Covid et châtiment

Ça se souhaite, ça, l’Aïd El Fitr ? Parce que, tout de même, dans un pays tel que le nôtre avec près de vingt millions de Musulmans…pardon? Comment dites vous? Ah, oui, cinq à six millions, oups, pardonnez-moi, j’avais oublié les données officielles, celles pour ne pas foutre la trouille au souchien de base! Alors disons cinq ou six millions hors taxes, avec une grosse-grosse TVA, vous voyez? Bon, et puis zut! Dans ce pays on ne compte pas les gens en fonction de leur confession, ni de leur origine ethnique. Normal, nous sommes tous identiques, liberté, égalité, fraternité, morosité, débilité, insécurité, brutalité (policière, bien sûr), enfin tout ce que vous voudrez mais que vous soyez originaire du Cantal, de la Casamance Orientale ou de Tamanrasset, c’est pareil, y a pas de différence! On pourrait croire, mais non! La preuve, on nous connaît tous par notre numéro de sécu, c’est ça la vraie égalité, l’arme absolue anti-discrimination, treize chiffres plus la clé et vous êtes identifié, pas de risque d’homonymie, sauf à la rigueur entre centenaires et nouveaux nés et, même dans ce cas rarissime, on arrive sans problème à distinguer. Il présente juste un petit défaut assez ennuyeux, il faut bien le dire, ce « numéro national d’identification »: avec les six derniers chiffres on sait précisément où vous êtes né…et là, avec un peu d’astuce on repère si vous êtes d’Aurillac ou de Ouagadagoudougou…mais bon, dès la deuxième génération le problème se trouve résolu de facto…on sait juste que votre Maman vous a mis au monde à Neuilly, ou à Bobigny… Bon, ça reste un marqueur social, comme on dit, mais ça ne dit rien de votre couleur, ni de votre religion…encore que Neuilly…oui, enfin bon, passons…

Revenons à nos moutons (dont ils vont s’empiffrer toute la journée),  je vous disais donc l’Aïd El Fitr, la fin du Ramadan, je sais bien que ça se fête dans la joie, l’allégresse et, le cas échéant, les feux de bagnoles, tirs de mortier et autres caillassages de flics, voire plus si les circonstances s’y prêtent…mais est-ce que ça se souhaite, that is the question… Ben oui, quoi, comme Noël, Pâques, le Jour de l’An, voire le Youm Kipour (non, pas « qui pue », kipour! m’enfin!)? C’est important, vous savez, et pour d’excellentes raisons.
D’abord, une supposition que vous croisiez aujourd’hui votre voisin et pote Mohamed, ou Saïd…  O.K. Béchir si ça peut vous faire plaisir, on s’en fout, ce n’est pas la question! Donc, vous le rencontrez en bas de chez vous et alors que faites vous? De deux choses l’une, première hypothèse, vous lui souhaitez un bon Aïd El Fitr et là vous prenez un risque: ou bien ça se fait et il vous en souhaite autant, ou bien ça ne se fait pas, il croit que vous vous foutez de sa gueule et il vous fout son poing dans la vôtre. Seconde hypothèse, vous ne lui souhaitez rien du tout:  vous vous exposez alors à des représailles équivalentes, bien que diamétralement opposées. Vaut mieux savoir, tout de même, ne trouvez vous pas? Dans le doute, si vous l’apercevez de loin, changez de trottoir, c’est sûrement le plus sage…mais seulement pour leurs fêtes, hein, ne vous méprenez pas, en temps ordinaire pas la peine!
Ensuite, si ça se souhaite, le danger vient du côté affectueux de ce genre de congratulation. Toujours pareil, nous autres Kouffar avons un peu perdu la tradition de Pâques, le gros bisou sur les deux joues qu’on claquait dans le temps à qui mieux-mieux en se félicitant d’une résurrection du Christ qui nous mettait en joie comme si c’était arrivé pour de vrai. Bon, voilà un truc que nous avons un peu oublié; du coup avec le confinement c’est passé comme une lettre à la poste… hou-la-la, non, mauvais exemple, essayez donc un peu d’envoyer du courrier ces temps-ci et vous verrez ce que je veux dire! Donc, on la refait: c’est passé comme un mail sur Yahoo, ou sur Orange.fr, ou sur tout ce que vous voudrez, mais bref, c’est passé, flûte! En plein mois d’Avril, Pâques déchristianisé n’a en rien bouleversé la parfaite ordonnance du plan Présipède-Barabapoux-Véran-Salomon pour niquer le coronavirus.
Oui mais voilà, nos amis Mahométans, eux, ils ne prennent pas leur religion par dessous la djellaba, vous pouvez me faire confiance! Alors supposez qu’ils se souhaitent tous la fête de rupture du jeune, hein? Avec le gros bisou, hein? Et les gestes barrière, alors…hé bien oui, évidemment, ils partent en quenouille! Vous réalisez: cinq ou six millions (plus une bonne douzaine de millions non-règlementaires) de braves Muz qui se bisouillent à bouche-que veux-tu, même en admettant que ça ne se fasse qu’entre personnes du même sexe conformément aux dispositions coraniques-niques-niques, c’est une embrouille à vous faire repartir l’épidémie comme une trainée de poudre! Sachant qu’en plus de ça ils bouffent le couscous avec les doigts et à même la qassriya (1), vous imaginez le sort des gestes-barrière, pas vrai? La deuxième vague assurée à tous les coups et le reconfinement pour tous, sans distinction de confession, d’origine ethnique (non, elle ne te nique pas, justement, c’est contraire aux gestes-barrière!), voire de zone verte ou rouge! Fasse le Ciel, celui d’Allah, hein, n’aggravons pas notre cas, que l’évènement en question se célèbre sans trop d’effusions, ce serait tout de même couillon de repartir pour deux ou trois mois de réclusion. Déjà qu’on est foutu sans rémission possible, ça ne nous arrangerait certes pas les papiers…Mektoub, comme on dit, et même inch Allah, n’ayons pas peur des mots!

D’ailleurs, alors même que le clergé catholique rouvrait, avec un plaisir non dissimulé, toutes les églises de chez nous, le Conseil Français du Culte Musulman, dans sa grande sagesse, décidait de n’en rien faire pour les mosquées. C’est vous dire si ça craint! Au point d’obliger leurs malheureux croyants à s’en aller sur les stades désertés, comme ce matin à Levallois-Perret -un clin d’œil sans doute aux époux Balkany- pour se faire une bonne prière collective, le cul en l’air, tout en respectant les distances de sécurité. Bien sûr l’histoire ne dit pas s’il y eut ou non des rapprochements plus intimes… La probabilité existe, bien sûr, toute personne ayant traversé ces jours derniers des quartiers à forte population musulmane, a bien pu se rendre compte qu’à l’heure de la rupture du jeûne le respect strict des gestes-barrière se trouvait fréquemment mis à mal. Pour ma part, j’en ai fait l’expérience pas plus tard que la semaine dernière! Le coucher du soleil en temps de Ramadan suscite une sorte d’allégresse sociale peu compatible avec la distanciation du même nom, c’est évident. Cela se comprend fort bien, au demeurant, essayez donc de rester sans bouffer depuis le petit matin, vous verrez, sur le coup des dix-neuf heures, si vous pensez encore à marquer le mètre règlementaire au moment de vous carrer un petit en-cas dans le corgnolon!
Encore convient-il d’ajouter que cette année, nos potes les envahisseurs à Coranovirus observèrent majoritairement une notable retenue tout au long du mois sacré -sacré mois- qui vient de s’écouler. Les réjouissances marquèrent une certaine modération qui tranchait souvent avec les joyeuses et bruyantes libations des précédents Ramadans. A l’exception d’une forte minorité de racailles impénitentes qui continuèrent à foutre le souk de toutes les manières possibles, les populations en cause se tinrent, en quelque sorte, à carreau. Eh oui, parce qu’il faut le savoir, l’épidémie de Covid 19 n’est autre qu’une punition d’Allah! Le Tout-Puissant, Miséricordieux à Ses Heures, a considéré qu’il convenait d’envoyer parmi les hommes un bon châtiment bien carabiné, histoire de remettre les pendules à l’heure et de rappeler gourbi et zobi qui est le Patron! Cette sorte d’avertissement sans frais n’incite aucunement à la gaudriole, sachant que les flammes de l’enfer restent toujours présentes à l’esprit du Fidèle conscient et organisé… l’épouvante absolue qu’elles lui inspirent, le tient en immense respect sitôt que le Très-Haut élève un peu la voix.

Ont ils tort, sont ils dans le vrai, je n’aurais pas l’outrecuidance d’en juger. Tout ce que je puis vous dire, à ce jour, c’est que le virus se calme, l’épidémie pourrait bien se trouver désormais derrière nous! C’est le Gouvernement qui le dit, alors, vous pensez…

Acceptons-en tout de même l’augure, ça ne mange pas de pain, Pentecôte arrive et le joli mois de Juin avec; alors profitez-en à bloc, mais faites gaffe tout de même, on ne sait jamais avec les punitions divines!
A Dimanche prochain si tout va bien! Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN
(1) Le grand plat en terre-cuite dans lequel on sert le couscous.

Déconfinés de frais!

Voilà donc une bonne chose de faite, tiens! Déconfinés de frais et déjà prêts à boucler les valoches dans la perspective de vacances dont on ne sait pas trop si elles pourront vraiment avoir lieu… vu qu’on n’est pas du tout certain de ne pas voir débouler la seconde vague tant redoutée par Présipède et ses sbires. Les avis apparaissent vachement partagés à cet égard. Rien d’étonnant puisque tout le monde en parle, plus ou moins doctement selon le niveau de présumée compétence médicale. Sauf que personne n’en sait rien, l’épidémie se caractérisant par sa totale nouveauté et ses errements toujours imprévisibles. Claude Malhuret, lors d’une intervention remarquée au Sénat, soulignait la grotesque im-pertinence des soi-disant experts, ainsi que le « professeur Mélanchon de la faculté de médecine de La Havane, pointant un doigt vengeur sur le Premier Ministre en hurlant: il y aura une deuxième vague! et vous le savez! » Il a mis les rieurs de son côté, Malhuret, parce que c’est vrai, si Le Maire (deux) et Moussa Darmanin avaient touché ne serait-ce que dix balles pour chaque connerie monumentale proférée sur les ondes depuis l’apparition du coronavirus, ils eussent, malgré les largesses irresponsables de Présipède, respecté les doigts dans les nez les critères de Maastricht! Cela dit, qu’on le veuille ou non, il faut bien avancer, pas vrai, et par voie de conséquence on y va carrément! Barbapoux, notre estimé Premier Ministre, nous autorise à envisager de joyeuses vacances -oui mais seulement en France, hein, faut pas déconner!- dès le mois de Juillet prochain. En même temps (comme dit l’autre) les plages se déverrouillent à qui mieux-mieux -oui, mais sans la bronzette, hein, faut pas déconner!- les écoles reprennent toutes plus ou moins du service -oui, mais sans les élèves, hein, faut pas déconner- et, puis…et puis surtout la super nouvelle, les Bars et Restaurants des « zones vertes » pourront rouvrir dès le 2 Juin -oui mais en respectant scrupuleusement la distanciation sociale, hein, faut pas déconner!- et voilà donc notre chère Thérèse enfin libérée de sa pesante inaction: nous allons bientôt retourner Derrière Napoléon! Nom d’une pipe en bois (ben oui, sinon ça ne fait pas partie des gestes-barrière) je ne vous dis pas la teuf, le jour de la reprise, va y avoir de la muflée sauvage dans le coin de la Place Bonaparte, je ne vous fais pas un dessin!
Par ailleurs les signes d’optimisme se multiplient un peu partout. Les Chinetoques lèvent l’obligation de sortir masqué, les Chleus relancent leur championnat de foot de mes deux, les Italiens poursuivent leur déconfinement sans mauvaise surprise et annoncent au son des buccins qu’ils ouvriront leurs frontières cet été aux touristes Européens…Ce qui enquiquine grave Barbapoux et Castapiane , lesquels auront bien du mal à interdire aux Franchouilles de s’en aller musarder quelque peu chez les Macaronis! Donc, on ressent l’impression d’apercevoir le bout du tunnel, c’est encore un peu flou mais ça se précise.
Bien sûr, toute médaille ayant son revers, on commence à reparler des « migrants »! Tiens, c’est vrai ça…qu’étaient ils devenus nos petits amis envahisseurs pendant le confinement? Apparemment ils attendaient patiemment la réouverture du caravansérail européen, bizarre mais après tout…. Seulement voilà qu’on en reparle! Les Ritals vont probablement recommencer à nous les expédier, alors qu’eux même en régularisent un gros paquet pour pouvoir les employer dans l’agriculture qui manque de bras. Salvini n’étant plus aux affaires, on peut craindre le pire de ce côté-là! Sans compter les Grecs, notamment ceux de Lesbos -Lesbiennes, Lesbiens, je vous ai compris!- qui se coltinent plus de vingt-mille « réfugiés » dans un tout petit espace! Sans compter ceux récemment envoyés par le camarade Erdogan rien que pour nous embêter! Tout ça ne devrait pas tarder à nous re-déferler dessus, déconfinement oblige… Et paraît-il que les Espagnols, eux aussi, en auraient stocké plein! Dès que Macrounette aura fini son caca nerveux de fermeture frontalière, dès qu’à nouveau il n’y aura plus de Pyrénées, les arrivées reprendront de plus belles aussi par cette voie. Et, comme dit Présipède, le virus n’ayant pas de passeport, et les intéressés non plus, le franchissement des frontières pourra valablement s’accompagner d’un nouveau potentiel de contamination! Deux calamités pour le prix d’une!
Il convient cependant de nuancer. Le continent africain, à la notable exception du Maghreb, apparaît quasiment exempt de Covid 19. On ne sait pas trop pourquoi mais il en est ainsi… Nos fameux « experts » avancent bien des hypothèses, le fait qu’il s’agisse de populations jeunes et donc moins sujettes à choper la maladie en question, la circulation en ces pays pourris d’une quantité fabuleuses de microbes et de virus en tous genre, propre à immuniser largement les naturels, ou tout connement parce qu’ils ne cherchent pas, là bas, à trier les macchabées par catégories,  bref un ensemble d’hypothèses  absolument rigoureuses mais tout de même pas de nature à expliquer la totale  préservation de nos braves Africains. Alors certains, mais on les a rapidement priés de fermer leurs sales gueules, étaient allés jusqu’à évoquer la chloroquine, ces gens-là en bouffent à tous les repas pour se prémunir contre le palu…ce qui pourrait peut être les protéger du coronavirus… Mais non, bordel, pas question! La chloroquine ça ne marche pas, on se nique la voix à vous le chanter sur tous les tons depuis le début, m’enfin! Quand même, faut les dire comment, les choses? A grands coups de pied dans le fondement, c’est ça? Bon, enfin, ça y est, on leur a expliqué, va savoir comment mais ils ne parleront plus, ces cons; le Savant de Marseille, celui qui ressemble à Buffalo Bill, restera tout seul dans son trou à raconter ses petites niaiseries, il soigne, certes, mais on s’en fout du moment qu’on peut continuer le corona-bizness! Dès qu’on aura trouvé le bon médicament pour faire un max de pognon on le fera savoir…d’ailleurs va falloir drôlement se bouger, d’ici que l’épidémie disparaisse comme elle était venue…tiens, encore les divagations de ce tordu de Raoult! Décidément l’emmerdeur de service! Dieu merci on peut compter sur des pointures genre le Professeur Défraîchi, le boss du Conseil Scientifique de Présipède, là on fait dans le sérieux des affaires, pas dans l’amateurisme fada des buveurs de mominettes!

Mais, plus ennuyeux encore, quelques mal intentionnés au nombre desquels le Professeur Raoult, encore lui, s’interrogent sur le véritable intérêt du confinement. Les Espagnols, par exemple, s’aperçoivent qu’il y a plus de contaminés parmi ceux qui sont restés bien sagement à la maison que chez les malheureux bosseurs de première ligne, les parias du virus, les héros qui n’ont jamais arrêté le boulot. Évidemment personne n’explique mais le fait est là! Alors on aurait foutu l’économie mondiale en l’air, bousillé la machine à croissance, poussé des millions de clampins au chômage, creusé encore plus profond l’astronomique dette de la Répupu, ruiné des palanquées de petits commerçants, compliqué l’existence aux dealers de banlieue, grisonné encore plus la barbouze d’Edouard Philippe, laquelle ressemble désormais à l’arrière-train d’un setter irlandais, arraché brutalement Mohamed et Mamadou aux bras tutélaires de l’Education Nationale! Et tout ça pour rien, pour une illusion, pour pomper sur les Chinois de Wuhan et les Italiens de Codogno, pour satisfaire aux exigences de la Sainte Trouille, pour pouvoir se lâcher enfin sans mesure sur la dépense publique? Nom de Dieu, vous vous rendez compte?
Sans compter le pire! Le pire c’est qu’on donnerait raison, ainsi, aux abominables populistes style Trump et Bolsonaro! Ces infâmes ordures n’ont jamais cessé de proclamer le remède confinement bien pire que le mal Covid 19! Comme dit l’ignoble dictateur  Brésilien « oui, il va y avoir plein de morts et j’en suis désolé, mais si nous arrêtons l’économie, des morts il y en aura encore bien plus, et ça durera beaucoup plus longtemps! » Donald, lui, comme tout professionnel de la démocratie qui se respecte, il voit avant tout se profiler à l’horizon proche de cet Automne, une élection présidentielle à risque. Encore heureux que son adversaire Démocrate Sleepy Joe, comme ils ont surnommé ce plat de nouilles de Baiden, ne fasse pas trop le poids! Toutefois on ne sait jamais, on a déjà le pétrole de schiste qui se pète complètement la gueule, si jamais l’Amérique entrait en grosse récession ça le mettrait en posture délicate Donald! Sans compter que le camarade Barack-Hussein n’arrête pas de lui tailler des croupières, il fait comme tout le monde, Obama, du Trump bashing, sauf que pour le coup il est plutôt mal tombé le dernier président noir, vu que l’autre vieux comique à tignasse lui fout dans les dents un nouveau piège à cons: l’obamagate! En un mot, sitôt Donald élu, son prédécesseur n’a eu de cesse d’utiliser les moyens de l’État pour lui savonner la planche…et comme il semblerait bien qu’il y ait du vrai là dessous, ça pourrait faire mauvais effet; je veux bien que sa personne soit sacrée, à notre cher Prix Nobel de la Paix (armée), toutefois le citoyen amerloque de base, si on lui explique bien, il réagit méchamment à ce genre de plaisanterie…et pour ce qui est d’expliquer, on peut lui faire confiance à Trump, même quand il profère des âneries, il est toujours clair!

Que le coronavirus vous évite soigneusement, bonne semaine à tous et à Dimanche prochain…enfin si tout va bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Libération!

Vous en avez plein, comme par exemple Marcel Grauburle, qui ne se sentent plus de joie tant la perspective du déconfinement leur semble recéler tout un florilège de petits plaisirs retrouvés à l’issue de cinquante-cinq jours de réclusion coronavirussienne. Il faut bien le comprendre, « l’enfer c’est les autres« , comme disait le camarade Sartre, un jour de lucidité sans doute dépourvu d’obnubilation marxiste. Enfin, ça dépend des autres, bien sûr, mais pour l’ami Grauburle, confiné quasiment deux mois en la féroce compagnie de Mémène, c’est carrément la libération, la délivrance, qu’il sent débouler à la suite des dernières déclarations de Barbapoux, notre Premier Ministre toujours fidèle au poste mais nul ne saurait dire jusqu’à quand. Il n’est sûrement pas le seul, notre brave Marcel, quoiqu’à ce point-là ça ne doit pas courir les rues -même si comme expression mal à propos on pourrait difficilement trouver pire- j’en connais plein, comme ça, qui n’attendent que Lundi prochain matin pour s’envoyer en l’air, qui à l’hippodrome, qui chez le coiffeur, qui au magasin de bricolage, qui à la pute, qui en balade à vélo, qui chez son amie de cœur, (dans la mesure, bien entendu, où celle-ci crèche à moins de cent bornes à vol d’oiseau de bon augure), qui, aussi, chez le toubib pour renouer enfin avec leur très chère bobothérapie. Bref, la liberté retrouvée ça fait plaisir à peu près à tout le monde, sauf, j’imagine, à ceux qui chômaient pépères et y avaient pris goût. La perspective de se retaper les levers dans les petits matins merdeux pour s’engouffrer, mal lavé et mal réveillé, dans des transports en commun pleins de crasse et sans doute de virus, avouons-le cela ne saurait enthousiasmer personne. Ou alors des dérangés mentaux…quoique ces derniers, si j’en crois les media, comme occupation ils auraient plutôt les attentats Allahou-Akbar… Et puis, vous en avez aussi qui crèvent de trouille à l’idée de se propulser dans l’inconnu, la périlleuse jungle urbaine où l’on rencontre forcément des porteurs, sains ou pas, de ce Covid 19 dont l’ineffable Salomon nous raconte chaque jour le nombre de macchabées, réanimés ou non, qu’il se trimballe sur la responsabilité…le virus, je veux dire, pas Salomon…quoique…à bien y regarder…Et puis déjà, souvenez vous, rien que la tronche de Présipède le jour où il annonçait solennellement « nous sommes en guerre » il y avait de quoi flanquer une pétoche carabinée à bon nombre des gogos qui l’écoutaient sans se pisser dessus de rigolade!

Mais bon, chacun regarde l’affaire comme il veut, certes, quoiqu’il puisse en être on va déconfiner. Voilà! Qu’on crèche dans la partie verte de la carte ou au contraire en plein dans le rouge, on y va quand même, haut les cœurs! Disons le tout net, l’épidémie a reculé, d’aucuns prétendent même qu’elle serait pratiquement terminée, ce genre de calamité se représente statistiquement par une courbe en cloche -n’y voyez cette fois aucune allusion à M. le Président de la Répupu- laquelle courbe, si vous la comparez à celle de la Chine, démontre que nous ne sommes pas très loin de la rémission. Seuls les prophètes de malheurs tenants d’une « seconde vague », laissent encore planer le doute sur la justification sanitaire du déconfinement.
En revanche, pour ce qui est de la justification économique, l’hésitation n’est pas de mise. Vu l’absolu désastre issu de la parenthèse hallucinante que nous venons de vivre, il importait essentiellement de redémarrer au plus vite et sans trop se poser de question. La France, Môssieur, a des masques… enfin quelques uns, du gel hydroalcoolique… enfin plusieurs litres, et du courage a revendre pour cesser de se creuser la tombe financière! Alors on y va, la République nous appelle (plutôt Présipède, grosso-modo c’est pareil) sachons vaincre ou sachons courir! Justement, on arrête le jogging et on se retrousse les manches ne serait-ce que pour se laver les paluches, car les gestes-barrière avec lesquels on nous siphonne les burnes depuis trois mois, nous préserveront assurément d’une resucée épidémique; seuls les petits nenfants de la maternelle auront du mal à s’y assujettir mais on s’en fout vu qu’ils ne chopent jamais le Covid…enfin on croit… Eh bien alors, plutôt que de les refourguer à l’Education Nationale, nous aurions pu, sans doute, les confier à leurs éventuels grand-parents… oui, bon, mais quand même on n’est pas tout à fait sûr…
D’autant qu’on décompte 25 000 morts surnuméraires entre le 1er. Mars et le 20 Avril (1) et qu’il s’agit essentiellement de vieux, ce qui ne suffira certes pas à résoudre le problème des retraites mais risquerait toutefois de ré-encombrer les hostos, au cas où les intéressés viendraient massivement  à choper le virus. Comme on n’a pas pu contraindre les vioques à rester confinés, tant mieux pour Grauburle et consorts, on ne va tout de même pas les obliger à garder leurs tout-jeunes descendants, ça la foutrait mal! Alors les bambins s’en retourneront à l’école, dès mardi matin, voilà. Ce n’est que justice car le décrochage scolaire tant redouté par Macrounette et ses sbires, les a frappés durement, ces charmants étudiants des crèches et des maternelles, la somme des connaissances leur faisant défaut au bout de deux mois apparaît abyssale… On ne peut tout de même pas décemment déclarer qu’on refile  les merdeux à l’Éducation Nationale pour que Maman puisse retourner bosser! Bien sûr une telle évidence n’échappe à personne, mais à partir du moment où l’on prend systématiquement les braves-gens pour des corniauds… Et puis, que voulez vous, le progrès qui a consisté à coller les mères de famille au boulot au lieu de les laisser s’occuper de l’éducation de leur progéniture, il faut bien qu’il présente, comme toute avancée sociale qui se respecte, quelques menus inconvénients…celle-là en regorge! Alors, comme dit Présipède avec sa formule tarlouzéenne, toutes celles et ceux (c’est à dire, toutes celles et toutes ceux, nous sommes bien d’accord?) qui ont glandouillé à la maison aux frais du chômage en faillite, vont retourner au turbin et fissa! Il l’avait bien annoncé, le petit bonhomme « quoi qu’il en coûte » (il aurait dû dire quoi qu’il vous en coûte, c’eût été plus honnête) seulement, vu l’effet d’aubaine engendré, et que ce couillon n’avait même pas envisagé, il en coûte vachement beaucoup trop, là, on part carrément en quenouille! Plus de la moitié de la population active au chômage et le PIB qui se ratatine comme une vieille pomme non ramassée faute de main d’œuvre immigrée, vous vous rendez compte! Pour un peu et il pourrait bientôt dire adieu à sa prolongation de 2022…déjà là, ça commence à puer grave!
Du coup, histoire sans doute de dissiper toute impression désagréable, ces gens-là ont ils cru bon d’envoyer encore une fois au charbon (n’y voyez aucune allusion déplacée), notre copine Sibête, la porte-conneries du Gouvernemeschoses. Personne n’a prêté le moindre intérêt à ce qu’elle a pu raconter sur BFM-TV, une mesure pour rien! Que voudriez vous, n’est-ce pas, attendre de la personne en question, sinon des sibêthises? En revanche elle a encore trouvé le moyen de faire le buzz, enfin la buse, si vous préférez. Figurez vous qu’elle s’est fait choper clope au bec dans son burlingue, juste avant l’interview! Du coup ils l’ont filmée, ces enfoirés de cameramen! Cependant, à bien y regarder, il s’agissait vraiment d’une cigarette, on aurait pu, bien sûr, craindre le pétard! Mais non, ouf, manifestement pas…la prochaine fois, peut être?  Et puis elle s’est expliquée, la jeune personne, le tabac c’est souverain contre le coronavirus, tout le monde le sait, pas un truc bidon comme la chloroquine du Savant de Marseille, m’enfin! Sibeth, Sibeth si tu continues…

Nous voilà donc rendus à la fin de l’équipée sauvage…qu’allons nous devenir, mes pauvres amis? Moi, je suis anxieux de le savoir car, figurez vous que si tout va bien, c’est Barbapoux qui l’a dit, on va pouvoir rouvrir DERRIERE NAPOLEON  aux alentours du 1er. Juin (non Sibête, pas le premier joint, flûte!)… Pourvu que ça le fasse, dites-donc, il commence à faire soif!
Dans cette attente, veuillez tous agréer mes meilleurs souhaits de bonne décovidisation ainsi que mes plus amicales salutations.
A Dimanche prochain si la seconde vague le permet.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN
(1) Selon l’INSEE par rapport à la moyenne des années précédentes le nombre de décès au cours de la période en cause passe de 85 000 à 110 000.

 

Sous cloche!

Beau trio de baudets! Une merveille ces trois-là, je veux dire l’incroyable Castapiane, notre Ministre de l’Intérieur, pas la peine d’en dire plus, vous mordez le topo, et puis le petit Véran, le ministricule de la santé, gentil garçon, y a pas, mais quant à lui confier la santé des braves-gens en période de pandémie, avouons-le ça fait un peu léger, et pour finir, notre amie Sibête la porte parole celle qui ressemble à une balayette à chiottes après usage et qui profère au moins deux âneries par phrase… Et ces trois-là, hier aprème, nous expliquaient l’état d’urgence, le plan de déconfinement, les mesures pour éviter de relancer le Covid, tout-ça. Moi, mon problème c’est qu’à cette heure là je me trouve généralement vautré sur le canapé à siroter un ou deux cafés, non arrosés, bien sûr, car je ne bois jamais en suisse, c’est un principe! Alors, quand j’ai vu débarquer les trois stooges dans la petite salle à micro de l’Elysée, j’ai décidé d’écouter attentivement parce qu’il y a toujours à apprendre, comme disait Rabelais, fut-ce d’une pantoufle, d’une guédoufle, voire d’une moufle! Ce coup là, grosso modo, on avait le tiercé dans l’ordre! Va te faire foutre, après trois minutes de Véran je pionçais déjà à poings fermés, c’est fou ce qu’il peut se révéler soporifique, ce garçon-là, avec sa tronche de vieil étudiant constipé et son débit monocorde! Rien capté, dites-donc, que dalle, le néant absolu! Même pas pu écouter la balayette, ni la Casta diva, le néant absolu! Une fois les triolistes évacués, BFM-TV s’est rebranchée sur la pub: changement de tonalité et réveil en fanfare! Un peu frustré je me suis rabattu sur internet, lequel m’a fourni l’essentiel des conneries débitées par les clowns gouvernementaux de service. Pas de quoi se taper le derrière par terre mais, toutefois, du concret à peu près concevable… enfin compte tenu des contraintes et des présupposés macronniques avec lesquels il faut bien que ces pauvres buses se débrouillent.

En gros, si j’ai bien saisi le truc, tout devrait repartir dès le 11 Mai prochain, comme une compagnie de perdreaux qui aurait reniflé Médor. Faudra juste se méfier d’un peu tout le monde puisque le premier corniaud assermenté venu va se retrouver verbalisateur potentiel. Moi, je sais ce que c’est que d’être assermenté! Vous vous rendez, en compagnie d’une bande de rigolos du même acabit, dans un prétoire où un vague juge à moitié endormi vous donne lecture d’un texte dont vous captez éventuellement quelques bribes si vous n’êtes pas trop loin. Après quoi on vous remet debout, on vous demande de lever la main droite, vous dites à plus ou moins intelligible voix, « je le jure » et le tour est joué, vous voilà assermenté! Y a plus qu’à aller arroser l’évènement qui vous transcende, vous faisant passer du statut de simple pochetron à celui d’infaillible au dessus du commun des mortels. Partant de là, c’est ce genre de peigne-cul qui pourra vous coller une prune si votre comportement lui semble contraire aux dispositions fumeuses du plan anti-covid. Cela dit, pourquoi pas, vu qu’on ne fait pas d’omelette au lard sans zigouiller le cochon et qu’il s’agit essentiellement d’obliger les usagers des transports en commun à ne pas contaminer leurs petits copains voyageurs en leur postillonnant dans la gueule. Faut pas s’emballer, toutefois, car les métros et même les trains dans lesquels on rencontre des contrôleurs, assermentés par surcroît, vous me les indiquerez, ça me titille la curiosité.
Autre disposition tout à fait digne d’intérêt, le fichier des coronavirussés! Donc, pour faire en sorte qu’on ne se refile pas trop la pistouille entre gens de bonne compagnie, les Médecins se voient investis, moyennant un petit bakchich en plus, du devoir de déclarer les infectés dans une base de données branchée sur les fichiers de la Sécu. Ainsi, des gens, on ne sait pas trop qui d’ailleurs, rechercheront les clampins susceptibles d’avoir fréquenté le malade. Et c’est à ce stade qu’interviendront les « Brigades d’Anges Gardiens »! De quoi s’agit-il? Oui, je comprends, ça vous paraît bizarre, surtout de la part d’une bande de socialos macronnoformes, nourris à la mamelle d’une laïcité légèrement islamisée! Eh bien c’est tout bête, les anges en question s’en iront par les chemins trouver les présumés contaminés et leur coller un écouvillon au fond du tarin afin de les tester. Bien sûr lorsqu’ils vont devoir se trimballer au fin fond des cités de La Courneuve, de Chanteloup les Vignes ou de Villeurbanne, ces malheureux auront parfois du mal à remplir convenablement leur mission, voire à s’en sortir indemnes. L’angélisme des pignoufs qui nous gouvernent se satisfera sans doute d’un pourcentage minimum de pertes sur ses effectifs d’anges gardiens, lorsque ces derniers se verront confrontés aux anges exterminateurs qui hantent les quartchiers sans-cible. Nous voilà donc avec une espèce d’usine à gaz qui devrait cependant fonctionner -c’est mieux que si c’était pire- à condition que nos amis de tous bords qui se masturbent à coups de droits de l’homme, ne viennent y ajouter des conditions à la con, lesquelles risquent de transformer l’usine à gaz en centrale atomique tchernobilesque et de rendre le dispositif complètement absurde…cela ne me surprendrait pas, toutefois…

Parce qu’il l’a dit, le petit Véran, les malades ne seront pas contraints à l’isolement comme l’avait d’abord annoncé Barbapoux, on va faire confiance aux Français, à leur sens des responsabilités, à leurs vertus citoyennes, tout ça… Bon, moi je veux bien mais ça dépend des Français! Par exemple, ceux des cités évoquées ci-dessus, pour le sens civique (poil à la trique) on repassera… Prenez le gentleman qui, pas plus tard qu’avant-hier, proposait à Zemmour de lui coller un doigt dans l’oigne, après lui avoir balancé un énorme mollard peut être bourré de covid 19;  bon, je veux bien qu’il s’agisse d’un cas extrême, toutefois des cas extrêmes de cette espèce il y en a tout de même des centaines de milliers dans ce pays d’andouilles! Pour ce qui est du confinement spontané faudra sans doute aller chercher ailleurs… moi, je serais l’ange gardien en chef, j’éviterais discrétos d’envoyer mes subordonnés en banlieue…
Cela dit, on foutra en quarantaine, enfin en trentaine…ou peut être en quatorzaine, les gens qui arrivent de l’étranger…sur le territoire national ainsi qu’en Corse et dans les départements ultramarins, qu’il a dit, le Ministricule… Alors déjà, on apprend que la Corse n’est pas territoire national, remarquez, on s’en doutait, sauf que cette fois c’est la République qui le dit, et pas n’importe où, à l’Élysée! Bon, pour les départements d’outre-mer, même topo, sauf que c’est plus loin, voilà tout. Mais aussi, cette disposition, j’ai remarqué, a donné lieu à de curieux commentaires parmi les folliculaires en recherche d’idioties à répandre sur les ondes. L’idée était la suivante: va falloir trouver plein de grands locaux pour pouvoir y confiner tous les gens qui vont se bousculer pour venir ou revenir chez nous, surtout ceux qui vont se pointer en bateau! Je n’ai pas capté le nom du connard qui l’a sortie, celle-là, mais c’était forcément une pointure, enfin un abruti qui fait autorité, bref un chroniqueur comme on dit aujourd’hui…à ne pas confondre avec « gros niqueur », c’est pas le même micro qui sert.
Je me disais donc « mais alors ça va recommencer? même en période de pandémie ça ne va pas s’arrêter, cette gabegie invasive? »
Dieu merci, dès ce matin c’est Castapiane qui m’a rassuré! Toutes les frontières resteront fermés…enfin les frontières de l’Espace Schengen… Bon c’est déjà ça, on ne va pas trop s’inquiéter alors, avec les Schleus, les Polaks, les Hollandais et tout le toutim, on ne craint pas trop grand-chose…oui mais les Ritals et les Grecs, alors, vu les stocks qu’il accumulent depuis des mois…oh zut, j’ai bien peur que même avec le coronavirus, nous ne soyons pas vraiment sortis du boxon! Bon, en tout cas le Maghreb, tout ça, ce n’est pas l’Espace Schengen, hein, rassurez moi? Cela dit, au moins une chose est certaine, les Parigots qui se sont défilés au moment du confinement, pour pouvoir rentrer chez eux le 11 Mai, il va falloir qu’ils avancent une sacrée bonne raison, nom de dieu! Parce que dans le cas contraire, on les refoulera comme des malpropres, parole de Castapiane! C’est-y pas un Homme d’État, ça?

Alors voilà, comme disait ce matin même Pruneau Retaillé, le politicard Vendéen de service, il est temps de soulever la cloche sous laquelle Macron a placé la France…certes, il a peut être fait cela Présipède, mais ce sont surtout ses ahuris d’électeurs de  2017 qui ont mis la France sous une cloche, et une belle encore! Et qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un con, comme dit le proverbe…enfin à peu près, quoi…certes on l’entend bien, Présipède! Pour espérer cesser vraiment d’être sous cloche, faudra attendre 2022…et croire un tantinet à Papa Noël!

A Dimanche prochain si Dieu nous prête vie, dernière semaine de confinement, astiquez bien vos masques… et si vous n’en avez pas, numérotez vos abattis!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

Le Troquet-Digital

Elle s’en fout, Thérèse, elle est vieille, bourrée de fric, elle n’a pas besoin de son affaire  pour vivre, certes non…enfin dans l’ordre matériel…en revanche, quelqu’un qui depuis plus d’un demi siècle, sans faillir jamais, ouvrait le bistrot aux petites heures de la matinée pour le refermer à la nuit tombée, le confinement lui pèse, forcément. Qu’est-ce que vous voulez qu’elle foute, la malheureuse, coincée dans son deux pièces cuisine au dessus du bar? Je vous le demande! Alors, du coup, depuis le 17 Mars dernier elle descend comme d’habitude, à 7h30, derrière son rade. Sauf qu’évidemment elle n’ouvre pas, ça fait tout de même une sacrée différence!
Cependant, toujours positive, elle s’est dit, la brave femme qu’il existait peut être à notre époque fabuleuse des moyens électroniques de remédier à ce genre de lacune. Ayant vaguement entendu parler d’apéro-skype, elle s’est imaginé dans sa ford intérieure – comme disait Béru- qu’une issue pourrait sans doute se trouver par là-dessous. A défaut de présence réelle, la réalité virtuelle constituerait peut être un pis-aller acceptable, bien préférable en tout cas au mortel ennui engendré par la vacuité bistrotière, les chaises antiques retournées sur des tables en bois de l’autre siècle, le silence des bouteilles qu’on ne vide plus et la sinistritude de lieux conçus pour la convivialité, désormais aussi mornes et déserts que le cimetière de Trounaze. Thérèse, faute de mieux, s’est donc rabattue sur votre serviteur, téléphoniquement s’entend, afin qu’il l’aidât à mettre au point le Troquet-Digital dénomination que nous trouvâmes en commun, histoire de bien caractériser le truc et de lui conférer une sorte de dynamique siliconevallesque propre à émoustiller la clientèle. Sauf que la moyenne d’âge de cette dernière la rapprocherait plus du télégraphe de Chappe que des dernières évolutions de la hi-tech numérique. Toutefois, comme rien n’interdit l’audace, fût elle un peu à contre-courant de l’état d’esprit dominant, et comme,  de toute façon, seul le résultat comptera, nous nous lançâmes ainsi à corps perdu dans la conception du projet.

Le défi n’était pas mince, vu le taux d’équipement de nos petits camarades en technologies de pointe, j’ai déjà eu l’occasion de vous en parler. Il a donc fallu renoncer immédiatement à passer par les applications de visioconférence, lesquelles, certes, eussent pleinement satisfait aux contraintes de l’apéro virtuel, pour se rabattre sur le seul équipement universellement répandu chez les familiers de chez Thérèse, j’ai nommé le téléphone. On n’aura pas l’image, tant pis, il suffira de bien chiader le son! Nous avons donc posé le problème dans les termes suivants: qu’est-ce qui caractérise le type de réunion que nous pratiquions avant l’arrivée de cette cochonnerie chinetoque? Alors, tout d’abord la conversation! De ce côté pas de problème, le téléphone ça doit le faire, pour ce qui concerne au moins le petit cercle des habitués, on connaît les voix. En conséquence, on parviendra sans problème à distinguer une connerie proférée par Jean Foupallour d’une imbécillité avancée par Marcel Grauburle, cela ne devrait pas offrir la moindre difficulté. Premier problème, résolu! Nous avions déjà progressé. Restait que les réunions de comptoir, produisent un certain nombre de sons caractéristiques indissociables de la conversation et nécessaires à celle-ci, afin qu’elle se développe dans un environnement idoine et engageant. Je veux parler, notamment du glou-glou des boissons que la patronne verse, du chuintement gracieux produit par la machine à fabriquer les demi-pressions du vieux Maurice, du tintinabulement cristallin des glaçons s’entrechoquant dans les verres de pastis, voire du whisky Mac Ron, cher à Maître Jean Trentasseur, de la déflagration joyeuse qui accompagne la mise en perce d’une bonne roteuse…Bref, l’ensemble des bruits d’ambiance si indispensables à l’atmosphère bistrotière des heures d’apéro.
Nous passâmes donc, Thérèse et moi, une grosse demi-journée à essayer les différents bruitages propres à créer l’environnement sonore crédible du Troquet-Digital. Succès complet garanti, Thérèse ayant tous les accessoires à portée de main pour bruiter à la perfection. Pour ma part, lorsque le son me semblait correct, je l’enregistrais scrupuleusement afin de passer au suivant. Je précise, pour bien marquer le caractère professionnel de nos travaux, que ma vieille copine s’est successivement servi quatre demis, trois pastis, un douzaine de verres d’eau à la carafe, deux Mac Ron on the rocks,  sans parler de la bouteille de champagne dont le bouchon sauta, dieu merci, du premier coup en produisant la petite explosion escomptée. La malheureuse se lamentait de gâcher toute cette marchandise… je crois bien, l’ensemble de ces opérations s’effectuant par téléphone et sans image, qu’elle ne put résister à taper au moins dans la roteuse, son élocution biscornue sur la fin du parcours, tendait à le laisser penser. Mais il ne me resta plus, ensuite, qu’à mixer, ce que je fis aussi bien que je pus (mais non, pas « pue », « pus »!) dès le lendemain matin, avec un succès frisant la perfection, qui l’eût cru!

Restait cependant le cœur du sujet, le côté concret des choses, je veux dire la picole, quoi, le principe de base des assemblées autour du zinc. Là, évidemment, gros souci, comment on fait? Car le truc repose bien évidemment sur des verres bien réels, remplis sur le terrain, face à l’ennemi, à découvert et sans aucune possibilité d’équivalent virtuel. Alors nous est venue l’idée du portage à domicile!
Il existe dans le quartier un jeune livreur à vélo, auto-entrepreneur, s’il vous plaît, dont la disponibilité et la célérité font merveille, Moustafa, il s’appelle, c’est vous dire l’intérêt qui s’attache à lui confier des verres d’apéro, ce n’est pas lui qui irait les boire en douce. Nous interrogeâmes donc le professionnel en question sur le point de savoir si la nature  des missions susceptibles de lui être confiées par nos soins, se trouverait en adéquation avec ses compétences livratrices. « Faut voir » répondit-il, « mais j’dis pas non… » Partant de là, ce n’était plus qu’une question de logistique. L’idée qui se fit jour consistait à servir les apéros dans des verres, ensuite obturés grâce à du film de cuisine, marqués chacun au nom et adresse du pochetron destinataire et placés dans un casier compartimenté à l’aide de carton fort, empêchant ainsi toute dérive nuisible à la bonne conservation des boissons. Partant de là, roulez petit bolide, rendez vous fut pris pour le lendemain soir avec le vieux Maurice, Foupallour, Grauburle, Blaise Sanzel et Maître Trentasseur, afin d’expérimenter en grandeur réelle, la validité du concept.

A l’heure dite, sur les choses de 18h30, Moustafa se pointait chez Thérèse, alors que dans le même temps, les participants expérimentateurs, branchaient leur téléphone sur le N° de téléconférence retenu par nos soins. Chacun ayant commandé sa boisson favorite, la patronne servit, filma (ben oui, il paraît qu’on dit comme ça), emballa dûment les conso, et lança le cycliste sur la piste des copains buveurs.
Et figurez vous que le système fonctionna à merveille. Bien sûr il y eût un minimum  d’attente, mais pas trop, car Moustafa à vélo, c’est un peu comme Armstrong (le coureur, pas l’alunisseur) à son époque surcompressée, un météore! Tout se déroula donc comme prévu, avec une conversation certes un peu moins animée qu’à l’habitude. L’accoutumance manquait, bien sûr, mais elle viendrait avec l’expérience…
Après cette première tournée, celle de la patronne, il me revint l’honneur de proposer la deuxième. Normal et prévu au programme, Moustafa se tenant toujours prêt, vélo en main, pour effectuer les livraisons dûment muni de son attestation règlementaire et de ses justificatifs professionnels. Rebelote, si j’ose dire, le jeune homme repartit, livra encore plus vite que la première fois, il connaissait le chemin désormais, et revint au bercail avant même que nous n’ayons liquidé la tournée. Une réussite éclatante!
C’est alors que le vieux Maurice décida de programmer la sienne. Cheminement normal des choses. Le livreur sachant livrer repartit de plus belles muni de son précieux chargement…hélas les choses alors, tournèrent au drame!
Arrivé chez Grauburle, il fut accueilli par Germaine, la mégère conjugale de ce dernier. La daronne, courroucée par les deux premières tournées, ne put en effet supporter la troisième! « Toi le sale raton, fit-elle au malheureux Moustafa, tu vas me foutre ton camp et plus vite que ça, espèce d’abruti à venir casser les burnes aux braves-gens et à l’heure du souper,  en plus! » Et s’étant munie d’un balai de fort lugubre aspect, elle te lui en balança un grand coup en plein dans la boîte à couscous, au point de déséquilibrer le malheureux, lequel se paya, en glissade dorsale, une bonne volée de ces  raides escaliers dont abonde la vieille ville!

…Nous ne revîmes jamais Moustafa, ce qui mit, hélas, un terme prématuré au concept, pourtant génial, du Troquet-Digital. De profundis!
Espérons qu’ils ne tarderont pas trop à déconfiner les bistrots…

Bonne semaine à tous, conservez vous bien attentivement.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

Les vieux et les morts

Voilà tout de même qui commence à bien faire. Pour la variété des sujets vous repasserez! Ça avait commencé doucement, fin Janvier, à cette époque reculée nous n’avions pas la moindre idée des monstruosités qui se préparaient. Février se déroula plutôt paisiblement, les sujets d’actualité nous apportaient des dérivatifs parfois joyeux, notamment les turpitudes du petit Griveaux, épisode fabuleusement désopilant qui nous paraît aujourd’hui tellement lointain qu’il rejoint dans l’inconscient collectif, l’assassinat d’Henri IV,  le sacre de Napoléon 1er. ou, peut être bien, pour ceux qui possèdent un minimum de culture, le franchissement du Rubicon par Jules César (Venez vider vessie, aurait il déclaré à ses compagnons d’arme, les invitant à se soulager avant d’affronter crânement l’inconnu). Bref, la bite à Griveaux c’est désormais de l’histoire ancienne, reléguée dans les méandres les plus obscurs de cerveaux désormais tout entiers mobilisés par les invraisemblables emmerdes découlant de cette saloperie d’épidémie à la mords moi le masque FFP2 (pour les petits vernis qui en ont dégotté)! Il nous avait pourtant débarrassé de Mme. Lévy née Buzin, ce petit coquin, la dame étant partie se faire tailler une jolie veste par des électeurs parigots préférant les vrais socialistes aux ersatz macronnisés. Oui, sauf qu’à la place nous avons récolté Véran, lequel fait ce qu’il peut -on n’est pas des bœufs- tout en démontrant de la manière la plus éclatante qu’il peut peu, le pauvre garçon; à part causer dans les micros on ne voit pas trop à quoi il sert, celui-là. Tout de même, oui, reconnaissons-le, Véran apparaît comme l’instigateur du Conseil Scientifique, cette sorte de comité théodule qui manipule nos gouvernants depuis Mars dernier. Parlons-en du Comité Scientifique, une bande de branquignols présidée par le professeur Défraîchy…enfin un nom comme-ça! Visez le palmarès: avis favorable au maintien des élections suivi dans la foulée du confinement total de tout le pays,  position intransigeante au regard de l’hydroxychloroquine avec le macabre cortège des morts qui en ont sans doute résulté,  proposition ferme et réitérée de continuer sine-die à séquestrer les plus de soixante-cinq ans, j’en passe et des tout aussi gratinées! D’une manière générale on voit bien l’ensemble de la politique à la con inspirée à Macrouille et à sa clique par le professeur en question assorti de sa bande de rigolos. Raoult, on peut en penser ce qu’on veut, cependant dès qu’il a vu à qui il avait affaire il a claqué la porte de ce Conseil croupion. Au revoir et merci, discutez bien, portez vous encore mieux, moi je retourne m’occuper des malades…
Sur le devant de la scène Présipède mène le bal avec une maestria toute particulière dans l’exécution récurrente de la valse hésitation. On voit aussi, de temps en temps, Barbapoux, notre estimé Premier Ministre, dont le rôle éminent consiste à essayer de mettre en musique les partitions dissonantes du Patron en faisant semblant de gérer le truc avec calme et détermination, exploit qu’il tentera encore ce soir…  succès non garanti d’avance. Je vous conseille de l’écouter à 17h30, cela devrait valoir son pesant de gel hydroalcoolique!
En deuxième rideau, vous avez aussi l’ineffable Ministre de l’économie, Le Maire (deux), dit Le Grand Dépendeur d’Andouilles, flanqué du falot Moussa Darmanin, une sorte de Griveaux version pas-vu-pas-pris, le Ministricule des Comptes Publics (les pauvres!). Ce couple indissociable dans le genre Double Patte et Patachon, s’emploie avec application à  recenser les milliards de monnaie de singe qui découlent du fameux « quoi qu’il en coûte » présipédique. Il faut bien dire qu’il ne s’est pas chatouillé longtemps Macrounette, à peine avait-il annoncé l’assignation à résidence de l’entière population qu’il ouvrait déjà tout grand le robinet à déficit! Sa politique, si l’on peut appeler ainsi le déconnage à coulisse auquel nous assistons impuissants depuis deux mois, conduit le pays -déjà en faillite- à une situation d’après-crise dont nous ne nous relèveront plus jamais, c’est l’évidence même. Infoutus d’acheter des masques pour protéger les gens qui continuent à bosser, nous finançons sans limite tous ceux qui voudraient bien mais n’en ont plus le droit! Dans le genre déroute en rase campagne, on enfonce Azincourt, Waterloo, Sedan, Dunkerque et Dien Bien Phu réunis! Il ne nous manque que l’exode pour parfaire le tableau mais, partis comme nous voilà, cela ne saurait tarder selon toute probabilité.

Toujours est-il, pour en revenir, que depuis très précisément le 23 Février, on ne parle pratiquement plus que de cette merderie de virus! La date en question marque l’entrée de l’Italie dans les affres du Covid 19, le début du gros bordel, en somme. Nous n’allions pas tarder à suivre! Dans la foulée, après une grosse quinzaine d’incertitude, une campagne électorale sur-réaliste allait refiler la pistouille à une palanquée de politicards dont certains claquèrent peu de temps après. A partir de ce moment-là, on n’a évoqué qu’un seul et unique sujet: la pandémie! Vous me direz, dès que nous nous sommes tous retrouvés consignés au quartier -comme on disait dans mon jeune temps- cette calamité a bouffé toute la place. Rien d’autre ne comptait plus vraiment que le confinement, ses conséquences fâcheuses pour nos vies de tous les jours et les interventions vespérales de Jérôme Salomon, venant, avec une régularité confondante, nous débiter de sa voix monocorde le compte des pauvres bougres ayant chopé la vérole asiatique et le nombre subséquent de macchabées officiellement homologués covid. Et, tout naturellement, depuis plus d’un mois vous ne pouvez allumer la télé, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, sans vous morfler derechef une bordée de coronavirus à tous les temps et à tous les modes! Je veux bien qu’on navigue dans l’incontournable, mais là, vraiment, ça tendrait à devenir pesant!
A parler franc, ils commencent à nous les casser grave! Tous les corniauds cités plus haut, politicards, scientifiques à la flanc, journalopes manifestement enchantés de cette actualité facile et confortable, sans parler de toute l’armée des « conseillers » de tout poil dont la compétence dérive d’un copinage, souvent de nature fraternelle, avec les patrons de chaînes d’info. On ne parle plus de rien d’autre et c’est tant mieux car il se passe des tas de choses qu’il convient de passer sous silence. On ne nous dit rien de ce qui survient quotidiennement dans nos très chère banlieues, toutes les nuits, un peu partout, se déroulent des évènements sans grand rapport avec la stratégie de confinement présipédique. Rodéos motocyclistes, agressions de flics, incendies volontaires avec caillassage de pompiers, bref, toute la théorie des « incivilités » qui constituent l’entertainment favori des Chances Pour la France. Encore faut-il préciser que le Ramadan ne commencera qu’à la fin de la semaine et c’est à ce moment là que le Coranovirus pourrait bien filer un coup de main à son collègue venu, lui, de Wuhan! L’association des deux fléaux ne devrait pas manquer de nous fragiliser encore. La flicaille n’y suffira pas et l’État Présipédesque dégringolera encore plus bas en attendant de toucher le fond, ce qui ne devrait plus tellement tarder. Après, nous n’aurons plus qu’à creuser!

Ainsi le voilà bien ennuyé, le Présidenticule, vu qu’il sait forcément à quel point nous sommes mal barrés, alors même que c’est lui qui tient la barre. Pour essayer quelque chose, il nous promet donc, avec tout un ensemble plus ou moins cohérent de conditions suspensives, un retour à la normale progressif à compter du 11 Mai…bien qu’il n’ait pas précisé l’année, tout porte à croire qu’il visait le mois prochain. Et contre toute attente, il nous prévoit le retour des petits à l’école, et même à la crèche! Bédame, forcément, si nous voulons que les nanas retournent au taf, il importe de faire garder les mistons par l’Éducation Nationale! Voilà une belle conséquence des conquêtes féministes, faut dare-dare foutre les mioches dans les usines à contagion, sans quoi les petites mamans continueraient à bénéficier d’une indemnisation dont on sait très bien qu’elle ruinera la Sécu, et ce d’autant plus vite que, dans le même temps, cette dernière se brossera de cotisations. Et puis de toute façon, il faut que ça reprenne rapidos, bordel, au train où vont les choses les promesses du coûte que coûte macronnien nous nous les reprendrons en pleine gueule dans le style boomerang soviétique, je ne vous fais pas un dessin!
En conséquence, nous repartirons bien le 11 Mai prochain, c’est certain… pas tous cependant…Certes l’idée de laisser les vieux enfermés  semble avoir fait long feu, mais tout de même… Sous l’impulsion féroce du susnommé professeur Défraîchy, on cherche quelque combine pour essayer de les maintenir assignés à résidence, les croulants, pas qu’ils viennent nous encombrer nos hostos! Tiens, et si on leur faisait signer une décharge? Dans le genre, « ès qualité de vieux con, je reconnais sortir de mon trou à mes risques et périls; en foi de quoi, si je chope le Coronamachin j’accepte qu’on me laisse claquer sans aucun soin, sauf un peu de morphine dans la mesure où il en resterait encore assez« . Vous croyez que je déconne? Mais pas du tout! Ils y ont pensé, les mecs du Conseil Scientifique, ça dénote un état d’esprit… Finalement, ce qui différencie les vieux toujours vivants des macchabées, c’est juste que ces derniers ne votent plus…sauf en Corse, et encore. Vive la Démocratie!
Sans cela, les vieux et les morts présenteraient un intérêt à peu près identique aux yeux des sommités qui nous gouvernent… avec tout de même un gros avantage en faveur des crevés: eux, au moins, ils ne touchent plus la retraite!

Faites bien attention à vous, ça craint un peu faut reconnaître! Rendez-vous Dimanche prochain, si Allah le veut bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

 

Urbi, orbi et confini

Sincèrement, vous me voyez bien content que ce sacré Boris Johnson commence à émerger du gros pétrin où l’avait collé le virus chinetoque. Pour une fois que déboule à la tête d’un pays -et pas n’importe lequel- un homme selon mon cœur, c’est avec regret que je l’aurais vu casser sa pipe avant même que d’avoir pu donner toute la mesure de son talent. Quand je regarde les croûtes que nous nous trimballons, en France, je ne puis m’empêcher de considérer ces salauds de Rosbifs comme de petits vernis qui ne méritent pas forcément leur chance! Non seulement ils possèdent comme chef d’état une archi-vieille indéboulonnable, ce qui les met à l’abri de cette mascarade qui nous conduit, tous les cinq ans, à choisir à grands frais un comique de cirque pour l’installer à l’Élysée, mais encore ils arrivent à se dégotter des premiers ministres à côté desquels le nôtre évoque furieusement un gibbon endimanché. Bon, ça ne marche pas vraiment à tous les coups, nous sommes d’accord, mais considérons tout de même qu’au temps de la mère Thatcher nos premiers ministres se sont successivement appelés Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Jacques Chirac et Michel Rocard! Et encore, elle a loupé d’un cheveu la meilleure de tous les guignols matignoniens, l’inoubliable Edith Cresson, vous souvenez vous? Celle qui n’avait rien à cirer de la Bourse, sinon des…oups, j’allais sortir une incongruité de malotru!
Pour en revenir à mon pote Boris, autant la dame Thatcher précitée laissait énormément  à désirer en ce qui concerne la déconnade, autant lui, dans le genre, il apparaît comme un champion incontesté, au moins dans la catégorie des politicards de haut-vol! Pour moi -après chacun pense ce qu’il veut, naturellement- il s’agit là d’un critère essentiel. Un garçon de ce niveau doté d’un sens de l’humour en béton-armé et qui sait si bien s’en servir survole de très haut les innombrables pignoufs dont les gouvernements du monde entier abondent si profusément, à commencer bien entendu par le nôtre, à tout seigneur tout honneur! Bo Jo, lui, il prend le truc à la blague, plus il déconne et mieux ça passe, au point de se faire mal voir par les rabat-joie, tristes sires et autres pisse-vinaigre du monde entier, ce dont il n’a rigoureusement rien à foutre puisque ses nombreux électeurs l’adorent, sans parler de pointures comme Poutine qui le tiennent en haute estime. En attendant il sait où il va et il y va carrément! Pas la peine de lui prodiguer des conseils éclairés, il fait le boulot, vite et bien…le contraire de qui vous savez, en somme. Et là, après une série de déconnages plus osés que jamais, vu que le type s’amusait à serrer la pince à tous les infectés du coronavirus qui lui tombaient sous la paluche, il avait touché le gros lot et donc failli en crever…mais juste failli! Une nature, je vous dis, un phénomène! Reconnaissons toutefois qu’il y a un mois et demi grand maximum, tout le monde, fût il Premier Ministre de Sa Très Gracieuse Majesté, prenait le virus à la rigolade, il aura juste poussé le bouchon un peu plus loin que les autres, Johnson…pas aussi loin que le pauvre Devedjian, tout de même, sauf qu’avec vingt ans de moins on peut se permettre certaines choses… Je lui souhaite donc un prompt rétablissement, à Boris, ce monde rempli d’idiots jusqu’à la gueule a bien besoin de zigotos de son calibre, même si, comme il se doit, son unique souci sera comme toujours de la jouer perso, pour le Royaume first et dans le cadre d’une solidarité anglo-saxonne qui le rapprochera bien plus du gros Donald de White House que de notre petit Présipède Élyséen…ça se comprend fastoche, non?

Alors oui, tiens, parlons-en un peu tout de même du gros président amerloque, depuis le temps qu’on l’a laissé mariner dans ses emmouscailles d’outre-océan. Pour tout vous dire, notre vieil ami Hank Hulley m’a fait le plaisir d’une petite visite par la grâce de Skype, le machin qui sert à tromper -en l’occurrence trumper- le confinement.
Je m’autorise une petite parenthèse vite fait sur le gaz, juste pour vous dire qu’avec les potes de Derrière Napoléon, l’impossibilité de poursuivre nos réunions clandestines nous à conduits à tenter l’apéroskype…en vain! Entre Grauburle qui a essayé d’y brancher son minitel, Foupallour avec son nokia à clapet, Thérèse, le vieux Maurice ainsi que Blaise Sanzel , parfaitement allergiques à tout ce qui ressemblerait de près ou de loin à un dispositif électronique, je ne vous parle même pas d’Yves Rognes, perdu sans contact possible au creux effroyable des montagnes qui ferment hermétiquement Trounaze au restant de l’humanité; il ne me restait guère plus que Jean Trentasseur, notre avocat socialiste recyclé macronophile avec qui le tête à tête, même par ordinateurs interposés, m’enchante au moins autant qu’une virée à l’Assemblée Nationale un soir de vote budgétaire en fin de session. Nous dûmes en conséquence renoncer. L’ivrognerie amicale y perdra, l’amitié pourra sans problème attendre des jours meilleurs.
Je vous parlais donc de l’ami Hank Hulley et des ses nouvelles missouriennes. « Yes, old frog, we can, comme disait Bamboula, les gens qui claquent, de ce côté-ci de l’Atlantique, c’est surtout les New-Yorkais! C’est bien triste mais, que veux tu, il arrive un moment où il appartient à Dieu de choisir ceux qu’Il souhaite ramener au Bercail Céleste…, pour un sacré paquet d’entre ces malheureux ce serait plutôt le boulot du Diable…enfin, paix à leurs âmes et que la Providence des Démocrates de mes deux les ait en Sa Sainte Garde! Pour le reste, nous ça va, on n’arrête pas la machine à faire du fric, c’est l’essentiel! Y a bien les producteurs de pétrole qui en chient comme soviétiques en goulag… bon, on s’en fout, ça passera comme le reste, l’important c’est de s’accrocher! Nous autres, avec Trump, nous ne craignons pas grand chose, même si le monde entier s’acharne à le faire passer pour un gros bestiau ignare autant qu’abruti, par les temps qui courent mieux vaut cent-mille fois l’avoir, lui, à la tête du pays, plutôt que son prédécesseur…pareil pour votre petit mignon à sa mémère, avec lui vous pouvez dormir rassurés old bastards, si vous vous en sortez vivants ce ne sera pas de sa faute! »
Je vous fais grâce du reste, de la même veine et démontrant abondamment la manière amerloque de faire face à l’épidémie, le contraire de nous, en somme, chacun fait gaffe sous sa responsabilité mais on n’arrête pas l’économie, surtout pas! On abandonne sa part à la maladie en espérant qu’elle choisisse bien les victimes… cet infâme salaud de Hank m’a expliqué qu’elle préférait les Blacks…vous vous rendez compte de la mentalité! Bien sûr, s’il y a moyen d’aller subtiliser quelques masques sur les tarmacs chinetoques, on ne va pas se gêner: America First, bordel, à conditions de les vendre un peu cher, histoire de ne pas en refiler à n’importe qui! Mais en tout cas, on bosse et on attend des jours meilleurs, voilà! Comme je l’ai toujours dit, Hank Hulley c’est avant tout un personnage qui porte son nom à merveille, un Étasunien pur jus, génocidaire d’indiens, entre autres! Tout le contraire du Pape Sud-Amerloque, en somme.

Alors justement, celui-là nous a balancé sa bénédiction urbi et orbi, dans Saint Pierre de Rome vide, à part une douzaine de curetons et son enfant de chœur de cinquante-huit ans venu lui tourner les pages au mépris des distances règlementaires de salubrité publique. L’essentiel du discours aura consisté, sans surprise, à broder sur le coronavirus et ses conséquences fâcheuses, notamment sur les populations des quartchiers, des « réfugiés » (comme l’ami Abdallah, par exemple), les « Migrants », notamment ceux de Lesbos, avec une mention spéciale pour les Européens, sommés de préserver la solidarité entre eux et vis à vis des autres, à bon entendeur salut! Et puis surtout, un chouette prêchi-prêcha en faveur du cessez le feu mondial et pour l’annulation des dettes des pays les plus pauvres…je ne sais pas s’il pensait à la France, en disant ça, mais un petit coup de pouce du Seigneur serait tout de même le bienvenu, avec les montagnes de pognon imaginaire qu’on nous claque en ce moment, ce ne serait pas du luxe!
Pour finir le boulot, il nous a dûment précisé, François, que l’indulgence plénière passait très bien aussi par les ondes hertziennes et par Internet, alors nous voilà rassurés, on se sent mieux tout à coup, pas vrai? Une bonne bénédiction virtuelle urbi et orbi…et confini, bien sûr, et nous voilà repartis gonflés à bloc pour de nouvelles mésaventures!

Joyeuses Pâques! Que la paix soit avec vous et avec votre esprit (pour ceux qui en possèdent un).  A Dimanche prochain si le Pape a fait correctement le taf et qu’ainsi Dieu nous prête vie.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Le curare se fait rare, les c… aussi!

En tout cas, on peut dire ce qu’on veut mais le coronavirus éclipse allégrement tous les sujets qui, naguère, faisaient les choux gras des média dits d’info-continue. A commencer par son petit camarade le Coranovirus dont on voit bien qu’il laisse nos chroniqueurs de l’éphémère totalement froids. Avant l’épidémie, une affaire comme celle de Romans, ex-capitale de la godasse, eût vraisemblablement tenu le haut du pavé ondulatoire pendant au moins quarante-huit heures… aujourd’hui tout juste trente secondes par ci-par là! Ce n’en est que mieux pour nos amis du Gouvernement, lesquels n’ont vraiment pas besoin qu’on leur enfonce le nez dans leur caca immigrationniste, ils ont largement assez d’ennuis comme cela avec toutes les conneries qu’ils accumulent depuis l’apparition du covid. Pourtant, à bien y regarder, moins spectaculaire que son copain chinetoque le coranovirus n’en est pas moins catastrophique. Nous en aurons sans doute fini dans quelques mois au plus tard avec nos emmerdements virologiques, en revanche nous ne somme pas près de nous dépêtrer des conséquences épouvantables que revêt avec une acuité toujours croissante l’invasion de nos contrées par des populations hostiles autant que mal dégrossies.
Regardez donc l’histoire d’Abdallah, ce sympathique réfugié soudanais si bien accueilli par la Répupu, tout comme une chiée de ses compatriotes et autres coreligionnaires débarqués d’Afrique pour se blottir dans les bras de Marianne et profiter de ses largesses socialo-droidelhommistes. Il est donc venu se réfugier chez nous, Abdallah, logé aux frais de la princesse dans ce petit appartement de Romans sur Isère qu’il partageait avec deux potes de chez lui, sans doute clandestins ou en instance de régularisation. Pas très sympa, en tout cas, de remercier les connards qui l’ont si gentiment accueilli en égorgeant les braves gens pendant leurs pauvres emplettes de confinés. Allahou akbar! Voilà tout! Il faut dire qu’il n’en pouvait plus, Abdallah, de vivre au milieu de tous ces mécréants. Il l’a écrit, ça, et il fallait absolument qu’il fasse quelque chose de bien pour punir cette bande de salauds qui n’en a rien à foutre ni de Dieu, ni de son Prophète. Et qu’est-ce qu’on peut faire de bien, quand on est un bon musulman vivant au milieu des Kouffar gibiers d’enfer islamiste? Ben oui, en zigouiller le plus possible, conformément aux prescriptions de la Religion! Normal, logique et incontestable!
Alors, me direz vous, mais la reconnaissance, qu’en fait-il, ce gentil réfugié? Et je vous répondrai que la reconnaissance il n’en a rien à branler, vu que s’il se trimballe en terre de conquête c’est juste et exclusivement par la volonté d’Allah! D’ailleurs si ça se trouve c’est bien d’une Mission Divine qu’il se trouvait investi, par le fait, et il lui appartenait en conséquence de se comporter conformément à celle-ci. Vous n’allez tout de même pas vous imaginer, chiens d’infidèles, que ces personnes issues de l’immigration islamiste pourraient gober les sornettes et les calembredaines véhiculées par l’Occident impie. Allah, seul est grand et tout le reste n’est que pipi de chat et roupie de sansonnet. En foi de quoi, lorsqu’on voit des salopards vautrés dans la négation de tout ce qu’il y a de saint, on les élimine sans état d’âme comme s’il s’agissait du germe malfaisant d’une épidémie mortelle.
Bien entendu, les crimes d’Abdallah non plus que ceux de ses prédécesseurs, dont la longue liste laisse de marbre nos bons samaritains républicouilles tenants inconditionnels de l’immigration débridée, ne changeront rigoureusement rien à nos habitudes généreuses d’accueil des porteurs malsains du coranovirus. Depuis quarante ans, au bas mot, que les moins aveugles d’entre nous tirent la sonnette d’alarme, on comprend bien qu’ils auraient tout autant intérêt à souffler dans un violon (comme quoi j’essaie d’éviter autant que possible la grossièreté gratuite) on ne les entendrait ni plus ni moins.
Alors, vous savez, cette affaire de virus ne manque pas d’inspirer les stratèges, dans les milieux islamistes. L’Occident affaibli et obnubilé par l’explosion imprévue de l’épidémie, découvre son flanc, c’est le moment d’attaquer, à l’évidence! Déjà l’État Islamique diffuse des vidéos pour appeler ses « combattants » à semer le chaos chez nous, les premiers effets en sont perceptibles dans les prisons, où les taulards attaquent les matons au cri d’Allahou akbar! Les réseaux islamistes se réorganisent, les mosquées profitent de l’occasion covid 19 pour lancer leurs appels à la prière par haut-parleur, personne ne viendra leur en faire reproche et seule la mère Le Pen, vox clamans in deserto,  ouvre sa gueule pour condamner -symboliquement- le fait.
Et dans le même temps les autorités compétentes donnent pour consigne aux patrouilles de banlieue, les pauvres flics qu’on envoie à l’abattoir dans les « quartchiers », d' »agir avec discernement« , ô qu’en termes galants ces choses-là sont mises… En bon français: foutez leur une paix royale, nous avons d’autres chats à fouetter! Et il est vrai que le feu couve sous la cendre…les affaires vont plutôt mal pour nos amis droguistes, le marché subit les contrecoups du virus. On a beau mettre en place des systèmes de drive, voire de click and collect les ventes se font plus rares, le client se montre prudent, surtout pas se faire gauler, et, bien entendu, la livraison à domicile ne reste envisageable que grâce aux copains livreurs de profession dans les boîtes qui ont pignon sur rue, ça limite les possibilités tout de même. Donc ça va plutôt mal et les observateurs des cités sans cible craignent désormais une explosion des banlieues dans le genre de celle de 2005, en plus gratiné sans doute. La Répupu apparaît tellement affaiblie et les Forcedelordres tellement fourbues, harassées et dégoûtées, sans parler de la surveillance des resquilleurs du confinement, qu’on a du souci à se faire sur leur capacité à réprimer une éventuelle grosse révolte. Voilà pourquoi on laisse pisser le mérinos de banlieue. Pas de contrôle des attestations sur l’honneur…rien que l’idée fait déjà rigoler à s’en inonder le sarouel…du coup la vie continue sans entrave et les conséquences se font déjà sentir…le neuf-trois enregistre en deux semaines une surmortalité de soixante-trois pour cent, un record absolu! Bon, nous attendrons les évènements, comme toujours, sans les prévenir, juste en évitant de jeter de l’huile sur le feu, de toute façon, sauf à posséder une bonne paire de c… , il n’y a pas grand chose d’autre à faire.

Voilà, sur le front du coranovirus, bien sûr, ce n’est pas la joie…pour ce qui concerne le coronavirus, en revanche, le grand chef Salomon entrevoit une lueur d’espoir. Ce n’est pas que je me méfie du jugement de Salomon, à Dieu ne plaise, cependant je ne voudrais pas non plus verser dans un optimisme béat. Tant que les populations restent bien sagement confinées -hormis les peuplades banlieusardes, bien sûr- la circulation du virus ralentit, évidemment. Sauf que là, depuis quelques jours il y a du mou dans la corde à nœuds, on voit de plus en plus de monde dehors, ça remue, ça veut prendre le soleil, tout ça…et ça voudrait même partir en vacances! Non mais! Alors c’est là qu’intervient notre vieux camarade le préfet Lallement, vous savez, celui qui porte si bien la casquette à feuilles de chêne trop grosse pour sa tronche d’avorton enrhumé. Il ne le leur a pas envoyé dire, aux petits rigolos contrôlés sur le périph avec femme, gosses et bagages plein la bagnole!  « C’est les types comme vous qu’on retrouve en réanimation à faire suer les pauvres personnels de soins et à nous bouffer l’oxygène et le curare qui se fait rare ». Mâche pas ses mots, le Préfet Lallement…sauf que là, il eût été mieux inspiré de fermer sa gueule! Je ne vous dis pas le scandale, tout le monde lui est tombé dessus à bras raccourcis, comme quoi il insultait tous les malheureux, grièvement frappés du virus, qui mènent par l’entremise de leur machine à respirer un combat héroïque contre la mort! A commencer par les professionnels de santé, lesquels paient un si lourd tribut au fléau chinetoque! Oh la vache, d’accord il n’a jamais voulu dire ça, le Préfet de Police, juste il entendait remonter les bretelles aux tricheurs candidats à l’évasion, en fait on lui cherche une querelle d’allemand, enfin de Lallement si vous préférez, mais en attendant il a fallu qu’il s’excuse platement et publiquement, ce couillon! Un vrai bonheur, le pourfendeur des Gilets-Jaunes qui se prend les pieds dans le tapis du covid 19! J’ai bien rigolé je vous l’avoue, rien qu’à voir sa tronche…faut se contenter de ce qui vient, par ces temps de disette, on aura sans doute de meilleures occases dans deux ou trois mois…si Dieu nous prête vie…

Alors, passez une bonne semaine, sainte autant que confinée, rendez vous à Pâques, on fêtera sobrement!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

 

Les bienfaits du Covid

Vivement le Tour! Oui, certes, mais alors le Tour à huis-clos…ben quoi, je ne déconne pas, je vous jure, c’est la Madame Ministre des Sports qui l’a annoncé, alors, hein? Les ministres de Présipède, en effet, ils n’en laissent jamais passer une! Moi, je le vois bien le Tour de France à huis-clos! Elle ne manque pas d’esprit d’à propos, Roxana Ma-racine-est-à-nu, personne n’y avait pensé avant elle…il suffira de coller une double rangée de barbelés tout le long du parcours de 3500 bornes et de mobiliser douze compagnies de CRS pour surveiller les braves couillons qui tenteront quand même de jeter un coup d’œil…circulez, y a rien à voir! Sinon, on pourrait envisager le Tour-télétravail, chaque coureur chez lui, sur son home-trainer connecté, ça peut marcher, vous savez, tenez, par exemple moi qui vous cause, tous les jours depuis le début du confinement je me tape une heure de vélo sans bouger d’un millimètre…bien sûr j’aurais beaucoup de mal à aligner quatre ou cinq heures d’affilée, mais les coureurs c’est leur métier! Quant à la dame Roxana Ma-racine etc…elle n’a pas l’air beaucoup plus futée que ses collègues du Ministère Barbapoux… mais elle nage plus vite, c’est déjà ça! Donc le Tour à huis-clos, voilà, fallait la faire. Juste un petit détail susceptible d’en dire long, le Tour de France est prévu pour le 27 Juin prochain…on y sera toujours, alors, si l’on en croit dame Roxana, laquelle, même si elle ne brille pas par des capacités intellectuelles supérieures à la moyenne des ex-socialos recyclés Macrouille, dispose probablement de quelques informations… ce qui tendrait à corroborer l’idée que nous ne sommes pas sortis du boxon!

Cela dit, Barbapoux notre bien estimé Premier Ministre, au cours d’une mémorable séance de « pédagogie » -le coronavirus expliqué aux citoyens infantilisés- nous a prolongé le confinement de deux semaines dont il souligne qu’elles se révèleront plus dures que les deux précédentes, celles que nous venons de vivre…enfin pour ceux qui s’en sortent vivants, bien entendu. Ce n’est pas le cas de ce pauvre Devedjian. Disons tout de suite que la perte sera supportée sans trop de difficultés par la Nation, voire même par les Hauts de Seine, là n’est pas la question. En revanche voilà qui commence à puer grave. Un garçon de soixante-quinze ans, certes, mais en pleine forme apparente, qui passe l’arme à gauche dans les deux jours de son admission à l’hosto, ça donne un peu à réfléchir, tout de même. Bien sûr le pauvre homme apparaît comme une victime directe de la campagne électorale, du serrement de paluche et de la bise bien chaleureuse qui constituent les gestes de base des grands moments démocratiques, cependant la promptitude et l’efficacité du camarade Covid quand il s’en prend au septuagénaire moyen, laissent peu de place à l’optimisme. Restons bien sagement à la maison, ne voyons plus personne et attendons paisiblement des jours meilleurs, fussent ils reportés après le Tour de France à huis-clos…seul le ravitaillement doit demeurer notre préoccupation première… Finalement, il a raison Présipède, on se croirait vraiment en temps de guerre, ou quelque chose comme-ça.
C’est d’ailleurs le propre des Présidents de la Répupu que de se présenter comme  généraux en chef, qu’il s’agisse de lutter contre le Coranovirus ou bien contre le  coronavirus. Dans le premier cas nous eûmes cette  chère vieille crapule de Sarko sus à la Libye Kadhafienne, et un peu plus tard le camarade Hollandouille grand chef de guerre. Désormais c’est au petit Présipède d’essayer de sa la jouer martiale avec les moyens du bord. On l’a bien vu à propos de l’hôpital militaire de campagne, tordant! Après un premier discours où il nous fit miroiter à grandes envolées lyriques le dispositif en question, solution imparable à l’épidémie Mulhouséenne, il nous en a balancé un second, la semaine dernière, sur site, devant les tentes kaki de nos belles forces armées hospitalières! Et là nous avons vu le chef, le généralissime en plein combat sans merci  contre la bébête qu’on voit pas! Chapeau bas devant le montage, tout de même! Son hosto de campagne c’est trente lits de réanimation… pour donner une idée, l’ami Barbapoux déclarait hier soir qu’on passerait de cinq-mille lits aujourd’hui à quatorze-mille d’ici peu…On mesure bien tout l’intérêt stratégique des trente plumards militaires installés de bric et de broc sur le parking de l’hôpital de Mulhouse!

Cela dit, la période regorge de points d’intérêt, de petits détails qui en disent long sur la nature humaine, singulièrement la franchouille. Par exemple, tenez, la CGT qui appelle à la grève des services publics, idée géniale par les temps qui courent, on avait oublié que ces gens là pouvaient se révéler presque aussi nocifs que des virus chinetoques! Dieu merci ils nous le rappellent fort à propos, c’était nécessaire car on commençait à les oublier, ces salopards-là! Dans le même ordre d’idée vous avez les Communistes, alors eux, ils exigent la gratuité des transports en commun! Pas idiot du tout, comme idée, vu que le métro et le bus constituent des procédés de contamination super-efficaces, on conçoit tout l’avantage qu’il y aurait à en faciliter l’accès! Toujours aussi abrutis, ces marxistes, rien ne saurait les faire évoluer!
Cependant, la plus belle de toutes restera tout de même l’affaire de l’hydroxychloroquine, un cas d’école. Vous avez un grand prof de Marseille qui constate  l’efficacité sur le coronavirus d’un médicament vieux comme Jean-Claude Gaudin; il fait des essais, ça marche, et logiquement il conseille de le prescrire aux patients atteints de cette saloperie… Malheur! Le type n’étant pas du sérail scientifique parigot et, par surcroît, ressemblant à Buffalo Bill, tous les grands pontes, ceux qui depuis au moins quarante ans n’ont plus vu de près un seul malade, lui tombent dessus à bras raccourcis! Pas question de prescrire ce truc avant de l’avoir testé conformément aux protocoles en vigueur, on verra ça dans deux ou trois mois si la procédure se déroule tout bien comme il faut. En attendant les braves-gens crèvent… rien de grave, c’est beaucoup trop dangereux de prendre un médicament que des milliards de zigotos ont bouffé pendant des décennies pour contrer le palu, faut vraiment tout expérimenter dans les règles de l’art! Ben oui, Messieurs les sommités médicales, bien sûr, les malades qui prendraient de la chloroquine risqueraient de guérir, vous vous rendez compte! Ainsi, par exemple, Estrosi, bravant l’interdit, en a bouffé pendant six jours, aujourd’hui on l’a vu frais comme un gardon, ho Niçois qui mal y pense! En revanche le regretté Devedjian, lui, il a correctement respecté les directives pontificales…
Il faut bien dire aussi que ce serait ballot de ne pas mettre à profit une aussi belle occase de régler pour un moment la question des retraites! Le Coronavirus, si on ne lui met pas de bâtons dans les roues, il va facilement nous liquider un bon million de vieux cons, parti comme le voilà! Surtout qu’on a clairement précisé que les plus de septante balais on les laissait crever, c’est tout à fait limpide et bien spécifié! Ça nous prédit entre un et deux milliards d’économie, ça… et vous voudriez qu’on passe à côté d’une opportunité de ce calibre? Sans compter qu’on dégagerait ainsi plein de places dans les EHPAD, une véritable bénédiction du ciel, ce virus!

Et puis, je ne vous explique pas, pour finir, comme c’est chouette le confinement! Plus personne dans la rue, pas de gilets-jaunes, pas de manifs, rien, juste des racailles, des dealers et des migrants en vadrouille, ça on s’en fout, on a l’habitude, on les laisse vaquer à leurs occupations, voilà tout. Mais pour le reste, quelle paix, quelle tranquillité, quel calme! N’importe l’endroit où porte le regard on se croirait dans un cimetière… remarquez, au fond c’est peut être juste une vision prospective, on y va tout droit…
Quant à la pureté de l’air, une merveille, un bonheur absolu, le paradis terrestre! Quasiment plus de bagnoles, ni d’avions, oubliée la pollution, c’est Greta Thunberg qui doit être contente…tiens d’ailleurs quand j’y pense, elle a un côté diabolique cette enfant, si vous la regardez bien… si ça se trouve le Coronavirus c’est elle! Oh la vache, vous vous rendez compte, ils vont vraiment lui coller le Prix Nobel, j’en mettrais mes c…je veux dire ma main à couper!

Bonne semaine à tous et à Dimanche prochain… si Greta le veut bien!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Le pays des droits de l’homme et du virus

Comme dit la camarade Sibeth, si bien nommée dans l’ordre phonétique, « je vous vois venir avec vos gros sabots racistes! Oui, le marché de Barbès, les quartiers sans-cible qui ne respectent rien, même pas le confinement, inutile d’en rajouter, on a compris, on voit où vous voulez en venir, hein, ça va encore être la faute aux négros et aux bougnoules, pas vrai? Ben non, on ne marche pas dans la combine, nous autres minorités visibles et futures majorités encore plus visibles! C’est qui, hein, qui fait du jogging en bord de Seine? M’enfin bande de sales fachos, c’est tout de même pas ni Mohamed, ni Mamadou, sacré nom de Bousoubimbalala (1)! » .
Nous devons à la vérité, ainsi qu’au politiquement-correct (surtout), de reconnaître qu’elle voit juste, la dame Sibête, l’approximative observance des règles prophylactiques édictées par le duo Présipède-Castapiane n’apparaît pas comme l’apanage exclusif des Chances-Pour-la-France, les habitants des beaux quartiers aussi, ont tenté le coup. Nombre de Bobos, notamment, se sont risqués hors des limites autorisées, histoire d’essayer de jouir encore d’une liberté qui leur est d’autant plus chère qu’elle ne leur avait jusqu’ici rien coûté. Toutefois, dès lors qu’il s’est morflé une réprimande de flic, voire, dans les cas extrêmes, une amende à 135 €, il s’écrase mollement, le Bobo, il fonce illico dans son gourbi à quinze mille balles le mètre carré et il s’y confine sans autre forme de procès.
C’est ce qui fait la différence avec les « Jeunes » des quartchiers. Pour ces derniers il n’y a pas de confinement qui tienne, d’abord ce n’est pas dans le Coran et en plus ça nuit gravement aux affaires. Comment voulez-vous, en effet, maintenir florissant un commerce qui empêcherait la clientèle de s’approvisionner et les livreurs de livrer, hein, je vous le demande? Et puis, raison majeure, les Kouffar, les Céfrans, les faces-de-craie et la France en général, eh bien vous ne savez pas? On les emmerde, on les compisse, on les conchie, on les enc… bref leurs règles à la con, coronavirus ou pas, on s’en bat les testicules…voilà! Alors, le pauvre couillon de flic qui s’avise de les prier -avec tout le « respect » dû aux jeunes-gens issus de l’immigration…et parfois même y suent des pieds- de bien vouloir se confiner comme tout le monde, se ramasse au mieux des mollards en pleine gueule, au pire une volée de cailloux. Certains poulets rapportent même avoir reçu des quintes de toux à bout portant de la part de vecteurs putatifs du Covid 19. Par exemple, ce malheureux fonctionnaire, dépourvu de masque, bien sûr, qui intervenait pour faire cesser un méchoui monstre, organisé pour fêter Lailat al Miraj, célébration du jour fameux où le Prophète s’empara de la grande échelle des pompiers  (à caillasser en priorité) pour monter au Ciel afin d’y rencontrer Adam, Jésus, Moïse et, bien sûr, Allah, cela va de soi. Adoncques, notre intrépide petit agent, après les sommations d’usage, crut bon de commencer à prendre les identités afin de verbaliser en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés. Crachats et postillons n’étant pas venus à bout de son abnégation professionnelle, le lynchage intervint alors. Cela décida notre héros à se replier dare-dare  auprès de ses collègues, lesquels firent aussitôt retraite sur les chapeaux de roue.
Quoi qu’il en soit, le contrôle des territoires en cause apparaît en toute hypothèse voué à l’échec. Les chouffes veillent au grain et préviennent leurs potes de toute arrivée étrangère à la Cité. Soit les contrevenants disparaissent aussitôt, soit les arrivants morflent toute une bordée d’objets divers balancés depuis les toitures. Ainsi le virus pourra-t-il prospérer en toute sécurité dans ces places fortes de l’Islam de France. Si au moins, faute de confiner les habitants, nous confinions carrément les quartiers…ce serait parfaitement conforme à la loi, n’est-ce pas, ne pas s’éloigner de son lieu de vie… Donc on leur fout la paix à l’intérieur et on leur interdit de sortir, faudra juste bloquer les issues… Ne rêvons pas trop, nous somme en démocratie hexagonale et sous Présipède, en plus, aucune chance de voir la question ainsi résolue!

Maintenant, je vais vous dire le fond de ma pensée. Cette pandémie bizarre autant qu’inattendue aura servi au moins à révéler à quel point nous sommes des nazes, nous autres Européens, et singulièrement nous autres franchouilles. On commence par prendre le truc quasiment à la rigolade en voyant les Chinetoques se défoncer le baigneur à construire des hôpitaux en quarante-huit heures, à interdire au populo de sortir de chez soi, sous peine de poursuites communistes (ça craint) et à expliquer comme quoi c’est la faute aux chauves-souris et à cette saleté de pangolin. Donc, pendant ce temps là, on se marre et on ne fait rien. Et puis, au bout d’un mois, voilà-t-y pas le coronavirus qui débarque en Europe…oui mais un cas par ci, un cas par là, importés, en plus, pas d’inquiétude. Donc, on rigole un tout petit peu moins mais on ne fait toujours rien. Ensuite, ex-abrupto c’est en Italie qu’on commence à voir surgir l’épidémie….bon d’accord, mais juste dans un petit coin de la Lombardie, aussitôt coupé du monde par des carabinieri postés aux issues de la ville concernée, Codogno pour ne pas la nommer, un trou, l’endroit où le Bon Dieu a perdu ses chaussettes comme disait un vieux copain à moi. Alors, nous on cesse de rire, parce qu’on n’est quand même pas des sauvages…mais comme ça n’a pas l’air bien méchant, on continue à ne rien faire du tout! Evidemment, pas question de fermer la frontière, vu que c’est Le Pen et Ciotti qui le demandent, sales fachos-réacs, et on ne la fermera jamais car, formule macronnesque s’il en fut jamais « le virus n’a pas de passeport »…vous comprenez, un sans-papiers, un réfugié dirais-je, et vous voudriez le bloquer à l’entrée du pays des Droidlom, bande de salauds! Et nous voilà donc devenus par dessus le marché le pays des droits du virus, ça nous manquait, pas vrai?
Bref, je vous la fais courte, il a fallu que les Ritals ainsi que les Espanches commencent à tomber comme des mouches et qu’en même temps, un congrès de tordus évangélistes crée un cluster à Mulhouse, tandis que dans l’Oise l’infection importée par avion de Chine se mettait à flamber comme une trainée de poudre, pour se décider à réagir un tant soit peu. Fermeture des écoles, dans un premier temps, puis tout de suite après des bistrots…et au bout de deux jours, vu la progression géométrique de l’épidémie, confinement de la population dans la joyeuse impréparation du n’importe quoi organisé à la va comme je te pousse!
On nous dispense de masque, vu qu’on n’en a  même pas pour les toubibs et les infirmiers de première ligne et on évite de tester les gens, vu que des tests on en possède  très peu et qu’en plus ils sont made in France…très lents et pas sûrs du tout. Il aura fallu une déclaration du Directeur de l’Organisation Mondiale de la Santé expliquant l’absolue nécessité du port du masque, pour que notre petit ministre successeur de feu Mme. Lévy née Buzin, morte aux pluches parisiennes, se décide à commander un quart de milliards de ces équipements de protection. Nous les aurons…un peu tard mais nous les aurons…pareil pour les tests, nous les recevrons à la fin de l’épidémie: comme dit à peu près le jeune Véran « on testera les survivants »!
Ajoutons à cela les aspects économiques et financiers d’une affaire qui ressemble de plus en plus à l’écroulement total, celui dont on se relève un jour ou l’autre mais jamais indemne, nous obtenons alors le tableau le plus saisissant de notre fabuleuse impéritie. Macrouille qui nous balance des « quoi qu’il en coûte » à tire-larigot et l’autre grand dépendeur d’andouilles de ministre de l’économie qui fait les comptes et prend peur « bon, ok, restez à la maison, d’accord, mais allez tout de même bosser sans quoi on est foutu »! Comme qui dirait un hiatus, non? La main droite qui se gratte le pétrus et la main gauche qui s’en lave les pognes!

Accablé des malheurs où le destin nous range, je vais les déplorer, comme disait ce vieux con de Don Diègue, bonne continuation à vous tous, autant que possible, dans notre beau pays vérolé  des droits de l’homme et du virus!
A la semaine prochaine si Dieu nous prête vie…

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Divinité protectrice et tutélaire des peuplades de Casamance du sud