Brève juste pour le principe

Moi, vous me connaissez, j’essaie dans toute la mesure du possible de sortir chaque Dimanche que Dieu fait -et il en fait un sacré paquet, un par semaine, vous réalisez le boulot- une petite billevesée, une sombre ânerie, un tissu de couillonnades, un tas d’inepties, sortis d’une imagination de plus en plus paresseuse et usée jusqu’au trognon. L’idée de base consiste à entretenir ce petit foyer (d’infection) contre vents et marées et en dépit du gros poil qui décore la paume de ma dextre, lequel pourrait bientôt, vu mon âge avancé, me servir de canne… au grand bénéfice d’une Sécu toujours attentive à réaliser des économies sur les vieux mâles blancos, la peste soit de ces ignobles. D’ailleurs Macrounette soi même tient beaucoup à éradiquer cette engeance maudite, tout juste bonne à alimenter, par des impôts de plus en plus gratinés, les gouffres insondables des Finances Publiques.
Seulement, là, depuis quelques temps les circonstances (pour user de litote) me trouvent chaque fois un peu plus de combines afin de me bouffer le temps dominical. Ce coup-ci, vous me voyez tellement empêtré que je me demande bien de quelle manière je pourrais m’en sortir avec les honneurs liés au devoir accompli, sauf à écrire un peu n’importe quoi, ce que, précisément vous me trouvez en train de faire.
Non seulement je n’ai pas la tête à ça, comme on dit, mais encore l’actualité n’offre rien aujourd’hui de suffisamment croustillant pour que je puisse, sans effort démesuré, en faire mes choux-gras. Je ne vais tout de même pas vous disserter les aventures électorales d’Erdogan, ni les palinodies migrantesques des Macron-Sanchez brothers, le nouveau duo des jeunes-premiers de l’UE agonisante. Tout ce qu’on peut dire ce jour ne vaudra de toute façon plus rien la semaine prochaine; le sommet européen de Jeudi et Vendredi prochains se déroulera sans doute sur fond de clandestins sauvés des eaux puisqu’à cette heure-ci, une nouvelle affaire genre Aquarius se prépare.
Tout est en place, un petit navire, le Lifeline, chargé de deux-cent cinquante Africains, se trouve actuellement en souffrance au large de Malte.  Salvini le prie de bien vouloir aller se faire décharger ailleurs et les media flairent dores et déjà le bon coup pour que les larmes coulent à flot dans les chaumières… Sans compter que le rafiot en question, lequel appartient à une ONG allemande, bat pavillon néerlandais…sans être enregistré aux Pays-Bas. Tout cela devrait donner quelque chose de désopilant pour la semaine prochaine. Cependant, quoi qu’il en soit, le barlu en question finira en Espagne et, au bout du compte, son contenu aboutira chez nous… ça en revanche c’est sûr comme deux socialos et deux macronniens font quatre enfoirés.

Bonne semaine et amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

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Kektananafoot?

-« Ça y est, les voilà, je viens de les voir sur BFMacron débarquer d’un avion, les migrants de l’Aquarius, accompagnés de jeunes humanitaires tout à fait comme il faut! Les choses avancent drôlement vite, dites donc, à peine la France se déclare-t-elle prête à accueillir tous ceux qui veulent venir, les voilà déjà qui se pointent! »
-« Mais qu’est-ce que vous racontez Blaise? Vous partez complètement en quenouille, et encore je reste poli, lui rétorque Jean Foupallour entre deux gorgées de Ricard, c’est pas des réfugiés, ces mecs, juste l’équipe de France de foot, mon pauv’ vieux, retour de leur match victorieux contre les culs de jatte d’Australie. Quant aux jeunes blancos avec eux, vous avez dû apercevoir Lloris et Griezmann, des joueurs, pas du tout des humanitaires, on dirait parce qu’ils tranchent un poil sur les autres! Bon je veux bien comprendre les effets du grand âge, mais là ça devient inquiétant vous savez, parce que pour la louper, la Coupe du Monde des « Bleus » faut commencer grave à naviguer dans l’ alzheimer, merde! Le footballe on cause plus que de ça dans les merdia depuis trois jours! »
-« Exagère pas, Jeannot, le reprend Grauburle, comment tu veux qu’il fasse le tri, ce brave Blaisounet, on n’y capte plus que dalle dans tous ces jeunes gens d’Afrique Sub-Saharienne, les footeux et les migrants ça sort tout du même tonneau, la seule différence c’est le compte en banque et les tarifs du coiffeur! A part ça, une fois en survète tu peux pas savoir qui est qui. Faut faire appel à des critères auxiliaires; par exemple si tu repère Deschamps dans l’environnement c’est forcément les « Bleus ». En revanche Macron ça voudra rien dire, il peut faire les deux indifféremment, le mec, alors faut écouter les conneries qu’il débite, si ça parle droit d’asile ou accords de Dublin t’as affaire à des migrants clandestins, en revanche les histoires de penalty, de quarts de finale ou de nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts, ça concernerait plutôt le ballon rond…en principe… mais faut se gaffer tout de même, y a pas de règle absolue. »

Chez Thérèse rien n’a changé depuis la dernière confrontation mondiale footballeuse  (voir ceci ). Toujours pas d’écran de télé pour le supporter-poivrot et toujours la même hostilité affichée par la patronne envers un spectacle puéril qui pousse à la vocifération  bestiale autant qu’il fait obstacle  à la bonne vieille conversation biturière. Il faut donc choisir l’apéro ou le match de foot, comme ce fut le cas pas plus tard qu’hier midi, date et heure de l’entrée en scène tant attendue de cette fameuse « Equipe de France » si facile à confondre avec notamment celles des Lions Indomptables de l’Atlas ou des Eléphants Agiles du Zambèze (moi aussi si elles veulent bien). Pas un chat derrière le zinc, juste Goràn Avaltàtric silencieusement installé à sa table habituelle. Il s’en fout Goran de la Coupe Jules Rimet, la Serbie a loupé les qualifications et, quand bien même elle eût participé à la grosse pantalonnade, les joueurs de baballe il n’en a cure, le type, il vit dans son monde parallèle, avec ses souvenirs cabalistiques et ses tristesses occultes. Cependant, pour le commun des mortels, un seul mot d’ordre tous derrière les Bleus! On ne veut voir qu’une seule tête de con! Qui ne hurle pas n’est pas Franchouille! Ah, mais faudrait voir à supporter avec enthousiasme, les mecs, question de patriotisme! La France Black-Black-Black-Beur doit gagner et vous avez intérêt à y croire, bande de gnolus tire-au-cul! Comment ça, kektananafoot? Je t’en foutrais moi, bande de salopards! On en a a foot que c’est comme ça et pas autrement!
Souvenez vous, 1998, la descente des Champs avec la Coupe Enchantée, le Graal du pauvre, le père Chirac,  vingt ans de moins et presque toute sa tête, qui faisait semblant de gueuler le nom des glorieux auteurs du cinglant camouflet infligé à ces pauvres couillons de Brésiliens inconsolables! Et un, et deux, et troizéros! Que c’était beau, dites donc, cette communion nationale, toutes couleurs, toutes obédiences, toutes formes d’imbécillité confondues! Un rêve dont on voudrait tant qu’il se réalise à nouveau! Rendez vous compte: les Cheminots comblés qui reprennent le boulot, la réforme des retraites qui passe comme un doigt enduit de vaseline, les Européennes qui tombent dans l’escarcelle de la Répupu en Marche, la réélection macronienne en 2022, en plein au moment de la future Coupe, celle si chèrement acquise par l’Émir du Qatar! Et puis le pognon, comme dit Macron, le beau pognon du fouteballe, le sport qui charrie les milliards comme l’Amazone les troncs pourris des cacaoyers et des samaumas. Tant qu’il y aura des milliards de gogos pour marcher dans la combine, on trouvera des milliards de dollars pour remplir les fouilles des gros malins du foot-bizness; ça fait du PIB et donc de la croissance, dans la joie et la bonne humeur, en plus! Que demande le peuple, pas vrai? Ben oui, du pain et des jeux, toujours, hamburger et matches sur grand écran plat, pour transposer…mais rien n’a changé et l’enjeu apparaît toujours identique: manipuler le bon populo, acheter la paix au vulgum pecus abruti, agiter le hochet sous le nez du morpion histoire qu’il nous laisse magouiller tranquilles. Allez les Bleus! Badigeonnez vous bien la gueule en bleu-banc-rouge, pauvres nazes, pendant ce temps on vous prolonge la grève des trains, on vous augmente le pinard, on vous limite les routes à quatre-vingts et on se précipite à Valence récupérer notre quota de clandestins.

Eh oui, que voulez vous, il fallait bien s’y attendre, avec le conglomérat centro-gauchiard qui lui sert de majorité, il se trouve bien obligé au grand écart, Présipède. D’un côté il connaît bien l’opinion, ce garçon, il sait combien ça la foutrait mal d’accueillir les cargaisons d’Africains dans nos ports, ça c’est des combines de socialos orthodoxes, à laisser aux Espagnols… puisqu’aussi bien il se trouvera toujours en Europe Occidentale un bon gouvernement de gauche pour casser le boulot à ceux qui essaient de décourager le trafic d’envahisseurs. En revanche, après sa réconciliation avec les facho-nazis d’Italie, il lui faut bien aussi se remettre dans les petits papiers de ses troupes de choc, les transfuges solfériniens, redonner du mou à la corde à nœuds afin de retrouver son plumage éclatant de bien-pensant au dessus de tout soupçon.
Pauvre Macrouille, vous vous rendez compte, obligé de tout le temps circuler nu-pieds sur le fil du rasoir en faisant gaffe à ne tomber ni du côté de l’aveuglement progressiste, ni de celui du réalisme nauséabond. Un véritable enfer qu’il a choisi le petit polisson à sa Bribri! Dieu merci il est malin le bougre (au sens premier du terme), il sait y faire! Maintenant que nous voilà un peu tranquilles du côté des frontières alpines (ouf!) il va nous envoyer dare-dare le ministre Gnafron de l’Intérieur, rassurer les populations pyrénéennes… Les passeurs des années quarante, enfin leurs descendants, vont pouvoir reprendre du service mais rassurez vous, braves gens, Gérard Collomb veille; les montagnards sont là, le vieux Lyonnais aussi! No pasaran… Enfin oui mais discretos et de nuit, quand on les verra ce sera trop tard, toutefois, et c’est là l’essentiel, on aura fait le maximum du possible, force reste à la Répupu Sociale, aux droidlom et à l’humanitarisme de bon ton!
Salvini, un garçon parfaitement en accord avec lui même, reste serein: « ils iront se chercher d’autres ports », voilà tout! Et que voudriez vous qu’il fît ce brave homme, il règle ce qui se relève de son pouvoir: plus un clandestin en Italie! Pour le reste, tant pis si les autres insensés maintiennent grandes ouvertes les portes de l’Europe et l’énorme appel d’air ainsi provoqué outre-méditerranée , la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a…Les Ritals ont les clés de leurs ports, pas celles des autres!

Quant à nous, pauvres Franchouilles, tout ce que nous aurons gagné dans cette affaire, se résumera à un déplacement du problème d’Est en Ouest. Le voyage des Africains devient certes un peu plus long mais sans péril aucun puisque les gardes-côtes de Sicile viennent prêter main forte aux passeurs des ONG pour convoyer les blacks en Espagne…en attendant mieux …certains en France, genre Taubira ,ne désespèrent toujours pas de voir accoster à Marseille quelques gentils bateaux sauveteurs de naufragés volontaires… patience et longueur de temps, n’est-ce pas…
Cela dit, après tout, du moment que nos bien aimés « Bleus » Oumtiti, M’Bappé, N’Golo Kanté et Ousmane Dembélé marquent des buts afin de secourir la Patrie en Danger, hein, kektananapété, pas vrai? Kekonananafoot? Elle est pas belle la vie?

Allez, bonne semaine et surtout, surtout, jeudi prochain ne ratez pas France-Pérou, tous derrière la France, les amis, sinon vous risqueriez l’indignité nationale!
Amitiés tout de même.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

La fin de la dictature des sinoques?

Êtes vous choqué par le slogan des Républicains « Pour que la France reste la France »? Petit sondage du Figaro de ce jour, répondre par ou ou par non, comme ça c’est simple, on ne se turlupine pas trop le chou et le résultat apparaît à la portée du plus con de tous les sots. Cependant, figurez vous que 21% des sondés se disent « choqués ». Ben oui! D’accord ça fait soixante-dix-neuf pour cent pour le non, mais tout de même on se situe là dans le lectorat du baveux en question, gens qui se différencient par nature  de ceux qui lisent Le Monde ou, a fortiori, Libé… Donc chez le bourge d’aujourd’hui vous trouvez une  sacrée proportion de quidams désireux que la France cesse de l’être… Après, bien sûr, le caractère lapidaire voire simpliste de l’item, rend difficile l’interprétation d’un tel résultat. Ils veulent quoi, ces mecs? Que la France devienne la Moldavie? Le Chili? Le Zimbabwe? La Pricipauté de Monaco, peut être, ce qui ne me dérangerait guère, je l’avoue? Ou bien encore la Corée du Nord, la regrettée Russie Soviétique, sinon la Chine désormais bien réveillée?… Allez savoir!
Bon, cela dit, ne nous voilons pas la face et portons l’affaire au second degré puisque aussi bien c’est sur ce terrain là que l’on veut nous conduire. Le camarade Wauquier, patron du parti ex-UMP désormais intitulé « Les Républicains » voire Les Ripoublicons pour les plus malveillants d’entre nous, voulait dire par le susdit slogan quelque chose comme « pour que les Muz arrêtent de nous transformer en succursale du Maghreb ». « Pour que la France reste la France », tout le monde a bien compris ce que cela signifie vraiment, d’où la controverse: ce salaud de Wauquier, désormais honni par tout ce qui, pense bien dans ce pays, a le front, c’est bien le mot, d’en appeler au vieux fond de racisme et de xénophobie qui nous entraîna, selon les Saintes-Écriture du Dogme et de la Doxa, aux abîmes des heures les plus sombres de notre histoire. Et voilà donc l’affolement qui gagne toutes les couches de la médiatosphère ainsi que la politicaillerie franchouille dans son entier, jusqu’aux vingt-et -un pour cent de pauvres niais lecteurs du Figaro sondés ce matin même.

En d’autres termes, les nationaux de l’Hexagone se voient désormais priés, s’il veulent rester politiquement corrects, de souhaiter pour leur pays un avenir métissé, diversifié et, pour tout dire, en rupture totale avec  son histoire, ses coutumes, ses traditions et pourquoi pas sa langue, laquelle part dores et déjà en quenouille, sa culture, désormais en voie de disparition, sans parler, bien entendu de ses racines chrétiennes, horresco referens! Quand je pense à tous ces millions d’andouilles du passé qui, volens-nolens, se firent trouer la peau au nom de la Patrie, de la Répupu, de la Nation et autres âneries propagandistes, justement pour éviter que la France ne devienne autre chose que ce qu’elle était à l’époque, je me dis que les temps ont bien changé… Aujourd’hui, ces misérables fleurons de cimetières militaires encourraient l’anathème politico-sociétal qui frappe de plein fouet les ordures de fachos partisans de l’infâme président des Ripouchose, le sinistre Adolf Wauquier, dieu merci complètement déconsidéré au sein de la Bien-Pensance-Nationale. Le pays de Molière, de La Fontaine, de Courteline, de Céline, de Pagnol et compagnie, c’est du passé, on efface tout et on passe à autre chose! A la rigueur on pourra garder Rousseau et Aragon histoire de tenir compagnie au grand Djamel Debbouze. Toutefois, n’insistez pas on n’ira pas plus loin…non mais des fois.

Les choses apparaissent donc très claires désormais. Il y a chez nous ceux qui souhaiteraient  sauver les meubles, et les autres, ceux qui trouvent absolument odieux et réactionnaire qu’on puisse envisager d’interrompre le processus d’africanisation islamisée qui frappe le pays depuis quarante ans. Les premiers, comme semblerait le démontrer le sondage du Figaro, constituent une écrasante majorité, et bien sûr car les braves gens constatent effectivement les transformations qui s’opèrent sous leurs yeux, au grand jour, ils n’en veulent évidemment pas car elles signifient clairement leur mort programmée pour les décennies à venir.
Seulement, il s’agit hélas de la fameuse « majorité silencieuse » dont le côté majoritaire apparaît étouffé par le silence de plomb auquel elle se voit contrainte. Et à côté, vous avez les autres, les Bien-Pensants; ceux-là, bien que très minoritaires, bénéficient de tous les droits à commencer par celui d’ouvrir leurs gueules à tout bout de champs pour faire en sorte que les autres la ferment. Vous avez de tout dans cette seconde catégorie, depuis les brillants intellos germanopratins des mondes du journalisme, de la littérature et du cinoche, jusqu’aux hurluberlus dont le bon cœur plus ou moins de façade les pousse à faire passer la frontière en fraude aux jeunes clandestins venus d’Afrique via-l’Italie. En gros, l’étrange combat de la raison contre la folie suicidaire! Cette dernière l’emporte haut la main depuis l’historique rupture de Mai 68 qui conduisit tout une génération à marcher à côté de ses pompes et cul par dessus tête, en proclamant qu’il s’agissait là de la meilleure façon de faire avancer le schmilblick. Quant à notre brave majorité silencieuse, après les deux petits sursauts de la grande manif gaullienne du 31 Mai et du vote Pompidou de l’année suivante, elle a fini par succomber sous la pression des penseurs à entonnoir sur la tête et par voter toujours comme ceux-ci le lui ordonnaient.
Le blocage politique savamment organisé qui a permis de verrouiller ce joli bordel afin d’assurer pour un demi-siècle le règne incontesté de la démence, s’est accompagné de la mise en œuvre progressive autant qu’implacable d’une Union Européenne inspirée par les sinoques démocratico-humanitaristes, tenants inconditionnels de la diversification métissée. Pour ces salauds-là, les pays d’Europe doivent subir l’invasion, c’est inéluctable autant que souhaitable pour faire que les démocraties restent bien tranquillement sous leur joug. Ça paraît absurde mais il en est manifestement ainsi.

Voilà. Cependant, depuis quelques temps, on commence à voir sourdre, au sein de ladite Europe, une espèce de révolte contre la tyrannie des cinglés. Le phénomène a démarré chez nos petits copains de l’Est, dont l’adhésion à notre belle Union était censée leur apporter bien être et prospérité à coups de milliards venus de l’Ouest. C’est grosso-modo ce qui s’est produit, d’ailleurs, enfin de façon très inégale selon les pays, mais globalement positive, comme eût dit l’ami Marchais s’il vivait encore, ce vieux stalinien. Seulement, eux, les types de l’Est, ils étaient venus pour ça, pour les sous, pas pour voir débarquer chez eux des hordes de jeunes musulmans célibataires et prêts à niquer ou a zigouiller tout ce qui porte jupon ou portefeuille bien garni. Pas leur truc, à nos cousins de l’Est, ce qui semble bon aux bobos du Paris Hidalguesque ne l’est absolument pas pour les Varsoviens ou les Pragois chez qui le souvenir cuisant d’une occupation étrangère sur fond de chars d’assaut perdure grave. Du coup par là bas, notamment lorsqu’ils ont vu la grosse Angela, ouvrir grand les frontières, les bras, la caisse et…non, n’allons pas plus loin c’est déjà pas mal…ils ont bien compris que les choses commençaient à puer méchamment. D’où l’alliance de Visegrad, première étape d’une montée en puissance de ce que les tordus de la bien-pensance hégémonique nomment « les populismes ». Et depuis, peu à peu, la bête immonde fait son chemin: quasiment tous les pays de l’ancien bloc de l’Est, y compris désormais la proche Slovénie, se trouvent désormais concernés, l’Autriche a franchi le pas, voici quelques mois et l’Italie vient d’entrer à grand fracas en résistance. L’arrivée en nauséabonderie de ce pays, symbole flamboyant de notre culture bi-millénaire et membre fondateur de l’Europe, constitue à l’évidence une sorte de révolution tranquille dont on ne mesure pas encore très bien les conséquences. On les appréhende suffisamment tout de même en Haut-Lieu pour faire en sorte qu’elle se casse la gueule vite-fait et qu’on en revienne dare-dare aux petites combinazioni politiques berluscono-gauchiardes.
Parce que si jamais la mayonnaise prenait en Italie et que cette olive amère fasse tache d’huile, alors oui, il y aurait du souci à se faire chez nos bons maîtres à penser comme il faut. La majorité silencieuse franchouille pourrait bien s’éveiller enfin, les Bataves et les Nordiques, déjà bien échaudés, risqueraient de basculer à leur tour, faisant ainsi, par effet domino, réfléchir un peu nos amis Boches instruits par l’expérience. Vous mordez le topo? L’Europe Brune, le retour des pestiférés, la fin de la dictature des sinoques… Ne rêvons pas, nous en sommes encore loin…mais peut être pas tant que ça, au fond, il ne manquerait pas grand chose, juste un leader un peu crédible…enfin nous autres, avec Présipède, nous ne risquons pas trop de donner l’exemple…hélas!

Que la semaine vous soit douce…allez les Bleus-Foncés!  What a fair foot qui s’annonce!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

 

 

La Signora Patta-Tina et la Signorina Pompino

-« Alors comme ça, vous avez pensé que je vous racontais des stronzate (1), moi, Umberto Cazzoficca? Vous préférez apparemment croire vos journalistes de mes deux, toujours si bien informés que les seules fois où ils ne se gourent pas c’est parce qu’ils se foutent le doigt dans l’œil? Apprenez, Messieurs que lorsque j’affirme quelque chose sur un sujet que je maîtrise -sans quoi je ferme ma gueule- vous pouvez toujours vous fouiller si vous essayez de prévoir le contraire. Sans compter que l’Italie, les Franchouilles n’y ont jamais rien compris, trop fin, trop subtil et trop compliqué pour eux! Alors les pisse-copie de votre presse, excusez-moi… La prochaine fois, si vous le voulez bien, faites moi le plaisir d’accorder un minimum de crédit à mes propos, ça vous évitera de vous fourvoyer dans des impasses à la con. Ne cherchez pas, j’ai raison, voilà tout! »
Faut reconnaître! La semaine dernière, ici même, à peine avait il tourné les talons qu’un démenti retentissant lui pétait à la gueule, comme quoi les spaghetti gouvernementaux étaient cuits et que le Président Mozzarella (2) désignait un clampin quelconque pour former un cabinet bien comme il faut, en attendant de nouvelles élections rapidement organisées. Tellement ils étaient contents de voir la coalition « populiste » partir en sucette avant même son premier tour de piste, qu’ils y allaient tous de leur petit couplet bien pensant, les médiatiques patentés: la coalition improbable, les risques pour l’Europe, le malheur qui avait failli nous broyer, les pauvres migrants qui l’échappaient belle… Bref, la victoire éclatante du camp du bien sur les forces fétides de la nauséabonderie transalpine (d’ours, naturellement). Manque de pot, toujours parfaitement au courant des affaires les plus tordues du Quirinal et du Viminal, sans parler de sa grande spécialité, le Vatican, le brummell des sept collines détenait, lui, la pure vérité, si déplaisante  fût elle pour tous les adeptes du suffrage politiquement-correct. Les Ritals ayant majoritairement exprimé, dans les urnes, une volonté farouche d’en finir avec le globiboulga européo-humanitariste et ses épouvantables conséquences, ils auront, pour une fois, la réponse adaptée à leurs exigences… Jusqu’à ce que « Le Système » leur fasse tout exploser en vol y compris leurs illusions démocratiques, ce qui, selon toute vraisemblance, ne devrait pas demander beaucoup plus de six mois.

Cela dit, il en rajoute un peu, Umberto,  histoire d’en mettre plein la vue aux gonzesses. Car il s’est pointé au bistrot de Thérèse en charmante compagnie, le saligaud! Une quinquagénaire de toute beauté, Ornella Patta-Tina, accompagnée d’un petit canon à longue portée, Graziella Pompino, une merveille absolue, vingt piges, une sorte de tanagra en jeans taille-basse revisité par un Botticelli  retour d’une soirée au Crazy Horse. Bon, ça vit à Monaco, vous voyez, avec des activités vachement lucratives sur lesquelles mieux vaut ne point s’appesantir; cependant, question esthétique visuelle autant qu’olfactive et même sonore on n’avait jamais rien constaté de tel, Derrière Napoléon, même aux temps obscurs de notre jeunesse enfiévrée. Grauburle, appuyé sur un coin du rade,  en bave doucement négligeant carrément de siroter son pastis; Foupallour, toujours pragmatique, profite de l’occase pour s’astiquer discrètement le milieu du futal, Maître Trentasseur tente de jouer les causeurs de haut vol tout en essayant d’évaluer le coût éventuel, forcément exorbitant, d’une petite prestation. Quant à l’ami Maurice, éternellement philosophe, il se dit que, même avec soixante ans de moins, jamais il n’aurait eu les moyens d’accéder à des pétroleuses de ce calibre.

Il a voulu, Umberto, montrer à ces dames un témoignage émouvant du passé, une espèce de lieu en voie d’extinction totale, l’obsolescence personnifiée par les vieux piliers de comptoir et la patronne derrière son zinc d’avant guerre. Ça n’existe plus ces trucs-là, sauf peut être encore au fin fond des provinces les plus arriérées et encore… les pochetrons crèvent, les patrons à tablier cradingue et mégot sur l’oreille ne sont plus qu’un lointain souvenir, la fumette et la sniffette remplacent peu à peu la bonne vieille cuite de nos pères, la convivialité bistrotière fait place désormais au tout puissant smartphone. Plus d’espace pour les vieux troquets de papa dans notre société islamo-numérique! Alors les quelques survivants valent le coup d’être vus une dernière fois, avant qu’ils ne disparaissent à jamais, faute de clientèle et de tauliers (voir aussi Le crépuscule des zincs).
Les deux superbes salopes ont l’air de bien apprécier le côté pittoresque du gourbi et de ses occupants, le pastis servi dans ses verres marqués « 51 » flanqués de leur complice de toujours, la cruche jaune-criard du grand concurrent multinational. Enfin tout, quoi. Surtout la petite Signorina Pompino, celle-là, habituée du Café de Paris et des palaces environnants, n’imaginait même pas l’existence de boui-bouis aussi hors du temps. Elle s’amuse comme une écolière en goguette à tripatouiller la machine à distribuer les cacahuètes, une véritable pièce de musée, tout en nous regardant tous, nous autres les curiosités locales, avec un étonnement vaguement teinté d’inquiétude. Des bestiaux de cette espèce, surtout les Graubule-Foupallour brothers, elle n’en avait jamais vu la queue d’un, au propre (oui, enfin…) comme au figuré s’entend!

-« Je vous disais donc, reprend le Signore Cazzoficca en pelotant délicatement la hanche diabolique de la Signora Patta-Tina, que les carottes sont cuites. Le Gouvernement de chez nous s’installe et dès demain notre Ministre de l’Intérieur Salvini se rend en Sicile afin  mettre les pendules à l’heure. Les clandestins dehors! Qu’on en finisse avec ces débarquements incessants et cette invasion pernicieuse qui nous pompe l’air et la substance. Plus aucun vice-passeur -en d’autres termes les ONG organisatrices des récupérations d’Africains au large des côtes Libyennes- ne doit plus accoster dans nos ports. Quant aux envahisseurs installés en Italie, qu’ils préparent les valises en vitesse, la sortie c’est du peu au jus! Les cinq milliards consacrés à l’accueil des clandestins, leur bouffe, leur entretien et leurs cours d’italien, on va les affecter aux camps de transit où les intéressés attendront -le moins longtemps possible- leur expulsion. Et ne croyez pas qu’il s’agisse de paroles en l’air, Di Maio, son allié 5 Etoiles, suit parfaitement Salvini sur ce terrain, au titre d’une solidarité gouvernementale sans laquelle les deux sauteraient avant même d’avoir touché leur première indemnité ministérielle.
« A présent, chers amis, poursuit le chaspeur aux doigts de velours, comme je vous le disais la semaine dernière, numérotez vos abattis. Les passeurs humanitaristes des maudites ONG  disposent de navires parfaitement à même de pousser plus loin les traversées. Vous risquez donc de les voir accoster en Corse…remarquez ça j’en doute vu que les copains de Bonifacio ou d’Ajaccio risquent d’apprécier moyen la plaisanterie… Non, vous commencerez bientôt à en voir débarquer à Menton, à Villefranche, à Nice, à Saint-Trop -pourquoi pas?- à Cassis, à Marseille, enfin partout où vos Bien-Pensants sauront les accueillir avec viennoiseries et élixirs anti-poux. Le seul truc que je puis vous dire c’est qu’ils éviteront Monaco: Bébert apparaît certes comme un garçon particulièrement porté sur la bienfaisance, toutefois, vous comprenez, il n’y a pas la moindre place disponible, on est les uns sur les autres…alors plutôt que de les transférer gentiment dans les villes voisines, autant qu’ils s’y rendent directement et qu’on n’en parle plus!
« Sinon, à part ça, bien sûr, termine t-il en glissant mine de rien vers les fesses de la somptueuse Ornella, les mesures fiscales vont se décider rapidement, de même que les « avancées sociales » pour faire plaisir à la partie gauche de la combinazione.  Sur ces points, bien évidemment, l’Europe nous attend au tournant. Je pense qu’on nous savonnera la planche jusqu’à reprise en main des manettes par les stipendiaires de l’Allemagne; Deutchland über alles! Force restera à l’autorité légitime puisque tout le monde en est d’accord, à commencer par vous, les Français… D’ailleurs, hein, sans vous vexer, fait il en jetant un coup d’œil vicelard à ce pauvre vieux Blaise Sanzel, collaborer avec les Fridolins ça ne vous a jamais fait peur, pas vrai? »

Bon,  personne ne moufte plus, ça jette un froid ces choses-là, toute vérité n’étant pas nécessairement bonne à dire. Et puis, aussi, la dame Patta-Tina, depuis un moment ondule doucement sous la caresse pernicieuse de ce rital de mes deux, ce qui commence singulièrement à agacer la brave Thérèse. Du coup cette dernière décide de mettre un terme à la plaisanterie en priant gentiment Umberto d’aller déplacer sa Maserati   lâchement abandonnée sur le trottoir d’en face. La tournée des flics ne devrait pas tarder selon la vioque, vu qu’ils se pointent toujours Place Bonaparte sur les choses de midi… forcément, c’est sur le chemin du commissariat, et l’heure de l’apéro arrive…
Par suite les visiteurs du matin décident de prendre congé, ce cher Cazzoficca saisit les deux nanas par la taille et les embarque vers d’autres cieux, non sans qu’elles nous balancent des tas de baisers de leurs petites mimines surchargées de bagouzes à cent-mille balles pièces minimum, surtout la belle Ornella, elle a eu le temps d’en amasser des douzaines et des douzaines, la Signora, avec la carrière qu’on lui devine!

Ça laisse un sacré vide quand ça décarre, ces petits animaux-là,  on se sent tout chose, penaud, un peu frustré, mal à l’aise dans sa vieille peau défraîchie.
C’est Grauburle qui réagit le premier:
-« Dites, les potes, vous ne trouvez pas, comme ça, qu’on aurait légèrement  raté nos vies, nous autres? »

Bonne semaine à tous et portez vous aussi bien que possible.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Calembredaines…enfin pour rester poli, le bullshit cher à l’ami Wauquier s’en  rapprocherait plus.

(2) Ou Mattarella… je crois, de toute façon ce n’est qu’une question de fromage…

Une goutte d’eau dans l’océan

-« Pauvres andouilles, lance Maurice rigolard, on se croirait revenu au bon temps de Sarko, le président des riches comme ils disaient! Et là: rebelote, même motif même punition! Vous vous rendez compte, ça continue à défiler en beuglant comme des veaux séparés de leur mère… Sauf que l’an dernier, comme un seul homme, ça a voté pour l’autre petit merdeux. Voulaient pas de la grosse Tapedur, les braves gauchiards, tout sauf les fachos au pouvoir, qu’ils disaient, je les ai entendus, ces cons! Du coup ils ont élu un transfuge de la Banque Rotschild, aussi sec, sans barguigner…et maintenant ça la leur coupe de le voir présider pour les friqués: faut vraiment trimballer un blindage de char d’assaut soviétique, faites confiance! »
La saison du pastaga prend désormais son plein essor DERRIERE NAPOLEON ; par la force des choses les conversations suivent le mouvement, elles s’animent, elles virevoltent, elles explosent parfois en mille étincelles déjantées, bref elles sentent la belle saison, un peu comme le vieillard cacochyme et podagre retrouve, à la faveur du joli soleil de Mai, une vigueur, certes un peu vacillante, mais révélatrice d’un semblant de vie retrouvé.
Je dis ça à cause de l’ancêtre Blaise Sanzel (voir par exemple ceci ), dont le grand âge, que dis-je, l’immense, l’énorme, l’invraisemblable, l’inconcevable, l’ahurissant, âge, lui offre encore la fortune d’allégrement franchir les cinq-cent mètres qui séparent son vingt-pièces-cuisine de notre cher bistrot Bonapartien, afin d’y déguster le breuvage à Popaul (Ricard s’entend). Et donc, le vieillardissime en question, loin de jouer les utilités, entend toujours participer activement aux débats d’idées alcoolisées qui animent généralement nos matinées dominicales. Sur ce coup-là il philosophe, Blaisou:
-« Comme vous le savez peut être, déclare-t-il en chopant avec une habileté confondante une poignée de cacahuètes, j’ai bien connu Edgard Faure (1), celui qui disait notamment: lorsqu’un problème est difficile, il faut toujours recourir à une solution compliquée. J’ai eu l’occasion à maintes reprises de vérifier la sagacité du personnage ainsi que la justesse de la maxime en question. Voilà pourquoi, je pense, notre petit Présipède, garde le vent en poupe et franchit tranquillement les obstacles que de gros rigolos dépourvus d’envergure, tel par exemple Jean-Cul Méchancon… enfin un nom comme ça… placent sur sa route. Sa marge de manœuvre apparaît très restreinte, tout ce qui touche de près ou de loin à la bonne vieille gauche enracinée dans ses certitudes d’un autre âge, s’acharne à lui foutre le bordel. Les cheminots, les fonctionnaires, les Black-Blocs, les pauvres couillons de tout poil qui perdent à chaque coup, surtout lorsqu’ils croient avoir gagné, tout ce conglomérat rébarbatif joue la révolte des six-pailles- voire sept ou huit si l’on compte aussi les hommes du même métal. Macrounette, lui, se contente de sortir des réformettes tellement alambiquées que personne n’y pige que pouic. Alors il a beau jeu de faire semblant d’en expliquer les tenants et les aboutissants -voire même les abrutissants- au bon populo, lequel, subjugué par la fabuleuse intelligence du petit génie encensé par des media quasi-unanimes, n’a plus qu’à s’écraser mollement face à la vérité révélée. Ainsi le Jupiter au petit pied, se trouve-t-il en passe de gagner la partie… Encore un mois de Juin un peu dur, sans doute, mais au fond pas tant que cela, et le tour de passe-passe sera joué. L’opération de communication promotionnelle aura fonctionné à bloc, la stature nationale et internationale du « Grand-Réformateur » en sortira définitivement confortée et il pourra commencer à bricoler une nouvelle usine à gaz inextricable, ce coup-ci pour les retraites, après quoi il ne lui restera qu’à se mijoter tranquillement les conditions d’une bonne ré-élection en 2022. »

-« C’est pas dit que tu soyes encore là pour vérifier la prédiction, intervient Jean Foupallour déjà aux trois quarts bourré, mais dans tous les cas on fera un saut au cimetière, manière de te mettre bien au parfum »…et ce con de partir dans un de ses fous-rires irrépressibles qui le contraindra d’ici deux minutes à un repli stratégique et précipité en direction des chiottes. En pareil cas il ne parvient plus à se retenir, le brave Jeannot, la prostate, sans doute… Un qui apprécie moyen le trait d’humour, c’est évidemment le camarade Blaise, dans la mesure où, passées les quatre-vingt-dix piges, la notion de trépas prend une tournure particulièrement concrète autant qu’évocatrice; mais bon, comme on connaît ses saints on les honore, la meilleure réponse à cette sorte de naïveté corniaude reste encore la commande d’une nouvelle tournée en jaune, laquelle je m’empresse de passer histoire de regonfler une euphorie collective momentanément émoussée.

La très exceptionnelle présence parmi nous de notre vieil ami Umberto Cazzoficca nous en offre aussi l’occasion. Venu faire un tour du côté de Monaco où il conserve toujours un point de chute doré sur tranche, le flamboyant Rital nous apporte, en supplément de programme, des nouvelles fraîches de la trépidante démocratie transalpine (de cheval, bien sûr) et de ses tribulations politiquement iconoclastes.
« Vous savez, nous explique-t-il, chez nous les choses se révèlent souvent bien plus simples qu’il n’y paraît vu de l’extérieur. Nous avons un gouvernement tout nouveau, formé par deux partis dont l’unique point commun est l’opposition au « Système ». Les urnes ayant attribué la victoire à ces braves gens, ils ont réussi, non sans mal, à se mettre d’accord sur un programme, plutôt risqué mais néanmoins cohérent. A partir de là, leur grand ennemi, le « Système », donc, a essayé par l’entremise du Président de la République, Mozzarella -je veux dire Matarella- de leur coller l’ensemble des bâtons possibles dans les roues. Ce dernier, en bon démocrate, a donc tout tenté pour empêcher de gouverner la coalition légitimée en vertu des dernières élections. Voilà pourquoi l’affaire a traîné un peu en longueur mais, comme on dit chez nous, a poco a poco si guadagna il gioco (2) , le gouvernement MS5-Liga ne devrait pas tarder à se mettre au boulot. Cela dit, bien entendu, entre les difficultés intestines et les saloperies exogènes qui vont lui tomber dessus, le cabinet en question ne tardera pas à se péter la gueule lourdement. En attendant, nous aurons récolté quelques mesures d’assainissement fort appréciables, notamment une jolie baisse des impôts avec juste deux taux respectivement à quinze et à vingt pour cent et aussi une politique anti-immigration conduite par Salvini soi-même, lequel mettra tout en œuvre pour la mener à bien pendant les quelques mois au cours desquels il disposera des moyens d’agir.
Ce dernier point constituerait plutôt une mauvaise nouvelle pour vous, mes pauvres amis, car s’il veut aller vite, Salvini, il va lui falloir refiler la patate brûlante aux copains… Je ne vous fais pas un dessin, pas vrai, quand il y a des clandestins Africains à fourguer en catastrophe, c’est à la France, pays des Lumières et des Droidlom, qu’on pense en priorité, hein?  Porca miseria, ça me fait de la peine pour vous mais votre bon cœur vous perdra toujours…surtout que les Tedeschi, enfin les Chleus comme vous dites, depuis les grandes ouvertures de la grosse Angela et leurs conséquences, ils ont compris leur douleur: on n’arriverait même pas à leur en expédier la moitié d’un! Cela dit, ce n’est pas si grave, voyez vous, après tout il n’est question, à peine, que d’un demi-million de jeunes-gens…pour vous, franchement, une goutte d’eau dans l’océan, non? »

Salauds de Macaronis, va!
« Accablé des malheurs où le destin nous range,
Je vais les déplorer… »

Bonne semaine, conservez vous bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Politicard de haut vol et grand fornicateur devant l’Éternel, sous les IVème et Vème Répupus.

(2) Traduction libre: « petit à petit l’oiseau fait son nid ».

 

Panique dans la volière

Vous avez vu? Gnafron Collomb qui se rebiffe! Voilà un garçon à qui il n’en faut point  conter, quand la coupe est pleine elle déborde, lui pareil! Déjà le coup des quatre-vingts kilomètres à l’heure, mesure démocratiquement contre-productive soutenue mordicus, bec et ongles, par Barbapoux, notre excellent Premier Ministre, dont l’acharnement en l’espèce tient sans doute au fait qu’il s’agit de la seule innovation dont il peut, à titre personnel, revendiquer la paternité. Curieux personnage que ce grand barbu ex-socialo recyclé dans l’UMP pour des motifs exclusivement électoralistes (voir ici ), nous aperçûmes la semaine passée un documentaire à lui consacré par FR 3 et sobrement intitulé « Edouard mon pote de droite »… énorme bide en termes d’audience, certes, mais symptomatique de la grosse ficelle visant à piéger le gogo. Barbapoux, descendant direct de communistes notoires, ex-rocardien, juppéiste d’occasion et Macronnien d’opportunité, c’est tout ce qu’on voudra sauf un homme de droite, en revanche je serais bien en peine de le coller dans quelque case politicarde que ce soit. Un OPNI, en quelque sorte, Olibrius Politique Non Identifié , tout juste bon à emmerder le provincial avec des limitations de vitesse à la con. Une buse de haut vol!
Et donc, son coadjuteur Ministre d’Etat et de l’Intérieur, l’ineffable Gnafron précité, lequel connaît parfaitement la musique démocraticarde pour la pratiquer en virtuose depuis cinq décennies, fait savoir urbi et orbi dans quel endroit de sa personne le cher Philippe-de-droite peut se carrer sa limitation. Par surcroît, le vieux briscard socialo se fout ouvertement du soi-disant « recadrage » à lui consacré par le poilu de Matignon. Il préserve son pré-carré, Gnafron, à savoir Lyon et ses vastes alentours, avec plein de routes à deux voies et d’électeurs qui roulent dessus. En raison des Municipales qui se pointent à l’horizon, le moment apparaît mal choisi d’aller emmerder ces braves-gens, surtout pour faire plaisir à une hurluberlue présidente de ligue contre la vitesse et, accessoirement, à un Ministre des Comptes Publics assoiffé de radars automatiques- jackpots. Sans compter qu’il en rajoute dans le registre démago, le Gône, en attirant l’attention sur la petite étudiante islamiste de l’UNEF, Maryam Pougetoux, dont il dénonce le « prosélytisme » lié à son accoutrement de fatma… Bonne idée au demeurant puisque la très féministe Ministre Schiappa, bien embêtée, n’a pu faire autrement que d’emboîter le pas à son vénérable collègue en taxant l’UNEF de soutien à l’Islam Politique. Réponse du Syndicat Estudiantin: « Derrière le supposé débat sur une laïcité excluante, se cache une islamophobie décomplexée! » Oh coquin de sort, dites, Collomb et Schiappa islamophobes! Là on est dans le dur…quelque chose me dit qu’on n’a pas fini d’en parler, grosse partie de rigolade en perspective! Ça tombe à pic, vu que ces temps-ci nous manquons un peu d’occases d’esbaudissement collectif…il y a bien les Anglais, mais bof…

Non, je dis ça à cause du fameux mariage du Prince Harry avec sa belle métisse Amerloque. Tout de même, y a pas à dire: respect! Trois milliards de téléspectateurs, records battus, enfoncés, pulvérisés, même son frère le futur Roi-un-jour-ou- l’autre, complètement largué en dépit de noces époustouflantes voilà sept ans déjà (voir ici ). Un succès incomparable, sans précédent, seuls les Rosbifs arrivent à réaliser pareils exploits. La marque Windsor, quoi, un label pire que de Cadix comme eût blagué cette chère Louise-Maria Naud, pour les quelques fossiles qui s’en souviennent encore. Il faut dire que l’affaire partait sur de sacrées bases: le fils cadet du Prince de Galles, lequel n’est pas forcément le véritable auteur de ses jours, y a qu’à voir leurs gueules respectives -et néanmoins respectables- qui épouse une actrice de séries américaines descendante d’esclaves par sa maman. Cette dernière, prof de yoga à Los Angeles. a tout pour plaire aux media, aux anglais des banlieues et même à ce brave Charles précité, manifestement en sympathie avec la dame en question. La seule à tirer un peu la gueule c’était Her Majesty the Queen Elizabeth…ses vieux rhumatismes, peut être… sinon comme je vous disais: un tabac absolu! Des people plein le parterre, le beau Clooney, cette vieille pédale d’Elton, le couple Beckham avec Victoria en deuil transparent et sans soutien gorge, enfin tout pour régaler le gogo, sans oublier des gospels plutôt BCBG dans la Chapelle Royale et, en vedette américaine, le Révérend Michael Curry, chef des Anglicans U.S.  Un scoop à lui tout seul celui-là, un sermon de prédicateur noir comme on n’en fait qu’Outre-Atlantique, complètement déjanté, gigotant,  farfelu, incongru, déplacé, grotesque, avec une couche bien épaisse de Martin-Luther King et des bons sentiments bondieusards comme s’il en pleuvait… une scène d’anthologie hyper-médiatique en somme! Et donc euphorie totale dans la mouvance afro-amerloque-démocrate: le triomphe des damnés de la terre qui entrent de plein pied dans la gentry la plus huppée de l’univers, le bonheur total pour pas un rond! D’ailleurs on a pu entendre une brave nana interviewée par l’incontournable BFM -en délestage de Macron, pour une fois- déclarer tout naturellement: « en tant que personne noire je suis heureuse de voir une femme de ma communauté entrer dans la Famille Royale »… Je vous laisse imaginer l’inverse, par exemple une blancos qui eût balancé « en tant que personne blanche je suis contrariée de voir une black épouser le fils de la Reine »… Sacrebleu le racisme! Méfions nous de la symétrie, dans notre société d’aujourd’hui ça peut jouer des tours pendables… Quand je pense à ce cher La Fontaine: « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » Aujourd’hui il lui eût fallu inverser la finale, du coup ça lui foutait sa rime en l’air! Non, décidément les temps ont bien changé… Comme en Italie, où l’on assiste, héberlué, à des phénomènes d’une nature tout à fait inédite et qui foutent tellement la frousse aux media qu’ils osent à grand peine évoquer le sujet.

Et voilà! Chez nos voisins et -jusqu’ici amis- transalpins, la démocratie et ses arcanes bizarroïdes viennent de produire un monstre jamais imaginé par les plus audacieux: un accord de gouvernement entre La Ligue et le mouvement Cinq-Étoiles! Pour les non-initiés, La Ligue c’est le parti de droite vraiment à droite et l’autre machin une espèce de fatras anarchiste gauchisant, un bricolus politique créé par Beppe Grillo, un genre de Coluche version napolitaine. Un peu l’alliance de la carpe et du lapin, certes, mais qualifiée par les media de groupement des populistes d’extrême-droite et d’extrême-gauche… Une horreur! L’Europe en danger, forcément, le pays de Dante qui bascule en enfer, la schizophrénie au pouvoir, l’hydre bicéphale qui va bouffer la péninsule! Un cauchemar que nul chroniqueur digne de ce nom n’aurait imaginé, puisque la commune opinion des docteurs auto-proclamés de la science politique consistait à prédire une situation inextricable et définitivement bloquée, assortie d’un prochain retour aux urnes… Eh non! Les deux vainqueurs de l’élection dernière ont trouvé un terrain d’entente, et pas n’importe lequel… De quoi épouvanter la Bien-Pensance jusqu’au tréfonds de son humanitarisme le plus politiquement-correct et de son européisme le plus chevillé au corps.
Jugez plutôt:
-Baisse drastique de l’impôt sur le revenu,
– Les Francs-Maçons -ainsi que les condamnés à quoi que ce soit- interdits de postes ministériels!
-Révision complète de la politique migratoire, cinq-cent-mille « migrants » sortis d’Italie par tous moyens, rapatriements ou passes en retrait aux autres membres de l’Union!
-Arrêt immédiat des sanctions contre la Russie et rapprochement avec l’ami Vladimir- sans remettre en cause, toutefois, l’Alliance Atlantique!
Ça c’est pour La Ligue, après vient le lest qu’elle a dû lâcher pour parvenir à un accord:
-Création d’un « revenu de citoyenneté » fixé à 780 Euros…heureusement le bénéficiaire sera tenu d’accepter tout emploi proposé par l’ANPE ritale,
-Minimum retraite à 780 Euros,
-Le droit à pension sera acquis dès que la somme de l’âge et des année de cotisations atteindra cent, autrement dit, soixante ans pour ceux qui ont commencé à bosser à vingt,
-Relance par la demande en s’asseyant sur les 3% de Maastricht!
A l’évidence c’est le volet « de gauche » qui va tout foutre en l’air, mais c’est bien tenté quand même et puis, qui sait, avec les Italiens on peut s’attendre à tout, démerdards comme on les connaît… Et aussi, vous savez, des gens capables de virer les Franc-Maçons à grand coups de lattes dans le derche, ça devrait pouvoir faire de grandes choses!
En tout cas, ils vont s’y mettre, c’est bien parti, et même si, selon toute probabilité, l’aventure s’en ira assez vite en quenouille, l’effet panique dans la volière de ceux qui pensent convenablement, nous offrira sûrement, dans les jours qui viennent, un spectacle des plus réjouissants…

Et pour ce qui fait paniquer les volières, je vous recommande l’intervention surprise de la belle Asia Argento en clôture d’un Festival de Cannes féministe et chiant comme jamais:
-« Weinstein m’a fait le coup du père François, ici même, voilà vingt et un ans; maintenant qu’on lui a donné le compte, on va commencer à s’occuper de vous et -désignant d’un geste large le Tout-Cinoche installé dans le grand auditorium du Palais- nous savons qui vous êtes, numérotez vos abattis! »
On en imagine un paquet, dans ce panier de crabe, dont à cet instant précis on n’aurait pas aimé jouer le rôle du caleçon… L’histoire ne dit pas si Luc Besson, l’inoubliable auteur du Grand Bleu, était de la fête…

Que le Saint-Esprit de la Pentecôte, vous descende dessus sans toutefois vous brûler!
Bonne semaine à tous!

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

La foire d’empoigne

Elle s’est drôlement pris les panards dans le tapis, ce matin, la Répumédiablique! D’accord fallait se lever tôt, donc un jour de grasse mat’ les dégâts collatéraux se révèleront forcément limités mais tout de même… Alors figurez vous qu’en tout début de matinée, aux alentours de sept heures, on pouvait lire sur l’écran de BFM à propos de ce nouvel attentat qui vient nous rappeler au bon souvenir de l’Islam conquérant: …un homme… « de type nord-africain » … Je vous jure: textuel! Dans le genre stigmatisation il apparaît difficile de faire pire, ne trouvez vous pas? D’autant qu’on apprenait, une petite demi-heure après qu’il s’agissait d’un Russe! Oui enfin d’un Tchétchène, okay,  mais la nationalité ça reste ça: Russe…pas Algérien, pas Tunisien, même pas Marocain: Russe bordel! Putain la nauséabonderie, dites donc! Et puis au bout d’un moment qu’est-ce qu’on nous sort du chapeau, je vous le donne en tout ce que vous voulez…un jeune Français! Eh oui, comme tout le monde, naturalisé!
Du coup évidemment on efface tout, on se contente de bien insister sur le côté barbu du mec…oui mais padamalgam, gaffe aux confusions, vu qu’en même temps vous avez le Premier Ministre qui se pointe sur les lieux pour se féliciter de l’efficacité remarquable des Forces de l’Ordre, lesquelles ont réussi -à la faveur d’une panne de taser- à coller une balle entre les deux yeux au soi-disant Nord-Af’. Certes, si le matériel poulaga fonctionnait correctement, le jeune terroriste serait resté en vie et aurait pu envisager, après quelques années de taule (en cas de non libération immédiate pour vice de forme) de reprendre ses activités au sein des organisations mahométanes radicales. Mais bon, que voulez vous, ce qui est fait est fait, on ne peut pas ressusciter un martyr de l’Islam, vous n’y pensez pas, il se goberge déjà au Paradis, le mec, avec ses soixante-douze vierges personnelles! Alors autant se féliciter, pas vrai? Comme Edouard-Barbapoux Philippe et aussi son copain Gnafron, le rigolo de la Place Beauveau, venu en catastrophe à l’hosto voir un blessé (le pauvre) et surtout pour bafouiller, face aux caméras, un hommage appuyé à ses Services dont la rapidité d’intervention a juste laissé le temps au terroriste de zigouiller un malchanceux qui passait par là et d’en amocher grave quatre autres. Donc, à part ces derniers, tout le monde est content, à commencer par l’ami Présipède qui pouvait twitter, depuis Brégançon où il se fume le Week-End avec Mémé Brigitte: « …nous ne cédons pas un pouce de terrain… » Espèce d’écornifleur, va! Avec ce qu’on a lâché comme terrain depuis quatre décennies on pourrait reconstituer la Suisse, la Belgique et même le Luxembourg en supplément de programme…sauf que là, le pognon qu’on y transfère on ne le revoit plus jamais…
Cela dit, il y a du soulagement dans l’air. En effet, non seulement la charogne de criminel allaouhakbar ne fera plus de mal à personne, mais encore les flics l’ont identifié illico…à croire qu’ils le connaissaient déjà, non? Qu’en pensez vous? Eh oui, voilà, on les apprend au fur et à mesure, au compte goutte: fiché S le franco-tchétchène! Elle vaut son pesant de sourates, celle-là! Encore un! Encore un mort et des vies esquintées pour un olibrius parfaitement repéré et laissé en liberté parce qu’on ne peut pas mettre trente policiers derrière chacune des douze-mille ordures enregistrées dans le fameux fichier! Voilà comment on nous justifie la totale liberté laissée à ces bombes à retardement; et merde! Un type comme celui-là, bi-national, on l’aurait rendu à Poutine on n’en parlerait même plus et un brave garçon parfaitement innocent, mort pour les Valeurs à la mords moi le nœud de la République de mes deux, aurait pu au moins fêter ses trente ans.
Et puis qu’est-ce qu’ils foutaient là ces Tchétchènes…ah, évidemment, j’oubliais: le droit d’asile! Eh oui, mais c’est bien sûr: France, terre d’asile de fous encore un coup, dites donc, c’est pas la connerie qui nous arrête, nous autres, on n’en cède pas un pouce, de connerie, on garde tout pour nous! Et donc, ce jeune salopard se trouvait installé chez nous, avec Papa et Maman -collés en garde à vue histoire de leur demander des nouvelles du petit- à nous pomper les prestations sociales, comme tout le monde…faut pas se demander pourquoi on nous augmente la CSG, pas vrai? Les Tchétchène ça bouffe comme des bestiaux, dites-donc…encore heureux qu’ils musulment, sans quoi fallait financer aussi la vodka! Combien de temps allons nous encore tolérer des absurdités pareilles, nous? …En vérité je vous le dis, nous n’en verrons jamais la fin. Nous avons pris l’habitude de la sodomie passive, je ne dis pas nous y avons pris goût, absolument pas, c’est juste un manque de courage, la veulerie, la résignation, l’aveuglement plus ou moins volontaire. Nous n’en sortirons jamais, voilà tout.

Et par voie de conséquence, maintenant on voit des choses étranges qu’on n’aurait même pas imaginées voilà seulement un petit lustre. Par exemple une étudiante parlant au nom de l’UNEF et bâchée comme un camion des années quarante, une convertie, manifestement, vu le nom, franchouille à n’en plus pouvoir… Quand on sait que ces sympathiques  mouvements de petits jeunes gauchiards constituent la pépinière des partis dits « progressistes », ça donne une idée de ce qui nous attend dans quelques temps. Va falloir s’y faire, les amis, et aussi s’adapter, se couler dans le moule. Bon, j’admets, les vieux ils les laisseront peut être tranquilles; ça ne sert plus à grand chose, les vieux, sauf à aggraver les comptes publics à force de crever de plus en plus tard et de coûter de plus en plus cher avec leur dépendance à la con. Cependant, naturellement, les générations contemporaines de la demoiselle précitée ont du souci à se faire. Se soumettre ou se démettre, en somme, la valise ou le cercueil comme on disait au temps de l’Algérie-je-vous-ai-compris. Pour ceux qui s’en souviennent, les naturels du Maghreb n’ont pas manqué l’occase de se débarrasser de nous, au début des années soixante. Reconnaissons qu’il y trouvaient une certaine légitimité puisque l’occupant étranger, quelle que soit la dénomination dont on l’affuble, restera toujours l’affreux à dégager par tous les moyens possibles. Le problème c’est qu’après nous avoir virés de chez eux, ils s’apprêtent désormais à nous lourder de chez nous…vu que chez nous désormais c’est chez eux et que par la force du nombre nous ne tarderons pas à nous retrouver dans la position de l’occupant illégitime.
Le cœur du problème réside évidemment dans la question religieuse. L’Islam étant par construction rigoureusement intolérant, les « infidèles » d’ici présentent un potentiel de survie limité à une trentaine d’années, pour la jouer optimiste. Passé ce délai, l’écrasante majorité fera son boulot, à savoir la chasse au mécréant. Il faut bien que s’applique la loi de Dieu et Ce Dernier explique clairement le sort qu’il convient de réserver à ceux qui ne la respectent pas.
A vrai dire, les Chrétiens et les Israélites habitants des banlieues à population issue de l’immigration (issue des pieds aussi, peut être), ont déjà commencé à bien sentir le vent du boulet; ces malheureux traînent leur misère sous les quolibets, les injures, les crachats et les coups (voir l’histoire-déjà vieille- de ce pauvre Dylan). Seule la conversion peut les sauver, ces abandonnés de la Répupu, alors ils se convertissent, de gré ou de force…mais dans les deux cas on peut faire confiance aux Imams dont le patient travail de sape les transformera toujours en bon Musulmans, c’est réglé comme du papier à musique arabe…tiens au fait, ça s’écrit comment ces mélopées orientales lancinantes et entêtantes? Sur des portées comme chez nous autres, sur des peaux de bouc, avec de la graine de couscous, ou pas du tout, si ça se trouve? Je vais chercher, tiens, ça m’intrigue, et puis il faut absolument se préparer, ça en fait partie, la musique, même si c’est très mal vu par les plus fanatiques…je reviens de suite…

…Eh bien voilà, la musique arabe ça ne s’écrit pas! Elle se transmet par tradition orale même si, de nos jours, certains utilisent la notation occidentale encore que celle-ci se révèle mal adaptée aux particularités du truc en question… Cela dit, vous avez tout à fait raison, au fond on s’en fout complètement! Moi ce que j’en dis c’est histoire de meubler, vu que je ne vois même pas ce que je pourrais encore vous raconter d’intéressant dont les media ne vous auraient pas déjà abreuvés jusqu’à l’écœurement.
Je ne vais pas vous narrer l’histoire de la malheureuse Naomi, victime de ce système français de santé que le monde entier nous envie. Une grosse saloperie d’agente du sacro-saint Service Public qui envoie péter hyper-méchamment une jeune agonisante, ça n’a rien d’extraordinaire, vous savez, ça arrive tous les jours, plus ou moins. Normal, un agent de Service Public c’est là pour profiter des « avantages », pas pour bosser, m’enfin! Ça l’enquiquine, les gens qui veulent toujours des trucs, qui demandent, qui sollicitent, qui protestent…qui supplient, parfois, comme la petite noirpiote en question, c’est les plus chiants, ça, les gus qui supplient, surtout quand ils meurent! Peuvent pas faire les choses tranquillement, sans déranger? Ou à la rigueur SOS Médecins, ceux-là ils veulent bien, vu qu’ils peuvent facturer les déplacement et les majorations…

Voilà. Vous êtes content vous d’être Français? Moi pas du tout, je vous assure! De moins en moins!
Sur l’air de l’autre Québécois…

Mon pays ce n’est pas un pays c’est l’bordel,
Ma nation ce n’est pas une nation c’est la merde!
Mon idée c’est qu’il faut rapidos qu’on s’éloigne,
Mon pays c’est carrément la foire d’empoigne!

Allez, bonne semaine tout de même…
Amitiés à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

La fête à neu-neu

Sur mille deux cents Black-Blocs recensés le 1er Mai dernier pendant la manif des Syndicats, les Poulets étaient parvenus à en choper deux-cent-quatre-vingt trois. D’accord ça laisse du gros déchet, les neuf-cent et quelques évaporés dans la nature doivent bien rigoler en préparant leur prochaine razzia sur la ville. Cependant, n’importe quel couillon de la rue serait en droit d’imaginer qu’au moins tous les activistes ainsi pris en flagrant délit de crime en bande organisée (ben oui,  notamment les atteintes aux personnes fliquesques et aussi les incendies volontaires) eussent lourdement morflé pour leurs agissements. Eh non! Que nenni! Pas du tout! Erreur sur toute la ligne mon pote! Au bout du compte, tout le monde dehors! Tous remis en liberté avec seulement sept mises en examen… la Justice de la République a parlé! Disons-le toutefois, rien d’anormal à cela. Les Juges, vous le savez aussi bien que moi, émargent fréquemment aux même officines que leurs petits amis à cagoules (voir par exemple ici ou la ), on les verrait donc mal embastiller les jeunes-gens en question comme de vulgaires malfrats. Ah, bien sûr, lorsqu’il s’agit d’emmerder M. Bolloré, lequel se bat comme un lion pour faire pièce aux Chinetoques en Afrique de l’Ouest, là on trouvera toujours une armée de magistrats pour lui coller des barres à mines dans les rayons. Sans problème. En revanche, les plus farouches combattants de la lutte ouvrière, les héros de notre monde inhumain, acharnés à faire rendre gorge au bourgeois -comme le précisaient si délicatement les actes fondateurs du Syndicat de la Magistrature- les glorieux soldats du trotskysme et du gauchisme, ceux-là méritent non pas de la mansuétude, ils n’en auraient que foutre, mais bien de la collaboration révérencielle, c’est le moins qu’on puisse faire pour que perdure la lutte des classes et qu’elle s’achève enfin, le jour du Grand Soir, par la victoire totale et écrasante des Camarades.
En tout, cas, hormis quelques incidents mineurs, dont notamment la mise à sac et à feu d’une camionnette appartenant au Service Public de l’Audiovisuel, la « Fête à Macron » se serait plutôt bien passée, merci. Huit interpellation en tout et pour tout sur une cinquantaine, aux dires mediatiques, de casseurs masqués vêtus de noir. Un seul policier blessé, autant dire rien du tout, quoi…
A part ça, un peu plus de trente-cinq mille andouilles pour piétiner le pavé parigot d’Opéra à Bastille où les plus primesautiers dansaient devant les Cars de CRS; un Méluche en super-forme, comme on le voit souvent quand arrivent les beaux-jours (jetez donc un coup d’œil à ceci), et qui pérorait à tort et à travers dès qu’un micro se pointait dans son espace vital, bref, la fête, la fête à neu-neu, la « Fête à Macron », même, en dépit de l’absence remarquée de ce dernier, en représentation spéciale du côté de Nouméa. Ils lui ont fait sa fête, les gauchiards, à Présipéde… lequel s’en fout éperdument vu que sa chouette caravane passera toujours, en dépit des aboiements forcenés de la meute insoumise. Il s’en tamponne d’autant plus, le cher Manu, que ces gens-là ne lui font pas le moindre tort, bien au contraire, la « Fête à Macron » ça déplait à l’électorat macronniste presque autant que les perturbations du ferroviaire et de l’aérien, toutes choses mauvaises pour la tranquillité ainsi que pour la croissance. Somme toute, il marque des points, le Macrounette à sa mémère, lui c’est le garant de la France qui marche vers le redressement, les autres marchent juste pour foutre le bordel. Alors forcément la lutte est inégale. Et puis, tout cela commencera dès Juin à se dissoudre dans les prochaines grandes vacances et personne, à la fin,  n’en parlera même plus; ce mois de Mai aura duré comme ses prédécesseurs, avec beaucoup de ponts et de viaducs pour ramollir les ardeurs militantes et, comme ses prédécesseurs, il passera à la trappe sans même que l’addition -laquelle sera un jour ou l’autre présentée au Tribuable- ne soit évoquée si peu que ce soit, sauf pour mettre vaguement le nez des cégétistes dans leur caca grèveux. Et, la rentrée venue, nous passerons à autre chose… ainsi va la « démocratie sociale » à ne confondre ni avec la « Social Démocratie », ni, surtout pas, avec les « démocraties populaires ». Il s’agit juste d’un machin très spécifiquement franchouille, dont la recette n’a jamais vraiment fonctionné hors des frontières hexagonales, une affaire de folklore en quelque sorte, coûteuse, certes, mais la tradition n’a pas de prix…

Pendant ce temps, les choses suivent tranquillement leur cours. Le Moyen-Orient demeure toujours aussi bordélique, les Chiites qui font risette à Vladimir, les Sunnites qui demandent à Israël de les débarrasser une fois pour toutes du Hesbollah, les Amerloques qui veulent niquer les Ayatollah et les Turcs qui jouent sur leur stock de « migrants » largables à tout moment vers l’Europe pour continuer paisiblement à massacrer du Kurde. La routine, en somme. Dans le même temps, la Syrie s’apaise, avec la victoire désormais acquise de l’armée régulière si efficacement soutenue par les Russes. Merci, en passant, à ces derniers car sans eux nous étions bien partis pour nous coltiner un grand État Islamique aussi puissant qu’impitoyable, propre à faire peser sur la Chrétienté, sur l’Occident et sur le Monde entier, une menace dont nos belles Démocraties bisounoursiques n’avaient même pas idée. Avec notre propension, bien ancrée depuis le Siècle des Lumières dans les beaux esprits bien pensants, à chérir tendrement nos ennemis les plus acharnés, il s’en est fallu de peu que nous donnions encore une fois dans le panneau…le peu en question s’appelle Poutine, le gros facho du Kremlin, honte à lui, il nous a sauvés!

A propos de gros fachos, vous en avez un autre, dans un genre différent et d’un niveau inférieur de plusieurs degrés, qui continue tranquillement à faire bisquer la Bien-Pensance internationale: l’ami Donald, le rouquemoute de White-House. Ce coup-ci, il en a sorti une qui visait essentiellement à rasséréner ses amis-sponsors marchands d’armes. L’idée émise, dans toute sa simplicité naïve, consiste à supposer que si les victimes du Bataclan avaient porté des armes, elles auraient pu se défendre. C’est con, pas vrai? Qui, déjà, pourrait imaginer, en France, autoriser les honnêtes-gens à se trimballer avec un pétard dans poche révolver, hein, je vous le demande? Tout le monde sait très bien qu’au pays des Droidlom seuls les terroristes islamistes et les voyous des quartchiers sans-cible  disposent du droit imprescriptible de porter la kalachnikov en bandoulière! Non mais des fois, tout de même! Et puis, vous vous rendez compte, le scandale de cet espèce de primate mal embouché à tignasse? Imaginez un peu ce qui se passerait si n’importe qui pouvait aller faire l’emplette d’un flingue chez l’armurier du coin? Personne ne serait plus en sécurité nulle part, vous vous rendez compte? … Comment, que dites vous? C’est déjà le cas…Oui d’accord mais c’est pas pareil, nom de dieu, moi je vous parle des Valeurs de  la République! Et les Valeurs de la République, dussent elles provoquer le massacre de tout un tas d’innocents, ce qu’elles font allégrement depuis deux siècles, nul ne saurait transiger avec! Jamais! Quant à l’autre rigolo de Washington, le pote à Macron, mettez vous bien une fois pour toutes dans le crâne qu’il s’agit d’une pourriture proche de l’extrême-droite! Partant de là, même et surtout lorsqu’il dit la vérité, ce qui, somme toute, arrive assez fréquemment, il ne saurait proférer que des propos abjects et condamnables par définition. Ici, Monsieur, dans notre admirable Démocratie, les victimes n’auront jamais le droit de se défendre, c’est un principe intangible et qui découle, en plus, d’une logique implacable! Ben oui, quoi, une victime qui se rebiffe ce n’est plus une victime, là! C’est clair, ce coup-ci, ou vous voulez que j’en remette une couche?… Bon, ça va pour cette fois mais n’y revenez plus!
Alors, qu’on se le dise bien, en cette époque sans foi ni loi, la France reste le phare du monde, elle montre la voie, elle brille comme un soleil au milieu des ténèbres. En conséquences, toutes les conneries, toutes les absurdités, toutes les énormités invraisemblables dont notre beau pays se révèle prodigue bien plus que n’importe quel  autre, tout cela concourt forcément à ce rayonnement fabuleux qui nous rend si incomparables. Et même lorsque, grâce à l’accumulation des erreurs, des lâchetés, des renoncements et des aveuglements de toute nature, nous finirons par nous coltiner la Charia, nous persisterons à ne recevoir de leçon de personne. Et surtout pas d’un sale gros cochon rosâtre d’Américain de droite!

Profitons bien de ce joli mois de Mai, de sa fête à neu-neu et de ses grèves!

Bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Plan Q

Qu’est-ce qu’on a rigolé, cette semaine! Entre Macrotintin en Amérique et retour de Borlepinard -je veux dire loo- nous fumes gâtés, comblés, rassasiés de tout ce que les media se révèlent capables de balancer sur le marché de la connerie ambiante, lorsque des évènements aussi spectaculaires que dépourvus d’intérêt véritable viennent agrémenter le quotidien des folliculaires en quête de matière-première.
Bien sûr, la descente de Présipède accompagné de sa vénérable épouse dans le monde enchanté des époux Trump, représente un hymalaya auquel on ne saurait comparer la petite excroissance borlootesque avec son « plan banlieue » à la mords moi le litron. Toutefois, en termes de coût, il peut toujours s’aligner notre petit Jupiter avec son grand avion de la Répupu. Il va nous en coller pour un énorme paquet de milliards, l’autre vieux pochetron avec ses allures de clodo des années cinquante! Comme dit Rachida, « après avoir lamentablement échoué à électrifier l’Afrique, le voilà maintenant qui veut sauver les quartiers à coups de poncifs éculés nourris à l’argent du contribuable« . Sa mesure phare, au débris valenciennois, ça consiste à créer une école nationale d’administration spéciale pour Mohamed et Mamadou, vous voyez, un peu comme l’autre rigolo de feu-Coingcoing  quand il dirigeait Science-Pot et y admettait, sous les acclamations de la foule bien-pensante en délire, quelques petits banlieusards en capacité miraculeuse de lire et d’écrire à peu près correctement. Borchose, lui, il enclenche la vitesse supérieure, la surmultipliée comme on disait du temps de mon paternel, il crée carrément l’ENARABE (Ecole Nationale Adaptée aux Rebeuh Avancés et Blacks d’Elite)! Avec une invention de ce calibre c’est le passage assuré à la postérité! L’idée consiste à faire de ces jeunes élèves judicieusement sélectionnés au cœur de nos cités sans-cible, les hauts-fonctionnaires de demain…voilà qui promet un bel avenir à l’Administration de la République ainsi qu’au commerce des stupéfiants en périphérie. Et à côté de ce chef d’œuvre d’imagination avinée, le vieux schpountz énumère une série de combines à pétrole allant de la création d’un fonds pour la rénovation urbaine à la gratuité des cantines scolaires en passant par la mise en place d’une « cour d’équité territoriale » et tout un fatras de coûteuses bisounourseries du même tonneau rappelant à s’y méprendre le « Plan de Cohésion Sociale » que ce rigolo, alors ministre sous Chirac, avait présenté en 2004 avec déjà un nombre respectable de milliards  à la clé. Vu le succès éclatant de ses élucubrations de l’époque, il apparaissait logique de lui refiler à nouveau le carnet de chèques afin qu’il nous en colle encore une bonne giclée…Que voulez vous, au pays des Franc-Macrons, la Fraternité ne doit en aucun cas craindre la gabegie…
Quoi qu’il puisse en être, on notera la quasi-concomitance dudit Plan Borloo, avec la publication du « Manifeste contre le Nouvel Antisémitisme » signé par tout un tas de gens très considérables, tels que Sarko, Vallsounet, Raffarinette, Delanochose et même Cazevide. Juste une coïncidence, bien entendu, sauf que cela concerne la même clientèle des Cités et qu’il ne s’agit rien moins que de « frapper d’obsolescence les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des Juifs, des Chrétiens et des Incroyants« ! Que ces hurluberlus se permettent de déclarer caduque la parole d’Allah, voilà qui apparaît déjà assez fort de café et les plus hautes autorités de l’Islam n’ont pas manqué de crier au scandale abominable, en même temps qu’à la sacro-sainte stigmatisation des Muz. Mais, en revanche, que l’auteur du Plan Banlieue sus-évoqué s’abstienne de consacrer le moindre paragraphe, le plus minuscule alinéa, la plus dérisoire petite ligne, à l’épineuse question génocidaire soulevée par tous ses potes à trois points ou presque, voilà qui ne me semble pas très sympa! Il aurait pu au moins prévoir un petit quelque chose, Jean-Loulou, une mesure a deux ou trois-cents millions, un rien, histoire d’assurer le coup et de contrer un tant soit peu la broncha provoquée chez tout ce qui pense comme il faut par « l’Appel des 300 »! Donc, non seulement il les laisse couler à pic sans même leur refiler un verre d’eau, mais encore, et c’est bien le plus grave, il se permet d’ignorer superbement la persécution infligée aux Israélites des banlieues… pour un plan du même nom ça constitue une sacrée lacune, ne trouvez vous pas?

En plus sexy, quoique provisoirement moins coûteux …voire… nous eûmes donc droit à la visite du couple Macron à la Maison Blanche. Un morceau d’anthologie, une pure merveille, un vrai bonheur! On en avait vu des visites d’état, des grandioses, des plus décontractées, des rébarbatives, des primesautières, des guindées, des moroses, des exécrables, des chaleureuses et même des avec godasses à la main, comme au temps de Krouchtchev…mais comme celle-ci, jamais! Une grande première, un truc impossible à reproduire dans quelque circonstance que ça se trouve; même le Walt Disney de l’immédiat après-guerre n’y serait jamais parvenu!
Hank Hulley soi même n’en revenait pas: « Fuck you, old frog! Fabuleux votre petit bonhomme avec sa gentille maman! T’as vu comment il a apprivoisé le Donald, dis-donc? Incroyable, vraiment potes les deux zombies, copains comme cochons, pas croyable! Après, bon, faut faire la part des choses, ils y ont tous les deux intérêt à faire bien voir leurs affinités électives, mais tout de même c’est sincère, ça se voit. Et pour fermer leurs sales gueules à tous ces bastards du politiquement correct, il ne pouvait pas trouver mieux que votre Macrounette: l’ami idéal! Un type que toute la mediasphère mondiale porte aux nues pour cause de bien-pensance, jeune et tout à fait comme il faut, éclairée par les Lumières de ce con de Rousseau et autres fucking leftists de l’époque encyclopédiste pré-révolutionnaire franchouille, qui se préparait sans le savoir à sombrer dans le chaos mortifère des gigantesques conneries républicaines! Un concentré de tout ça, votre joli garçon parfait sous tout rapport. En plus il s’exprime le plus souvent non pas dans votre patois, comme ceux d’avant avec leur air con et leur accent merdeux, mais comme tout le monde, quoi, dans la Langue. Du coup on le comprend bien et, même si on se fout un peu des conneries qu’il raconte, ça fait toujours plaisir à New York et sur les rives du Potomac…ailleurs pas trop, faut dire, vu que la France mes compatriotes les plus évolués savent à peine où ça se trouve…du côté de Monaco pour ceux qui suivent un minimum, voilà tout. Cela dit, aucune importance, on en retient surtout qu’il a un good fellow parmi les chefs d’état les mieux considérés, le gros rouquemoute et c’est ce qui compte. Il ne lui reste plus qu’à s’en aller à Panmunjon claquer la bise au petit magot lance-missiles et son blason se trouvera complètement redoré. Il peut carrément se permettre de faire un peu la gueule à la grosse Angela, tout le monde s’en tape vu que la mémère, dans le genre glamour elle navigue à peu près au niveau d’une cuvette de chiotte nigeriane. Etant donné que de nos jours seules les images comptent, la rampe de lancement est en place; pour les élections de midterm, dans six mois, on aura une idée de l’effet produit, sachant que, pour ce qui relève des choses sérieuses tout va au poil, le bizness n’a jamais aussi bien marché depuis feu-Reagan! C’est ça l’essentiel, n’oublie pas… »
Et il a tout à fait raison, ce cher Hank, aux USA les affaires restent le socle intangible de la politique. La démocratie amerloque, protestante et pragmatique, regarde en premier lieu le fond de son porte-monnaie. Pour nous c’est différent vu que nous persistons à élire des mecs capables, entre autres, de demander des rapports sur la banlieue à l’espèce de vieil ivrogne ci-dessus évoqué. Mais comme les plus cons de tous les gauchiards du pays s’obstinent à servir la soupe à Présipède en le faisant passer pour un sale facho libéral et dictatorial, l’avenir lui est assuré, Gauche molle et Droite rosée continueront à voter comme un seul homme pour ce charmant garçon. On se le farcira jusqu’en 2027, peut être n’en verrai-je pas la fin, charmante perspective!

Restons-en là pour aujourd’hui, l’optimisme ce sera pour une autre fois.
Bonne semaine à tous et sincères salutations.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

Miracle de l’Amour

Nom d’une pipe, comme dirait Tarik Ramadan, vous avez vu Petit Caudillo? Le mec a décidé un retour aux sources, dites donc, il brigue la Mairie de Barcelone, rien que ça! Et alors, hein? Vous y trouvez à redire vous? C’est son pays après tout! Né à Barcelone il n’a quitté la Catalogne qu’à l’âge de vingt ans ce brave Manolo, et s’il est vrai qu’on n’emporte pas la patrie à la semelle de ses godasses, comme disait Danton juste avant de perdre le ciboulot, on peut tout  de même y laisser une paire de pantoufles, on ne sait jamais, pour plus tard. Et donc, notre ex-premier ministre à coups de menton, se sentirait prêt, désormais, à pantoufler dans la municipale catalane, en tout cas le Parti Ciudadanos, une espèce de Répupu en Marche à l’espagnole, lui aurait proposé le deal. Et donc, ça le branche notre matador de grande banlieue, au point d’en faire tout un fromage médiatique!
En même temps, pour causer comme Présipède, son nouveau patron, ce dernier le néglige un peu, le laisse croupir dans son fauteuil de député quasi-anonyme et même ferait en sorte, vicieusement, que lui soit refusée toute faculté de briller si peu que ce fût, au firmament de la Répupu Franchouille. Alors comment se sortir d’un tel mauvais pas? Quand le monarque vous colle en disgrâce, il ne vous reste plus que deux solutions, soit vous disparaissez dans votre province et y attendez des jours meilleurs qui probablement ne viendront jamais, soit vous foutez le camp à l’étranger histoire d’y trouver des conditions plus propices à votre épanouissement. C’est en tout cas ainsi que l’on procédait sous Louis XIV… et notre actuel souverain, si vous voulez, il ne lui manque que la perruque, le goût des femmes et la grandeur, pour le reste ça foisonne de points communs. Alors, notre cher ami Vallsounet, sa logique personnelle le conduit forcément à trouver, sinon un point de chute dans sa mère patrie d’outre-Pyrénées, au moins des combines pour faire parler de lui comme au bon vieux temps où il réprimait les Manifs Pour Tous et exigeait du Conseil d’État qu’il interdît à Dieudonné M’Bala (bis) d’exprimer en public une pensée politiquement incorrecte et scandaleusement contraire à la doxa.
Sans compter l’amour! Oui parce qu’il a succombé à Cupidon, le sympathique Manuel! Un coup de foudre! Je me disais bien, depuis quelques temps « tiens, un bouc! »…mais non,  enfin, il faut toujours que vous preniez les choses en mauvaise part! Je ne le traite pas de gros dégoûtant malpropre autant que salace, voyons, je ne me permettrais pas, vous pensez, un has been de ce calibre, tout de même! Non, je disais « un bouc » parce que, vous l’aurez peut être remarqué, depuis deux-trois mois il porte la petite barbe ainsi communément nommée. Et quand un type de cinquante-six balais se met à changer de look, vous pouvez tout de suite chercher la gonzesse…je l’ai trouvée, il s’agit d’Olivia, une petite députée macronnifique d’à peine quarante printemps! Pas dur à découvrir car le mec, s’étant fait choper par un paparazzi en train de rouler une galoche éperdue à ladite parlementaire, a préféré tout de suite appeler Paris-Match pour officialiser la relation au regard de la sphère médiatique…et puis quatre petits sous espagnols, comme disaient les Pieds-Noirs, c’est toujours bon à ramasser. Du coup l’idylle devient tout ce qu’il y a de plus régulière et les fouille-merde de Voici, Closer et autres gros succès de presse peuvent retourner au pistage de Latiatia, Mamy-Rock et consorts. Très épris de la belle, le Barcelonais a donc balancé sa compagne violoncelliste comme un kleenex usagé et file désormais le parfait amour avec la susdite Républicaine en Marche… et même en ordre de marche si je m’en réfère au peu que j’ai pu en voir. Décidément, les travées majoritaires du Palais Bourbon regorgent de super-pétroleuses (voir Les cuisses démocratiques) je ne sais pas qui a présidé aux investitures, vu qu’encore une fois, le big-boss ce n’est pas sa cup of tea, mais le type n’a pas dû s’embêter…enfin moi ce que j’en dis, hein, cela ne nous regarde pas et puis faisons gaffe, ces choses là ne semblent plus très bonnes à dire, voire à simplement suggérer, la Correctionnelle n’étant jamais bien loin, sauf pour les voyous, bien entendu.
En tout cas, on le sent sur un petit nuage, l’homme au bouc, vous savez ce que c’est, pas vrai, quand on est amoureux et que ça fonctionne l’univers s’offre sur un coussin doré, il suffit de le saisir. Seulement, manque de pot, avec ce gros obstacle présidentiel en travers de la route, pas moyen de jouer les cadors pour en mettre plein les carreaux à la nana. Quel dommage tout de même, un homme qui promettait tellement (voir ici) et qui ensuite tint le destin de la Répupu entre ses petites mimines au temps où, Premier Ministre de la France, il barrait tant bien que mal le vaisseau Hollandien et parfois devait en catastrophe monter à la dunette pour tirer l’amiral du pétrin grotesque où il s’était fourré (voir ). Le malheur voulut que les choses tournassent carrément à la catastrophe et que le petit Macrouille, qu’il n’avait pas vraiment vu venir, ramasse le tronçon du glaive -comme disait Gros Pif un certain 18 Juin- et empoche la mise avec l’air roublard de celui qui vient de niquer tous les copains à sec et sans vaseline. Vallsounet, lui, piteux et confus, n’avait plus qu’à se pointer la casquette à la main devant son ex-subordonné…on connaît la suite. Alors pour éblouir Olivia il lui reste quoi, à Manuel la Cerise? Ben oui, l’Espagne, ses châteaux, ses castagnettes, ses corridas interdites en Catalogne, et les aspirations à l’indépendance de cette dernière! Du coup, il monte au créneau le Caudillo: il n’en veut pas lui, de ces conneries, un pays c’est un pays, bordel, ça ne se découpe pas en tranches, comme du sauciflard! Et le voilà prêt à y aller, portant fièrement en bandoulière sa vieille écharpe tricolore d’ex-Chef du Gouvernement Franchouille! D’accord ça fait bizarre, un peu comme si le mec faisait le grand écart au dessus des Pyrénées, on voit mal, par exemple, des types comme Michel Debré ou Pierre Messmer, s’en aller chercher fortune l’un en Israël, l’autre du côté de Berlin, mais il faut bien s’y faire, les temps ont changé, il n’y a plus de Pyrénées, pour le coup c’est certain. Il n’y a même plus de Méditerranée, c’est tout dire, à telle enseigne qu’il ne faudrait pas s’étonner, dans quelques années, de voir un Premier Ministre prénommé Mohamed s’en retourner en Algérie afin d’y occuper un fromage super-clinquant au sommet de l’État FLN . Avec tous les double-nationaux qui abondent si joliment par chez nous, la pratique pourrait bien un jour ou l’autre se généraliser, rien de surprenant, après tout. Ce qui nous fait donc apparaître Manolo le Catalan, comme un véritable précurseur et, peut être,  le premier maillon d’une chaîne qui ferait si bel effet, au pied de la Répupu, avec un gros boulet au bout…  Éloïse et Abélard, Roméo et Juliette, Arthur et Zoé, Manuel et Olivia…. miracle de l’Amour, c’est bien lui, toujours, qui mène le monde!

Que la semaine prochaine vous soit favorable, surtout si vous avez un train à prendre!
Amitiés généralisées.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN