Histoire du tigre Alfred

Qu’est-ce que vous voulez, j’aime bien, moi, la métaphore du tigre, je trouve que ça fait image pour caractériser la situation aujourd’hui de notre chouette pays des Droidlom. J’ai déjà eu l’occasion de vous faire le coup mais j’y reviens, ça s’impose.
Alors voilà, incité par la mode des NAC, je veux parler des « nouveaux animaux de compagnie », vous décidez d’adopter un tigre. Attention, un beau spécimen, n’est-ce pas, un jeune adulte en pleine forme avec toutes ses dents, tous ses vaccins, enfin un beau tigre, quoi, parfait sous tout rapport. Comme vous vivez en appartement, forcément vous le prenez chez vous, normal c’est ainsi qu’on procède pour tous nos petits compagnons à poils (sauf les singes, eux on peut les habiller, ça se fait). Et ça se passe plutôt bien au début. Bon, d’accord, l’animal, appelons-le Alfred, pourquoi pas, a tendance à pisser et chier un peu partout, avec une prédilection marquée pour le lit conjugal et aussi, parfois, le canapé du salon, mais bon, on ne saurait lui en faire reproche, la pauvre bête venant d’un pays d’usages très différents du nôtre. Il conviendra donc de l’habituer, progressivement, sans le traumatiser surtout, à respecter en la matière les valeurs de la République, à savoir les règles d’hygiène qui ont cours par chez nous. Certes cela prendra des années mais on n’a rien sans rien, pas vrai… Cela dit, avec un peu d’astuce on arrive à s’y faire, il suffit de s’adapter, dormir sur la terrasse dans un bon sac de couchage en duvet d’oie, finalement ce n’est pas si désagréable, et puis c’est sain, n’est-ce pas, vivifiant et tout, pas de problème!
Évidemment, vous vous trouvâtes tout de même un peu plus embêté, le jour où Alfred décida de boulotter le chat. Ça faisait un moment que vous le sentiez venir, certes, mais comme vous lui refiliez douze kilos de filet de bœuf tous les jours vous n’imaginiez pas que, repu jusqu’au trognon, il s’avise de passer à l’acte. Oui mais vous vous gouriez complètement! Il faut tenir compte de leur culture, à ces bestioles venues d’ailleurs afin de nous en enrichir. Un tigre dans la maison, ne l’oubliez pas c’est une chance pour la France, enfin je veux dire pour le taulier, lequel ne peut qu’y trouver avantage car la diversité, en matière de NAC, vous élargit l’horizon et vous dope l’intellect, ce n’est pas contestable. Sans oublier le vieil adage « pas deux félins chez Lustucru » (1) dont vous auriez dû vous douter que, s’il vaut pour un fabriquant de nouilles, il s’applique forcément à votre cas personnel vu qu’à l’évidence vous en êtes un plat à vous tout seul! Avec un peu de jugeote vous vous débarrassiez de Minou avant l’issue fatale, mais tant pis, que voulez-vous, après tout ça lui aura fait un petit divertissement, à Alfred, le pauvre, les grands espaces lui manquent, forcément, alors ne le privons pas d’un petit plaisir, la chasse aussi s’enracine au plus profond de sa religion ancestrale.
Là où vous avez grave accusé le coup c’est la fois où ce cher Alfred s’est jeté sur Népomucène, votre bon vieux Toutou! En deux bons coups de dents sont sort était réglé, à votre clébard, mince alors, vous ne vous y attendiez pas à cette vacherie, ils avaient pourtant l’air de bien s’entendre, ces deux-là, le chien étant toujours soumis et bien obéissant, il satisfaisait sans rouspéter à tous les désirs du fauve, lequel, en manque de femelle, l’utilisait aussi pour se décongestionner les amygdales-sud. Oui, sauf qu’il puait comme trente-six cochons, Népomucène! Alors vous comprenez bien qu’un nauséabond, à la fin ça ne pouvait que l’irriter, Alfred, vous eussiez gagné à prendre les devants en le faisant purement et simplement euthanasier le corniaud-facho! Mais, là encore, le tigre y aura pris quelque plaisir, c’est toujours ça de gagné et puis ça vous aura évité le déplacement et les dépenses de véto.
Tout allait donc très bien, le calme social régnait, à peine troublé par les petits mouvements d’humeur qu’Alfred manifestait de temps à autres, histoire de vous rappeler à la nécessité de veiller en permanence à son bien-être. A cet égard, la moindre contrariété, la tendreté du bœuf qui laisse à désirer, une parole un tant soit peu brutale, un pied malencontreux sur la queue, déchaînaient la grosse colère d’Alfred qui démolissait méthodiquement tout ce qui tenait encore debout dans l’appartement. Mais rien de méchant, vous voyez, de simples manifestations de mauvaise humeur bien légitimes, après tout, l’animal se sentant souvent profondément blessé par des attitudes ressenties comme méprisantes ou bien encore hostiles. Mais rien de dramatique, vous savez, Alfred est fondamentalement un tigre de paix et d’amour, il convient simplement de ménager sa susceptibilité et de le laisser fonctionner conformément aux mœurs héritées de ses aïeux, c’est ainsi qu’il vous apportera beaucoup, vous rendra au centuple les misérables efforts consentis pour lui adoucir une cohabitation qui, au fond, lui pèse atrocement. Et puis, tout de même, pensez-y, c’est une victime, Alfred, ne l’oublions pas. D’accord vous le nourrissez, le réchauffez, le logez dans un confort sans rapport avec ses conditions de vie dans la brousse, certes. Mais cependant, vous le ghettoïsez, ce pauvre animal, sans parler des discriminations, il se sent très souvent stigmatisé, vous savez, le simple fait, lorsque vous tentez de le sortir, en laisse, que vous vous voyiez verbalisé et refoulé par le premier flic de rencontre! Délit de sale gueule, voilà! Mettez vous donc un instant à sa place, à Alfred, vous le prendriez comment, vous, un ostracisme de ce calibre, hein? Alors!!!!
Cependant, la vie continuait sans incident majeur. Il faut bien rappeler que seule une infime partie d’Alfred pose problème. Dans son immense majorité il est fondamentalement bon et ne demande qu’à s’intégrer à votre petite société familiale. Surtout donc, pas d’amalgame, ne mélangeons pas tout et sachons distinguer le bon grain de l’ivraie. Jusque là, en définitive, la vie en compagnie d’Alfred se déroulait paisiblement, exception faite des petits ennuis précités, rien de grave convenons-en. Ça c’est gâté méchant le jour où Grand Mère regardait un documentaire sur les fêtes traditionnelles en Mandchourie extérieure. A un moment donné notre brave Mémé s’écria « ho que c’est beau voilà les tigres de papier! » et, en effet le petit écran montrait à cet instant précis le machin en question, multicolore et très réussi dans l’ordre de l’esthétique chinoisante. Manque de pot cela déplut souverainement à notre brave Alfred. Son sang ne fit qu’un tour, « quoi, des caricatures? » s’écria-t-il ulcéré (en langage tigresque évidemment, mais à force nous comprenions un peu l’idiome) et, joignant le geste à la parole il se précipita sur la télé qu’il mit en pièce avec une rage effrayante. Hélas il ne s’en tint pas là et s’en prit ensuite à Mère Grand, lui sauta à la gorge et arracha la tête! Vous vous rendez compte? L’horreur absolue!
En réponse vous décidâtes d’organiser une marche blanche tout autour du salon et d’allumer plein de bougies afin de protester contre la barbarie inacceptable de la bête féroce. Or, pendant la marche en question, comme votre petit dernier, pour jouer, s’empara d’une des bougies qu’il promena malicieusement sous les testicules d’Alfred…le reste cesse totalement d’être racontable, je préfère donc m’arrêter là.

La morale de cette petite histoire d’Alfred? Bof, c’est un peu ce que disait Présipède l’autre soir, à Gonflant Sainte Honorine, « Ils ne passeront pas! » No pasaran comme disaient les Communistes Espagnols à propos des troupes de Franco… Ils sont déjà passés, quoi, mais rassurez vous, ils ne repasseront pas dans l’autre sens, même à grands coups de marches blanches et de rassemblements sur la Place de la Répupu!

Je vous souhaite à tous une bonne semaine, faites gaffe où vous mettez les pieds et, même si vous tenez à défendre une liberté d’expression qui de toute façon ne s’applique pas aux Salfachos, surtout évitez d’aller chatouiller le Prophète sous les roustons, laissez donc cela à ceux qui ont toujours voté à gauche.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Une pub célèbre des temps révolus…ou peut être était-ce pas d’œufs fêlés chez Lustucru, je ne m’en souviens plus très bien…

La controverse de voilà le Covid

« Vous en connaissez, vous, des gens qui ont chopé le Covid? Moi pas, fait-il sans attendre une éventuelle réponse, pas la queue d’un, dites-donc! Faut croire qu’on a affaire à une maladie médiatique, vous mordez le truc? Une denrée réservée aux gus de dedans la télé, si vous voyez ce que je veux dire, pas pour la piétaille… finalement ça serait plutôt un virus de luxe, non? Y a qui voir qui l’attrape, que des mecs de la Haute, le Prince de Monaco, Trump, Boris Johnson, le Prince de Galles, Bolsonaro, Estrosi, excusez du peu! Sans parler de Haricot Macias, Anus Bertrand, Madonna, tout ça! Et puis les cannés, les pauvres, comme feus Devedjian et Goasgen! Je vous dis même pas les autres, qu’on connaît moyen, genre les petits merdeux cousus d’or du foutreballe, là, comment c’est déjà, oui, M’Bappé, et Jean Neymar aussi, bref, que des gens archi-connus, le gratin… mais pas dauphinois, par là bas on n’en connaît pas un seul, allez savoir… Tiens c’est vrai ça, au fait, les péquenots on les dirait immunisés, vous expliquez ça comment, vous Maître? »
Les conversations entre le vieux Maurice et Maître Jean-Trentasseur, surtout un petit moment après démarrage de l’apéro dominical, réservent toujours de jolies surprises, vu le décalage intellectuel entre l’ancien balayeur en chef des Comptoirs de Lombez-Lanusse (1) et le choriste (comme ténor il manquerait un peu de coffre) du Barreau, ex-député mitterrandien de l’épisode scrutin de liste. On n’est pas du tout dans la même catégorie, le plus con des deux n’étant pas forcément celui qu’annonceraient leurs palmarès respectifs. Du coup c’est toujours un enchantement de suivre leurs disputationes comme on disait au temps de Cicéron (c’est point carré, si vous y tenez vraiment), ça vole toujours assez haut dans la stratosphère des idées de la politique bistrotière et de la philosophie de comptoir. En général les prises de bec se soldent par la victoire du vieux schnock, lequel trouve toujours le moyen d’enfoncer le pif du socialo macronnisé dans son caca bien pensant. Là, tout de même, le cave se rebiffe et prend le dessus.
-« Depuis que je fréquente cet estaminet, veuillez m’excuser chère Thérèse, j’ai entendu des tombereaux d’âneries, d’imbécillités, d’inepties et de niaiseries en tout genre! Mais alors là, Maurice, je crois que vous tenez le pompon! Çà c’est bien la meilleure alors, déclare-t-il rigolard en se collant de grandes claques sur les cuisses, le virus des riches, dites-donc, elle vaut bien une tournée générale, celle-là, allez, chère amie, champagne pour tout le monde, nous allons trinquer à la Covid marxiste, celle qui rétablit l’égalité sociale! Mais mon pauvre ami, sauf le respect dû à votre âge excessif, je crains que désormais vous ne glissiez gentiment vers une sénilité que je souhaite exempte d’Alzheimer même si la probabilité sur ce dernier point ne soit pas à écarter a priori! Pardonnez moi mais vous déconnez à pleins tubes, grave comme on dit de nos jours (c’est bien ça, grave, une belle trouvaille du langage d’aujourd’hui, ça sonne juste et ça ponctue à merveille) je n’en voudrai pour preuve que notre camarade Goràn Avaltàtric, vous savez, celui qui picole les poisons de ses terroirs personnels au fond du bistrot, vous voyez qui je veux dire? -Devant la branlée de chefs générale, il poursuit- Eh bien voilà, ce garçon, un prolétaire de la plus belle eau, vous en conviendrez, on ne le voyait plus depuis une bonne quinzaine, au point que nous le croyions retourné dans sa Serbie natale. Que non point, jamais de la vie! Le malheureux se trouve actuellement à l’Hôpital, je l’ai su par mon ami le Professeur Courpénisse du C.H.U. (2), un cas très sérieux, voilà pourquoi il en parlait, il a bien failli passer l’arme à gauche, le malheureux…mais non voyons, pas Courpénisse enfin, décidément vous êtes épais comme un blindage de Panzer! Goràn! Justement, tiens, ça prouve bien le caractère aléatoire des contaminations au coronavirus, il n’a pas choisi la sommité médicale, il s’est précipité sur le pauvre manard, le virus chinois, vous voyez bien, Maurice, la taille impressionnante de votre déficience cérébrale, non? Je regrette! Cela dit, rassurez vous, il est sauvé, Avàlatatric, en piteux état, certes, mais hors de danger, son pronostic vital a repris du poil de la bête; toutefois l’absorption d’alcools balkaniques à soixante-dix degrés, fussent ils à base de prune bio, lui est désormais essentiellement déconseillée, il n’y survivrait pas longtemps…remarquez, un alcoolique de ce calibre préfèrera toujours, à choisir, mourir de la bouteille qu’en prendre…mais oui, de la bouteille, quoi, suivez donc un peu, tout de même! »

A ce stade de la discussion de bistrot, l’atmosphère alourdie par les propos acerbes et la triste histoire du Serbe, exige, à l’appui des roteuses englouties en nombre désormais considérable, une petite diversion bien venue. C’est Marcel Grauburle qui s’y colle.
– » Dites, les potes, à propos de Covid, vous avez vu Trump, la vitesse qu’y s’est remis sur pied, le mec? Moi ça m’a carrément troué le cul, vous vous rendez compte? Deux jours d’hosto et le revoilà gonflé à bloc! A peine descendu de l’hélico il vous la joue à la Rambo, dites donc! J’ai vingt culs le Covid, il a fait! Y a pas de bon dieu, qu’il a sorti, c’est bidon leur virus chinetoque, faut pas baisser le froc devant, je vous l’ai toujours dit et là vous voyez bande de mous du noeud, j’y ai mis bien comme il faut, jusqu’au trognon! Et pis, je vais vous confier, qu’il a ajouté, ce putain de microbe c’est Dieu qui me l’a envoyé, juste pour faire voir qui c’est le plus balèze et qui c’est qu’est cul et chemise avec Jésus! Comme ça, ils ont constaté, les souteneurs de Robinette, à quel point ils allaient l’avoir dans l’os, le mois prochain, quand les Amerloques y z’auront à choisir entre une veille pantoufle avachie et Superman, le protégé du Tout-Puissant! Même sa gonzesse, celle qui lui a coûté la peau des burnes en chirurgie esthétique, elle se chope le truc, elle aussi…et même pas malade, la salope, que dalle, prête à niquer comme si de rien n’était! C’est vous dire à quel point il maîtrise son sujet, le gros, un champion, y a pas à tortiller! »

Alors c’est Marlène, la Femme du Peintre, qui prend le crachoir, parce qu’elle, le Président des States, d’une manière générale elle ne peut pas le blairer, à part Obama, peut être, pour cause d’origines africaines, ça se conçoit, mais quand même, les grands chefs amerloques, ça reste forcément des capitalistes, donc toujours un peu des ordures, quelque part… En revanche, vis à vis de Donald, là, pas d’hésitation, il coche toutes les cases, l’ignoble! Du coup elle le hait avec une force de conviction à rendre jaloux les Saints et les Anges et même le petit Jésus (quand ça les démange se grattent le trou du c…). En conséquence, les propos de Marcel, pour elle c’est trop! Intolérable! Faut remettre les pendules à l’heure de la dictature du prolétariat, non mais!
« Qu’est-ce que vous dégoisez, là, Marcel, m’enfin vous partez en quenouille les pieds en avant, sacré nom de putain d’Adèle! Vous aussi vous commencez à tricoter dans l’Alzheimer, c’est pas possible! Se laisser impressionner par le cinoche de ce gros cochon de milliardaire de mon trou de balle! Ah elle est gratinée, celle-là! Superman! Le protégé de Dieu! Oh la vache, con à ce point c’est pas autorisé par la faculté, faut arrêter de respirer, mon vieux, vous faites rien qu’à polluer l’environnement, foutez moi ça entre quatre bonnes planches et qu’on n’en cause plus jamais, mince! Y fait quoi, votre bon dieu de mes deux à vous laisser ici à nous faire chier la vie! Trump! Mais vous ne voyez pas la saloperie que c’est, ce monstre, un escroc, un obsédé, un maniaque, un criminel! Copain avec Weinstein, il était! Si ça se trouve il l’est encore, d’ailleurs! J’espère bien qu’il va se morfler la déculottée du siècle, ce porc, que tous les Amerloques qui ont quelque chose dans la tronche et dans le calbar, lui colleront un avertissement avec frais d’avoir à déguerpir, sans préjudice des poursuites judiciaires! Et le fait qu’il ait bénéficié des traitements à je ne sais combien de millions de dollars ça lui jouera un sale tour, vous savez, les gens qui crèvent ça leur déplaît toujours de voir les bourrés de thunes péter la santé insolente , le côté Rambo ils ont tendance à s’en torcher, vous voyez ce que je veux dire! Sans compter que sa meuf, la poufiasse qu’il s’est achetée, compte tenu de ses vingt-cinq ans de moins que lui, c’est un peu normal qu’elle s’en foute, du virus! En tout cas, avec ce vieux facho puant mal fagoté elle ne doit pas se faire reluire bien souvent la moniche, c’est tout le bien que je lui souhaite! »

Et sur ces paroles bien senties, c’est tout de même Pompy, l’air rêveur en reposant sa coupette sur le comptoir, qui nous balance le dernier mot.
-« Ah, ben là, je ne te suis pas, Marlène, moi je suis sûre qu’il a une grosse bite, le Donald, et je ne serais pas surprise qu’il sache bien s’en servir, ça se voit ces choses-là…et des fois les vieux… »
Sur ces propos réconfortants je vous donne rendez-vous la semaine prochaine. Portez vous bien et faites gaffe où vous mettez les pieds…le reste aussi d’ailleurs.
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Derrière Napoléon, Chapitre premier
(2) Derrière Napoléon, Chapitre IV

Le plan anti-séparatisme

Vous avez le choix entre la méthode Présipède et la solution Zemmour. Tournez le problème dans tous les sens, autant que vous voudrez, la question se pose en ces termes et non pas autrement. Le premier, contraint de se dépatouiller d’une situation épouvantable héritée de prédécesseurs hautement coupables d’avoir accepté et encouragé l’invasion, n’a d’autre issue que le baratin creux. En gros, on va s’attaquer au problème, sans le nommer vraiment, tout en préservant les bonnes vieilles Valeurs de la Répupu, les droidlom et autres couillonnades dont nous crevons la gueule ouverte depuis cinq décennies. Donc, nous allons obliger les petits nenfants à fréquenter assidument l’école et, en contrepartie, enseigner la langue arabe dans les établissements de la soi-disant Éducation prétendument Nationale. En substance, voilà le plan présipédique contre ce qu’il nomme séparatisme afin d’éviter autant que possible d’utiliser les mots qui ont un sens. Je passe sur le reste, de toute façon les rodomontades mollassonnes du petit Manu à sa Bribri ne présentent aucun intérêt. Du baratin creux, vous dis-je!
A l’opposé se trouve Zemmour, l’affreux Jojo, comme on disait dans le temps. Alors celui-là, les choses il les nomme, sans circonlocutions ni euphémismes;il y va carrément, le mec! Et du coup, évidemment, il déchaîne contre son immonde personne tout un déferlement de haine, la bien-pensance enfiévrée le voue aux gémonies, la Justice de la Répupu le condamne à tours de bras et le Garde d’Esso lui même (fils de pompiste, je le rappelle), le camarade Ducon-Gorettou (ou quelque chose comme ça), s’affranchit allégrement de son devoir absolu de réserve pour le clouer tout vif au pilori médiatique! Sauf que lui, Zemmour, son crime consiste à dire la vérité, vous savez, celle qui sort du puits toute nue et qui blesse. Il en a même fait son fromage de cette vérité qu’il se trouve quasiment seul à oser proférer. Ce type, descendant de petits Juifs Berbères, aime la France, manifestement, et beaucoup plus sincèrement, sans doute que tous ces politicards foireux qui assistent à la mort du Pays en le soignant à l’homéopathie bien diluée dans un flot de belles paroles. Donc le brave garçon se permet de nommer la maladie, l’invasion islamique, et de prescrire le remède, arrêter toute immigration des populations concernées et virer, dès la première incartade, ceux qui sont chez nous. C’est sans doute un peu simpliste et plus facile à dire qu’à faire mais c’est cependant l’application toute bête de notre sacro-saint principe de précaution. Appliqué au cas qui nous occupe, le principe en question énoncerait que tout individu susceptible de présenter un danger, même sans aucune certitude à cet égard, ne saurait être admis, ni le cas échéant maintenu, sur le territoire national. Voilà pourquoi, l’autre soir sur C News, il a encore défrayé la chronique, l’ami Zemmour, en affirmant la nécessité absolue de refouler tous les mineurs isolés -comme on dit- sans aucune exception, au motif que tous se révèlent à l’évidence potentiellement dangereux. Or il se trouve que lesdits mineurs, fussent-ils largement majeurs comme le petit Auguste dont nous évoquions la semaine passée l’exploit à base de hachoir de boucher, bénéficient de la protection, tutélaire autant que bisounoursique, de la Convention Européenne des Droits de l’Enfant. Ainsi que nous l’observions alors, l’âge du petit Auguste, charmant bambin confié aux bons soins de l’Aide Sociale à l’Enfance, s’est bel et bien confirmé: vingt-cinq ans bien sonnés! Pour corser un peu l’affaire, le gentil Papa dudit moutard, interviewé par nos excellentes chaînes d’info genre BFM TV, s’est déclaré très fier de son rejeton pour le geste héroïque accompli en terre de conquête islamique. Et d’ailleurs, tout le quartier de leur bled pourri était en liesse! Rien de nouveau, vous savez, ces braves-gens ne désirent qu’une chose, voir les Occidentaux rendre gorge…je me souviendrai jusqu’à la mort du petit sourire de la femme de ménage au soir du 11 Septembre 2001, devant les images du World Trade Center qui s’écroulait si joliment…elle était pourtant bien gentille, la femme de ménage marocaine… Alors quand il les considère tous comme potentiellement dangereux, Zemmour, il trouve tout de même des raisons objectives en abondance. Si les bien-pensants possédaient deux sous de lucidité voire d’honnêteté ils le reconnaitraient sans doute… Sauf qu’aveuglés par leur humanitarisme maçonnique, par les Lumières rousseauistes, par la France terre d’asile…de fous et, le plus souvent, poussés par leur intérêt personnel à hurler avec les loups, ces salauds-là commuent le principe de précaution ci-dessus énoncé en incitation à la haine raciale. Et voilà pourquoi, une fois encore, le petit Juif Berbère de Montreuil va se retrouver devant un tribunal correctionnel truffé de juges style mur-des cons et condamné, cela va de soi, pour délit de nauséabonderie. La Répupu ne tolère pas les rebelles, voilà, fussent-ils en lutte héroïque contre la bêtise mortifère des hurluberlus qui nous guident, d’une main un peu tremblotante, vers l’anéantissement par submersion.

En résumé, dans la mesure où les choix sont déjà faits, comme les rares courageux qui tentent d’alerter l’opinion encourent les foudres politico-judiciaro-médiatiques, c’est le plan Macrounette contre le séparatisme qui l’emportera. Encore un super-cataplasme sur la jambe de bois! C’est ainsi depuis tellement longtemps qu’on s’est bien habitué, les types du gouvernement tirent des plans, pas sur la comète mais bien sur le portefeuille du pauvre con tribuable, on dépense plein de pognon public, au passage, pour mettre en place le dispositif à la mords moi le nœud envisagé et hop on pisse dans le violon, enfin c’est tout comme. Là, on voit bien où il veut en venir Présipède, l’enseignement de l’arabe, la formation d’un corps d’Imams estampillés « islam de France », la lutte contre la ghettoïsation…passez la monnaie! La valse des milliards! Son plan anti-séparatisme, à Présipède, ça consiste à joindre l’inutile au désagréable, voilà tout! Vous pensez vraiment qu’en mettant l’arabe et première langue dans les écoles de la Répupu nous allons empêcher les salafistes de nous imposer la Charia, dans vingt ans, quand les populations issues de l’immigration (y suent des pieds, aussi, parfois), seront devenues carrément majoritaires? Ne croyez vous pas qu’on se fout du monde, là, ainsi qu’à l’habitude? Perso, je réponds oui à toutes les questions! Nous prendre pour des andouilles à ce point-là ça devrait susciter la levée de boucliers généralisée, voir même la levée en masse, comme en 93… Plaît-il? Mais non, pas comme en Seine Saint-Denis, je cause de la révolution, à ç’t’heure! Les soldats de l’an II, vous mordez le topo? Pour le neuf-trois c’est autre chose, on n’est déjà plus sur le sol de la Patrie, là! Parce que c’est bien cela qui est en cause, la Patrie en Danger, et vachement plus qu’à l’époque de la Convention, croyez-moi! Il s’agissait alors de défendre les frontières contre les types qui venaient nous délivrer des criminels-révolutionnaires… et accessoirement d’envoyer en Vendée suffisamment de soldats bleus pour assurer dans les meilleures conditions le génocide des populations locales. Aujourd’hui, en revanche, la question consisterait plutôt à défendre le Pays contre l’envahisseur Allahou akbar et ça, bien sûr, la Répupu ne veut même pas en entendre parler, c’est contraire à ses principes, à ses valeurs, comme ils disent!
Et puis enfin, il faudrait de toute façon qu’il en possède une sacrée paire, le petit Présipède, pour s’attaquer sérieusement au problème de l’invasion! Vous vous rendez compte, le boulot est déjà tellement avancé qu’il ne reste quasiment plus que les finitions! Faudrait tout casser et repartir de zéro! On parle, au bas mot, de vingt-pour-cent de la population, là, vous imaginez l’ampleur de la tache? Je sais bien qu’on pourrait commencer, un tout petit peu, par des méthodes à la Zemmour, on ne laisse plus entrer, ce serait déjà ça… Oui mais non, terrain miné, que voulez vous, la levée en masse il risquerait de se la morfler en pleine gueule! Toute la bien pensance à lui débouler sur le paletot, à Macrouille, pas question, surtout pas vous savez, on va se contenter d’enseigner l’arabe, ça suffira à faire joli dans le paysage…et puis, au moins, les futures générations se comprendront, c’est très important de parler tous la même langue!

Allez, bonne semaine mes amis, et faites bien attention à vous, n’imitez surtout pas ce pauvre Donald, évitez d’organiser des meetings bourrés de postillons de droite!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Sus aux Curés!

Dans un français approximatif sublimé par un accent beur à découper à la tronçonneuse, il nous a expliqué, Alain… oui, enfin, cherchons pas… toute sa surprise à propos du massacre au hachoir de boucher perpétré ce vendredi par le jeune Pakistanais dont l’éducation lui fut naguère confiée par l’Aide Sociale à l’Enfance. A vrai dire il ne l’avait pas beaucoup éduqué, le susnommé Alain, car le moutard en question vivait tranquillement sa vie sans trop se laisser envahir par l’intervention parasite d’un mandataire de l’Administration franchouille. Il l’avait suffisamment connu, cependant, pour nous le décrire comme un gentil gamin, certes un peu introverti, mais tout à fait sans histoire et incapable de mal agir. Bon, on observera au passage la manière surprenante dont les éducateurs éduquent, étant précisé, d’ailleurs, que les gens n’ont jamais été aussi mal éduqués que depuis qu’il existe des éducateurs et, aussi, que l’Instruction Publique s’est muée en Éducation Nationale. Toujours est il que le jouvenceau en cause -appelons le Auguste, si vous le voulez bien, ça ira plus vite et nous serons ainsi dans le bon ton-donnait forcément tous les signes de la placidité la plus inoffensive, tout juste s’il ne montrait pas quelque gratitude à l’égard de ce pays d’accueil où l’on entre comme dans un chiotte d’autoroute. Bon, faut pas déconner, mais tout de même, un bon garçon, Auguste, à l’évidence une Chance Pour la France, c’est en tout cas ce qu’il promettait, Alain dixit. Car il s’intégrait déjà, n’est-ce pas, un boulot de peintre en bâtiment l’attendait de pied ferme, voyez vous, vraiment un brave gars, propre sur lui et tout, y a pas. Après, bien sûr, on peut aussi s’interroger sur l’âge véritable de l’enfant en question, vu qu’on lui donnerait facilement trente ans bien sonnés, à ce brave Auguste! L’Administration elle-même, c’est vous dire, saisie d’un soupçon de doute à cet égard, s’en était inquiétée devant un de ces innombrables juges chargés d’un tas de choses dépourvues de tout rapport avec leur mission régalienne; celui-là refusa catégoriquement de faire examiner Auguste, au motif qu’il importait de lui laisser toutes ses chances de s’insérer harmonieusement dans la société. Encore une belle réussite à verser à l’actif de la Justice de la République, elle n’en rate pas une! Pareil lorsqu’en Juin dernier, notre jeune ami s’est fait gauler dans Paris en possession d’un tournevis, ce qui lui valut un rappel à la loi bien senti…alors, me direz vous, un tournevis ça n’a rien de répréhensible. D’accord mais bon, quand l’outil mesure vingt centimètres et qu’il présente une pointe bien affutée à la meuleuse… En tout cas, l’aventure aura permis à ce cher Auguste de constater qu’on ne risque rien à se promener avec ce genre d’ustensile. Alors pourquoi pas un hachoir de boucher, pas vrai?
Et comme, par dessus le marché, il est con comme une valise pakistanaise, Auguste, il s’en est allé Vendredi dernier Rue Nicolas Appert zigouiller les blasphémateurs de Charlie-Hebdo, lesquels, toutefois, ont foutu leur camp en d’autres lieus depuis bientôt cinq ans.
Et tape, et tape, et tape avec ton hachoir,
Et tape, et tape, tu dormiras mieux ce soir
!
Comme le chantait si délicieusement le regretté Luis Mariano à propos des Lavandières du Portugal… Ah, bon, c’était un battoir et non pas un hachoir? Oui, sans doute, pour faire la lessive c’est mieux approprié, j’en conviens…cela dit je m’en fous, faudra le prendre comme ça, c’est moi qui décide, vain dieu! Et ce n’est pas cette vieille pédale de feu Luis qui pourra me faire changer d’avis, paix à son âme.
Et donc ce couillon d’Auguste, incapable de soupçonner le changement d’adresse du torchon satirique et convaincu, par conséquent, d’avoir affaire aux ordures qui insultent le Prophète, s’en prit à deux infortunés salariés de la société Premières Lignes, laquelle fait de la production télé, avec la dame Elise Lucet comme porte-flingue. Et tape, et tape…bref, en l’espace de quelques secondes, Auguste transforma en chair à saucisse ces deux employés qui se contentaient de cloper sur le trottoir. Après quoi notre charcuteur prit le métro direction Bastille où les poulets purent le coxer sans difficulté aucune. Car il demeure serein, l’ex-faux mineur, un bon rappel à la loi et ça repart, pas vrai? Il fait confiance à la Justice de son pays… même si ce n’est pas encore tout à fait son pays ça le devient, vu la foule sans nombre des Musulmans qui inondent ici les portiques et le reste. Sans compter qu’après tout, même à supposer que des juges le collent au trou au mépris de ses états de service en tant que Défenseur de la Foi, en taule il se trouvera comme un coq en pâte, choyé à bloc par ses petits camarades, ceux qui font la loi dans les geôles de la Répupu. Par dessus le marché le temps travaille pour lui, non seulement il pourra se constituer un chouette réseau, l’ami Auguste, mais encore cela augmentera mécaniquement sa durée de séjour en France ce qui le rendra encore moins expulsable, si tant est que le risque de reconduite à la frontière existât vraiment chez nous pour un bon musulman comme ce garçon.

Bien évidemment, l’aventure sanguinolente de notre héros du jour soulève un certain nombre de questions, au premier rang desquelles figure la désinvolture un peu criminelle sur les bords, de nos Pouvoirs Publics. Ces derniers autorisent allégrement l’accueil de myriades d’individus potentiellement dangereux, sous des prétextes divers qui relèvent tous de la bisounourserie la plus humanitaristement naïve. C’est bien sympa de se gargariser des droidlom et autres jolies idées issues des Lumières. Toutefois ce n’est pas Rousseau qui se fait hachoirdiser en pleine rue pendant qu’il grille innocemment une cousue, comme on disait avant l’arrivée de l’envahisseur. Il ne risque rien, Rousseau, et il n’a jamais rien risqué, d’ailleurs, ce sale con. En revanche, nous oui! Avec l’armée de sympathiques assassins pour la gloire d’Allah qu’on constitue sur notre sol depuis des décennies, l’avenir est assuré! Nous, pour ce qu’il en reste, d’avenir, ça ira toujours, mais nos fils, nos filles et leurs descendants auront, hélas, à déguster la compagnie délétère desdits nouveaux arrivants. Vous allez observer que je me répète, je n’en disconviens pas, c’est le propre de ceux qui ont atteint un certain âge…
Cela dit, pour ce qui concerne singulièrement Auguste, en voilà encore un qui, s’il était resté en dehors de nos frontières, aurait évité à deux pauvres fumeurs des ennuis en comparaison desquels les méfaits du tabac semblent roupie de sansonnet. C’est d’ailleurs vrai d’une partie des très nombreux auteurs d’attentats allahou-akbar, les non bénéficiaires du droit du sol. Quant aux autres, ceux qui naquirent en France par la grâce du regroupement familial et des allocations éponymes, nous pouvons considérer comme co-auteurs de leurs actes criminels tous les aimables corniauds qui ont œuvré à des titres divers pour nous offrir en victimes expiatoires à la fureur vengeresse du Très Miséricordieux.
Et, parmi tous ces misérables crétins, il nous faut bien compter nos amis de Charlie-Hebdo. Alors ceux-là tiennent le pompon! A ma connaissance, en effet, ces hurluberlus participent de cette mouvance gauchiarde qui a toujours encouragé l’invasion. Pas question chez ces abrutis d’émettre la moindre réserve sur le laxisme migratoire, bien au contraire, y a bon les immigrés, les vrais veux-je dire, les Mahométans quoi! La France colonialiste qui a une dette imprescriptible envers ces malheureux, tout ça, le dogme à la con des libertaires de la Gauche la plus hermétique, celle dont procède Charlie. Et donc, laissez venir à moi les petits musulmans…oui, sauf qu’ensuite ces aliénés du dessin dégueulasse ne trouvent rien de mieux que de se payer méchamment la gueule de leurs petits protégés dans ce qu’ils ont de plus sacré: l’Islam! Vous faites entrer le tigre dans le salon et, histoire de rigoler, vous lui passez la flamme du briquet sous les roustons! Après vous vous étonnez de la réaction du fauve! Et pour bien montrer que même pas peur, les survivants, bien planqués désormais dans un bunker tenu secret, récidivent paisiblement. Le rôle du tigre fut donc cette fois tenu par ce cher Auguste mais ça ne s’arrêtera pas là, la bête apprécie peu les brûlures, surtout aux endroits le plus stratégiques.
Il s’agit donc, selon ces connards de Charlie et tous les enfoirés qui les soutiennent, de défendre bec et ongles la liberté d’expression et, singulièrement, la liberté de blasphémer! Moi je veux bien, mais alors qu’on se contente de conchier les Catholiques, ceux-là tendront toujours la joue gauche. En revanche, les Muz on les a fait entrer chez nous, ils y sont et on les dorlote amoureusement de toutes les manières possibles, alors allons donc jusqu’au bout du raisonnement: ou bien on continue à les dorloter et on laisse en paix leur Prophète, ou bien on commence à s’en occuper vraiment et on les fout dehors à la première incartade. Il n’y a pas de moyen terme, vous savez, au point où nous en sommes rendus, c’est la soumission ou l’expulsion des dangereux… Bon ben je crois que le choix coule de source, pas vrai? Allez Charlie, oublie le Prophète, courage, sus aux Curés!

Passez donc une bonne semaine et faites bien attention où vous mettez les pieds.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

…Les souvenirs et les regrets aussi…

Une qui s’en fout complètement c’est Thérèse! Elle ouvre à sept heures du matin et tire le rideau à vingt heures, du coup les mesures anti-covid du Préfet ne lui sifflent même pas aux oreilles, le vent du boulet c’est pour les copains, ceux qui carburaient après minuit et jusqu’à l’aube, les lieux de perdition, en somme, rien à voir avec DERRIERE NAPOLEON établissement de parfaite tenue, accueillant les ivrognes diurnes, exclusivement. Juste qu’elle porte un masque, Thérèse, aujourd’hui ça n’a plus d’importance vu la gueule qu’elle affiche. En revanche, au début de nos relations, voilà plus de cinquante ans tout de même (1), c’eût été dommage, les clients auraient perdu une partie non négligeable du spectacle, étant précisé toutefois que le reste de sa personne eût suffi à maintenir bien haut le niveau d’attractivité du troquet. Comme quoi, le temps, contrairement à ce que pouvait raconter Voltaire (2), nous la joue bien plus massacreur que consolateur. Il détruit la beauté, transforme Vénus en fée Carabosse et les fringants jeunes-gens que nous fûmes en gérontes sexy comme des balayettes à chiottes. Juste une parenthèse, en 1969, figurez vous, nous connûmes une pandémie qualifiée « Grippe de Hong-Kong », un peu du même genre que notre actuel virus chinetoque comme quoi, soit dit en passant, ce genre de calamité provient toujours des bouffeurs de pangolins et de chauves-souris, un peu comme le vivre-ensemble franchit la méditerranée pour nous combler de ses bienfaits, si vous voyez ce que je veux dire. L’Asie le Coronavirus, l’Afrique le Coranovirus… l’Occident joue le rôle du réceptacle, le monde d’aujourd’hui est ainsi fait, dans tous les cas il faudra masquer nos gonzesses, voilà notre destin!
Mais revenons à nos moutons de l’année érotique, comme le chantait si justement Jane Birkin…oui, enfin, ce n’est pas tellement qu’elle chantait juste, confondons pas, j’entends par là (même si par là je n’entends pas grand chose, comme le remarquait si judicieusement Pierre Dac (3) alias le sar Rahbindranat Duval) mettre en évidence la justesse de ses propos susurrés en musique… comme année érotique on n’a jamais fait mieux que 69, mais les quelques unes qui suivirent n’étaient quand même pas mal non plus. Sauf, ainsi que je vous le rappelais -puisque le lecteur de céans trimballe la plupart du temps un joli paquet de décennies -, que cette année-là nous fumes frappés d’une vacherie de virus, lequel zigouilla tout de même trente et un mille pauvres bougres sur le territoire national. Tout à fait comparable au covid, la grippette en question, hôpitaux engorgés, malades entassés dans les couloirs, macchabées balancés au petit bonheur la chance dans des morgues plus ou moins improvisées, bref mime chose-pareil comme disait Mohamed, à l’époque. Sauf qu’à l’époque, justement, tout le monde s’en foutait éperdument, l’idée même de se confiner comme des pestiférés, ou de porter un masque comme des houris, ne serait venue à personne; loin de là, on en faisait des blagues, un peu du même type que celles sur les Biafrais, pour ceux qui en gardent le souvenir…genre « Quel est le sport favori des Biafrais? » Réponse « la course de côtes« ! Ou bien encore « Comment les Biafrais font-ils l’amour? Réponse « côte à côte! » En d’autres termes, la tragédie frappant une ethnie africaine -oui, parfaitement, des noirs qui crevaient littéralement de faim- nous faisait rigoler comme des baleines! Black lives… on s’en tamponnait le coquillard! Eh bien la grippe de Hong-Kong aussi, du moment qu’on pouvait y trouver matière à plaisanterie douteuse, tout le monde s’en gaussait sans arrière pensée. Et si Grand Papa ou Tonton Félix venaient à y laisser les quilles, eh bien c’était dans l’ordre naturel des choses, ils avaient fait leur temps, rien de plus! Mais pour tout vous dire, ce qui semble proprement incroyable, vu d’aujourd’hui, c’est que l’affaire ne passionnait personne, elle passait quasiment inaperçue! Que voulez vous, sans BFM TV et consorts, sans Présipède et ses sbires, mais avec des dirigeants politiques qui en avaient vu d’autres, incapables de vous raconter des âneries du style nous sommes en guerre; tu parles! la guerre c’était à peine vingt-cinq ans avant: entre ceux qui l’avaient faite et ceux qui l’avaient subie, il ne leur serait pas venu un instant à l’idée de faire l’amalgame -comme on dit puis- avec un gros rhume, vînt-il d’Extrême Orient!

En réalité, on le voit bien, les choses ont tellement évolué au cours du dernier demi-siècle que nous avons carrément changé de monde. De l’ancien-temps (comme disait mon paternel, mais à propos d’une période s’étendant facilement de l’Antiquité à l’avant-guerre de Quatorze) il ne nous reste plus que la dictature intellectuelle de la Gauche. Sauf qu’il ne s’agit plus du tout de la même Gauche, celle des années soixante et soixante-dix s’est dissoute dans la chute de l’URSS. Les hurluberlus tels que Sartre nous la joueraient bien différemment aujourd’hui, l’auteur biscornu de l’Être et le Néant se trouverait bien obligé de remplacer l’enfer c’est les autres par l’enfer c’est les blancs, ou quelque chose du même genre. La Gauche a bien cessé d’être prolétarienne, on le constate avec les pauvres Gilets-Jaunes, orphelins de père et de mère, abandonnés de tous, discrédités par les black-blocs, les racailles des quartchiers et leurs alliés bobos…Pour les Petits-Blancs c’est fini, la cause est entendue, ou plus précisément elle ne l’est plus, entendue! Rien à foutre de ces abrutis qui fument des clopes et roulent au diesel comme disait l’ineffable Griveaux  avant que de tomber les armes à la main! En témoigne le déchaînement de haine à l’encontre de ceux qui, catalogués Populistes, prennent encore fait et cause pour les pauvres européens d’origine. Au premier rang de ceux-là, Donald Trump, la bête noire des anti-blancs! Le Président des States fait l’objet, depuis son élection, d’une concentration sans précédent de médisances, diffamations, dénigrements, calomnies, déblatérations, clabaudages, tympanisations et autres critiques acerbes en forme de foutage de gueule! S’ils avaient pu lui monter un piège à la Watergate, ou bien lui trouver des histoires scabreuses à la Weinstein, voilà bien longtemps que le gros rouquemoute croupirait dans les poubelles de la politicaillerie amerloque… Manque de pot, le type manque singulièrement de vraies casseroles, sans compter qu’il est malin et organisé comme pas un. Du coup, à part le faire passer auprès des crédules pour un imbécile dangereux, les petits camarades de la Gauche Universelle s’y sont cassé les dents. Reste à savoir si quatre années de jeu de massacre méthodique autant qu’ininterrompu porteront leurs fruits en Novembre prochain… Personne n’en sait rien mais contrairement à la coterie internationale trumpophobe, j’en connais un qui y croit mordicus, Hank Hulley pour ne pas le nommer. Pour lui l’affaire serait dans le sac: avec cette pauvre Robinette en guise d’adversaire et toutes ces histoires de blacks insurgés autant que vindicatifs, la majorité silencieuse s’en ira aux urnes comme un seul homme afin de reconduire dans la fonction suprême (de canard, n’oublions pas qu’il s’agit de Donald) le seul rempart contre la dégringolade mortifère et diversifiée. Je le lui souhaite, à mon vieux pote, mais j’avoue rester tout de même sceptique, contrairement à Mme. Nancy Pelosi, la présidente démocrate des députés U.S. qui, elle, est une fausse sceptique! A preuve, elle s’est fait gauler à ne pas porter le masque au mépris des règles les plus élémentaires de l’anti-covidisme…elle ne croit même pas au coronavirus! Alors…

Et nous autres, dans tout ça, on devient quoi? Ben peu de chose, vous savez, on fait la guerre aux Turcs tout en combattant le virus, deux fronts, dites-donc, gonflé notre petit Présipède! Et puis il va bientôt lui falloir en aborder un troisième, de front, avec la campagne présidentielle qui s’annonce pour démarrer tôt! Fort de la nouvelle réputation d’homme de droite qu’il se forge, avec le soutien appuyé des media, d’Estrosi et consorts, il va s’en aller au combat la fleur au fusil, sans grande inquiétude. Les gens qui vont lui tailler quelques croupières, genre Xavier Bertrand ou la vieille Méluche, ne parviendront jamais à le virer du piédestal, et son alliée objective, la Marine, lui offrira un second tour dépourvu de danger. A vaincre sans péril on triomphe sans gloire, me direz vous, certes, vous répondrais-je, sauf que la gloire on s’en torche, si vous me passez l’expression, nous ne sommes plus au temps de Corneille, voyez vous? Même pas au temps de Pompidou, c’est dire…

Bonne fin de Dimanche à tous et bonne semaine d’Automne, nous y voici déjà… »les feuilles mortes se ramassent à la pelle…les souvenirs et les regrets aussi… »

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1)Voir Derrière Napoléon chapitre premier.

(2) « A celui qui console« …il parlait du temps qui passe. Il avait pourtant soixante balais, quand il écrivait cela… j’ai souvent du mal à le comprendre, ce mec!

(3) Un sketch d’anthologie, Pierre Dac et Francis Blanche déchaînés, en pleine possession de leurs moyens, quelque chose que nous ne verrons plus jamais, maintenant que nous avons des « humoristes »…cherchez sur votre moteur de recherche favori, le Sar Rahbindranat Duval, je le conseille autant à ceux qui connaissent qu’à ceux qui pourront le découvrir, ça aussi c’est le vieux temps, les souvenirs et les regrets!

Fesse-bouc et le Brigadier

Le taulier d’ici, M. Zuckerberg, me demande trois-cents Euros pour remettre mon blog dans son état natif, lorsqu’il marchait au poil, sans chausse-trappe, ni piège à cons, ni formules ésotériques par lesquelles on y voit aussi clair que dans le derrière de Mme. Taubira. Que voulez-vous, on n’échappe pas à son ancestrale culture et pour ce M. Montagne de Sucre (Dollarsberg eût sans doute été mieux adapté), il n’y a pas de petit profit. Qu’il aille donc se faire foutre, je me contenterai de ce qu’il me fournit gratuitement: un repoussoir à écriveurs! Je ne vais tout de même pas lui filer mon pognon à cet espèce de taré milliardairissime! Bref, foin de Zuckerberg et de ses manœuvres tordues, je poursuis vaillamment en espérant parvenir à m’adapter, tout en parant les mauvais coups, style « supprimer le bloc? »…si vous faites OK, comme un con, vous effacez tout ce que vous avez laborieusement gratté…sans espoir de retour.

En attendant, nous pouvons toujours discuter le bout de gras sur les petites nouvelles du front, je veux parler de la guerre picrocholine contre le virus chinetoque. C’est pain bénit, si vous regardez bien, cette affaire de pandémie, ça sert à tout: le bon populo se voit menacé des pires avanies en cas de non respect des gestes-barrière, du port obligatoire du masque, toutes choses qui mobilisent bien les cervelles et empêchent le vulgaire de faire du mauvais esprit. Vous avez bien quelques Gilets-Jaunes impénitents qui s’obstinent à défiler mais mollement, on sent que le cœur, n’y est pas , la flamme vacille, le feu sacré de la contestation un peu couillonne s’étiole et les Black-Blocs se font rares, la chose ayant perdu de son attrait. En même temps ça fait toujours plaisir, dans une conjoncture tourdefrancienne assez morose, de voir des Français en jaune… Oui, bon, le maillot c’est tout de même autre chose mais, dans ce pays il faudra désormais se contenter du gilet. La portion congrue c’est un peu notre quotidien!
Cela dit, nous avons tout de même des sujets de satisfaction. Cachsex est négatif au coronavirus. Il l’est d’ailleurs à peu près en tout domaine, négatif, au titre de la valeur ajoutée, veux-je dire. L’archétype du fonctionnaire, ce mec, comment voulez vous qu’il comprenne si peu que ce soit, l’espèce de gloubiboulga dans lequel nous voilà plongés. Il n’y comprend rien, le bougre, remarquez il n’est pas le seul, sauf que lui, il nous présente le plan de redressement à cent milliards… Il n’en est évidemment pas le concepteur, bien sûr, ces choses-là se concoctent chez les petits jeunes de Bercy à grosses tronches, mais peu importe, le plan c’est lui et le redressement…ben ça c’est autre chose. Tout ce qu’on peut dire, à l’heure où je vous parle, c’est qu’un jour ou l’autre il faudra bien payer la note. Comme tout le reste, l’invasion, le déconnage démocratique, l’écolo-couillonnisme, l’administration pléthorique et embolisée, la stupidité bien-pensante, les « valeurs de la Répupu »… La fuite en avant, en somme, ça finit toujours mal, les plaisanteries les plus courtes sont les moins longues (1) pas vrai? Et là, nous approchons le demi-siècle, ça commence à compter!

Reste à savoir de quelle manière nous pourrions nous tirer du pétrin.
A mon humble avis, il est déjà trop tard, le mal est fait, les chancres qui nous bouffent de l’intérieur apparaissent inexpugnables. Ainsi, imaginez une seconde que, par un sursaut de rébellion démocratique, une majorité d’électeurs courroucés envoient la dame Le Pen à l’Élysée en 2022, hypothèse d’école, certes, mais payons nous ce luxe. Eh bien je vous garantis le bordel absolu dans les délais les plus brefs! Toute l’Administration sans exception s’emploiera à lui savonner la planche et les media ne manqueront pas d’assurer l’accompagnement, comme on dit en musique. Même la flicaille faudra pas compter dessus, les petits flics se trouveront bien obligés d’obéir aux gros, que ça leur plaise ou non. Quant à l’armée, on voit mal comment elle prendrait la responsabilité de transformer la Répupu en dictature militaire, surtout pour des gens qui n’ont plus grand chose à voir avec elle, les temps ayant bien changé… Il ne lui resterait plus qu’à s’appuyer sur l’Europe, à la pauvre femme, toute honte bue, parce qu’il y a un peu de tout, là dedans, et en plus l’Europe c’est démocratique et légitimiste, contrairement à la France, laquelle accepte le verdict des urnes seulement lorsqu’il profite à la Gauche ou a ses supplétifs de la Droite Républicaine. C’est pourquoi, avec l’épouvantable bouzbir qui règnerait dans le pays, la malheureuse n’aurait d’autre choix que de plier l’échine en attendant l’énorme tuile qui ne manquerait pas de lui choir sur la gueule un jour ou l’autre. Si je vous dis tout ça, ce n’est certes pas pour essayer de vous influencer en quoi que ce soit, c’est juste pour dire la vérité…invérifiable d’ailleurs, la politique-fiction présente cet avantage que ce qu’on prédit n’arrive jamais, par définition! Que cela, toutefois, n’empêche personne de voter comme il l’entend: si certains des moutons de Panurge avaient fait la mauvaise tête, peut être eussent ils évité la chute du troupeau…oui d’accord, là je déconne!
Cela dit, nous allons continuer de plus belles sur le même chemin semé de zobes et pines (2) qui nous conduira immanquablement à l’ordre retrouvé, celui de la Charia… Oui, je sais bien, je me répète, et pourtant je ne vois pas d’autre issue, il faudra juste un peu de temps, Allah en dispose à revendre, mais je vous rassure, dans l’intervalle nous souffrirons de plus en plus, y a pas de raison!
Et simultanément, vous avez Sarkozy, l’antépénultième clown de la Répupu, qui cherche par tout moyen à ramener l’attention sur lui. Ce coup-là c’était chez Bartès, la petite coquine de « Quotidien », l’émission qui étrille la Droite. Il a sorti comme ça, Nicolas, un truc dans le genre on n’a plus le droit de dire nègre et si ça continue, même singe on ne pourra plus risquer… il s’attendait sans doute à déclencher un patacaisse de l’autre monde, avec toute la Bien-Pensance à ses trousses, taïaut-taïaut, à l’hallali, sus à la bête immonde, enfin vous voyez le genre. Ben non, macache-bono, que dalle, à peine deux ou trois réactions indignées juste pour marquer le coup. En d’autres termes, le bide! C’est vous dire à quel point ils s’en foutent, presque tous, à l’exception de quelques vieux birbes qui y croient encore, qui achètent ses bouquins, les nostalgiques de l’UMP, vous voyez? Dans le marigot politique, à part Ciotti, dont les qualités de loser font florès depuis lurette, personne n’imagine plus sérieusement un éventuel retour de Sarko, c’est plié! Surtout pas les plus charognards des Ripoublicons, genre Estrosi, Muselier et sans doute quelques autres, tous ceux qui prêchent ouvertement pour la paroisse de Présipède! Belle équipe, tout de même! Quand on pense aux candidats potentiels à la grosse veste électorale, genre François Babouin ou Pruneau Retaillé, pauvres ballots, c’est à se pisser dessous, je vous assure. Voilà bien des spécialistes du ratage de coche, désormais c’est foutu pour eux, comme ça l’est aussi pour cette espèce de Gauche à la con qui cherche à se reconstituer à partir des débris du Parti Socialiste, des sinoques Méluchiens et des écolo-siphonnés. Quoi qu’on puisse imaginer, en 2022 cela se jouera entre le petit Présipède et la Marine, on voit mal qui pourrait sérieusement venir troubler le jeu de trompe couillon…le rôle du couillon étant évidemment tenu par le corps électoral. C’est chouette la démocratie!
Après, on peut toujours espérer un miracle…il en fait Allah, des miracles?

Bonne semaine à tous et que Mark Zuckerberg vous ait en sa Sainte Garde.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Comme dit Marcel Grauburle (sans faire exprès…)

(2) Le dialogue du Brigadier dans la version que je connais, un petit morceau d’humour troupier comme on n’en fera plus jamais (peut-être est-ce préférable):

-Bites donc Brigadier, vous êtes bien vaginal ce matin! Où couillez vous si pédérastamment et en testiculant de la sorte avec votre appareil pornographique?

Je pars en sperme, par petites étapettes; je compte aller visiter les foutrifications et les putes de chaumont, en passant par ce petit chemin bordé de zobes et pines d’où l’on jouit d’un point de vulve particulièrement clitoresque. Et comme c’est jour d’érections, je sauterai dans le dernier vagin de l’automatrice afin d’aller aux burnes.

-Et enculeur comptez vous être de retour?

Eh bien, si je n’ai pas trouducupation, je compte revenir suce les couilles de bézouille-bézouille et deux bites;

-Parfait, Brigadier, alors anussez vous bien!


C’est beau le progrès!

Moi j’étais bien content. Depuis cinq ans je me débrouillais avec un blog tout à fait pratique, bien sous tout rapport, un peu facebookien, certes mais calme et tranquille contrairement au précédent, Onefoutus, lequel m’enquiquinait la vie au moyen de différentes fantaisies de présentation, de saisie de texte, de subtilités informatiques ingérables et puis, aussi, il faut bien le dire, avec l’épée de Damoclès d’une suppression toujours possible pour crime de malpensance. Je me transportai donc chez les Amerloques, adeptes pour quelques temps encore d’une liberté d’expression, certes de plus en plus restreinte mais largement suffisante pour votre serviteur dont ils se foutent comme de leur première dose de cocaïne, l’avantage de se trouver totalement ignoré apparaissant comme la garantie d’une existence douce et paisible. Jusqu’à présent tout allait bien. En revanche depuis ce matin me voilà au prise avec un piège à gogos, lequel sous couvert d’amélioration m’empêche de travailler correctement. Ils ont sorti un nouveau système tellement bien foutu, ces andouilles, que je ne m’y retrouve plus du tout. J’arrive à saisir du texte, rien d’autre, les fonctions de l’ancien système ont disparu et les nouvelles, bien que présentées en français, relèvent de l’ésotérisme le plus hermétique. Je n’y comprends que dalle et, n’ayant aucune envie de consacrer des heures à décrypter leurs innovations à la mords moi le clavier, je me contenterai d’aligner des mots en espérant parvenir à publier du présentable. On y va comme ça, à la guerre comme au coronavirus pour paraphraser vaguement Présipède.

Es qualité de réactionnaire impénitent, je trouve d’ailleurs surprenant, déroutant, déconcertant et déprimant, ce penchant vicelard qui pousse le monde entier à modifier les trucs qui marchent bien. C’est vrai dans tous les domaines, ça, un beau jour le désir, irrésistible autant qu’irrépressible, de changement prend le dessus. On n’y peut pas grand chose car il s’agit, au fond, de la mise en œuvre compulsive du sacro-saint concept de progrès, la marche en avant, mieux qu’hier et moins bien que demain, l’Humanité qui marche d’un pas allègre sur le chemin d’un futur porteur des plus riches promesses. Ça me rappelle un peu la Longue Marche du Grand Mao, vous savez, entre trente et cinquante millions de morts au bas mot… le progrès, quoi, comme la Belle Révolution Française et sa terreur génocidaire… le progrès, aussi, bien sûr. Tant qu’il y aura des hommes, pas forcément tous cons, d’ailleurs, ladite religion du Progrès les mènera par le bout de ce que vous pensez vers un destin incertain, risqué et potentiellement mortifère. Remarquez c’est vrai aussi pour les femmes, hein, attention! Elles ne font pas exception à la règle, bien au contraire, sauf que bien entendu elles se font mener par le bout d’autre chose, sans doute. Et puis, les femmes, après tout, ont des excuses, elles peuvent concevoir le progrès comme libératoire d’un certain nombre de contraintes sociales qui les entravaient…ce qui reste vrai chez nos amis Musulmans, pourtant choyés et adulés par les Progressistes, gens fort respectables au demeurant, à ceci près qu’ils considèrent le progrès comme la réalisation espérée de leurs fantasmes marxo-écolo-humanitaristes.

J’en étais-là de mes réflexions de vieux ringard rétrograde, lorsque Marlène, la femme du peintre, boostée par les trois ou quatre coupettes déjà descendues pour conjurer le mauvais sort covidesque, m’interpella en ces termes:
– « Décidément, mon pauvre vieux, vous trimballez toujours votre grosse couche de connerie, vous êtes incurable, vous savez! Mais qu’est-ce que vous racontez encore, là, le progrès, les nanas! Mais vous n’y comprenez rien du tout, vous n’y avez jamais rien compris et n’y comprendrez jamais rien, c’est foutu, cuit, râpé, enterré! Sans le progrès, vous seriez claqué depuis tellement longtemps que plus personne, même, ne se souviendrait de vous aujourd’hui! Quant aux femmes, malheureux, mais elles vous emmerdent, à pied, à cheval et en voiture (comme disait Papa)! Les musulmanes et les autres! Qu’est-ce que vous y captez aux femmes, hein? Parlez donc de ce que vous connaissez, le pinard, la navigation hauturière, le vélo à la rigueur…et après foutez nous la paix, on n’a pas besoin de vous! Et puis vous êtes vieux…et puis vous êtes moche…et puis vous êtes con! »
A ce stade de la conversation je lui signalai avoir déjà entendu sa dernière réplique quelque part…un film avec Serrault et Charlotte Rampling, sublimé par les dialogues d’Audiard, toujours inspirés d’une sorte de génie désormais disparu. On n’écrit plus ainsi, de nos jours. De toute façon, pour le cinoche, personne ne crée plus que des œuvres excrémentielles, tout juste bonnes à satisfaire aux critères progressistes de la commission d’attribution des avances sur recettes. Voilà, ça me revient « On ne meurt que deux fois« , il s’intitulait, le film en question, rien que pour les acteurs admirables au service des dialogues fabuleux, ça vaut le coup d’être exhumé…Preuve que c’est du balèze, Marlène qui nous en sert une réminiscence… Je lui ai coupé son effet, à cette vipère, c’est toujours ça que les Progressistes n’auront pas…
Il faut dire que Marlène, pour ceux qui s’en souviennent (1) c’est ce qu’on appelle une femme de gauche. Dans le genre vous auriez du mal à dégotter un autre spécimen de cette qualité. Alors forcément de temps à autres ça explose un peu, notamment quand votre serviteur s’emploie à tenir des propos blasphématoires…enfin, je veux dire attentatoires au dogme du progrès gauchiard, comme je vous disais plus haut. Ces gens-là se révèlent toujours chatouilleux au regard de leur catéchisme, d’autant plus qu’il part en quenouille, ce dernier, on ne sait plus trop ce qu’il en reste, « n’y touchez pas, il est brisé » comme disait l’autre… Leur rêve à la con ne tient plus qu’à un fil, alors ils s’emploient à éviter qu’il ne se rompe et ça les rend hargneux. Faut comprendre, assis sur la chaise pourrie ils craignent de tomber à tout instant le cul par terre, il y a de quoi stresser, pas vrai?

Et, bien sûr, vous en trouvez qui ont sauté le pas, les plus futés pas forcément les plus sincères, comme Maître Jean Trentasseur, le socialo-macronnien. Tous ces hurluberlus illustrent à la perfection le Théorème de Nouratin ( http://onefoutus.over-blog.fr/article-le-theoreme-de-nouratin-98087056.html) Marlène sincère et complètement aveuglée par son imaginaire utopique, Trentasseur qui, après avoir fait fortune dans le socialisme, se tourne désormais vers la Présipédie triomphante. On peut préférer l’une ou l’autre, en tout cas les deux sont nocifs.
D’ailleurs, comme il est parmi nous, à siroter, le néo-macroniste en question, je me plais à lui demander comment il le trouve, son petit président adoré, par exemple lorsqu’il engueule publiquement un journaliste pour avoir publié une information. Elle n’est pas mal, celle-là, Georges Malbrunot, qui n’est pas n’importe qui, en a fait les frais! Une volée de bois vert, il s’est morflé, le mec! Il avait écrit la petite histoire de Présipède qui se fait une gentille rencontre secrète avec le Hesbollah… Bon, d’accord, il n’y a pas de quoi être fier compte tenu de l’énormité du scoop: le Président de la République Française en personne qui s’en va négocier avec les terroristes, du jamais vu, tout de même! C’était la dernière ânerie à faire, évidemment, mais au moins, en pareil cas, on s’assure du secret total et absolu. Ben non, pas Présipède, lui il y va la bouche en cœur et, non content, il passe une branlée tonitruante devant tout le monde – à Beyrouth, s’il vous plaît, pour faire bon poids!- Le plus rigolo, dans tout ça, c’est que personne ne lui en veut, à Macrounette, de bafouer ainsi la liberté de la presse, imaginez un peu ce qu’on aurait entendu s’il se fût agi d’un autre, un personnage quelconque de la soi-disant Droite, genre Sarko, par exemple… Ben là, rien du tout, l’incident est clos, y a t-il même eu un incident, je vous le demande?
Il en pense quoi, de ça, Jean Trentasseur…eh bien il en pense que la liberté s’arrête là où commencent les intérêts essentiels de la France, voilà, circulez y a rien à voir! En revanche il nous en tartine une somptueuse sur les 150 balais de la Répupu, si dignement célébrés au Panthéon! Un siècle et demi, c’est y pas beau, ça? On oublie au passage la parenthèse de Vichy, les plein pouvoirs votés à Pétain par les dignes représentants de la IIIème et l’Etat Français qui s’en est suivi pendant les quatre années au cours desquelles « Travail- Famille-Patrie » remplacèrent au pied levé « Liberté-Egalité-Fraternité »… faudrait neutraliser, tout de même… Oui mais du coup ça ne ferait pas le compte! Cent quarante-six ans de bordel républicain ça ne se fête pas, vous comprenez, il faut un chiffre rond! Sauf que ça nous reporterait après 2022 et qu’un beau sermon républicain au Panthéon (ce jour là il avait tout l’air d’un curé en chaire, Présipède) ça fait toujours bien dans le paysage pré-campagne contre les Forces du Mal.
Interrogé sur le point de savoir s’il convenait vraiment de faire comme si les Heures les Plus Sombres etc…n’avaient pas existé, là aussi il détient la réponse, Trentasseur « la République a triomphé, au final, et le régime des collabos-fachos est censé n’avoir jamais existé ». Vae victis en quelque sorte! Malheur aux vaincus! Sauf qu’au bout du compte, le malheur finira par s’abattre sur nous tous, sans distinction…ne cherchez surtout pas quelque lien de cause à effet, surtout pas!
Mais soyez bien tanquilles, le Progrès nous tirera du pétrin, ayons donc la foi, bordel, comme dit le même Jean Trentasseur :  » Les Républicains de Progrès sont le ciment de notre grand pays« …d’accord y a trop de sable dans le mortier mais après tout ce n’est pas si faux que ça …

Pardonnez cet article, c’est exaspérant d’écrire dans ces condition-là.
Et à la semaine prochaine si j’arrive à trouver la solution de ce bourbier.

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Voir Derrière Napoléon chapitre II (notamment).

,

Le triangle infernal

J’aime bien les voir, ces bien_pensants, qui s’étonnent, s’inquiètent et s’interrogent! Ah, bon, mais vous avez vu l’ensauvagement, la « France Orange Mécanique » tout le bordel, quoi, diable! Nous souffrons d’un manque criant de police, de magistrats, dépêchons nous d’y remédier…et puis mettons des sous dans les banlieues, vous savez, ça c’est génial, des éducateurs, la police de proximité, les solutions innovantes, en somme, les combines qu’on n’a jamais essayées… Mais nom d’une pipe, comme dirait Pompy (1) on n’arrêtera donc jamais de déconner! Je vois Xavier Bertrand c ‘est lui qui a sorti le coup d’oranges mécaniques, cet espèce de franc maçon (2), ce cheval de retour de la politicaillerie la plus minable, ce ventre-mou, bien-pensant comme pas un, mais prêt, selon le propos de Dupi-Moretton, le Garde d’Esso (son père avait débuté comme pompiste), à sortir tous les poncifs sécuritaires les plus éculés (espèce d’…) pour les mettre au service d’une campagne présidentielle qui le titille depuis son plus jeune âge. Bertrand propose de revenir aux peines-plancher, lesquelles étaient passées au broyeur Taubira , moi je veux bien mais faut pas déconner, tout de même, la coupe est pleine depuis longtemps mais on continue inlassablement à la remplir en regardant ailleurs pour ne pas voir qu’elle déborde.
La catastrophe prend sa source le 8 Décembre 1978 dans une décision du Conseil d’État. Cette institution merveilleuse que le monde entier -et plus si affinités- nous envie, a inventé ce jour-là un nouveau principe général du droit: « le droit de mener une vie familiale normale« . Alors me direz vous, pour parler comme aujourd’hui, cékoi un principe général du droit? Et je vous répondrai qu’il s’agit d’une combine trouvée par les Juges pour créer la loi en s’asseyant sur l’interdiction absolue qui leur en est faite. L’astuce consiste à prétendre que les principes en question existent de toute éternité, un peu la « loi naturelle » en quelque sorte. Partant de là, le juge ne les crée pas, bien sûr, il se contente de les découvrir! C’est-y pas formidable, ça? Du coup, une fois le principe- bidule découvert par une grosse juridiction, de celles qui n’ont rien au dessus pour les contredire, Conseil d’État ou Cour de Cassation essentiellement, il fait jurisprudence et devient intangible, immuable, bien plus costaud que n’importe quelle loi puisque personne n’a le pouvoir de le défaire!
Et, en ce jour ô combien funeste de l’hiver 78, les hauts magistrats de l’Ordre Administratif ont, d’un trait de plume, instauré l’invasion! Parce qu’on peut effectivement reprocher au duo Giscard-Chirac d’avoir ouvert la boîte de pandore avec leur décret à la con sur le regroupement familial, mais ils y avaient mis des limites, eux, et ensuite Barre avait trouvé une bidouille pour le suspendre… Mais l’intervention du Conseil d’État a mis bon ordre à toutes ces billevesées: le travailleur immigré aura sa vie de famille normale! On fait venir sa moukère et ses morpions et on les paye grassement pour en fabriquer d’autres, lesquels seront français puisque nés chez nous, en vertu de cette autre foutaise sans nom qu’on appelle « droit du sol »! Foin de toute discussion oiseuse, c’est comme ça et pas autrement! Et voilà comment la calamité nous a chu sur la gueule! Deux ans plus tard les Socialo-Communistes prenaient le pouvoir pour finir le boulot… Aujourd’hui on voit le résultat… on le voit…toutefois, à l’exception notable des copains de la famille Le Pen on fait comme si les problèmes venaient de tout ce qu’on voudra, sauf de l’invasion. Nos petites difficultés d’ensauvagement découlent du manque de moyens accordés…à la Police, à la Justice, à l’Education Nationale, aux associations de quartchiers, à la rénovation des cités sans-cible! Enfin tout, quoi, sauf qu’ainsi on continue à noyer le poissecaille et à planquer la merde au chat sous le tapis!
Dame, faut comprendre, pendant quarante ans personne n’a rien tenté de sérieux pour s’attaquer au sujet tabou, histoire de ne pas se faire taper sur les doigts par les thuriféraires de la pensée de gauche, les vrais patrons du pays…hélas, hélas, hélas!

Donc, vous disais-je, les voici désormais, les beaux parleurs de la Grande Famille de Gauche, Macronnistes compris, avec l’appui inconditionnels de leurs supplétifs de la « Droite Républicaine » (l’autre façon d’être de gauche), qui pleurent des larmes de crocodiles sur les victimes de leurs quarante années d’incurie criminelle. L’ensemble de la classe politique se trouve mouillée jusqu’au trognon dans ce qui commence vraiment à puer le génocide. Le génocide des sales blancs!
Eh oui, cela s’organise fort bien, peu à peu, sans plan vraiment pré-établi, certes, ne tombons pas dans le complotisme, mais avec l’efficacité inébranlable de gens connus pour œuvrer sur le long terme.
D’un côté la « racaille », vocable qui tend à remplacer peu à peu son synonyme « jeunes », le mot apparaissant un peu trop découillé au regard de la gravité et de la fréquence des ‘ »incivilités »… celle-là aussi, va falloir la réviser bientôt parce qu’un peu juste pour désigner l’incendie criminel, le viol en réunion, le meurtre, le lynchage et autres petits amusements du même acabit!
D’un deuxième côté, les droguistes, faisant commerce de toutes ces saloperies qui contribuent à l’abrutissement des blancos résiduels. La manœuvre fait merveille: pour s’approvisionner les Céfrans balancent des milliards sur les quartchiers et ces derniers, en contrepartie leur démolissent la cervelle à petit feu. Le tout avec la bénédiction de la bobosphère, laquelle communique urbi et orbi sur les bienfaits de la dope…sans oublier qu’en user c’est très classe, ceux qui s’en dispensent étant catalogué salfachos définitifs et irrécupérables.
Et enfin, troisième côté du triangle infernal, les islamistes. Ceux-là complètent admirablement le tableau par leur action aussi souterraine qu’implacable. On ne les voit que de temps à autres, à la faveur d’attentats autant destinés à terroriser les Kouffar qu’à maintenir vivace la flamme sacrée du salafisme, tout en assurant la promotion de l’Islam militant. Le dispositif fait, là aussi, merveille, les imams et leurs coadjuteurs endoctrinant nos seulement leurs coreligionnaires mais encore les petits chrétiens fragiles qui se risquent dans leur zone d’influence.
Le piège est donc en place et il fonctionne très bien.

A ce rythme-là, pépère et tranquille, nous allons assister, dans les prochaines décennies, à notre propre agonie. Nous ressemblons un peu à ces pauvres oiseaux englués si chers à nos bien-pensants, écolos et autres animalistes. Nous voudrions bien décoller, n’est-ce pas, sortir de l’embuscade fatale, mais va te faire foutre, pas moyen, nous voilà prisonniers de la démocratie, des valeurs de la république, des droidlom, toute cette glu qui nous verrouille à notre sort mortifère. Présipède soutient les petites victimes des méchants chasseurs à pot de colle, très bien, rien à redire…en revanche pour ce qui nous concerne il s’en fout éperdument. Ce n’est pas dans la culture de ces gens-là, que voulez vous, le triangle fatal n’existe pour eux que dans les tronches pathologiques de l’ekstraimdrouate! Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, comme disait feu Jean Yanne, avec un peu de bonne volonté on arrive à tout, vous savez, nous sommes tous pareils, évidemment, alors nous finirons un jour ou l’autre par nous accorder harmonieusement au creux d’une Nation sereine et apaisée… Ben oui, quand nous serons devenus invisibles, sous l’aile protectrice d’une bonne république islamique bien confortée par la Charia. Ils auront tout gagné, ce jour-là, nos bien-pensants, ils recueilleront les fruits délicieux de leur inébranlable connerie, l’aboutissement d’un long processus démarré ce 8 Décembre 1978… et sans doute beaucoup plus tôt, presque deux siècles avant, carrément 1789, vous savez, quand les belles idées, humanistes et généreuses, les Lumières, quoi, prirent le pas sur les réalités… ces dernières se sont bien rattrapées depuis, certes, mais nous continuons à leur préférer les chimères…on meurt beaucoup plus sûrement de ce genre de maladie que du coronavirus, croyez-moi… Oui mais le covid 19, le port du masque, les controverses que cela engendre, les rigolos qui en dissertent en flots continus sur BFM TV, tout ce bazar hétéroclite et biscornu fait gentiment passer le temps…et puis simultanément ça nous fait oublier le triangle infernal, moins on le verra celui-là, plus on vivra tranquille…jusqu’à la fin!
Comme dit si bien Jean Foupallour, « le plus dur ce n’est pas de mourir, c’est de s’apercevoir qu’on meurt »…après tout, n’est ce pas…
Allez, passez tout de même une bonne semaine et à Dimanche prochain si Dieu nous prête vie.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Voir DERRIERE NAPOLEON  chapitre V.

(2) Comme disait ce pauvre Fillon « maçon, je ne sais pas, mais franc…non là faut pas trop pousser ».

Le triomphe attendu du Paris-Saint-Germain…

En somme, parmi les multiples avantages du confinement, j’avais particulièrement  apprécié la disparition du foute-balle. Pendant près de trois mois cette sorte de covid social, ce coronavirus des cervelles supporteuses, ce syndrome d’abrutissement collectif, on n’en a même plus entendu parler. Une authentique grâce de Dieu! C’était une parenthèse enchantée, voilà tout, les meilleures choses ont une fin, bien plus souvent que les pires, d’ailleurs… Parce que justement, le foot, resté quelques semaines en suspens, reprend désormais de plus belles! Ils se rattrapent tous, les confouteux de notre beau pays métissé à diversification accélérée -célérité scélérate- ils se lâchent à bloc! Vous pensez, le PSG en finale de la Ligue des Champions! L’hystérie générale nous déferle en pleine poire, les media s’en délectent, s’en lèchent les babines, nous en farcissent les yeux et les oreilles, nous l’enfoncent dans le crâne comme dans le vieux temps la réclame pour la Poudre de Cock (attention, ne vous méprenez pas, c’était juste un truc pour l’estomac, pas pour… autre chose)! S’il s’agissait d’un simple jeu-spectacle pour satisfaire les braves-gens qui aiment les jolis buts, les passes décisives, les tirs croisés, les petits-ponts, voire même les tacles appuyés et autres corners-rentrants, il n’y aurait guère de mal, on pourrait regarder cela comme un passe-temps agréable pour amateurs éclairés. Ces derniers décèlent dans le jeu de balle-au-pied une esthétique empreinte de subtilité, de grâce et d’élégance, une discipline toute de stratégie, de tactique fine, d’éclairs de génie quasi-napoléoniens, bref quelque chose de grandiose, qui rappelle vaguement l’antique dans ce qu’il recèle de plus noble et de plus glorieux. En pareil cas, on comprendrait. Après tout chacun aime ce qui lui plait et la contemplation assidue de jeunes africains courant comme dératés après une jolie baballe, ne me semble pas plus regrettable que la passion des hippodromes voire celles des courses de lévriers. L’ennui, avec le foute, vient des passions accessoires qu’il déchaîne et notamment cette forme de chauvinisme borné qui entraîne le fanatique à perdre à la fois le minimum de lucidité dont il pourrait peut-être faire preuve en d’autres occasions et le sens du ridicule. Rappelez vous, certains naguère qui hurlaient Kaka-Kaka! Encore heureux qu’il ne se fût point agi de sans-papiers.
Sans oublier que cette sorte de religion barbare se pratique en grosse foule, des milliers de branquignols animés de la même aberration mentale. Sachant la stupidité profonde des grandes masses populacières agglomérées on comprend immédiatement les ravages qui découlent de l’exercice. Bien entendu tout cela relève complètement de notre époque. Quand j’étais petit, ce qui nous remet plutôt loin, le bon populo s’en venait au stade le dimanche après-midi pour soutenir du geste et de la voix l’équipe locale. Rappelons tout d’abord que ladite équipe était composée des jeunes du pays, même en première division, les spectateurs connaissaient les joueurs, les parents des joueurs et parfois leurs grand-parents, pour les plus résistants. Cela expliquait, voire même justifiait, le chauvinisme fouteballesque des années d’après-guerre. La bêtise, bien sûr, n’en était pas exclue, les esprits s’échauffaient souvent et parfois les poings suivaient mais sans atteindre les paroxysmes d’aujourd’hui. En ce temps-là, le sport drainait très peu d’argent  et les joueurs, fussent-ils professionnels, se contentaient d’émoluments qui atteignaient à peine les niveaux de salaire des cadres supérieurs pour les plus élevés, bien sûr. Progressivement l’arrivée de la télévision a fini par tout changer, les clubs ont touché des « droits » de plus en plus énormes, les joueurs se sont vus négociés entre équipes à des prix pharamineux, ce qui fait que les noirs d’aujourd’hui valent des millions de fois plus cher que leurs ancêtres, victimes malheureuses de l’esclavagisme. Sauf que désormais il n’existe plus aucun lien entre les populations locales et les formations censées les représenter sur le terrain. Au sein de l' »élite« , comme ils disent, ces dernières sont exclusivement composées de mercenaires cousus d’or qui n’ont rigoureusement rien à foutre du lieu dont ils portent les couleurs, les plus consciencieux faisant semblant parce que c’est dans leur contrat.
Et nous voilà donc face à une configuration spécifique. Beaucoup de sous en jeu, les media ayant à cœur d’attiser les braises afin de rentabiliser le dispositif: plus il y aura de monde sur l’affaire, mieux le bizness se portera. Parallèlement les petits « jeunes », chauffés à blanc (façon de parler), se tiennent toujours prêts à sauter sur les occasions fouteuses pour se mêler au gros tas de supporters éméchés et en profiter pour casser, piller et plus si opportunité. En ce jour particulier, qualifié d’historique par tous les media dignes de ce nom, l’équipe du Paris-Saint-Germain s’apprête à affronter celle de Munich en combat singulier (1) pour la Coupe d’Europe, la Ligue des Champions comme ils disent. La grande finale, vous savez, malgré le covid qui a un peu écourté les phases préliminaires et qui impose aux joueurs d’opérer dans le silence pesant de stades vides. Qu’importe, l’évènement est là et les écrans géants offrent à la foule en délire de multiples ersatz  de match avec l’ambiance survoltée des grands concours de supporteurs déchaînés. C’est encore plus chouette que le stade parce qu’on n’est pas obligé de mettre un masque ni de respecter les distances de sécurité!
On peut cependant gloser. Moi, ils me font doucement rigoler, les innombrables quidams de tout le pays – à l’exception notable de Marseille, j’y reviendrai – qui font assaut de patriotisme en déclarant qu’avec Paris c’est la France entière qui se couvre de gloire. Certains vont même jusqu’à affirmer qu’en cette occurrence nous soutenons tous le PSG, dans l’immense mouvement d’ensemble de la Nation unanime! Non mais vous vous rendez compte? Après avoir fait la guerre au Covid, sans grand succès semble-t-il, voilà que nous montons à l’assaut de Munich, aux armes citoyens! Dieu merci, Munich ça ne dit plus grand chose à nos petits jeunes d’aujourd’hui, formatés par l’Education Nationale décérébrante et les jeux vidéos du même métal. Avec un peu moins d’inculture crasse nous risquions des manifestations d’anti-germanisme primaire ce qui eût, sans doute, déplu à la grosse Angela. En ces temps de rapprochement nous l’eussions bien regretté  et Présipède en eût été fort affecté, n’en doutons pas.
Sur ce coup-là, nous ne risquons rien. En revanche, cette fabuleuse équipe de Paris, dont il convient de rappeler au passage qu’elle appartient en propre à l’Émir du Qatar, ne compte dans ses rangs qu’un seul Parisien, vu qu’il naquit dans le XIXème et vécut toute son adolescence à Bondy, ville assez bigarrée mais cependant partie intégrante du Gross Paris comme on disait jadis sur les bords de la Seine. Le parigot en question n’étant autre que l’illustre M’Bappé, jeune garçon au pied incomparable dont la fortune dépasse  désormais la centaine de millions.
Comme je le suggérais un peu plus haut, l’amour sans mélange que porte notre cher pays des droidlom à l’équipe présidée par M. Nasser al Khelaïfi, Ministre d’État du Qatar, souffre une seule exception: Marseille! Sur le Vieux Port, la Corniche ou la Canebière, la simple évocation de Paris, de son équipe de foot et du match de ce soir, entraîne systématiquement la bordée d’injures et la profession du mépris le plus absolu. Encore une manifestation caractéristique de la stupidité fouteballière, les Marseillais, très généralement inconditionnels de l’Olympique de Marseille, l’OM pour les intimes, se montrent intraitables lorsqu’il s’agit de l’ennemi héréditaire PSG.  Et, pour reprendre le propre terme de Moussa Darmanin, notre excellent ministre de l’Intérieur, comme le pays s’ensauvage de plus en plus et que ledit ensauvagement touche presque exclusivement les populations issues…vous voyez ce que je veux dire, la Ville Lumière aussi bien que la Cité Phocéenne se trouvent au premier rang des victimes du phénomène. Et quoi de plus efficace qu’une belle partie de ballon pour faire surgir les sauvages de leurs tanières? Moyennant quoi, ce soir les suites du match seront certainement plus spectaculaires que le match lui même. Sur les Champs Elysées, je ne vous fais pas un dessin, le dispositif policier ne manquera pas de se voir débordé et la sauvagerie déboulera dans toute son horreur, surtout en cas de victoire des Qatari. Quant au Vieux-Port, si jamais un supporter parisien s’avisait de déambuler au milieu de la foule en délire (seulement en cas de défaite) je ne donnerais pas un liard de sa peau. Le Préfet envisagea même un instant d’interdire, dans toute l’agglomération phocéennne, le port du maillot parisien. Les Hautes-Sphères lui firent rentrer son arrêté préfectoral dans la gorge, faut pas déconner, mais le pauvre homme eût sans doute sauvé les vies des quelques crétins capables de prendre un risque aussi inconsidéré.
Nous verrons cela demain matin, quand on aura relevé les blessés et les morts des deux villes phares du fouteballe français ou prétendu tel.
Cela dit, naturellement, je ne souhaite rien, ne vous gourez pas, je suppute juste…
Si vous n’avez rien de mieux à faire ce soir, couchez vous donc le plus tôt possible, pas la peine de traîner dans les rues ni de regarder la télé, ça vous avancerait à quoi?

N’en passez pas moins une excellente semaine et que la paix soit avec vous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Plutôt pluriel vu qu’ils jouent à onze de chaque côté.

Quasi-mortelle randonnée

En redescendant de Trounaze, Dimanche dernier, Jean Foupallour s’étonnait du contraste frappant entre l’absolue nature, celle que la main de l’homme effleure à peine, juste pour en tirer la frugale subsistance d’une poignée d’hurluberlus, et le monde des villes, bruyant et mortifère, grouillant d’une humanité cradingue, moche et plus ou moins covidisée. On ne peut pas lui donner tort, à ce brave Jeannot. Ça fait drôle, le silence et la sérénité, le parfum délicat des végétations montagnardes, la solitude tranquille, enfin tout ce qu’on redécouvre dans les coins déserts. Ça nous rappelle vaguement les temps où nous déambulions en tout petits groupes à la recherche de bestioles susceptibles de nous finir sous la dent, l’époque Cro-Magnon, quand la population mondiale d’homo-sapiens n’atteignait même pas le million. C’était chouette, au fond… avec une espérance de vie de vingt-cinq ans, la retraite, la dépendance, tout ça, ils n’en avaient rien à secouer, nos ancêtres de quatre-cents siècles, pas d’impôts, pas de république, pas de socialos, pas d’écolos, pas de macronistes… Oui, enfin bon, ils devaient bien se trouver enquiquinés eux aussi par les casse-pieds de la tribu et les voisins malveillants toujours à essayer de leur piquer leurs réserves de bouffe et leurs gonzesses. En réalité la nature humaine est ainsi conçue, au fond, que toute société si rudimentaire fût-elle, génère les emmerdements. Vous avez tout le temps des fâcheux de toute sorte pour vous empoisonner l’existence, c’était vrai chez nos anciens des cavernes, soyez-en certains, forcément, la taille du cerveau en est la cause essentielle.
Dès que nous eûmes la grosse-tête, c’est à dire une cervelle trois fois plus grosse que celle du chimpanzé moyen, le malheur nous tomba dessus comme la vérole sur le bas-clergé! Une malédiction, vous savez, un peu celle que nous raconte La Genèse, le Paradis Terrestre perdu pour cause de curiosité malsaine, parce qu’il suffit d’une nana un peu plus vicelarde que les autres – avec Eve, naturellement, la question des autres ne se posait pas- pour nous pousser aux conneries majeures! La plupart du temps l’origine de nos tuiles se trouve là: la meuf, imaginative et audacieuse, trouve le moyen d’obliger le brave couillon de bonhomme à se lancer dans de vastes entreprises qui le conduiront souvent aux plus abominables catastrophes. C’est bien vu, finalement, l’histoire d’Adam et de son bout de côte transformé en pétroleuse, c’est toute la vie de l’humanité depuis l’origine des temps… Plaît-il? Ah, oui, excusez-moi, ce que je vous raconte apparaît politiquement incorrect et de surcroît injuste car les porteurs de baloches vous semblent tout à fait capables de faire les pires couillonnades sans y être incités par leurs compagnes, c’est même bien souvent le contraire! Allez, je vous l’accorde, je veux bien faire mon mea culpa (« comme disait le latiniste qui ne voulait pas se laisser sodomiser » scribit San-Antonio), elles nous boostent dans le bon sens, nos copines…mais pas toujours, faut pas déconner! Moi, je vous parle d’expérience, vous savez, je connais la question à fond. Alors, tenez, par exemple ce pauvre cornichon d’Adam, là, mettez vous donc un peu à sa place: soit il est amoureux d’Eve et alors il fait tout ce qu’elle veut, sans discuter et avec plaisir encore, rien à ajouter; soit l’amour lui a passé, du coup il envisage la chose froidement et évalue le niveau de la grosse connerie qu’elle exige de lui, par conséquent il résiste et, en contrepartie, elle commence méthodiquement à l’emmerder. Sauf qu’au Paradis Terrestre, tous les deux tout seuls, avec juste le Diable et le Bon Dieu qui viennent de temps à autres jeter un coup d’œil, vous imaginez bien la vie qu’elle a dû lui mener, Eve, à son jules, enfin son Adam, elle lui a forcément transformé le paradis en enfer. Sur le long terme je défie quiconque de tenir le coup, croyez moi…dès lors le péché originel on ne pouvait pas y couper, inéluctable, incontournable, imparable! D’ailleurs, soyons sérieux, Dieu qui n’est tout de même pas le premier imbécile venu savait parfaitement ce qu’il faisait en bricolant la femme, il condamnait l’humanité à la souffrance éternelle! Belle vacherie qu’il nous a réservée, Celui-Là, il n’y a vraiment pas de quoi lui rendre grâce!
J’en entends quelques-uns qui chuchotent « regardez moi ce pignouf, le voilà en train de se mettre simultanément à dos, les féministes, les Israélites orthodoxes, les Catholiques fervents et même les Musulmans puisque pour ces derniers l’Ancien-Testament reste un texte sacré traitant d’un Dieu qui n’est autre qu’Allah ». Et en effet, moi je suis là, je cause, je cause et je me cause, du coup, un préjudice potentiellement mortel. Heureusement très peu de gens me lisent et tous ceux qui appartiennent aux quatre  catégories précitées ont depuis bien longtemps compris qu’ils n’avaient rien à trouver d’intéressant ici. A la rigueur, peut être, deux ou trois braves catholiques sincèrement convaincus, à ceux-là, bien sûr, je présente mes excuses, sans toutefois revenir sur mes précédents constats relatifs aux procédés malveillants du Père-Éternel à notre égard. Je veux bien qu’Il nous ait envoyé Jésus pour racheter nos péchés mais je crois bien que le Pauvre a perdu le ticket de caisse.

Cela dit c’est vrai, je m’égare. J’évoquais juste Trounaze, son calme absolu, ses herbes folles (pas toutes folles, d’ailleurs, certaines aux jolies feuilles dentelées sont cultivées avec le plus grand soin), et ses parfums de nature vierge. Cela dit, avec Jeannot, nous redescendîmes au crépuscule, éclairés à la lampe torche (la vieille torche Zylku, cadeau de Mimile qui ne m’a plus quitté depuis l’époque épique de l’Overseas  Winner) (1). Parce que vous savez, aujourd’hui on fait tout avec son smartphone, y compris s’éclairer dans l’obscurité mais si vous voulez y voir vraiment et pendant un bon bout de temps, rien ne vaut encore une bonne vieille torche soviétique! Vous vous rendez compte, c’est avec la torche Zylku que les gardiens des goulags donnaient la chasse aux malheureux Zeks en cavale, même les chiens s’en servaient pour visualiser la barbaque, lorsqu’ils en chopaient un, je ne vous fais pas un dessin, le communisme a ses raisons…
Ainsi donc, Foupallour et moi quittâmes Trounaze à la fraîche pour retrouver la vallée où Marcel Grauburle nous attendait avec sa 4L, vu qu’à cette heure tardive le car des vallées est couché depuis longtemps…enfin je veux dire le chauffeur, étant donné que  celui-ci, sitôt quitté le service, s’en va prendre une cuite majeure au bistrot de la gare des autobus. Précisons toutefois qu’après une bonne nuit de sommeil il n’y paraît plus, l’intéressé peut donc, dès potron-minet, reprendre le volant sans haine et sans crainte.
Alors évidemment il nous a attendus beaucoup plus longtemps que prévu, ce cher Marcel, vu qu’en pleine nuit et malgré la torche Zylku, les sentiers de montagne comportent un certain nombre de pièges, inoffensifs quand le soleil brille mais redoutables lorsqu’il fait noir comme dans le derrière de Sibête N’Diaye. Et ça n’a pas loupé, évidemment, l’embranchement maudit, celui qu’il convient à tout prix d’éviter, nous l’empruntâmes, hélas, et faillîmes de peu ne le rendre jamais. Parce qu’au bout d’un certain temps j’entendis un bruit sourd suivi d’un beuglement caractéristique, je me retournai alors, vu que je marchais en tête en éclairant bien devant mes pieds…mais pas devant ceux de Foupallour, bien sûr, lequel n’existait carrément plus! J’eus beau balayer les lieux du faisceau de la torche, plus de Jeannot, fini, disparu, escamoté par la profonde obscurité d’une nuit mal lunée! Mince alors, décidément les chemins escarpés ne lui réussissent pas, à ce mec! Et puis, au bout d’un moment, j’entendis comme une plainte qui disait  » rapplique, bougre de con, là derrière toi, à ta droite, grouille! » Il avait chu dans une espèce de ravin, peu profond, certes, mais raviné tout de même! Bon, bref, je vous la fais courte, sorti de son trou tant bien que mal, une entorse à la cheville, incapable de marcher, l’andouille! Il fallut téléphoner à Grauburle, lequel, endormi dans sa guimbarde, n’entendit jamais le son émasculé de son antique portable. Adoncques, lorsque nous commençâmes à entendre hurler les loups -le coin en est truffé- il fallut se résoudre à appeler les gendarmes. Je vous les garantis, ceux-là, si vous n’avez besoin de rien vous pouvez compter dessus: « ici le brigadier Ben Ahmed, ne vous inquiétez pas, les loups ne vous feront rien, ils fuient l’homme. Attendez tranquillement le jour, si vraiment vous avez besoin de nous, rappelez, à partir de 8h30. On vous enverra les pompiers, mais vous savez, ça risque de durer un peu, ils sont très pris, les probabilités d’incendies de broussailles, tout ça… »
Nous repartîmes donc, que voulez vous, clopin-clopan, Foupallour appuyé sur mon épaule! Un vrai chemin de croix! Au petit matin, complètement rétamés, nous retrouvâmes Marcel, épouvanté d’avoir involontairement découché et certain de récolter une chouette branlée dès son retour à la maison!
Une belle réussite, la balade à Trounaze, désormais je ne partirai plus jamais, à nos âges ça commence vraiment à puer grave!
En même temps, de quoi eussiez vous préféré que je vous parle, hein? Du port du masque? De l’ensauvagement de la société? Des évènements du Liban ou de Biélorussie?
Ben voilà, vous voyez, après tout c’est encore aussi bien comme ça…

Bonne semaine à tous et portez vous du mieux possible.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Voir DERRIERE NAPOLEON chapitre VI