Barbapoux: le retour, Zopet est arrivé!

Après tout, s’il fallait vraiment dire quelque chose, pour ce qui me concerne ce serait plutôt le mot de ce vieux Cambronne qui me viendrait à l’esprit. Plus le temps passe, plus je vieillis -ce qui somme toute relève de la logique la plus implacable- et plus ce que j’observe me dégoûte. Notre monde s’en va en quenouille et rien ne semble en mesure d’arrêter le mouvement spiroïdal qui nous entraîne dans le gouffre insondable de l’aveuglement mortifère. Tenez, par exemple, pas plus tard qu’hier vous aviez le vieux Badinter qui nous bassinait avec le quarantième anniversaire de l’abolition de la peine de mort, sous les yeux affectueux de l’ami Présipède tout juste rentré de Montpellier où il venait de célébrer la « part d’africanité » de la France. Une « part » qui grossit à vue d’œil, alors que simultanément le pays se transforme en vaste coupe-gorge à ciel ouvert. Eh oui, quarante ans sans peine de mort et quarante ans d’invasion, certes cela se fête, les héritiers du socialisme triomphant de 1981, parmi lesquels nous pouvons compter l’actuel Président de la Répupu, peuvent pavoiser: objectif atteint! La sacro-sainte diversité nous pète à la gueule à tous les coins de rue et les criminels en liberté y foisonnent comme des blattes dans une salle de bains de HLM. Carton plein, quoi! Il pourra désormais mourir tranquille Badinter, son œuvre s’accomplit et son idéalisme universalo-humanitariste a fait le boulot: on est foutu.
Macrounette, lui, il trouve opportun de ramasser le rameau d’olivier tombé de la main tremblotante de l’antique abolitionneur. Il souhaite relancer le mouvement pour l’éradication définitive et universelle de toute forme de zigouillage pénal. Parce qu’il ne faudrait surtout pas oublier les électeurs « progressistes », vous savez, on ne les voit plus guère mais pourtant ils existent, mussés au creux des sondages entre les multiples listes à la mords moi l’isoloir qui émaillent le côté gauche de la basse-cour politicarde. Sans oublier non plus les bien-pensants du centre-ventre-mou, dont la dévotion aux droidlom les range aux côtés des précités chaque fois qu’il se trouve une une chouette idée bisounoursique à soutenir. Et le beau discours de Présipède prônait, hier matin, la poursuite d’un combat à mort contre la peine du même métal. Cela dit, comme il n’est pas totalement abruti et sait parfaitement que les électeurs sont majoritairement favorables au rétablissement du supplice en question, il en restera aux déclarations d’intention et passera illico à autre chose. Sans compter, bien évidemment, les prescriptions du Coran aux termes duquel la peine de mort, infligée sous toutes les formes possibles, de la flagellation à la pendaison en passant par la lapidation, ne saurait être remise en question vu qu’il s’agit de l’Ordre de Dieu. Et, comme chacun sait, la Parole d’Allah s’impose à tous et n’a rigoureusement rien à foutre des lois de la Répupu, c’est bien connu. Tout bon musulman de France qui se respecte vous le dira, le Très Miséricordieux, une fois qu’il a parlé le monde entier doit s’écraser mollement, à commencer par l’État qui, en comparaison, présente à peu près autant d’intérêt qu’une crotte de chien sur le trottoir, il suffit de faire un pas de côté.
Voilà pourquoi, sans doute, un sinistre journalope de France-Info a forcé Mgr. de Moulins Beaufort, le président des évêques, à déclarer que le secret de la confession primait sur les lois de la Répupu. On a bien vu qu’il hésitait, le pauvre prélat, il a vaguement senti le piège, mais l’autre enfoiré du Service Public de la Gauche lui a collé un max de pression et il a fini par lâcher le morceau: « oui…oui… le secret de la confession est plus fort que les lois humaines ». Et, bien entendu, aussitôt ce fut l’hallali! Marlène Schiappa: « mais quoi, mais qu’est-ce, on tolèrerait d’une religion ce qu’on refuse à une autre? » Le Garde d’Esso, Ducon-Abruti, qui met en garde le clergé catholique « Attention, bande de calotins, faites bien gaffe, non dénonciation de crime c’est vachement grave, si vous vous amusez à déconner avec ça on vous fera la peau, et avec plaisir, en plus! » Et puis le petit Moussa Darmanin qui convoque hic et nunc le ci-devant Moulins-Beaufort afin de lui tirer les oreilles manière de lui apprendre à blasphémer la République! Dieu merci, c’est le cas de le dire, le prêtre catholique appartient obligatoirement au sexe masculin, sans quoi, en la compagnie de notre délicieux Ministre de l’Intérieur, le prélat risquait carrément le pan-pan-cucul, voire plus si affinités, histoire de lui faire passer le goût du secret contritionnel! On voit bien, donc, le but de la manœuvre, depuis la sortie du rapport sur la pédophilie ecclésiale on s’en donne à cœur joie dans la sphère médiatique, non pas tant pour s’en prendre aux curés amateurs de petits garçons que dans le but évident de bien expliquer aux populations ignares que l’Islam, somme toute, ce n’est pas pire… l’un dans l’autre (passez moi l’expression) les religions se valent, il y a du bon et du mauvais partout…surtout du mauvais, surtout chez les catholiques!
Et comme ça, tranquillement, il devient possible de combattre l’infâme Zemmour avec sa façon de ramener tout le temps sa fraise sur les racines chrétiennes de la France et de sa prétendue civilisation. Non seulement il encense le Maréchal Pétain, non seulement il porte Napoléon au pinacle ( pas du tout, m’enfin, ça ne veut pas dire ça!) mais encore il nous raconte des balivernes apostoliques-romaines! De quoi se mêle-t-il ce Juif (1), tout de même! Les racines chrétiennes! Non mais ça va pas la tête! Heureusement la Bien-Pensance au grand complet fait front en rangs serrés contre l’affreux, la diatribe vole bas, on le traite de tous les noms, aventurier du repli, raciste, fasciste, écrivain raté, cafard, nazi, et on l’accuse de tous les péchés d’Israël (oui, bon….). Vous m’objecterez sans doute que cela n’empêche pas ce garçon de poursuivre sa montée fulgurante dans les sondages, déjà passé devant la mère Le Pen, il se retrouvera bientôt au coude à coude avec Présipède. Et là, on va vraiment commencer à rigoler…par bonheur ce dernier vient de recevoir un coup de main inespéré, un appui décisif comme on aimerait en voir plus souvent, Zorro est arrivé!
Bon, admettons, Zorro c’est sans doute un peu exagéré, Zorot conviendrait mieux…au bout du compte on va dire Zopet, ça ira très bien, voilà. Donc, l’homme providentiel en question vous imaginez aisément de qui il s’agit? Hé oui, notre très estimé ex-premier ministre à la barbe pie, ce cher Barbapoux évincé naguère par Présipède, lequel craignait qu’il ne lui fît un peu trop d’ombre et le remplaça donc par l’insignifiant Cachsex qui ne risquait en rien, cela s’est vérifié, de lui occulter la moindre parcelle de lumière. Et donc, notre Zopet fait son retour avec pour ambition affichée d’élargir la base électorale de Macrounette et, à des horizons qu’on imagine un peu plus lointains, de le remplacer à l’Élysée…d’où l’appellation du nouveau parti: Horizons! Bonne idée, à mon humble avis, cela rappelle de vieux souvenirs politiques, notamment la « Chambre Bleu-Horizon » élue en 1919, une majorité dite « de droite » en raison de l’alliance des conservateurs et des centristes…jolie référence, ne trouvez vous pas, pour servir la soupe à ce rocardo-juppéiste de Barbapoux. Il prétend, dans l’immédiat, renforcer l’électorat du petit Manu à sa Bribri par l’apport de voix de droite, voyez-vous? Pas idiot comme idée, puisque bien des gogos ex-électeurs de feu Chirac, des vieux surtout, le suivent parce qu’ils le trouvent rassurant -quand on est con, on est con- et qu’il leur inspire confiance. Cela dit, le raisonnement apparaît totalement biaisé puisque les électeurs en question votent déjà Macron pour les même raisons, l’apport des groupies du parti horizontal à Doudou la barbouze ne saurait être que marginal. En réalité il s’agit évidemment d’une combine, le type crée son parti, espère ramasser un paquet de députés en mai-juin 2022 et, par voie de conséquence, emmerder Présipède, tout en récoltant un max de pognon puisqu’un parti ça sert surtout à ratiboiser le pèze du contribuable. Et donc, en effet, l’idée générale consiste à faire mine d’apporter un soutien inconditionnel à l’autre petit morveux, afin d’attirer plein de politicards chevronnés, ses potes, qui se feront élire plus facilement que la bande d’hurluberlus de LREM! Barbapoux pourra ainsi se constituer une jolie minorité de blocage à l’Assemblée. Bien vu l’aveugle! La Chambre bleu-horizon, rigolez pas!
Remarquez, tout cela ne tient la route que si l’opération Zemmour loupe…au train où vont les choses le retour de Barbapoux pourrait bien ressembler à un coup d’épée dans l’eau…je dis ça en référence au légendaire Zorro, bien sûr…mais Zopet, lui, son truc c’est la boxe et non l’escrime. Il pourra toujours s’escrimer, il finira K.O. selon toute probabilité!

N’en passez pas moins une agréable semaine avec mes amicales salutations.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Juif Berbère. Ses ancêtres préexistaient à l’invasion arabe, ce qui lui donne un grand coup d’avance sur la question qui nous préoccupe.

La Justice est passée, la Faucheuse aussi

La Justice est passée, comme on dit. Un an ferme, dites donc, rien que ça! C’est qu’il collectionne les peines de prison, le pauvre biquet, déjà trois ans pour l’affaire dite des « écoutes » et maintenant Bygmalion, financement illégal de campagne, et vlan passe-moi le bracelet électronique! Et, par dessus le marché, tout ça pour aboutir à l’élection de l’ineffable Hollandouille, vous vous rendez compte, c’est exorbitant, ça vous savez, une fois donc (comme on dit Outre-Quievrain). Et ils en gardent encore sous la pédale (oups, veuillez m’excuser, expression à proscrire, évidemment) nos amis les Juges, ils n’en ont pas fini avec leur petite bête noire, faites moi confiance, ils finiront bien par avoir sa peau. La Justice a le temps, c’est bien connu et n’importe quel justiciable tombé un jour entre ses griffes acérées pourra vous le confirmer. Rien ne les presse, les magistrats, dame c’est qu’il faut respecter la procédure, parfois tout recommencer parce qu’on s’est gouré. Et puis ça demande réflexion, les causes, on ne peut tout de même pas bâcler le boulot sous prétexte de tenir les délais, d’ailleurs il n’y a pas de délai c’est mieux ainsi, comme cela personne ne stresse du bon côté de la barre, on respire tranquillement. La seule fois, à ma connaissance, où elle a décidé de se grouiller, la Justice, ça concernait l’affaire Fillon, vous vous souvenez? Pénélope, les costards, tout ça… Parce qu’ils avaient une échéance, sur ce coup-là, il devait absolument morfler un max avant le premier tour de la Présidentielle, le Sarthois, et ainsi fut-il fait, il a eu son compte bien comme il faut et il a perdu: la Justice est passée… Les mauvaises langues pourront toujours raconter qu’il s’agit en l’espèce d’une violation flagrante des principes les plus fondamentaux de la démocratie, que l’expression du suffrage universel s’en est trouvée viciée, tout le bazar quoi, tiens fume! Quand passe la Justice, vous pouvez toujours vous fouiller, elle vous écrabouille, point final. Et si vous n’êtes pas satisfait, vous pouvez toujours former un recours…en justice, bien sûr, quelques années plus tard vous aurez peut être gain de cause, on ne sait jamais. La plupart du temps cela vous fera une belle jambe, surtout si vous décédez entre-temps. Mais vous aurez au moins récupéré une petite lueur d’espoir, à condition, bien sûr, d’avoir su garder un peu de votre âme d’enfant, sans quoi vous chatouillera vraisemblablement l’idée de vous tirer une bastos dans la tronche. Pour mettre un terme à cette sorte d’emmerdements c’est ce qu’il y a de plus efficace.
Et donc, notre vieux pote Sarkozy remplit encore sa musette pénale, laquelle finira sans doute, un jour ou l’autre, par déborder. Il faut dire qu’il n’a pas grand chose pour lui, l’infortuné petit past-president. Catalogué homme de droite, donc pas tout à fait humain, il ne pouvait qu’en ramasser un maximum, un peu comme Fillon, d’ailleurs, sauf que ce dernier s’est retrouvé sur la sellette vraisemblablement du fait du premier…petite vengeance entre amis! Dans le panier de crabes politicards nos copains de l’Autorité Judiciaire n’ont qu’à plonger leur petite mimine dûment gantée, pour ramasser de la chair à juger; le crustacé de gauche étant toutefois à éviter parce que moins savoureux, sans doute… des goûts et des couleurs…
Cela dit, il leur arrive aussi parfois, aux Juges, de faire preuve d’un sens aigu de l’anticipation, nous avons pu le constater à plusieurs reprises dans le cas du personnage le plus incontournable de notre actualité brûlante, j’ai nommé, bien sûr, Eric Zemmour.

Cela commençait à faire un moment qu’on n’en parlait plus par ici, une bonne semaine déjà, contrairement à tous les media déchaînés qui semblent avoir trouvé en sa personne une sorte de léviathan hideux plus inquiétant encore que celui du Talmud. La qualité première des monstres consistant en la fascination qu’ils provoquent au sein des foules sentimentales, notre Léviathan Zemmour a pu ainsi mette à profit les quelques jours qui viennent de s’écouler pour engranger encore quelques points sondagiers et passer devant l’ineffable Bertrand. Ce dernier, en conséquence, trimballe un air de plus en plus niais, encore exacerbé par sa comparaison avec le zigoto qui vient de le doubler. On dirait un peu la course de la Ferrari 296 GTB avec la 203 fourgonnette tôlée de feu-Foupallour père (1). La prochaine à y passer (si j’ose dire) sera évidemment la Marine, laquelle s’apparenterait plutôt à une 403 décapotable, ce qui en termes de performances ne fait pas une bien grande différence avec la tire du papa de Jeannot. Le dépassement n’est à mon avis qu’une question de jours, espérons juste que la dame conserve bien sa trajectoire et ne finisse pas sa course dans le décor…quoiqu’il s’agirait peut être-là d’une opportunité historique, ne rêvons pas trop tout de même!
Au reste, le petit Zemmour -lequel pourrait également passer pour une Alpine coupé, c’est moins rapide mais ça fait sens, comme on dit aujourd’hui- fut depuis bien longtemps repéré par les juges comme un politicard de droite en puissance et donc condamné comme tel chaque fois que la moindre occasion s’en présentait. Il doit même encore comparaître mercredi prochain en correctionnelle pour provocation à la haine raciale, ou une connerie comme ça. Malgré son appartenance au Peuple Élu, ce qui constitue en principe une excuse absolutoire, ce type en a ramassé plein la kippa à maintes reprises, même s’il a pu parfois, se voir relaxé en appel. Seule explication, celle que je vous ai donnée plus haut: ils avaient flairé l’homme politique, et facho encore, circonstance aggravante! Chapeau, les Juges, jolie prémonition! Il est vrai, aussi, que ce type a toujours aidé à la manœuvre en disant haut et fort ce qu’il pense. Et, dans ce pays de liberté, il est formellement interdit d’exprimer ce qu’on pense lorsqu’on pense de travers. Par exemple, dire que les prisons sont remplies à rabord de musulmans, c’est mal penser, donc formellement interdit sous peine de lourdes sanctions pénales. Cela pourrait en revanche se muer en déclaration factuelle si d’aventure l’intéressé, condamné à une peine ferme, se trouvait en mesure de vérifier in situ la réalité du fait évoqué et d’en rapporter la preuve. Le Tribunal se fût ainsi trouvé confronté à une contradiction embarrassante: on le fout en taule où il trouvera la parade au motif pour lequel on l’y a envoyé! C’est sans doute la raison pour laquelle les juges se bornèrent à infliger à notre héros des peines avec sursis assortis de lourdes amendes, on n’allait tout de même pas lui fournir les moyens de faire réviser ses procès, faut pas déconner!

Cependant, reconnaissons-le, aussi bien Sarko que Zemmour, cibles favorites de la colère judiciaire, n’arriveront jamais à la cheville de feu Tapie, lequel, bien qu’homme de gauche patenté, gardait toujours sur lui, aux nez des Juges, la pestilence du capitalisme. Fût-il de pacotille, le capitalisme ça schlingue grave! Toujours! Et le pauvre Nanar, malgré tous les efforts qu’il a pu consentir jusqu’au bout en faveur de l’immigration invasive, puait à ce point qu’ils l’ont carrément collé au trou pour une vague histoire de match de foot truqué! Comme s’il y avait lieu à pareille extrémité pour un motif à ce point trivial! Si l’on devait embastiller tous les présidents de clubs pour cette sorte de bidonnage, les musulmans cesseraient d’être majoritaires dans les prisons! Un ministre de Saint François Mitterrand, en plus, vous vous rendez compte? Eh bien non, rien à faire pour l’homme d’affaires! La Justice, là aussi, est passée, six mois dans un cul de basse fosse qui n’ont pas dû lui arranger la santé, certes, mais qui resteront sans lendemain, toutes les autres casseroles pénales qu’il trimballait, ce brave Nanar, affaire Testut, affaire du Phocéa, affaire des comptes de l’OM, l’ayant tout bonnement induit à se reconvertir avec bonheur dans l’art dramatique et, singulièrement, la comédie de boulevard. Quant à l’affaire des quatre-cents millions (et quelques poussières) pour laquelle il crut bon de se passer de la Justice de la Répupu en recourant à l’arbitrage d’une équipe de potes bien intentionnés à son égard, mieux vaut n’en point parler. D’ailleurs on ne sait pas très bien ce qu’elle est devenue, cette sombre affaire, ni où sont vraiment passés les millions en question. Il serait inconvenant, en ce jour de deuil où tout ce qui compte dans l’hexagone tresse unanimement les louanges du brave Nanar, d’aller lui chercher des poux dans la tronche pour une malheureuse histoire de fric, pas vrai? La Faucheuse aussi est passée, voilà tout.
Je dirai donc simplement que le propre des grands hommes consiste à laisser quelque chose après leur mort. Bernard Tapie ne laisse rien du tout. Qu’il repose en paix.

Amitiés à tous et à tous bonne semaine.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Voir DERRIERE NAPOLEON chapitre IV

Les Deux Mosquées…

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais en ce moment-ci on bouffe du Zemmour à toute heure du jour et de la nuit. La super-star du moment, vous voyez! Zemmour contre Méluche, Zemmour à la plage qui bisouille sa nana de vingt-huit ans, Zemmour qui vend ses bouquins à raison de mille exemplaires à l’heure, Zemmour chez Orban avec Marion Maréchal, Zemmour qui s’envole dans les sondages…et j’en passe des tas sans quoi on n’en finirait pas. Le phénomène apparaît d’autant plus surprenant qu’on en discerne mal les raisons profondes. Pourquoi ce nauséabond notoire bénéficie-t-il d’une méga-promotion tsunaméenne comme on n’en avait plus connue depuis au moins le regretté Général Boulanger? A bien y regarder c’est tout de même notre bien aimé Présipède qui pourrait, en douce, pousser la cote de l’intéressé, un type qui pique des électeurs à l’ennemi c’est pain bénit, ne croyez vous pas? Parce que les actuels onze pour cent d’Eric l’hyper-facho, ce n’est pas dans l’électorat de Macrouille qu’il s’en va les débaucher. Les crypto-socialos et les mollusques droito-centristes ne donneront jamais leurs voix au sulfureux polémiste qui dit du mal des Musulmans et qui se rend à Budapest, histoire de discuter le bout de gras avec l’infâme Orban, un monstre qu’on croirait, à entendre les media, directement sorti de la cuisse de Hitler. D’ailleurs, à propos de sulfureux, tiens, je lisais l’autre jour sur le bandeau déroulant d’un écran, chez BFM TV, « le sulfureux président hongrois« … Vous savez ce que c’est, ça? Oui, parfaitement: de l’agit-prop comme on disait au temps béni du communisme triomphant! La Tévé du délicieux Fogiel n’est autre qu’un brulot déguisé en medium généraliste sérieux, en réalité toujours prêt à distiller perfidement le catéchisme bien-pensant-humanitariste! Le citoyen conscient, organisé, majeur et vacciné (surtout vacciné, faut pas déconner) qui croit s’informer sur cette sorte de pravda hertzienne, subit en réalité, et vingt-quatre heures par jour s’il vous plaît, un lavage de cerveau digne des grandes heures du stalinisme…mais en douceur, à pas lents, musique en tête, sans fureur, aurait blagué le vieux Totor. Et insensiblement la victime glisse vers un macronnisme de bon aloi, tel qu’il permettra en Avril prochain la réélection triomphale de Présipède!
Qui d’autre que ce dernier, en effet, aurait à la fois la puissance nécessaire et un intérêt majeur à favoriser la montée en charge de l’opération Z comme Zemmour (et non comme zob contrairement à ce que suggérait une chroniqueuse du Service Public)? Il peut manifestement compter sur l’appui total de son pote Patrick Drahi, patron d’un certain nombre d’organes de presse dont évidemment BFM et RMC, de quoi répandre la bonne parole avec une efficacité sans équivalent dans le pays. Et du coup la résultante c’est Zemmour, le salfacho de service dont l’intervention massive dans un jeu présidentiel qui ronronnait, brouille les cartes, sème l’inquiétude, l’angoisse et bientôt la panique dans tout ce qui se trouve à droite du jules a Bribri. Et les braves gens assistent sans vraiment s’y intéresser aux soubresauts pathétiques de ces pauvre Ripoublicons, contraints de se choisir un candidat entre le Franc-Maçon Bertrand, lequel leur a rendu la carte depuis belle lurette, la dame Pécresse qui en a fait autant, et le sieur Barnier, toujours encarté, lui, mais dont le score prévisible se révèlerait encore plus catastrophique que ceux dont se trouvent crédités les deux rigolos précités. Si vous y ajoutez l’arrivée tonitruante du camarade Zem, ces pauvres couillons de Républichoses risquent de se retrouver au niveau de Méluche, parce que la frange droite des électeurs de Fillon en 2017 pourrait bien basculer avec armes et bagages dans le camp du nouveau venu. Au bout du compte, il se réclame de Napoléon, le petit berbère, ça plaît à beaucoup de monde, et puis de Gaulle il en a plein la bouche, chose qui devrait rameuter la clientèle des vieux qui le connaissent et des jeunes qui en ont entendu parler. Pour peu que la mayonnaise prenne vraiment, le type va nous siphonner carrément le stock des vrais électeurs de droite, ceux qui ne savaient plus pour qui voter et qui entendent désormais un langage sonnant agréablement à leurs oreilles! On va réaliser ce que le R.P.R. proposait en 1990 à Villepinte, lors de la Convention des Etats Géneraux de l’opposition sur l’immigration (1), document dont la lecture se révèle particulièrement instructive car c’était ce qu’il fallait faire et que nous n’avons -hélas, trois fois hélas et quatre fois hélas!- pas fait. Et c’est exactement le programme de Zemmour! Sauf qu’il y a trente ans la situation apparaissait bien différente; en arrêtant toutes les conneries, regroupement familial, frontières béantes, droit d’asile de fous et autres stupidités criminelles aux conséquences effroyables, la France était sauvée. Trois décennies plus tard, on constate les dégâts! Il arrive bien tard, le sauveur baptisé au sécateur, mais à l’esprit des gaullistes traditionnels et de tous ceux qui s’en réclament plus ou moins, montera la réminiscence des propos de Charlot Gros-Pif cités par Peyrefitte « Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après demain quarante? …Mon village ne s’appellerait plus Colombey Les Deux Églises mais Colombey Les Deux Mosquées! » Pour peu qu’il s’y prenne bien, le petit bonhomme, il ramènera du gaulliste dans ses filets, croyez-moi, ce n’est pas pour rien que Présipède et tous ses acolytes lui ouvrent grand la porte médiatique, avec Zemmour il élimine purement et simplement la bonne vieille « Droite Républicaine », en tout cas il la réduit à son expression centriste-ventre-mou, celle qui votera pour lui au second tour si ce n’est directement au premier.

Et parallèlement, avec un discours pareil, le trublion en question s’en vient également chasser sur les terres de la mère Le Pen. Il l’affaiblit sûrement parce qu’une forte proportion des trente et quelques pour cent qui votèrent pour elle en 2017 le firent plus ou moins par défaut. Elle n’est pas crédible, la mémère, elle cherche depuis son rapprochement avec Philippot (de yaourt) à ménager la chèvre et le chou, à se « dédiaboliser » comme ils disent, à se désulfuriser comme dirait le Fogiel précité. Elle a tellement cessé de se montrer sulfureuse, la Marine, qu’elle en devient inodore, incolore et insipide. Les gens qui veulent vraiment voter à droite n’avaient qu’elle, jusqu’à présent, désormais ils ont Zemmour! Et ils l’auront de plus en plus, l’aventure ne fait que commencer, nous en reparlerons dans trois mois! Déjà, la nièce a fait son choix, la tata ringardisée elle n’en a plus rien à foutre, elle part avec Zemmour, la petite blonde! Et ça, vous savez, c’est un coup terrible pour la grosse, ça va suivre derrière, vous verrez ce que je vous dis, les électeurs un tant soit peu évolués y viendront forcément. Maurras, Barrès, Bainville ça parle à la frange intellectuelle, le reste suivra sans doute, au moins pour une bonne part. Il a intérêt à se prévoir une garde rapprochée l’ami Eric, car lorsque tous les braves gens qui grenouillent en politique prendront conscience du danger qu’il représente, il ne leur restera plus qu’à tenter de lui faire la peau!
Parce que, somme toute, c’est un pari qu’il fait, Présipède. Mais si tout ce que je viens de vous raconter s’avère, c’est contre Zemmour qu’il se retrouvera au second tour, parce qu’en prenant un bon morceau de l’électorat traditionnel de droite plus une partie substantielle de celui du Rassemblement ex-Front National, ça nous fera facilement du vingt pour cent bien tassé. Alors, qui, dans une conjoncture de ce genre pourrait atteindre un tel niveau? La droite-mollusque évidemment pas. Quant au RN, avec sept à dix points en moins il sera bien loin du compte. Naturellement je ne vous parle pas des condegauches… de la Maire-de-Paris aux écolos-pastèques en passant par l’ineffable Monte- Bourre…donnez moi deux minutes que je rigole…voilà ça y est, on repart. Il doit, à ce jour, gratter une dizaine de points pour y parvenir, Eric Zemmour, ce n’est pas une mince affaire mais avec l’aide de Macron et de ses media affidés, il pourrait fort bien réaliser l’exploit…et en pareil cas, le moment viendra où ça se fera tout seul, les petits électeurs viendront à lui tout bonnement parce qu’il auront bien compris le message…enfin la probabilité me semble forte qu’il se trouve opposé à Présipède à l’issue du premier tour…après, évidemment il perdra, c’est forcé, il est tellement sulfureux, le bougre, que son coreligionnaire Drahi, celui dont je vous parlais au début, fera le nécessaire pour le descendre en flammes. Et nous aurons donc droit, à plus ou moins brève échéance, à Colombey Les Deux mosquées…l’histoire ne repasse jamais les plats, l’occasion c’était en 90 qu’il fallait la saisir, aujourd’hui, trente et un ans après, c’est trop tard, nous sommes bel et bien foutus.

Que la paix soit avec vous malgré tous nos malheurs et à Dimanche prochain, si Allah nous prête encore un peu de vie.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Si le lien ne marche pas, une recherche sur « vie publique.fr » permet de trouver ce texte qui présente un intérêt historique hors du commun

La torpille a Robinette

Macron la sens-tu qui te rentre dans le tube lance torpille, la torpille! Cette embrouille de sous-marins va nous faire perdre une trentaine de milliards, une gouttelette dans un océan de quoi-qu’il-en-coûte, sans compter que le contrat trimballait déjà pas mal de plomb dans l’aile; mais l’incident n’en est pas moins riche d’enseignements. On ne traite pas d’égal à égal avec les Anglo-Saxons quand on est la France. De Gaulle se trouvait idéalement placé pour le savoir et il en avait tiré toutes les conclusions en quittant le commandement intégré de l’OTAN tout en se rapprochant à la fois de la Russie et de la Chine. L’affaire des submersibles australiens pourrait nous offrir l’opportunité de récidiver. On ne se fait pas traiter comme un excrément sans réagir lorsqu’on possède un minimum de baloches…oui mais voilà, Présipède semble laisser quelque peu à désirer de ce point de vue particulier, rappeler les ambassadeurs apparaît, certes, comme un bon début…mais hélas ça s’arrêtera là, n’est pas le Grand Charles qui veut, et certainement pas notre adorable Manu à sa Bribri. En tout cas, moi je rigole comme un bossu à imaginer tous ces abrutis qui se trémoussaient comme des toutous en chaleur aux cris joyeux de « Biden, Biden, Biden! » On l’a vu, sur ce coup-là, le Robinette de ces dames, un peu gâteux, certes, prompt à baisser son futal devant les Muz fanatiques, mais encore assez malin pour considérer le bled de ses lointains ancêtres (1) comme roupie de sansonnet. Un ramassis de bouffeurs de fromage-qui-pue, incompétents, inconséquents, brouillons et pas fiables pour un cent! En Europe les seuls qui comptent aux yeux des Amerloques sont encore et toujours les Allemands, gens sérieux et efficaces qui se gardent bien, eux, d’aller camelotter des sous-marins et des avions de guerre sous le pif crochu de l’Oncle Sam (fait ch…). Le Germain vend des grosses bagnoles chic et des machines qui fonctionnent, ça suffit à son bonheur et il ne vient pas jouer dans la cour des grands pour essayer de fourguer des engins de mort. Ils s’étaient bien vaguement associés aux franchouilles dans la négo foireuse avec nos amis Suisses pour tenter de leur vendre des Rafales mais, les Guillaume-Tell ayant eux aussi préféré acheter amerloque, ils ne sont pas près de récidiver. De toute façon, il faut bien se faire une raison, jouer la concurrence contre les States c’est le pot de terre qui se cogne au pot de fer (et parfois même au pot de vin, par dessus le marché). Pour rester avec La Fontaine (qui, décidément contient tout, il suffit d’aller puiser dedans) la raison du plus fort est toujours la meilleure! Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées! Le commerce de l’armement devra se limiter pour nous à la kalachnikov d’occase, domaine où nos petits amis des banlieues se révèlent bien plus efficients que Le Drian dans le négoce des avions et des sous-marins.

Justement parlons-en, tiens, de Le Drian! Politicard socialo, breton et franc-maçon, ce type-là jouit d’une espèce d’aura dont on se demande bien sur quels éléments objectifs elle repose. Soi disant grand ministre des armées, désormais immense diplomate, le mec, en dehors d’activer à bloc ses réseaux arabo-africains, pour pistonner son fils, n’a d’utilité que de maintenir les socialistes en rupture de ban dans le giron de Présipède après les y avoir attirés en 2017. C’est la raison pour laquelle,pas plus tard que ce matin, DERRIERE NAPOLEON, notre vieil ami Jean Trentasseur se livrait à une déclaration percutante au sujet de l’intéressé.
-« En voilà un, nous dit-il, qui n’a pas sa langue dans sa poche ni ses burnes dans les sacoches du vélo! Vous avez vu, ça, dites donc, la promptitude avec laquelle il a rappelé les ambassadeurs, Le Drian? Du jamais vu, n’est-ce pas, et depuis le dix-huitième siècle s’il vous plaît! Paf, prends ça dans les dents! Pour l’Australien c’est incontestablement un camouflet de première grandeur, mais pour BIden il s’agit d’une beigne en pleine gueule, passez moi l’expression, un soufflet comme on disait dans le temps! Là, voyez-vous, grâce à ce Monsieur, le monde entier peut voir ce que c’est que la France: un grand pays qui ne s’en laisse pas compter et dit son fait à qui le mérite, fût il le président des États-Unis! Et vous avez entendu, aussi, les paroles qu’il a prononcés, Jean-Yves (2), mensonge, duplicité, mépris, rupture majeure de confiance! Et la meilleure: la méthode Biden ressemble à celle de Trump! Oui, parfaitement, c’est lui qui l’a dit, c’est Le Drian, je vous jure! Il fallait du courage, pas vrai, pour proférer une injure de cette envergure! Non décidément nous avons là un homme d’état, je l’ai toujours dit et je m’enorgueillis d’en percevoir aujourd’hui l’éclatante confirmation.
« Tournée générale, Thérèse, à la santé de notre diplomatie triomphante et vive la France! »
Tout en appréciant le geste auguste de l’offreur de tournée, nos potes du bistrot paraissaient tout de même globalement dubitatifs après les propos de l’avocat socialo-macronniste. Il en fallait bien un pour récupérer le crachoir au vol, ce fut donc le vieux Maurice, toujours aussi caustique à l’endroit du Maître, qui s’y colla.
-« Oui, bon, vive la France, tout ça, on est bien d’accord, je ne dis pas…mais on l’a tout de même grave dans l’oignon, si j’ai bien compris, enfin je crois, non? Sur le baveux il disent qu’il y en avait pour un sacré paquet de milliards, de quoi engraisser Cherbourg et ses environs pendant quarante ans! Du coup là haut ils vont se brosser, non? Alors je veux bien qu’on rappelle les ambassadeurs et qu’on claque le beignet à Robinette, okay, mais les Cherbourgeois (attention, pas les chers bourgeois, gaffe, me faites pas dire ce que je n’ai pas dit) donc les Cherbourgeois vont se tortorer des rutabagas et des topinambours pendant un sacré bout de temps, on dirait. Ça va que la mode est aux « légumes oubliés » mais ça reste un régime pauvre en protéines, croyez moi! Sans compter, si j’ai bien compris, que les Australopithèques…ou les macaques, j’ai un trou, là…c’est comment les habitants de l’Australie, déjà? Ah, oui, les Australiens! Que c’est con d’être vieux, quand même! Bon bref, question satisfaction du client on dirait que les Australiens, puisqu’Australiens il y a, c’était plutôt rabougri. Entre les délais qui n’arrêtaient pas de s’allonger et les prix qui montaient jusqu’à plus soif, ils commençaient à la trouver saumâtre, les kangourous! Alors, vous avez tout d’un coup les Yankees qui se pointent avec des sous-marins atomiques, là où nous autres on leur refilait des diesels comme au temps de la marine de grand-papa, et qui en plus se déclarent tout à fait prêts à leur transférer la technologie… vous feriez quoi, vous? Pas contents du tout du service et vous voyez se pointer un zigoto qui vous propose la Cadillac au lieu et place de la 4L reconditionnée, et pour le même prix, en plus…ben oui, vous n’hésitez même pas une seconde, vous envoyez paître le premier et vous accueillez le second à bras ouverts! Même le pire des abrutis, vous savez, impossible de refuser, c’est la vie, ça, et l’autre machin, là, le ministre, il pourra rappeler qui il voudra, le pape, même, si ça lui prenait, on ne les fera pas changer d’avis les ploucs de là bas et nos potes de Cherbourg claqueront du bec jusqu’à la prochaine commande en espérant qu’elle se révèle moins pourrie que la combine des sous-marins à mazout! »
Et avant même que Maître Trentasseur n’ait le temps de placer une réplique c’était Grauburle, ce cher Marcel, toujours aussi à côté de la plaque qui posait la question qui tue.
-« Dites un peu, les amibes (c’est sa blague favorite, on ne lui en veut pas) vous savez vous pourquoi, tout d’un coup, dans une histoire comme ça, avec des complications internationales, le chef de l’Australie, Robinette et tout le toutim, pourquoi donc c’est le petit bonhomme, là, comme dit Maître Jeannot, le Brillant, c’est ça? Parce que même qu’il se montrait encore plus brillant que le soleil -une supposition malgré sa ressemblance troublante avec Lucien Corgnolon, le charcutier de la Rue du Commerce- dans un coup vachement important comme celui-là, en général c’est Macrounette qu’on voit à la télé, dans les journaux, partout? Et là, sur une affaire de ce calibre, il envoie au charbon un second couteau -scusez-moi Maître- alors que généralement il s’occupe de tout, surtout à présent qu’il s’accélère la campagne électorale? Ce serait-y pas qu’il se sentirait un peu merdeux, dans cette affaire? Non, bon, enfin, je dis ça-je dis rien…m’enfin un doute m’habite… »
– » Mais non, mon cher Marcel, lui répondit l’avocat du tac au tac, d’abord Jean-Yves Le Driant se trouve être le chef de notre diplomatie, et non un second couteau comme vous l’affirmez si naïvement, et ensuite c’est à lui, et non au Président, qu’il appartient de gérer l’incident L’affaire prendrait tout d’un coup une tournure trop drmatique si ce dernier montait au créneau, comprenez vous, il faut dans cette sorte de jeu délicat ne pas envoyer immédiatement l’artillerie lourde. Et il est probable d’ailleurs que les choses en resteront là, vous savez, personne n’a intérêt à envenimer longtemps ce genre de différend… »
-« Et puis, faut bien voir aussi, ajouta Foupallour en lui coupant grossièrement la parole, qu’il n’a pas intérêt à trop la ramener, Présipède, c’est tout de même lui, au bout du compte, qui se l’est morflée en plein dans le derche, la torpille à Robinette, y doit avoir du mal à s’asseoir, non, vous ne croyez pas? »

Allez, passez une bonne semaine et ne nous en veuillez pas trop, les propos de bistrot, eux au moins, ne créent jamais d’incident diplomatique.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) ses ancêtres Robinette, sans doute plombiers de leur état et huguenots de confession ont quitté la France pour l’Angleterre au XVII ème siècle.

(2) en sa qualité d’ancien député socialiste de l’époque miterrandienne Jean Trentasseur a bien connu toute la mouvance politicarde qui hantait la buvette de l’Assemblée Nationale.

Le discours de Boumedienne

Tout s’en va en quenouille. C’est plus qu’une impression, vous savez, de quelque côté qu’on se tourne on ne voit que cagades, désastre et désolation! Les rues se remplissent progressivement de fatmas bâchées assorties la plupart du temps de poussettes à deux places sans parler des mouflets plus grands qui accompagnent en serre-file. Les « jeunes » se font omniprésents, on les voit partout, pas tibulaires mais presque et parfaitement à leur aise dans un monde où nous avons cessé de nous y sentir, à l’aise. A part ça, vous avez aussi les drogués qui s’installent tranquillement dans l’espace public pour s’y adonner, en toute impunité bien sûr, à leur passe-temps favori et leurs dealeurs… in french ce serait droguiste s’il n’existait une ancienne signification associant la profession en cause à celle de « marchand de couleurs » comme disaient nos grands-mères… cela dit, ce ne serait pas faux non plus, puisque les marchands en cause sont très souvent des gens de couleur… Eh flûte, on peut encore le dire sans aller en prison, ça, gens de couleur? De mon temps, quand on commençait tout doucement à évoluer vers le politiquement correct, c’était la formule idoine, celle qui passait allègrement les portiques encore vastes de la dictature bien-pensante. A vrai dire, dans les années soixante-dix on prenait encore les choses en riant (contrepèterie signalée à babord), à la bonne franquette quoi, en témoigne la petite blague de l’époque aux termes de laquelle « on ne doit plus dire « le vinaigre » mais « le sexe d’un homme de couleur« , vous trouviez ça dans la presse à grand tirage, vous voyez l’évolution?
Le problème, aujourd’hui, vient principalement des États-Unis, lesquels ont instauré le wokisme. Contrairement à ce qu’on pourrait penser il ne s’agit pas en l’espèce de promouvoir l’usage culinaire de cette sorte de petite poêle destinée à confectionner le riz-cantonnais, mais bien de l’idéologie Woke selon laquelle tout le monde est gentil à l’exception des sales mâles blancs hétérosexuels dont l’engeance maudite doit se voir pourchassée et persécutée jusqu’à extinction totale. Partant de ce principe, tout le restant de l’humanité dispose d’un droit illimité à la mansuétude. Et il semblerait, précisons le, que le mâle blanc précité dispose d’un moyen infaillible de s’exonérer de la susdite malédiction: devenir toxicomane. Il apparaît en effet qu’une bonne addiction à la drogue, dure si possible, permet à l’intéressé de bénéficier de l’appellation junkie, le classement dans cette dernière catégorie prime sur la blanchitude masculine portée sur le sexe opposé et lui confère, en conséquence, une nouvelle honorabilité woke, totalement irréfragable.
Je m’interrogeais donc sur le point de savoir si la formule « gens de couleur », tout à fait recommandée au siècle dernier, demeurait encore politiquement correcte… Je crains qu’il n’en soit rien! En effet, si regrettable que cela puisse apparaître pour les marchands de couleur faisant commerce de shit, de crack, de coke ou de je ne sais quel produit destiné à transformer le sale blanc en personne digne d’intérêt, il ne faut jamais plus se livrer à ce type de différenciation entre les êtres humains ou présumés tels, voilà! Bronzé ou basané, lippu ou crépu, voire les deux, on oublie, on ne voit même pas, on efface, on zappe, on garde seulement présent à l’esprit qu’il s’agit d’une victime potentielle des blancs, lesquels, conscients ou non, apparaissent tous comme des suprémacistes en puissance, les salauds! Pourrait se poser, tout de même, la question des Juifs, celle qui nous a si bien occupés pendant toute la seconde moitié du XXème, mais non, même pas! Sionistes, oppresseurs, colonialistes! Un peuple « sûr de lui et dominateur », comme disait jadis Charlot Gros-Pif; et il avait raison, c’était un précurseur, de Gaulle, il voyait si loin qu’il avait déjà subodoré certains éléments du wokisme!
Et par conséquent, tout cela me met dans une position très difficile au regard de la poursuite de mes élucubrations! Comment puis-je continuer à vous exposer l’horreur que je ressens face à l’envahissement du pays de nos ancêtres par tout une tripotée de maghrébins, de subsahariens, de musulmans antipathiques venus d’un peu partout et qui font irrésistiblement songer à ce fameux discours prononcé par le camarade Boumedienne (1) devant l’Assemblée Générale de l’ONU en avril 1974. Ça disait à peu près « des millions d’hommes viendront du Sud et s’installeront dans le Nord. Ils ne viendront pas en amis, ils iront là bas en conquérants et ils vaincront grâce aux ventres de leurs femmes »! Voilà qui prend tout de même un petit côté prophétique, pas vrai? Un de ces avertissements sans frais dont il est raisonnable de tenir compte…
Sauf que cette prétendue déclaration serait totalement apocryphe, il n’aurait jamais dit ça, ce vieux Houari, nous serions face à une manœuvre machiavélique des salfachos pour foutre en l’air le vivre-ensemble! J’avoue humblement avoir tenté de retrouver les paroles originales de cette intervention fameuse devant l’ONU…manque de pot il a prononcé son allocution en arabe, le sagouin, vous la trouvez facilement mais non sous-titré! Dans l’os! Vous m’en voyez navré mais pas moyen de vous garantir absolument la véracité du propos. Je n’ai pas le temps de procéder à de plus amples recherches, ni les moyens de m’offrir les services d’un traducteur, lequel d’ailleurs serait bien capable de me dénoncer pour incitation à la haine raciale, perspective qui m’incite à une prudence absolue; on ne pend pas encore mais ça viendra un jour où l’autre, la plus extrême méfiance est de rigueur, croyez-moi! A nos âges le courage s’apparente toujours à l’inconscience, rendons-nous donc à l’évidence.
Et cependant, la déclaration en question je me souviens de l’avoir entendue, rapportée par une copine à moi qui connaissait du monde, vers le début des années 90. A cette époque, les gens comme il faut se trouvaient plutôt attachés aux niaiseries du style « touche pas à mon pote » prônées par l’illustre SOS Racisme dont notre vieil ami Julien Dray, celui qui aime tant les jolies montres, fut l’un des membres fondateurs aux côtés de son vieux complice (mes c… aussi) Harlem Désir, lequel en assura la présidence et s’y montra quelque peu dispendieux, au point de morfler, en 1998, une condamnation pour abus de biens sociaux ce qui le rendit un poil plus discret par la suite, jusqu’aujourd’hui où l’on n’en entend carrément plus parler .
Pour revenir à nos moutons, il convient de savoir qu’en effet, voilà une bonne trentaine d’années, on évoquait dans les milieux un peu informés le discours de Boumedienne et les enseignements qu’il nous eût appartenu d’en retirer…ce que nos gouvernants se gardèrent bien de faire, nous voyons le résultat aujourd’hui. Mais c’était avant Internet et à l’époque, les recherches documentaires…tiens fume ! comme disait si vulgairement l’autre. Et puis en ce temps-là j’avais autre chose à foutre que d’aller chercher la minute du discours de cet individu. Moyennant quoi, je suis quasiment certain qu’il a tenu des propos de ce genre mais je me trouve bien incapable d’en rapporter la moindre preuve. Cela dit, sans vouloir sombrer dans le complotisme, ce qu’à Allah ne plaise, je me demande tout de même si la disparition de toute source incontestable sur ce point ne serait pas un petit peu concertée… Je pense notamment aux articles du Monde qui traitent du sujet et ne font pas la moindre allusion au passage annonciateur de l’invasion…il a pourtant bien dit un truc, le camarade Boumboum…bon, nous n’en aurons probablement jamais la certitude.Et puis, de toute façon ça n’a plus d’importance, le mal est fait et bien fait, la situation semble désormais d’autant plus irréversible que ceux qui pourraient s’y attaquer, genre Zemmour ou même Ciotti (on prononce Chiotti dans sa vallée d’origine) ne possèdent aucune chance d’accéder l’an prochain à la magistrature suprême.
Autant en emporte le vent des occasions loupées, tous les imbéciles qui nous ont foutus dans le pétrin où nous voilà piégés aujourd’hui, se portent comme des charmes et continuent pour la plupart -à l’exception notable des morts, évidemment- à bouffer leurs fromages dans les gamelles de la Répupu ou de l’Union Européenne…oui, finalement au train où va l’invasion, des tas de gens ont intérêt à ce qu’on l’oublie, ce putain de discours de Boumedienne, dans quelques années les victimes pourraient venir le leur faire bouffer!

Bonne semaine à tous, faites bien attention, les rues ne sont pas sures!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Houari BOUMEDIENNE Chef de l’État Algérien puis président de la République Algérienne entre 1965 et 1978.

Nous le savons…de Marseille!

C’était une des vannes favorites de mon paternel, ça, pauvre vieux, Dieu ait son âme…oui enfin, Dieu il s’en foutait comme de sa première capote et la réciproque est forcément vraie, vu qu’il n’a pas rigolé tous les jours, mon dabe, une jeunesse bouffée par la guerre dont une nuit, non pas sur le mont chauve mais bien sous le bombardement de Dresde dont il fut l’un des rares survivants. Bref, je ne suis pas là pour vous parler de mes histoires familiales mais bien pour évoquer une actualité marquée cette semaine par les tribulations marseillaises de Présipède. J’aurais donc pu titrer aussi Macrounette sur la Canebière, Oh putain de la Bonne Mère, ou bien encore Macrouille chez les cr… mais finalement, vu le côté très attendu d’un séjour marqué par les lieux commun et l’arrosage incontournable, mon choix s’est arrêté sur Nous le savons…de Marseille! Nous le savions (d’avance) eût sans doute été préférable, toutefois nous le savions de Marseille ne produit absolument pas l’effet comique escompté. Je m’en tiens donc à la version de Papa, une façon comme une autre de lui rendre hommage en dépit du lourd bagage de défauts rédhibitoires qu’il trimballait et de l’erreur grossière qu’il a commise en me concevant sans trop y réfléchir.
Le petit bonhomme à sa Bribri s’en est donc allé faire son cirque pré-électoral dans la cité phocéenne. Fausse et haine pourrait convenir également, compte tenu du bidonnage absolu constaté notamment lors de la visite en question et, par ailleurs, des sentiments sans ambiguïté qu’une proportion écrasante de la population locale porte au pays des droidlom et à ses souchiens, comme on dit puis. Rien de bien extraordinaire, d’ailleurs, puisqu’il en est de même, grosso-modo, dans les agglomérations parisienne, lyonnaise…et finalement un peu partout dans les environnements suburbains des grosses métropoles. Toutefois, allez savoir pourquoi, les choses, quand il s’agit de Marseille, prennent illico une tournure un peu grand-guignol qui conduit à l’exagération, à la dramatisation et au mépris ironique. Prenez un clampin comme Michel Chevalet, pas plus abruti qu’un autre, le type, mais dès qu’il évoque « le Sud » c’est un peu comme s’il parlait de peuplades barbares et essentiellement fainéantes, d’une espèce de terra incognita indigne de la Répupu. Remarquez bien que cela n’a rien de particulièrement nouveau ni d’original, je me souviens notamment d’une petite remarque d’Alexis Carrel, un vieux birbe dont on nous rebattait les oreilles au temps lointain de mon adolescence, et qui avait trouvé le moyen d’écrire doctement un truc du genre « personne ne songerait à contester la supériorité de l’homme du Nord sur l’homme du Sud » il ne parlait pas d’hémisphères le père Carrel mais bien de la France métropolitaine! Un Ch’ti vaut mieux que deux Toulousains, en somme…il rédigeait son truc dans les années trente, le mec, mais l’idée reste d’actualité, chez certains!
Sauf que petit à petit, sous l’effet conjugué du changement de population et de l’abrutissement généralisé, les prétendues différences vont peu à peu s’estomper. Entre le Beur de Lille et celui de Toulouse, bien malin qui pourrait établir la moindre distinction sinon pertinente, du moins basée sur des données objectives. Tout le monde parle le même sabir avec le même accent improbable, tout le monde déteste les Céfrans, voire les Kouffar, tout le monde casse du flic et du pompier avec le même allant, tout le monde gagne honnêtement sa vie en complétant les prestations sociales par le produit juteux du commerce de la drogue.
Mais les vieilles idées, bien ancrées dans l’imaginaire collectif franchouille, demeurent. Marseille reste donc un cas particulier, une ville de gros rigolos; amateurs de pastis, de bouillabaisse et de sieste, qui détestent souverainement le travail et vivent d’expédients en s’accommodant à leur façon de la légalité républicaine. Et comme, il faut bien l’admettre, ces derniers temps on s’y zigouille entre droguistes encore plus qu’en d’autres lieux tout aussi infestés, on a vite fait chez les communicants faisant, pour Présipède, office de conseillers, d’inviter ce dernier à débouler vers la patrie de Marius pour y produire un numéro grandiose sous les feux croisés des sunlights médiatiques. Le déplacement dans la capitale de la Provence, question buzz ça marche à bloc! Surtout trois journées pleines pour déguster du Macron à toutes les heures du jour et de la nuit! Et le plan a parfaitement fonctionné, cinq pour cent de popularité gagnés d’un coup, un bonheur, du quasiment jamais vu depuis au moins plusieurs mois, sans compter que si le premier tour de la présidentielle avait lieu à présent -ce qu’à Dieu ne plaise- il devancerait la mère Le Pen de trois gros points et les autres…passons sous silence, par charité. Qu’a t-il donc fabriqué pour empocher pareil pactole? Eh bien, que diable, il s’est montré tout le temps, depuis le Quartier Bassens -nettoyé à grands frais par la Ville avant son passage- jusqu’au Palais du Faro où il se fendit d’un discours mémorable, lucide et courageux, tout ça, et donc encensé à bloc par la quasi-totalité des media, émerveillés sur commande. Tout cela est parfaitement bidon, me direz-vous…certes mais la démocratie elle même ne l’est elle pas au moins autant? Poser la question revient à y répondre, pas vrai?
Quand notre bien-aimé Chef de l’État, soutenu depuis le début par la haute finance internationale, veut mettre le paquet sur une opération de promotion dans le style de celle qu’il vient de réaliser à Marseille, forcément les dividendes cascadent comme un jackpot dans la machine à sous. En l’occurrence, et pour peu que l’on y regarde de près, il n’a raconté que des niaiseries, du bullshit de la plus belle eau! Comme quoi on va transformer les directeurs d’école en patrons de leur boutique à endoctriner les morpions, on va se baser sur les jeunes des quartchiers pour redynamiser l’économie, on va désenclaver les cités sans-cible, harceler les réseaux de trafiquants, réserver des emplois pour les petits beurs, en un mot « investir dans les personnes et réinventer les lieux« ! C’est y pas beau, ça? Complètement imaginaire, illusoire, imbécile, certes, mais le temps que les braves gens s’en rendent compte, le petit bonhomme sera réélu, c’est l’objectif, vous savez, il n’y en a pas d’autre. Et pour ce qui concerne le concret, pas de problème, un milliard et demi d’argent-magique distribué pour rénover les chiottes des écoles de la Répupu et pour créer les nouvelles lignes de tramway ainsi que de métro qui permettront aux « jeunes » susvisés de descendre plus facilement en centre-ville pour y exercer les talents insoupçonnés dont ils seraient prétendument pétris. S’y ajoutent deux bonnes centaines de flics supplémentaires assortis d’une chiée de juges, tout ce petit monde étant censé terroriser les délinquants et faire régner sur les deux-cent-quarante kilomètres carrés de la ville l’ordre le plus sévère et l’harmonie républicaine la plus délicieuse. Fermez le ban!
Et, cerise pourrie sur le gâteau empoisonné, nous avons eu droit également à une nouvelle petite séquence « Présipède fait l’andouille » du plus heureux effet. Macron dans le registre » je parle aux jeunes » produit toujours de grands moment youtubesques, celui-là valait son pesant de shit. Réussir à caser la photo encadrée des deux connards Mc Fly et Carlito, assortie à la fois d’un hommage quasi-rigolard à Samuel Paty et de voeux de bon courage pour la rentrée scolaire, tout cela en deux minutes, personne d’autre ne l’aurait fait! Un exploit! Accueil très mitigé de la part de certains media à cheval sur le martyrologe républicouille, genre Marianne, mais tout de même unanimité quant à la fidélité du bonhomme à ses engagements. Il a tenu sa promesse en présentant, dans le media idoine, les portraits des deux hurluberlus précités. Il n’a qu’une parole, Présipède, on peut gloser sur le fond, certes, mais sur la forme il se montre toujours irréprochable….enfin presque.

Voilà donc pour le voyage à Marseille, une pantalonnade de grande envergure, évidemment, mais qui aura significativement contribué à remettre l’église au milieu du village (je ne suis pas certain de la pertinence de cette formule). Pendant trois jours il n’y en a eu que pour ce mec-là, notamment sur BFM TV qui en aurait pratiquement oublié le Covid, le pass-sanitaire et les farouches opposants à celui-ci, lesquels, il est vrai, se montrent exclusivement le samedi, eux au moins!
Il va falloir s’y habituer. Jusqu’à présent on le voyait quasiment tout le temps, Macrounette, désormais il conviendra de supprimer le « quasiment ». Jusqu’à l’ouverture officielle de la campagne il importe de se préparer à le déguster en permanence et à toutes les sauces. Ceux qui ne peuvent pas le blairer ça va les énerver, certes, mais les autres il les conduira tout doucettement à l’isoloir, où ils ne manqueront pas de glisser le bon bulletin dans l’enveloppe, ça relèvera de l’automatisme, pratiquement.
Alors, que voulez vous, tant pis pour Monte-Bourre venu avec sa gueule enfarinée enrichir le bestiaire des candidats bons pour l’abattoir démocratique, lesquels espèrent tous, ne l’oublions pas, atteindre le seuil qui permet de récupérer un paquet de pognon sur le dos des contribuables. Comme on dit à Marseille, tous ces gens-là ont vraiment la figure comme le cul, mais, encore une fois, c’est notre belle démocratie qui veut ça. Et qu’est-ce qu’elle va nous faire, notre belle démocratie? Eh bien elle va nous gratifier d’une resucée de Présipède jusqu’en 2027…depuis le temps que je vous le rabâche qu’on est foutu…cela aussi, hélas, nous le savons…de Marseille, certes, mais pas seulement. En fait nous le savons de partout, sans oublier derrière les oreilles, évidemment.

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Un îlot de vérité dans un océan de bullshit

Pour le moment, ça parle beaucoup, les rumeurs vont bon train, entre deux controverses de voilà le Covid et autres couillonnades relatives au pass-sanitaire ou bien encore à l’efficacité plus ou moins contestée des vaccins censés nous éviter un prochain confinement. Mais la présidentielle de l’an prochain s’invite de plus en plus fréquemment dans les media de tout poil qui nous arrosent sans pitié de leur baratin lancinant. Alors, évidemment, il va bien nous falloir tenter un point de situation, étant donné qu’aujourd’hui la fin des vacances marque pour de bon le début des vraies hostilités. L’échéance déboule à la vitesse du politicard au galop et non plus à un train de sénateur comme on pourrait le croire en observant Gérard Larcher, lequel est à la promptitude de mouvement ce que l’éléphant de mer est à l’anguille. Nous avons grosso-modo huit mois de déconnage à pleins tubes en perspective, commençons donc à nous y préparer.
Qu’on ne s’y trompe pas, ce coup-ci l’enjeu commence à peser lourd, même s’il convient de ne pas se faire trop d’illusion, hélas, sur une issue qui schlingue la réélection de Présipède à pleins naseaux. Parce qu’il va se passer quoi, somme toute?
Eh bien là, telles que se présentent les perspectives, le camp de la « Droite Républicaine » (l’autre façon d’être de gauche, vous savez…) voit s’opposer deux pointures manifestement sous-dimensionnées au regard de l’objet convoité. J’ai nommé, bien sûr, l’ami Xavier Bertrand, le maçonnique en rupture de ban, et la très chère Valérie Pécresse, illustre fondatrice du mouvement « Soyons Libres » dont quelques uns ont pu, à condition de se montrer particulièrement attentifs, apprendre l’existence avant de l’oublier définitivement. Deux bien-pensants représentant superbement cette tendance ventre-mou qui nous a conduits à l’extrémité dramatique où nous voilà rendus! La différence entre ces deux zigotos et Macrounette apparaît tellement ténue qu’on ne verrait même pas la différence, si par impossible ils se retrouvaient, l’un ou l’autre, propulsés à L’Élysée.
Je ne parlerai même pas des autres postulants de la soi-disant Droite, de ce pauvre Ciotti dont on se demande quel taon du Mercantour a bien pu le piquer, jusqu’au professeur Jouvin, lequel a tout autant de raisons de se retrouver candidat qu’un Ayatollah en chaire à Notre-Dame (quoi que ce dernier exemple soit plutôt mal choisi à l’allure ou l’islamisation progresse) en passant par le très-mou Michel Barnier avec sa tronche de chef de gare des années cinquante. Les braves-gens qui cherchent à gratter quelques suffrages à une primaire de plus en plus hypothétique méritent sans doute un peu de commisération, par charité chrétienne, mais certainement pas de plus amples développements, vu que nous avons autre chose à foutre que de disserter sur les causes perdues.

Si l’on passe rapidement sur les comiques-troupiers de service, genre la Merdeparis, Méluche, les écolos-rigolos, Philippot (au feu tous les samedis) et autres branquignols dépourvus du moindre intérêt, on en arrive tout de suite là où les choses sérieuses se passent, je veux dire, bien entendu, à droite, enfin vraiment à droite n’est-ce pas. Et là, les choses se compliquent. J’éluderai carrément Dupont-Gangnan, dont je doute qu’il dépasse ce coup-ci les deux points et demi et j’en viendrai directement à la question de fond, à savoir le duo Le Pen-Zemmour. Nous n’avons pas fini d’en entendre parler de ces deux-là, vous pouvez me faire confiance!
Pour résumer, sans l’intervention trublionnesque du petit juif en question, nous partions directement pour un remake du second tour de 2017. Les même causes produisant généralement les mêmes effets lorsque les circonstances demeurent à peu près constantes, les duettistes de choc se fussent retrouvés à la table du débat d’entre-deux et, la trouille du corps électoral jouant toujours parfaitement son rôle, nous eûmes obtenu un résultat sensiblement équivalent au précédent. On prend les mêmes, on recommence et Bribri continue à régner sous les ors de la Répupu.
Sauf que là, ça risque fort de changer de musique car la survenue du trouble-fête va singulièrement compliquer le jeu. Surtout qu’il attaque balèze, Zem, dès hier, à Mirabeau (c’est tout dire) il déniait carrément à la pauvre Marine, toute chance de se voir élue à la magistrature suprême et ce devant la forêt de micros et caméras venus tout exprès pour voir le phénomène monter au front.
Le problème avec Zemmour c’est qu’il dit la vérité, il y voir clair, analyse la situation avec une intelligence aiguisée et, du coup, appuie là où ça fait mal. Et comme il ne s’embarrasse pas du fatras politiquement correct qui émascule les velléités de ses concurrents, il se retrouve tout seul à soulever le couvercle de la marmite à couscous avarié. Plus précisément, il n’y a que lui sur le ring présidentiel à s’en prendre au grand-remplacement, vous mordez le topo? Là où les petits challengers précités de la soi-disant droite croient se dédouaner en évoquant à tout bout de champ l’immigration clandestine, le type en question explique que le cœur du problème réside dans les possibilités offertes par la loi aux immigrés eux mêmes d’organiser une immigration légale, bien plus redoutable encore que la clandestine. Par tous les biais qui existent, et notamment le regroupement familial et les époux/épouses importés du Bled, ceux qui sont déjà là détiennent les clés, et font entrer chez nous qui ils veulent, aussi facilement que dans une pissotière. Du coup, la candidature de ce garçon, dans la mesure où elle semble ne plus guère soulever de doute, pourrait bien faire l’effet du gros pavé dans la fosse à purin. Son idée se résume à une constatation simple: « je sais ce qu’il faut faire et je vais donc essayer de le faire ». Jacques Bainville annonçait la seconde guerre mondiale dès la signature du traité de Versailles en 1920, il savait ce qu’il fallait faire, il ne l’a pas fait, jugeant qu’un historien n’entre pas en politique active. Vu le désastre subséquent, Zemmour considère qu’au contraire, quand on sait il faut y aller. Il ira donc très probablement se mêler à la bagarre, reste à savoir ce qu’il pourra bien en résulter.

Pour être franc, je l’imagine mal jouer en 2022 le même coup que Macrouille en 2017. A moins qu’il ne dispose, comme ce dernier, du soutien de la grosse artillerie financière, il n’a évidemment aucune chance. Et même en pareille hypothèse, n’oublions pas que l’autre était bien lisse, bien clean, bien jeune, enfin bien sous tout rapport quoi, alors qu’en l’occurrence nous avons affaire à un personnage que toute la bien-pensance compisse et conchie depuis vingt ans. Le handicap sera dur à remonter! En d’autres termes l’arrivée de cette candidature hors-norme pourrait fort logiquement avoir pour principal effet, de priver la mère Le Pen de second tour. Zemmour apparaît largement en mesure de lui bouffer un nombre de points, conséquent, entre huit et dix au moins, selon toute probabilité, largement assez pour l’éliminer d’entrée de jeu. Reste à savoir si le nouveau venu pourrait alors se retrouver lui même face à Présipède le jour du fameux débat, imaginez donc un peu le régal! Il lui faudrait pour cela, toutefois, récupérer non seulement une grosse partie des voix du R.N. mais aussi un sacré paquet de suffrages républicouilles, tout en piquant au passage quelques électeurs de ci-de là aux Dupont-Philippot brothers… Il est très fort, l’israélite, mais ça représente quand même un sacré boulot!
Reste que l’intéressé tient un langage costaud. Lui, il annonce au bon populo que d’ici la fin du siècle la France sera devenue une république islamique. Il le dit très bien et il argumente d’autant plus aisément qu’il s’agit d’une vérité qui saute aux yeux, il suffit à chacun de regarder autour de soi. Du coup peut être pourrait-il provoquer une prise de conscience au sein de l’électorat blancos, les victimes potentielles du désastre annoncé. Sachant que d’autre part il exposera les solutions qu’il préconise et qui passent à l’évidence par une série de referenda (ou referendums, je ne sais trop), des tas de gens vont peut être comprendre l’idée générale qui consiste essentiellement à sauver ce qui peut encore l’être. En revanche, il dit aussi, Zemmour, qu’en cas de réélection de Macron nous sommes foutus, qu’il n’y a plus de temps à perdre et que nous en avons assez perdu comme cela depuis plus de quarante ans.

Pour conclure, si vous voulez le fond de ma pensée, lequel vaut bien celui de votre pantalon, je ne vous cache pas que cette candidature m’intéresse beaucoup, même si je ne crois guère, hélas, à ses chances de succès. Il reste qu’un clampin de ce calibre aura au moins le mérite de porter le vrai débat sur la place publique, ce que personne jusqu’à présent, au moins depuis la disparition médiatique du père Le Pen, n’aura eu le courage de réaliser. Même si le pessimisme reste forcément de rigueur, ce sera toujours ça de gagné, un petit îlot de vérité dans un océan de bullshit! Ce n’est pas l’ami Hank Hulley qui me contredirait…

Avec mes remerciements et mes amitiés bien sincères à tous ceux qui auront lu ça.
Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

La bérézina de Robinette

Comme dit notre ami Hank Hulley, les politicards Démocrates amerloques sont les pires fucking-bastards que le monde ait jamais porté. Le type en question votant républicain depuis l’époque où il était encore puceau, de temps immémoriaux, donc, il n’y a pas lieu de s’étonner d’une prise de position aussi radicale. Cela dit, à bien observer, force est de reconnaître que l’assertion tient plutôt correctement la route. Si vous y regardez d’un peu près, ces gens-là portent tout de même le terrible fardeau de s’être trouvés les premiers, et Dieu merci les seuls, à balancer sans état d’âme la bombe atomique sur des villes abondamment peuplées de malheureux civils qui n’en pouvaient mais. Personne n’a jamais osé depuis, envisager une saloperie d’un niveau tel qu’en comparaison les crimes de guerre de nos amis Allemands passeraient pour blagues de collégiens en goguette. Vous imaginez, vous, les cris d’orfraie de tout ce qui pense comme il faut, si l’abominable Adolf s’était rendu coupable de pareil forfait sur Boston ou sur Los Angeles? Okay, je veux bien, il n’en avait pas les moyens, le Führer…c’est tout sauf une excuse, pas vrai, s’il avait pu il ne se serait sans doute pas gêné! D’accord, sauf que Truman, lui, il a carrément envoyé la sauce! Hiroshima et Nagasaki rayées de la carte, empoisonnées pour des décennies avec leurs morts tout de suite, leurs morts après des tas d’atroces souffrances et leurs survivants encore plus malheureux si c’était possible. Ça en fait beaucoup, ça, des victimes innocentes, mais que voulez vous, il fallait gagner la guerre le plus vite possible, ce qui fut fait. Les vainqueurs ne sont jamais punis pour leurs crimes, au contraire ils deviennent des héros, regardez un peu Staline vous comprendrez mieux.

Pour en revenir au parti Démocrate et à ses petits héros bien à lui, Hank Hulley faisait allusion à Robinette, vous savez, Sleepy Joe, le bon papa gâteux de White House, l’ex vice-président de Barack-Hussein, le pourfendeur de l’affreux Donald, le chéri de la bien-pensance, quoi, le sauveur de l’Amérique politiquement évoluée qui pense tout bien comme il faut Et donc il m’exposait, Hank, pas plus tard qu’hier et par WhatsApp interposé, le fond profond de sa pensée sur le président en question. A vrai dire, depuis le début il ne peut pas le saquer, le vieux schnock, il lui pue au nez rien qu’à le voir avec sa pauvre gueule bricolée tant bien que mal par des chrirugiens-esthétiques peu inspirés. Mais s’il n’y avait que sa tronche, au brave gâtouillard, la détestation en question n’aurait pas lieu d’être, le problème c’est le reste, tout le reste, et, désormais, le coup de l’Afghanistan. Alors ça, il ne gobe absolument pas, le sieur Hulley, ça nous le fout dans une rogne épouvantable, indicible, inextinguible!
– « Non mais tu te rends compte, old frog, à quel point il nous ridiculise ce bloody ass-hole? Voilà un complete big schmuck qui nous la joue du style let’s go, allez, on s’en va, bonjour chez vous et qui ne pense même pas à refermer la porte derrière lui! Un abruti intégral, quoi, incapable de comprendre que les corniauds d’Afghans qui marchaient avec nous, c’était juste pour récupérer un max de blé, pas pour aller se colleter avec les fous furieux enturbannés engraissés au coran! Motherfucker! Ça veut être président des Etats-Unis et ça n’est même pas foutu d’essayer de comprendre quelque chose au merdier absolu dont il veut se dépêtrer…et puis qu’est-ce que tu veux qu’il y capte à cette affaire de sauvages mal léchés? Il s’imaginait sans doute qu’ils allaient nous laisser partir bien poliment, les barbus cradingues, que les milliards qu’on y a laissés serviraient de coussin pour quand les collabos de là bas se casseraient la gueule! Parce qu’il le savait, cette espèce de shit of a coward , il le savait que l’armée bidon se déballonnerait à la première apparition des muz fanatiques, les moins cons de ses conseillers le lui avaient expliqué en long, en large et en travers à cet enfoiré! Eh bien il a écouté les autres, les humanitaristes à la beat my dick, des fucking eunuchs qui ne feraient même pas le différence entre une bonne-sœur et un ayatollah, vu que c’est habillé quasi-pareil!
Résultat des courses, la débandade! Tu me diras que la débandade c’est de son âge à ce graveyard challenger, sans doute… sauf que c’est tout le monde, là, qui ne bande plus, même pas d’une! Je te jure, la vraie bear garden! Fuck you, incredible! La honte! Shame, shame, shame, shame on that old schit! Sans vouloir faire de politique fiction, je te fous mon billet que l’autre là, le gros à tignasse blondasse, jamais il ne se serait laissé embarquer de la sorte! Okay, il avait compris la nécessité de se tirer du piège, mais jamais il n’aurait foutu son camp sans refiler le boulot à des mecs capables d’apprécier les tenants et les aboutissants. N’importe quel shitting dumbass peut comprendre qu’on ne sort pas de la nasse sans préparation préalable…sauf les fucking Democrats, bien sûr, cette engeance-là c’est stupid enough to eat hay! Plus con on ne peut pas trouver! »

Même en faisant la part d’une haine politique invétérée, viscérale et inconditionnelle, il faut bien reconnaître qu’il n’a pas entièrement tort, cette espèce d’Hank Hulley. Le comportement de Biden dans cette affaire apparaît proprement irresponsable. Sénilité, stupidité, inconscience, naïveté amerloque, je-m’en-foutisme? On se perd en conjectures. En tout cas, une bérézina comme celle-là, on n’en avait pas vu depuis la retraite de Russie! Encore convient-il de rappeler que la bataille de la Bérézina fut une réussite technique incontestable et, en définitive, une victoire militaire de Napoléon qui permit à la Grande Armée de se sortir d’un piège mortel tendu par les Russes. Aucune comparaison avec la débâcle piteuse et lamentable des pauvres Amerloques d’Afghanistan, subordonnés à une administration Biden plus minable que tout ce qu’on avait pu voir jusqu’à présent. Avec un chef de ce calibre, dont les qualités de stratège l’apparentent sans aucun doute à son illustre prédécesseur Jimmy Carter dit Peanuts, un type qui avait autant de raison d’occuper le poste que s’il se fût agi d’un cochon d’inde…quoi que finalement, sur un coup comme le désastre de Kaboul, peut être n’eût il pas réussi à se montrer aussi nul que Robinette. Pour tout vous dire, je crois qu’ils ont touché le gros lot, les compatriotes de l’ami Hank, ce vieux kroum c’est le champion incontesté toute catégorie!

Quoi qu’il en soit, les Talibans ont gagné. Victoire éclatante, en plus, et quasiment sans coup férir, ce qui donne une idée de l’état de déliquescence d’une armée Afghane sur laquelle Robinette et ses sbires comptaient pour pouvoir tranquillement filer à l’anglaise (entre Anglo-Saxons, vous savez…). Raté! Et maintenant voilà les Islamistes solidement installés sur ce territoire qui nourrit en son temps les forces de l’illustre martyr Oussama Ben Laden, le vainqueur des Twin Towers. C’est même, d’ailleurs, à cause de ce dernier et de leur projet de se débarrasser d’Al Qaïda -histoire de claquer le bec à une opinion publique un peu énervée- qu’ils sont repartis en Afghanistan, nos potes U.S. et qu’au passage ils nous y ont un petit peu entraînés aussi, voilà vingt ans déjà, comme le temps passe pas vrai? Sans oublier tout de même qu’au départ de l’action, comme on dit en rugby, ce sont bel et bien les Amerloques qui, pour emmerder l’URSS, avaient décidé de soutenir à bloc les Talibans! Si vous y comprenez quelque chose, vous… Remarquez, il n’y a pas grand chose à comprendre, vous savez, c’est juste un effet de la démocratie: les présidents- et donc leurs stratégies politiques- changent au petit bonheur la chance, tous les huit ans dans le meilleur des cas, parfois plus vite, comme au temps du précité Peanuts – vraiment trop con pour rester- voire, si l’on veut remonter plus loin, à l’époque du regretté John Kennedy, quand la Mafia jouait sa partie (plutôt décontractée) sans idée préconçue…bon, je vous fais grâce d’Abraham Lincoln, mais c’est bien parce que c’est vous!

Et voilà le travail! Robinette a donc confortablement installé l’ennemi juste là d’où ses prédécesseurs l’avaient chassé. Beau résultat, sans nul doute. Et nous en entendrons parler, je vous le garantis, pas en bien, certes, puisqu’il est toujours ennuyeux de fournir une base arrière à ceux qui veulent la mort de l’Occident…mais bon, ce dernier la mérite bien, la mort…avec des grands-chefs de cet acabit!

Que la Providence vous ait en sa Sainte Garde et réjouissez vous, cette brave Joséphine va entrer au Panthéon! Ça mettra un peu d’animation en ce lieu sinistre, tout de même! Celle qui fut en son temps la vedette adulée de « La Revue Nègre » (ben oui, qu’est-ce que vous voulez, ça s’appelait ainsi, je n’y puis rien, c’est historique) et qui se dandinait toute nue ou plutôt sobrement vêtue d’une ceinture de bananes (on demandera ce qu’elle en pense à Mme. Taubira), voilà qui nous change du temps de Malraux! Entre ici, Joséphine, avec ton cortège…oui, bon allez, passez une semaine de rêve et à Dimanche prochain, si Allah n’y voit aucun inconvénient.
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Juste manière de parler

Pendant que nos chers compatriotes se disputent comme des marchands de brousse sur le point de savoir s’il est liberticide ou non d’exhiber son QR-code pour aller casser une petite croûte au restau, le monde continue gentiment à tourner avec les grandes et les petites catastrophes qui en constituent la routine incontournable. On voit bien, d’un œil distrait, qu’un gentil curé s’est fait zigouiller par un clandestin Rwandais incendiaire de cathédrale qui n’a même pas l’excuse d’être musulman. Mais, somme toute on s’en fout complètement car le Covid et sa gestion hasardeuse par la bande à Présipède nous tient lieu de tout, rien d’autre aujourd’hui ne saurait si peu que ce fût occuper nos esprits. Et pourtant elle mériterait bien un peu plus d’attention, l’histoire du Père Maire, victime de notre État de Droit de merde et de nos Juges masturbés à l’humanitarisme gauchiard le plus crétinisant. Le sacristain rwandais, fou à lier mais protégé par les règles tatillonnes qui empêchent, avec l’aimable complicité de la Justice Administrative, l’expulsion des envahisseurs illégaux, jouissait d’une liberté d’action qui lui a permis de massacrer son protecteur à grands coups de gourdin sur la chetron!

Ô combien de curés, ô combien de fliquettes,
Occupés à fliquer ou bien à faire la quête,
Par un manque de pot, par notre connerie,
Tombèrent un jour affreux sous les coups d’une ordure,
D’un clandestin odieux, d’une infâme raclure,
Protégé par les lois qui crèvent ce pays.

Parce qu’on finit par ne plus les compter, ces enfoirés qui viennent jusque dans nos bras égorger nos poulets, nos poulettes, nos profs illuminés et nos prêtres un peu trop charitables! Autant d’affaires sinistres où l’on nous déballe le pédigrée d’un assassin entré en France par la porte à clapet, vous savez, celle qui ne marche que dans un sens. Autant d’indésirables non refoulés, non expulsés et, au bout du compte, autant de morts comme des cons, juste parce que le Pays des Droidlom, au lieu d’assurer leur sécurité, a consacré toute son énergie à protéger leurs meurtriers. Combien de tragédies aurions-nous évité en jouant le coup à la Orban, par exemple, et ce depuis quarante-cinq ans? Mauvaise question, pas vrai? Mieux vaut certainement se focaliser sur les conséquences de la loi scélérate qui nous impose le pass-sanitaire, l’étoile jaune du pauvre! Au moins, en s’en prenant au QR-Code on ne dit pas de mal de son voisin de HLM, c’est-y pas plus gentil comme ça? Bien sûr, ce pauvre Père Maire aura eu de jolies obsèques, avec, comme représentant du Gouvernement, le Garde des Sceaux, Dupont-chose soi même venu gerber en personne…un peu comme si, pour couronner le tout, on lui avait craché à la gueule à cet infortuné cureton…

Alors, défilons bien, allez, haut les cœurs! C’est sûrement le bon combat, le vaccin, le pass, tout ça, et puis au moins, pendant ce temps on ne regarde pas ce qui se déroule dans un Afghanistan joyeusement abandonné par ce cher Biden, le gentil successeur de l’abominable Donald. Aucune importance, cette affaire-là, vous savez. Bon d’accord Kaboul et du coup le pays tout entier, tombent en ce moment même aux mains des Musulmans les plus fanatiques, les plus sanguinaires, les plus arriérés, et ce n’est pas peu dire! Mais on s’en fout, on a bien assez de souci avec notre privation de liberté d’aller au cinoche sans sortir le smartphone! Bien sûr, comme les Franchouilles s’en foutent éperdument, ça laisse un joli espace à la clique présipédique pour agir tranquillement. Et ils ne s’en privent pas, croyez-moi! Et donc, non contents d’avoir recueilli les Afghans qui travaillaient pour les institutions françaises, ce qui est bien la moindre des choses, l’Élysée annonce qu’il va ouvrir largement la porte à clapet susvisée à tous ceux qui se prétendront futures victimes potentielles des Talibans…et, cerise sur le gâteau, désormais toutes les expulsions de migrants Afghans sont stoppées sine-die! Pourquoi se gêneraient-ils, pas vrai, puisqu’on ne regarde pas, nous autres, on proteste contre le passe-sanitaire! Sans compter qu’ils sont gentils les clandestins d’Afghanistan, vous savez; certes de temps à autres ils violent un peu les gamins, parce que chez eux c’est une tradition, le bacha bazi ça s’appelle, il s’agir donc d’une question culturelle, vous comprenez? Juste que si vous avez un petit garçon pré-pubère, ne le laissez surtout pas, maintenant encore moins qu’avant, traîner tout seul dans la rue. Par contre, si le cœur vous en dit, vous pouvez-très bien l’emmener défiler avec vous contre le pass-sanitaire, il y a très peu d’Afghans dans les cortèges, question privation de liberté ils ont nettement mieux dans leur pays.

Comme dit souvent Marcel Grauburle, « moi ce que je vous en cause c’est juste manière de parler« . En somme, qu’un tas de braves-gens manifestent afin d’enquiquiner Présipède, non seulement cela ne me dérange pas du tout mais encore l’intention me semble intéressante, il n’y a pas, chez moi, la moindre ambigüité à cet égard. Toutefois, c’est la futilité du motif qui me gêne. En peine épidémie, sachant que je vois tout de même d’assez près des gens en mourir -des vieux bien sûr et parfois vaccinés, en plus- le fait de faire tout un fromage d’une mesure prophylactique guère plus stupide qu’une autre, après tout, me paraît plutôt maladroit. Et probablement contre-productif, par dessus le marché, j’ai déjà eu l’occasion d’en parler, ces manifs ne font que remotiver la clientèle potentielle de Macrouille. Vous imaginez bien que si un type dans mon genre trouve ça un peu idiot, une écrasante majorité des gens qui ont voté pour ce dernier en 2017 (66%, tout de même, rappelez-vous) vont se tenir le même raisonnement mais puissance dix, facile. Et comme il existe un risque sérieux de voir les manifs prendre une tournure un peu moins bon enfant à la rentrée, avec black-blocs et tout le toutim, j’imagine que le petit Manu pourrait fort bien tirer les marrons du feu en avril prochain. Les gens qui ne disent rien, autrement dit la majorité silencieuse, en ont ras le chignon du bordel hebdomadaire et l’autre aura beau jeu de répliquer « c’est le pass-sanitaire ou le confinement« . S’il se trouvait un candidat sérieux face au petit rigolo, un type capable de ramener l’ordre, ou en tout cas de le laisser croire, je ne dis pas, mais comme nous n’en prenons pas du tout le chemin, en vérité je vous le dis, à ce rythme-là Présipède a course gagnée et, en plus, on lui facilite les choses! Voilà pourquoi cette histoire de fronde anti-pass m’apparaît à l’évidence comme une connerie de première grandeur. Quand les braves-gens défilaient contre les augmentations insensées des prix des carburants, là ça tenait la route, si j’ose dire. Aujourd’hui, j’en suis bien désolé, je sais que je vais perdre des amis mais la révolte contre le passe-sanitaire c’est juste du déconnage d’enfants gâtés! Tenez, demandez donc à nos vieux copains Haïtiens ce qu’ils en pensent, vous ne serez pas déçu…

Quoi qu’il puisse en être, depuis un an et demi Présipède et ses mignons gèrent cette crise sanitaire en dépit du bon sens, personne ne saurait de bonne foi soutenir le contraire. Cela continue de plus belles avec la mise en place, un peu n’importe comment, de mesures autoritaires comme celle qui impose aux établissements sanitaires de suspendre leurs salariés non vaccinés. En voilà une imbécillité de première grandeur! En plein mois d’août, au plus fort des congés d’été, essayez donc un peu de faire tourner un Ehpad avec la moitié, voire le tiers du personnel restant, vous en faites quoi des pauvres vieux, vous les emmenez au chenil? Et les hôpitaux antillais, avec les infirmières qui préfèrent le vaudou au vaccin Pfizer-Biontech, ils passent directement la main aux croque-morts? Bon, mais pas la peine de descendre dans la rue, vous savez, ça s’arrangera tout seul, comme pour le contrôle technique des motocyclettes… vu qu’ils ne font pratiquement que des conneries, nos gouvernants, ils ont parfaitement assimilé le rétropédalage, c’est à peu près la seule chose qu’ils maîtrisent d’ailleurs.

Après, pour finir sur une note positive, si vous tenez vraiment à manifester ce ne sont pas les thèmes qui manquent. Prenez par exemple les prélèvements sociaux, cotisations, CSG, CRDS, enfin toutes ces petites fantaisies qui font qu’au bout du compte un clampin qui travaille coûte à son patron le double de son salaire. Le brave bougre qui touche un salaire acceptable, on va dire deux-mille cinq cents balles, par exemple, son boss en versera autant à l’état, et pour financer quoi? Je vous le donne en mille (c’est le cas de le dire): pour financer les types qui ne travaillent pas, bien sûr! Quand il s’agit des vieux qui touchent une retraite pour laquelle ils ont eux mêmes cotisé toute leur vie, ça se comprend bien, mais les autres, hein? Notamment les envahisseurs et leur progéniture de branleurs incapables? Vous trouvez ça convenable, vous, ça ne vous dérange absolument pas? Vous préférez hurler à la mort contre le QR-code?

Moi, ce que j’en cause, hein, c’est juste manière de parler, comme dirait mon copain Marcel…

Bon dimanche à tous, amitiés.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Pédagogie

Au sein de l’Union Européenne il ne fait pas bon s’en prendre aux Juges. C’est sacré, ça, les Juges, pas touche, guardare ma non toccare, vietato, verbotten, achtung minen, no trapassar! Nos amis Polonais, catalogués nauséabonds ne l’oublions pas, viennent d’en faire l’amère expérience. Figurez vous que ces salfachos prétendaient instaurer une cour disciplinaire dotée du pouvoir de sanctionner les Juges! Non mais vous vous rendez compte! Les Juges en Europe font ce qu’ils veulent, c’est bien connu, ils jouissent du privilège d’irresponsabilité associé, c’est en tout cas ainsi en France, à un pouvoir absolu et incontrôlé d’interpréter la Loi à leur guise, c’est à dire, pour parler clair, de la faire, la loi. Personne n’est parfait, certes, mais aux Etats-Unis les juges sont élus démocratiquement, du coup, au moins peuvent-ils se faire virer au cas où ils déplairaient à une majorité de citoyens. On peut en penser ce qu’on veut et même affirmer qu’il s’agit là de la pire des solutions, car la démagogie et la justice font forcément mauvais ménage, mais tout de même la possibilité d’une sanction existe bel et bien, ce qui n’est pas le cas chez nous. On pourrait citer des centaines d’exemples de magistrats ayant déconné à plein mortier, depuis l’affaire de Bruay en Artois, jusqu’à celle d’Outreau en passant par les déconnages judiciaires odieux qui entourèrent l’assassinat du petit Grégory, en n’évoquant, bien sûr que les dossiers les plus médiatisés. On pourrait en rappeler bien d’autres, notamment les procès à coloration politique marquée, style condamnations de Zemmour, ou, en sens inverse l’ensemble des décisions vachement laxistes, évidemment favorables aux voyous, lesquels profitent largement de la mansuétude illimitée des magistrats, sans parler des créations de toute pièce comme « le droit à une vie familiale normale« , mettant l’arme absolue à la disposition de nos très chers envahisseurs,. Toutefois, la barque judiciaire est bien assez chargée et, de toute façon, personne ne saurait envisager un seul instant de l’envoyer par le fond, ce n’est tout simplement pas possible. Pas touche, vous dis-je, bas les pattes, circulez y a rien à voir!
Ainsi donc, les Polonais souhaitaient mettre un peu d’ordre dans tout ce bazar et faire en sorte que leurs magistrats, dont une partie non négligeable remonte à l’époque soviétique, puissent se voir sanctionnés pour les fautes commises dans l’exercice de leurs fonctions. Mal leur en a pris car la Commission Européenne les a tancés vertement et menacés d’un gros pan-pan-cucul s’ils s’avisaient de persister dans leurs erreurs! Non mais des fois! L’idée consistant à invoquer la prépondérance du droit européen au regard des législations des pays membres et, en droit européen, il est hors de question de sanctionner les juges, un point c’est tout! Et puis, il y en a marre de ces états de l’Est qui se permettent de prendre des mesures contre les LGBT, contre les migrants, tout ça, il va falloir les mettre au pas et fissa, comme dit l’amie Ursula, la Présidente, « la Commission n’hésitera pas à faire usage des pouvoirs qui lui sont conférés par les traités, pour garantir l’application uniforme et l’intégrité du droit de l’Union ». En gros « en rang par deux, crédieu, et je ne veux voir qu’une seule tête! » Du coup, aux dernières nouvelles, les Polaks s’écrasent mollement, remballent leur cour disciplinaire et font profil bas…tout en se demandant s’il n’y aurait pas quelque intérêt à faire un peu comme les Anglais, une sorte de Polxit si vous voulez. Si vous m’en croyez, nos copains de l’ancien Pacte de Varsovie pourraient bien un jour ou l’autre faire sécession pour s’éviter les conséquences de la débilité bien-pensante à l’occidentale, celle qui nous fera tous crever un jour ou l’autre. Ils ne s’y décideront, toutefois, qu’après avoir pompé un maximum de pognon…d’où l’attitude prudente de nos copains Polonais, on ne va tout de même pas zigouiller la poule aux œufs d’or, pas vrai? C’est bien trop tôt!

Pour ce qui nous concerne, en revanche, nous autres Franchouilles, pas de problème, nous ne risquons pas le schisme pour cause de mal-pensance, tout au contraire. Et puis, nous avons le Conseil Constitutionnel, vous savez, le Concon, comme on l’appelle avec cette familiarité affectueuse qui nous attache aux amis de toujours. Et il est vrai que c’était une belle invention, à l’origine, le Concon, ça permettait à une assemblée de vieux sages plus ou moins désintéressés -ou présumés tels- de garantir la conformité des lois à la Constitution. C’était parfois nécessaire, mais rarement tout de même, la démocratie parlementaire supposant un minimum d’intangibilité pour les lois votées par le Parlement. Sauf qu’aujourd’hui on arrive au contraire. Pratiquement tous les textes votés passent par la moulinette du Concon, les andouilles qui se sont succédé au pouvoir ayant largement ouvert la consultation de l’instance suprême, laquelle statue aujourd’hui sur n’importe quoi et pour un oui aussi bien que pour un non. Du coup nos gouvernants prennent désormais les devants: aussitôt qu’un texte est adopté, hop, une passe en retrait aux Sages de la Rue Montpensier…Faut voir l’équipe, tout de même, deux spécimen notamment à signaler, Fabius, le Président du Concon, installé par Hollandouille juste avant qu’il ne parte à la pêche et Juppé, nommé voilà deux ans par le Président de l’Assemblée Nationale…oui, c’est cela,  Ferrand soi même! Ça vous donne une petite idée du climat qui doit régner dans cette ineffable Juridiction, je ne vous parle même pas des autres, inconnus du grand public mais drôlement bien branchés dans l’ordre relationnel… des gens au dessus de tout soupçon, quoi, un peu comme le susnommé Ferrand, voyez vous?
Et pour en venir au fait, disons deux mots de la fameuse loi « relative à la gestion de la crise sanitaire », celle à qui le Concon vient d’accorder son nihil obstat … enfin pas tout à fait nihil puisqu’il a tout de même réformé les deux bricoles que les sbires de Présipède avaient ajoutées pour lui donner un os à ronger, comme on dit. Vous voyez le genre « bon, je vous l’autorise, d’accord, votre pass sanitaire, mais faudrait y coller une ou deux conneries, qu’on puisse pas nous reprocher d’avoir signé sans regarder, n’est-ce pas, les gens sont tellement méchants… » Et voilà, sitôt dit sitôt fait et tout le monde est content…enfin pas tout le monde mais l’essentiel, quoi, les vaccinés; donc tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, il va pouvoir continuer sa campagne sur Tik-Tok, Macrounette, pour lui ça se présente au poil. Merci M. Fabius!
C’est qu’il se donne du mal, Présipède, pour expliquer urbi et orbi sur les réseaux sociaux tout l’intérêt qui s’attache au vaccin et au pass sanitaire. Ça, on ne peut pas lui reprocher de ne pas se décarcasser, un vrai Ducros! Pendant les vacances en plus, avec Bribri à ses côtés…bon, là, justement, il a peut être un peu moins de mérite à bosser comme un malade, faut reconnaître, c’est toujours ça de pris contre les vicissitudes de la vie conjugale. Toujours est-il qu’il fait, vous savez quoi: de la pédagogie! Si, si, je vous assure, on le voyait ped tout ce que vous voulez, mais pédagogue pas spécialement. Soyons sérieux, s’il y a un mot dont on nous bassine à longueur de temps, aussi bien nos chroniqueurs radio-télé que nos plus ou moins talentueux folliculaires, c’est bien celui-là: pédagogie! Pour ce qui me concerne (d’accord, on s’en fout un peu de ce qui me concerne mais tant pis) entendre des niaiseries pareilles ça me court grave sur le haricot, si vous voyez ce que je veux dire. De nos jours, les âneries se répètent à l’infini et ceux qui les profèrent ne cherchent même pas à en vérifier un tant soit peu la signification. En l’occurrence pédagogie ça vient du grec (comme salpyngite, si vous êtes sages je vous la raconte un jour, celle-là) païs (païdos au génitif) qui a donné en français, pédagogie, pédophilie… mais pas pédé, non, je vous arrête tout de suite. Donc païs signifie « enfant » et paidagogia l’art d’enseigner aux enfants, ce qui constitue la définition même du mot pédagogie. En d’autres termes tous ces corniauds ont l’air de considérer le citoyen comme un petit merdeux dépourvu d’expérience et de jugement. L’air seulement car ils ne savent pas ce que parler veut dire, ces minus.
Or, il faut savoir qu’enseigner aux petits enfants est un exercice, certes un peu oublié aujourd’hui, puisque les morpions arrivent au baccalauréat dans un état d’analphabétisme souvent total, mais en tout cas un exercice beaucoup moins difficile que celui d’expliquer aux adultes. La raison en est simple, les enfants n’ont pas encore eu le temps de devenir complètement abrutis. Il faut pour cela des années et des années de déformation, de désinformation, de gobage de conneries véhiculées par les enseignants, les media, les réseaux sociaux, les politicards, les syndicalistes, les imams et autres gourous de tout poil. Au départ le petit bonhomme est dépourvu de ce fatras abominable et pour peu qu’un bon pédagogue s’en occupe il se développera harmonieusement et grandira la plupart du temps sans devenir excessivement con. Manque de pot les bon pédagogues ne courent pas les rues et l’Éducation Nationale, si par impossible elle en trouvait un, se chargerait de le transformer à bref délai en gros fainéant incapable, voire toxique. En revanche, une fois l’individu bien abruti par son environnement délétère, la pédagogie ne sera plus d’aucune utilité. C’est alors la démagogie, laquelle ne s’adresse pas aux enfants mais au peuple (toujours le grec ancien), qui devra prendre le relai en tant que seule solution de rechange… Hélas, les deux mots ne sont pas interchangeables impunément. Vous imaginez  » le Président doit faire preuve de démagogie« , ça la foutrait mal, pas vrai? Comme disait Mère-Grand, « la vérité n’est pas toujours bonne à dire ».
Quoi qu’il puisse en être, pédagogue, démagogue ou tout ce que vous voudrez, il joue sur le velours, Présipède. Cette histoire de crise sanitaire, savamment dramatisée, lui donne le beau rôle, celui du héros qui se sacrifie en prenant, pour le bien du peuple, le risque implacable de l’impopularité…sauf que ses électeurs potentiels soutiennent sans état d’âme la vaccination et le pass sanitaire. A ce propos, vous avez vu, la Mère Le Pen? Ben non, justement on ne la voit plus, surtout pas! Elle se garde bien de prendre parti pour les braves hurluberlus qui manifestent le samedi, c’est bon pour les seconds couteaux, ça, les Philippot (de chambre), les Dupont-Gnangnan, les Mélenchon, tous ceux qui n’ont aucune chance de figurer au second tour l’an prochain et qui draguent l’électorat protestataire pour s’arrondir un peu le score. Il est là, le problème, et pas ailleurs! Et pendant qu’on se bagarre autour du coronavirus, les vraies questions, à commencer par le Coranovirus , personne n’y pense plus…et le génocide rampant qui nous détruit à petit feu poursuit tranquillement son œuvre. Regardez bien autour de vous, vous verrez… Allahou akbar!

Bonne semaine à tous et faites bien attention où vous mettez les pieds, surtout si vous défilez…

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN