Plan Q

Qu’est-ce qu’on a rigolé, cette semaine! Entre Macrotintin en Amérique et retour de Borlepinard -je veux dire loo- nous fumes gâtés, comblés, rassasiés de tout ce que les media se révèlent capables de balancer sur le marché de la connerie ambiante, lorsque des évènements aussi spectaculaires que dépourvus d’intérêt véritable viennent agrémenter le quotidien des folliculaires en quête de matière-première.
Bien sûr, la descente de Présipède accompagné de sa vénérable épouse dans le monde enchanté des époux Trump, représente un hymalaya auquel on ne saurait comparer la petite excroissance borlootesque avec son « plan banlieue » à la mords moi le litron. Toutefois, en termes de coût, il peut toujours s’aligner notre petit Jupiter avec son grand avion de la Répupu. Il va nous en coller pour un énorme paquet de milliards, l’autre vieux pochetron avec ses allures de clodo des années cinquante! Comme dit Rachida, « après avoir lamentablement échoué à électrifier l’Afrique, le voilà maintenant qui veut sauver les quartiers à coups de poncifs éculés nourris à l’argent du contribuable« . Sa mesure phare, au débris valenciennois, ça consiste à créer une école nationale d’administration spéciale pour Mohamed et Mamadou, vous voyez, un peu comme l’autre rigolo de feu-Coingcoing  quand il dirigeait Science-Pot et y admettait, sous les acclamations de la foule bien-pensante en délire, quelques petits banlieusards en capacité miraculeuse de lire et d’écrire à peu près correctement. Borchose, lui, il enclenche la vitesse supérieure, la surmultipliée comme on disait du temps de mon paternel, il crée carrément l’ENARABE (Ecole Nationale Adaptée aux Rebeuh Avancés et Blacks d’Elite)! Avec une invention de ce calibre c’est le passage assuré à la postérité! L’idée consiste à faire de ces jeunes élèves judicieusement sélectionnés au cœur de nos cités sans-cible, les hauts-fonctionnaires de demain…voilà qui promet un bel avenir à l’Administration de la République ainsi qu’au commerce des stupéfiants en périphérie. Et à côté de ce chef d’œuvre d’imagination avinée, le vieux schpountz énumère une série de combines à pétrole allant de la création d’un fonds pour la rénovation urbaine à la gratuité des cantines scolaires en passant par la mise en place d’une « cour d’équité territoriale » et tout un fatras de coûteuses bisounourseries du même tonneau rappelant à s’y méprendre le « Plan de Cohésion Sociale » que ce rigolo, alors ministre sous Chirac, avait présenté en 2004 avec déjà un nombre respectable de milliards  à la clé. Vu le succès éclatant de ses élucubrations de l’époque, il apparaissait logique de lui refiler à nouveau le carnet de chèques afin qu’il nous en colle encore une bonne giclée…Que voulez vous, au pays des Franc-Macrons, la Fraternité ne doit en aucun cas craindre la gabegie…
Quoi qu’il puisse en être, on notera la quasi-concomitance dudit Plan Borloo, avec la publication du « Manifeste contre le Nouvel Antisémitisme » signé par tout un tas de gens très considérables, tels que Sarko, Vallsounet, Raffarinette, Delanochose et même Cazevide. Juste une coïncidence, bien entendu, sauf que cela concerne la même clientèle des Cités et qu’il ne s’agit rien moins que de « frapper d’obsolescence les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des Juifs, des Chrétiens et des Incroyants« ! Que ces hurluberlus se permettent de déclarer caduque la parole d’Allah, voilà qui apparaît déjà assez fort de café et les plus hautes autorités de l’Islam n’ont pas manqué de crier au scandale abominable, en même temps qu’à la sacro-sainte stigmatisation des Muz. Mais, en revanche, que l’auteur du Plan Banlieue sus-évoqué s’abstienne de consacrer le moindre paragraphe, le plus minuscule alinéa, la plus dérisoire petite ligne, à l’épineuse question génocidaire soulevée par tous ses potes à trois points ou presque, voilà qui ne me semble pas très sympa! Il aurait pu au moins prévoir un petit quelque chose, Jean-Loulou, une mesure a deux ou trois-cents millions, un rien, histoire d’assurer le coup et de contrer un tant soit peu la broncha provoquée chez tout ce qui pense comme il faut par « l’Appel des 300 »! Donc, non seulement il les laisse couler à pic sans même leur refiler un verre d’eau, mais encore, et c’est bien le plus grave, il se permet d’ignorer superbement la persécution infligée aux Israélites des banlieues… pour un plan du même nom ça constitue une sacrée lacune, ne trouvez vous pas?

En plus sexy, quoique provisoirement moins coûteux …voire… nous eûmes donc droit à la visite du couple Macron à la Maison Blanche. Un morceau d’anthologie, une pure merveille, un vrai bonheur! On en avait vu des visites d’état, des grandioses, des plus décontractées, des rébarbatives, des primesautières, des guindées, des moroses, des exécrables, des chaleureuses et même des avec godasses à la main, comme au temps de Krouchtchev…mais comme celle-ci, jamais! Une grande première, un truc impossible à reproduire dans quelque circonstance que ça se trouve; même le Walt Disney de l’immédiat après-guerre n’y serait jamais parvenu!
Hank Hulley soi même n’en revenait pas: « Fuck you, old frog! Fabuleux votre petit bonhomme avec sa gentille maman! T’as vu comment il a apprivoisé le Donald, dis-donc? Incroyable, vraiment potes les deux zombies, copains comme cochons, pas croyable! Après, bon, faut faire la part des choses, ils y ont tous les deux intérêt à faire bien voir leurs affinités électives, mais tout de même c’est sincère, ça se voit. Et pour fermer leurs sales gueules à tous ces bastards du politiquement correct, il ne pouvait pas trouver mieux que votre Macrounette: l’ami idéal! Un type que toute la mediasphère mondiale porte aux nues pour cause de bien-pensance, jeune et tout à fait comme il faut, éclairée par les Lumières de ce con de Rousseau et autres fucking leftists de l’époque encyclopédiste pré-révolutionnaire franchouille, qui se préparait sans le savoir à sombrer dans le chaos mortifère des gigantesques conneries républicaines! Un concentré de tout ça, votre joli garçon parfait sous tout rapport. En plus il s’exprime le plus souvent non pas dans votre patois, comme ceux d’avant avec leur air con et leur accent merdeux, mais comme tout le monde, quoi, dans la Langue. Du coup on le comprend bien et, même si on se fout un peu des conneries qu’il raconte, ça fait toujours plaisir à New York et sur les rives du Potomac…ailleurs pas trop, faut dire, vu que la France mes compatriotes les plus évolués savent à peine où ça se trouve…du côté de Monaco pour ceux qui suivent un minimum, voilà tout. Cela dit, aucune importance, on en retient surtout qu’il a un good fellow parmi les chefs d’état les mieux considérés, le gros rouquemoute et c’est ce qui compte. Il ne lui reste plus qu’à s’en aller à Panmunjon claquer la bise au petit magot lance-missiles et son blason se trouvera complètement redoré. Il peut carrément se permettre de faire un peu la gueule à la grosse Angela, tout le monde s’en tape vu que la mémère, dans le genre glamour elle navigue à peu près au niveau d’une cuvette de chiotte nigeriane. Etant donné que de nos jours seules les images comptent, la rampe de lancement est en place; pour les élections de midterm, dans six mois, on aura une idée de l’effet produit, sachant que, pour ce qui relève des choses sérieuses tout va au poil, le bizness n’a jamais aussi bien marché depuis feu-Reagan! C’est ça l’essentiel, n’oublie pas… »
Et il a tout à fait raison, ce cher Hank, aux USA les affaires restent le socle intangible de la politique. La démocratie amerloque, protestante et pragmatique, regarde en premier lieu le fond de son porte-monnaie. Pour nous c’est différent vu que nous persistons à élire des mecs capables, entre autres, de demander des rapports sur la banlieue à l’espèce de vieil ivrogne ci-dessus évoqué. Mais comme les plus cons de tous les gauchiards du pays s’obstinent à servir la soupe à Présipède en le faisant passer pour un sale facho libéral et dictatorial, l’avenir lui est assuré, Gauche molle et Droite rosée continueront à voter comme un seul homme pour ce charmant garçon. On se le farcira jusqu’en 2027, peut être n’en verrai-je pas la fin, charmante perspective!

Restons-en là pour aujourd’hui, l’optimisme ce sera pour une autre fois.
Bonne semaine à tous et sincères salutations.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

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Miracle de l’Amour

Nom d’une pipe, comme dirait Tarik Ramadan, vous avez vu Petit Caudillo? Le mec a décidé un retour aux sources, dites donc, il brigue la Mairie de Barcelone, rien que ça! Et alors, hein? Vous y trouvez à redire vous? C’est son pays après tout! Né à Barcelone il n’a quitté la Catalogne qu’à l’âge de vingt ans ce brave Manolo, et s’il est vrai qu’on n’emporte pas la patrie à la semelle de ses godasses, comme disait Danton juste avant de perdre le ciboulot, on peut tout  de même y laisser une paire de pantoufles, on ne sait jamais, pour plus tard. Et donc, notre ex-premier ministre à coups de menton, se sentirait prêt, désormais, à pantoufler dans la municipale catalane, en tout cas le Parti Ciudadanos, une espèce de Répupu en Marche à l’espagnole, lui aurait proposé le deal. Et donc, ça le branche notre matador de grande banlieue, au point d’en faire tout un fromage médiatique!
En même temps, pour causer comme Présipède, son nouveau patron, ce dernier le néglige un peu, le laisse croupir dans son fauteuil de député quasi-anonyme et même ferait en sorte, vicieusement, que lui soit refusée toute faculté de briller si peu que ce fût, au firmament de la Répupu Franchouille. Alors comment se sortir d’un tel mauvais pas? Quand le monarque vous colle en disgrâce, il ne vous reste plus que deux solutions, soit vous disparaissez dans votre province et y attendez des jours meilleurs qui probablement ne viendront jamais, soit vous foutez le camp à l’étranger histoire d’y trouver des conditions plus propices à votre épanouissement. C’est en tout cas ainsi que l’on procédait sous Louis XIV… et notre actuel souverain, si vous voulez, il ne lui manque que la perruque, le goût des femmes et la grandeur, pour le reste ça foisonne de points communs. Alors, notre cher ami Vallsounet, sa logique personnelle le conduit forcément à trouver, sinon un point de chute dans sa mère patrie d’outre-Pyrénées, au moins des combines pour faire parler de lui comme au bon vieux temps où il réprimait les Manifs Pour Tous et exigeait du Conseil d’État qu’il interdît à Dieudonné M’Bala (bis) d’exprimer en public une pensée politiquement incorrecte et scandaleusement contraire à la doxa.
Sans compter l’amour! Oui parce qu’il a succombé à Cupidon, le sympathique Manuel! Un coup de foudre! Je me disais bien, depuis quelques temps « tiens, un bouc! »…mais non,  enfin, il faut toujours que vous preniez les choses en mauvaise part! Je ne le traite pas de gros dégoûtant malpropre autant que salace, voyons, je ne me permettrais pas, vous pensez, un has been de ce calibre, tout de même! Non, je disais « un bouc » parce que, vous l’aurez peut être remarqué, depuis deux-trois mois il porte la petite barbe ainsi communément nommée. Et quand un type de cinquante-six balais se met à changer de look, vous pouvez tout de suite chercher la gonzesse…je l’ai trouvée, il s’agit d’Olivia, une petite députée macronnifique d’à peine quarante printemps! Pas dur à découvrir car le mec, s’étant fait choper par un paparazzi en train de rouler une galoche éperdue à ladite parlementaire, a préféré tout de suite appeler Paris-Match pour officialiser la relation au regard de la sphère médiatique…et puis quatre petits sous espagnols, comme disaient les Pieds-Noirs, c’est toujours bon à ramasser. Du coup l’idylle devient tout ce qu’il y a de plus régulière et les fouille-merde de Voici, Closer et autres gros succès de presse peuvent retourner au pistage de Latiatia, Mamy-Rock et consorts. Très épris de la belle, le Barcelonais a donc balancé sa compagne violoncelliste comme un kleenex usagé et file désormais le parfait amour avec la susdite Républicaine en Marche… et même en ordre de marche si je m’en réfère au peu que j’ai pu en voir. Décidément, les travées majoritaires du Palais Bourbon regorgent de super-pétroleuses (voir Les cuisses démocratiques) je ne sais pas qui a présidé aux investitures, vu qu’encore une fois, le big-boss ce n’est pas sa cup of tea, mais le type n’a pas dû s’embêter…enfin moi ce que j’en dis, hein, cela ne nous regarde pas et puis faisons gaffe, ces choses là ne semblent plus très bonnes à dire, voire à simplement suggérer, la Correctionnelle n’étant jamais bien loin, sauf pour les voyous, bien entendu.
En tout cas, on le sent sur un petit nuage, l’homme au bouc, vous savez ce que c’est, pas vrai, quand on est amoureux et que ça fonctionne l’univers s’offre sur un coussin doré, il suffit de le saisir. Seulement, manque de pot, avec ce gros obstacle présidentiel en travers de la route, pas moyen de jouer les cadors pour en mettre plein les carreaux à la nana. Quel dommage tout de même, un homme qui promettait tellement (voir ici) et qui ensuite tint le destin de la Répupu entre ses petites mimines au temps où, Premier Ministre de la France, il barrait tant bien que mal le vaisseau Hollandien et parfois devait en catastrophe monter à la dunette pour tirer l’amiral du pétrin grotesque où il s’était fourré (voir ). Le malheur voulut que les choses tournassent carrément à la catastrophe et que le petit Macrouille, qu’il n’avait pas vraiment vu venir, ramasse le tronçon du glaive -comme disait Gros Pif un certain 18 Juin- et empoche la mise avec l’air roublard de celui qui vient de niquer tous les copains à sec et sans vaseline. Vallsounet, lui, piteux et confus, n’avait plus qu’à se pointer la casquette à la main devant son ex-subordonné…on connaît la suite. Alors pour éblouir Olivia il lui reste quoi, à Manuel la Cerise? Ben oui, l’Espagne, ses châteaux, ses castagnettes, ses corridas interdites en Catalogne, et les aspirations à l’indépendance de cette dernière! Du coup, il monte au créneau le Caudillo: il n’en veut pas lui, de ces conneries, un pays c’est un pays, bordel, ça ne se découpe pas en tranches, comme du sauciflard! Et le voilà prêt à y aller, portant fièrement en bandoulière sa vieille écharpe tricolore d’ex-Chef du Gouvernement Franchouille! D’accord ça fait bizarre, un peu comme si le mec faisait le grand écart au dessus des Pyrénées, on voit mal, par exemple, des types comme Michel Debré ou Pierre Messmer, s’en aller chercher fortune l’un en Israël, l’autre du côté de Berlin, mais il faut bien s’y faire, les temps ont changé, il n’y a plus de Pyrénées, pour le coup c’est certain. Il n’y a même plus de Méditerranée, c’est tout dire, à telle enseigne qu’il ne faudrait pas s’étonner, dans quelques années, de voir un Premier Ministre prénommé Mohamed s’en retourner en Algérie afin d’y occuper un fromage super-clinquant au sommet de l’État FLN . Avec tous les double-nationaux qui abondent si joliment par chez nous, la pratique pourrait bien un jour ou l’autre se généraliser, rien de surprenant, après tout. Ce qui nous fait donc apparaître Manolo le Catalan, comme un véritable précurseur et, peut être,  le premier maillon d’une chaîne qui ferait si bel effet, au pied de la Répupu, avec un gros boulet au bout…  Éloïse et Abélard, Roméo et Juliette, Arthur et Zoé, Manuel et Olivia…. miracle de l’Amour, c’est bien lui, toujours, qui mène le monde!

Que la semaine prochaine vous soit favorable, surtout si vous avez un train à prendre!
Amitiés généralisées.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Les Franc-Macrons

-« Beaucoup plaire je, nouveau petit président à vous! Catholique bien comme faut, non pareil peigne-culs gaucho-maçons pas francs comme habitude, garçon bonne famille chrétienne, veut remettre Église et État amis comme avant République socialiste, temps de Gaulle, quand Chef Gros-Pif et mémère à lui, assistaient Sainte-Messe tout Dimanche ».
Sacré Eusèbe, va! comme dirait Monseigneur Lemarlou (voir ce chef d’oeuvre), n’empêche il revient de temps en temps nous saluer, le Père Tuszduku, il n’oublie pas les amis, ce bon prêtre polak. De passage dans le coin, le temps de remplir ses devoirs dominicaux et il rappliquait au bistrot, avec sa vieille BMW et son légendaire pull jacquard, un look d’enfer qui ne contrevient en rien à son amour inconditionnel du Bon Dieu. D’ailleurs il a continué un moment à nous entartiner sur Macrounette, un vrai coup de foudre, je vous jure!
-« Petit Macron, aime beaucoup Dieu vrai, non copain exotique à Mahomet, lui au moins! Ça importance terrible dans époque de merde maintenant on vit. Parler beaucoup avec Evêques, plus sympa qu’aller lécher cul à imams cradingues pas polis, pas charité, pas amour prochain, haine seulement pour infidèles, belle saloperie! Notre Seigneur pas aimer du tout mais Le Père a inventé pour raisons personnelles… va savoir! Volonté non comprend commun mortels… mais emmerdant grave quand même, grosse tuile  pour bons Catholiques, danger et bordel pas possible venir! »
Un qui se trouve bien emmerdé c’est Jean Trentasseur. Lui, évidemment, quelqu’un qui chante les louanges de Présipède ça le branche forcément, vu sa dévotion au personnage laquelle s’étend même à son whisky désormais favori, le Mac Ron! En revanche, son côté Grand-Orient et ses convictions laïcardes souffrent mal l’assimilation de son cher Manu à la France-Fille-Aînée-de-l’Église et des Frères-Camarades à la mouvance gauchiarde la plus nocive. Pour lui, si Macrouille s’en va cirer les pompes à l’Épiscopat c’est juste pour baiser les Catholiques, et en canard si possible. Cela dit, compte tenu de la conjoncture et ayant bien pesé le pour, sans oublier le contre, il décide de lever son verre au Président de la Répupu, ce qui entraîne, de la part de notre ecclésiastique polonais un vigoureux et tonitruant  » Magroune vive! » avec le cul-sec qui s’impose en pareil cas…s’agissant d’un demi encore bien plein fallait le faire, et le rot qui suivit fit, un instant, craindre à Thérèse la survenue d’un de ces orages de grêle qui dévastèrent si bien nos contrées la semaine passée.
Le vieux Maurice, lui, avant qu’il lève son verre au profit d’un politicard, il s’écoulera sans doute l’éternité plus quelques siècles histoire d’arrondir. En revanche, une chose l’intrigue dans le discours du Père Tuszduku:
-« Dites-donc, Eusebiusz, si j’ai bien compris votre remarque, vous avez l’air de raconter qu’entre Jésus Christ et son Paternel, y aurait désaccord sur les question d’immigration, de diversité enrichissante, tout ça…vous déconnez ou quoi? »
-« Je jamais plaisanter sur Dogme, savoir vous? fait l’aumônier en attaquant le pastaga commandé pour l’aider à digérer sa bière, je sûr de rien mais connais bien Sainte Trinité, un seul Dieu en trois personnes, et très bien aussi Jésus, vient souvent au moment quand je dors. Et Jésus pas du tout pote avec Muz, me le chuchote des fois à l’oreille, mauvaise invention, lui me dire…alors si invention, forcément celle du Père, pas possible autrement! Et avec l’âge avez vous, Maurice, vous sais que jamais entre père et fils entente parfaite peut régner, même si grand amour, toujours celui-ci trouve trucs à critiquer chez celui-là, par exemple immigration de ouf, Christ capte que dalle, vous comprends? »
-« Ho, merde, intervient Foupallour, mais alors comment vous expliquez que le Pape y fait rien qu’à soutenir les Mahométans? Y serait d’accord avec le Bon Dieu mais pas avec Son Chiare? Putain, la vache, ça doit pas lui être fastoche tous les jours à ce pauvre homme… En même temps c’est vrai qu’avec sa situation faut bien prendre parti, qu’est-ce que vous voulez, si ça se trouve il a préféré se mettre bien avec le Big Boss, Francesco, faut comprendre…

« Les choses eussent pu continuer ainsi pendant des heures, style « Controverse de Valladolid » pour ivrognes dominicaux, sans l’intervention fort opportune de Grauburle, lequel brandissant le journal, décide unilatéralement de modifier l’orientation de la conversation.
-« Au fait, z’avez vu, les amibes, le coup de l’interview? On cause que de ça, dites donc, le pote Macrounette qui s’en va discuter le bout de gras avec les deux orphelines, là, Bourdin et Plénel, La Bourde et Edwy le terrible! Moi le premier j’aime bien, le matin sur sa radio y fait causer les gens comme vous et moi… Enfin, souvent c’est Mohamed ou Béchir, mais pas seulement, vous avez même des Marcel -comme ma pomme- qui viennent sortir ce qu’ils pensent; bon c’est vrai que souvent ils se font engueuler comme quoi ils pensent mal…logique, faudrait pas qu’il laisse raconter n’importe quoi aux Franchouilles de souche, le mec, il risquerait de perdre sa licence d’interviewer, pour sûr!
« Par contre, l’autre, le moustachu à poil noirci, ça serait plutôt une belle cochonnerie, à ce qu’on dit! Tenez, même Valls, le Petit Caudillo passé de mode -et passé à la Répupu qui marche, par la même occase- et bien il a déclaré comme ça que s’il avait été d’extrême droite dans sa jeunesse, Edwy, au lieu de trotskyste acharné, on n’en entendrait même plus parler. Pourquoi? Ben oui, vu qu’en 73 il écrivait dans un journal de merde tout le bien qu’il pensait des Palestiniens assassins des athlètes d’Israël à Munich! Content il était le mec, y chantait comme ça:
La Palestine est occupée,
Les couilles sionistes on va couper,
Yé-Yé les Feddayin
Si, si, je vous assure! Comme il dit Vallsounet, on lui passe bien des choses à Plénel… Bon, c’est pas qu’il ait découvert l’Amérique, Manolo, on le sait tout ça, mais c’est le fait qu’il le dise, quoi, on sent qu’il est vraiment sorti du truc, alors il commence à déballer ce qu’il pense vraiment… ça va pas l’aider, évidemment, mais au point où il en est rendu…
-« Ne dites donc pas d’âneries, Marcel, intervient Maître Trentasseur, le camarade Valls fait un peu son purgatoire, vous savez -comme quoi il ne suffit pas d’émarger à une Loge tout en possédant la carte de LREM, soit dit en passant- il convient de rappeler sa manière un peu cavalière de traiter Emmanuel Macron lorsque ce dernier tenait Bercy. Tout ça parce que, Premier Ministre, l’ami Manuel faisait un peu d’autoritarisme mal placé…le manque de chance, quoi..et puis un peu aussi l’absence de pif politique, un autre eût décelé tout le potentiel du jeune homme, et se fût bien gardé de le vexer, il n’aime pas cela du tout, vous savez, notre Président… Nous le verrons ce soir, face à ces deux fauves médiatiques… »
-« Moi je verrai rien du tout, rétorque aussi sec Marcel Grauburle! Franchement je préfère encore m’attaquer aux mots croisés du baveux, eux au moins ils sont tordus au possible mais ils ne cherchent pas à m’entuber! »
-« Pareil pour moi assure Jeannot Foupallour -à part les mots croisés vu que j’y ai jamais rien compris- mais là, aller écouter ce merdeux avec le coup des retraites qui baissent, les trains qui s’arrêtent un jour sur deux, les bombardements en Syrie avec notre pognon pour écrabouiller l’ennemi de nos pires ennemis, Notre Dame des Bandes qu’on va attaquer quand ça sert plus à rien, et tout le reste? Non mais il rêve, le zigomar, il s’imagine faire l’audimat de BFMacron avec ses conneries? Je vous le laisse volontiers votre petit Présipède, faites en bon usage, Maître, et revenez si le pays vous plaît! »

Heureusement la présence apaisante du Père Tuszduku, a-t-elle a cet instant permis de clôturer sans plus de dispute, cet apéro dominical. Sur ce genre de coup il sait y faire le prêtre « vous pas engueuler pour question politique, Démocratie fabriquée comme ça, personne peut rien…pareil Pologne vous savoir, sauf que là bas Union Soviétique a fait beaucoup comprendre choses…maintenant Polonais moins facile niquer qu’Occidental! Hongrie aussi, d’ailleurs, mais Orban encore plus mal vu…chez vous, non chez lui! Election dans fauteuil sous hurlements affolés Bien-Pensance Européenne! S’en foutre et nous autres aussi, pas vrai? Bonne santé! »
Alors tout le monde lève son verre et parle d’autre chose, même notre illustre Trantasseur, le Franc-Macron de service. Comme quoi la République a encore quelque chose à tirer d’un rapprochement avec l’Église…

Bonne semaine et amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

Vive le Président Mao!

On ne le dit pas, naturellement, mais on sent bien que ça vient. De petites choses, comme ça, l’air de rien, qui nous titillent la vessie à souvenirs et qui refilent des idées aux amateurs de commémorations grotesques. Les signes avant-coureurs ne trompent pas: déjà vous avez des sondages tout à fait pertinents, comme à l’habitude, dont l’enseignement essentiel consiste en la prise de conscience publique du caractère éminemment « de droite » du gouvernement Barbapoux…enfin je veux dire Macrounette, vous m’aurez compris. Contre toute attente et en dépit des apparences, Présipède et ses sbires se retrouvent désormais, dans l’esprit des Franchouilles sondés, bien au delà du centre de l’échiquier politique, dans une zone ou l’on commence à repérer des extrémistes « fachos » du calibre d’Ali Jupette, Dodo Bussereau, voire Cricri Estrozizi, le motodidacte, ou bien encore ce brave Borloo, dont la santé, fort ébranlée par une consommation invétérée de boissons non aqueuses, l’écarte toutefois depuis pas mal de temps de ces plateaux-télé où il florissait si brillamment naguère. Macrouille désormais classé à droite en dépit d’éléments quelque peu contradictoires (voir ici), il ne reste plus qu’à réunir un certain nombre d’éléments de nature à planter convenablement le décor, ou, plus exactement, la chie-en-lit.
D’abord, bien sûr, noblesse oblige, les Universités. Coup de bol, ces dernières possèdent désormais une bonne raison de se mettre en mode gros-bordel-estudiantin; figurez vous que nos actuels gouvernants prétendent remplacer l’égalitaire tirage au sort par une sélection sur la foi des résultats…oui, oui, je dis bien « résultats »! Vous vous rendez compte! Une provocation caractérisée, un acte de guerre…et en tout cas la manifestation très claire d’un fascisme gouvernemental auprès duquel ceux des Mussolini, Franco et autres Pinochet, ressemblent à une doucereuse copie des démocraties scandinaves. Les estimables gauchiards qui manipulent la partie traditionnellement « progressiste » des potaches de l’Enseignement dit Supérieur, n’avaient plus qu’à brandir l’étendard, foulé aux pieds, des valeurs-de-gauche (en gros celles de la Répupu, Liberté, Fraternité et, au dessus de tout le reste, Égalité) et c’était parti pour les occupation d’amphis, les Assemblées Générales pour déclamer toutes les âneries susceptibles de passer par la tronche obscurcie d’un petit con endoctriné, et, bien entendu, la réaction infâme d’extrême-droite attaquant, avec sa brutalité bestiale, la noble Insurrection des Facultés en lutte. De ce côté-là, pas de problème, les choses se mettent en place et tout sera prêt en temps et en heure. Les premiers examens se trouveront dûment perturbés, sinon empêchés, ce qui ne devrait poser aucun problème si l’on écoute les merdeux-grévistes, lesquels revendiquent l’attribution d’une note identique pour tous, dix sur vingt en l’occurrence… comme il se doit pour une action fondée sur la « Justice Sociale », laquelle considère que tout un chacun a droit à tout et n’importe quoi, pareil que les copains, y a pas de raison! Et c’est là que le Gouvernement de Manu-Gueule-d’Ange se retrouve bel et bien coincé. Pas moyen de réserver d’autre suite à une telle demande qu’un refus bien senti et même outré. Par voie de conséquence les Facs outragées  se retrouvent officiellement en proie à l’arbitraire d’un exécutif ultra-réactionnaire, ce qui leur refile illico la légitimité requise dans le cas qui nous occupe.
Parallèlement monte la grogne vindicative d’une SNCF toujours enthousiaste à l’idée de se foutre en rideau, histoire de démonter urbi et orbi tout l’intérêt qui s’attache à conserver intact un service-public capable à tout moment de rendre la vie impossible à des millions de pauvres bougres abonnés à leur merderie de train. Le « mouvement » -on se demande bien pour quelle obscure raison on appelle ainsi un truc qui consiste justement à rester sans bouger- se développera sur trois mois, offrant ainsi une opportunité de « convergence des luttes » propre à favoriser l’évocation légitime d’un passé infiniment glorieux. Les Cheminots, notamment ceux de la CGT et leurs plus ou moins potes de Sud-Rail, font toujours preuve en pareil cas d’une abnégation au dessus de tout éloge. Les mecs normaux, ordinaires, quelconques, comme vous voudrez, se contenter d’un demi-salaire pendant une aussi longue période ça leur paraîtrait aussi injouable qu’à un politicard d’éviter de taper dans la caisse. Eh bien les gars du chemin de fer, non! Eux ils tiennent le coup quasiment à l’infini, avec constance et abnégation! Le loyer, les crédits, les prélèvements divers qui nous pompent la substantifique jusqu’à la moelle, eux ils s’en foutent, ils tiennent, voilà tout! De véritables héros, pire que le Colonel Machin! Des saints laïcs à la hauteur des Jean Jaurès, des Léon Blum, des Georges Marchais (cherchez l’erreur)! Des femmes et des hommes (surtout), dont le dévouement à la cause du Service Public et de la dégringolade nationale apparaît si admirable qu’il n’a pas manqué d’émouvoir les plus généreux d’entre les intellos marxo-gauchistes, toujours prêts à en rajouter une couche alors même que personne ne leur demande quoi que ce soit.
Ainsi voyons nous à présent une bande de  trous de balle plus ou moins écrivailleurs ou philocouille de mes deux sophes, qui créent une caisse de soutien aux empaffés des durs en grève! Des gens qui vivent généralement d’argent public dans la mesure ou nul ne saurait les lire ni les écouter. Vous en avez entendu parler, vous, des Laurent Binet, Didier Daeninckx, Annie Ernaux, des illustres penseurs Stiegler et Balibar? Ces gros rigolos existent parce qu’ils appartiennent à cette petite caste germanopratine qui fait la pluie et le beau temps dans les arzélettres et qui fait régner sur la subvention étatique une dictature exclusive et farouche. A la tête de la joyeuse cohorte nous trouvons Robert Guédiguian, une sorte de trait d’union entre le Port de Marseille avec ses Dockers activistes CGT et Saint-Germain des Prés qui, encore une fois, distribue le pognon du contribuable à l’artiste estampillé Gauche Éternelle. Ce cher Robert, donc, c’est le communiste traditionnel, le camarade cinéaste à avances sur recette qui a tout compris de notre monde actuel. Il préfère en rester à la lutte de classes de son grand-papa, celui qui nourrissait à l’égard de Staline un culte à rendre abominablement jaloux Jésus, Mahomet et Bouddha réunis. Ce gâcheur de pellicule et ses plumiteux acolytes quasi-anonymes, ont pris le parti de ceux qui, pour sauvegarder leur rente de situation, empêchent les plus misérables des travailleurs d’aujourd’hui d’aller bosser pour tenter de survivre. Des intellectuels, en somme… toujours aussi abrutis, pas vrai, comme en 68, pareil, rien de changé chez ces profiteurs de la France des Lumières un peu tamisées.

Et c’est donc là que je voulais en venir: le cinquantième anniversaire de Mai 68 se pointe désormais à un proche horizon. La moindre des politesse consiste donc pour tous les condegauches d’aujourd’hui à foutre un maximum de panique dans le pays afin de rendre un hommage concret à leur glorieux ainés. Ces derniers, dont les vingt ans se sont évanouis sans toutefois entraîner dans le néant la stupidité profonde qui les animait à l’époque, existent toujours, bien sûr, un demi siècle après, allongement de la vie oblige! Ce sont d’anciens jeunes maoïstes, gauchistes et autres communistes révolutionnaires, ce sont désormais de vieux cons pleins de nostalgie au souvenir de leur pseudo-révolution, laquelle tenait plus de la bagarre de cour de récréation que du rouleau compresseur prolétarien à la bolchévique. Les révolutionnaires en question, une tripotée de fils à papa manipulés par des voyous à la petite semaine, donnaient à la « Classe Ouvrière » une profonde envie de les renvoyer à leurs chères études au moyens de grands coups de latte dans le fion. Ils n’avaient pas envie, les prolos en phase d’embourgeoisement accéléré, de se lancer dans des aventures susceptibles, on ne sait jamais, de leur ratiboiser bagnole et frigidaire. Les hostilités finirent donc par virer en eau de boudin aussitôt que les augmentations de salaire et autres avantages arrachés aux sales patrons… en attendant la dévaluation de l’année suivante qui les réduiraient quasi à néant. Et voilà pourquoi, entre autres causes, les gauchiards purs et durs à la lutte finale avortée, décidèrent de changer de méthode en favorisant l’immigration « d’hommes nouveaux », importés d’Afrique et susceptibles de constituer le fertile terreau des luttes futures… Ils n’auraient pas imaginé, ces andouilles, comment les choses allaient tourner dans la réalité hideuse du vingt et unième siècle.

Mais foin de ces considérations moroses! Nous y aurons droit à la célébration des déconnages d’il y a cinquante ans. Cela plaît tellement dans les salles de rédaction et tout autour des milieux où l’on pense! Les anciens de l’Odéon et de Gay-Lussac, Con Bandit en tête, ne manqueront pas de venir nous narrer leurs exploits à la flanc, assortis de considérations flatteuses sur les acquis du joli mois de Mai. La profonde transformation sociétale, notamment, celle qui nous a conduit au bordel généralisé, à la fabrication en grande série d’analphabètes mal éduqués et à la belle Diversité Enrichissante.
Croyez moi, vous avez intérêt à trouver tout ça merveilleux, idyllique et infiniment fructueux, sans quoi vous passerez pour une saloperie d’extrême-droite. Et comme on reparle, notamment après l’attentat de Münster, de la piste d’extrême droite , en vérité je vous le dis, méfiez vous, numérotez vos abattis, ça sent mauvais ça, l’extrême droite, en ces périodes de préparatifs commémoratoires de la grosse chienlit soixante-huitarde. A la limite, djihadiste ça craindrait encore vachement moins, vous voyez!

Allez, vive le Président Mao et à la semaine prochaine!
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

Brève pascale

Comme dit le Pape, « voyons donc plutôt la bouteille à moitié pleine ». Jean Foupallour, lui, sa préférence consiste généralement à la vider, quitte en en entamer une autre illico et sans bavure.
Cela dit, le traditionnel message de Pâques, celui qui précède la fameuse bénédiction Urbi et Orbi(1), avait pour principal objectif, ce matin, d’exiger la cessation des hostilités en Syrie. Bon d’accord, mais on fait quoi alors? On laisse les Chrétiens se démerder avec leurs frères Muz, dont on connaît l’extrême mansuétude à leur égard? Il est sympa, le brave François! Tout le monde la souhaite, la paix, dans ce malheureux pays, y compris même le Vachard El Assad, forcément, avec tous les emmerdes que ça lui apporte! Seulement si on les écoutait, tous les humanitaristes, pacifistes et jésuites de tout poil qui veulent instaurer la paix du Christ partout où ça se bastonne dans le vaste monde, nous aurions déjà la Charia universelle depuis lurette! Alors Francesco, qu’il se contente d’aller laver les nougats des taulards, de préférence Musulmans, et qu’il laisse les gens sérieux, genre Vladimir Putin, se charger du sale boulot. Qu’il nous foute enfin la paix avec son préchi-précha moralisateur à la mords moi le ciboire!
Simultanément, puisqu’il y est, il reproche aux Israéliens de flinguer à tout va leurs Palestiniens de la Bande de Gaza. Sans doute n’a t-il pas tout à fait tort mais à ce moment là, peut être apparaîtrait il équitable de tancer un peu aussi nos braves Beurs de banlieue pour la manière assez peu chrétienne dont ils traitent leurs voisins Juifs. L’assassinat d’une pauvre vieille, notamment, ça le laisse froid Bergoglio, son problème se situe ailleurs, la défense des migrants opprimés, tout ça… Il oublie juste un truc, le Saint-Père, c’est que « charité bien ordonnée commence par soi même »… Mais bon, pour ce qui le concerne personnellement il s’en fout; bien tranquille au Vatican où deux familles Syriennes, planquées dans les appartements du bout du jardin, lui tiennent lieu de bonne conscience. Ce n’est pas là qu’il risquera de se faire égorger, Pope Francis, surtout que les Suisses veillent au grain avec la conscience professionnelle si caractéristique de ce peuple montagnard et débordant d’oseille. L’évêque de Rome, désormais, nous le connaissons bien, nous mesurons très précisément son sens aigu de l’altruisme et nous pouvons tenir pour certaine son absence totale de soutien aux Chrétiens fussent-ils persécutés. Lui, ses préoccupation fondamentales se cantonnent aux Musulmans et comme il vient d’en baptiser un en grandes pompes (44 fillette), celui-là a du souci à se faire, le pauvre malheureux!

Et bien entendu, la compagnie est grande de ceux qui, comme le Pape, s’inquiètent du sort des jeunes téméraires qui, partis de leur Afrique mal nourricière, se pressent à l’entrée de l’Europe afin de pouvoir en apprécier l’incommensurable générosité. Notamment vous avez une bande de bien-pensants en goguette, députée écolo en tête des associations de soutien aux envahisseurs, qui de temps en temps se rend à Menton pour empêcher la Police des Frontières de faire le boulot pour lequel elle est payée. Le truc consiste à détecter des clandestins mineurs ou prétendus tels, afin de les soustraire à la reconduite immédiate en Italie. Ces jeunes-gens sont en effet protégés par la Répupu dès l’instant qu’ils mettent un pied sur son territoire. Aussi, dès qu’un olibrius fraîchement appréhendé pour avoir tenté le passage en force, semble vaguement afficher moins de dix-huit ans, ces admirables citoyens-humanistes le récupèrent manu militari, quitte à falsifier un peu ses papiers si d’aventure il en possède, et on le remet gentiment à l’autorité compétente avec ordre de le conserver parmi nous sous peine de médiatisation forcenée.
Cela ne fera qu’un de plus parmi les centaines qui passent chaque jours à travers les mailles d’un filet policier un peu lâche, me direz vous… certes, mais quand je vois agir ces ordures qui nous ont foutu dans un pétrin immonde, avec leurs mains pleines du sang encore frais des victimes de leurs petits protégés, je vous l’avoue, même si cela concorde parfaitement avec les vues de l’autorité religieuse suprême, j’en ai tout de même les amygdales-sud qui me remontent dans l’arrière boutique!
Dieu merci -enfin si Sa Sainteté m’autorise- nos amis Cégétistes du rail s’apprêtent, à leur façon, à donner un sacré coup de frein à l’immigration clandestine. En effet, qu’est-ce qu’ils font, nos petits migrants de Vintimille, pour entrer tranquillos en France? Ben oui, ils prennent le train, qu’allez vous imaginer! D’autant que nos voisins Ritals, soucieux avant tout de s’en débarrasser, leur paient le billet pour qu’ils décanillent chez nous se faire bien gras. Apparemment, un voyageur muni d’un titre de transport régulier, ça se respecte, on le laisse voyager en paix, que voulez vous, il  en va de l’honneur du Service Public , faut pas rigoler avec, pas vrai?
Sauf que maintenant, avec la grève des trains, fini le passage cool! Retour à la case crapahut dans la montagne ou marche aléatoire dans le noir piégeux des tunnels ferroviaires voire autoroutiers, avec grosse fatigue et risques sévères à la clé, sans parler des gendarmes, capables de temps en temps d’en arrêter un ou deux par ci-par là. Donc, voyez vous, somme toute, les Cheminots reprennent du service dans la résistance à l’envahisseur, comme au bon vieux temps de l’occupation, quand ils gagnaient le sacro-saint Statut auxquels ils ne renonceront que par la force des baïonnettes émoussées des sbires de Présipède. Les traditions ne se perdent donc pas tout à fait, il était bon de le souligner n’en déplaise à ce brave Pape, lequel de toute façon ne saurait le moins du monde influencer des syndicalistes franchouilles, laïcs, marxistes et républicains comme père et mère. Bénédiction urbi et orbi ou pas, ces derniers ne manqueront pas l’occase de freiner l’entrée sur notre sol d’une main d’œuvre potentiellement sous-payable et, accessoirement, de nous pourrir la vie, avec méthode et détermination jusqu’aux grandes vacances… Intérêt supérieur de notre belle et très chère SNCF oblige, nous nous laisserons donc martyriser comme à l’habitude… et quand je dis martyriser, c’est sans-vaseline, bien entendu, vous m’aurez sans doute compris.

Veuillez me pardonner, je me vois contraint (supprimé pour cause de grève) de vous laisser. Libations pascales obligent!

Joyeuses Pâques tout de même et conservez vous bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Et non pas, naturellement, malédiction gourbi et zobi!