibrius nous font subir à longueur de temps!

Alors, mes chers amis, mes bien chers frères mes bien chères sœurs (comme le boogie d’Eddy) préparez bien Noël, ne craquez tout de même pas trop de pognon…quoique si le cœur vous en dit nul ne saurait dûment vous en blâmer. Et, pour ceux qui croient au Ciel, n’oubliez pas de prier pour nous à la Messe de Minuit, ça ne fait de mal à personne… et puis on ne sait jamais…
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN