Ça serait-y pas mieux d’écouter Salvini?

Somme toute, nous allons vers un petit triomphe de la Peste Brune. Certes, me direz vous, il faut nuancer le propos: le total des voix nauséabondes, Bardella (Mortadelle), Dupont (Gnan-Gnan), Philippot (de Chambre) et Asselineau (Léhomme), n’atteint même pas le score de Marine aux présidentielles de 2017. Je vous l’accorde, tout en précisant que le petit Bellamy, pas celui de Maupassant, l’autre, la tête de liste des Ripoublicons, bouffe tout de même une bonne partie du score potentiel. Vous avez plein de braves gens, en effet, qui, se refusant à basculer dans le camp du mal absolu, croient encore en la « Droite Républicaine »! C’est bien notre malédiction, ça, coincés entre des mous du genou alliés de Centristes encore plus ramollis et des Nationalo-Patriotes dont on subodore les limites dans le cas improbable où ils finiraient par arriver au pouvoir. Le résultat des courses c’est un boulevard pour la bien-pensance de type macronnien, laquelle conserve de beaux jours devant elle, malgré tout le plomb que Loiseau trimballe dans l’aile et en dépit de la cote en berne de Présipède. La chance de ce dernier et de ses sbires réside dans la médiocrité des oppositions, qu’elles soient de droite, de gauche ou du milieu, ce qui ne l’empêchera pas de se ramasser une déculottée aux élections de Dimanche prochain, proportionnelle et abstentions obligent.

Sauf qu’une défaite aux Européennes, ça s’oublie vite. Au bout du compte tout le monde s’en foutra d’ici trois semaines-un mois. Le double mérite du scrutin en cause consistera à mettre en évidence le désamour du bon peuple pour son petit enfant prodige de 2017 et la capacité des Droites européennes à s’associer pour faire pièce à la pensée convenable. Avec un zigomar du calibre de Salvini  comme locomotive et la volonté de sauver notre civilisation en guise de ciment, tous ces gens-là peuvent envisager d’exister au delà de leur rôle habituel de repoussoir. Si l’on ne mesure pas encore très bien les conséquences d’une telle évolution, on peut toutefois considérer qu’elle va dans le bon sens. Ça change un peu la donne, pour une fois, reste à voir jusqu’où… Pour nous autres Franchouilles, ça n’ira pas chercher loin, on entendra peut être un peu plus la voix dissonante des opposants à l’invasion. Quant à l’Union-Européenne, elle ne bougera pas d’un poil, le Parlement restera ce qu’il est, c’est à dire peu de chose et la Commission poursuivra son œuvre de démolition avec la constance qui la caractérise depuis au moins le Traité de Maestricht, celui que Mitterrand avait fait gober de justesse aux électeurs gogos, en leur promettant la félicité totale des lendemains qui chantent. On a entendu…

En tout cas, ce qu’on peut surtout constater, notamment en écoutant les niaiseries qui se profèrent en continu sur les media grand-public, c’est la manière éhontée dont ces salopards-là prennent parti dans la campagne. Haro sur Le Pen! Une véritable chasse à courre, taïaut-taïaut! On sent les ordres, on sent la trouille, on sent la volonté de récupérer l’électeur! L’idée est la suivante: une victoire de la liste R.N. apparaît probable, certes, mais ce sera mauvais pour la France. Voilà tout. Pas la peine de sortir les grands arguments, les raisonnements subtils, les analyses politologiques; rien de tout ça, Le Pen c’est juste nocif, ça pue, ça empeste, bouh caca! Et ainsi, au moins, le connard de base, celui qui fait l’essence de la merveilleuse Démocratie, se trouvera à même de comprendre et de voter en conséquence. On pourrait gloser à l’infini sur le côté un peu écrasant, voire carrément contraire aux Valeurs de la Répupu qui semble affecter cette sorte de bourrage de crânes médiatique mais nul ne pipe mot à cet égard, on fait avec! Ben oui, faut tout de même pas se mettre à dos les journalistes, sans compter qu’ils sont intouchables ces mecs-là, le quatrième pouvoir, vous savez? Sauf qu’on ne voit pas très bien à qui ils obéissent…peu importe, ne remuons pas la chose, on aurait vite fait de se morfler une éclaboussure!

Il faut reconnaître, en contrepartie, qu’ils ne nous disent pas tout non plus, les media grand-public. Pour ce qui est de s’engager mordicus en faveur du candidat maison, on peut compter sur eux à bloc, plutôt cent fois qu’une. En revanche, pour ce qui est d’informer c’est une autre histoire. Là, il faut chercher ailleurs!
Vous souvenez vous, par exemple, des aventures de notre ami rappeur Nick Conrad, celui qui conseillait à ses copains de tuer les bébés blancs et d’écarteler leurs parents, vous y êtes? Eh bien il a récidivé, le garçon, il vient de sortir un nouveau clip de la même veine, ça s’intitule « Doux Pays« :

« Je baise la France jusqu’à l’agonie,
Je brûle la France!
Cet hexagone j’l’encule sa grand-mère,
J’vais poser une bombe sous son Panthéon!
Que dit l’autre con de Charles Trenet,
N’a jamais été doux, le pays! »

Avec, encore une fois, une jolie video à l’appui, ce coup-ci il étrangle une femme! Sympa, non? Cool, comme ils disent…
Précision: condamné en Mars dernier pour « provocation au crime » à cause de son œuvrette précitée relative aux bébés franchouilles, le sympathique rappeur a écopé, pour tout potage, d’une amende de cinq-mille Euros avec sursis! C’est y pas chouette, ça! Alors évidemment, à ce prix-là on peut y aller carrément, pas vrai? Une pub pareille pour ce tarif ça défie absolument toute concurrence, alors il y va carrément, le brave Nick… A propos de Nick, justement, il convient d’observer une admirable constance dans la jurisprudence de nos bien aimés tribunaux correctionnels…Bien sûr tout le monde n’en profite pas, Soral et Zemmour, notamment, mais en ce qui concerne les Chances pour la France  la mansuétude judiciaire fonctionne à tous les coups. A croire que pour la Justice de la République, du moment qu’on possède des origines exotiques on peut se permettre à peu près tout; ça marche avec Mohamed, ça marche encore mieux avec Mamadou…en revanche, avec Balkany ça coince complètement, pas assez exotique sans doute…
Cela dit, pour en revenir à notre copain Nick, vous ne risquez pas d’entendre ni de lire de ses nouvelles dans la médiasphère officielle. BFM TV, ses copines du même tonneau, le Figaro, tout ça, quoi, ça parle de plein de truc mais pas de rap anti-blancs…forcément, il faut comprendre, ça foutrait les chocottes au populo…et ça ferait encore monter le Front National…enfin le Rassemblement, veux-je dire, c’est la même chose et c’est différent, parce que le front, on voit bien ce que c’est, on a a tous un, à part Janus (artificiel) qui en avait deux (non, pas comme Papa; Papa Jean Marie en avait bien une paire, le sien propre et le National, sauf que Marine lui a confisqué le second!). Et pour en finir sur ce point, je me dois de vous faire connaître l’absence totale d’intérêt, pour tout rappeur qui se respecte, à faire sa pub sur le circuit médiatique traditionnel. Sa clientèle, laquelle sait à peine lire, et encore pas les petites lettres, ne fréquente aucun media mainstream, elle surfe sur des truc comme Youtube et aussi plein d’autres dont vous et moi n’avons pas la moindre idée…alors pourquoi ils iraient en parler, BFM, LCI, Le Figaro, pas vrai? Comme disait ce cher Pangloss (non, pas notre pote blogueur, celui de Voltaire), « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles« … Ne nous y trompons pas, ce qui compte essentiellement dans la citation en question, c’est le dernier mot « possibles« …Ça donne à réfléchir, non? Est-ce que l’enfer muz qu’on nous prépare apparaît comme le seul monde possible, le meilleur par conséquent? Si vous en croyez la Bien-Pensance politiquement correcte, la réponse est oui, bien sûr puisque l’immigration est inévitable autant qu’inéluctable et que bien imbécile serait celui qui tenterait de s’y opposer… Ça serait-y pas mieux d’écouter Salvini, alors… il en propose un plus sympa, lui, de monde possible, ne croyez vous pas? Il a même déjà commencé, l’air de rien, de l’autre côté des Alpes…Vérité en deçà…

A la semaine prochaine, on votera le jour de la fête des mères… Alors ne manquons pas de faire sa fête à Nathalie Loiseau, quatre enfants, siouplaît! Allez, ce sera une belle veste, comme cadeau c’est mieux qu’un collier de coquillettes! Et puis, quoi qu’il en soit il faudra bien qu’elle s’en contente, bonne fête d’avance Mémère!

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

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Avant c’étaient les Curés…

« De mon temps c’étaient les Curés qui surveillaient la longueur des jupons… »
Là, voyez vous, il nous parle de l’avant-guerre, l’increvable Blaise Sanzel, le témoin des époques révolues, le réanimateur des choses oubliées; un petit coup de ce que vous voudrez, à base d’alcool évidemment, sans quoi le charme ne saurait opérer; et hop! il vous fait ressurgir de vieilles images, des trucs conservés dans la naphtaline de son crâne pointu, chenu, artistement orné d’une éternelle mèche trompe-calvitie à la VGE, comme on n’en fait plus depuis au moins les années quatre-vingts. Il a quelque chose de Giscard, d’ailleurs, l’ami Blaise, ne serait-ce que l’âge… et les penchants égrillards, aussi, le poussant à lorgner avec une discrétion qui ne trompe que lui même, les cuisses de la jolie Pompy  perchée sur son haut tabouret devant le zinc de la brave Thérèse.
Donc, justement, il vient de vider sa coupette, le vieux cochon, et apparemment la vision de notre petite copine lui refile un grand coup d’inspiration. La base du propos réside dans l’affaire du chauffeur de bus de la RATP, celui qui défraya la chronique pour avoir viré avec perte et fracas, une beurette en mini-jupe prétendant voyager dans son véhicule nonobstant une tenue vestimentaire incompatible avec les préceptes sacrés de l’Islam (et où je pense ). L’affaire n’a pas fait grand bruit, certes, seule la presse confidentielle s’en est vaguement fait l’écho, précisant que le machiniste en question a fait l’objet d’une suspension…le temps que ça se tasse, c’est à dire que dès demain il retrouvera son volant, Mohamed, faut tout de même pas déconner! D’autant qu’il a porté plainte pour dénonciation calomnieuse, ce garçon, et grâce à nos bon Juges il est encore foutu de s’en sortir avec honneur et dommages-intérêts!
Soyons précis, il faut savoir que cette sorte d’incident se produit assez fréquemment dans nos banlieues, la morale musulmane exige une tenue correcte et nul ne saurait y faire exception sans offenser Allah, ce qu’à Dieu ne plaise! Là le problème vient du père de la petite nana, un cas très particulier…
Il s’agit en effet du sieur Kamel Bencheikh, physicien, poète et écrivain de son état. Faut voir le courage du bonhomme, militant anti-islamiste proclamé! Il se dit même islamophobe, le mec, vous vous rendez compte? Alors évidemment faut pas s’étonner qu’il élève sa petite Elise (nahdin bebek!) d’une si déplorable façon qu’elle s’habille en pute, carrément, bravant les foudres du Prophète et des chauffeurs de bus de la RATP!  Et ce soir là, vers les onze heures, elle se trouvait avec une copine à l’arrêt Botzaris, en train de fumer va savoir quoi en attendant le passage de notre pote transporteur en commun. Vous n’imagineriez tout de même pas que ce dernier leur eût ouvert les portes, comme ça, sans barguigner le moins du monde, au risque de souscrire par là une chouette option sur l’enfer? Sans compter que le XIXème ne ressemble plus du tout à ce qu’on a pu connaître dans les années septante; c’est devenu un champ de bataille sur lequel s’affrontent les populations israélites préexistantes et les mahométans venus après mais en grand nombre, un peu la Palestine à l’envers, si vous voulez… Alors, hein, qu’est ce qu’elles foutaient là et à pareille heure, ces deux petites salopes, à offenser Allah, son Prophète et Momo le chauffeur de bus, hein? On vous le demande! « Si tu veux monter dans mon bus commence par aller t’habiller », il lui a dit, à Elise, avant de la planter là avec sa copine et leurs cuisses livrées tout entières à la faune hostile des environs de Bolivar, n’en déplaise à l’illustre Méluche.
Donc, M. Bencheikh, le papa écrivain, s’empressa de publier sur les résossocio des articles incendiaires, faisant état notamment d’un conducteur « barbu de type maghrébin » appliquant scrupuleusement la Charia au sein du Service Public républicain. Sachant qu’en plus, il semble bien trimballer la nationalité algérienne, ce Monsieur Bencheikh, on imagine aisément à quel point il lui faudra numéroter ses abattis, nahdin o mouk!

Et voilà donc pourquoi l’ancêtre Blaise nous fait profiter de ses souvenirs des années trente, l’époque où il suivait le catéchisme de l’Abbé Raysinnat, lequel, proche de la retraite n’était toutefois pas de Russie. Il ne rigolait pas avec les principes, l’ecclésiastique inélastique! Formé sous le Second Empire et le régime du Concordat, il en gardait les exigences souveraines, à commencer par la bonne éducation des filles, garantie absolue de la permanence des bonnes mœurs et partant de la Religion. Du coup, chaque Dimanche, il se postait à l’entrée de l’Église, l’Abbé, et surveillait, avec l’acuité d’un Benalla censé protéger petit Présipède, l’arrivée de ses ouailles. Et le Blaise de nous expliquer avec force détails la manière dont il vous virait les nanas à rouge à lèvres, ou bien un peu trop court vêtues à son goût c’est à dire quand on pouvait apercevoir un bout de chaussette pointer entre les godasses et le jupon. Bien sûr, les grandes c’était surtout focus sur le décolleté et le moulant des fringues. Il procédait ainsi, Raysinnat, non sans noter scrupuleusement sur son petit carnet de cuir noir assorti au bréviaire, les noms et prénoms des refoulés du jour. Après quoi, il faisait clore toutes les portes à double tour et s’en allait dire sa messe devant un auditoire à la tenue irréprochable.
Il va sans dire que l’excommunication temporaire ainsi prononcée ne restait pas sans lendemain. Le Jeudi qui suivait, jour sans école à cette époque, les catéchumènes ostracisés se voyaient copieusement engueulés sur le front des troupes, avant de recevoir sur le derrière un nombre de coups de badine proportionnel à la gravité du péché recensé. Il s’en souvient fort bien, Blaise, de la fameuse canne du Curé, Coquinette il l’appelait, sa canne, l’enfoiré! Pour notre ami c’était le retard à la messe le péché habituel! L’arrivée après la fermeture apparaissait comme son problème récurrent. La procédure officielle consistait à récupérer à la sacristie un bon à rapporter le Jeudi suivant au catéchisme. Naturellement le retardataire se brossait de bon et se retrouvait les mains vides à l’instant fatidique où l’abbé relevait les compteurs…quinze coups de Coquinette sur le cul, debout devant tout le monde, avec l’air niais et du mal à s’asseoir jusqu’à la fin du jour! A force d’arriver trop tard et de s’en prendre plein les miches, il avait fini par renoncer à la messe, le jeune Blaise, foutu pour foutu autant s’éviter le trajet, six bornes à pied aller et pareil au retour! Sauf qu’au bout de deux ou trois fois, le Prêtre diabolique avait reniflé la coupure…il a triplé la mise, ce calotin de malheur! Quarante-cinq coups, et de bon cœur! Ça en avait fait de la poussière, plus besoin de laver la culotte pendant au moins trois mois, toujours ça de pris pour la mère! En revanche, il est resté debout une semaine, Blaisounet, et pour dormir c’était sur le ventre, exclusivement…en même temps, depuis ce jour là, plus un seul retard dominical, toujours dans les premiers arrivés à la sacristie! Même qu’après quelques temps l’Abbé Raysinnat a pu l’embaucher comme enfant de chœur, c’est vous dire l’efficacité de la méthode!

C’est quelque chose, les vieux souvenirs! On ne voit pas, au fond, de différence fondamentale entre le Curé qui fait le tri à l’entrée de son église et le chauffeur qui défend l’accès à son bus. Tous les deux assurent le coup vis à vis de leurs Bons Dieux respectifs -et respectables- afin d’éviter, en quelque sorte, de laisser le diable pénétrer en des lieux placés sous leur responsabilité.
Seul petit hiatus, Momo le machiniste est payé par la Régie Autonome, c’est à dire, en gros, par la Répupu Franchouille, laïque et fraternelle. L’Abbé Raysinnat, paix à son âme, émargeait à l’Église, financée en ces temps lointains par un denier du culte qui rentrait bien et qui exigeait une rigueur liturgique parfaitement étrangère aux règlements de la RATP.
Et puis surtout, pour vous dire l’essentiel en un seul mot: ils nous emmerdent!
Qu’est-ce qu’ils viennent foutre chez nous, tous ces cafards coraniques de mes deux? Comment pouvons nous, encore une fois je me répète, tolérer des saloperies pareilles? Vous imaginez que ces fanatiques à la con, il faut les embaucher sous peine de discrimination…tout ça pour les voir faire régner la Charia sur les équipements grassement payés par nos impôts républicains! Et vous allez voir, si j’arrive à choper l’information, la manière dont la Justice de notre beau pays va le traiter, Momo, je vous fous mon billet qu’il aura gain de cause!

Finalement, quand les Curés contrôlaient la longueur des jupes, on était quand même moins en danger, non? Vous ne croyez pas?
Oui, je sais, comme sale réac je me pose là, d’accord. Je revendique ma réaction autant que M. Bencheikh son islamophobie…mais j’ai beaucoup moins de mérite que lui, j’en conviens volontiers. Vive Kamel Bencheikh, Vive l’Abbé Raysinnat, vive les Curés d’avant!

Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Dans vingt ans…

Ben dites donc! Enfoncés les rêves les plus fous, les visions psychédéliques les plus hallucinées des vieux soixante-huitards en rupture de LSD mais cocaïnisés jusqu’au sommet de la calvitie! Un CRS qui balance un pavé sur les manifestants! Jamais je n’aurais cru voir ça avant de mourir, ni même après! Mince alors! Merci les Macronogiletsjaunes, pour les images choc vous battez tous les records! L’association, certes inamicale mais ô combien efficace, des marcheurs de la Répupu et des arpenteurs de bitume du Samedi aprèm , ça produit des résultats fabuleux! On avait déjà vu pas mal de scènes irrésistibles, le barbu qui se prend un coup de LBD en pleine poire (celui qu’aujourd’hui on appelle Le Borgne); les jauno-carristes en furie qui défoncent la porte cochère du ministère grivois pendant que le petit ministricule se fait quasiment dessous; le nouveau préfet de police avec sa tronche de bande dessinée sous son énorme casquette à feuilles de chêne joliment dorées; Castapiane empêtré dans ses explications à la con; le « grand débat » du petit Présipède qui s’effondre comme un soufflé au fromage mal cuit…enfin tout ça, quoi, la pantalonnade permanente, le ridicule porté à son paroxysme dans les domaines les plus variés de la vie politique, la cour élyséenne du Roi Pétaud à sa Bribri! Tout ça grâce aux braves porteurs de vestes de survie de bord d’autoroute!
Mais le CRS lanceur de pavé, ça restera à mon humble avis le summum, le chef d’œuvre, l’Everest du massif manifestatoire! Franchement, pour trouver plus désopilant dans le genre, il eût fallu s’en remettre à des gens qui, désormais, bouffent les pissenlits par la racine, vous voyez, genre les petits plaisantins de Charlie-Hebdo descendus par les frères Kouachi. Moi, en tout cas, cette scène me fait marrer comme un gamin, sans compter qu’il y met tout son cœur le Forcedelordre, on sent qu’il le balance avec conviction son  gros caillou bien tranchant sur les bords; à l’arrivée il a dû faire mal, celui-là, pour peu qu’un défileur inattentif lui ait servi de piste d’atterrissage!

Il est vrai que ce 1er. Mai s’est révélé riche en images de qualité: le clampin qui se prend deux super-beignes en pleine gueule par un flic pas commode et un peu énervé, le poulet qui enfonce sa matraque télescopique dans le futal d’un bonhomme à terre…on ne voit pas trop la finalité…et puis, le coup de la Pitié-Salpêtrière, les variations dissonantes de Castapiane, lequel, sans rien savoir, hurle à l’attaque des Hôpitaux par les hordes sauvages! Obligé de se démentir, une fois révélé le fin mot de l’affaire: de pauvres hères poursuivis par une flicaille déchaînée auraient cherché refuge dans les locaux de l’Assistance Publique! Bref, on rigole bien! Si par bonheur la mère Loiseau (de mauvais augure) se ramassait une grosse gamelle aux européennes, dans trois semaines, perso je rigolerais encore plus…

Les sondages, en effet, se révèleraient plutôt optimistes, le petit Bardella devançant désormais d’un point la liste de la tordue précitée. Il faut, bien sûr, se méfier des sondages, lesquels viennent de se planter lamentablement -et moi avec- en Espagne. Au vu des prévisions publiées on pouvait prévoir un changement de majorité accompagné d’un raz de marée de droite…au lieu de quoi surgit une sorte de globiboulga démocratique à dominante gauchiarde. Ils ne sont pas sortis du boxon, les caballeros! En définitive les vrais vainqueurs de ce scrutin tordu ne sont autres que les séparatistes Catalans. Carles Puigdemont, le chouette petit playmobil Barcelonais, prépare sa valise pour rentrer au pays dare-dare, aussitôt l’amnistie votée. Après il se passera ce qu’il se passera et, je vous l’avoue, le début de la fin des grands états plus ou moins nations, sans âme, ni couilles, ni honneur, ne serait pas pour me déplaire.
Les Espagnols, sans doute, n’ont ils pas à subir les mêmes horreurs que nous autres franchouilles. C’est sans doute pour cela qu’ils ont mis la pédale douce (mais qui vous a parlé du Président, voyons? Où trouvez vous de la douceur en ce personnage?) sur le vote Vox. Si j’ai bien compris, les envahisseurs se bornent à transiter par la Péninsule Ibérique, leur objectif c’est bel et bien le franchissement des Pyrénées, la France accueillante, celle qui consacre cinq bons milliards par ans à ses très chers « migrants »! Alors après tout, ils ont leurs problèmes, les Ibères, ils essaient comme ils peuvent de s’en dépêtrer, ce que nous ne sommes même pas foutus de tenter chez nous!

Parce que les seules élections susceptibles d’échapper au politiquement-correct restent les européennes, lesquelles, apparaissant totalement dépourvues d’incidence sur nos affaires, n’intéressent pour ainsi dire personne. Voilà pourquoi, avec un taux de participation minuscule et un scrutin de liste proportionnel, la victoire de l’opposition la plus tranchée à la dictature bien-pensante semble procéder d’une logique politique aussi rigoureuse qu’inattaquable. C’était déjà le cas la dernière fois , victoire certes réconfortante mais sans lendemain. Ramenons les choses à leur juste proportion, 22 ou 23% d’une toute petite moitié des inscrits ça ne change absolument pas la donne; c’est juste une façon de cracher un peu à la gueule du pouvoir en place, ce qui déjà n’est pas si négligeable, s’agissant d’un mollard tout ce qu’il y a de plus démocratique et donc incontestable. Cependant, le changement il faudra le chercher ailleurs et, pour ce qui me concerne, je ne vois pas bien où. Il n’y a, hélas, plus rien à tirer de la France, elle glisse doucement vers la Charia, la France, et personne, manifestement, à part sans doute les nauséabonds qui votent pour le Rassemblement National, ne semble en avoir cure. Présipède le sait, bien sûr, mais il s’en fout comme de sa première paire de chaussettes en soie sauvage; le jour où la catastrophe arrive, il se barre et la messe est dite. En plus il a le temps, beaucoup de temps même, largement celui de finir un éventuel second quinquennat en tout cas, et que voulez vous qu’il souhaite de plus…oui, je vous entends, mais ne vous faites pas d’illusion, en 2022 nous le réélirons, c’est quasiment couru d’avance! Il lui suffira d’avoir en face sa copine de la dernière fois, voilà tout.
Et pendant ce temps-là, le mal progresse, furtif autant qu’inexorable. Regardez autour de vous, combien de femmes et de filles voilées au kilomètre carré dans nos villes…un peu plus chaque jour, c’est évident. Et c’est ça le thermomètre de la fièvre islamique, les nanas bâchées. Il y a vingt ans on en voyait très peu. Il y a dix ans, nettement plus, ça commençait bien à venir, on a même aperçu, un temps, des niquabs; mais très vite l’interdiction légale les fit disparaître de l’espace public civilisé pour les cantonner aux quartchiers sans-cible où ils fleurissent désormais comme coquelicots juste avant la moisson; mais bon, on s’en fout vu qu’on n’y va plus dans ces endroits-là, ce sont les « territoires perdus de la République » comme disait l’autre. Donc on est content, on a fait le boulot législatif…le voile intégral a disparu de nos rues…le voile tout court -enfin façon de parler- a pris, en revanche, une place prépondérante, on ne voit plus que lui. Ça veut dire quoi? Eh bien cela signifie tout bêtement une montée en nombre et en puissance de l’Islam le plus rétrograde. Nos « concitoyens » musulmans obéissent à la Loi de Dieu et, par voie de conséquence, lui reconnaissent la supériorité absolue, les petites lois de la Répupu n’ont pas intérêt à La contredire. Toutes les bonnes femmes habillées à la musulmane qui poussent des voitures d’enfant sur nos trottoirs, vous les trouvez sans doute bien inoffensives, voire plutôt sympathiques à la limite. Eh bien songez à ce que deviendra dans vingt ans le contenu, grassement nourri aux allocs, de leurs mignonnes poussettes … Ma seule consolation reste que je ne verrai sans doute pas l’inévitable s’accomplir. Cela me désole toutefois pour ma descendance, dont j’espère vivement qu’elle aura quitté le pays à temps…il lui suffira, à cette fin, de surveiller attentivement les valoches du vieux Macrouille!
Parce que ce dernier, malin comme un singe (avec lui on peut le dire, ce n’est pas comme au temps de la regrettable Mme. Taubira), avait promis de causer immigration, à l’occasion de son « Grand Débat » de mes deux…Ça ne s’est pas confirmé pendant le cours du jeu, comme on dit en foot, mais le petit futé a rattrapé le coup avec sa chouette conférence de presse: il propose un débat parlementaire! Et tous les ans, s’il vous plaît! Alors si ce n’est pas une réponse à la hauteur du risque, ça… Non, croyez moi, vous n’y couperez pas de la Charia…mais hein, restons pépères, c’est pour dans deux bonnes décennies…c’était quoi, déjà, il y a vingt ans… ah oui, 1999, le crépuscule du millénaire, la naissance de la Zone Euro, l’arrivée au pouvoir de Vladimir Putin, le naufrage de l’Erika, la grande tempête de Décembre, le « beug de l’an 2000″… vous trouvez que ça fait si longtemps, vous?

Amitiés à tous, bonne semaine et conservez vous bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

Le fauteuil branlant de Sanchez

On le sent un peu inquiet, le populo. Après tout, voilà même pas deux ans, il portait le petit Présipède dessus le trône élyséen et maintenant il commence à mesurer le niveau de la connerie ainsi commise. Eh bien, qu’il soit rassuré, le populo! D’accord, il en a fait une belle, bien gratinée sur le dessus, dorée sur les bords et fondante à l’intérieur, comme dirait l’illustre Castapiane, le bovin dragueur de Beauvau. Sans aucun doute. Toutefois, dans le fond, n’était il pas condamné, en toute hypothèse, à merder lamentablement en choisissant le Roi? Bien sûr, Macrouille dans le genre pas de clerc, ça se posait là, mais bon, les choses eussent elles évolué plus favorablement en cas de victoire de la mère Le Pen? La probabilité semble nulle! Avec Présipède ce sont les petits blancs laissés pour compte du socialo-libéralisme-En-Marche qui ont foutu la merde. Pour une histoire de prix du gazoil, en plus! C’est dire à quel fil ténu les intronisations démocratiques tiennent. Une victoire des sales fachos, eût en revanche immédiatement suscité la levée en masse de toutes les bien-pensances alliées à tous les antis de la Gauche, auxquels se fussent ajoutés les fonctionnaires, les affidés de l' »Économie Sociale et Solidaire », les immigrés des différentes générations et des diverses origines arabo-africaines, sans oublier, bien entendu, la « Justice de la République » ainsi que les media de toutes obédiences ou presque. En même temps, l’Union Européenne nous tombait dessus à bras raccourcis, avec pour objectif de faire rendre gorge le plus vite possible à la bête immonde installée à Paris tel un chancre affreux sur le visage d’une femme sublime. Il suffit pour en acquérir l’absolue certitude, de comparer les traitement réservés, en matière budgétaire, d’une part à l’Italie, condamnée pour avoir présenté un déficit à 2,7% du PIB contre les 2,4% promis par le précédent gouvernement, et la France macronnifique, largement au dessus de 3% depuis le 10 Décembre dernier…et pas loin de quatre depuis Jeudi. La botte ça pue le gros pied salvinien, l’hexagone ça sent bon le parfum délicat de Présipède!

Donc, avec tout ça, vous pourrez constater que dans tous les cas nous étions foutus. Peut être aurions nous pu bénéficier d’une petite chance avec Fillon, un homme qui aime tellement l’argent ne peut pas être mauvais, pas vrai? Mais bon, vous avez vu, n’est-ce pas, la Répupu s’en est débarrassée afin de s’éviter l’arrivée à sa présidence d’un bonhomme capable, avec un peu de chance, d’améliorer son sort. La démocratie, contrairement à tous les autres modèles, possède une tendance suicidaire qui ne s’est jamais démentie en France depuis 1789. C’est ainsi et cela ne finira qu’avec la Charia. Un peu de patience, ça vient.
Que va t-il donc se passer maintenant? Hé bien vous savez, pas grand chose! En tout cas, pas grand chose de nouveau. Dans une regrettable indifférence générale, s’approchent désormais les élections européennes. Quatre semaine jour pour jour et nous connaîtrons la fin du suspense -pas vraiment insoutenable- sur le point de savoir laquelle, des listes Loiseau, à gauche et Bardella, à droite, pointera en tête au soir du 26 Mai. En dépit des accointances anciennes de cette pauvre Nathalie avec les nauséabonds estudiantins, je ne vous cache pas qu’une victoire du second serait particulièrement appréciable, histoire de bien marquer l’existence, chez nous aussi, d’une sérieuse opposition à l’envahissement ainsi qu’à la décadence civilisationnelle. Les États Européens convaincus de l’absolue nécessité de se préserver de l’invasion sont aujourd’hui suffisamment forts et nombreux, n’en déplaise à nos très chers amis humanitaristes, pour qu’un geste fort des électeurs franchouilles viennent un peu contrebalancer les positions immigrationnistes du petit potentat élyséen et nous replace, nous aussi, du bon côté, avec les défenseurs de notre civilisation. Avec les Autrichiens, les Italiens, les membres du Groupe de Visegrad…et peut être bientôt les Espagnols, nous commencerions peut être à peser un peu au sein d’une Europe centro-molassonne dominée par les gaucho-technocrates. Alors les Espagnols…eh bien nous allons pouvoir dès ce soir, apprécier la tournure des évènements.

Rappelons d’abord que l’Espagne souffre, comme nous, d’une soi-disant « Droite » incapable de s’assumer en tant que telle et portée, en conséquence, à conduire une politique passe-partout compatible en tout point avec les dogmes bien-pensants. Ladite « Droite », s’étant pris les pieds dans une motion de censure déposée par les Socialos, elle dut, naguère, laisser à ces derniers la charge de gouverner le pays. Ce fut un tel succès qu’après huit mois de déconnage gauchiard, le sieur Sanchez, chef du Gouvernement, se trouva dans l’obligation de recourir, avec près d’un an et demi d’avance, aux élections générales. Sanchez va t-il aussi perdre son fauteuil branlant et du coup, forcément, se briser le coccyx ? La probabilité apparaît considérable dans la  mesure où, en un temps record, la Gauche Espagnole administra au pays la preuve de son impéritie nocive. Les Ibères ayant peu apprécié le flux d’envahisseurs africains, détournés de l’Italie par la politique salvinienne, qui déferle aujourd’hui sur ses plages. L’espagnol déteste les débarquements de Musulmans, souvenez vous du Cid, tiens « le flux les apporta, le reflux les remporte« ! Manque de bol, avec le beau Sanchez point de reflux! Du coup « les Maures et la mer montent jusques au port et les premiers y restent! Là c’est la poisse!
Sans compter les vieilles lunes réveillées par les acharnés de l’anti-franquisme, déterminés à expulser le Caudillo du tombeau. On peut en penser ce qu’on veut mais les souvenirs de la guerre civile persistent dans les tronches ibériques; autant les héritiers des Marxistes -dits Républicains- tiennent à foutre leur bête noire à la poubelle, autant les descendants des autres, ceux qui n’ont pas oublié les méthodes communistes et leurs effets sur les populations adverses, Catholiques notamment, apparaissent décidés à laisser Franco bien pépère dans son mausolée. Qu’on le veuille ou non, tout cela crée un climat, plutôt favorable à la résurrection d’une vraie Droite.

Et c’est bien ce qui semble se produire. Le parti Vox, la Droite Espagnole, a réussi ces derniers temps une entrée fracassante dans les parlements régionaux; il arrive maintenant au niveau national, crédité de plus de dix pour cent des suffrages. Manifestement sous évalué, le score de Vox pourrait bien en réalité dépasser les treize points, ce qui lui offrirait plus de trente sièges au Congrès et l’opportunité de peser sur la coalition gouvernementale susceptible de sortir des urnes. Sauf que l’autre Droite, la molle, devra aussi négocier avec les centristes de Ciudadanos…la démocratie, quoi! Si tous ces braves-gens ne parviennent pas à un accord, ce sera de nouveau un conglomérat de Socialo-Gauchistes qui récupèrera le manche, avec une nouvelle dégringolade à la clé. La possibilité n’est pas à écarter, si l’on considère l’intérêt de Vox, lequel prospère superbement à l’ombre de la foutaise gauchiarde… Comme quoi ce qui se passe aujourd’hui dans la Péninsule risque d’emporter de sacrées conséquences. Pour ma part je regarderai ça attentivement, c’est plus important, à mon avis, que les derniers soubresauts d’un giletjaunisme allié de la CGT et des Blackblocs.

Voilà. Vous remarquerez, je pense, mon silence relatif à la conférence de presse de notre cher Présipède. Normal, considérant n’avoir pas de temps à perdre, je n’ai même pas regardé… Il semblerait que j’aie bien fait…

Bonne semaine de premier Mai, n’oubliez pas le muguet et ne manquez pas, s’il vous plaît, de faire bien dévotement vos pâques marxistes. Cependant, ne vous donnez pas la peine de descendre dans la rue pour tout casser, on en connaît plein qui vont s’en charger, ne vous en faites pas.
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Pâques aux tisons

Vous la connaissez la Répupu, tout de même! Déjà ses présidents, si ça ne vous suffit pas y a plus qu’à tirer l’échelle, flûte! Vous voyez bien le bordel que c’est, ou alors on se demande ce que vous avez dans les yeux, m’enfin! Je vous disais, les présidents, en voilà un indicateur pertinent comme on dit là où ça grouille de gens hyper-compétents qui phosphorent. Rien que des clowns, les présidents, surtout depuis l’instauration du quinquennat…tiens, si ça se trouve y aurait un lien de cause à effet, non? Allez savoir… Ainsi, donc vous prenez les trois derniers et vous comprenez tout de suite qu’il y a un souci, un gros souci, même. Sarko, dit Talonnettes, je ne vous fais pas un dessin, inutile, superflu, un comique de cirque comme on n’en avait plus rencontré depuis le regretté Zavatta! Encore plus fort, Hollandouille! Le paillasse par excellence! Même pas besoin de le grimer, il vous fait marrer au naturel, un don absolu! Un bijou du niveau de Bourvil, de Fernandel ou de Paul Préboist, voyez vous? On se pisse dessus rien qu’à le regarder débouler dans notre espace vital, surtout avec un casque sur la tronche et un petit sac de croissants à la main, un vrai bonheur! Et puis, le dernier en date, Présipède, alors lui c’est autre chose, ridicule, certes, mais pas comique du tout, même pas tragique, d’ailleurs, juste imbuvable, déplacé, saugrenu! Un pur produit de notre belle démocratie, en somme, l’archétype de l’erreur de casting…l’élu de deux tiers des votants à la dernière présidentielle, tout de même… si ça ne vous donne pas une haute idée de la Répupu, alors, c’est à désespérer de l’Esprit des Lumières et de la franchouillerie éternelle. A l’image de ses Chefs d’État, la République c’est tout ce que vous voulez sauf sérieux, la pétaudière, la bouzbir, le lupanar, le souk, la foire d’empoigne, le Chabanais, le foutoir, le boxon, le pince-cul, le bastringue, le bobinard, le claque, le capharnaüm…et on lui confie les Cathédrales!

Non mais vous vous rendez compte? Conséquence fâcheuse parmi tant d’autres de la sacro-sainte Grande Révolution Française et de la loi de ces connards de Combes et Aristide Briand, l’État s’est approprié les Cathédrales, à charge pour lui d’en assumer la préservation…tu parles! Ça me rappelle l’époque où l’on me priait gentiment de prêter mes beaux jouets à une sorte de petit morpion malappris genre Benoît Brisefer, l’assurance du désastre annoncé! Et vous vous étonnez qu’elle ait fini par laisser cramer Notre Dame de Paris, la Répupu? Moi ce qui me surprend le plus c’est qu’elle ait survécu jusqu’à présent, la pauvre, neuf siècles traversés, les Sans-Culottes, les Communards, tout ça… Un vrai miracle! Il a fallu attendre le règne de Macrounette… Attention, je ne dis pas que c’est de sa faute, à ce pauvre gamin, seulement les circonstances ont fait que le malheur survienne à présent. Et ça, comme tuile on pouvait difficilement rêver pire. Parce qu’après tout, qu’elle ait pris feu, la Cathédrale de Paris, c’est un désastre irréparable, certes, mais ça devait arriver un jour ou l’autre, pour les raisons ci-dessus énoncées. En revanche, la catastrophe épouvantable, réside dans le petit Présipède soi-même! Cette espèce de freluquet mal fini s’est collé dans la tronche de prendre l’affaire en main, de s’occuper en personne du cas Notre-Dame. On ne pouvait pas imaginer pire scenario! Il veut la reconstruire « encore plus belle« , l’enfoiré, vous réalisez? Et qui plus est, « en cinq ans » l’enflure! On ne lui demande rien, à ce pignouf, il n’y comprend manifestement que dalle ce guignol, « encore plus belle » mais ça veut dire quoi ça, connard, « encore plus belle »? Et dans les plus brefs délais, siouplaît, tout juste s’il n’a pas ajouté, « faut qu’elle soit prête pour les Jeux Olympiques« , mais ça c’est la bonne espagnole, la merdeparis qui s’en est chargée, histoire d’ajouter l’obscène à l’incongru! Seule la démocratie apparaît capable de porter des andouilles de ce calibre à des postes d’un tel niveau, ce serait à se taper sur les cuisseaux si on ne naviguait pas dans le dramatique absolu! Nom de Dieu mais ces saloperies-là, trouvent le moyen de profiter de l’occase pour essayer de tirer la couverture, c’est à se les prendre et à se les mordre jusqu’au sang!
Donc, je me résume, Macrouille aux commandes de la restauration de Notre Dame de Paris. Pourquoi, on ne sait pas… parce que tel est son bon plaisir, voilà tout. Et attention, ce con, une fois qu’il a parlé, plus question de la ramener, la contradiction il ne tolère pas, Présipède, il ne viendrait à l’idée de personne, dans les hautes sphères de la Répupu, de lui expliquer qu’il se fout le doigt dans l’œil jusqu’à s’en perforer le caleçon, vous pensez, faudrait trouver un suicidaire, ça ne court pas les corridors des palais dorés de la Cinquième! Alors Notre Dame on la fera plus belle, riche idée, vivement que ça brûle un peu de partout, qu’on enjolive tout ça un bon coup! Tiens, supposez que la Pyramide de Chéops s’offre un chouette incendie…bon d’accord la probabilité reste faible, mais admettons, pas vrai? Ben, aucun problème, on en refait une autre encore plus chouette et le tour est joué! Et ça marche avec tout, vous savez. Le Colisée qui s’écroule, par exemple,  vous imaginez? Eh bien avec un bon concours d’architecte on vous en construit un vachement plus joli et tout neuf, par surcroît, aussi beau que le Stade de France, avec un peu de pot! Y a qu’à faire appel à Jean Nouvel et l’affaire est dans le sac! Si ça lui prend il vous le bricole en plastique translucide, pour obtenir un rendu encore plus contemporain! Faudrait vraiment être bouché à l’émeri, voire charcutier à Tel Aviv,  pour s’en priver!
Pour Notre Dame la cause est entendue; un concours d’architecte et cinq ans maxi, pour la faire plus sympa qu’avant, il a décidé comme ça, le merdeux élyséen. Bien sûr, au douzième siècle, ils procédaient différemment, sans concours d’architectes vedettes, ils prenaient leur temps, ces ancêtres, se foutaient pas mal de crever avant la fin, les générations d’après achèveraient le boulot, de toute façon, et Dieu ne leur en voulait pas de faire de la qualité sans garantir le délai de livraison…Du coup elle a tenu huit cent cinquante ans, la belle église! Et il a fallu va savoir quelle connerie, sous le règne de Macron Dernier (le risque d’héritier mâle apparaissant comme négligeable…et même femelle, tiens, ne lésinons pas), pour foutre tout ça en l’air. Sans oublier qu’elle tient  encore debout, la vieille bâtisse…un coup de pot, sinon on avait droit à va savoir quelle monstruosité pour remplacer. Là, ça se limitera, semble-t-il à la flèche…on  a déjà vu des images inquiétantes, une rutilante pique en aluminium doré, des pointes multiples en inox massif! Et pourquoi pas, alors, un plug anal du sculpteur Mc Carthy, ça s’est déjà fait naguère Place Vendôme, une super-idée pour rajeunir l’édifice! Avec nos petits génies de la Répupu, Macron en tête et l’autre lopette de ministre de la culture merdique, successeur miteux du flamboyant escroc Lang de pute, on peut s’attendre à tout, surtout au pire!

Les Cathédrales remontent à une époque d’immense dévotion. On avait peur de l’enfer et comme la mort arrivait très vite, il fallait dare-dare se crever la paillasse pour gagner son salut, le passeport pour le Paradis. Du coup, ces édifices fabuleux ne sont rien moins que des prières, des témoignages magnifiques de foi, un peu naïve, bien sûr, mais tellement achevés qu’on n’envisagerait même pas, en nos temps de gilets-jaunes, de consentir le centième de l’effort que les bâtisseurs médiévaux purent consacrer à la longue édification des chef d’œuvre de l’architecture catholique. Aujourd’hui on ne croit plus au Ciel, ni au Christ, ni à la Sainte Vierge; on croit à l’augmentation du SMIC, à la TVA-zéro-pour-cent comme le yaourt et à l’ISF-pour-faire-payer-les-riches, voilà tout. Dans le même temps, les Mahométans conservent une trouille bleue de l’enfer…et ils attendent l’heure de nous faire subir, à nous autres minables, le sort de Notre Dame.

On est foutu, évidemment. Même sans croire aux signes du destin, il faut bien constater le côté symbolique de l’affaire. Nous, les Occidentaux, perdons chaque jour une partie de ce qui nous rendait tellement supérieurs au reste de l’espèce humaine. Nous nous bêtifions peu à peu, nous laissons envahir par les barbares et  asphyxier par l’abrutissement technologique. Notre passé se délite, nous ne le méritons même plus, notre civilisation part en quenouille et le Pape, lui même, prêche avec une ferveur suspecte pour ceux qui accourent dans le but avoué de nous piquer la place après nous avoir fait raquer tripes et boyaux. Ce qui vient d’arriver à Notre Dame de Paris, quelle qu’en puisse être la cause, c’est plus ou moins ce qui nous pend au nez à tous. Comme disait un ancien Président de la Répupu, rarement si bien inspiré mais aujourd’hui plutôt  évasif, « notre maison brûle et nous regardons ailleurs« … »cha ché ben vrai, cha », eût ajouté fort à propos l’infiniment regrettée mère Denis.

Joyeuses Pâques tout de même, Pâques aux tisons d’une divine charpente défunte! Soyez tous bénis, urbi, orbi et partout où cela pourra vous plaire…profitons en tant qu’il en reste un peu encore!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

Les dubitations de Hank Hulley

-« Hi, old frogs, toujours aussi drunkards? Incroyable, on dirait bien que ça conserve, c’est fou ça! Allez Mrs. Thérèse, remettez nous ça, c’est ma tournée, pour une fois que je me pointe par chez vous, autant que je m’immerge dans les coutumes locales, pas vrai? Okay, vous avez le climat pour vous, c’est plus sympa que le Missouri finalement, ça doit venir de là, je ne sais pas… Bon, en tout cas je m’attendais à trouver la révolution, chez vous mais non, absolutely quiet, peaceful, un vrai petit paradis! En définitive les fake news frappent de partout! Bon j’ai bien vu deux types en yellow-vests, mais assis sur une sorte de brouette surmontée d’un balai et pas agressifs pour deux cents, les mecs, ils cassaient la croute gentiment…et pas que la croûte, ils cassaient aussi la gueule à une bouteille de rouge, à l’allure où ils débitaient, les types, on imagine la puissance de travail emmagasinée et les opérations de nettoyage par le vide qui pouvaient s’ensuivre! Amazing! Well, bref ça va plutôt pas mal à ce que je constate, et chez vous, du moment qu’il y a de quoi se rincer la gargamelle (Hank fut un lecteur attentif de Rabelais, dans le temps N.D.L.R.) le reste, finalement, on n’en a pas grand chose à grattouiller! ».

Les visites de Hank Hulley constituent forcément un évènement, la rareté et le côté pittoresque de l’Amerloque, sans doute, ainsi que sa propension naturelle à se foutre de nos gueules pour tout un tas de raisons, somme toute parfaitement justifiées. Là, il nous causait « gilets-jaunes » mais comme une mise en jambe, un échauffement si vous voulez, on sent bien que le reste suivra, y a pas de raison!
Sauf que la curiosité de Jean Foupallour, déjà rendu à son cinquième Ricard, n’a pas manqué de le pousser à s’enquérir des raisons motivant la présence parmi nous du Missourien en goguette. En réponse, l’intéressé nous fait savoir qu’il se trouve invité par le congrès des grossistes en pommes de terre du Middle-West, évènement qui se déroule cette année à San Remo pour des raisons sur lesquelles l’ami Hank demeure plutôt évasif.
– » Ah, ouais, vous faites dans la patate à présent? » Interroge le brave Jeannot juste avant de lancer une attaque en règle contre le sixième petit jaune.
-« Mais pas du tout, voyons, c’est mon jeune frère Deck qui négocie dans cette sorte d’affaire. Vous savez, la pomme de terre ça paye vachement mais c’est du boulot, faut suivre les cours tout le temps, acheter, vendre, faire gaffe que ça ne germe pas inopinément, tout ça… Alors du coup, là ils décompressent un peu, les congressistes. Et moi j’ai sauté sur l’occase, il m’emmène en tant que conseiller spécial, Deck, comme ça je viens vous visiter un peu, c’est toujours un plaisir, je me marre bien quand je vous revois… »
-« Ben fallait nous l’amener, le frangin, on aurait fait sa connaissance et réciproquement, si la génétique déconne pas il doit valoir son pesant de tubercules, lui aussi! »
-« Je le lui ai bien suggéré mais, pas moyen! Vous n’imaginez pas le nombre de putes qui naviguent autour du potatoes-congress, y en a bientôt plus que de congressistes! Toutes plus chouettes les unes que les autres! Alors vous savez, ce brave Deck, ça le change de Topeka, son bled, et d’Abigail, sa bobonne, il en profite à bloc, d’autant que le financier ne le freine pas, le fucking-boy, il se les fait en or dans son bizness à la mords moi le rhizome! Si le cœur ne lâche pas il reviendra bien déstressé, le Kid des vastes plaines. »
-« Et puis, après tout, ajoute Blaise Sanzel avec son air de ne pas y toucher, on ne peut avoir simultanément Hank Hulley et Deck Hulley, il importe de choisir. Cela se conçoit d’autant mieux qu’on déduirait volontiers de vos propos un côté nettement primesautier chez votre sympathique congressiste patatoïde. Sans compter qu’après tout, quand on connaît votre Président, lequel n’aurait jamais loupé la moindre occase de tremper le biscuit, on se dit que tout le monde, aux States, n’a pas forcément la rigueur morale de feu Abraham Lincoln…encore que celui-là, si ça se trouve, il devait faire ses coups en douce, il n’y a pas pires vicelards que les barbus dépourvus de moustache, tous des pervers hypocrites, vous pouvez en croire ma vieille expérience, j’en ai connu plein de cette espèce! »

Ça l’amuse bien, Hank, la réflexion du vieux birbe. Il faut dire que lui aussi, sujet de l’Oncle Sam mais modéré dans ses adorations démocratisantes, on le sent plutôt sceptique en ce domaine, le culte d’Abraham lui fait moins d’effet que celui de feue Marilyn. En revanche certaines choses lui tiennent désormais à cœur…
-« Lincoln on s’en fout un peu, vu qu’il bouffe les pissenlits par la racine depuis cent-cinquante ans. Donald, en revanche, il est toujours là et bien là. Et j’oserais ajouter, si vous me le permettez, que je souhaite vivement sa réélection l’an prochain. Ce type a fait beaucoup pour les affaires, ce qui me semble bien et, par surcroît, m’a fait gagner pas mal de pognon, ce qui est encore mieux. Les USA ne se sont jamais aussi bien portés depuis l’époque Reagan, c’est dire!
« Et je vous ferai respectueusement observer, à vous autres Européens, les aspects parfaitement dégueulasses des campagnes menées pour avoir la peau du rouquemoute, fort bien relayées, d’ailleurs, de ce côté-ci de l’Atlantique. Vous dites, Mister Blaise, qu’il n’a jamais raté une occasion de tirer un coup…possible mais au fond qu’en savez vous? Manifestement rien, n’est-ce pas, ça vient de tous les racontars balancés par les media et orchestrés par la Gauche, les Démocrates de mes deux en tête! Vous n’imaginez tout de même pas que si ces gens-là avaient pu trouver la moindre vétille de cul ou autre à lui reprocher, à l’affreux pas beau ignoble, il serait encore-là pour leur faire la nique? Souvenez vous de Nixon, Messieurs, tout ce qu’ils ont pu trouver contre lui ils l’ont exploité à bloc pour le faire tomber. Et ça a marché! Impeachment garanti, même si, convenons-en, ce type avait fait le boulot plutôt mieux qu’un autre, à en juger par ses successeurs, genre Peanut’s- Jimmy, le marchand de cacahuètes de Plains (Georgie)…Georgia, Georgia, the whole day through, just an old sweet song… Ah, ils ne l’ont pas impeached, celui-là, vous pensez! Le roi des cons, certes, mais bien pensant, lui au moins…
« Je vous disais donc, à propos du gros Trump, à quel point il doit se révéler irréprochable dans tous les compartiments du jeu. Un saint, pratiquement! Sans quoi l’impeachment il y aurait déjà eu droit depuis belle lurette, j’en mettrais ma main à couper, et même autre chose, s’il le fallait absolument! Aucun risque! Et d’ailleurs, vous avez vu, j’espère, les conclusions du rapport Mueller, le proc. désigné pour essayer d’avoir sa peau dans l’histoire des prétendus magouillages de campagne électorale, les interférences russes, vous savez: eh bien rien à signaler, rien trouvé! Aussi clean que le petit Jésus, l’ami Donald! Vous vous rendez compte qu’ils l’ont emmerdé pendant plus de deux ans avec leurs insinuations de merde, à lui empoisonner les relations diplomatiques, à lui mettre des bâtons dans les roues dans sa discussion normale avec Vladimir Putin, tout ça à l’encontre des intérêts bien compris des États Unis! Quand je pense qu’ils voulaient nous coller Hillary (comme une baleine) à la place! On aurait fait quoi, avec Hillary (comme un bossu), je vous le demande? Une gourde de ce calibre, je vous jure, on en sortait les pieds devant, c’est moi qui vous le dis! Il avait déjà fallu se farcir le mari pendant huit ans, et celui-là, oui alors, comme baise-à-tout-va vous ne pouviez pas trouver son pareil! Mais à part ça, complètement nul, le mec, impuissant…enfin non, ce n’est pas le bon terme, n’est-ce pas…incompétent, voilà, incapable!…Mais Démocrate, qu’est-ce que vous voulez, ça sauve tout! Un peu comme chez vous, du moment qu’on accueille tous les Africains à bras ouverts, on a bonne réputation. C’est pour ça que lorsque je me balade dans vos rues j’ai l’impression de me trouver à Marrakech…en moins propre, évidemment, vu que leurs balayeurs à eux boivent du thé! Mais pas de problème, vous savez, avec votre joli petit Président, vous ne craignez rien ni personne, n’est-ce pas? C’est pas comme ces cons de Rosbifs qui, tout en sortant de l’Europe, s’apprêtent à voter pour leurs représentants au Parlement Européen! J’ai vu ça dans les journaux ce matin, j’avoue mal comprendre, quelqu’un pourrait m’expliquer? »
-« Cherchez pas, M’sieur Enculé, rétorque Foupallour, ça c’est la logique européenne, un peu comme les choux, vous savez…de Bruxelles, quoi, ça change tout! Allez, à la bonne votre, encore une que les potes à Thérésa May n’auront pas! »

Bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Cataclysmes et roupie de sansonnet

On rigole, on rigole, mais finalement on va tranquillement vers une de ces catastrophes dont nul aujourd’hui n’ose imaginer l’énormité. D’ailleurs personne n’en parle. Les politicards, bien sûr, leur combine consiste grosso-modo à laisser croire aux lendemains qui chantent, les media pareil, avec le souci de bien faire passer les pilules distribuées par les mystérieux zigotos qui tirent les ficelles, et du coup pas un ne moufte, dormez bonnes gens  Simone Veille, comme on disait au temps de sa splendeur controversée (après c’est devenu Sainte Simone de l’Enfant J’l’ai Plus). Aujourd’hui, en effet, tout le monde regarde au loin, jusqu’au bout de son pif, et y voit forcément des jours meilleurs, pour peu qu’on se donne un soupçon de mal, qu’on défile dans la rue en gueulant, qu’on vote judicieusement et qu’on croie dur comme fer au progrès, le sacro-saint Progrès, dont nous ignorons absolument où il nous entraîne, mais qui nous tient lieu de divinité depuis que le Bon Dieu des Catholiques git au fond de la poubelle.
Alors, vous voyez, nous partons complètement en quenouille. Tous les constituants de l’apocalypse se trouvent dores et déjà réunis en germe: le désastre financier mondial, la catastrophe migratoire et le déchaînement climatique. A côté de cette joyeuse trilogie l’expansion de l’Islam en Europe de l’Ouest apparaîtrait presque aussi dérisoire que le hard-brexit dont on nous rebat les oreilles depuis des mois, histoire de nous empêcher de regarder le reste.

Dans l’ordre financier…enfin plutôt le désordre devrais-je écrire, un de ces coups de trafalgar de derrière les fagots se met doucement en place dans une indifférence générale, laquelle masque totalement l’inquiétude grandissante de quelques observateurs lucides qui commencent à se sentir la tripe un peu agitée. On voit bien les gouvernements occidentaux, particulièrement le nôtre, bien sûr -mais à lui tout seul il ne ferait pas bien peur- surendettés à bloc et obligés de continuer la fuite en avant pour tenir à tout prix les engagements inconsidérés de l’État-providence. Il faut entretenir ceux qui ne foutent rien, c’est clair, dont essentiellement les vieux et les immigrés, deux catégories en pleine expansion et donc de plus en plus ruineuses. Bien sûr, les premiers tout le monde s’en foutrait pas mal, s’ils ne votaient aussi assidûment… ce qui implique tout de même un minimum d’attention politicarde. Quant aux seconds, ne me demandez pas pourquoi mais il semblerait qu’un désir fondamental de les attirer chez nous existe, quelque part dans le tréfonds des idées ésotériques nourries par les super-puissants occultes qui nous encultent. Il faut en conséquence cracher au bassinet, et toujours plus, comme disait jadis l’illustre François des Water-Closets (1)! Manque de bol supplémentaire, tout cela se finance plus ou moins grâce aux impôts payés par les braves manards qui bossent et qui, depuis six mois bientôt, endossent le gilet-jaune pour exiger leur part du joli gâteau illusoire. Il apparaît clairement que la France fait école dans ce domaine les mêmes causes produisant, dans des circonstances à peu près identiques, les mêmes effets.
Ainsi, donc, il faudra encore lâcher du lest puisqu’il n’est pas question d’économiser, ce qui impliquerait de taper grave sur les deux catégories coûteuses précités. Présipède a bien tenté de s’en prendre aux vieux -aux immigrés nul n’y songerait sérieusement- mais c’est en train de lui retomber sur la gueule, il l’a constaté au nombre de manifestants chenus qui défilaient le samedi tout en occupant les ronds points le reste du temps, et il s’en mordra encore plus les jolis petits doigts au soir du 25 Mai prochain. Et puisqu’on ne peut agir ni sur les recettes ni sur les dépenses, il reste quoi? Ben oui, la bonne vieille planche à billets! Qu’on l’appelle comme on veut – aujourd’hui c’est le quantitative easing– la recette fonctionne à bloc. Nos chers états surendettés jusqu’au trognon se financent en fausse monnaie et, par dessus le marché (financier), à taux quasiment nuls. L’argent ne vaut plus rien et il ne rapporte plus rien, en d’autres termes l’argent n’est plus rien! Sauf que tout, absolument tout, repose dessus, c’est à dire sur une illusion, un malentendu, un tour de passe-passe, une cavalerie pire que la charge de la brigade légère! Vous croyez que ça pourra durer encore longtemps, vous, ce numéro de prestidigitation? Moi, personnellement, n’y connaissant que pouic je n’en sais rien. Je suis seulement convaincu d’une chose: le jour où tout va s’effondrer ça nous fera un cataclysme auprès duquel le Jeudi Noir de Wall-Street et la faillite de Lehman-Brothers prendront des allures de pet de lapin nain!

Pas de quoi se taper sur les cuisses en chantant « demain sera parfait », pas vrai? Sauf que l’écroulement du système financier, somme toute, on y survivra; mal, sans doute, mais tout de même. Plaie d’argent n’est pas mortelle, nous le savons (de Marseille). Enfin en tout cas c’est ce que prétend la « Sagesse des Nations »… connaissant les Nations en question, je me demande s’il est bien raisonnable de se fier à leur sagesse, mais bon, on s’en fout ce n’est pas le problème! Le problème, en revanche, enfin le plus mahousse auquel nous allons devoir faire face, et en comparaison duquel le pré-cité ferait presque rigoler, c’est, sans conteste, l’énorme raz de marée d’immigration qui nous pend au nez. En effet, dans ce domaine où nous croyons naïvement avoir déjà touché le fond, en vérité je vous le dis, mes pauvres amis: nous n’avons encore rien vu!
Si vous voulez vous faire une idée aussi juste que possible de la capacité de prolifération dont fait preuve aujourd’hui l’espèce humaine, invasive et nocive à bloc, souvenez vous donc de la chanson que nous chantait Dutronc, dans les années soixante, oui, vous savez: « Sept-cent millions de Chinois et moi, et moi et moi… » Eh bien, malgré la politique dite « de l’enfant unique » assortie d’un contrôle des naissances féroce, en dépit de la quasi-disparition des petites filles dont les parents ne voulaient plus, en raison du poids des traditions à la con, la population chinetoque a doublé! Aujourd’hui il se verrait obligé de susurrer, le Jacquot, avec son air de ne pas y toucher « Un milliard quatre cents millions de Chinois », ce qui lui ferait quatre pieds de trop…remarquez avec ce qu’il picole, le mec, ça lui rendrait peut être service question stabilité!
Alors, figurez vous un peu l’Afrique! Pendant que les Chinois se multipliaient par deux, nos copains d’outre Méditerranée quadruplaient! Et ça s’accélère tout le temps! Parce qu’avec les Africains, pas de risque de limitation des naissances et encore moins de politique de l’enfant unique, là bas c’est open bar, ça y va tant que ça peut! Et ça peut vachement, illimité quasiment! Des tempéraments comme ça on n’en fait plus nulle part, même pas aux Indes! Du coup, forcément, avec un milliard et trois cents millions au bas mot à l’heure actuelle, on atteindra les deux milliards d’ici vingt ans, à l’aise et décontractés! Alors vous comprenez, déjà qu’ils sucent les cailloux en 2019, va y avoir de plus en plus de trop plein! Attendez vous à la submersion pour de bon. Et n’imaginez pas qu’en leur donnant des moyens financiers pour se développer vous pourriez arranger le coup, pas du tout, au contraire, ça leur servira à venir chez nous plus facilement! Un Africain avec quatre sous, ça se finance le voyage en Europe; au besoin c’est tout le village qui se cotise pour envoyer un grand garçon un peu dégourdi qui renverra l’ascenseur par virement international. En plus ils savent tout sur la vie facile en Occident, le confort, les prestations sociales et, cerise bien rouge sur le joli gâteau vachement délicieux, les femmes qui, en Europe, sont toutes rien que des putes, y a qu’à envoyer la main et le reste suit, pour ainsi dire! Partis comme nous voilà et avec les dirigeants dont nous avons eu le bon goût de nous doter, il va y a avoir du déferlement au large des côtes…vous pouvez être sûrs que le flux les apportera par millions. Ne comptez pas sur le reflux…

Sous cette vague là, il apparaît donc évident que nous autres, naturels du pays, nous retrouverons submergés à une échéance de quelques décennies. On est foutu, c’est absolument clair! Et ce d’autant plus que le climat s’apprête à booster à l’affaire par le biais d’un de ces coefficients multiplicateurs dont nous n’avons même pas idée aujourd’hui. Là aussi c’est une question de démographie. Plus il y aura d’hommes (et aussi de gonzesses, cela va de soi) plus ils consommeront d’énergie. Et comme les besoins s’accroissent au fur et à mesure des aspirations au bien-être, le phénomène s’amplifiera de lui même sans que personne, écolo ou pas, y puisse quoi que ce soit. Et pour satisfaire tout cela il n’existe pas trente-six solutions, actuellement et pour longtemps encore, ce sont les énergies fossiles qui vont s’y coller, le reste n’est que littérature! Parallèlement, tous ces braves gens qui grouillent par milliards voudront bouffer, ne comptez pas sur l’émergence d’un amour de la nature qui les conduirait à crever volontairement la faim. Il va donc falloir continuer à déforester à tout va, planter des tas de saloperies genre palmiers à huile, bref aggraver le phénomène de dérèglement climatique, lequel va s’amplifier avec la fonte des glaces et la moindre réflexion de chaleur qui en résulte. Par suite, nos régions tempérées vont peu à peu cesser de l’être, mais surtout les pays tropicaux prendront l’allure de fournaises invivables. Avec la montée des eaux, une partie des territoires encore habitables disparaîtra et les réfugiés climatiques viendront grossir le flux de leurs homologues économiques…inutile de vous dire que pour nous, ça ne va par rigoler, mais alors pas du tout!

Tout ça pour en conclure que les macronneries, les gilets jaunes et les grands débats débiles, franchement c’est juste de la roupie de sansonnet.

Amitiés consternées.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Ce cher François de Closets, Walter pour les intimes, s’est découvert, en dépit de ses 85 balais, un amour éperdu en faveur des radars routiers. Son truc c’est « sur le moment ça fait râler mais comme ça économise plein de vies c’est con de les détruire ». Sauf que le cher homme n’est pas obligé de se coltiner sa bagnole pour aller marner tous les jours en risquant la prune à chaque radar vicieux placé là où il est pour ramasser un max de fric. Au bout de la dixième lettre verte et lorsqu’on a perdu tous ses points, sans compter le montant cumulé des contredanses, on ressent une envie bien légitime d’aller bousiller du radar, n’en déplaise à Walter Closets.

 

Vive les Pie!

Petite précision comme suite à la remarque d’une fidèle autant que bien aimée lectrice, à propos du prénom, quelque peu inusité, de mon pote Sassi. Pie sent son vieux temps, bien sûr, cependant à mon époque on le trouvait encore porté par des jeunes-gens de bonne famille chrétienne, mon ami Sauli, par exemple, un natif de l’île de Beauté, et aussi l’illustre Cedeboue, bien connu dans les cercles interlopes pour sa manière personnelle d’arroser la Canebière et autres lieux propices. Mais surtout, Pie était l’appellation contrôlée des Souverains Tompifes de la grande époque, celle où l’on ne rigolait pas avec la Religion, toujours attaquée mais jamais abattue (poil où vous voudrez). C’était au temps où nos Pie numérotés de Un (ça remonte tout de même au deuxième siècle) à Douze, ce dernier ayant laissé des souvenirs précis dans mon esprit, ainsi que des traces dans l’histoire, surtout celle écrite par les béotiens qui l’accusent de collusion avec les légions d’Adolf lorsqu’elles occupaient Rome. C’était l’époque où le Pape se faisait trimballer à dos de curetons (San Antonio dixit), parmi les foules de fidèles extatiques. Reconnaissons-le, cette fameuse Sedia Gestatoria, ancêtre grandiose de la Papamobile, finissait par faire un peu rigoler! Un trône coruscant, incrusté d’or et de pierreries, hissé sur les épaules de quatre ecclésiastiques, choisis pour leur musculature puissante assortie d’une taille standard, le mètre quatre-vingt-dix plus ou moins deux centimètres maxi pour ne pas déséquilibrer la charge, je veux dire l’Évêque de Rome, vieillard mitré, cacochyme et podagre, balancé tout en haut, selon le rythme de la déambulation des porteurs à soutane. Il lui fallait un estomac en béton armé, au Pie, pour résister au mal de chaise… De temps en temps il devait probablement dégueuler tripes et boyaux, le pauvre mesquin! Il disposait sans doute d’un petit sac, comme dans les avions, c’est tout de même mieux adapté que la mitre pour éviter les fusées gestatoriales. Autre temps, autres papes, celui d’aujourd’hui se balade dans une camionnette en plastique anti-balles! Même plus Rital, le mec, reste à savoir s’il demeure toujours catholique avec sa façon de lécher sans arrêt le derche aux Musulmans.
Ils produisaient tout de même un autre effet, les Pie! Le célèbre Pie VII, tenez, en voilà un qui ne se faisait pas dessous, comme son nom l’aurait pu laisser croire. Tenir tête à Napoléon Premier quand celui-ci dominait l’Europe et bouffait tout le monde au passage! Fallait avoir grave les testiculos bene et panentes (1) règlementaires! Je vous parle à peine des autres, sans quoi on n’en finirait plus: Saint Pie V, l’inventeur de la messe qui ressemblait à quelque chose, celle de Mgr. Lefèbvre, Saint Pie X, le pourfendeur de la Loi Combes, l’ennemi juré de la Répupu anti-cléricale, canonisé pour miraculisation de deux bonnes sœurs! Rien que des pointures, ces Pie, pas l’oiseau genre la tête de liste des Macronnistes aux Européennes…Oui, je sais, Nathalie Loiseau ne saurait susciter la moindre confusion papale et n’eût jamais, vraisemblablement, ne serait-ce qu’effleuré la queue de Pie! C’est juste manière de causer, quoi, le passage à l’heure d’été ça éprouve!

Comme je le suggérais un peu plus haut, nous gagnerions sans doute à revenir au temps des Pie, ce serait en tout cas moins vache pour nous autres Catholiques Européens! Ces Papes-là défendaient leur beefsteak, c’est à dire, en gros, la Chrétienté. L’actuel, lui, se porte au secours des envahisseurs; son dada c’est les Migrants! Il vient encore d’en remettre une couche par un discours bien senti prononcé au Maroc devant un parterre de sub-sahariens judicieusement sélectionnés. Il a signé le Pacte de Marrakech, François, et, contrairement à nos gouvernants qui en minimisent la portée, il lui trouve des palanquées d’avantages. Pour Bergoglio ce texte va permettre la mise en application de son programme, lequel tient en quatre verbes: accueillir, protéger, promouvoir et intégrer. On les reçoit comme de vieux potes, on les met à l’abri bien pépères, on propage l’idée que les nouveaux arrivants constituent une richesse pour l’Europe -comme les « chances pour la France » de l’époque regroupement familial- et puis on fait de la place pour leur « culture » afin de leur permettre de s’adapter en souplesse à notre civilisation. Voilà ce qu’il pense, Francesco Bisounoursico! Un pur rêveur ou bien un salopard absolu? Je ne saurais me prononcer. On pourrait lui accorder le bénéfice du doute, par charité chrétienne, sauf que lui il zappe complètement la charité bien ordonnée, celle qui commence par soi même! Il veut quoi, l’Argentin, la Charia en Europe? Comme ça on transfère le Vatican à Buenos Aires et le tour est joué?
Bien sûr oui, je sais, Jésus disait à ses Apôtres un paquet de trucs comme quoi nous sommes tout frères, qu’il ne faut laisser personne sur le carreau, qu’il convient d’aimer son prochain comme soi même…ce qui, au passage, suppose de s’aimer soi même à égalité, ni plus ni moins! Et puis enfin, bordel de dieu, les temps ont changé depuis l’Époque Christique! Le monde comptait alors grosso-modo entre cinquante et soixante millions d’habitants, sans l’Amérique, bien entendu, dont on ignorait l’existence, et une Afrique sub-saharienne où personne n’avait encore mis les pieds, hormis les naturels du pays qui devaient se compter par quelques dizaines de milliers à tout péter. Ils pouvaient y aller sans état d’âme, Jésus et ses disciples, à ce compte-là vous accueillez, vous protégez, vous promouvez, vous intégrez tout le monde si ça vous chante, ça ne mange pas de pain ou si peu… Mais de nos jours, vous vous rendez compte du monstrueux tsunami qu’il nous prépare, le Représentant de Dieu sur terre? On fait quoi, nous, avec les deux milliards d’Africains qui vont nous débouler sur les endosses dans les trente ans qui viennent si on écoute le Pape? Un fou, ce type, manifestement! Ou bien alors une cinquième colonne musulmane à lui tout seul!
En tout cas si vous comptez sur le pasteur pour veiller sur ses brebis, vous pouvez toujours vous brosser! François ce serait plutôt le protecteur du loup, vous voyez? Il l’accueille, le loup, il le protège, il le promeut et même il essaie de l’intégrer…et d’une certaine façon ça marche, il enrichit le troupeau, Canis Lupus, il le dévore et ça lui fait ventre, une brebis par ci, un agneau par là, rien de tel pour garder la forme! Bon appétit Ysengrin, Dieu reconnaîtra les siens…
Dans la vraie vie de notre époque, vous trouvez des tas d’amis du loup, des bobo-gauchos-écolos bien installés à côté de leurs pompes, des citadins hors-sol, donc, qui ne connaissent les moutons que par oui-dire. En revanche, pour trouver un berger ami du loup, vous pouvez toujours vous fouiller! Moi j’en connais, pour eux le bon loup c’est celui à qui ils viennent d’administrer une infusion de chevrotines et qui pourrit sagement sous les branchages au creux du vallon. Normal, ils aiment leurs bêtes ces types, ils ont à cœur de les protéger, l’indemnité qu’on leur refile sur nos impôts pour pallier les coups de dents du fauve dans la bidoche ovine laisse intacte leur colère contre les bien-pensants sus-mentionnés.
Le seul berger qui se fout de ses ouailles, qui les envoie se faire bouffer avec le sourire du Jésuite satisfait du devoir accompli, c’est le pasteur des âmes, le camarade François!

Voilà pourquoi je les regrette, les Papes Pie, ceux-là faisaient leur boulot. Ça s’est arrêté brutalement avec Pie XII, dont le successeur, Jean XXIII, ne trouva rien de mieux  à faire que de désacraliser l’Église en la plongeant dans la vulgarité triviale. Après cela, bien sûr, rien ne pouvait plus fonctionner comme avant. Jean-Paul II, avec sa personnalité écrasante, réussit quelque temps à jouer son rôle avec talent et efficacité, mais la machine était grippée, elle ne pouvait plus que partir en quenouille, d’où le Pape François, l’ami du loup!
Au Maroc, nouvelle route de l’invasion depuis la fermeture des ports par l’abominable Salvini, le salaud qui protège les Ritals au lieu des Africains, il a donné sa pleine mesure, le Pape, son message est clair: laissez venir à nous les petits Muz, elle est bonne fille l’Église, elle se laissera égorger comme l’agneau pascal, sans moufter!

Vive les Pie, comme disait la vache!
Bonne semaine et amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) La proclamation du nouveau Pape exige un certain nombre de conditions dont une paire de baloches « bien pendantes » et ce depuis le regrettable incident de la Papesse Jeanne; l’Église ne fait pas encore dans la parité mais au train où vont les choses, cela ne devrait pas tarder.

Le monologue à bulles de Pie Sassi

Notre ami Sassi, Pie de son prénom, n’a pas manqué l’occasion de nous rendre une petite visite protocolaire. L’arrivée de Xi Jinping impliquant de sa part une descente vers chez nous, un détour du côté de DERRIERE NAPOLEON s’imposait, forcément, car ce politologue de renom fait partie des amis d’enfance, ça remonte à la Communale, c’est vous dire si ça nous remet loin… Politologue, certes, mais mal pensant, je veux dire vraiment de droite, bien sûr, donc un peu obligé d’aller respirer ailleurs un air plus salubre que celui de notre chouette Pays des Droits de l’Homme de Gauche. Fils d’immigrés ritals, débarqués ici après-guerre histoire d’amasser un gros max de pognon en bossant dix-huit heures par jour comme des bestiaux, Pie Sassi s’en est retourné aux origines, il se partage entre Milan et Rome, entre la presse et l’édition, entre l’Université et les conférences grassement rémunérées. Il semble, en effet, que la vie intellectuelle transalpine (de cheval) tolère les opinions, si diverses fussent-elles, du moment qu’elles se trouvent exprimées par des personnes de qualité… nous, ce serait plutôt le contraire!

Toujours est-il que nous voilà, tous, le ban et l’arrière ban des piliers du zinc de Thérèse, réunis en cette jolie matinée de printemps, autour d’un nombre assez considérable de roteuses, propres à faciliter les pourparlers internationaux. A la troisième coupe notre invité, personnage prolixe autant qu’attachant, nous fait part de son sentiment sur les questions fondamentales qui constituent généralement le fond de conversation indispensable à la vie bistrotière.

-« Vous savez, attaque-t-il en réprimant habilement le rot consécutif à l’ingestion d’une grosse gorgée, la démocratie c’est un peu notre problème à tous. Pour filer la métaphore audacieuse, je la comparerais à une superbe bagnole, genre Ferrari, équipée d’un moteur de 2 CV, avec une direction qui tourne dans le vide et quatre pneus à plat. C’est beau tant que c’est à l’arrêt, après, forcément, ça se gâte.
Regardez les Anglais, par exemple, voilà même pas trois ans ils décidaient…non, en réalité ils ne décidaient rien du tout, simplement un peu plus de la moitié des types qui glissèrent un bulletin dans l’urne se prononça en faveur d’une sortie de l’Union Européenne. Le fameux Brexit ainsi acté, une espèce de tragi-comédie débutait qui allait peu à peu virer en eau de boudin. Personne n’est foutu de se mettre d’accord sur les modalités du divorce! La démocratie représentative coince complètement, les députés votant systématiquement contre le plan du Premier-Ministre pourtant issu de leur majorité, la mère May. Quant à la démocratie directe, le populo descend dans la rue pour réclamer un nouveau referendum, comme si une première connerie ne suffisait pas et qu’il convenait d’en rajouter une seconde…y a pas de raison que ça s’arrête! D’ailleurs, les centaines de milliers de clampins déboulés hier dans les rues de Londres ne représentaient qu’une infime partie de ceux qui naguère votèrent « non » au Brexit; autant dire qu’on nage en pleine foutaise!
« Cela posé, mes chers amis, vous n’êtes pas non plus en reste. Nous, devrais-je dire puisqu’en vertu d’une nationalité qui me fut attribuée à l’insu de mon plein gré, dès ma venue au monde, je reste français et certainement plus que vos nouveaux concitoyens Mohamed et Mamadou. Toutefois, reconnaissez que dans le genre démocratique la France, malgré ses Lumières, sa big Révolution et tout le décorum clinquant qui les porte aux nues, ce serait plutôt le bordel arabe genre Panier Fleuri de Sidi Bel Abbès dans les années vingt. Voilà même pas deux ans, une écrasante majorité d’entre nous élisait un président de la République si joli, si jeune, si cultivé, si intelligent, si dynamique, si tout, quoi, que le monde entier et ses environs nous l’enviait. Une pure merveille! Élu, cependant, sans que les électeurs se soient donné la peine de chercher à comprendre à qui ils avaient affaire… il eût pourtant mieux valu car la partie obscure du personnage et sa survenance subite au plus haut sommet de la machine à suffrages, laissaient présager du pas normal, voir de l’inquiétant. Mais bon, c’est passé comme lettre à la poste. Une fois le candidat de la Droite molle dézingué à grands coups de pénéloperies costardisées, ne restait plus en face de lui que l’épouvantail d’ekstraimdrouatte, la pauvre Marine avec ses tares familiales et ses insuffisances de matrone fourvoyée sur le ring des gros-bras. Donc, sacre triomphal du freluquet dans la liesse générale et l’adoration universelle, un peu comme lorsque les Amerloques élurent l’illustre Barack-Hussein, promesse d’une transcendance effervescente de l’Humanité tout entière et, en même temps, prédécesseur de l’affreux Donald… va comprendre, Charles!
 » Pour en revenir, donc, reprend Pie Sassi après engloutissement d’une nouvelle rasade appuyée d’un claquement de langue appréciateur, le petit Macrounnet si joliment intronisé, se retrouve désormais honni par les trois quarts du pays. Ils ont fini par comprendre, ou tout au moins par réaliser, que les miracles se produisent seulement à Lourdes, et encore pas bien souvent. Nous avons donc -collectivement s’entend, la « volonté générale » comme disent les philosophes à la con- joué un coup démocratique imbécile. Sauf que lorsque le vin est tiré il faut le boire -à votre santé- ce qui implique en traduction juridico-politique, de garder le petit galapiat jusqu’à la fin de son mandat. Vous n’en voulez plus? Eh bien il fallait y penser plus tôt! Maintenant tout ce que vous pourrez faire contre lui sera marqué du sceau de l’illégalité anti-démocratique! Et ces soi-disant « citoyens » qui se lamentent devraient prendre au moins conscience de leur responsabilité. On ne peut pas avoir simultanément le beurre et l’argent du beurre! Tous ces rigolos qui demandent plus de démocratie devraient évaluer ce qu’elle leur a coûté la démocratie! Ce qui se passe aujourd’hui n’est que le produit de décennies de décisions prises par la Nation à l’occasion d’élections parfaitement régulières. A partir du moment ou vous acceptez de jouer, vous validez la règle du jeu et si vous perdez vous n’avez à vous en prendre qu’à vous même! Par votre participation « citoyenne » vous avez tout validé, depuis le regroupement familial jusqu’aux mesures sociales à la con qui vous coûtent, aux dires mêmes de votre Présipède, un pognon de dingues. Alors quand les « Citoyens » prennent leurs airs de pucelle effarouchée pour venir demander à ce dernier, des sous, des baisses d’impôt, plus de services publics et tout le toutim, avec comme seule contrepartie le rétablissement d’un ISF qui ne rapporte même pas le centième des exigences revendicatives, excusez moi mais c’est à la fois irresponsable et stupide. Les « Citoyens » se sont collés dans la panade avec l’aide de leur sacro-sainte démocratie, c’est leur responsabilité qui est en jeu, pas seulement celle des corniauds qu’ils ont choisis pour les représenter! Je ne dis pas que c’est notre faute, je dis simplement que les foules sont encore plus bêtes que les individus qui les composent, elles ne réfléchissent pas, et celui qui sort une grosse ânerie bien enveloppée dans un joli paquet cadeau prendra toujours le pas sur le raisonnement étayé de l’observateur lucide. En d’autres termes, il ne faut pas exiger à la fois une saine gestion des affaires publiques et la démocratie, c’est rigoureusement antinomique.
« Bien sûr, il peut y avoir des exceptions, des coups qui marchent, des opérations électorales à valeur ajoutée non négative. Ça arrive parfois. Les Italiens, en portant Salvini au pouvoir, ont réussi à résoudre leur problème d’envahissement, c’est assez remarquable pour être signalé comme un succès. Les Hongrois semblent plutôt satisfaits d’Orban puisqu’ils l’ont élu trois fois à une large majorité, ce qu’on n’a jamais vu en France. Mais les cas que je vous cite constituent des anomalies, des gens qui ont les pieds sur terre et ne s’embarrassent pas de principes humanitaro-gauchiards; d’ailleurs, aussi bien Orban que Salvini se font cracher à la gueule par tous les autres politicards, les bien-pensants de l’Europe convenable.
A part ça, vous trouvez aussi des démocraties qui fonctionnent à peu près, la suisse…mais les Helvètes sont un peuple à part, doté d’un sens civique à peu près sans équivalent; l’américaine, aussi, d’une certaine façon, parce qu’elle repose sur de vieux principes auxquels personne n’ose toucher, notamment la règle selon laquelle l’État n’a pas à fourrer son nez dans les affaires privées, ce qui évite bien des couillonnades.
« Mais d’une façon générale, ça ne fonctionne pas. Si vous voulez un pays qui marche bien, confiez le à un despote, c’est à dire la version noble du dictateur. Tant que vous chercherez à grattouiller dans le démocratique vous irez à la catastrophe, c’est particulièrement vrai pour la France, condamnée à la démagogie de gauche depuis au moins l’Affaire Dreyfus, c’est vous dire si ça fait longtemps… on est là dans l’indélébile…
Je vous remercie, c’est gratuit pour vous…versez moi juste une petite coupette assortie d’une ou deux tranches de ce divin saucisson et ça fera la rue michel! »

Que voudriez vous ajouter à cela, pas vrai?
Alors bonne semaine à tous, que la paix soit avec vous et surtout qu’on me la foute!
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

La récré de Castapiane

Les plaisanteries les plus courtes sont les moins longues, affirmait un disciple de La Palisse au temps de ma jeunesse folle. C’est ma foi vrai, sauf que là, après le dix-huitième épisode de révolutionnette parigote, on commence à trouver qu’elle a suffisamment duré, la plaisanterie. Qu’est-ce-que c’est, en effet, que cette pantalonnade qui consiste à offrir, aux Black-Blocs, Antifas, Anars et autres trotskos de tout poil, l’occasion de foutre le bordel chaque Samedi que Dieu fait? Ils ne comprennent pas, les quelques pauvres andouilles qui s’obstinent à trimballer leur tenue de bord d’autoroute, qu’ils se déconsidèrent tout en servant la soupe à leur ennemi juré, le camarade Présipède? Parce qu’un coup comme celui d’hier, c’est pain bénit pour les media  macronophores, l’occasion de bien expliquer aux populations médusées le côté un peu criminel sur les bords des défileurs du samedi. Ils foutent le feu, désormais! Hier il s’en est fallu d’un poil de ce que vous voudrez qu’ils n’assassinent une jeune maman et ses petits, sauvés de justesse par d’héroïques sapeurs pompiers tout pleins d’abnégation et de dévouement sans limite. Pendant ce temps-là il skiait paisiblement, Macrounette, le temps et les exactions des manifestants travaillant pour lui, il aurait bien tort de ne pas les laisser faire.  Bien sûr, maintenant il écourte son séjour à la Mongie, abnégation et sens des responsabilités obligent! Et puis surtout, peu à peu, l’opinion publique commence à basculer, sinon en sa faveur, au moins contre les fauteurs de trouble assimilés vite fait aux « gilets jaunes ». Tout s’accorde à diaboliser un Mouvement qui s’éternise dans des soubresauts de grenouille décérébrée. Ça part en sucette! Pour réussir, ce genre de coup exige de la décision et de la vitesse, il n’y a plus désormais ni l’une ni l’autre, seuls les activistes gauchiards et les racailles de banlieues sauront tirer profit du gros bordel hebdomadaire. Il n’est que temps d’arrêter les conneries!

Tranquilles, cependant, les organisateurs du Grand Débat, le gros concours d’âneries pour gâtouillards en rupture d’Ehpad, se préparent à organiser je ne sais trop quelles conférences citoyennes à la con, pour extraire du tissu de billevesées récoltées, une substantifique moelle visant à anesthésier le bon populo. Une foutaise de première grandeur, forcément! Un certain Nicolas Lecaussin, un Roumain d’origine qui connut le régime de Ceausescu, déclarait récemment que ça lui rappelait les premiers temps après la chute du Conducator: tout le monde voulait de la démocratie et ça palabrait de tous les côtés, chacun disait la sienne, d’où une cacophonie de niaiseries sans queue ni tête. Ici c’est pareil…sauf qu’en plus les débats sont truqués! En substance le résultat final se révèle d’une simplicité biblique: on veut du pognon, faites payer les riches! Somme toute, exactement l’objectif que les media prêtent aux résidus de gilets jaunes qui continuent leur lutte dérisoire sans voir à quel point ils se foutent le doigt dans l’œil. Moi, je veux bien que le Peuple soit un peu limité dans sa compréhension du monde où nous évoluons comme des cafards sur du goudron fondu, mais tout de même! Pas un mot à propos de l’énorme malheur qui nous frappe, qui saute aux yeux et qui constitue la quasi-totalité du problème: l’invasion. Vous ne trouvez pas étrange, vous autres, que pas une question, pas une ligne de doléance, n’ait trait aux conséquences épouvantables de l’immigration massive qui nous est infligée depuis quarante-cinq ans? Faut tout de même pas déconner, tout le monde le connaît ce désastre, même le plus naïf des bisounours de beaux quartiers! Alors, le fait même que personne ne l’évoque, ne serait-ce qu’au détour d’une petite question relative aux dépenses publiques, retire toute légitimité à cette grossière diversion macronnienne. Pourtant, je me répète, il y a plus de milliards à récupérer par la remise à plat de ce qui se passe dans les quartchiers sans-cible, qu’en essayant de faire raquer tous les plein de sous de la création, GAFA compris. Naturellement le récent massacre de Nouvelle Zélande vient à point nommé nous rappeler à l’ordre: les salauds ce sont l’extrême-droite, les adeptes de Renaud Camus d’Eric Zemmour, voire de Michel Onfray, l’extrême-droitiste de gauche . Gare à celui qui parle ouvertement d’invasion ou de grand remplacement! Sous prétexte qu’un psychopathe des antipodes vient de cartonner un max de mahométans en faisant référence à l’envahissement de la France par leurs coreligionnaires, nous voilà, nous autres sales nauséabonds, encore mis un peu plus à l’index, comme le préservatif du Pape! Évitons surtout d’observer que deux mosquées à Christchurch  c’est aussi saugrenu, au moins, qu’une cathédrale à La Mecque; nous ne ferions qu’aggraver notre cas.

Encore, donc, un bon coup de « conférences citoyennes » et nous morflerons en pleine gueule le résultat de tout ce patacaisse bien de chez nous. En gros, si j’ai bien suivi, tout cela devrait se traduire par une admirable augmentation d’impôts. On nous y prépare gentiment depuis des mois, sous couvert de « justice fiscale »… En d’autres termes ceux qui paient déjà paieront encore plus. Échapperont seulement au super-ratiboisage les très riches et les très pauvres. Les premiers parce qu’ils se révèleront toujours intouchables, les autres parce qu’ils vivent des impôts payés par les copains. Ah, pardon, j’oubliais une catégorie qui s’en tirera aussi: les petits futés qui bossent au black, ceux-là récupèrent toutes les aides sociales, à commencer par le RSA et en même temps se gavent tranquillement sans refiler le moindre kopeck au percepteur; les mêmes d’ailleurs qui vocifèreront contre la faiblesse de leurs retraites… pour lesquelles ils n’auront jamais cotisé!
Voilà donc le résultat attendu de la grosse révolte populaire qui partait du prix du gazoil. On aura du mal à me faire gober le bon côté de la chose, d’autant qu’à force de foutre le souk, ça commence vraiment à se voir et à faire assez mauvais effet. L’étranger nous regarde en rigolant creuser le trou dans lequel nous finirons par nous ensevelir. Il serait donc temps de siffler la fin de la récré. Oui mais non! Il n’est pas pressé Présipède, comme je vous le disais plus haut, son intérêt consiste à laisser perdurer pour qu’on finisse par l’implorer. Il l’a laissé entendre: « moi ou le chaos »! La voila sa stratégie. Du coup, après avoir fait voter sa fameuse « Loi anti-casseurs », il se dépêche de la déférer au Conseil Constitutionnel. Comme il est à sa main, le Concon, surtout depuis l’arrivée du brave Juppé, on va bien constater ce qu’il en sortira, pour le moins un retard dans la mise en place de mesures indispensables au maintien de l’ordre. Pendant ce temps-là, la chie en lit se poursuit de plus belles et, si les poulets arrivent à arrêter quelques Black-Blocs un peu moins rapides que leurs complices, on peut faire confiance à leurs camarades Magistrats pour les rendre aussitôt à la liberté. La déconsidération des « Gilets Jaunes » finira ainsi par être totale et le mignon de l’Élysée se sortira du pétrin mortel dans lequel il s’était mis comme un petit con prétentieux, ce qu’il est sûrement encore. En revanche, pour ce qui nous concerne, nous ne sommes pas près d’en sortir, on s’enfonce, on s’enfonce!

Et puis, pour terminer sur une note optimiste, on va jeter un coup d’œil du côté de Castapiane, notre bon Ministre le l’Intérieur. Alors lui, dans son genre, il parvient à porter encore plus loin les bornes du couillonnisme afin d’étendre son domaine, lequel le dispute en immensité et en désolation aux plaines de la Taïga sibérienne. Figurez vous que l’autre Samedi, histoire de se changer les idées après la dix-septième des Gilets, le type a décidé d’aller en boîte. Pas n’importe-où, au Noto, un lieu super-branché pour VIP friqués. Et là, tout tranquillement, notre estimé Ministre, un peu éméché, a retrouvé Clara, une bonne copine de la Répupu qui Marche, la trentaine bandante et le bisou facile. Les deux illustres marcheurs n’ont cessé pendant un bon bout de temps de se bécoter en se tripotant tendrement sur la piste de danse, faisant ainsi le bonheur de tous les smartphones alentour, lesquels n’en ont pas raté une miette. Un sacré tempérament, notre Premier Flic de France, lui au moins il maintient bien haut le flambeau de notre légendaire galanterie! En comparaison tous ses prédécesseurs, depuis Chevènement jusqu’à Gnafron de Lyon en passant par Pasqua et Cazevide, ont l’air d’impuissants prostatiques! Comme quoi, le combat sans merci contre les méchants en jaune criard, n’exclut pas le repos du guerrier. Dieu merci! Il a bien droit à sa petite récré, ce brave Castapiane… tout ce qu’on peut lui souhaiter c’est de ne pas s’en choper une pour de bon, il ne lui manquerait que ça!

Que la paix de la République qui marche (un peu en crabe) soit avec vous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN