Il n’est pas nécessaire d’espérer…

« Je suis venu vous dire que je m’en vais. Moi, Président de la République, je fous mon camp, voila! »
Eh bien bon débarras, tiens! Je n’en dirai pas plus, ça n’en vaut même pas la peine.
C’est comme leur Primaire Socialiste: qu’ils se démerdent, qu’ils s’entre-déchirent, qu’ils s’étripent, qu’ils se massacrent et se ventilent façon puzzle dans les mémoires défaillantes des pèlerins qui votent encore pour eux, je n’en ai personnellement rien à foutre. Mon seul souhait c’est qu’ils arrêtent de se mêler de nos affaires pendant au moins cinq ans, si possible dix et éventuellement plus, quoiqu’à pareille échéance il apparaîtrait déraisonnable d’espérer un truc précis, vu la gueule qu’affichera le corps électoral de 2027, je ne vous fais pas un dessin… En tout cas, pour la présidentielle de l’an prochain c’est plutôt bien parti: avec le plomb qu’il se trimballe dans l’aile, le socialisme volera forcément très bas…en rase-motte, même, comme on dit chez l’esthéticienne!
De toute façon, ce week-end, les choses se passent un peu plus à l’Est, chez les Italiens ainsi que chez leurs voisins et ennemis héréditaires, les Autrichiens.

Le referendum italien, on n’en parle pas beaucoup dans la médiasphère franchouille. Diable, vous comprenez, on a déjà assez de souci avec les tribulations de nos gauchos pour aller chercher à savoir ce qui peut bien se magouiller de l’autre côté des Alpes! Dommage, cela ne manque pas d’intérêt, un petit coup d’œil ne saurait nuire à la haute qualité de l’information dispensée au bon populo de chez nous par la Classe Folliculaire. Évidemment, les débats constitutionnels ritals ne possèdent-ils pas le côté sexy des aventures fiscales du joli footballeur Ronaldo, toutefois, dans l’ordre des conséquences éventuelles on ne joue pas dans la même division: le vote d’aujourd’hui chez les Macaronis c’est du lourd!
Pourquoi? Bon, là je reconnais les choses se compliquent un peu. Comment vous dire sans vous donner l’envie de larguer Nouratin pour aller chercher du moins chiant ailleurs? Bon, alors, on va simplifier à bloc: il s’agit de rogner grave les pouvoirs du Sénat et des Régions afin de laisser un peu les coudées franches au Gouvernement. Ben oui, faut le comprendre Renzi, un bambin à peine plus âgé que Macroncron et qui se fait suer depuis deux ans à négocier au forceps des réformettes avec ces vieux schnocks de politicards transalpins, un poil moins ankylosés que les nôtres mais pas de beaucoup… Dieu merci nombre d’entre eux émargent à la Mafia, en pareil cas on trouve toujours un terrain d’entente. Cela dit, il en aurait vraiment besoin de pouvoir réformer, le petit Matteo, avec ses banques aux bilans pourris et son économie en capilotade… Mais bon, l’enfant se présente plutôt mal, son referendum risque fort de se péter la gueule et le « non » de l’emporter avec une marge assez confortable. Et puis, vous savez comment ça se passe en démocratie, les questions, surtout lorsqu’elles se révèlent un peu trop techniques, virent tout de suite au plébiscite pour ou contre celui qui les pose. En l’occurrence, Renzi, les Italiens en ont marre. Comme tout le monde il promettait beaucoup mais n’a pas tenu grand chose…dans ce genre de situation la tentation du grand coup de pied au cul se fait toujours sentir chez le bon peuple…l’occasion fait le larron! Ça lui fera une bonne expérience à ce petit…
Certes. Toutefois la victoire du « no« , « in quel paese là dove il si suona » (1), personne ne semble foutu aujourd’hui d’en mesurer les conséquences possibles. Par exemple, une supposition que l’affaire tourne à la grosse crise, que personne ne puisse former un nouveau gouvernement et que le Président de la République -un inaugurateur de chrysanthèmes- se trouve obligé de dissoudre le parlement…Sachant qu’il existe en Italie deux forces dominantes anti-européennes, les « Cinq Etoiles » du gros comique Beppe Grillo, et la Ligue ex-du Nord drivée par un certain Salvini. Les premiers descendent en droite ligne de la tendance anarcho-gauchiarde, les seconds appartiennent à ce qu’il est convenu de nommer « eksstraime-drouâte » dans la mesure où ils combattent à la fois le bordel européen et l’invasion musulmane. Ces deux tendances quelque peu antagonistes qui mènent campagne pour le non, reçoivent sur ce point l’appui de ce brave Berlusconi toujours sur la brèche malgré ses évictions passées et ses quatre-vingts balais bien sonnés.
On ne voit pas clairement ce qui pourrait découler d’une telle situation, sauf, dans le cas extrême, une sortie de l’Euro avec dévaluation d’au moins 25%, voire carrément un « Italexit« . Dans les deux hypothèses, nous aurions intérêt à numéroter nos abattis et même à suivre le mouvement…si jamais ce genre d’évènement se produisait, Fillon trouverait avantage à revoir sa copie sans quoi la mère Le Pen risquerait fort de lui damer le pion en Mai!

Et ce d’autant plus que l’élection Autrichienne, si elle penche du côté « eksstraime drouâte », apparaît susceptible d’entraîner, outre la consternation affolée de la communauté médiatique internationale, une remise en cause de l’attachement du pays natal d’Adolf pour l’Union Européenne. Norbert Hofer promet une « Autriche Sûre », on voit tout de suite ce que cela pourrait signifier en termes de protection du pays contre les invasions du Sud et de l’Est. La différence avec l’Italie et la France tient à l’insolente prospérité de l’économie autrichienne…laquelle ne découle absolument pas de son appartenance à l’Europe: la Suisse voisine se porte encore mieux! A bien y regarder, un jour ou l’autre l' »Osterexit » pourrait bel et bien se produire lui aussi…
Si vous voulez mon avis, l’Union Européenne  commence également à prendre du plomb dans l’aile!
D’autant que ce brave Norbert, si par impossible il passait cette fois la barre des cinquante pour cent, pourrait fort bien, lui aussi, dissoudre l’assemblée et tenter le coup d’un parlement souverainiste susceptible de sortir de l’Union et de fermer les frontières aux envahisseurs. L’Italie et l’Autriche donnant l’exemple, on pourra peut être espérer du nouveau aussi à l’Ouest, en France, en Pays Bas, en Scandinavie qui sait? Et pourquoi pas une Allemagne qui commence à ressentir un gros ras le bol de la Mère Tapedur? D’accord ça fait beaucoup de questions, mais les peuples sont capables de se rebiffer, parfois, on l’a vu de la manière la plus éclatante aux Etats-Unis, alors pourquoi pas ici, après tout? Oui, je sais, en France nous aurons Fillon, contents ou pas c’est pareil! Bon, espérons un peu quand même, ce n’est pas ce que ça coûte…Hélas, encore un espoir qui part en quenouille, à l’heure où je mets sous presse, Hofer semble bien dans les choux, le vieil écolo l’emporterait d’une courte tête de nœud… Si les petits cochons ne nous mangent pas, ce sera pour la prochaine fois, ou non…

En somme, quelles que puissent être les issues des différents scrutins, ceux d’aujourd’hui et ceux de l’année prochaine, on perçoit bien, en Occident, une réelle prise de conscience des dangers de la voie sur laquelle les gouvernements bien-pensants nous entraînent depuis des décennies. En Europe, l’équilibre des forces commence à changer. Les Hongrois, les Polonais, ne jouent plus le jeu, ils refusent de se laisser bouffer. Les Autrichiens et les Italiens semblent tout près d’en faire autant, dans le pire des cas il ne manquera pas grand chose. En France la dame Le Pen devrait recueillir entre trente et quarante pour cent en fonction de ce qui se passera d’ici à Mai prochain…quarante ça ferait pas mal de bruit, croyez moi. J’espère que le petit Sarthois en tiendra compte… ne rêvons pas trop tout de même.
Pour ce qui nous concerne, nous autres Franchouilles, j’ai bien peur que nous ne laissions passer nos dernières chances. Le pays, déjà largement islamisé, glisse de plus en plus vite sur la pente verglacée qui le conduit au chaos avant l’inconcevable. Il faudrait vraiment, pour enrayer la chute, que les voisins nous chopent au colback… C’est mal barré!

En revanche regardez donc un peu Ségolène! « Les cons ça ose tout » pas vrai? Les connes aussi! Prête à n’importe quoi pour faire le buzz, la Pintade! Incroyable! Déjà, d’aller se prosterner devant les résidus de la combustion du Fidel cramé ça la foutait plutôt mal, mais de lui rendre, aux yeux du monde entier estomaqué, un hommage de ce calibre, alors là ça dépasse l’entendement. Cette vieille courge, prête à tout pour faire parler d’elle, n’hésite pas à nous faire encore une fois passer pour de sales cons archéo-marxistes! Un « monument de l’histoire » le bourreau de Cuba, un défenseur acharné des droits de l’homme, l’assassin barbapoux, « y a jamais eu de prisonniers politiques, la preuve: y a pas de liste »! Et cette tordue occupe le troisième rang protocolaire du Gouvernement Français! Et n’oublions pas qu’en 2007, près de la moitié du corps électoral se déclarait prêt à la foutre à l’Elysée, l’andouille! Remarquez ils ont loupé la conne cubaine, mais cinq ans après ils se rattrapaient avec son concubin: faut apprécier le succès!

Bon ben voilà. Pour l’Autriche je crois bien que c’est foutu. Pour l’Italie on saura demain.Et pour nous autres on verra plus tard…à vrai dire on ne verra sans doute pas grand chose mais bon, il n’est pas nécessaire d’espérer pour l’avoir dans l’os, ne croyez vous pas?

Amitiés à tous, prenez bien soin de vous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Dans ce pays où sonne le « si », (c’est à dire où l’on cause rital). Dante.

L’épée de Bolivar

On ne va pas se réjouir. En tout cas pas moi. Le décès de cette abominable vieille crapule de Fidel Castro ne saurait me plonger dans un abîme de félicité indicible. Pourquoi? D’abord parce que sa vraie mort remonte au moins à 2008, quand son frère Raul l’a gentiment installé dans son fauteuil d’égrotant sénile, entouré d’une nuée d’accortes infirmière chargées de lui changer les couches et éventuellement le survète en cas d’accident. Depuis lors il ne faisait plus de mal à personne le pauvre vieux. Du coup, sa disparition on s’en fout complètement. Bon je comprends à la rigueur la liesse des exilés de Miami, vu ce qu’il leur a fait comme saloperies, et le mot est faible, là d’accord. Mais nous? Pour ce qui me concerne, par exemple, lorsque ce type s’est emparé du pouvoir j’avais treize ans, l’âge de lire tout ce qui pouvait paraître à l’époque dans la presse. La télé je crois bien que nous n’en disposions pas encore, mais, en tout état de cause, la tronche pittoresque de Fidel avec son contingent de Barbudos  descendant du maquis de la Sierra Maestra pour renverser un Batista plutôt mal vu des folliculaires franchouillles, tout cela fait partie intégrante de mes années de découverte du monde. Je n’y comprenais pas grand chose mais ces curiosités particulières me folâtraient dans la cervelle, au même titre que les chansons de Gilbert Bécaud, les fesses fantasmées de Brigitte ou l’étrange musique émanant des discours alambiqués du Général de Gaulle. Donc, encore un truc qui fout le camp…ce n’est pas Fidel que je regrette, faut pas déconner, c’est juste le gros demi-siècle qui vient de s’écouler à la vitesse du torrent furieux déboulant du Pico Turquino et qui m’a fait passer en un clin d’œil du statut de petit merdeux mal dégrossi à celui de vieillard maniaque même pas élevé en fûts de chêne.
En même temps, bien sûr, on peut toujours s’amuser au spectacle des thuriféraires éplorés du Lider-Maximo. Je passe sur les Léninistes Sud-Américains  dont les larmes obligées ressortissent aux procédures ordinaires applicables en pareil cas. C’est leur problème, on s’en tamponne le coquillard comme on disait à l’époque de la Baie des Cochons. En revanche, je rigole bien mieux en entendant Mélanchon, le poète de mes burnes, sortir des conneries du style: « Fidel! Fidel! Mais qu’est-ce qui s’est passé avec Fidel? Demain était une promesse. Fidel! Fidel! L’épée de Bolivar marche dans le ciel. »
Sans blague, je vous jure, il a tweeté ça, l’ivrogne communiste!
Et Samedi Soir il invita même tous ses coreligionnaires à venir chialer au pied de la statue équestre du Libertador Vénézuelien, Cours la Reine… non mais vous vous rendez compte! Foutre ce révolutionnaire assoiffé de sang sur le Cours la Reine! Et ça remonte à 1980, au temps de Chirac Maire de Paris! Avant, l’objet se trouvait porte de Champerret… putain de pays, putain de République! Espérons seulement pour les potes à Méluche que l’épée du fringant cavalier se sera abstenue d’une marche céleste particulièrement risquée dans la mesure où elle se fût éventuellement terminée sur la gueule des quelques couillons venus rendre hommage aux criminels sud-amerloques en question.
Cela dit, effet peut être de la rapière bolivarienne parcourant les cieux à toute la vitesse de ses petites pattes, les militants du Parti Communiste Français…oui, ça existe encore… viennent de choisir ce pochetron de Jean-Luc comme leur candidat pour 2017. Au fond elle est bien tombée la mort du Fidel Barbapoux, je suis sûr que ça a joué: les Cocos, quand on regarde bien, ce sont avant tout des poètes. La poésie du Goulag, tout ça… Cela dit, poètes, ou paysans, ou trous de balles, comme on voudra, ils possèdent désormais un candidat solide, les Bolchos, un zigoto sur qui ils peuvent compter pour tailler des vaches de croupières à l’improbable candidat socialo susceptible de sortir un jour ou l’autre du bourbier pré-électoral.

Si nous comptons bien, nous trouvons, à gauche, au moins cinq téméraires prêts à se tirer la bourre pour perdre l’Elysée l’an prochain, une merveille! S’ajoute à cela un flou absolu sur le principal loser-gauchiard de la présidentielle, celui qui se fera éliminer au premier tour avec un coup de pied au cul pire que tout ce qu’on a pu observer depuis les origines de la République: le candidat officiel des Solfériniens. Et c’est parti pour la grosse rigolade bien de chez nous, avec maintenant le Président socialiste de l’Assemblée Nationale, l’invraisemblable Bartolone qui invite le Premier-Ministre socialiste à se présenter contre le Président socialiste de la République. On pourra lui reprocher tout ce qu’on voudra, à Hollandouille, mais en tout cas il restera dans l’histoire comme le fossoyeur de la Gauche Franchouille, le héros qui nous aura débarrassés- et pour longtemps j’espère- de cette bande de profiteurs éhontés dont l’action discontinue mais obstinée aura fait, en deux siècles, passer la France du rang de première puissance mondiale à celui qu’elle occupe aujourd’hui sur son strapontin ridicule coincé entre les Amerloques et les Chleus. Si l’on excepte les quantités négligeables, genre cocos et écolos, il reste à présent deux obédiences gauchiardes antagonistes: les socio-libéraux à l’anglo-saxonne tendance Macroncron et les patriotico-néo-marxistes style Montebourre. Ces deux catégories apparaissant comme totalement irréconciliables, nous pouvons considérer désormais que, sauf déconnage absolu autant qu’improbable de la soi-disant « Droite »(un peu comme en 97), nous en prendrons pour dix ans de Fillon… et après ce sera la Charia!
Ce sont arbis que vent emporte…
La Gauche est morte!
Je ne suis pas absolument certain que cette sorte de probabilité à long terme incite à un optimisme béat mais en tout cas la perspective de dix ans de répit me semble toujours bonne à prendre. Et puis on ne sait jamais ce qui peut arriver… si par impossible notre futur Président décidait d’assumer courageusement la défense des gens qui l’auront élu, non? Courageusement… oui, c’est tout le problème. Sans doute ne manque-t-il pas de courage, le bonhomme, mais suffisamment? That is the question comme dirait Pénélope (non, pas la tapissière, la Première Galloise de France…mais non, pas France Gall, oh et puis zut!).
En tout cas, il est une qualité qu’il faut lui reconnaître : l’abnégation! Voilà un type, en effet, qui pendant cinq ans, sans rien dire ou presque, sans rien faire, pratiquement, s’est dégusté Sarko-Président, avec ses lubies, ses changements de cap, ses grosses colères, ses inconséquences, ses aventures amoureuses et celles, encore pires, avec Bernard-Henry Lévy, ses vacheries humiliantes, ses talonnettes, bref sa personnalité singulière, traumatisante voire toxique. Et il a tenu le coup, le mec, avec sa gueule sinistre de paria… Regardez le bien, maintenant il n’a plus du tout la même de tronche, il en deviendrait même presque souriant, presque sympathique. Il a battu son ex-tortionnaire à plate couture, que voulez vous, et à présent il va administrer à l’autre vieux schnock girondin une branlée homérique qui devrait rester dans les mémoires comme la plus grosse déculottée à vocation présidentielle depuis le 5 Mai 2002 (et encore ce coup-là les dés étaient ils pipés, Chirac ayant laissé croire qu’il était de droite) alors forcément il se sent relax, le Sarthois, à l’aise et décontracté. Et dans la perspective de sa très prochaine investiture comme candidat UMP (enfin je veux dire…ah oui Les Répumachins) il ne voit sans doute aucune raison de ne pas considérer l’avenir sous des auspices élyséens… de quoi retrouver un sacré paquet d’optimisme

Cela dit, ne trouvez vous pas étrange cette faculté que possède à un si haut degré l’électeur de regarder, selon les circonstances, un vieux cheval de retour comme un homme neuf? Parce qu’enfin on le connaît depuis longtemps, ce garçon, et somme toute il n’a jamais rien prouvé. Alors, vous l’expliquez comment, vous, le phénomène?
Bon, moi je vais vous dire: il a manœuvré comme un chef! Au lieu de caresser dans le sens du poil comme tout politicard solliciteur de suffrages qui se respecte, il promet plutôt -sinon du sang et des larmes-  des temps difficiles, le ratiboisage de la Fonction Publique, la retraite à soixante-cinq piges, deux point de TVA, bref un discours qu’on n’a pas entendu depuis Michel Debré! Et comme il fait sérieux, on le croit, on pense qu’il va redresser le pays,  qu’il pourrait bien y arriver, en tout cas. Sans compter que pour draguer un électorat de vieux bourges, l’âge de la retraite pour les autres ça constitue un bon argument, diantre, on s’en fout nous, depuis le temps qu’on la touche, pas vrai? Quant aux fonctionnaires, on n’en a rien à secouer, de toute manière ils votent à gauche ces endoffés.
Le seul truc dans son programme dont il devrait se méfier, ça reste la Sécu: les déremboursements de médicaments, les franchises obligatoires, les réductions de prise en charge, tous ces machins-là ça fait peur aux vioques, même riches ils abhorrent…
Faudrait tout de même pas que ça lui fasse le coup de l’épée de Bolivar, à Fillon… ah non, excusez moi, en pareil cas on utilise de préférence celle de la Dame au Clebs… ah bon, Damoclès, vous êtes sûrs?

Allez, faut que je m’en aille voter, moi! S’agirait pas de laisser un Bolivar… je veux dire un boulevard, à notre copain Ali!

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Trump is coming!

Ça alors! Vous vous rendez compte, vla-t-y pas l’affreux Trump qui constitue ses équipes et qui fait rien qu’à nommer des nauséabonds! C’est vrai, ça, quand même, on se la jouait pépère à annoncer plein de  trucs comme « y fera jamais ce qu’il a dit », « y met de l’eau dans son vin », « de toute manière les Républicains lui laisseront jamais le champs libre », tout ça quoi, et puis, patatras, l’animal se met à balancer des noms à faire s’étrangler de rogne tout ce qui pense comme il faut dans le monde entier!
Non mais attendez, on rêve, i have a dream, comme disait l’autre, but not the same, c’est le moins qu’on puisse dire! Vous savez qui il nous bombarde comme ministre de la justice? Parfaitement: Sessions…mais non, pas Jam, on déconne pas là, Jeff il s’appelle le bougre,   prénom de beauf, ça, déjà. Un pur raciste ce Secessions, je veux dire Sessions -on peut s’y trumper, vous savez- figurez vous que l’ordure, procureur de l’Alabama en 86, s’en prenait à un avocat blanc assurant la défense d’un criminel noir (comment ça, pléonasme?) en l’accusant de « faire honte à sa race ». Et il n’a même pas l’excuse d’être né à Bab El Oued, le salaud! Ca vous la coupe, ça, pas vrai? Hein, quoi, qu’est-ce que vous dites, c’est tout ce qu’on lui a trouvé depuis trente ans, au mec? Non mais des fois, ça vous suffit pas une infecterie de ce calibre, un truc qu’on n’a pas assez de toute une vie pour expier? Ben merde alors! Il vous faut quoi? Une affiliation au Ku Klux Klan? Un lynchage de nègre? Un jet de banane à La Taube? A la Justice, en plus! Comme si vous preniez cette dernière par ce que vous pensez, comme dirait Donald, et que vous la balanciez dans la fosse à purin! Pareil!
Et attendez, ça ne s’arrête pas là, vous rigolez… à la Sécurité il nous colle le Général Michael Flynn! Ça ne vous dit rien? Bon alors, en deux mots: limogé par Barack-Hussein, le zigomar, pour cause de propos hostiles à l’Islam! Un anti-islamiste acharné, le type, rien qu’à voir un musulman fanatique il lui pousse des boutons plein la gueule! Un faucon, vous dis-je… même un vrai, peut être, un clampin à épingler au mur du Syndicat de la Magistrature, et à la place d’honneur, à côté de Vladimir Putin, tiens! D’ailleurs, pour couronner le tout, ce Flynn apparaît comme un inconditionnel du rapprochement avec la Russie, l’infâme! C’est tout dire, pas vrai? A croire qu’il veut absolument tenir ses promesses le maudit rouquin! Alors où on va si les politicards se mettent à faire ce qu’ils annoncent en campagne! On est loin de la France mais ça fout les jetons quand même, non, vous ne trouvez pas?
Surtout qu’il faut voir qui il nous fout à la tête de la CIA: Mike Pompeo! Pompez haut, faut prononcer, tout un programme! Un membre éminent du Tea-Party! Un facho de la pire espèce, un réac, un puant, une infection à lui tout seul, un des plus farouches accusateurs de la mère Clinton dans l’affaire du consulat de Benghazi, pas la peine d’en dire plus, non? Un type à vous foutre en l’air toutes les petites combines biscornues savamment élaborées par l’Administration Obama! Entre ce Pompeo et Steve Bannon, le Haut-Conseiller Stratégique nommé à la Maison Blanche, ex-patron d’un site d’extrême-droite -bouh quelle horreur- je vous garantis du changement de méthode, y a de la révision déchirante à prévoir dans les chancelleries!
Remarquez, maintenant nous avons une vraie explication, ouf, ça soulage! Alors tenez vous bien, ce n’est pas la démocratie qui a fait sortir le Donald des urnes, jamais de la vie, voyons, qu’allez vous imaginer là? D’où ça vient le succès de ce gros pignouf? Les électeurs amerloques? Eh non, vous n’y êtes pas du tout! Allez, je vous le donne en mille: Trump c’est à cause de Fesse-Bouc, voilà! Cette élection foireuse, ce gros beug de la démocratie, on le doit exclusivement à ce réseau maudit! Figurez vous que cette saloperie véhicule plein de fausses informations, de bourrages de crânes, d’insinuations vicelardes, tout ça! Contrairement aux media traditionnels, bien sûr, lesquels prenaient fait et cause pour Hillary (jaune) et donc trimballaient la vérité comme le chameau ses marchandises caravanières. Seulement les gens, ces pauvres cons, ils n’y croient plus aux media officiels, allez savoir pourquoi… du coup ils se sont tous tournés vers cette merderie de résossocio pourave qui les a vicieusement poussés à voter de travers! Y a intérêt qu’il s’excuse, cette salope de  Mark Zuckerberg et pas qu’un peu, faudra qu’il pompe grave sur les évêques franchouilles, par exemple, qu’il batte sa coulpe à qui mieux-mieux et surtout qu’il se démerde à ne pas louper aussi le prochain coup, parce que quatre ans de fascisme rouquinos ce sera vachement dur; mais huit ans, putain! Pire que la guerre de 14 et celle de 39 bout à bout, l’apocalypse, la peste noire, brune, rose…non, pas rose… enfin flûte, tout ce que vous voudrez! Cochonnerie de Fesse Bouc!

Grâce à Dieu -oui bon, on sait pas trop- l’essentiel reste que les vrais démocrates, ceux qui continuent à penser comme il convient, organisent la résistance. Ils défilent dans Manhattan, vont gueuler devant la Trump-Tower, interpellent méchamment le Vice-Président Pence quand il a le front d’aller au spectacle à Broadway, tout ça quoi! On a envie d’entonner le Chant des Partisans à bouche fermée, tellement c’est beau, courageux, grandiose! La levée de boucliers des bobos, des homos, des drogos, des diversitos! Tout ce qui fait la beauté de notre monde lève son cul de la chaise et brandit crânement le poing gauche! Dodo t’es foutu, les pédés sont dans la rue! Et la palme du genre revient au nouveau jeu qui fait führer… pardon fureur, là bas: le « Trump is coming challenge« . L’affaire consiste à tourner une petite vidéo dans un endroit plein de populo en gueulant comme un veau ce fameux « Trump is coming » et là, bien sûr, tout le monde détale, mouvement de panique générale, la foule affolée s’égaille de partout en évitant cependant les décès par écrabouillement qu’on déplore souvent, hélas, dans cette sorte d’occurrence. Ensuite, on publie la petite saynète sur le web: la plus réussie gagnera le coquetier bien-pensant et peut être même, qui sait, un séjour d’une semaine dans le Marais.
Faut dire aussi que « Trump is coming » ça revêt un double sens…Trump arrive, d’accord, mais aussi, vous savez, c’est Hank Hulley qui me l’a fait remarquer, « he is coming » signifie clairement -veuillez m’excuser- « il est sur le point de jouir »! Alors quand on connaît l’oiseau, on imagine sans peine ses capacités éjaculatoires… Là on comprend mieux les raisons du sauve-qui-peut général, ils partent tous se mettre à l’abri sans demander leur reste!
Et tout d’un coup surgit devant mes yeux l’image de Marine Le Pen victorieuse de la présidentielle, l’an prochain. Dans le genre traumatisme pour le Peuple de Gauche… et même du Centre -vous savez, les gens qui votent aussi à la primaire- en comparaison, Trump ça prendrait l’allure d’une gaminerie d’école maternelle. Vous vous rendez compte, « Marine is coming » l’effet bœuf… bon finalement mieux vaut songer à des choses moins terribles, surtout à l’occasion d’une date historique comme ce 20 Novembre 2016, premier jour d’élection de l’adversaire de la dame en question l’an prochain… Du successeur de Hollandouille, en clair!

Alors justement, me direz vous, ce n’est pas des Amerloques avec leur electpresident, qu’il faut causer, c’est de la primaire, sacrebleu, la voilà l’actu sonnante et trébuchante, tout se joue aujourd’hui! Les deux rigolos qui sortiront ce soir des urnes s’affronteront la semaine prochaine en vue de cinq ans de règne élyséen, que diable!
Entendu, d’accord, moi je veux bien. Toutefois j’ai un peu de mal à ne pas m’en foutre complètement. Faut que j’y aille, bien sûr…encore que… oui bon, je vais faire un saut, ce n’est pas ce que ça coûte, deux Euros ça va-ça vient, vous savez, certes pour ce dont il s’agit  ça cube assez lourd tout de même… mais enfin faut comprendre, ils ont des frais, vous savez… Ah et puis il y a aussi leur couillonnade de charte à signer… je veux bien l’alternance, j’y compte beaucoup, mais de là à partager leurs conneries de valeurs républicaines de la Droite et du Centre (du Centre! Vous pensez!). Seulement, en même temps c’est la carte forcée! On a des excuses à signer ce genre de connerie sous la contrainte… ben oui, c’est ça ou pas voter! Et moi je veux voter, ça me plaît de voter, j’adore voter, voilà bientôt un demi-siècle que je vote, je ne vais pas louper ce coup-là pour une petite signature de rien du tout au bas d’un tissu de niaiseries, non? Ce serait dommage tout de même! Allez, c’est décidé j’y vais de ce pas!

Le temps de vous souhaiter une bonne semaine à tous et me voilà parti pour la fiesta des urnes droite-molle/ventre mou… Fillon is coming!
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

« Et le vieil homme entra dans un long hiver »

Qu’est-ce qu’on rigole!
Bon, vous me direz, le jour anniversaire du Vendredi 13 islamiste massacreur, sans doute apparaîtrait-il plus convenable de la mettre en veilleuse sur l’élection amerloque et ses aspects délicieusement désolatoires d’une Bien-Pensance universelle consternée, dépitée, atterrée et révoltée contre ce couac immense de la démocratie que constitue la promotion de l’infect Donald au rang de Président-Elu et bientôt Président tout-court (et peut être pas si court que ça) des States. Eh bien moi je dis non! Et puis merde, tiens, pour en remettre une petite couche bien nauséabonde! Parce que ces olibrius politiquement-corrects qui, tout en déplorant avec la dernière énergie le résultat électoral étasunien, versent des larmes de crocodile sur les victimes du Bataclan et de ses environs bistrotiers, me semblent porter l’entière responsabilité de la prolifération sur notre sol des musulmans fanatiques auteurs des hécatombes en question. Alors si Trump les emmerde, ces humanitaristes béats, ces opportunistes éhontés, ces ventre-mous dépourvus de testicules qui nous vendent depuis plus de quarante ans du « regroupement familial », du « vivre-ensemble », des « chances pour la France », du « touche pas à mon pote » et autres slogans pitoyables du renoncement et de l’abandon occidental, eh bien je les emmerde aussi, à pied à cheval et en voiture comme disait Papa! Et je ricane à voir leurs tronches d’enterrement, à entendre leurs dénigrements désappointés, à sentir leur méprisante rancune se déverser contre les cons de ploucs-yankees- abrutis responsables d’une ignominie de cette ampleur.
Trump c’est tout ce qu’on veut, un malotru, un goujat, un beauf mal embouché, un magouilleur véreux d’affaires douteuses, un hurluberlu, même, pourquoi pas… mais c’est aussi l’anti-Bataclan, le type qui a les couilles de se lever malgré les lazzi, les insultes et les crachats, pour gueuler à la face du monde entier qu’on arrête de se laisser faire, qu’on va commencer à se défendre, qu’on identifie clairement l’ennemi et qu’on fera le nécessaire pour s’en prémunir. Que ne possédons nous, ici, de l’autre côté de l’Atlantique, un hurluberlu véreux, vulgaire et grossier du même calibre, un sale connard capable de réunir une majorité sur un programme bas de gamme visant à sauver ce qui pourrait encore l’être! Hélas, nous autres Franchouilles et Européens de l’Ouest, voués aux politicards bien policés, modérés dans leur parole comme dans leur enthousiasme, nous devrons nous contenter des discours consensuels et des actes bruxello-berlinois visant à nous soutenir la tête afin qu’elle vienne convenablement se poser sur le billot.

Hank Hulley, lui, bien entendu, il voit comme toujours les choses à sa façon.
« Bon, tu sais Old Timer -comme on disait dans les westerns de l’ancien temps- faut pas s’emballer. D’abord le mec nous a évité au moins quatre ans de Clinton, on sait de quoi il retourne vu qu’on en a déjà dégusté huit à l’époque de Billy-Cigare (1). Rien que pour ça on peut se féliciter et même remercier Dieu, ça ne mange pas de pain et si, par impossible, Il en existait Un qui ne s’appellerait pas Allah, le fait de se montrer sympa à son égard ne pourrait qu’aider Tonton Don à la manœuvre. Parce qu’il va avoir du taf, crois moi! Avec le programme qu’il a bricolé, faudra pas s’endormir sur l’établi! Oui, je sais bien, toute la bande de motherfuckers qui s’époumonaient à pronostiquer une victoire écrasante de l’autre guinea fowl bronchiteuse viennent maintenant nous raconter comme quoi le mec ne fera jamais ce qu’il a promis, et que même s’il essayait le Congrès l’en empêcherait et que de toute façon son règne sombrera dans la honte, l’opprobre et le ridicule…
« Poor bunch of assholes! Avec les deux Chambres entièrement aux mains des Républicains il a toutes les chances de se réaliser, le programme de Trump. Qu’est ce qu’il prévoit ce gugus? Ben oui, de se protéger, de faire revenir les emplois aux Etats-Unis, de baisser les impôts et du coup de rétablir la prospérité! T’en connais beaucoup, toi,  des parlementaires qui seraient contre? Alors! Et puis quand il propose de virer les Musulmans dangereux (excuse le pléonasme) tu t’imagines les Députés et les Sénateurs de droite prendre le risque de s’y opposer? Avec l’épée de Damoclès des attentats qui se balance au dessus de nos tronches?  Sans parler de l’immigration latinos, l’invasion je devrais dire, qui fout la trouille à l’électeur de base, lequel sent la situation lui échapper et c’est justement pour ça qu’il a voté Donald! Il le fera son mur entre nous et le Mexique, tu verras, surtout qu’il fera raquer les Chicanos… deux choses qu’il sait bien faire, ça, construire des murs et ramasser du blé! Qui va l’en empêcher, hein? La Majorité Républicaine? Me faites pas rigoler avec vos pronostics de merde toujours démentis par les réalités! Il le conduira jusqu’au bout son programme, le gros tordu, et celui qui l’en empêchera il est encore dans le slip de son papa! Foutaises! Et même qu’il nous réconciliera avec les Russes, parce qu’entre Vladimir Putin et Don Trump, c’est pas des points communs qu’on trouve, ce sont les deux versions, U.S. et Russkof, du même bonhomme, celui qui évite de se masturber la chetron avec de grandes idées, qui assure tranquillement, sans s’affoler, et qui fait avancer la caravane en dépit des aboiement hargneux du chenil bien-pensant. Alors tu penses qu’ils vont s’entendre ces deux-là, comme larrons en foire! Avec en priorité une alliance pour niquer la gueule à l’État Islamique et combattre un peu efficacement, pour une fois, le péril mahométan. Quand il s’agit de la jouer dans l’intérêt bien compris des deux parties, ce genre de type fait toujours cause commune, ça relève du gros bon sens primaire, un truc qui échappe complètement à nos subtils politiciens des deux côtés de l’Océan.
« Cela dit, nous autres Amerloques de bonne souche, nous assistons depuis l’élection à une levée en masse de tout ce qui pourrit le pays, depuis les vedettes frelatées hollywoodiennes comme l’autre slut qui montre son cul, l’italian bitch si justement surnommée Lady Gaga -plus gaga que lady, tout de même- jusqu’aux junkies crados des bas-fonds new-yorkais. Et tout ce joli monde proteste contre le vainqueur de l’élection, « love Trump’s hate », qu’ils disent ces champions de la démocratie-quand-on-vote-comme-il-faut. Bande de fucking bastards! On a rouspété nous autres, quand vous nous avez collé par deux fois votre Bamboula de mes deux, hein? On est allé hurler à la mort sous ses fenêtres, peut être? Non, nous nous sommes écrasés, parce que nous, au moins nous respectons la règle du jeu, la Constitution héritée de nos ancêtres, elle vaut ce qu’elle vaut mais ça reste du solide. Seulement les ancêtres de Lady Gaga, de Beyoncé, de Jennifer Lopez n’ont rien à voir avec nos Institutions, voilà pourquoi tous ces métèques s’en foutent, ils prennent ce qui les arrange et le reste ils pissent dessus… et là, depuis quelques jours, ce sont eux qui se morflent le jet en pleine poire. Forcément ils n’aiment pas, les chiens, ça les défrise… Ben oui, tu comprends, pour une fois, grâce à ce gros rouquin farfelu, nous avons gagné, nous les blancs, nous les baisés, nous les puants, les ploucs, les affreux qui circulent avec un colt à la ceinture! Nous avons gagné contre le Système, contre les media, contre Hollywood, contre Wall-Street, contre toute cette intelligentsia qui nous explique comment il faut vivre, comment il faut penser, comment il faut adorer le sale clébard qui nous mord les fesses… fini, tout ça, maintenant on fait dans le rudimentaire, le simpliste, le rase-mottes! Et ils verront, tous, y compris vous les Européens à lunettes roses, que les choses iront bien ainsi. Mieux vaut un gros connard avec de bonnes grosses idées qu’un ramassis d’intelligents raffinés et compliqués, incapables de trouver le Nord avec une boussole.
« Vois tu, old frog, au départ le zigoto en question ne m’inspirait pas grand chose. Entre sa chevelure grotesque, sa gonzesse à milliardaires, sa grande tour phallique et ses jeux télévisés biscornus, la sympathie avait un peu de mal à passer. Mais maintenant, j’ai voté pour lui -ben oui, sinon pour qui?- et le voilà Président des États Unis avec des intentions qui me conviennent. Que demander de plus? Donc je suis content et même très content… quant à ceux qui ne le sont pas, eh, bien je leur crache à la gueule, voilà tout!
« En attendant, happy birthday, vieux machin! Bienvenue au club des septuagénaires; on y trouve aussi du beau monde, tiens, le President-elect, par exemple, ce qui prouve qu’il reste encore une vie après la septantaine! Porte toi bien, donc, le cimetière c’est pas pour tout de suite!
Allez bye, à la prochaine. »

Il s’en souvenait, le vieux schnock! Évidemment, comment aurais-je pu imaginer qu’il l’eût zappé, mon anniversaire, l’animal. Pourtant je me donne un mal de chien pour que cette horreur passe inaperçue! Bon, je me fais une raison, d’ailleurs il n’est pas le seul, Hank, tout le monde s’acharne depuis trois jours à me rappeler mon basculement dans la catégorie des croulants, j’en ai le moral en dessous des roustons! Il y en a plein qui font la fête, oui, pourquoi pas si le cœur leur en dit… moi pas! Je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de chouette dans la décrépitude, la mocheté vieillarde, l’approche du grand trou! Sans compter la totale démonétisation du mec sur le marché des gonzesses! « Au delà de cette limite votre ticket n’est plus valable » comme le constatait ce pauvre Romain Gary, malgré le succès, la célébrité, l’argent, toutes choses dont me voilà fort dépourvu…alors vous vous rendez compte du désastre! On a beau le sentir venir, on ne peut pas s’y habituer, c’est trop con!
Ça m’évoque grave la phrase de chute du « Singe en Hiver », quand Gabin se retrouve tout seul sur le quai de la gare, enveloppé des brumes de la vapeur ferroviaire du début des années soixante. Ça disait comme ça: « Et le vieil homme entra dans un long hiver »… Long, je veux bien, à la rigueur, pourquoi pas… mais surtout pas interminable…enfin j’espère…

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1)Bill Clinton, ainsi surnommé en raison de l’usage qu’il fit d’un havane dans l’intimité de Monica Lewinsky.

La banqueroute de l’Humanité

Pour tout vous dire je n’ai pas grand chose à vous raconter.
Ben oui, comprenez vous? il arrive un moment où ça coince un peu, la saturation, le trop plein, la barbe, quoi! Voilà huit ans désormais, presque jour pour jour, je me lançais à corps perdu (mais pas pour tout le monde) dans l’écriture bloguesque, sans trop savoir où j’allais, juste avec l’idée de me foutre un peu de la gueule de tous ceux qui, depuis les hautes sphères, nous compissent à jet continu de leur actualité faisandée en forme tantôt de bourrage de crânes, tantôt de lavage de cerveau. J’ouvrais donc http://onefoutus.over-blog.fr, petit bulletin sans prétention, sans illusions et surtout sans lecteurs. Pas une grosse responsabilité, en somme. Puis le temps a passé, effroyablement vite, quelques fidèles me font l’insigne honneur de me rendre régulièrement visite sur un WordPress bien plus sympa que mon précédent hébergeur; entre-tant la vie m’est passé dessus, en me refilant un petit peu de peine et un gros coup de vieux qui me saute à la gueule lorsqu’il m’arrive de rencontrer un miroir. Avec tout ça l’envie s’émousse et mon sens de la dérision avec. Du coup je vous déballe de plus en plus mon pessimisme dominical sur fond d’écœurement, de dégoût et de rage impuissante face au génocide tranquille infligé à l’Occident par la bande de discrets rastaquouères inconnus qui tirent les ficelles en loucedé. Et fatalement, hic jacet lepus, je deviens de moins en moins drôle. A ce rythme-là, si rien ne se passe, comme les gens venaient ici pour rigoler un peu, ils iront voir ailleurs, chez tous mes confrères pleins d’humour et de vigueur juvénile, je ne cite personne, y a pas de raison de promouvoir la concurrence, nom de dieu!

Alors là, aujourd’hui me voilà, comme tous les dimanches, confronté à une page blanche qui, du coup, ne l’est plus tout à fait. Et je vous parle de quoi, hein? Vous ne voudriez tout de même pas que je dissertasse finement sur le débat de Jeudi soir, entre Kosciusko-Blanche-Neige -honneur à la représentante attitrée du beau-sexe- et les six nains politiques dont un de près de deux mètres, ce qui fait de ce dernier le plus grand nabot de la Cinquième, le précédent au dessus du mètre quatre-vingt-dix appartenant plutôt à la catégorie des géants de l’Histoire -et non de la route, ça c’est Poulidor (1,72 m.). Entre nous, leurs débats, leurs combats, leurs ébats, à ces cornichons, je m’en fous tellement que je ne les regarde ni ne les écoute depuis belle lurette. Voilà plus d’un demi-siècle que je les observe, tous ces pignoufs, à s’agiter, pérorer, argumenter, déblatérer, ratiociner: j’ai fini par comprendre qu’une fois pour toutes nous l’avions dans le prosper, la démocratie étant seulement là pour faire office de vaseline afin d’adoucir quelque peu la rugosité du rapport. On nous propose de nous intéresser aux idées de merde de cette bande d’écornifleurs, alors même que nous en subissons tous les jours les retombées cataclysmiques, invasion, islamisme, agressions, attentats, et je ne vous parle même pas des impôts locaux que nous sommes en train de raquer comme des malades à la suite de toutes les décentralisations à la con qu’ils nous ont bricolées et qui nous coûtent la peau du cul avec  à la clé un bénéfice pour le moins négatif.
Prenez un rigolo comme Juppé, par exemple. En voilà un qui ferait mieux de fermer sa grande gueule et de s’en tenir éventuellement à Bordeaux, puis qu’aussi bien, là bas ils ont voulu de lui… allez savoir pourquoi. Ce zigomar se trimballe une carrière de saboteur d’État tout ce qu’il y a d’exemplaire: sept ans ministre, deux ans premier ministre, avec dans ce dernier poste, le fameux coup de la réforme de la Sécu. laquelle mit le pays à feu et à sang fin 95 pour un résultat totalement nul. Je le voyais de près à l’époque: c’est juste un fonctionnaire, point-barre! Rien de plus à ajouter, même pas la peine d’évoquer son palmarès judiciaire, entre sa condamnation pour prise illégale d’intérêts et celles auxquelles il a échappé de justesse dans l’affaire des appartements de Paris, il y aurait de quoi remplir un bouquin tout entier. Un type, donc, qui n’a jamais apporté que du mauvais au pays et qui finalement a réalisé sa superbe carrière d’énarque inspecteur des finances recyclé en politicard de haut-vol…un peu ce que voudrait le joli petit Macron, en moins rapide. Parce que maintenant, le bonhomme, certes sur le tard mais plus que jamais, affiche la prétention de s’installer pour cinq ans à l’Élysée! Et pas avec sursis, ce coup-là! Le couronnement de toute une vie de fructueux sacrifices, de dévouement au service de soi-même, l’apothéose du professionnel de la République: la présidence d’icelle, dites-donc, un beau rêve en passe de se réaliser…enfin si l’on en croit les media et si l’impayable Sarko, celui qui tient dans sa petite main les urnes de la Primaire de la Droite et du Ventre-Mou, lui en laisse le loisir. Si j’étais vous je ne parierais pas là-dessus…
Tout cela me semble tellement déprimant que je m’en vais vous parler d’autre chose.

Oui, d’accord, mais de quoi? Les élections U.S. ? Bon, je vous ai fait le coup la semaine dernière et selon toute probabilité il faudra les évoquer un minimum Dimanche prochain, vu que d’ici-là notre ami Hank Hulley m’en aura disserté abondamment et quoi que puisse donner le verdict de la pantalonnade électorale d’Outre-Atlantique. Bien sûr, l’intervention tonitruante de Beyoncé et de son Jules Jay Z (comme Zorglub, sans doute) ne manqueront pas d’assurer le triomphe de la mère Hillary (comme une baleine, elle) tant devrait se révéler décisif l’engagement politique des plus beaux derrières du show-biz amerloque -mondial donc- Jennifer Lopez comprise. Les fesses en question reniant souverainement l’infâme Donald, vous pensez bien qu’il est foutu… d’autant que le pauvre type, en guise de soutien médiatique, doit se contenter du Ku Klux Klan ce qui, au moins dans l’ordre esthétique, ne saurait soutenir la comparaison avec les fondements de Katy Perry ou d’Eva Longoria. Alors il faudrait vraiment, pour le coup, une vraie réaction du populo de base, les obscurs, les sans-grade, les baisés, quoi, ceux qui subissent tout et qui se brossent du reste… les culs débordant de pognon contre le désespoir des fauchemanes de la cambrousse, lesquels voteraient pour un milliardaire new-yorkais… Décidément leur élection semble encore plus biscornue que la nôtre. C’est quand même fabuleux la démocratie!

Alors, la bataille de Mossoul? Celle qui s’engage à Raqqa? Alep dont, du coup, plus personne ne parle? Non, n’est-ce pas, de toute façon à part Liseron Bougnoul et son beau gilet pare-balles de TF1 nous manquons singulièrement d’informations fiables. Alors, comme il s’agit d’affaires sérieuses avec des types qui, en ce moment même, se font zigouiller, j’aime autant ne pas m’en mêler… jusqu’à nouvel avis.
Il me reste quoi, là, pour le coup, à vous servir en guise de dessert? Eh oui, pardi, le Pape!
Encore heureux qu’il soit là, ce brave Francesco, avec ses sorties toujours imprévisibles de jésuite-gauchiard moralisateur. La semaine dernière, retour de Suède où il avait pu constater des changements évidents dans une population passée du coloris sucre-en-poudre uniforme à un chouette patchwork susceptible d’aller du marron clair jusqu’au noir le plus invisible en plein jour d’hiver boréal. Probablement impressionné par le côté paradoxal de l’impression visuelle, ce bon Vicaire du Christ crut judicieux, dans l’avion qui le reconduisait au bercail vatican, de faire à la presse une surprenante déclaration. L’idée exprimée par le Saint-Père revenait à préconiser l’accueil des « migrants », bien sûr, mais jusqu’à un certain point, faut pas déconner. Parce que vous comprenez, il convient essentiellement d’éviter de dépasser ses capacités d’absorption, lesquelles, comme toutes choses en ce bas monde, se révèlent nécessairement limitées. D’accord, certains peuvent plus, d’autres moins, par exemple au Vatican c’est deux familles syriennes, soit un total de soixante deux personnes alors qu’on s’attendait à huit, on s’arrêtera donc là et c’est déjà pas mal, flûte, faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages, m’enfin! Oui, parce que, comprenez vous, si on en accepte trop, on n’arrive plus à les intégrer, voilà l’os et par conséquent ils se ghettoïsent, les mecs, et ça faut surtout pas, c’est très mauvais, pire que tout! Une fois ghettoïsés, vous n’en tirez plus rien, par exemple même pas question de les convertir, au contraire ils se radicalisent et nous le mettent bien profond à nous autres Catholiques! Alors siouplait, qu’il dit François, ne dépassez pas la dose prescrite, démerdez vous comme vous voulez, hein, et allez dans la Paix du Christ. Amen…
Mince alors, et si on l’invitait à venir faire un petit voyage à la Courneuve ou à Chateloup les Vignes, des coins comme ça, histoire de lui conforter les convictions? Parce que la Suède, oui, il s’agit de  dix pour cent de la population, ça craint grave, bien sûr… mais dans les lieux dont je vous parle il verrait du cent pour cent, le Pape et si jamais il en sortait vivant -a fortiori dans le cas contraire- il pourrait peut être en toucher deux mots au Père Éternel…parce que nous, au point où nous en sommes, sans intervention divine nous ne risquons pas de nous en dépêtrer!
Remarquez, dès hier soir à Rome devant un parterre de « mouvements populaires » il rectifiait un peu le tir, tout de même. Avec l’idée suivante que lorsqu’il faut sauver des établissements financiers de la banqueroute on trouve toujours des sommes colossales à mettre au pot (il a dû louper le coche Lehman Brothers, le Souverain Tonpif -comme dit Grauburle-) mais qu’en revanche, lorsqu’il s’agit de refaire la cerise à tous ces pauvres types qui crèvent la dalle en Afrique, là y a plus un rond. En somme, comme il dit, la « banqueroute de l’Humanité » tout le monde s’en fout!
Au fond il n’a pas tort, Pope Francis, et puis, « la banqueroute de l’Humanité » (j’ai vérifié, il ne faisait aucunement allusion à la dèche du quotidien communiste) c’est drôlement bien trouvé, et puis c’est drôlement vrai, en plus…alors tenez, ça va me faire mon titre, au moins ça que les Islamistes n’auront pas!

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Vive les hurluberlus!

Vachement compliqué les élections américaines! Entre les grands électeurs répartis dirait-on au petit bonheur la chance, les swing-states, les règles qui varient selon les états, les marges d’erreur des sondeurs et les coups de trafalgar de dernière minute, bien malin qui pourrait aujourd’hui prédire le résultat de l’énorme démocratiquerie qui va se dérouler dans neuf jours sous les yeux abasourdis des Nations subjuguées. Le cru 2016 apparaît, en plus, particulièrement gratiné, les deux protagonistes atteignent des niveaux encore inégalés sur l’échelle du pittoresque saugrenu, la candidate démocrate ayant dores et déjà fait preuve, ès qualité de secrétaire d’état sous Obama, de sa très profonde nullité, le républicain n’ayant pour sa part prouvé autre chose que sa capacité à faire fructifier l’entreprise familiale, ce qui n’est tout de même pas si mal et de son aptitude à faire le clown à la télévision, ce, qui pourrait bien lui servir en tant que Président des States. Cependant les media s’acharnent à sur-vendre la première tout en dézinguant systématiquement le second, alors qu’à l’inverse l’infaillible méthode du Professeur Lichtman- lequel depuis les années 80 annonce à chaque fois, et sans jamais se louper, le nom du futur président quinze jours à l’avance- prédit cette fois-ci le succès du gros rouquemoute. A titre de contrefeu la dame Obama, la First-Lady pour quelques jours encore, se voit contrainte de payer de sa personne dans les shows électoraux de la pauvre Hillary. Ainsi la mère Michelle (qui semble n’avoir rien perdu…l’eusses tu cru?) gigote-t-elle sur les planches presque aussi joliment que Beyoncé, la petite copine de Barack-Hussein,  se répand en embrassades et autres démonstrations d’amitié pour celle que ce dernier descendit en flammes à l’occasion des primaires de 2008, elle va même jusqu’à proférer des aphorismes du style « quand ils s’abaissent nous nous élevons » dont la navrante platitude n’empêche nullement les media de les qualifier de traits de génie… on ne prête qu’aux riches, n’est-ce pas?
Bien embarrassé après avoir, sans doute un peu prématurément, prédit l’échec de l’ineffable Donald (voir https://nouratinbis.wordpress.com/2016/10/16/bob-dit-lane/) j’ai cru bon de m’en ouvrir à l’ami Hank Hulley, dont la finesse en termes d’analyse politique amerloque  ne vous aura sûrement pas échappé…et la finesse chez ce mec-là, s’il s’en trouve un peu quelque part ça se voit tout de suite!

« Non, me déclare le susdit, elle n’a pas encore gagné, l’old bitch! Avec les casseroles qu’elle se trimballe les braves gens commencent à avoir des doutes, c’est le moins qu’on puisse dire.  Beaucoup réfléchissent encore… D’accord les bobos et les pédés voteront toujours Clinton mais ça ne constitue tout de même pas l’essentiel de la population, holly shit! Après tu trouves les blacks, les latinos, tous ces fucking parasites qui voteront…ou pas, mais qui se font dessous à l’idée de voir arriver Donald à White House. Le reste, je veux dire les gens normaux, les Américains quoi, se rangeront très majoritairement du côté de Trump. Même les femmes, tu sais, parce qu’après tout, on dira ce qu’on voudra mais il n’a jamais violé personne le tordu, dans le cas contraire ça se saurait, fais confiance.
« En revanche la mère-Tapedur, elle, on peut dire qu’elle les collectionne! Déjà les fréquentations: regarde un peu le jules de sa grande copine Huma Abedin, là, celui à cause de qui Hillary vient de se refaire gauler par le FBI, Anthony Weiner il s’appelle; alors attends un peu, hein, l’individu, bien connu pour faire circuler sur le web des photos de sa bite en gros plan, se trimballe une sale affaire de sexting avec une gentille adolescente et devrait logiquement se retrouver au trou d’ici peu. Pour simplifier on pourrait lui déceler une sorte de prédilection pour les obsédés sexuels, à la candidate démocrate, rien que son mari, tiens, avec le palmarès de bloody bastard qu’il trimballe et dont personne ne connaît réellement l’étendue, il pourrait postuler pour le Fucking-Nobel… faudrait l’inventer rien que pour lui, ce prix-là, il se retrouverait face à des grosses pointures comme votre espèce de jewish enflammé du Sofitel, comment déjà? Oui, celui que tu surnommes Minou la Tringlette, tu vois le niveau, pas vrai? Donc finalement en comparaison le camarade Trump afficherait presque une vie sexuelle de chaisière d’église…enfin j’exagère à peine…
« Mais naturellement ces histoires de cul pèsent peanuts en comparaison des soupçons de corruption qui la plombent depuis longtemps déjà et qui ressortent à l’approche de la grande échéance. On en apprend des tonnes depuis quelques temps sur le pognon ramassé par l’intermédiaire de la Fondation Clinton quand elle magouillait dans les Affaires Étrangères…   étrangères mais pas étranges, tout ce qu’il y a de plus mafieux, juste! Coca-Cola, Dow Chemical, Alibaba, notamment, tout ce beau monde a craché gros dans le bassinet clintonesque pour se voir arranger les petits papiers dans des combines de haute voltige. Une véritable pompe à fric qui ne s’est calmée qu’une fois la mère Hillary débarquée de sa fonction pour cause de désastre. Mais les petits arrangements entre amis remontent à bien plus loin, au temps de la présidence de ce cher Bill, les généreux donateurs qui ont bénéficié d’une invitation dans la « Lincoln Bedroom » de White House ne risquent pas de l’oublier, le compte en banque du couple infernal non plus. Ces gens se sont de tout temps comportés en prédateurs de grande savane, personne ne saurait évaluer la fortune ainsi constituée ni dire précisément où elle se trouve planquée mais, crois moi, c’est du lourd!
« Et puis, bien sûr, cerise pourrie sur le gâteau empoisonné, il reste le plat de résistance, l’affaire des e-mails. Alors là, franchement, on navigue dans le bizarre. Pourquoi la donzelle évitait-elle soigneusement de traiter ses communications du State Department par l’intermédiaire du système officiel hyper-sécurisé? Bizarre, non, d’autant que c’est absolument obligatoire sous peine de poursuites pénales… En tout cas, au FBI ils n’avaient jamais avalé qu’on leur arrête l’enquête, maintenant ils la reprennent, je te le garantis et ils ne lâcheront plus le morceau; ils iront la chercher jusqu’à la Maison Blanche si jamais elle se retrouvait présidente…m’est avis que la probabilité s’éloigne: deux procédure d’impeachment dans la même famille ça relèverait du surréalisme! Même les probabilités plaident en faveur du père Donald…
« Pour tout te résumer, finalement, c’est très simple, en dehors des défauts personnels des deux candidats qui devraient de toute façon leur interdire l’accès à la fonction suprême, mais ça nous n’y pouvons rien, cette élection c’est un fabuleux raccourci du dilemme actuel de l’Occident, elle va se jouer entre ceux qui acceptent, au nom de leurs principes, de leurs valeurs et bien souvent aussi de leur intérêt personnel, de nous laisser étouffer par les hordes d’envahisseurs… et les autres.
« C’est crucial, pas vrai? Mais si tu veux mon avis, old piece of trash, y a rien de fait et ça se gagnera dans un mouchoir, au coup de pot…un peu de patience, les jours passent tellement vite, le temps de lâcher une caisse ou deux et on sera fixés… Allez, à plus et bonne bourre dear frog! »

La finesse, comme je vous disais… En attendant nous n’en savons guère plus, vu la partialité du bonhomme. Quoique finalement nous ne soyons pas, en effet, à l’abri d’une surprise. Qu’est-ce qu’on rigolerait, dites donc, avec ce trublion comme président des Etats-Unis…et puis ça nous changerait drôlement de toute cette bande de bonnets de nuit que nous nous farcissons à longueur de temps ne serait-ce qu’ici, en France. Pas un pour relever l’autre, tout du terne et de l’insipide! Sarko qui promet de voter Hollandouille et Vallsounet qui couvre ce dernier d’opprobre et d’infâmie! Et les autres, alors, les Juppé, les Fillon, les Le Maire et consorts, tous plus plats et plus incolores, une véritable compétition de cloportes enrhumés. La déliquescence et la débandade, pas une individualité qui ressorte un peu de la grisaille ambiante… je en vous parle même pas de la Gauche, de toute façon, ceux-là, fussent-ils brillants et bien astiqués comme un Macron, je m’en foutrais complètement vu qu’au bout du compte ils se révèlent toujours nuisibles voire nocifs, c’est dans leur nature, que voulez vous, ça remonte à la nuit des temps, déjà quand on les appelait huguenots ou parpaillots … enfin moi c’est ainsi que je vois les choses hein, et puis dans le genre partial je pourrais bien rendre des points au sieur Hulley, faut reconnaître! Mais à ceux qui s’en offusqueraient, vous imaginez bien ce que je dirais, pas vrai?
En tout cas, voyez vous, ne serait-ce que pour changer un peu de braquet, comme on dit en cyclisme, si un hurluberlu du calibre de Donald se pointait en plein marigot politicard style Médor dans le jeu de quilles, ça nous ferait un bien fou. Hélas, nous avons, nous autres, la démocratie verrouillée et nos rares milliardaires ne se montreront jamais assez stupides pour aller s’enliser dans pareil tas de fumier. Sans compter que le potentiel de nos grands chefs élus du populo s’est drôlement restreint depuis quelques années. En gros il ne reste plus au Président que ce pouvoir de repentance en vertu duquel il peut à sa guise présenter tous azimuts les excuses de sa République, pouvoir dont notre Grotoumou national vient encore d’user en faveur des Tziganes…bon, moi je veux bien mais il faudrait aller jusqu’au bout du raisonnement, faire amende honorable vis à vis de tous les baisés du Système,  de ceux qui subissent les conséquences effroyables des politiques de gribouille conduites par tous ces prétentieux incapables depuis quarante ans…nous autres, en somme, et surtout nos descendants!
Vive les hurluberlus!

Que tous les Saints vous bénissent, sans toutefois vous faire le nez comme j’ai la cuisse!
Bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Prétérition

Standard & Poor’s! Quelle mouche les pique encore ceux-là? C’est-y pas vaguement étrange ce petit coup de pouce à leur appréciation du niveau de confiance accordable à la France quand on vient généreusement abonder sa dette astronomique? D’accord ils nous passent la perspective de double A négatif à stable…pas de quoi se taper sur les cuisses en sabrant le Roederer me diriez vous. Eh non, vous auriez tort, ces braves Standardistes dégradent simultanément l’Italie malgré tous les efforts fournis par le petit Renzi pour se donner l’air sérieux! Alors hein? De deux choses l’une, donc, ou bien nous sommes vraiment sur la voie du redressement (non, pas « productif », ça c’était Montebourre) et comme nous avons le nez dans le guidon nous voyons tout le contraire ou bien les doctes analystes en question ont ressenti l’envie soudaine de se payer une grosse tranche de rigolade en montant un canular propre à mettre en joie le monde de la Finance, les Bilderberg et accessoirement les petits blogueurs anonymes à l’esprit mal tourné. Parce qu’il faut bien l’avouer, pour trouver des raisons de mettre ses sous dans le gros panier percé franchouille il faut grave se triturer la cervelle en se pressurant le tréfonds de la réserve d’optimisme pour en faire sortir un improbable jus substantifique. Et même ce faisant on n’y parvient pas!
Que voulez vous: un pays en voie d’islamisation menacé à tout bout de champs d’attentats imprévisibles alors même que sa police, bridée par une hiérarchie carriériste et timorée, ployant sous le joug d’une justice favorable aux voyous, vocifère en pleine rue sa désespérance en même temps que son incapacité à maintenir l’ordre! Après un premier trimestre de grèves, de chie-en-lit à la Nuit Debout -si contradictoire que cela puisse paraître- le second démarré par le massacre des innocents sur la Promenade des Anglais, lesquels depuis le Brexit ont cessé de venir, se poursuit par une baisse drastique des revenus du tourisme liée à la désaffection des étrangers pour une destination quasiment aussi rassurante que le Yemen. Ajoutons à cela l’afflux constant de jeunes clandestins fuyant principalement l’Afrique, sa surpopulation et sa misère noire – passez moi l’expression – la Jungle de Calais avec son prochain démantèlement, ses No-Borders et ses Black Blocks qui préparent la guerre, nous obtenons un tableau idyllique propre à rassurer sur le champs les investisseurs. Je ne vous parle même pas d’une activité économique à la limite de la récession, plombée par le coût du travail, le poids écrasant de la règlementation, l’hypertrophie du Secteur Public et la propension grandissante des nouvelles générations à se laisser vivre dans la lénifiante douceur du « Modèle Social Français » qui favorise si bien la glandouille au détriment d’un labeur dévalorisé autant que mal payé. S’ajoute à tout ce merdier l’exterritorialité banlieusarde des Cités Sans-Cibles, inféodées aux Imams Salafistes ainsi qu’à leurs alliés caïds-droguistes, et l’impression générale d’un pays qui s’extirpe doucement de sa culture européenne pour s’engluer dans un abrutissement africano-américanisé.
Malgré tout ce fatras calamiteux, Standard and Poor’s nous refile les encouragements! Vallsounet et Sapinou plastronnent…seul le sphinx piriforme Hollandouille ferme sa gueule sur le sujet, je ne serais pas surpris qu’il fût dans la confidence, un pote bien placé, genre Barack-Hussein, l’aura sans doute affranchi de la bonne blague!

Pour l’instant il se tient bien pénard, Mousident. Lui, il attend fébrilement les chiffres du chômage de Septembre, l’avant dernière fenêtre de tir, avant les stat d’Octobre qui décideront réellement de sa candidature à sa propre succession. Or, sachant qu’un bonheur n’arrive jamais seul, la délicieuse surprise venue de l’Agence de notation amerloque pourrait bien s’accompagner d’une petite embellie sur le front de l’emploi, c’est en tout cas ce qui semble émaner des indiscrets de l’INSEE qui causent un peu avec les journalistes. Si la nouvelle se confirme, nous assisterons la semaine prochaine à une déferlante de satisfécits de nature à remettre les pendules à l’heure sur la représentation de la Gauche au premier tour de la présidentielle…pour le second il faudrait un miracle mais Culbuto, nous le connaissons, y compte beaucoup, c’est même l’ossature de sa stratégie politico-économique, le miracle. Alors nous en finirons sans doute avec les suppositions oiseuses qui conduisent les folliculaires à écrire n’importe quoi, y compris sur l’éventualité d’une nouvelle opération Ségo, comme en 2007 lorsqu’elle réunit tout de même 47% des suffrages face à Sarko -quand on y pense ça fait frémir, non? Alors on va laisser passer le démantèlement de « La Jungle » avec gaz lacrymogène et tri des « migrants », grosse affaire qui devrait nous occuper au moins toute la journée de demain, et puis on commencera à discuter inversion de la courbe du chômage, amélioration des  indicateurs et succès des « réformes » économiques et sociales du quinquennat…enfin si tout se passe comme prévu mais je crois bien que oui.

En attendant nous avons la révolte des poulagas. Nous en parlions plus haut mais il convient d’y revenir car il s’agit quand même d’un évènement sans précédent dans l’histoire de l’actuelle République et, probablement, de celles qui la précédèrent. Jamais, même pas sous la Quatrième, nous n’avions assisté à pareille énormité, la Police qui descend dans la rue et se dresse contre sa hiérarchie, contre le Ministricule de l’Intérieur, contre le Gouvernement. Contre l’État, en somme, du jamais vu, vous dis-je!
Depuis l’affaire de Viry-Châtillon (voir https://nouratinbis.wordpress.com/2016/10/09/un-pegida-a-la-francaise/) la Flicaille ne décolère pas, la coupe est pleine, elle déborde de tous côtés. Après n’avoir, comme d’habitude, rien compris au film, accumulé les bourdes et attendu que cela se tasse, nos branquignols de Matignon et de Beauveau commencent à réaliser, sinon le fond du problème, en tout cas la gravité de la crise. Alors ils essaient de caresser dans le sens du poil, de rassurer le poulet sur le soutien sans faille, tout le bordel, et de lui promettre des tas de moyens qui ne coûteront pas grand chose dans la mesure où c’est la « Droite » qui devra payer l’addition.
Seulement voilà: la question n’est pas que la police manque de moyens, le véritable emmerdement  c’est qu’il y a trop de voyous et qu’on leur fout une paix royale. Ils le disent clairement, ces pauvres Cognes, quand ils arrêtent un malfaiteur ils le retrouvent le lendemain matin en train de pisser sur leur bagnole devant le commissariat, lorsqu’ils protestent leurs chefs les prient de bien vouloir se la boucler, pas de vagues, surtout, et s’ils ont le malheur d’entrer dans une cité à la con pour prendre sur le coin de la gueule une machine à laver balancée du quinzième étage on leur enjoint d’éviter à l’avenir toute provocation! Les moyens ne constituent qu’un épiphénomène dans cette affaire, c’est un changement total dans l’approche du problème qui serait nécessaire, du courage politique, de la décision et une véritable volonté de remettre de l’ordre dans cet énorme pétaudière qu’est devenue la France. Seulement on n’arrête pas facilement une dégringolade qui dure depuis quarante ans, Sarko avait un temps cru pouvoir essayer (voir http://onefoutus.over-blog.fr/article-du-karcher-au-kouchner-47505637.html), il a vite compris et ce sera encore pire désormais, la dernière décennie à tellement aggravé la situation que plus personne, même pas la Marine soi-même, n’y pourra plus remédier. Il nous faudrait pour cela un Pinochet… j’aime autant vous dire que la Répupu se révèlerait bien incapable de nous fournir cette sorte d’ingrédient!

Alors, il importe de regarder les choses en face, de sortir une bonne fois pour toutes de la prétérition (ça vous la coupe, ça, pas vrai? dico s.v.p.) dire la vérité, en somme, même si elle nous donne envie d’aller au refile! En gros je crois peu à la révolte des Flics, même si les pompiers et quelques braves gens de bonne volonté les rejoignent cela se tassera assez vite. Le gros des troupes a trop besoin du boulot pour continuer à vivoter, payer les crédits, les taxes, assumer le quotidien et il faut trop d’abnégation pour se dresser devant l’Institution monumentale qui nous écrase tous. Et puis Noël approche, tout ça, la trêve des confiseurs, les cadeaux, le  champagne…on ne va tout de même pas foutre ces merveilles en l’air pour faire plaisir à la poignée de malheureux qui se confrontent quotidiennement aux petits inconvénients d’une immigration sanctuarisée par la toute puissante Bien-Pensance. Non, tout cela va rentrer dans l’ordre, d’ailleurs les Syndicats de la Police s’y emploient en organisant avec les big-bosses une bonne petite distribution de récompenses sonnantes et trébuchantes judicieusement réparties. Dans ces cas là on trouve toujours les sous… surtout qu’il n’en faut pas tant que ça, à côté de ce que les banlieues nous coûtent ce sera peanuts!
En revanche, les banlieues, elles, un jour ou l’autre un homme se lèvera, plus malin et plus convaincant que les autres, pour soulever ces populations racailleuses et les faire marcher sur la République exactement comme cette dernière réussit jadis à remplacer le Roi en utilisant les sans-culottes en guise de sections d’assaut. Le pauvre Louis XVI, lui aussi était un faible, j’oserais dire un homme de gauche, pétri des bons sentiments en vogue à son époque, il a refusé de faire tirer sur la foule…il en a été chaleureusement remercié!
Vous me direz, la République n’a pas de tête… oui mais elle dispose d’une quantité considérable de culs!

Alors en attendant, vous ne savez pas? Hé bien nous resterons tranquillement dans la prétérition… jusqu’à ce que mort s’ensuive!

Allez bon courage et n’attrapez pas froid, ça va commencer à pincer…
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Bob, dit L’Âne

Évidemment il y était Maître Jean Trentasseur à la cérémonie d’hommage aux victimes du 14 Juillet. Pas en qualité de victime, vous pensez, ces gens-là ne se mêlent jamais à la plèbe béate qui s’émerveille en foule à la vue des feux d’artifice, mais en tant que notable socialo, ancien député mitterrandien et donc vieille-pie comme on dit puis, invitable dans tout ce qui se fait de bien en termes de cérémonies républicaines. La présence auguste (comme le clown) du Président de la Répupu constituant une raison dirimante d’aller hommager en cœur avec le gratin local, sublimé, magnifié et monarchisé par Son Altesse Sérénissime Bébert, deuxième du nom, venu en voisin ce qui somme toute apparaît plutôt sympathique. Outre les deux chefs d’état précités, se pressaient là, le ban et l’arrière ban de l’aristocratie politicarde depuis Nicolas Sarko jusqu’à Marine Le Pen en passant par l’incontournable Estrosi maire de fait de la ville de Nice, son féal Pradal, maire de droit mais en quelque sorte maire-deux, maire de paille, maire de substitution, maire de secours, maire de convenance, maire de… oh et puis merde! on va pas y passer la nuit, vous m’avez compris, non?
Très ému, Trentasseur, touché par le caractère poignant voire déchirant, d’une cérémonie œcuménique très réussie, avec vibrante Marseillaise par les petits chanteurs niçois tout blancs, une rose également blanche pour chaque macchabée, histoire de lui faire la jambe plus belle et discours à vous tirer les larmes. Très chouette en somme, digne, courtois et apaisé. Réconfortant même, comme  il dit, le Maître, une remise des pendules à l’heure, après les ignobles sifflets de la minute de silence, sur la Prom, en Juillet. Désormais tout le monde pourra faire son deuil, notamment celui de leur chiffre d’affaire pour ce qui concerne les marchands de soupe, de fringues et de souvenirs, considérablement désertés par une clientèle touristique peu encline à venir risquer sa peau dans un nid de frelons islamistes.

Et puis, comme le fait observer le brave Grauburle, ce genre de manifestation mieux vaut le pratiquer entre soi, n’est-ce pas, loin du vilain populo malotru toujours prêt à voir le mauvais côté des choses.  Dans un enclos claquemuré, gardé par une flicaille nettement plus efficace que celle du mois de Juillet, les cérémonies apparaissent vachement télégéniques, un Hollandouille au garde à vous, tout seul flanqué de quatre-vingts cirrhoses- je veux dire quatre-vingts six roses – ça vous a plus de gueule qu’un Vallsounet hué par une meute hurlante de sale fachos en rogne. Le seul petit truc qui le gêne, Grauburle, ce sont toutes ces envolées oratoires qui traitent de terrorisme, de barbarie, d’inhumanité, comme s’il s’agissait de calamités surgies de la terre ou des cieux , de cataclysmes naturels, un peu comme si la Promenade avait morflé un gros tsunami, le jour de la fête nationale, ou un cyclone meurtrier, quelque chose comme ça, une vacherie de la fatalité, en somme. Sauf que là pas du tout, le malheur est venu d’une saloperie de Tunisien ( cf. https://nouratinbis.wordpress.com/2016/07/17/tes-alle-voir-le-feu-dartifice/ ) repris de justice, bien connu des Services de Police…mais pas assez, vu qu’en douce il préparait son coup, l’ordure, depuis plus d’un an avec plein de complices. Autant on n’a aucune prise sur les phénomènes atmosphériques ou sismiques, autant là il suffisait d’expulser le salopard et on n’en parlait plus et pas besoin de cérémonie émouvante, les quatre-vingts six morts vivraient toujours et les quatre-cents blessés courraient encore comme des lapins de garenne. Seulement voilà, les Gauchiards avec leur humanitarisme à la con, tous ces droidlommistes et leur idiots utiles, comme Sarko, tiens, le liquidateur de la « double peine »! Bande de salauds, à verser des larmes de crocodile devant les caméras alors que les vrais coupables ce sont eux, bien plus que le Calife Al Baghdadi et ses abrutis d’affidés shootés au Coran et à la haine des « Croisés ».
On ne saurait lui donner tort à Grauburle, moi je trouve. C’est indécent, obscène, de venir parader devant le pauvre monde quant on a laissé faire, voire suscité! Il n’y a qu’ à voir la gueule qu’elle a pris aujourd’hui, la pauvre Nice, truffée de fatmas bâchées et de barbus-basanés pas tibulaires mais presque. Tous ces gens-là grouillent dans des lieux où naguère il faisait bon vivre à l’ombre des platanes et des jeunes filles, en fleur ou pas, mais légères et court-vêtues comme il sied au pays de l’éternel printemps. Dans les années cinquante-soixante vous vous baladiez partout dans la Ville, sans crainte, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, vous pouviez même sortir de chez vous sans fermer la porte, vous ne risquiez que le courant d’air vicieux, briseur éventuel de vitres…aujourd’hui on vous défonce même les portes blindées… Les « Chances Pour la France », que voulez vous, le « Vivre Ensemble »! Et les pourris qui nous ont fourgué la camelote  se pointent la gueule enfarinée pour en déplorer les inéluctables conséquences! Ils veulent qu’on les aime, en plus, qu’on vote pour eux… puissent-ils tous aller se faire foutre et crever la gueule ouverte sous les décombres de leur République à la mords-moi le nœud! Mes potes et moi nous buvons aux morts, au passé aboli, révolu, bradé sur l’étal chatoyant de la Belle Pensée… A la bonne vôtre, mes amis, on est foutu mais on sait à qui on le doit (voir https://nouratinbis.wordpress.com/2016/06/19/moi-aussi-jaccuse-y-a-pas-de-raison/). Trinquons c’est tout ce qu’il nous reste à faire… et depuis le temps, trinquer on a pris l’habitude!

Mais je cause, je cause et ça n’empêche en rien le cirque démocratique de continuer son spectacle grotesque.  Ze chauve must go on comme dirait Ali Juppé, lequel pratique à merveille la langue de Shakespeare depuis son petit séjour au Canada à la suite de sa condamnation à un peu de prison avec sursis. Le voilà donc en tête des sondages, ce brave Ali, on cherche à toute force à nous le vendre, c’est désormais limpide, Juppé c’est le favori des media autant que, pour sa part, le pauvre Trump en constitue la tête de turc. D’un côté le chouchou du consensus mou, celui qui ne fera de tort à personne et laissera le système prospérer tranquillement, de l’autre la brute épaisse qui vocifère, promet de ruer dans les brancards et remet en cause l’ordre si gentiment établi. Bien sûr on hiérarchise, la présidentielle française en comparaison de l’élection amerloque c’est crotte de bique contre lingot d’or mais tout de même, il faut absolument un président des States conforme aux intérêts de l’establishment et tant qu’à faire autant éviter en France la survenue d’un énergumène susceptible de jouer au clébard dans le jeu de quilles. Tout ce qui, chez nous, veut garder à coup sûr son petit fromage appelle Juppé de ses voeux, tout ce qui tient à rester assis en haut de l’hymalaya dollarienne des U.S.A. démolit systématiquement le père Donald, ce pelé ce galeux d’où viendra tout le mal!
Rien de plus fastoche d’ailleurs que de le dézinguer, ce mec, un vrai parangon du politiquement incorrect. Tant qu’on s’en prenait gentiment à ses petites affaires fiscales, en fin de compte on ne lui faisait pas grand tort; en revanche maintenant ils sont passés au lourd: les gonzesses! Et de ce côté là le gros rouquemoute se trimballe un passif à côté duquel même les turpitudes de ce sacré Bill Clinton passeraient pour gamineries de premier-communiant! Il n’a jamais fait dans la fleur bleue, c’est le moins qu’on puisse dire et son passé dans le show-biz et la télé réalité lui offrit toutes les occases possibles d’assouvir ses instincts les plus coquins. Seulement aux States tout le monde sait bien que ce genre de coquinerie passe très mal. Attention, ne confondons pas Donald et Minou la Tringlette (voir http://onefoutus.over-blog.fr/article-dominique-nique-nique-73839940.html) il n’est jamais parti menottes aux poignets entre quatre armoires à glace à chapeaux de boy-scouts, Trump, lui c’est plutôt le genre gros beauf à main baladeuse qui profite de petites pétasses prêtes sacrifier leur fion à la moindre apparition télévisuelle. Mais bon, de toute façon il en a suffisamment dit et fait pour dégoûter les femmes amerloques de voter pour lui. La Presse fera le reste: il est cuit Trump, si vous m’en croyez, les media et les nanas auront sa peau. N’oublions pas l’Évangile selon Matthieu: « Celui qui a vécu par l’épée périra par l’épée »! C’était une épée de plumard, l’ex-futur président des États-Unis, que le Dieu des queutards le tienne en sa sainte garde!

Et puis aussi, la raison n’a plus sa place dans un Monde Occidental qui mélange tout pour satisfaire aux exigences du marché de la vulgarité connarde, égalise par le plus bas au mépris de sa propre civilisation. Pour faire moderne, comme on disait de mon temps! Prenez le Prix Nobel de Littérature attribué à Bob dit l’Âne, par exemple, c’est y pas de la belle ouvrage, ça? D’accord vous me direz depuis quelques temps on les sentait partir en quenouille les zigotos de l’Académie Suédoise, déjà Le Clézio et Modiano ça commençait à puer le vérolé;  toutefois, qu’on le veuille ou non, il s’agissait encore de littérateurs, bons ou mauvais ça peut se discuter, c’est la règle du jeu… mais Bob dit l’Âne putain, c’est à se les prendre et à se les mordre! Non mais vous vous rendez compte tout de même de la compagnie: Gide, Maeterlinck, Pirandello, Faulkner, Hemingway, Camus, Steinbeck, Mauriac, Soljenitsyne… et Bob dit l’Âne!
Partis comme ils sont, le prochain ils le refilent à Beyoncé … elle, au moins, elle possède un joli derrière!

Allez, passez quand même une bonne semaine.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Un Pegida à la française?

Mais quelle idée aussi d’aller coller une caméra de vidéosurveillance à l’entrée d’une cité sans-cible! Et le principe de précaution alors, hein, on s’en grattouille le troufignard? Parce qu’il faut la faire surveiller, forcément, la caméra de surveillance, sans quoi les mecs de l’autre côté, lesquels  surveillent aussi (dans leur langue on dit « chouffe », mon z’ami),  n’auront de cesse de la dézinguer, leurs affaires exigeant confidentialité et discrétion. Et naturellement ça n’a pas loupé, à Viry-Châtillon les deux pauvres flics chargés de veiller sur l’appareil en question n’ont pas manqué d’essuyer illico l’attaque en règle des jeunes encagoulés assurant l’ordre islamo-commercial dans leur petite patrie HLM. Résultat des courses graves brûlures au cocktail-molotov pour les deux malheureux poulets, dont un entre la vie et la mort, et leurs deux collègues accourus en renfort, également hospitalisés bien que moins sérieusement atteints. La caméra casus-belli quant à elle, apparaît désormais bonne pour la poubelle… Force reste à la loi des cités et le bizness continue, c’est l’essentiel, pas vrai?
Les quatre blessés auront à cœur de remercier chaleureusement le Maire UDI de Viry-Châtillon pour le combat qu’il a cru intelligent de mener dans le niais espoir de reconquérir la cité en cause. Pauvre con de ventre-mou, va! Il voulait gagner la guerre de la caméra, le type, avec sa petite flicaille féminisée et ses bonnes intentions, contre une armée de sauvages aussi féroces que sûrs de l’impunité! Andouille irresponsable et criminelle! Tu laisses tranquillement s’installer le cancer et tu prétends le guérir avec des tisanes et des caramels mous! Voilà  ce que c’est qu’un centriste, fût il vaguement incliné du côté droit! Et ces gens-là, les Juppé, les Raffarin, les Bayrou, les NKM, les Apparu,  toute cette mouvance bâtarde assise entre deux chaises, inspirée des foutaises gauchiardes pour venir véroler la Droite, ont le front de continuer à la ramener. Salauds! J’ai déjà traité le sujet ( https://nouratinbis.wordpress.com/2016/06/19/moi-aussi-jaccuse-y-a-pas-de-raison/) et je m’en voudrais de me répéter, mais, juste un mot, ces ahuris-là sont pires que les Socialos. J’espère que les électeurs s’en souviendront pour la « Primaire de la Droite et du Centre »… surtout « du Centre » hélas, car la Droite, en dehors des paroles verbales de Sarko et parfois de Le Maire, on ne la reconnaît guère dans ce fatras de lieux communs émasculés.

Dans un ordre d’idée assez voisin, je vous rapporte le cas d’une copine à moi, jolie femme sur les extrémités de la quarantaine, qui n’ose même plus, le matin, descendre ses poubelles. Il faut dire aussi qu’elle crèche à Menton, pas bien loin du chemin de fer qui mène à Vintimille…depuis qu’ils ont trouvé un petit groupe de jeunes africains tranquillement installés dans les caves pour un repos bien gagné en attendant de repartir vers Calais ou, le cas échéant, la Place Stalingrad     ( histoire de faire la bise à Boutfil) les paisibles habitants de la résidence, les nanas surtout, évitent de s’aventurer en terrain risqué… on change de routine, voilà tout. Il vaut mieux car, juste après la frontière, chaque petit matin qu’Allah (1) fabrique, on peut apercevoir ce genre de « migrant » marchant généralement par deux, sur la voie ferrée, sur l’autoroute, ou bien encore aux abords de celles-ci. C’est la « libre circulation », sans entrave ni contrôle, un vrai bonheur! Mis à part les tunnels dans lesquels, de temps à autre, l’un de ces pauvres hères se fait écrabouiller par un cinquante tonnes bulgare au conducteur un peu somnolent (n’imaginez pas une seconde qu’il puisse le faire exprès!) on entre en France sans la moindre difficulté, comme dans une pissotière! Il suffit de partir dans la bonne direction… et vous pouvez compter sur nos amis Ritals pour la leur indiquer, à leurs petits protégés. Il faut dire aussi qu’en ce moment les différents navires européens qui patrouillent en Méditerranée, leur en apportent des milliers tous les jours, faut bien déverser le trop plein, que voulez-vous, pour ça Menton c’est vachement pratique. En ce qui nous concerne c’est différent, hélas, nous buttons sur la mer, sur les accords à la con avec les Anglais et aussi sur notre propre stupidité congénitale de pays des Droidlom, laquelle incite même les Belges à venir de nuit nous refiler en douce de petits paquets de « réfugiés » gentiment ficelés.

Bien sûr ça commence grave à rouspéter. Nous voyons, ça et là, de petites manif visant à refuser les lots de clandestins évacués  de la Jungle calaisienne pour se voir répartis au petit bonheur la chance dans de chouettes patelins de cambrousse aux jolis clochers et aux noms bien de chez nous. Les braves villageois qui ont gagné le gros lot semblent manifestement cacher leur joie derrière de grandes banderoles style « Chez nous on n’en veut pas, allez faire ça plus loin! ». Cependant on voit bien que tout cela manque gravement d’organisation, de coordination et, pour tout dire, d’esprit de solidarité puisqu’on se contente en réalité de gueuler pour sa paroisse tout en se foutant pas mal du sort réservé au bled voisin. On aperçoit bien un début de prise en compte du phénomène de la part du Front National mais les tiédeurs du couple infernal Marine-Philippot laissent peu d’espoir quant à la mise en œuvre prochaine du Pegida à la française (2) qu’il importerait pourtant de mettre sur pied pour profiter d’un début de dynamique manifestement prometteur. Attention, pas un truc méchant contre les immigrés, juste une association de défense pour protéger les populations contre des risques qu’on a déjà vu se réaliser ailleurs et qui à juste titre effraient les braves gens.
M’est avis, en effet, qu’il faut sauter sur l’occasion. Nos bons gouvernants, empêtrés dans leurs contradictions, mettent la pression dans les Préfectures en vue d’accélérer la répartition du stock (comme dirait Tintin) et de plus en plus de pauvres couillons vont se trouver confrontés à l’arrivée des candidats sélectionnés. Entre ceux qui subissent et ceux qui s’attendent à subir d’un jour à l’autre, ça va commencer à faire du monde. Parallèlement la campagne électorale bat son plein, plus que jamais les politicards reniflent l’air du temps et se montrent à l’affut de tout ce qui pourrait d’une manière ou d’une autre contribuer à leur apporter des suffrages ou à leur en faire perdre. Dans ce genre de conjoncture, un grand mouvement national exigeant que les Pouvoirs Publics arrêtent les conneries immigratoires et humanitaristes aurait de bonnes chances de prospérer. Pour peu qu’ils arrivent à faire défiler des foules un tant soit peu conséquentes ça foutrait un tel bordel dans le landerneau démocratique que les choses pourraient commencer à bouger.
Par exemple, au lieu d’expédier les Afghans à Pierrefeu où ils n’ont rien à foutre, on pourrait fort bien les envoyer à Londres où ils veulent à tout prix se rendre; pourquoi continuer à le leur refuser, c’est pas humain, ça! Vous voyez ce que je veux dire… Et s’il faut pour cela s’asseoir sur des accords conclus un peu à la légère à une époque où le problème se posait avec une acuité infiniment moindre, eh bien ne restons pas debout! Et pendant que nous y sommes, affectons donc quelques CRS, éventuellement appuyés par des troufions, à la surveillance des sorties de tunnel routiers et ferroviaires qui débouchent de l’Italie; une telle mesure  ne couterait pas grand chose mais permettrait à la personne dont j’évoquais la situation tout à l’heure de recommencer à vider sa poubelle, d’un point de vue sanitaire il y a tout à gagner. Accessoirement, peut être les voyageurs concernés se sentiraient-ils incités à tenter le coup de l’autre côté, par l’Autriche… ils seraient bien reçus… la Suisse alors? Non mais ça va pas la tête!

Décidément ce Pegida à la Française vaudrait sûrement la peine d’être essayé…
Allez Cazevide, c’est le moment de passer à l’action, répartissez nous donc ces braves gens comme il vous plaira mais vite, et en grand nombre! Et surtout veillez à couvrir largement le territoire, faut intéresser du monde, là, et n’oubliez pas non plus le 8ème. Arrondissement, y a pas de raison! Ah si? Il y en a? Bon alors disons Saint Germain des prés et n’en parlons plus. Juste pour le fun bien sûr…
Et puis, vous savez, ça fait du bien de rêver un peu, de temps en temps…

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Le Tout Puissant, le Miséricordieux etc…
(1) Oui, je sais bien qu’il existe un Pegida-France… mais il n’en fout pas une rame…en cas de  besoin on n’aura qu’à appeler ça Dagepi, ça fait un peu casse-croûte mais ça n’en est que mieux.

Budapest brune!

Sanchez a perdu son fauteuil! Bon je sais c’est débile mais ça m’amuse, que voulez vous, on ne se refait pas… Cela dit, le chef des Socialos Espagnols mis en minorité par les instances de son parti va laisser sa place à une nana, paraît-il mieux disposée que lui à participer à une coalition avec la Droite molle de Rajoy… Mauvaise nouvelle pour ces pauvres Espagnols qui, dépourvus de gouvernement depuis neuf mois, commençaient à se redresser, comme les Belges dans le temps, lesquels ne se sont jamais mieux portés qu’à l’époque de leur interminable crise gouvernementale. La perspective d’une alliance conservateurs-progressistes à la tête de l’État des massacreurs de taureaux laisse penser que ces derniers (pas les bestiaux, les tueurs) ne manqueront pas de replonger et qu’ils auront du mal à s’en remettre pour peu que la plaisanterie dure plus de quelques semaines. Je n’ignore pas que la vérité change selon qu’on se trouve au sud ou au nord des Pyrénées mais les règles de la nature, elles, revêtent un incontournable caractère universel: ainsi quand vous mélangez des socialistes et des centro-droitiers vous obtenez une mélasse au sein de laquelle vous vous retrouvez enfoui jusqu’à perpète, sauf à trouver l’homme providentiel qui vous en dépêtrera aux forceps, l’histoire de la Quatrième République est là pour nous le rappeler… Vous me direz que la Cinquième, désormais, ne se porte guère mieux, j’en conviens mais avec la meilleure constitution du monde vous ne pourrez jamais faire tourner un pays dirigé par des Hollandouille, Vallsounet, Ayrault et autres Cazevide, Le Folle ou Najat Ballot-Velkhacem, j’en oublie mais face à pareille abondance il faut bien en sacrifier un peu.

Néanmoins, que ces braves Espagnols se débrouillent, chacun sa mère comme on disait temporibus illis à Sidi Bel Abbès. Nous autres, en termes de mouscaille, sommes largement servis et les préparatifs de la « Primaire de la Droite et du Centre » ne risquent pas de nous rasséréner. Sarko prend de plus en plus des allures d’homme à abattre, éreinté par les Juges jusque dans ses copinages avec le pauvre Squarcini qui ne s’attendait pas à pareille célébrité… ce qui se conçoit vu qu’en gros le type en a commis, dans le domaine du trafic d’influence, beaucoup moins que l’excellent Cahuzac, (cf.  http://onfoutus.over-blog.fr/article-faudrait-voir-a-tirer-la-chasse-116851756.html ) lequel n’a jamais été inquiété pour ce genre de magouille bien que sa fortune en découlât essentiellement. Il faut dire que les influences de Cahuzac se situent à gauche, on ne va tout de même pas embêter les camarades, au risque de briser des carrières mirobolantes, juste pour de petits arrangements entre Frères, non? M’enfin!
Pour « le Squale », comme paraît il on surnomme l’ex-préfet de choc, les influences se baladent de l’autre côté de l’échiquier politique, la flicaille de droite si vous voyez, bouh caca! Alors pas la peine de prendre des gants, on l’accuse aussi d’avoir surveillé  Ségolène! Espionnage de pintade! Ça va chercher dans les combien, ça? Ah tout de même, vous croyez? Il apparaît donc de bon ton de cogner à bras raccourcis sur Sarko…  Abraracourcix, même, pourrait-on dire, vu que chez Les Républicains UMP on lui reproche, entre autres gravités suprêmes, son farouche attachement à nos ancêtres présumés les Gaulois!
Par ailleurs les media y vont aussi de leurs coups de pieds de l’âne en diffusant notamment des sondages bizarroïdes laissant apparaître la perte de popularité subite de douze points – une paille – qui affecterait tout à coup l’époux de Carla. Et puis on dispense aussi des petits conseils aux Gendegôche, comme quoi rien ne leur interdirait d’aller voter chez l’adversaire, histoire de foutre le souk et accessoirement d’éliminer l’affreux à talonnettes qu’on détesterait tellement voir au second tour face à la Marine… avec à la clé l’option cornélienne qui en découlerait… déjà quand il a fallu voter, en 2002, pour ce brave Chirac, paix à son âme, ils ont dû se pincer le pif entre le pouce et l’index, les pauvres! Alors là je ne vous dis pas! Même avec un masque à gaz ils risqueraient l’asphyxie! Moyennant quoi en vérité je vous le dis : au premier tour de la primaire votez donc Morano (voir https://nouratinbis.wordpress.com/2016/07/31/votez-morano/ ) et au second allez-y carrément pour Sarkozy (s’il l’ont encore laissé en liberté le 27 Novembre prochain) c’est notre seule chance de rigoler un peu au mois d’Avril 2017…voire en Mai…

C’est d’ailleurs très intéressant à observer cette propension de tout ce qui pense comme il faut à tirer sur les vilains pas beaux pleins de mauvaises idées, proférant la haine et la xénophobie. Regardez Trump, voilà l’exemple type du salaud qu’on aimerait tant voir cloué au pilori exposé aux crachats et aux quolibets d’une joyeuse populace venue en pagaille pour lui faire passer le goût de la démocratie. Aujourd’hui on exulte dans toutes les salles de rédaction: non seulement le type a perdu son débat face à la mère Clinton…enfin c’est ce que le monde bien-pensant déclare haut et fort – donc c’est vrai, forcément – mais encore a t-il niqué le fisc! Ça y est, l’affaire est dans le sac, c’est prouvé par A+B et publié par le New-York Times! Alors, hein, quand on vous le disait qu’il y avait du louche et du pas clair dans ses réticences à dégainer la déclaration d’impôts! On le voit mal barré le Donald dans sa course à la Maison Blanche avec un boulet de ce calibre à la cheville. Ça va qu’Hillary (comme une baleine) dans le genre cheval de course on peut faire mieux, cependant, souvenez vous de Chaban-Delmas…oui, enfin, pour ceux qui ont passé la soixantaine ou les rares autres qui ont réussi par miracle à se bricoler une petite culture. Son talon d’Achille, Chaban l’avait trouvé dans sa feuille d’impôts vicieusement communiquée au Canard Enchaîné par un enfoiré des Finances… un pote à Giscard, on pourrait supposer. Sauf que les Amerloques se révèleront sans doute moins superficiels que nous autres Franchouilles, pour peu qu’il y regardent de plus près ils verront bien que le gros rouquemoute s’est morflé une raclée financière dans les années 90, près d’un milliard de perte… Quand vous déduisez un déficit pareil de vos revenus, fussent-ils astronomiques, vous vous retrouvez tranquille pour un moment sur les tiers-provisionnels, croyez moi. Et du coup Donald a pu amortir le choc sur dix-huit ans à raison de cinquante millions par an… rien à signaler, parfaitement régulier et conforme au droit sacré du Trésor Amerloque… Oui mais ça n’empêche pas les folliculaires de gloser, de supposer, de supputer, d’insinuer, d’imaginer…et puis de toute façon il trimballe une sale gueule, un tête d’haineux, il ne raconte que des conneries racistes, xénophobes, il veut construire un mur pour se protéger du Mexique, l’ordure et en plus il veut le faire payer aux pauvres Mexicains! A mort l’horrible, y a pas à chier, c’est sûr: il a fraudé le fisc!

Et vous en avez un autre qui fait contre lui l’unanimité de tout ce qui pense comme il faut en ce bas monde et surtout en Europe Occidentale. Je veux bien entendu parler de Viktor Orban, le gros Hongrois abject qui se permet de consulter les citoyens sur le point de savoir s’ils acceptent ou non de se plier au diktat bruxellois relatif la distribution forcée des soi-disant « réfugiés » entre les différents pays qui constituent ce que, malgré tout, on appelle toujours l’Union Européenne. Encore les intéressés répondraient ils oui, même à une infime majorité comme nous la connûmes pour Maestricht, on voudrait bien laisser pisser. Mais là on s’attend à un non massif, écrasant, à un score de type soviétique!  Dans les 90%!  Surtout que la Gauche, sachant le coup perdu d’avance, n’a pas loupé l’occase d’appeler au boycott en espérant une participation inférieure à 50% ce qui lui permettrait de dénier toute valeur juridique à un scrutin… qui de toute façon en est dépourvu puisqu’il va à l’encontre des ukases de la Commission Européenne. Valable ou pas, le « non » retentissant que ces braves gens vont cracher ce soir sur les élites de l’Union, ne manquera pas de faire du bruit dans un landerneau européen déjà bien affecté par la sortie, officialisée en Mars prochain, de nos petits faux-frères Britanniques. Gert Wilders, qui pour être Hollandais (au sens natif du terme) n’en possède pas moins le sens de la formule, résume parfaitement la situation: « un non hongrois équivaut à un non à Bruxelles ».
Alors je me demande si ce jour, Dimanche 2 Octobre 2016, ne serait pas le commencement de quelque chose. La Hongrie va dire non, les autres membres du Groupe de Visegrad, soit la Pologne, la Slovaquie et la Tchéquie, pourraient bien suivre le mouvement. Sachant que ces pays pèsent ensemble soixante millions d’habitants -grosso-modo autant que la France mais à peu près tous Européens, si vous voyez ce que je veux dire- une telle dissidence ne saurait se voir regardée comme roupie de sansonnet. Tout à côté vous trouverez l’Autriche, laquelle s’apprête à élire un président nauséabond, ce qu’elle avait manqué d’extrême justesse, il y a quelques mois, en raison de petits bricolages électoraux… Voilà qui nous fera un gros étron brunâtre en plein milieu de la belle Europe, dites donc, un vrai cauchemar pour Bobos, gaffe où vous mettez le pied!
Et tous ces puants ont l’intention bien arrêtée de promouvoir « une contre-révolution culturelle en Europe » comme dit Kaczinsky, le Polak, ou bien encore de « défendre la Nation, la tradition, la famille, la religion » selon les propres termes de Viktor Orban… non mais vous vous rendez compte, on croirait entendre Le Maréchal!
Et vous savez ce qu’il a le culot de préconiser, ce sinistre Orban? Eh bien voilà (attention, prenez la bassine sans quoi vous risqueriez de gerber sur le tapis du salon) : « Les migrants il faut les rassembler et les déporter, non pas en Europe mais sur une île, ou en Afrique du Nord éventuellement, et les faire garder par des hommes en armes, comme ça on sera tranquilles et ça leur fera passer l’idée de venir nous envahir »! C’est du lourd dites donc, on en serait presque au retour de la peste brune… allez, disons la Budapest brune et n’en parlons plus…
Je vois la stupeur et la consternation se peindre sur les visages, alors j’arrête, faut abréger les souffrances… observons quand même les résultats du referendum de ces épouvantables Hongrois, c’est du peu au jus.

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN